[An 05] Matéria Sucrée

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Hilda Wagner
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Hilda Wagner
Mar 1 Sep - 19:08
Des semaines avaient passé depuis qu'Hilda était revenu du Brésil. Elle était désormais guérie du Délirium. Enfin presque... De temps en temps, ses doigts claquaient sans qu'elle le voulait. Elle transformait alors un petit animal ou une partie de son environnement en une chose sucrée et délicieuse.

Ses semaines de repos et de guérison avaient été une période où elle avait eu le temps de réfléchir. Certes, elle avait du s'occuper de sa confiserie -à la Voie Lactée-, mais elle avait n'avait pas travaillé autant qu'elle en avait l'habitude. De plus, sans Svir, son cher petit orphelin à elle, elle n'aurait probablement pas ouvert du tout. Il l'avait beaucoup aidé.

Mais sa décision était prise. Si la vie lui réservait d'autre surprise comme la maladie du Délirium, elle devait être préparée à repartir sur les routes. D'ailleurs, inexplicablement, elle commençait à redouter que les évènements qu'elle fuyait de son passé ne lui retombe bientôt dessus. Alors, pour parer à toute éventualité, elle avait décidé de prendre les devants et de trouver un foyer pour sa petite tête blonde préférée : Svir.

« Je ne sais pas si tu te rappelles du petit Alfwin, un garçon qui nous avait aidé à récupérer des bonbons un soir d'avant Noël. Alfwin venait d'un orphelinat pas si lointain de notre confiserie. J'aimerais que nous y allions et que nous fassions connaissance avec son directeur. »

« Tu ne m'aimes plus, Hilda ? Tu veux te débarrasser de moi ?!! »

« Mais pas du tout, mon petit bonbon scandinave. Je veux seulement être sur que quelqu'un s'occupera de toi si je suis forcée de partir. »

« Je ne pourrais pas retourner sur le bateau de monsieur Hood. C'était marrant ! »
(rire)

Hilda mit un genou à terre et enlaça son orphelin préféré qu'elle considérait comme son enfant. Ensuite, ils s'en allèrent à travers le froid caractéristique de la Scandinavie. Arrivée à destination, Hilda avertit de sa présence l'orphelinat Klaus. Elle demanda à voir celui ou celle qui s'en occupait.
Hilda Wagner
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Nikolas Klaus
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Dim 6 Sep - 18:43

Nikolas n’était pas dans le bureau de l'orphelinat. Il était dans le sous sol de sa maison qui était collé à l’orphelinat. Il travaillait sur une nouvelle invention magique qui était, encore une fois, basée sur sa découverte : les materias. Il avait inventé les gemmes de pouvoir. Il n'avait pas vraiment aimé cette invention, mais il ne pouvait se voiler la face.

Dans les armes, développées par les inventeurs de technologie, il y avait la grenade. Il fallait quelque chose qui rappellerait leurs propres armes, mais dans le domaine magique. Peut être que cette peur les dissuaderait d'utiliser leurs armes. C’était uniquement dans cet espoir là qu'il avait inventé les gemmes de pouvoir, que lui seul avait réussi à tailler les materias grâce à un sort de sa confection, pour créer depuis une materia une gemme de pouvoir.

De là s’était produit un flash. Faire des armes n’était pas ce qu'il préférait, et il fallait aussi de quoi se défendre. Des boucliers de magie pur qui pouvaient bloquer des déflagrations des armes. Mais la confection était bien plus complexe qu'il ne le pensait. Cela lui demandait beaucoup de nuits blanches pour élaborer la concrétisation de ce projet.

Le miroir magique, qui était à côté de lui, vibra. Nikolas prit la conversation. C’était le directeur adjoint qui le demandait d'urgence à l'orphelinat. Une femme avec un enfant demandait à voir le directeur. Nikolas demanda au directeur adjoint de faire patienter la femme et de donner un chocolat chaud à l'enfant. Il arriverait dans une quinzaine de minutes.

Nikolas alla se débarbouiller dans sa salle de bain, puis enfila une chemise verte, un veston et son béret sur la tête. Dix minutes s’étaient écoulées. L'homme, fin prêt et propre, se mit en marche pour aller à l'orphelinat.

La fée passa la porte de l'orphelinat et aperçut une dame d'un certain âge, accompagnée d'un enfant assis dans le couloir. Nikolas fronça les sourcils à la vue de la fourrure que la femme portait sur les épaules.

Mais la fée essaya de faire abstraction de cette horreur, et se dirigea vers la dame.

-Bonjour cher madame. Je suis le directeur de cet établissement, Nikolas Klaus. Je vous invite à avancer dans mon bureau. Nous serons plus à l'aise pour discuter.

Nikolas emboîta le pas à la dame et l'enfant pour leur ouvrir la porte de son bureau, qui était rempli de cadres avec des photos de divers enfants de l'orphelinat. Puis la fée invita la femme à s’asseoir.

- Vous désirez quelque chose avant de commencer ? Un chocolat chaud ? Un thé ?

Nikolas s’était assis sur sa chaise en bois et attendait la réponse de la femme.


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Hilda Wagner
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Hilda Wagner
Mer 9 Sep - 21:15
Ses semaines de convalescence avec Svir lui avait donné une nouvelle habitude : elle ne pouvait dire non à une tasse de chocolat chaud. Cette boisson sucrée avait été une façon d'entretenir le lien entre elle et son orphelin préféré qui, elle devait bien se l'avouer, pouvait décider de fuir à tout moment et voler de ses propres ailes.

