[Début Avril 05] Le don d'une vie.

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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Mer 26 Aoû - 23:30


Fait suite à ce rp : Ultimatum : Au bout du chemin d'une vie


Plus tard dans la journée Nikolas avait repris quelques forces. Il avait encore de légers vertiges. Mais il avait pu contacter le directeur adjoint de l'orphelinat, lui demandant d'envoyer quelqu'un venir le chercher dans la maison de refuge derrière la Forêt enchantée.

Nikolas avait demander à ce que le transport soit fait en bison volant. Il y en avait plusieurs non loin de l'orphelinat. Ils étaient apprivoisés, ils jouaient avec les enfants régulièrement. Ces animaux étaient de vrais grosses peluches.

La fée se dirigea vers la baronne, toujours inconsciente. L’amener à l'orphelinat ne serait pas correct pour elle. Du moins, avec les enfants, elle ne pourrait pas se reposer convenablement. Nikolas passa sa main sur Odin. Ce dernier renifla la main de la fée et, comme par soumission ou reconnaissance envers ce dernier, il passa sa tête sous la main de Nikolas, qui laissa apparaître un léger sourire.

Le bison était arrivé. Nikolas prit dans ses bras la baronne et avança doucement. Cette dernière somnolait. Le sommeil devait être lourd. Son corps devait grandement se reposer. C'est pour cela aussi que Nikolas avait choisi le bison volant. Il n’était, certes, pas aussi rapide que les navires, mais leur confort était bien plus agréable.


Une fois arrivé au village, Nikolas prit de nouveau la baronne dans les bras pour descendre de la bête. La baronne s’éveilla doucement. Nikolas lui chuchota de ne pas bouger, qu'elle était encore faible.

Odin, lui, descendit du bison sans que Nikolas y prête attention.

Mais d'un seul coup la horde d'enfants de l'orphelinat vint, en courant, autour de Nikolas. Ils voulaient tous un geste d'affection de leur Père Noël. Mais ce dernier avait les bras occupés, et cela calma les enfants d'un seul coup. Ils se demandaient tous qui était cette dame que Nikolas ramenait. C’était rare que l'homme ramène d'autres personnes que des enfants avec lui.

Nikolas leur fit signe de parler tout doucement. Il montra du regard la femme dans ses bras pour leur faire comprendre qu'elle était malade, et qu'il devait la soigner, comme il les soignait quand ils étaient malades.

Les enfants chuchotèrent entre eux. C'est fou ce que l’imagination des enfants pouvait être fertile. De ce qu'il entendait, ils parlaient de l'origine de la baronne. Une princesse endormie que leur « papa » devait réveiller ? D'autres étaient plutôt du genre à dire que Nikolas avait du la libérer d'un dragon.

Mais celle qui fit virer Nikolas rouge pivoine était celle qui demandait si la dame était leur nouvelle maman. Nikolas, ne sachant pas quoi répondre, se contenta de rire, un rire de panique. L'homme était gêné. Il fit une grimace effrayante, dont il avait le secret, pour faire taire tous les petits diables, avant de leur demander de retourner à l’intérieur.

Nikolas entra dans sa maison, qui était collée à l'orphelinat. Peu de gens entraient dans la maison du célibataire. Mais il ne pouvait pas laisser la femme dans l'orphelinat, pas avec tous ces adorables petits diables. Ils ne la laisseraient pas se reposer tranquillement. Non, dans l’immédiat, ils devaient la laisser se reposer au calme.

Ainsi Nikolas ouvrit une porte, qui était à cotée du salon. Une pièce sommaire avec un lit en bois on ne peut plus simple et une décoration très chaleureuse, aux couleurs rouges et vertes. C’était là que devrait se reposer la femme.

Une fois cela fait, l'homme alla vérifier que le feu était toujours allumé dans le salon. C’était là la seule source de chauffage de la maison. Bien que lui ne craignait pas trop le froid, son invitée n’était sûrement pas comme lui.

L'homme, pour finir, retourna dans la chambre d'ami avec une grosse couverture de laine, pour la poser sur son invitée.


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Vashka von Kursell
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Vashka von Kursell
Mer 2 Sep - 5:14
D’abord, il y avait eu le noir. Celui intense, celui profond et infini duquel on ne s’échappe pas. Puis le froid. Un froid brûlant, ou une brûlure froide aller savoir. Un hiver intérieur qui obscurcissait les pensées, engourdissait les membres et anéantissait toute conscience. La femme avait tenu, elle avait tenté, de longues minutes jusqu’à ce que la douleur ne soit plus qu’insupportable. Elle avait tenu parole et avait affronté le mal en s’accrochant au visage de Nikolas, au-dessus d’elle, qui avait semblé souffrir tout autant pendant le rituel. Mais maintenant il n’y avait plus rien. Rien que ce froid et ce noir qui l’entourait. Elle avait succombée, elle s’était évanouie.

Inébranlable, le temps poursuivait sa course, égrenait ces minutes entre les deux corps étendus dans la chaumière. Le feu brûlait toujours, heureusement, répandant une chaleur bienvenue qui empêcha les deux êtres de se frigorifier avant même d’avoir pu s’éveiller. La belle, pourtant, n’en fit rien, encore trop plongé dans ce coma douloureux bien que plus réparateur qu’il ne l’avait jamais été encore. Son corps avait été soulevé, porté par des bras qui lui étaient encore inconnus mais dont le propriétaire était rapidement devenu celui en qui elle placerait désormais une confiance aveugle et reconnaissante. Nikolas veillait sur elle.

Si quelques mots murmurés en guise de réconfort furent prononcés, leur sens se perdit dans la brume du sommeil sans rêve de la Baronne éveillée pour deux secondes à peine. Désormais, elle sentait, elle avait vu. Nikolas était là, tout près. En fait il lui sembla même qu’elle était sur lui, en lui-même en quelque sorte…ou lui en elle à voir. Elle sentait sa magie oui cette fois c’était clair. Elle était en vie.


C’était doux et chaud. Un poids –léger- avait été posé sur ma poitrine, une présence qui n’avait pourtant rien d’inanimé mais pas forcément humain… Je reconnus u gigotement la tête duveteuse d’Odin. Sans doute avec l’autorisation de Nikolas venait-il de grimper sur le lit pour surveiller mon rétablissement. J’aurais voulu le caresser, l’étreinte étroitement comme je le faisais souvent mais à peine mon avant-bras eut-il quitté l’appui du matelas qu’une douleur brûlante le parcourut, remontant alors jusque dans l’épaule et la nuque. Une plainte de douleur m’échappa, me faisant ouvrir en grand les yeux, surprise de la sensation vive et inconfortable. J’étais pourtant soignée non ? Alors pourquoi avais-je autant de mal ? Je tentai de tourner la tête pour percevoir quelque chose de mon environnement autre que le plafond muet : peine perdue. La douleur revint aussi rapidement, me foudroyant sur place en tordant mes entrailles de l’intérieur. Je n’étais pas prête, je devrais me reposer encore. Encore un peu…


Je ne su dire combien de temps avait passé, combien d’heure…de journée ? - pas autant je l’espérais bien – avant que je n’ouvre à nouveau les yeux mais quand je le fis, il semblait faire noir. La nuit était-elle déjà arrivée ? Étais-je seule ? Un doute m’assaillit, une certaine douleur au cœur. Mais pas une douleur forte non, juste une…chaleur ? Je ne savais comment la décrire mais de toute évidence, une chose était claire. J’étais en vie. Et ça grâce…

« Nikolas… ? »

Ma voix me parut éraillée. Mais pas celle de la vieillarde que j’aurais pu - du ? – être. Non juste la voix de quelque qui n’avait pipé mot toute une journée durant. Je le cherchai des yeux dans la pénombre, Odin n’était plus là, du moins plus à côté de moi mais je me doutais bien qu’il n’était pas loin. Lentement, je laissais l’obscurité de la pièce m’emplir, comme la fumée noire d’une cheminée qui n’aurait été de passage que pour mieux balayer la suie sur son chemin. Je me sentais lavée, je me sentais bien, comme neuve, fraîche et revigorée. Mes doigts étaient toujours raides mais à force de volonté, je parvins à saisir le rebord de la couverture de laine pour la repousser un peu plus, juste au ventre pour dégager mes poumons. J’étais vivante. Je ne cessais de me le répéter et ces trois seuls mots semblèrent suffirent à me redonner la force qui m’avait manqué toutes ces journées du mois.

