Partagez | 
 

 Glinda, sorcière du sud

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
avatar
✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Shísān Wǔ, Orendi


MessageSujet: Glinda, sorcière du sud   Lun 7 Sep - 12:54
Il était une fois...

Derrière l'écran

Pseudo - So-chan
Avatar - Charlotte La Bouff, La princesse et la grenouille

Mon image

Rapide portrait


Personnage de conte - Glinda, la sorcière du Sud – Le Magicien d'Oz
Nationalité / Origine - D'origine austro-hongroise, vit depuis quelques années à Emerald
Profession - Dame mondaine, propriétaire d'un grand magasin sur Emerald, empoisonneuse et faiseuse d'anges dans le privé
Groupe - Sorcières
Pouvoir - Résistance aux toxines. Ce pouvoir s'est développé à force d'inhaler les effluves de ses potions. Comme un anti-corps se formant pour contrer une bactérie.

particularités

Malgré ses trente-cinq ans, Hildegarde demeure une enfant capricieuse. Une dame ose porter les mêmes atours qu'elle lors d'une soirée ? Elle se fera fort de laver l'affront par quelques gouttes de poison dans un verre, ou du vitriol lancé au visage par le biais d'un tiers afin d'éviter d'être découverte.

Originellement, Hildegarde pratiquait une magie saine, permettant de créer quelques maléfices aux vertus bénéfiques. Mais la sorcière préféra pousser plus loin, œuvrer sur le plan inverse, s'intéressant aux toxines et poisons. Elle crée ainsi des breuvages permettant de perdre un enfant, d'enlaidir une personne, par exemple.

Vit dans la rue Quadling, au sud d'Emerald.

Possède une ménagerie dont un singe ailé.

Adore s'entourer d'une cour de « mignonnes » : des demoiselles d'Emerald, plus jeunes qu'elles, qui ont su se distinguer par leurs talents ou leurs raffinements de caractère. Certaines ont droit à des cours de sorcellerie de la part d'Hildegarde.

caractère

Hildegarde impose. Hildegarde s'impose. Elle se déplace comme si elle était actrice sur une scène de théâtre, jouant de l'éventail pour appuyer ses propos, accentuant chaque parole de grands gestes, d'éclats de voix puissantes. Hildegarde ne parle pas, elle hurle, elle s'exprime par chaque pore de sa peau, fait connaître à tous sa présence. Faire tapisserie en se rencognant dans un coin de salle, oh ça non, elle a passé l'âge de ces timidités de vierge. Hildegarde est une dame du monde, une mondaine qui ouvre les portes à grands fracas, s'immisce dans les conversations, s'infiltre dans les groupes, valse d'une table de jeu à une autre. Elle veut être sur toutes les lèvres, dans tous les regards, éclore dans les pensées de chacun. Elle est une actrice en quête de public. Affection, mépris, peu lui importe les sentiments à son égard, tant qu'on songe à elle. Tant qu'on ne l'oublie pas. Tant qu'elle ne disparaît pas des mémoires.

Hildegarde est cette tante que toute la famille définit comme « une extravagante ». Là où le commun hésite, recule, brandit le panneau de la bienséance, l'Austro-Hongroise y saute à pieds joints sans filet. La France s'éveille, et les tenues de ces dames du dernier siècle font scandale ? Quelques jours après, soirée à Vienne, voilà que dame Hildegarde Müller se pavane en robe à la française, outrageant les dames, manquant de déclencher plus d'un adultère – et brisant quelques couples déjà bien fragilisés. La dame change de tenue selon ses envies, veillera toujours à être dans le « dernier chic », tout en apportant sa touche d'extravagance. Des plumes viennent faire bouffer son col, lui donnant des airs d'oiseau exotique. Ses cheveux sont sculptés, parés de breloques. Lors d'un bal costumé, elle osa même, sous couvert de l'anonymat, se vêtir en homme et aller séduire quelques dames qui furent bien perplexes de rencontrer homme si galant.

L'extravagance ne s'arrête pas à la tenue, elle occupe entièrement le comportement de l'Austro-Hongroise. Des excentricités de veuve. Dame Hildegarde a déjà été vu se pavanant dans les rues d'Emerald, avec un singe ailé sur l'épaule, ou promenant un paon. Ce ne sont là que quelques artifices pour combler ce besoin obsessionnel d'être vue.