« Un chocolat chaud avec plaisir, monsieur Klaus. Svir, dis bonjour toi aussi. »

« B'jour m'sieur ! »


Hilda était déjà satisfaite de cette première impression qui émanait de cet homme. Bien habillé mais pas administratif. Un bureau fonctionnelle mais qui ne devait pas être son repaire principal. Probablement en train de vadrouiller dans l'orphelinat à toute heure de la journée. Preuve en était de toutes ses photographies accrochées sur tous les murs.

Oui, il n'y avait plus de doutes à présent : Hilda avait frappé à la bonne porte.

« Je m'appelle Hilda Wagner. Et cette petite sucrerie scandinave répond au nom de Svir. »

« Juste Svir monsieur. Je n'ai pas de nom parce que je n'ai pas de papa ni de maman. »


Dans la bouche d'un enfant, les paroles les plus tragiques paraissaient perdre d'importance du fait de leur innocence. Alors que c'était véritablement un drame que l'enfant n'ait jamais connu ou ne se souvienne pas du nom de ses parents. Peut-être même Svir n'était pas son véritable prénom. Mais une identité qu'il avait inventé pour ne pas s'oublier lui-même...

« Délicieux votre chocolat chaud, monsieur Klaus. »

« Je peux en avoir un autre, m'sieur ?! »
demanda Svir tout content.

« Donc, sans vous raconter toute ma vie, j'ai vécu quelques mois difficiles qui m'ont fait beaucoup réfléchir. Je sors d'une maladie grave qui a manqué ma vie de peu. De très peu, en vérité. C'est un miracle que je sois devant vous aujourd'hui. Mais cela n'a plus d'importance. J'ai presque retrouvé ma forme d'avant. Tout revient dans l'ordre. »

« C'est vrai, m'sieur ! Ces bonbons sont presque tous sucrés. Mais y'en a encore qui sont pas bons, mais pas du tout. »
interrompit Svir. Son visage se transforma exagérément pour singer le goût amer qu'avaient certains bonbons d'Hilda.

Les yeux de la sorcière s'ouvrirent en grand sous la surprise. Est-ce que Nikolas Klaus l'avait vu ? Peut-être pas... En tout cas, elle se maudissait d'avoir eu cette réaction. Après tout, Svir n'avait rien dit sur le fait qu'elle était une sorcière. Elle reprit tout de même la parole avant que l'innocence de l'enfant ne la mette dans une situation embarassante.

« Donc, j'ai du quitter ma confiserie pour aller à la recherche d'un remède. J'ai longtemps voyagé, fait quelques rencontres incroyables, mais toujours avec ce souci de ma petite friandise scandinave. »

« Mais moi j'allais super bien ! C'était super le bateau de m'sieur Hood ! Qu'est-ce que j'ai rigolé ! Ah ah ! »
interrompit de nouveau Svir.

« Tout cela pour vous donner un aperçu des raisons qui m'ont conduit dans votre orphelinat. Pensez-vous pouvoir m'aider ? Prendre sous votre aile ma petite sucrerie scandinave si je devais partir pour une quelconque raison ? »

Il y avait beaucoup d'espoir dans ces questions. Assez pour décourager une mère...
Hilda Wagner
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Nikolas Klaus
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Sam 12 Sep - 0:08

Nikolas sourit à l'enfant qui était, on ne peut plus, bien élevé. C’était très plaisant à voir que certaines personnes avaient encore le bon sens de la bonne éducation.

Nikolas salua de nouveau la femme en l'appelant par son nom, et serra la main au petit Svir, se présentant de nouveau à l'enfant, mais de façon moins formelle.

- Merci. Tout le mérite revient à la Nature qui nous fournit les matières premières. Quant à toi, mon petit, tu peux en avoir un autre si ta mère te l'autorise. Tu pourrais même aller jouer avec les autres enfants pour faire leur connaissance pendant que je parle avec ta maman.

Nikolas écouta madame Wagner sans l’interrompre. Le petit Svir avait l'air d’être un bon bout de joie, un vrai petit Riotz électrique. Le petit sortit, en compagnie du sous directeur, pour lui donner un autre chocolat chaud et lui faire rencontrer les autres enfants.

Nikolas passa sa main droite dans ses cheveux, avant d'adresser la parole à la femme.

- J’entends bien votre histoire. Je ne demanderais pas qui s'est occupé de Svir pendant votre course au remède de ce que, je suppose être le delirium. Cela ne me regarde pas. Et sachez que l’orphelinat Klaus ne refuse jamais d'aider les enfants. Mais je voudrais savoir plusieurs choses.

Nikolas se redressa pour faire face à la femme, le dos droit.

- Vous voulez me laisser votre enfant aujourd'hui même ? Ou c'est au cas où il vous arrive quelque chose dans un futur proche, ou lointain ? Car vous m'avez, actuellement, l'air en bonne santé comme une femme de vingt ans. Donc pardonnez ma curiosité. Mais quand il s’agit de l'avenir d'un enfant je ne laisse rien au hasard. J’espère que vous comprenez cela.

Nikolas attrapa sa tasse de chocolat pour la vider d'une traite. Il regarda la femme droit dans les yeux.

- Mais sachez que, qu'elle que soit vos réponses, ici nous ne laisserons jamais, je dis bien jamais, un enfant livré à son propre sort. Je veux juste savoir si je dois être méfiant si des personnes viennent demander après votre petit Svir.

Nikolas ne voulait pas juger la femme. Juste savoir si elle ne cachait rien. Après tout rares étaient les personnes qui demandaient de garder leur enfant au cas où ils leur arriveraient quelque chose. En général c'est qu'on pense bientôt mourir ou que quelque chose nous poursuit, quand on demande ce genre de chose. Et il voulait en avoir le cœur net.