Lentement, mes mains glissèrent le long de mon corps, remontant à hauteur des flancs s’appuyer contre le matelas et me soulever légèrement. Les efforts étaient rudes et je n’en comprenais pas vraiment la raison. La guérison devait être complétée à l’heure qu’il était non ? Ou alors je ne connaissais vraiment rien à cette magie – à la magie en générale je devrais plutôt dire – et ne mesurait pas toute l’étendue du sort qui avait été lancé sur moi. Quoi qu’il en soit, mon énergie était là, beaucoup plus présente qu’elle ne l’avait été auparavant ce qui devait être bon signe et je profitai justement de cette force nouvelle pour m’asseoir complètement dans le lit. La pièce me semblait vide, la porte n’étant qu’entrebâillée, je pouvais désormais apercevoir la lueur de ce que je devinais être un feu de foyer.

Cette simple pensée eu raison de mes réticences et prudemment, je ramenais pieds et jambes au bord du lit, à même le sol frais. Autant dire que mes premières tentatives de me mettre debout se firent en tremblant comme une feuille au vent d’automne. Frêle et chétive, voilà comment je me sentais à l’instant. Comme un nourrisson naissant pour la seconde fois. Je marchais vers la porte pour mieux découvrir le salon.


« Votre bonté n’a donc aucune limite…, ne puis-je m’empêcher de murmurer en apercevant là, endormit sur le canapé dans sa chemise carreauté, ma bonne fée. »

Il était là.

Je ne compris pas ce qui se passa par la suite, mon corps sembla se mouvoir de sa seule volonté alors que j’assistais, telle la spectatrice astrale, au tableau qui se joua. Depuis l’encadrement de la porte, je marchais jusqu’au canapé. Alors, délicatement, je me penchai sur lui pour venir déposer un très chaste baiser sur son front. À peine un effleurement. Ç’aurait pu être la caresse du vent qu’il n’y aurait pas eu de différence. J’y pris place, m’assaillant en prenant bien garde à ne pas troubler le sommeil de l’homme, le contemplant juste comme je l’aurais fait d’un amant. Et pourtant…il avait fait là bien différemment et si important ! Je lui devais la vie et je n’en aurais pas assez d’une pour le remercier. Je restais simplement là, sans rien faire, ni le toucher. Juste regarder. Regarder et parler, chuchoter même. Mais il y avait de ces choses qui devaient être dites. Seulement entendues de son esprit endormit.


« Je n’avais jamais vraiment compris…comment cela avait commencé, comment j’avais tout de suite relégué la situation à un réflexe, comme un robot… Je n’ai jamais vraiment compris les hommes. Ni mon père, ni les autres. Lui aimait les femmes, il les aimait un peu trop je crois…et devait les détester à la fois pour leur infliger…tout ça. Comme elle, son épouse, Melyanna. Elle, elle n’aimait que lui. Et moi. Même si je ne l’ai compris que trop tard. Silence. Je ne me souciais pas des hommes, petite, et en vieillissant je n’en suis venu qu’à les considérer de la même manière atroce que le faisais feu le Baron. Ils étaient des jouets, bon à apporter plaisir et survie. Avant lui du moins… Nouveau silence. J’eus un regard pour Nikolas, un sourire doux aux lèvres, innocent, presque enfantin. Et puis vous… Vous n’êtes pas un homme. Vous n’avez ni leur méchanceté, ni leur brutalité. Vous êtes bon, attentionné et charitable. Je sais votre cœur tendre et ô combien je suis pétrifiée à l’idée de ne pas savoir comment l’honorer convenablement. Comment…vous remercier. Merci, de m’avoir permis de grandir. J’eus un rire un peu bête. Grandir, quel choix de mot pauvre et pourtant… Merci de m’avoir libérée. Merci de me laisser espérer. »

J’étais émue. Cet homme…m’avait touché. Et bien plus profondément qu’il ne pensait l’avoir fait. Il me dévoilait un monde que je n’avais pas encore connu. Celui de l’altruisme. Le vrai, le simple, l’honnête. Celui de l’inconditionnel. Amour. Et. Paix.

J’en avais la gorge serrée. Les larmes noyèrent soudain mes yeux et ma voix, me faisant taire pendant un temps, un moment qui sembla s’étendre, s’allonger. Ou était-ce mon corps qui, si bien assit, ne demandait plus qu’à encore se reposer en attendant que l’homme-fée ne soit aussi éveillé.
Vashka von Kursell
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Mar 8 Sep - 21:47

Après avoir installé, plus confortablement possible, son invitée qui était encore inconsciente (un effet secondaire du sort, le corps s'habituait à la magie et avait besoin de beaucoup de repos) Nikolas s'installa, quelques minutes, dans le salon. Il avait encore des courbatures et se sentait faible.

Un autre effet secondaire, mais sur sa personne cette fois. Bien qu'il était une fée, cela ne l'autorisait pas à user d'autant de magie, sans aucune conséquence. Pas du tout. Et actuellement son corps le lui rappelait bien.

Mais Nikolas ne savait pas pendant combien de temps la baronne resterait inconsciente, et elle aurait peut être faim à son réveil. La fée lutta contre la fatigue pour préparer un repas froid à manger devant le feu de cheminée. Cela lui avait pris environ trente minutes de confectionner plusieurs petits plats. Il ne savait pas si cela plairait à la femme mais, cela, il le verrait plus tard.

Une fois tout cela fini Nikolas prit un peu de temps pour lui. Il s'installa dans le divan. Mais, une fois posé, la fatigue lui tomba dessus d'un seul coup. La fée sombra dans un profond sommeil, dans le canapé du salon.

Bien plus tard la fée rouvrit doucement les yeux pour voir, à ses cotés, la baronne. Par réflexe l'homme recula jusqu'au fond du canapé. Nikolas n'avait plus l'habitude de voir une femme à ses cotés à son réveil, toute aussi amicale soit la relation avec cette femme. Et cela le surprit.

- Veuillez me pardonner. Vous m'avez surpris. Je me suis assoupi et... Comment vous dire cela... Je n'ai pas l'habitude de me réveiller avec une femme à mes cotés.

Nikolas réalisa ses propos et essaya de se rattraper.

- Enfin quand je dis « à mes cotés » vous voyez de quoi je veux parler. Je ne voulais pas faire une quelconque allusion déplacée.

Nikolas essaya de reprendre son self-contrôle. Mais il avait peur d'avoir placé la baronne dans une situation embarrassante. Il devait essayer de changer de discours.

- Comment vous sentez-vous ? Est-ce-que vous percevez déjà des changements ?

Nikolas aperçut l'heure, et regarda la baronne.

- Veuillez m'excuser, ma curiosité me perdra. Après avoir tant sollicité votre corps, et avoir dormi autant vous devez être affamé. Nous aurons tout le temps de discuter plus tard. J'ai préparé, un peu plus tôt, un petit repas simple. Mais si vous voulez prendre une douche et vous changer, tout est à l’étage.

A ne voir là aucun mauvais sous-entendu. Juste que un tel effort sollicité par le corps pouvait avoir fait beaucoup transpirer la jeune femme. Prendre une douche, ou juste faire un brin de toilette, pouvait être agréable. De plus elle portait toujours les vêtements de la veille. Nikolas avait préparé quelques habits, les plus dignes possibles d'une baronne, à l’étage. Elle avait plusieurs choix possibles. Nikolas n'avait, bien sur, aucune fourrure. Mais peut-être trouverait-elle quelque chose qui lui plairait.

Pendant ce temps là Nikolas finirait de préparer, si elle le voulait bien, quelque chose à manger, ajoutant à ce qu'il avait déjà préparé quelque chose de chaud.


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Vashka von Kursell
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Vashka von Kursell
Sam 12 Sep - 2:03
Si l’effort d’entamer le déplacement depuis la chambre d’invité jusqu’au salon où le feu brûlait dans l’âtre avait été relativement moins demandant que je n’avais pu le croire, me retrouver soudain à nouveau en position assise, confortable, avait eu raison de mes dépenses énergétiques insoupçonnés

Je m’étais à nouveau assoupie...
…et fut brusquement réveillée.


- Veuillez me pardonner. Vous m'avez surpris. Je me suis assoupi et... Comment vous dire cela... Je n'ai pas l'habitude de me réveiller avec une femme à mes cotés.