Les mondaines ont l'hypocrisie, en guise d'honneur, et Hildegarde en fait partie. Sourire sur demande, feindre l'embarras – que d'actions dignes d'une actrice de théâtre, apprises dès le plus jeune âge. Hildegarde a beau vous ensevelir sous d'exquis « Ma mignonne », de douces caresses, cela ne veut pas pour autant dire qu'elle vous à la bonne. Surtout si vous êtes un membre de la noblesse – elle exècre ce troupeau autant que les Androïdes. Elle vous cajolera, pour mieux sonder vos faiblesses et vous proposer, si le malheur vous touche, ses services de sorcière. Empoisonner un ennemi, défigurer une rivale, rendre un homme impuissant – ce sont là des remèdes qui pourrait vous tenter... et se retourner contre vous. Une sorcière, même vêtue de soie, demeure une sorcière. Ses contrats sont à double-tranchant.


passage sur la piste

Août 5 – Emerald

Le grand magasin La Voie pavée d'Or resplendissait. On pouvait médire tout son soûl sur la veuve Müller, tous pouvaient convenir qu'elle savait faire sensation. Les multiples lampes électriques, aux ampoules teintées de vert, semblaient donner une vie propre à l'architecture des lieux. Le grand magasin n'était plus qu'un palais aux multiples nuances de vert, où l'émeraude primait sur tout. Sous l'effet de cette lumière tous les invités semblaient avoir la peau verte. Les épaisses lunettes qui leur ceignaient les yeux, pour leur empêcher d'avoir la rétine brûlée, leur conférait un air presque futuriste – des voyageurs venus d'un lointain avenir, se gaussant du passé.

Noyée dans sa robe – un amoncellement de mousseline vert pomme au décolleté à la française – Hildegarde Müller, propriétaire de ces lieux, maîtresse en son château, exultait. Les festivités ne cessaient de s’enchaîner dans la belle ville d'Emerald depuis que les vaccins avaient été prodigués. L'élite tâchait de noyer les affres de la douleur, et du deuil, en se jetant à corps perdu dans la beuverie, et l'orgie. Hildegarde n'avait pu laisser passer l'occasion. Sa fête devait être une réussite, et supplanter celles passées, et à venir.

Si tu les voyais Elphie. Ironiquement, ce soir, ils te ressemblent. Même moi. Tu aurais fait sensation dans cette ville, tu sais. Ils auraient vu, sur ta peau, un écho à la couleur fétiche de leur ville. Mais ça ne t'aurait pas plu qu'ils te le disent. Cette ville, tu l'as toujours exécré.

Hildegarde porta la flûte de champagne à ses lèvres. Elle inspira à brèves reprises, leva les yeux au ciel en battant des cils. Retenir ses larmes, juste laisser les yeux s'humidifier pour ensuite prendre l'air charmé, passionné, d'une dame prenant à cœur le bonheur de ses invités.

Parfait Hilde. Tu aurais du être actrice. Père s'en serait étouffé de rage.

L'Austro-Hongroise entra dans la danse, s'immisçant dans la foule avec la grâce d'un paquebot devant louvoyer entre de dangereux icebergs. Les formules d'usages furent échangés, bien plus d'une fois. Une famille, récemment arrivée du Kansas, lui présenta même leur fille. Une exquise demoiselle prénommée Dorothea. Même vêtue de jolis atours candides, la demoiselle fleurait bon la vie campagnarde – progéniture d'une petite bourgeoisie ayant réussi à monter en grade.

Hildegarde se pencha pour admirer l'adorable frimousse, la silhouette de jeune fille toute en rondeurs. Cette enfant-là allait faire battre plus d'un cœur.

« Ma mignonne, je suis forte aise que votre présence illumine la cité d'Emerald. » Sans prévenir, Hildegarde sauta du coq à l'âne. « Aimez-vous la sorcellerie ? »
« C'est que, madame... » Dorothea chercha, du regard, l'appui de sa mère, mais ne la trouvant pas, se permit d'user de franchise. « Êtes-vous une bonne ou une mauvaise sorcière ? »

Si innocente.