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Hilda Wagner
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Hilda Wagner
Dim 13 Sep - 7:59
Elle avait retrouvé la forme de ses vingts ans selon Nikolas Klaus. Dans un autre temps, dans une autre vie, elle aurait pu considérer qu'elle était courtisée. Mais c'était fini, Hilda Wagner avait fait une croix sur le fait de trouver un homme dans sa vie. Tout ce qui comptait pour elle, c'était son petit Svir.

« Vous n'avez pas à nourrir d'inquiétudes, monsieur Klaus. Ni moi, ni Svir ne sommes poursuivis. Comme vous l'avez très bien deviné, j'ai été touché par le Délirium. J'ai subi les effets de la maladie de longs mois. J'ai cru trépassé plus d'une fois. Mais apparemment, vivre dans les froides terres de Scandinavie renforce notre corps. Donc je dois me féliciter d'avoir quitté mon Allemagne natal. »

Oups. Elle s'était laissée aller. L'environnement protecteur pour les enfants, le rituel de la tasse de chocolat chaud et l'agréable présence de monsieur Klaus. A ne pas faire attention, elle avouerait bientôt qu'elle était une sorcière et qu'elle avait fui sa précédente vie... laissant quelques cadavres dans son sillage.

Hilda se leva à son tour. Elle sentait que cet entretien prenait fin. Tout du moins, la première partie. Elle avait une proposition à faire mais pour cela, elle devait avouer encore quelques petites choses concernant son orphelin préféré.

« Je m'avance tout de même un peu en affirmant que Svir n'est poursuivi par personne. En effet, ma petite sucrerie scandinave n'est pas l'enfant de mes chairs. Lui et moi nous sommes adoptés tous les deux. Ce que je veux dire, c'est que je ne suis pas sa véritable mère. Cette dernière est peut-être en train de le chercher. Ou alors, elle repose en-dessous quelques mètres de neiges, ensevelie. Je ne sais pas. Mais je tenais à tout vous dire. »

Un détail attira son attention. Elle se rapprocha d'un mur où se trouvait une photo encadrée. Elle sourit en reconnaissant un des enfants qu'elle avait alors nourri de sa magie sucrée. Elle se souvenait de cette petite fille. Elle se souvenait surtout de large sourire lorsqu'elle avait découvert à quel point était bon son bouquet de fleurs tout cassé.

Sur le moment, elle n'y fit pas attention. Mais le souffle d'un avertissement venait de traverser ses pensées : il y avait dans cet orphelinat des enfants qu'elle avait déjà croisé aux alentours de sa confiserie. Il y avait donc des chances qu'un de ses enfants parle avec toute son innocence et raconte une histoire de sorcellerie la concernant.

« Dites-moi, monsieur Klaus, peut-être pourriez-vous me faire visiter votre orphelinat ? De cette façon, je découvrirais ce lieu qui a l'air très chaleureux. Mais je pourrais également saluer quelques orphelins que j'ai connu dans le passé. J'en ai déjà reconnu deux selon ses photos. »
Hilda Wagner
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Ven 25 Sep - 12:26

Nikolas écouta Hilda sans dire un mot. Il était toujours sérieux quand l'avenir d'un enfant était en jeu. Certaines paroles résonnaient dans sa tête. « Je m'avance tout de même un peu en affirmant que Svir n'est poursuivi par personne ». Nikolas trouvait déplacée la question qui lui brûlait les lèvres, mais il ne put se retenir.

- Mais qu'en est-il de vous madame ? Je ne désire pas m'immiscer dans votre vie privée. Mais il y a peut être des choses que je dois savoir pour le bien du petit. Si quelqu'un me dit venir le chercher en votre nom, par exemple. Ou de la part de monsieur Hood, que le charmant petit Svir a mentionné tout à l'heure.

Nikolas se leva de sa chaise. Il se dirigea vers la porte de son bureau, et ouvrit la porte.

- Mais comme vous désirez visiter, je propose de continuer cette discussion en marchant dans l'orphelinat. Vous pourrez en profiter pour me poser vos questions.

Nikolas ne préféra pas montrer les pièces où se trouvaient tous les enfants actuellement. Il ne connaissait pas suffisamment la femme pour les exposer à un potentiel danger. La fée se dirigea vers une grande salle, vide de présence, qu'il présenta comme la salle de jeux principale.

- C'est ici que les enfants passent la plupart de leur temps quand nous ne les autorisons pas à faire des sorties, en cas de forte chute de neige ou autre désagrément. J'aurais aussi d'autres questions à vous poser. Si jamais Svir doit rester parmi nous vous comprendrez, je l’espère, que nous devons savoir plusieurs choses complémentaire et essentielles pour le bien être de l'enfant. S'il a été victime de maladies graves, des choses qu'il n'aiment pas manger... Ce genre de détails peut être très important pour son épanouissement parmi nous.

Nikolas invita la dame à sortir de la salle de jeux pour l'amener dans le jardin qui servait de cour intérieur avec, en son centre, un grand et magnifique sapin.


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Hilda Wagner
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Hilda Wagner
Ven 25 Sep - 15:03
S'immiscer dans sa vie privée ?... Monsieur Klaus, Hilda en était sure, ne voudrait rien en savoir. Il y avait ce corps de femme dont ses lèvres avaient coulé le long de son menton. Il y avait cette bave encombrante qui sortait, faute de place à l'intérieur de la bouche de cet homme. Et il y avait surtout son ex-mari, allongé dans leur lit à eux deux, son cerveau s'écoulant de son oreille.