Je papillotai des paupières, mettant un temps à reconnaitre l’endroit, la position…l’homme ! Puis la surprise totale. Oh bon sang ! Mais je m’étais littéralement endormie sur lui, quelle honte ! Mais plutôt que des reproches, il me sembla que je recevais…des compliments ? Enfin, déjà d’être considérée comme une femme à part entière avait un effet positif. J’étais redevenue moi-même, seul mon corps, mes entrailles plutôt, souffraient encore de la magie. Rien que le temps ne pourrait arranger sans doute mais d’ici là, il y avait un temps. Un temps qui ne pourrait être comblé qu’en repos et bons soins…encore.

« Vous allez me faire rougir Sir Nikolas…, chuchotais-je en me redressant à mon tour dans le canapé. »

La pensée même qu’il puisse ne serait-ce qu’un instant envisager se retrouver à mes côtés dans une autre circonstance…c’était assez charmant je devais avouer mais aussi légèrement déplacé. Pas qu’il ne soit pas d’une maturité enviable ou même d’une beauté fort agréable dans le genre homme-de-la-nature, mais je n’étais pas ici pour cela. Je me devais de bien me tenir, ne serait-ce que pour ces petites voix que j’avais le vague souvenir d’avoir entendu…


« Il y a ici des enf… /»

- Veuillez m'excuser, ma curiosité me perdra. Après avoir tant sollicité votre corps, et avoir dormi autant vous devez être affamé. Nous aurons tout le temps de discuter plus tard. J'ai préparé, un peu plus tôt, un petit repas simple. Mais si vous voulez prendre une douche et vous changer, tout est à l’étage.

Autant dire que mes pensées dévièrent aussitôt, se dirigeant vers ce simple mot. Douche. Le repas passait déjà en deuxième, non en troisième après ‘se changer’ et il ne passa ni une ni deux secondes que si j’avais pu, j’aurais sauté sur mes pieds.

Mon corps malheureusement ne l’entendait pas de cette façon et malgré le regain d’énergie, il parut un instant que mes intestins fusionnaient avec mes muscles abdominaux pour sortir de position assise en se tordant vivement dans mon ventre. Une grimace m’échappa, une sueur froide, brève avant qu’elle ne passe, me laissant pantelante, légèrement étourdie.


« Je veux bien…d’un bain…avec vous… »

J’eus plus de mal à articuler qu’à réellement réfléchir à mes paroles. La vérité était que la douleur vive qui m’avait traversé à l’abdomen avait également digéré des mots qui ne trouvèrent aucun sortie à ma bouche. Je ne lui faisais aucune avance, je lui demandais simplement assistance pour me rendre à l’étage. Innocement. Mais la seconde suivante, je m’empourprais vivement en bégayant de honte, secouant tête et mains pour faire comprendre que cela n’était pas réellement mon intention.

« Je…non ce n’est pas…pas avec vous juste…à côté… »

De pire en pire. Je lui proposais vraiment de me regarder lors de ma toilette ?! Une plaint désespérée filtra d’à travers ma gorge, mes idées s’emboitant enfin dans le bon sens. Le sens propre, pur et chaste. Pour une fois…

« Ce que j’essaie de dire…c’est que j’ai besoin de vous…pour monter jusqu’à la pièce. Celle du bain, précisais-je encore à la fin. Pardonnez-moi, je n’ai pas…ce genre de pensées à votre égars…pas que vous ne soyez pas désirable, vous l’êtes au contraire ! Enfin non…si mais… »

Et voilà que ça repartait. Mes épaules s’affaissèrent. Allons, où était passé la langue habile et déliée que j’avais toujours été –au parlé s’il-vous-plaît !- je ne faisais aucune autre allusion déplacée, j’en avais fait largement déjà. À mon grand damne. Alors, d’un coup, je me levai du canapé, me retrouvant debout, les muscles tenant mieux que prévu mais certainement pas très longtemps lui tendis-je le bras sans rien ajouter, autant minimiser le malaise en n’ouvrant plus la bouche tant que je ne serais pas seule.

Lentement, nous progressâmes vers l’escalier et seulement à ce moment, je me souvins de la question qu’il m’avait posée. Alors, marche après marche, je lui répondis, simultanément à l’écoute de mon corps qui travaillait pour me mener tout en haut.


« Oui, je sens la magie… Elle est encre en moi. Je respire mieux, je n’ai plus de poids à la poitrine mais…certains gestes me demandent encore beaucoup d’effort…comme ces marches… »

Pourquoi y en avait-il autant d’ailleurs ? J’étais essoufflée. Si je respirais mieux, mon cœur, lui, semblait encore fragile, à savoir combien de temps cela prendrait, je n’en avais aucune idée…et sans doute Nikolas non plus. Le revers de la médaille d’une certaine façon : à quel point durerait l’attente ? Je ne pouvais demander, je n’en avais plus la force, seulement celle de me glisser dans la pièce après que l’hôte des lieux ait placé les vêtements à l’intérieur, ainsi, je pourrais me changer sans avoir à le déranger ou à me soucier de me balader à moitié nue dans la maison. Je lui murmurai un simple ‘merci’ avant de refermer la porte en soupirant lourdement. Je n’étais de toute évidence pas encore complètement remise de mon rétablissement magique.



Le temps s’écoulait comme les gouttes qui roulaient sur ma peau, à une vitesse que je n’aurais pu décrire mais Ô combien bon il était. Ce temps. Celui de cette douche que j’avais égoïstement étirée pour être enfin un peu plus présentable. Si le choix de vêtement se montrait effectivement simple, je ne m’en formalisai pas le oins du monde, au contraire ! J’étais bien heureuse de ne pas avoir a passer une heure pour enfiler une simple robe. J’optais pour une tout simple, longue, d’un seul jupon mince sous un tissu doux couleur crème. À croire que ce retour aux sources modelait ma palette à l’image de la renaissance, blanc, beige, crème. La simplicité. L’honnêteté.

Prudemment, les cheveux lourds d’eau tressés en une natte qui goutait encore un peu, pieds nus, je descendis les marches, revenant à la cuisine où une odeur délicieuse tira non pas quelques douleurs mais quelques grondements à mon estomac. Un bon signe sans doute. J’étais tout sourire, j’étais bien. À nouveau. Enfin.


« Je ne vous remercierai jamais assez. Il sembla que je n’avais que ces mots à la bouche mais pourtant, combien je les pensais ! La robe est de la même taille, l’informais-je alors qu’il était encore dos à moi.»

Sans doute en se retournant le verrait-il… Ou alors une brève vision superposée d’un autre visage que le bien dans un tel habit. Je n’aurais su dire mais je m’approchai, prenant finalement place sur une chaise en regardant tout autour de moi.


« C’est votre demeure, compris-je finalement, à votre image si je peux me permettre…chaleureuse et bienveillante. »

C’était là ce que je ressentais. Tant d’amour avait vibré entres ces murs… Il me transperçait presque. Alors une évidence m’apparut. Une de celle que l’on ne pouvait ignorer, que l’on ne pouvait nier.

« C’est votre dernier jour debout…Nikolas, prononçais-je d’un ton terriblement sérieux, fixant mon regard dans le sien. À partir de demain, ce sera votre tour de vous asseoir… Laissez-moi vous remercier. Laissez-moi. Prendre soin de vous. »

Jusqu’à ce qu’il ne me supporte plus qui sait…
Vashka von Kursell
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Nikolas Klaus
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Sam 19 Sep - 17:56

Toute cette histoire de douche avec lui, ou à côté d'elle, avait laissé Nikolas sans voix, ne sachant quoi répondre. Il en était, quelque part, flatté, mais surtout gêné. Elle était, certes, charmante. Et se réveiller juste à ses côtés lui aurait presque fait dire oui à cette proposition. Mais cela ne lui ressemblait pas du tout. Ainsi les explications de la baronne sur ses propres paroles mirent fin à cette fausse proposition.

Nikolas laissa la femme seule dans la salle d'eau lui expliquant, au cas où, le fonctionnement de la salle. Il lui indiqua où il avait posé les habits, puis sortit de la salle, laissant la femme seule.

- Si vous avez besoin d'aide appelez-moi. Je viendrais vous voir.

La fée redescendit à la cuisine. Il ne savait pas combien de temps la baronne allait prendre pour elle. Mais il devait finir de tout préparer pour son retour. Il pourrait parler plus amplement après avoir rempli le ventre.

Nikolas était concentré dans ses préparations, quand il entendit la voix de Vashka non loin de lui. La fée se retourna et aperçut la femme. Il devait reconnaître la beauté de cette dernière.