*Et ça n'avait été que le début... Ceux-là avaient été des crimes inconscients. *

Hilda n'avait rien ajouté. Elle avait suivi du regard monsieur Klaus qui se levait de sa chaise pour l'emmener visiter son orphelinat. Une échappatoire arrivant à point nommée.

Elle l'écouta ensuite parler, entendant derrière les murs les voix des enfants, mais sans jamais les voir. Hilda n'en prit pas offense. Elle préférait elle-même ne pas les voir pour l'instant, car elle perdrait alors toute logique froide et succomberait à son instinct maternel.

Dans la grande salle qui était la salle de jeux, Hilda parla un peu plus d'elle et de son orphelin préféré.

« Svir est comme tous les petits garçons. Il pourrait prendre un repas uniquement de friandises accompagné de bons chocolats chauds. Vous comprendrez qu'il est difficile pour moi de le tenir éloigné de toutes ces bonnes choses sucrées et colorées. Car, je vous le rappelle, je suis la propriétaire d'une petite confiserie. »

Elle observa Svir aller d'un bout à l'autre de la salle. D'un point de vue extérieur, il semblait jouer. Une sorte de jeu d'aventure où il était à la recherche de trésors. Car il baissait la tête et scrutait les plinthes. Puis il la levait et observait ce qui pouvait se cacher derrière ces grosses poutres de bois qui servaient de charpente. Et ce n'était pas loin de la vérité, car Svir cherchait de petites choses qu'Hilda transformerait par la suite d'un claquement de doigt en petites choses sucrées et colorées.

« Svir n'a jamais été vraiment malade. Cet enfant à une forte constitution. Je pense que dans quelques années, il exercera un métier d'extérieur. Quelque chose de physique peut-être : comme bûcheron. Enfin, peu importe son futur, car c'est son passé qui vous intéresse pour le moment. Donc, non, Svir n'a jamais été gravement malade. Mais moi je l'ai été, du Délirium. Et c'est justement à cause de cette maladie que nous nous trouvons tous ici. »

Ils sortirent ensuite tous pour arriver au pied d'un magnifique sapin. Hilda avait déjà envie d'y ajouter quelques sucreries de formes rondes ainsi que des cannes à sucre. Assez haut mais pas trop pour que les enfants sautent et sautent encore jusqu'à les attraper. Car, pour une sucrerie, aucun enfant n'admettait sa défaite.

« Monsieur Klaus. »

L'expression d'Hilda était devenu tout à tout fait sérieuse.

« Pardonnez-moi, mais je ne peux pas vous parler de mon passé. Pas même à vous qui devez être une des plus belles personnes sur ces terres glacées. Je sais qu'aucun homme s'occupant d'enfants ne devraient à craindre. En fait, je pense que vous avez encore cette forme d'innocence enfantine et j'ai très peur de briser cette bulle de sécurité en vous narrant mon histoire très personnelle. »

Son menton s'abaissa tandis que ses yeux se fermèrent et sa bouche laissait échapper un soupir. Elle la releva tout de même. Ce n'était pas son genre d'abdiquer. Elle était une battante. Elle avait toujours eu cette forte volonté.

Svir s'approcha et lui tendit les deux mains ouvertes. Dans ses paumes reposaient de petits objets comme des parties égarées et cassées de jouets ou encore une grosse pomme de pin. Hilda lui sourit. Et dans son expression, Svir comprit que ce n'était pas le moment. Mais cela donna une idée à Hilda. Une façon détournée de parler de ses secrets sucrés. Du fait qu'elle était une sorcière et de ce que cela avait entraîné alors qu'elle était à peine âgé de vingt ans.

« Dites-moi, monsieur Klaus, que pensez-vous de la magie ? »
Hilda Wagner
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Nikolas Klaus
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Mar 13 Oct - 0:50


Nikolas ne répondit pas. Mais être la propriétaire d'une confiserie ne l'obligeait pas à donner à manger uniquement cette nourriture. Bien au contraire elle devait savoir que cela était mauvais pour la santé des enfants, à grande dose. De plus la femme avait réussi à, habilement, esquiver la question qu'il lui avait posé. À savoir si des personnes pouvaient venir, en son nom, récupérer l'enfant, comme ce monsieur Hood. Ou si d'autres personnes pouvaient venir à l'orphelinat chercher une quelconque information sur cette femme, et s'en prendre à l'enfant.

- Sachez madame que le passé, comme le futur de tout enfant qui entre en ces lieux, m'est important. Je suis, du mieux que je peux, à ce que même adulte ils ne manquent de rien. Je reste leur père à tous et je veille sur eux comme un père.

Il avait dit ça de façon naturelle peut être un peu plus sèchement qu'auparavant. Mais il ne pouvait pas laisser dire que le futur de ses enfants ne l’intéressait pas. Ils furent dans le jardin où Hilda prit un ton, et un air, bien plus sérieux.

Voilà l'information qu'elle avait si habillement évité de donner. Et les paroles de la femme firent naître un rire chez la fée.

- . Excusez-moi de rire mademoiselle. Bien que vos paroles soient fort touchantes, laissez-moi vous dire que vous vous basez simplement sur l'impression que je vous donne de moi. Vous ne connaissez rien de ma personne. Tout comme je ne connais rien de vous.

La fée avança et inspira un grand coup.

- Vous ne devriez pas juger les gens uniquement sur leur apparence. Même si cela peut être souvent vrai. Dans mon cas vous auriez presque raison.

Nikolas détacha sa main gauche de bois. Il avait été amputé de cette main après son arrestation dans la ville d'Emerald. Mais ces crimes ne s’arrêtaient pas à ça. Il avait déjà tué volontairement avec rage, haine, hargne. Oui il les avait tué ces androïdes qui avaient ôté la vie à sa famille entière, à sa femme, à sa fille.

- Je ne vous raconterais pas l'histoire du Père Noël qui fut le Père Fouettard. Mais sachez que, bien que je voue un amour incommensurable aux enfants, je n'ai malheureusement pas un passé aussi blanc que la neige. Cette main, par exemple, je l'ai perdu durant l'attentat d'Emerald. Je lui ai donné un don pour que le bois prenne une couleur différente. Quant au fait qu'elle bouge c'est mon propre pouvoir : celui de manier le bois.

Nikolas remit la main de bois à sa place.

- Pour ce qui est de la magie, je suis un être de magie. Je suis une fée. La magie fait partie de mon être. Je pense que la technologie a pris une part trop importante sur la magie. Je pense aussi que trop de mauvaises personnes usent de la magie à mauvais escient. À mon grand regret j'ai vu trop de gens se laisser corrompre par le pouvoir. Un jour, peut-être, arriverais-je à changer cela.

Nikolas pensé avoir donné un bon résumé de ce qu'il pensait. Il pouvait parler de la magie et de ses bienfaits pendant des heures. Pour lui si la magie et la technologie étaient devenues si ennemies c'était la faute des humains. Et même de certaines fées qui se laissaient corrompre ou devenaient trop élitistes dans leur domaine. Il pouvait comprendre ce que la Russie voulait mettre en place avec son université. Il était un pro-magie, mais il n'appartenait à aucun groupe. Il travaillait dans son coin, en secret, à ré-équilibrer les forces pour que les êtres de magie puissent continuer à vivre, sans se faire exterminer par la technologie grandissante qui brimait les êtres magiques.

- Vous voyez, mademoiselle, pour moi je vois tout être vivant comme des enfants. Dire que je considère tout le monde comme mes enfants ne serait pas totalement faux. Même vous, actuellement, je vous vois ainsi. Une enfant qui a besoin de moi, et à qui je tends la main. À qui, aussi, je devrais donner une punition si il s'avérait que je vous vois devenir un vilaine fille.

Nikolas prit tendrement Hilda dans ses bras, et continua à parler.

- Mais certaines personnes doivent être punies. Ces personnes qui troublent le bien-être et l'épanouissement des enfants. Comme ces terroristes, comme ce Vasile Duca qui a fait subir des « mutations » à de pauvre enfants.

La voix de Nikolas prit un ton légèrement haineux. Mais il se reprit bien vite le regard perdu sur le sapin de la cour.


HRP:
 


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Hilda Wagner
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Hilda Wagner
Ven 16 Oct - 16:36
De la surprise puis un sourire.

« Je crois que c'est la première fois que quelqu'un me voit comme son enfant. Moi qui est toujours voulu considérer tous les enfants que je croisais comme les miens... Et puis, monsieur Klaus, c'est amusant que vous me voyiez comme votre enfant alors que je dois être plus âgé que vous. Car, même avec la magie, je ne crois pas qu'il existe une solution à ce problème. »

Qui était ce Vasile Duca qui allumait ces mauvais sentiments dans cet homme qui semblait si bon ? Même s'il était à l'origine d'un attentat. Ce revirement de sentiments brisa le bon état d'esprit qui s'était installé entre les deux adultes.

« Monsieur Hood, je ne connais pas ce Vasile Duca et ces fameuses mutations. Je dois avouer vivre recluse au fin fond de la Scandinavie. C'est un choix après avoir vécu dans tant de drames et d'informations étant plus jeunes. Tout comme je ne sais pas de quoi vous me parlez, lorsque vous mentionnez un attentat à Emerald. »

L'homme s'était livré à elle. Il lui avait parlé de sa magie, de ses blessures et des défauts qui ternissaient la glace qu'était son âme. Il vivait dans un froid pays, s'occupait d'enfants abandonnés. Comment ne pas faire confiance à cet homme ? Comment ne pas tout lui raconter ?

« J'ai connu une fée autrefois. Je la considérais comme ma petite sœur. Nous nous aimions beaucoup et nous avons toujours supportés l'autre dans les pires moments de sa vie. »

Hilda se rapprocha du sapin. Dedans étaient pendus des pommes de pin décorés par les mains des petits bambins. L'effet se verrait moins lorsqu'elle claquerait des doigts. Mais elle ne pouvait pas maudire les enfants de mettre de la couleur partout. Car c'était justement ça qui manquait dans la vie des adultes : de la couleur.

« Voyez-vous, moi aussi je maîtrise la magie. Contrairement à vous, je ne suis pas la magie. J'ai appris à la connaître et à l'apprivoiser comme on pourrait le faire avec un nouvel animal domestique. »

Une pomme de pin dans les mains, elle se rapprocha de monsieur Klaus. Elle leva sa main, mettant en évidence l'objet du tour qui allait arriver.

« Vous devez probablement connaître des histoires de sorcière. Notamment une qui consiste à endormir de belles princesses dans les jolis contes que l'on raconte aux enfants. La version plus noire consistant à empoisonner la belle pomme, dans le but de faire longtemps agoniser la pauvre princesse. »

Il y eut un claquement de doigts. Puis les dents croquèrent un morceau de la pomme de pin. Les dents écrasèrent la matière cassante puis elle déglutit.

« Moi, je transforme ce qui n'est pas comestible en de délicieuses sucreries. Voulez-vous en goûter un morceau, monsieur Klaus ? »

La pomme de pin entamée se rapprocha de la fée-bois.