- Comment vous sentez-vous ? Vos cheveux, liés de la sorte, vous vont à ravir. Tout comme cette robe, si je puis me permettre. Si elle vous plaît, à vous aussi, vous pouvez la garder. Et oui, comme vous l'avez compris, ceci est ma maison. Je vous ai transporté ici pour que votre repos soit complet.

La baronne reprit la parole. Son dernier jour debout ? Que voulait-elle lui faire ? Il ne comprenait pas vraiment. Nikolas invita la dame à manger, en lui répondant en même temps.

- Que voulez-vous dire par là ? Je suis en forme. Même si vous avez l'air d'aller mieux, vous devez vous ménager. Je vous remercie fortement pour cette attention, mais que pourriez vous faire ? Je veux dire... Je ne comprend pas le sens de votre proposition.

Nikolas prit un morceau de pain qu'il tendit à la baronne.

- Je suis flatté. Mais, aussi, un peut confus quant à vos paroles. Peut être pourriez-vous m’éclairer ? Je n'ai rien fait qui mérite de telles faveurs, il me semble. Vous ne me devez plus rien. L'accord a déjà été scellé, pour vous comme pour moi. Ou ai-je loupé quelque chose ?

Nikolas était flatté de cette attention, mais ne comprenait vraiment pas se que la dame entendait par prendre soin de lui. Il se sentait en forme pourtant.



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Vashka von Kursell
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Vashka von Kursell
Ven 16 Oct - 0:48
Attablée après une toilette pour le moins revigorante, il me tardait de partager le repas avec Nikolas. Non que l’appétit soit au rendez-vous, j’aurais même affirmé le contraire, à croire que la détente trop prolongée avait noué mon estomac- mais bien afin de pouvoir une fois de plus remercier mon bienfaiteur. Ce sentiment envahissant de redevance me consumait toute entière, je ne cessais de me répéter que sans cet homme, je serais morte, pire !, je serais morte par deux fois. S’il ne m’avait pas d’abord recueillie dans la tempête, je ressemblerais maintenant à une statue sans nom au milieu d’un blizzard sans fin. Si sa nature n’avait pas été celle qu’elle est, qu’il n’avait pas consenti à m’apporter son aide, sa connaissance, ses ressources, je ne serais encore plus ici. Une dette de sang, une de vie.

Voilà ce que je lui devais et bien au-delà d’un simple paiement régulier et de vivres pour son orphelinat. Je ne pouvais me résoudre qu’à cela, aussi, partais-je avec dans l’idée de le lui rendre, au mieux de ma condition. De mes mains, de mon aide, de mes soins. J’avais pourtant été coupée –agréablement je devais en convenir- par quelques compliments bien placés me faisant virer au rosé. Cette robe, mes mains étaient passées une fois de plus dessus, caressant le tissu à l’entente des paroles, en appréciant la simplicité. Qui l’aurait cru ! Je lui avais souri, gênée, touchée, ne sachant que répondre en me remémorant qu’elle avait dû appartenir à sa femme…


« Il…serait malvenu de vous départir d’une garde-robe si particulière…en plus de tout le reste, déplorais-je dans un premier temps. Je lui prenais déjà suffisamment sans qu’il n’y ait eu de retour jusque-là. Mais si cela peut vous convenir, je consens avec plaisir à la porter pour vous, le temps de mon séjour. »

Un charme involontaire. Empli de sincérité et c’était bien là la raison d’une telle déclaration. Une autre qui suivit, pleine d’empathie et de bienveillance ; lui rendre la pareille, non de compliment mais d’attentions. « Prendre soin de lui » comme je m’étais prise à répéter dans mon esprit à mon réveil. Tant de bonté, ne pouvait-on pas que vouloir la rendre ? Apparemment, il n’en allait pas ainsi des pensées de Nikolas qui me sembla un peu égaré par mes propos. Ce qu’il avait manqué ? C’était à moi d’être étonnée par ses questions, par son incompréhension.

« Est-ce si dur pour vous d’accepter une aide ? Ou est-ce parce que vous n’avez pas l’habitude…d’une telle sollicitude ? Je n’attends rien de plus de vous…vous avez tout fait déjà. Comprenez qu’à mes yeux, Nikolas, vous êtes mon sauveur. Les moyens, les ressources, ne sont que superficiels. L’aide humaine n’est-elle pas la plus précieuse des récompenses ?,

Je marquais un temps d’arrêt. Mon cœur palpitait, il supportait mal mon emportement soudain, mon désir ardent de lui faire comprendre, de lui faire voir par mes yeux. Le souffle plus court par manque d’air, je laissais passer un nouveau temps, réalisant qu’il n’était pas du tout avisé de dénigrer d’une quelconque manière l’opinion de mon hôte. Je baissai alors les yeux, ramenant les mains sous la table, comme la noble bien élevée que j’étais redevenue.

« Je vous demande pardon. Mon seul désir était de palier à l’attente du chargement et de l’arrivée de la cargaison. Vous avez la bonté de m’accueillir au sein de votre demeure, de me vêtir, de me nourrir et de me loger. La moindre des choses est de vous offrir mon aide mais il semble…que vous n’en ayez pas l’habitude. »

Je lui offris un doux sourire. Il n’y avait dans ma voix ni reproche ni jugement, juste une explication pour tenter de clore le malentendu. Mon attention se tourna bien vite vers l’assiette. Je mangeais peu mais au moins fais-je l’effort d’avaler quelques bouchées de pain et de goûter au plat cuisiné par l’homme-fée. La soudaine émotion ayant réussi à nouer un peu plus mes entrailles, une grande fatigue semblait revenir au galop. Mes membres étaient lourds et mes doigts me picotaient. Certainement, il avait raison. Les efforts fournis ne serait-ce que pour me laver et me laisser transporter dans mon désir de partage étaient déjà de trop. Je n’étais pas complètement rétablie et je devais me reposer. J’hochai la tête dans le vide, comme en approbation à une question qui ne demeura pas longtemps muette.

« Peut-être…demain…ou le jour suivant. Si vous y consentez aussi, me laisserez-vous rendre visite aux enfants ?, hasardais-je d’une voix incertaine. Je sais que je ne suis pas encore guérie, je la sens à présent, cette fatigue mais peut-être plus tard, ils parviendront à me transmettre un peu de leur énergie… ? »

Rien de plus hypothétique mais je me refusais à rester simplement allongée dans un lit à regarder passer les lumières du jour et de la nuit. J’allais perdre la raison aussi agréable soit la compagnie de mon ami. Je devais me revigorer et si pour cela il fallait doucement me brusquer par le contact de marmaille débordante de vie, je ne pouvais que le tenter.

Je patientai sagement, laissant l’idée faire son chemin dans la tête de Nikolas, priant à deux mains qu’elle lui semble avisée et qu’elle trouve à ses yeux assez de valeur pour le faire plier. J’aurais voulu me lever pour débarrasser, mon petit appétit ne me permettant plus de rien avaler mais la tête commençait à me tourner et sur ma chaise je restais clouée. Un brin affolée, j’espérais que le malaise passerait et réalisait seulement alors à quel point j’avais été imprudente d’avoir proposé de telles choses un peu plus tôt. Je revenais tout juste d’un âge fort avancé, je ne pouvais me permettre quand bien même mon apparence avait changée de soulever chaudron et casserole pour faire à diner ou encore à laver. Je devais me plier à la sagesse.

Et pour Nikolas, je me devais de rester sage.

Deux jours et deux nuits. C’est le temps qu’il me fallut pour me remettre entièrement. La fatigue avait tôt fait de me rattraper, après ce souper et je dû néanmoins passer le jour suivant au lit, trop faible pour rester debout plus de quelques minutes, à croire que j’avais usé de toutes mes forces en une seule journée. Le lendemain fut plus clément, je parvins à redescendre à la cuisine pour partager le repas avec Nikolas bien que quelques palpitations malvenues entachèrent la mi-journée. Le troisième matin, je ne m’étais jamais sentie aussi bien.

Je revêtis pour la seconde fois seulement la robe blanche qu’on m’avait offerte, tressant mes cheveux pour en faire un chignon à la base de la nuque et descendre une à une les marches à pieds nus. L’étage semblait silencieux et je me surpris à me demander si j’oserais jeter un œil dans la chambre de Nikolas pour m’assurer qu’il dormait encore. Je ne le fis pas, évidemment, mais la cuisine déserte m’indiqua ce que je souhaitais savoir.

Une demi-heure plus tard, la table était montée : couverts, ustensiles et tasses bien ordonnés autour du plat à service où reposaient œufs brouillés, petites pomme de terre et fruits en quantité. Un repas frugal certes mais le simple fait de se tenir droite sur mes jambes, bien campée derrière la table à guetter l’apparition de Nikolas avec un sourire me mangeant les joues de bien-être me donnait beaucoup plus de force que je ne l’aurais cru. La force de me relever et d’avancer tout droit. Droit vers l’orphelinat.

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Nikolas Klaus
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Sam 31 Oct - 17:26

Nikolas avait donné son accord pour aller à l'orphelinat. Mais sous la condition d'attendre un peu : un simple repas l'avait épuisé, alors affronter cette horde de petits nisses... Mais les progrès de l’état de santé de la baronne étaient bien visibles. Nikolas avait prévu aujourd'hui d'amener Vashka voir les petits monstres, même si ce n'était que pour un court instant. Voir des bambins sourire ne pouvait pas lui faire grand mal.

Mais une fois arrivé à la cuisine une surprise l'attendait. La Baronne était droite, devant lui, fort élégante, avec un petit déjeuner tout prêt.

- Vous me surprenez encore une fois. Moi qui voulait vous amener le repas au lit avec une bonne nouvelle. Je vous retrouve là, droite et en toute beauté, après avoir préparé le repas, telle une magnifique femme mariée.

Nikolas tira une chaise et invita la baronne à s’asseoir, pour discuter en mangeant.

- Je vous remercie pour cette petite attention, bien que vous m’empêchez de vous faire un petit déjeuner surprise. Mais cela fait des années que je ne me suis pas sentis comme un homme marié. Et c'est agréable de se sentir de la sorte, je dois bien l'avouer.

Nikolas mangea quelques délicieux plats que la baronne avait préparé. Un vrai délice. Il se régalait et mangeait de bon cœur.

- J'allais oublier. Je voulais vous annoncer que, vu votre état, je pense que votre demande de voir les enfants peut être faite aujourd'hui. Si vous le désirez toujours. Ces petits diables risquent de vous poser plein de questions. Ils sont si curieux. Vous allez voir : de véritables petites fouines.

Nikolas but son chocolat chaud d'une seule grosse gorgée.

- L'orphelinat est le bâtiment qui est collé à cette maison. Vous n'aurez pas loin à aller, si jamais vous vous posez la question. Voilà, le choix final est entre vos mains. Si vous avez la moindre question ou envie, demandez. Je tacherais de faire mon possible pour la satisfaire.

Nikolas n'attendait plus que le feu vert de la baronne et il l’emmènerait voir ce qui était sa fierté : les enfants qu'il avait recueilli.


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Vashka von Kursell
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Vashka von Kursell
Dim 1 Nov - 10:35
La cuisine était faite, la table montée il ne manquait plus que celui qui ne se fit pas prier. Nikolas arrivait et avec lui, un sourire impossible à refouler. J’étais fière, fière de lui montrer que j’étais maintenant sur mes pieds et bien plus encore ! Bien plus qui vint de sa bouche également.

« Une jeune m… »

Je ne pus terminer avec les pensées qui me traversèrent alors. Il ne venait quand même pas…de supposer que…nous pouvions. Non ! Je devais certainement avoir mal entendu mais la répétition le concernant me fit prendre pleinement conscience de la chose. C’est donc les joues pivoine que je pris place à table, n’osant pas croiser son regard pendant un temps. Si seulement ce trouble pouvait rapidement s’évaporer…

« J’espère parvenir à vous faire encore sentir…ainsi, ne puis-je me résoudre à répéter. »

Si seulement lui faisait du bien autant qu’à moi, alors pourquoi pas ! La mention soudaine du plan de la journée attira toutefois toute mon attention et ces histoires de mariage s’enlisèrent avec le reste dans le néant. Visiter l’orphelinat dans la journée. Je ne demandais que ça et mangeais avec encore plus d’appétit. Il fallait reprendre des forces après tout.

Je fus prête dans le temps de le dire. Cuisine nettoyée et rangée derrière, je demandais par réflexe mon manteau de fourrure sans me soucier du différent que cela pouvait créer chez Nikolas. Je ressentais une effervescence étrangère, comme une enfant à la venue d’un présent et en l’occurrence, le présent était plus qu’un : les enfants. Nous allions enfin les voir ! Leurs visages, leurs yeux pétillants, leur rire… Je ne me tenais plus en place et je pris la porte avant même d’y être invité, l’ouvrant à la volée en faisant entrer une bourrasque à l’intérieur qui me saisit au visage.

La vue de la neige tombant pour ajouter au tapis blanc et cristallin m’émoustilla plus que prévu et je n’attendis rien de plus pour faire mes premiers pas dans la neige, les joues déjà rougies du vent et du froid revigorant du pays. L’enceinte de l’orphelinat était déjà visible et mon cœur s’enflammait. Un regard derrière pour m’assurer que Nikolas suivait, un sourire aux lèvres en poursuivant droit devant à sa suite pour ne pas arriver la première. Il ne fallait pas oublier les manières même si les enfants nous attendaient surement.


« Bonjour… »

Le seuil franchit, c’est une toute autre émotion qui m’assaillit à m’en faire presque reculer. Tous ces visages, tous ces minois… J’étais intimidée. Oui j’étais intimidée par tant d’enfants. Si déjà il n’était pas fréquent à la Cour d’en apercevoir, les voir tous réunit au même endroit étreignait mon cœur d’une main invisible. Je défis instinctivement mon manteau, prête à le laisser à l’entrée simplement pour tendre le bras, effleurer de la main cette tête blonde devant, caresser cette joue rebondie de l’autre côté, tout simplement les approcher.

Je me tournai vers l’homme merveilleux qui avait mis tout cela en place, une seule question aux lèvres, une moue à mi-chemin entre l’hésitation et le surexcitement.


« Ont-ils déjà mangés ? »

Quoi de plus revigorant que de faire le repas pour autant de petites bouches à regarder par la suite s’empiffrer de bonnes choses. Les rires semblaient déjà résonner à mes oreilles mais je restais partagée quant aux réels efforts que je pourrais fournir avant de me sentir faiblir. Je n’oubliais pas ma condition récemment délicate et malgré ma joie visible de me trouver enfin ici aujourd’hui, je ne désirais pas non plus retourner à la case départ. Je pris sur moi en patientant, traduisant en mots ma pensée du moment.

« Je vais peut-être attendre, nous pourrons jouer plus tard ? Que serait le mieux pour tous les avoir en même temps ? »

J’étais ambitieuse, je les voulais tous, je voulais m’y baigner dans leur sourire, dans leur innocence, dans leur énergie. J’étais déjà comblé mais comment faire durer ce plaisir ? Une séance de jeu ? Une histoire ? Comment faire connaissance ? Comment devais-je devenir leur amie ?
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Nikolas Klaus
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Dim 22 Nov - 19:29


Nikolas sourit face aux paroles de la baronne. Une femme bien bonne. Une future mère aimante si elle trouvait l'homme qui saurait lui donner ce privilège que d’être parent.

Nikolas regarda le cadran magique qui donnait l'heure. C’était un cercle de magie pure qui donnait l'heure par un décompte de chiffres arabes. Une récente invention de la fée : l’horloge magique. Seul inconvénient : il faut la recharger en magie toutes les 24 heures.

- Vu l'heure je suis désolé de vous apprendre qu'ils ont du déjà manger ce matin. Mais il y a tellement d'enfants que les préparations pour le repas de ce midi ne devraient pas tarder à commencer à être préparés.

Nikolas demanda à la baronne de le suivre. Il devait vérifier quelque chose. C'est en quelques pas qu'ils se retrouvèrent dans le bureau de la fée, qui attrapa une feuille de papier. C’était la liste des activités potentielles du jour.

- Il y a plusieurs activités de prévues pour les enfants aujourd'hui.

Nikolas tendit la feuille à la baronne, avec une liste de plusieurs animations pour la journée, mais aussi deux heures d’éducation culturelle. La plupart des jeux étaient à but lucratif, bien sur, sur la magie. Pour que même les enfants humains puissent être des sorciers. Bien sur il espérait de bons sorciers ou de bonnes fées. Peut être certains deviendraient de bons hybrides. Mais cela ne changerait rien. Ils resteraient tous ses enfants.