« Sachez que j'ai confiance en vous. Même si vous avez perdu votre main dans un attentat dont je ne sais rien. Même si le nom de cet homme vous anime de colère. Car, tout comme vous, j'ai un passé criminel. J'ai tué des gens sans le savoir. Au début. Ensuite, j'en ai tué d'autres parce que je ne pouvais faire autrement. C'était moi ou eux... »

Jamais Hilda ne baissa les yeux lorsqu'elle parla des cadavres ensevelis dans la neige de son sillage. Au-dessus de chaque tas de neige cachant un macchabée se trouvait une canne à sucre rouge et blanche.
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Nikolas Klaus
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Sam 24 Oct - 23:02

Nikolas laissa parler la femme. Quand elle évoqua son passé criminel, il ne la jugea pas. Lui-même avait déjà tué. Mais il était certain qu'elle fuyait quelque chose, ou qu'elle projetait quelque chose qui pouvait mal tourner. Que c’était pour cela qu'elle cherchait à laisser le petit Svir. Il était même intimement certain qu'elle avait déjà essayé de confier cette enfant. Comme à ce mystérieux Hood. Elle avait habillement évité de répondre à sa question quand il avait tenté d'aborder le sujet de Hood.

La femme avait apparemment tué au début sans le vouloir, et avait continué de son plein gré. C’était là déjà une chose qui les différenciait. La fée avait toujours tué en étant conscient de ce qu'il faisait. Certes, sous une colère et une rage qui était rare chez la fée, mais il l'avait fait en âme et conscience. Il avait puni des meurtriers, des tueurs de famille, ceux qui avait tué ses parents et ses frères, sa femme et sa jeune fille en devenant lui-même un meurtrier.

Cette acte avait laissé des marques sombres sur son âme de fée. Mais grâce à l’innocence et la bonté des enfants qu'il avait recueilli dans l'orphelinat, il avait réussi à surmonter cette épreuve.

Alors que Hilda approchait du sapin géant, du jardin de l'orphelinat, le visage de Nikolas changea et le ton aussi. Il aborda une voix plus sèche.

- Fée ou sorcière, ou même hybride. Nous somme des êtres qui avont le droit d'utiliser la magie. De manière inégale, les fées sont supérieures en tous points. Mais du moment que la magie est utilisée à bon escient, ces trois types d’individus peuvent utiliser la magie. Je ne ferais pas d'opinion sur qui a le droit plus qu'un autre. Car j'ai déjà vu de mes yeux des fées qui sont pires que des sorcières, car elles maîtrisent mieux la magie et peuvent plus facilement faire le mal.

Nikolas arrêta de parler quand il vit Hilda toucher à son sapin. Ce sapin qui était le tombeau de sa défunte femme et fille. Nikolas approcha de la femme, la repoussant dans un geste brusque du bras, prenant les restes de la pomme de pin des mains de la sorcière.

- Personne n'a l'autorisation de toucher à cet arbre. Vous comprenez... PERSONNE. Et vous, non content d'y toucher, vous osez l’abîmer de la sorte. C'est une règle de base ici !

Nikolas se concentra quelques secondes. Bien que la vie de ce végétal était finie, Nikolas donna le don à la pomme de pin de reprendre sa couleur naturelle. C’était comme un dernier hommage.

La fée se tourna vers la femme, les sourcils froncés et les yeux plein de colère.

- Que diriez-vous si une dryade passait là devant vous et transformait votre petit Svir en compost pour croquer à pleines dents dedans !

La comparaison était peut-être futile au yeux de Hilda. Mais cet arbre était le mausolée de sa femme et de sa défunte fille.

- Bon. Y a t-il autre chose que je dois savoir sur Svir ? Ou vous même ? Ou alors vous voulez savoir autre chose sur l'orphelinat ?

Nikolas essayait de rester maître de lui en reprenant la conversation initiale. Mais intérieurement il était en ébullition, une ébullition de colère. Personne n'avait jamais toucher à ce sapin et cette femme... Il devait essayer de reprendre ses esprits, et surtout son calme.


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Hilda Wagner
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Hilda Wagner
Lun 26 Oct - 17:40
La colère explosa chez monsieur Klaus. Hilda ne s'y attendait pas. Elle qui était habituée à voir de grands yeux pétillants devant une soudaine apparition de magie colorée. Ca avait été une erreur, elle le reconnaissait. Car monsieur Klaus était un adulte maintenant, l'enfant était parti depuis de trop nombreuses années.

Elle posa ses deux mains sur ses jambes et s'inclina pour s'excuser.

« Je suis vraiment confuse. Je ne pensais pas que cet arbre était plus que ce qu'il paraissait. Je ne voulais pas vous faire mal. Seulement vous montrer ce que je savais faire. Vous montrer quelle sorte de magie je maîtrisais. »

Hilda laissa passer les mots durs de monsieur Klaus. Elle ne réagit pas et essaya de recentrer la conversation.

« Sans vouloir vous offenser monsieur Klaus, je commence à ne pas aimer votre façon d'insister sur mon passé. Je pense vous en avoir suffisamment dit pour que nous en restions là. »

Elle commençait à en avoir. Elle avait cette impression d'être interrogé de fond en comble par un policier qui ne voulait pas en démordre. Tout ce qu'elle voulait, c'était avoir un plan de secours si un jour les choses tournaient mal. Lui et elle étaient en train de se prendre la tête alors que Svir ne resterait probablement jamais dans cet orphelinat. Puis, il n'y avait pas qu'un seul orphelinat. Elle était libre d'aller chercher ailleurs.

Malgré cela, l'homme inspirait confiance. Et Hilda avait appris à suivre son instinct.

« Vous parlez beaucoup de magie, de comment les gens l'utilisent et à quoi elles devraient servir. Mais vous, qu'en faites-vous ? Avez-vous seulement de belles pensées ? A moins que vous ne travailliez sur un projet comme le font certains brillants chercheurs ? »

Elle lui sourit tendrement puis ajouta :

« Peut-être pourrions-nous trouver un terrain d'entente ? J'use de ma magie pour faire naître des sourires sur le visage des enfants. Mais peut-être que je pourrais mettre mes connaissances à votre disposition pour créer quelque chose d'encore plus magnifique ? »
Hilda Wagner
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Mer 11 Nov - 22:33

- Je vous sens réticente. Comprenez bien que, si j’insiste sur votre passé, c'est pour mieux comprendre les dangers potentiels. Si danger il peut y avoir qui pourrait arriver dans le futur de Svir.

Nikolas avait peut être insisté mais la réaction de la femme fortifiait une idée qu'il avait. Elle lui cachait quelque chose d'important. Mais ce qui énervait la fée était surtout le ton que la femme commençait à prendre.

- Sachez que, si je parle de magie avec tant d'aisance, c'est que je suis un être de magie, une fée. Une fée qui œuvre pour le bien des gens sans que cela leur coûte cher. Et oui j'ai fait des choses pour la magie. Peut être bien plus que vous pourrez bien le faire en une vie. Vous osez me demander si j'ai de belles pensées. Regardez autour de vous, et dites-moi si vous voyez de mauvaises pensées en ce lieu. Ce lieu est ma fierté.

Nikolas commençait à être agacé de cette femme. Elle était venue pour trouver un orphelinat, ou pour autre chose ? Voilà ce que se demandait la fée.

- Trouver un terrain d'entente alors que vous remettez en doute mes valeurs morales ? N'est-ce pas quelque peu ironique ? Et, surtout, je ne vois pas en quoi ce que j'ai pu faire pour la magie peut avoir un quelconque lien avec le fait que vous voulez déposer votre petit Svir ici. Je ne vois pas en quoi vos connaissances magiques peuvent avoir un quelconque lien dans cette histoire.

Nikolas regarda la femme d'un air plus ferme, croisant les bras. Il avait l'impression que cette femme ne voulait que l'utiliser dans un but précis. Lequel ? Il n'en avait aucune idée. Mais il n'aimait pas l’idée d’être le jouet de qui que ce soit. Et si elle voulait se jouer de lui, ou d'un seul des cheveux d'un enfant, le Père Noël n’hésiterait pas à se transformer en Père Fouettard, lui donnant un don comme celui du don qui l’empêcherait d’user de toutes sortes de magie qu'elle quelle soit. Un don d’impuissance magique et cela jusqu'à son trépas.


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Hilda Wagner
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Hilda Wagner
Mar 1 Déc - 18:32
Hilda soupira. Etait-ce les restes de sa maladie qui lui donnait mal à la tête ? Elle croisa les bras sous sa poitrine et leva la tête. Ses yeux semblaient chercher des réponses dans les motifs du plafond.

« Vous avez tout à fait raison, monsieur Klaus. Je ne vois pas ce que la magie a à voir avec ma petite friandise sucrée. Svir n'est ni un sorcier ni... un fée ? Une fée ? Je ne sais pas comment on doit dire pour un petit garçon. Il me semble que vous avez dit une fée pour vous tout à l'heure. »

Un bras était toujours croisé en-dessous sa poitrine tandis que le deuxième vint se poser sur ses lèvres. Hilda réfléchissait. Il n'était plus question de laisser la conversation tourner en rond. Elle voulait résoudre les solutions, découvrir pourquoi ils en étaient arrivés à ce stade d'incompréhension.

« Vous savez, monsieur Klaus, si nous insistons tant sur la magie, c'est probablement qu'il y a quelque chose qui doit être fait en ce sens. Je ne sais pas quoi mais maintenant que j'y songe, j'ai cette sensation particulière. Quelque chose que vous les hommes avez nommé « instinct maternel ». Donc voyons... »

Les mains dans le dos, Hilda s'approcha du sapin pour en contempler toute sa splendeur. La belle taille et les épines vertes de vie. La décoration qui témoignait de la folie des enfants et de la rigueur des adultes. Ca donnait un joli mélange qui plaisait beaucoup à Hilda.

« Ma magie me permet, d'un claquement de doigt, de transformer de petites choses en sucrerie. Votre magie a un effet sur le bois. Mmm... Même en croyant mon instinct, je vois difficilement dans quelle direction nous pourrions travailler ensemble... Avez-vous une idée, monsieur Klaus ? »

Ce qui devait arriver arriva. Ils étaient dans un orphelinat et Hilda n'avait toujours vu aucun enfant traîner dans les couloirs ou autres salles. Deux arrivèrent en courrant et en riant. Enfin, le petit garçon courrait, riait et faisait l'avion avec ses bras tendus. Derrière lui se trouvait une petite fille qui essayait de le rattraper. Visiblement, elle était vexée. Au vu de l'état de ses cheveux, l'avion avait du frôlé de trop près sa belle coiffure de noël.