- Que préférez-vous faire ? Une de ses activités maintenant, ou aller aider à la préparation du repas de ce midi pour servir vous-même chacun d'entre eux ?

Nikolas voulait laisser la baronne choisir ce qu'elle préférait entreprendre. Il surveillerait juste à ce qu'elle n'en fasse pas trop. Mais il pouvait si bien comprendre son désir de vouloir s'occuper de tout ces petit monstres.

HRP:
 


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Vashka von Kursell
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Vashka von Kursell
Mar 22 Déc - 10:28
Tant de visages, de sourires, de yeux qui vous scrutaient avec l’innocence bien particulière des enfants. Peut-être avais-je été trop pressée d’entrer dans ce monde sans vraiment m’y être préparée ? Il fallait dire que la Cour ne regorgeait pas d’aussi jeune personne et en tant qu’enfant unique, je n’avais pas non plus connu ce que pouvait être ‘les jeux d’enfants’, suivant plutôt mes leçon de lecture et de chasse auprès de feu mon père le Baron. Je n’en pipais mot, me disant que Nikolas découvrirait bien tôt ou tard le léger malaise malgré l’air ravie et attentif que j’arborais, attentive à sa réponse. Les enfants avec donc mangé, retourner en cuisine pour leur préparer le repas ? Et être absente, pour ainsi dire, de leur journée d’activité ?

Le choix ne fut pas bien difficile à prendre, je préférais nettement faire plus amples connaissances et aussi assister à ce moment, cette classe éducative que donnait la fée. Une pensée me vint aussi soudainement en avisant la liste qui semblait parfaitement à sa place sur le bureau, comme si elle avait été la veille… Alors qu’en réalité il avait été à mon chevet pendant plusieurs jours. Comment avait-il fait pour tout organiser, tout prévoir depuis cette maison de repos ?


« Vous…vous avez déjà tout prévu !? Vous n’avez donc personne pour vous seconder ? Comment faites-vous pour…être partout à la fois… »

Les interrogations m’échappaient, je tentais de me focaliser mais la seule chose qui me vint à l’esprit fut que cet homme, de par sa nature féérique ou autre chose, s’approchait très étrangement de l’omniprésence divine… Être partout à la fois était peut-être un pouvoir de sa race ? Ainsi, il parvenait à veiller sur les enfants peu importe où il se trouvait. Un sourire léger, un peu idiot et crédule fleurit sur mes lèvres alors que je consultais à nouveau la liste tendue. Tant de possibilité...

« Que pensez-vous de faire le quizz après l’étude ? Ainsi les enfants pourraient mettre en pratique ce qu’ils viennent d’apprendre ? »

La proposition était venue instinctivement, me rappelant mon père m’apprenant d’abord sur une planche ou un livre avant de m’amener en forêt pour me demander quel type de feuillage préférait tel ou tel animal à fourrure. Pourquoi ne pas en faire profiter les enfants qui retiendraient plus facilement si on leur faisait mettre en application tout de suite près l’enseignement ? J’attendis une réponse de Nikolas bien que mon initiative suivante dû bien le renseigner sur mes intentions. J’avisai la pièce rempli de coussin moelleux et sans trop me poser de question, j’y dirigeai les enfants.

« Vous êtes tous prêt pour la leçon ? Sir Nikolas est un bon professeur ? »

La question était purement rhétorique mais la vérité venait de la bouche des enfants, au moins aurais-je un aperçu de ce que serait les prochaines heures. J’avais toujours été bonne élève alors il n’y avait pas de raison que ce ne soit pas le cas parce que la classe était donné avec de jeunes gens de l’âge que je n’avais plus depuis très longtemps. Ce ne fut pas bien long que jupes en main, je me trouvais une place entre les petites frimousses, me surprenant moi-même à tenter de m’asseoir à même les coussins. Si je voulais me rapprocher d’eux, il fallait agir comme eux non ?, mais en avais-je seulement la force ? Je n’avais pas visé trop haut à vouloir jouer les nounous sans même savoir m’y prendre, je n’avais jamais vraiment eu d’enfant en réalité. Enfin…pas entièrement. Un malaise certain m’emplit alors, me retrouver ainsi entourée de ce que je ne pourrais jamais vivre. Tant de bonheur de vivre qui m’avait été refusé…

Ce fut peut-être un sixième sens qui poussa une fillette blonde à s’approche plus que de raison de moi, l’air timide, me demandant presque dans un murmure si je voulais la prendre sur moi. Comme…dans mes bras ? Je ne comprenais pas, je n’avais pas l’habitude d’étreinte du genre –chaste surtout- mais bien incertaine de ce que cela impliquait, signifiait ? Je finis par obtempérer, la laissant surtout me guider en cherchant du regard Nikolas. Approuvait-il cela ? Comment se parvenait-il à donner à ces enfants la tendresse et l’affection qu’une mère aurait dû leur porter ? Est-ce ainsi, par des étreintes et des moments agréables ? Y avait-il autre chose ? Je mesurais alors toute mon ignorance sur le sujet et pour peu, au milieu de ces enfants, je me sentais étrangement à ma place…
Vashka von Kursell
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Nikolas Klaus
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Mar 5 Jan - 0:38
Nikolas appréciait la franchise de la baronne, et ses questions ne le dérangeaient pas le moins du monde.

- Oh bien sur que si. J'ai quelques personnes pour me seconder. Je ne pourrais pas tout faire par moi-même. Il y a Yule le Yéti. Ainsi que le directeur adjoint, et quelques enfants devenus adultes qui ont désiré rester en ce lieu. Mais j'essaye toujours de faire le plus de choses par moi-même pour ne pas surcharger les autres. Et puis tout est une question d'organisation. Mais je pense que votre proposition est tout à fait envisageable.

Nikolas était même content du choix. Les enfants aimeraient sûrement aussi. Cela permettrait de les motiver à être attentifs au cours du jour. Nikolas laissa s’échapper un « Ohohoh » à la petite blague de la baronne. Puis il l'invita à entrer dans la salle et s'y installer. Nikolas prit place aux côtés de Yule, le yéti, devant un tableau, une craie à la main.

Nikolas vit qu'une petite tête blonde avait pris possession des genoux de Vashka. La petite tête blonde platine était un concentrée de joie de vivre depuis qu'elle avait rejoint l'orphelinat. Mais il fallait croire que, inconsciemment, la petite Solveig avait encore besoin de tendresse maternelle.

- Bien, les enfants, je vous demanderais d’être aussi sages et concentrés que tous les jours. Et, surtout, d’être gentils avec la Baronne Vashka Van Kursell. Elle vient de Russie.

Comme si les paroles de Nikolas avaient eu l'effet d'une bombe tous les enfants s’étaient regroupés gentiment autour de la baronne, tous assis, collés les uns aux autres.

- Aujourd'hui nous allons parler des créatures magiques. Par exemple Yule, que vous connaissez tous, ou les bisons volants.

Nikolas donna le don à la craie de dessiner grossièrement un bison volant et une caricature de Yule.

- Le cours va être sous forme de quizz. Les enfants je compte sur vous, et sur vous aussi Dame Vashka. Pouvez-vous me citer d'autres animaux magiques ? Chaque bonne réponse sera récompensé d'un gros câlin et aussi d'une petite surprise.

Nikolas attendit les réponses, la craie flottant dans les airs, prête à dessiner les paroles des enfants.

Hrp :
Spoiler:
 


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Vashka von Kursell
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Vashka von Kursell
Mer 10 Fév - 17:17
Il n’était donc pas seul. Quelle idiote avais-je fait aussi de croire qu’il aurait pu user de ses dons, de son pouvoir pour être à plusieurs endroits à la fois. L’image lui allait bien mais concrètement, sans doute n’était-ce possible que le Dieu que tous vénérait. Encore heureux car j’aurais eu envers lui –ou je devais l’avoir encore précisément- de l’avoir tenu si longtemps loin de ses petits trésors. Nous étions avec eux, maintenant, et après un coup d’œil à la liste d’activité possible, je m’installai pour prendre part au quizz.

Les règles étaient simples et avant que le premier tour ne débute, mon regard se perdit un temps sur l’assemblée. Tellement différent de tous ces visages maquillés ou de faux semblant. Les enfants étaient la pureté incarnés et je me sentais peu à peu…purifiée, comme passant de grisailleuse à blanche immaculée. J’étais en confession silencieuse et tous ces saints sourires me lavaient de mes fautes, de mes péchés cachés. Je retombais dans l’insouciance en écoutant avec grande attention la première question.

Animaux magiques. J’eus un temps de réflexion tout comme ces petites bouilles autour de moi…visiblement plus rapides que je ne l’étais car une à une, les mains se levaient, les réponses fusaient dans une vague d’excitation qui me gagna et me fit me prononcer à leur suite.


« Les loups ! »

Un quart de seconde, je crus avoir juste…jusqu’à ce que les gloussements amusés des enfants me fassent clairement comprendre que j’avais tout faux. Je n’avais jamais vraiment fréquenté les écoles, plus jeune, la majorité de mes classes se faisant en leçons particulière au Domaine, mes joues se tintèrent du fard de la gêne et de la honte de l’élève dont on se moque. Évidemment, je ne pouvais blâmer ces petits minois de s’en amuser, je savais bien qu’il n’y avait rien de mesquin à cela mais mon regard cherche celui de Nikolas. Pas tant en quête d’un secours ou d’un retour à l’ordre qu’en guise d’excuse, je faisais une bien piètre élève et ne me sentais pas le courage d’expliquer à tous ces petits la raison d’une telle réponse.

Il n’y avait pas tout à fait cinq ans maintenant qu’Odin était un membre à part entière de ma famille –si on pouvait encore appeler famille une orpheline et un loup domestiqué- mais j’avais toujours sentit en lui…quelque chose de particulier. À dire haut et fort qu’il s’agissait de magie, j’étais trop novice en la chose pour l’identifier correctement mais l’idée était là. Pour moi, les loups étaient des créatures pas comme les autres, le mien du moins. Je gardai donc le silence en me contentant de sourire bêtement et laisser les derniers finir de s’exprimer.

Pour ce qui était de la récompense, mauvaise réponse n’en méritait et de toute façon, les lois de la pudeur –ou moi-même à savoir- m’interdisait de penser à étreindre un homme en dehors d’un proche –que je n’avais plus- ou d’un amant…dont j’avais du mal à imaginer Nikolas. Pas qu’il ne soit pas charmant, bien au contraire…mais la présence des enfants suffisait à calmer mes pensées et j’attendis donc les prochaines questions, me gardant bien cette fois d’ouvrir la bouche à moins d’être assuré de donner une bonne réponse.


« Ils ont bien appris leur leçon, ne puis-je m’empêcher de dire à Nikolas après quelques questions passées auxquelles, évidemment, je n’avais su donner de réponse, du moins de réponse correct. Je devrais peut-être songer à prolonger mon séjour… »

Une pensée qui m’avait effleuré, non pas tant pour pouvoir donner de bonnes réponses mais cette ambiance, cette joie de vivre et surtout ce respect des uns et des autres étaient de véritable leçon de savoir-vivre. Je ne pouvais que me complaire à participer un peu plus avant à cette harmonie bien que la présence d’autant de jeune enfant...avait de quoi me chambouler plus que je ne le pensais. La preuve devait être que la petite Solveig assise sur mes genoux ne trouverait pas de sitôt une échappatoire à l’étreinte de mes bras qui s’était refermée sur elle. Une présence, un apaisement inconscient auquel je m’étais naturellement livré, redoutant soudain le moment où je devrais la laisser partir…
Vashka von Kursell
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Nikolas Klaus
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Mar 23 Fév - 22:19
Nikolas sourit. La baronne avait l'air d’être à l'aise avec les enfants.

- Allons les enfants. Ce n'est pas bien de se moquer. Surtout que dame Vashka a raison. Il existe une race de loup magique en Espagne. Ils peuvent fusionner avec la terre pour en ressortir d'un seul coup. Leur pelage ressemble plus à de l'herbe qu'à un vrai pelage.

Nikolas regarda Vashka dans les yeux, avant de regarder les enfants qui s'étaient arrêtés de bouger, un peu déçus d'avoir tort.

- Vous êtes mon invité. Vous pouvez rester aussi longtemps qu'il vous plaira, mademoiselle Vashka.

D'autres questions sur le thème de la magie se succédèrent. Les enfants répondaient parfois correctement et avaient le droit à une petite sucrerie comme récompense. La carotte était un concept très efficace avec les enfants.

- Très bien. Vous avez tous bien travailler. Même vous dame Vashka. Mais à voir l'heure la leçon a déjà débordé sur le temps qui lui était accordé. Il vous reste juste le temps de remercier mademoiselle Vashka, de vous laver les mains et il seras l'heure de manger. Allez, filez tous.


Une fois tous les enfants sortis Nikolas approcha de Vashka, lui tendit la main pour aider cette dernière à se relever.

- Vous avez l'air très à l'aise avec les enfants. C'est une bonne chose. Sinon est-ce que vous vous sentez bien ? Voulez-vous retourner vous reposer ? Nous pouvons manger juste tous les deux, pour que vous puissiez souffler un peu. Si vous vous sentez capable de revoir les enfants nous pourrons toujours organiser un petit amusement avant leurs goûters. C'est comme vous préférer. Mais si nous sommes que vous et moi nous pourrons en profiter pour parler de votre état et de choses diverses. Je pourrais en apprendre un peu plus sur vous. Qu'en dites-vous ? Entre adultes pour discuter et faire un bilan de votre état, ou avec les enfants ?

Nikolas ne voulait rien imposer à son invité. C'était comme elle préférait.


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Vashka von Kursell
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Vashka von Kursell
Mar 5 Avr - 23:56
Le monde de la magie était de toute évidence beaucoup trop vaste pour être enseigné et compris en une seule journée, que dis-je, en quelques heures tout au plus mais les questions et réponses diverses qui y répondaient m’apprirent déjà largement pour une première journée. Qu’il devait être agréable pour ces enfants d’évoluer dans cette atmosphère d’apprentissage aux côtés de Nikolas qui était un excellent professeur à en juger par les mines ravis de ces pupilles.

Je le fus aussi, un peu égoïstement, de l’entendre m’indiquer que dans mon ignorance je n’avais pas complétement tors. Les loups, du moins certains, étaient bel et bien des créatures magiques. Une information que je gardais en tête bien que je doute sincèrement qu’elle soit utile à quelque chose qu’à ma propre culture du domaine que je ne connaissais encore que trop peu. La fin de la classe fut annoncée et j’acceptais volontiers la main de Nikolas pour me redresser et doucement lisser les plus de la robe qu’il m’avait offerte, plus par habitude que réel besoin, en écoutant les diverses possibilités qu’il m’offrait pour la suite.


« Il est vrai que les enfants sont…adorables, ne puis-je m’empêcher de répondre dans un premier temps avec un sourire conquis quoi qu’un peu fatigué. Je ne croyais pas me sentir à l’aise mais ils ont rapidement balayé mes doutes… Toutefois je crois que, pour aujourd’hui, un peu de tranquillité me ferait du bien. »

J’eus une moue en prononçant ces mots, j’espérais que mon bienfaiteur ne le prenne pas de façon péjorative envers ces bouts-de-choux par l’utilisation du mot tranquillité. Ils étaient loin d’être turbulents seulement, je ne pouvais oublier le milieu duquel je venais et en plus d’être enfant unique, on ne fréquentait pas de personnages en bas âge à la Cour Impériale…

Un peu de recul, de repos oui. Un diner en tête-à-tête avec Nikolas me ferait le plus grand bien, histoire de le rassurer –et moi aussi sans doute- et d’établir la suite des évènements. J’acquiesçai donc à sa demande, lui indiquant que nous pourrions revenir après pour rester un dernier instant avec les enfants avant la fin de la journée. Je le suivis, proposai comme toujours d’aider au repas bien que je ne restai pas debout bien longtemps, la fatigue me gagnant définitivement.


« Je vous remercie pour cette journée. Vous êtes très attentionné pour ces petits, ils vous adorent ça se voient tout de suite. Et…, je détournai légèrement les yeux, sentant mes joues me chauffer doucement alors que je continuai tout de même. j’apprécie grandement ce que vous faites pour moi aussi. »

J’insistai peut-être plus qu’il ne le fallait mais j’étais sincère. Nikolas était…une fée marraine pour moi, vraiment. Il m’avait sauvé, il m’avait soigné, avait atténué le mal qui me rongeait. Si ce n’était pas de la gentillesse à l’état pure.