(bruit d'avion ou peut-être d'une espèce de créature nordique volante)

« Wouah ! Dis, Klaus, c'est qui la belle dame ? Elle resta avec nous manger aujourd'hui ? »

La petite fille semblait beaucoup aimer la façon dont Hilda avait coiffé ses longs cheveux bruns dans lesquels se trouvait une mèche grisonnante. Sans compter les belles fourrures qui lui donnait un air de femme venant des belles villes.
Hilda Wagner
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Mer 13 Jan - 23:17

« Vous avez tout à fait raison, monsieur Klaus. Je ne vois pas ce que la magie a à voir avec ma petite friandise sucrée. Svir n'est ni un sorcier ni... un fée ? Une fée ? Je ne sais pas comment on doit dire pour un petit garçon. Il me semble que vous avez dit une fée pour vous tout à l'heure. Vous savez, monsieur Klaus, si nous insistons tant sur la magie, c'est probablement qu'il y a quelque chose qui doit être fait en ce sens. Je ne sais pas quoi mais maintenant que j'y songe, j'ai cette sensation particulière. Quelque chose que vous les hommes avez nommé « instinct maternel ». Donc voyons...   »

Nikolas ne comprenait plus. La femme était venue pour trouver une place pour son petit protégé et maintenant elle parlait de magie, ce qui n'avait rien à voir avec le petit Svir. Mais n'était-elle pas venue pour lui trouver une place dans l'orphelinat ? Nikolas pensa bien à autre chose. Mais non. Cela ne lui plairait pas et il espérait que ce n'était pas le cas. Il n’apprécierait pas.

La fée avait du mal à suivre cette dame. L'instinct maternel... Pour la magie ? Une sorcière, ou plutôt une humaine, pouvait-elle nourrir ce genre de sentiment ? Les humains qui comprenaient si peu la magie... C'était peut-être la fée en lui qui parlait, mais il avait du mal à suivre le raisonnement de la sorcière. Mais les nouvelles paroles de Hilda sortirent Nikolas de ses pensées.

« Ma magie me permet, d'un claquement de doigt, de transformer de petites choses en sucrerie. Votre magie a un effet sur le bois. Mmm... Même en croyant mon instinct, je vois difficilement dans quelle direction nous pourrions travailler ensemble... Avez-vous une idée, monsieur Klaus ? »

Mais avant même qu'il réponde des enfants avaient fait leur apparition. Ils avaient pris la parole de façon plutôt impolie.


- Quelles sont ces manières les enfants ? Je vous aies appris à adresser la parole plus poliment aux adultes.

Il avait beau être la bonté incarnée avec les enfants, la politesse était une chose à laquelle il tenait énormément.

- Allez-vous laver, et rejoignez Yule. Ça va être l'heure du goûter. La dame est là pour un autre enfant.

Les enfants étaient déçus d'avoir été légèrement grondés. Mais ils savaient qu'ils n'avaient pas rendus fier leur père par leur interruption plutôt brute. Nikolas se retourna de nouveau vers la femme.

- Je vais vous parler clairement. J'aimerais savoir pourquoi vous êtes ici. Est-ce bien pour le petit Svir, comme vous l'avez dit au début ? Ou pour parler magie ? Je ne vous comprends plus. Vous parlez de nos magies respectives. Pour vous dire franchement hormis faire des morceaux de bois transformés en sucre je ne vois pas ce que vous voulez dire par « unir nos magies ».

Nikolas avait tout dit. Si elle avait une idée en tête qu'elle le dise, une bonne fois pour toutes. Et il espérait que son intuition ne devienne pas réalité. Tout dépendrait de ce que la femme lui dirait.


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Hilda Wagner
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Hilda Wagner
Ven 15 Jan - 22:09
Pour dire vrai, Hilda aussi ne se comprenait plus vraiment. Etait-ce des restes du Delirium qui l'avait rongé pendant si longtemps ? Ou était-ce les tristes premiers symptômes de la vieillesse ? En fait, peu importait d'où cela provenait car son petit Svir suivait de près les deux petits protégés de monsieur Klaus qui venaient de se faire rouspéter.

« Et bien, qu'est-ce que tu fais là mon petit trésor sucré ? Tu t'es perdu ? »

Svir ne paraissait pas du tout égaré. En fait, il semblait plus gêné par quelque chose.

« Tu sais très bien que tu peux tout me dire. N'est-ce pas ? »

Hilda lui fit son merveilleux sourire de mère. Celui qui absous toutes les bêtises que les enfants pouvaient commetre. Ce genre de sourire qui avait la faculté de chasser les larmes. Un merveilleux sortilège naturel qui paraissait parfois bien plus efficace que tous les médicaments du monde.

« Et bah, c'est que, j'aime pas trop ici. Dis, est-ce qu'on peut rentrer maintenant ? Je préfère ta maison à toi. Elle est pleine de couleurs et de bonbons. J'aime bien les odeurs là-bas et puis... »

Svir baissa la tête puis la releva avec un grand sourire.

« Et puis c'est notremaison à nous ! »

Hilda prit dans ses bras sa petite sucrerie à elle. L'enfant qu'elle avait adopté aussi bien que lui l'avait adopté elle. Ils s'étaient trouvés. Malgré la différence d'âge. Depuis la mort de son Grand Amour lorsqu'elle était encore jeune, Hilda n'avait jamais pensé revivre ces sentiments. Elle serra encore plus fort Svir dans ses bras, enfonçant sa tête dans sa petite épaule pour y dissimuler ses larmes.

Finalement, ils se libérèrent l'un l'autre. Hilda retourna son attention sur le maître de ces lieux et lui annonça :

« Monsieur Klaus, je vous remercie de votre accueil. Je m'excuse si je vous ai fait perdre votre temps. Je vous remercie encore une fois et je vous souhaite toutes les meilleures choses que vous puissiez désirer. Svir et moi allons reprendre la route de notre maison. »

Notre maison. C'était incroyable de penser que deux mots seulement puissent contenir autant de pouvoir.

Notre maison.
Hilda Wagner
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