Je mangeais lentement, mon estomac un peu barbouillé sans raison, la fatigue sans doute, ou était-ce cette impression, ce sentiment qui me taraudait de l’intérieur. Les enfants, tout autour de moi. Qu’est-ce que cela aurait été si… Si le mien… Je secouai la tête, non je ne devais plus penser à cela. Je ne devais pas laisser ces mauvais souvenirs entacher ma guérison. Mauvais souvenirs…vraiment ? Celui d’Alexender. De notre rencontre, de nos aventures et je ne parlais pas que de celles qui avaient été vécues de chair mais aussi de ce temps –aussi court fut-il- de nos vies que nous avions partagés.

Je n’aurais pas cru cela possible, surtout après toutes ces années, ce temps qui avait passé, les rencontres que j’avais faite, les choses que j’avais volontairement acceptées de laisser derrière mais…quelque part…je crois qu’il me manquait. Lui et ce qu’il aurait pu me donner.


« Vous avez dit que vous vouliez en apprendre plus sur moi..que voulez-vous savoir ? »

Si ma voix était lasse, ce n’était pas du tout en lien avec la question même si en soit je voyais mal ce que je pouvais lui apprendre, plutôt au rappel de toutes ces choses passées. Le temps passait vite, la douleur s’estompant avec. Du moins…jusque là.
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Nikolas Klaus
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Ven 6 Mai - 12:19

Nikolas regarda la baronne manger. Elle avait l'air perdue dans ses pensées. Nikolas continua de manger sans un mot. Il ne voulait pas la solliciter davantage. Elle avait déjà eu pas mal d’émotions avec les enfants qui l'avaient, peut être, un peu trop sollicité.

Les enfants étaient une source de fatigue, mais surtout de détente et de bien-être selon Nikolas. Ils avaient aussi le don de faire oublier tous les tracas aux personnes à qui ils se donnaient sans retenue. C’était aussi là le but d'avoir emmené la baronne dans l'orphelinat, au milieu de tous les enfants à qui il donnait un amour inconditionnel et qu'ils le lui rendaient au quotidien.

« Vous avez dit que vous vouliez en apprendre plus sur moi... Que voulez-vous savoir ? »

La question de la baronne avait brisé le silence qui régnait pendant le repas. Mais ce n’était pas pour déplaire à la fée qui avait l'habitude d’être bercée par les cris de joie et les rires des enfants.

- Je vais vous apporter le dessert avant si vous le permettez. C'est une bûche traditionnelle de Noël.

Nikolas amena le mets sucrée et coupa deux morceaux dont un pour la baronne.

- J'aimerais savoir ce que vous pensez des enfants. À vrai dire j'ai l'intime conviction que vous êtes fait pour être mère. En grande partie suite à votre façon d’être avec les enfants cet après-midi. Je me dis même que vous l’êtes peut-être déjà. Cela est peut-être trop personnel comme question. Vous n’êtes pas obligé d'y répondre. Je n'aime pas l'idée de forcer une personne à se dévoiler. Ce genre de chose doit être naturel. Mais si vous avez des choses qui vous pèsent sur le cœur je suis à votre écoute, sachez-le.

Nikolas mangea un petit morceau de gâteau.

- Mais peut être qu'avant de parler de ce genre de chose, peut-être voulez-vous quelque chose à boire pour accompagner le gâteau ? Mais ne vous forcez pas si vous n'en voulez pas.


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Vashka von Kursell
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Vashka von Kursell
Dim 31 Juil - 20:48
Le dessert aurait dû être délicieux, il l’était en réalité, mais pour une raison qui m’était complétement inconnue, mon palais ne semblait pas de cet avis et je vis avec effarement ma main poser ma fourchette contre mon assiette sans pouvoir avaler un morceau de plus. Moi qui avait pourtant la dent sucrée, c’était à n’y rien comprendre. Ou si, vu le sujet aborder et la boule qui que je sentais se former dans mon ventre jusqu’à enserrer ma gorge… La proposition d’une boisson tombait à point pour repousser le moment crucial de répondre à ses questions mais ma réponse à celle-ci ne risquait-elle pas de sembler…déplacer ? Comment avouer qu’à ce moment, la seule boisson dont je puisse avoir envie pour ‘accompagner le gâteau’ était nul autre qu’un verre de Vodka !

Le sujet avait été abordé directement, sans détour, mais je ne pouvais en vouloir à Nikolas de se questionner sur ce sujet, moi-même m’étant surprise un peu plus tôt en journée, sur mon comportement envers les enfants. Je ne pouvais tout simplement pas répondre sans être certaine d’aller au bout de l’histoire et pour cela…la Vodka m’aiderait. À passer l’inconfort, la réserve mais aussi la douleur et la tristesse. Mon regard s’abaissa sur mon assiette à peine touchée, ma gorge se nouant désagréablement au seul souvenir de ces moments passés et pourtant j’ouvris la bouche pour inspirer à fond…et me lancer.


« Je ne peux refuser l’idée d’un petit remontant, accordais-je dans un premier temps en tentant de mon mieux de chasser la gêne qui s’empara de moi à une telle mention. »

J’attendis donc la suite, si verre -d’alcool ou non- il y avait, j’y tremperai mes lèvres pour me donner un peu de courage, puis, en cherchant les mots justes à exprimer ces souvenirs particuliers, je commençai mon histoire.


« Il y a eu cet homme… Nos chemins n’étaient pas destinés à suivre le même cours mais avant que je ne m’en aperçoive, il était trop tard, je suis tombée amoureuse de lui. »

Cette déclaration précéda un silence, une longue absence dans mon esprit qui réalisait seulement que c’était la première fois depuis que je l’avais rencontré, aimé et quitté, que j’abordais le sujet d’Alexander de cette manière. Je ne pouvais pas non plus dire si j’en étais choquée ou soulagée, les mots avaient seulement pris leur place, une définitive. J’avais aimé Alexander.

« De retour en Russie, je n’ai compris que trop tard aussi… La première lune avait déjà passé sans que je ne sois femme. C’est à la deuxième lune sans encore avoir saigné que j’ai su…que je portais la vie. Son enfant…

Mon souffle eut un accroc à ce moment, l’étau sur ma gorge plus présent que jamais et avec lui, une douleur lancinante étreignant mon cœur. Je suffoquais lentement, mes yeux me chauffant de larmes que je sentais sur le point de poindre…mais je poursuivis. Je devais le faire, aller au bout de cette histoire, de mon histoire.

« J’ai été mère, oui, d’une certaine façon… J’ai été mère le temps de trois jours…avant que la malédiction ne fasse vieillir mon corps…et rejette le bébé… »

Ces quatre mots me brisèrent en entier. Mes résolutions, mon désir de faire bonne figure, de rester calme…tout s’évanouit dans un mince ruissellement de larmes le long de mes joues. Cette perte m’avait été presque -honteusement- indifférente au moment où elle survint et aujourd’hui…elle me déchirait jusqu’au plus profond de mon être.

Je pleurais sans même m’en rendre compte, dans un silence des plus total qui faisait écho à celui que j’avais gardé toute ces années. Un silence de mort, ni plus ni moins. Celui de la perte, du chagrin et du regret. Je pleurais longtemps, aussi longtemps que les larmes pouvaient couler, semblant même s’alimenter du liquide que j’avais ingurgité un peu plus tôt après le dessert. Elles me vidèrent de tout. De ce poids cumulé, de l’incompréhension de la situation, de l’attente, du silence, de l’indifférence et du mal. J’expiais à ce moment ma faute, me sembla-t-il, celle d’avoir aimé une seule fois et d’en avoir été punie. Celle de ne pas avoir su déceler la vie en moi plus tôt ; peut-être aurais-je pu y faire quelque chose pour empêcher cette fin tragique ? Nul ne le saurait jamais… On ne pouvait revenir en arrière même s’il s’agissait là de mon souhait le plus cher.


« Je vous demande pardon… Je ne suis pas…aussi forte que je l’aurais cru, murmurais-je en croyant encore dur comme fer que j’aurais pu dévoiler tout cela sans verser une seule larme. J’ai consigné…beaucoup de chose par écrit depuis plusieurs années… dis-je avec hésitation avant d’approcher de moi ma petite bourse pour en sortir mon Carnet Rouge. Il y a tout, toute mon histoire depuis le début. »

Toutes mes aventures…et mes mésaventures. Toute ma vie de sorcière et celle, avortée, de mère…

« Je vous autorise à le lire si le cœur vous en dit. Vous y trouverez peut-être d’autres réponses…bien qu’il soit impossible de me redonner cette vie que j’ai perdue, concluais-je en me levant de mon siège pour prendre congé si on ne me retenait pas. »
Vashka von Kursell
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