« Sachez, ma mignonne, qu'en ce monde, rien n'est totalement bon, ni mauvais. Si les échecs devaient représenter fidèlement le monde, l'on ne jouerait qu'avec des pièces grises. Je suis mauvaise seulement avec ceux qui le méritent, et bonne de la même façon. Si vous êtes une fille bien éduquée, et je suis certaine que vous l'êtes, je serais bonne pour vous. »

La bouche de Dorothea s'ouvrit, se referma, cherchant les bonnes paroles à prononcer. Elle finit par hocher la tête, contrite. Hildegarde lui adressa un dernier sourire avant de se redresser, et de féliciter les parents de la création d'une si belle progéniture.

« Cette enfant ira loin, j'en suis persuadée. Sachez que si la sorcellerie l'intéresse, je me ferais fort de la lui enseigner. Je suis un très bon professeur. »

Et j'ai eu d'excellents professeurs, songea-t-elle en continuant de mener ses salutations. Mère, cette préceptrice particulière, et toi Elphie.

Elphie. Elphaba. Sorcière comme elle, n'ayant pas peur de se tâcher les mains. Elphie et sa peau verte qui avait toujours intrigué Hildegarde. Elphie, l'amie de pensionnat, celle qui lui avait rendu visite alors qu'elle s'était renfermée, fuyant le monde.

Les mains d'Hildegarde poussèrent les battants des portes menant au balcon. Accoudée à la rambarde, la sorcière pouvait voir la cité en contrebas, les demeures les plus lointaines plongées dans une semi-obscurité.

Hildegarde avait beau avoir sa place dans la cité, être présente à toutes les mondanités, posséder un carnet empli de noms et d'adresses, elle demeurait seule. Sa main glissa sur son ventre, désormais vide depuis près d'un an.

Plus d'enfant, plus d'époux, quant à Elphie... Elle n'a jamais pu vivre en cage.

Et Hildegarde aimait bien trop sa position pour tout jeter aux orties, et courir les routes.

Un froissement de tissus se fit entendre. Hildegarde se retourna, large sourire sur le visage masquant le fait qu'elle n’appréciait guère d'être dérangée. En un coup d’œil, la sorcière traça l'identité de la femme qui se tenait à la lisière du balcon, presque recroquevillée sur elle-même. Brune sans saveur au teint sombre (probablement dû à quelques origines hispaniques ou à un métissage malencontreux), Miss Peterson aurait pu être une belle femme. Si elle n'était pas si focalisée sur ses défauts, et cessait de craindre de tomber malade à chaque instant. Le Delirium n'avait fait qu'accentuer ce problème. On ne la voyait plus se départir de son mouchoir imbibé d'une eau de toilette si puissante que, désormais, on pouvait suivre sa propriétaire à la trace.

Hildegarde ouvrit grand les bras, enserrant l'infortunée Miss Peterson dans une étreinte à vous couper le souffle.

« Ma chèèèère. Vous êtes rayonnante aujourd'hui ! » Ce qui était faux. La lueur verte la rendait plus maladive encore. « Vous n'êtes pas venue avec votre exquis époux ? »
« Justement, je... » La femme observait les alentours avec des mines de biche effarouchée. « Je voudrais vous parler... à ce sujet. »

C'est l'heure du contrat, ma fille.

Hildegarde laissa tomber les mondanités. Son dos se redressa, par réflexe. Son sourire avait disparu, ne montrant, désormais, qu'une expression sérieuse. Le visage de la femme d'affaires.

« Suivez-moi. »

Frôlant les murs, préférant les couloirs aux vastes halls, l'Austro-Hongroise mena Miss Peterson jusqu'au bureau de feu son époux. Désormais le sien lorsque, d'aventure, elle venait elle-même surveiller le grand magasin. Refermant la porte, Hildegarde prit le temps de s'asseoir dans son siège, de l'autre côté du bureau, avant de faire comprendre à son invitée qu'elle pouvait prendre la parole.

Ce fut comme ôter le bouchon d'un évier plein – l'eau se déversa avec une rapidité étonnante. Les doigts de Miss Peterson serraient le bord du bureau tout le long de sa réplique. Hildegarde se contentait de hocher la tête.

« L'alcool, la frénésie de la fête, la peur de ne pas survivre le lendemain... Nous sommes si faibles nous, femmes. Cet amant d'une nuit a-t-il, au moins, été satisfaisant ? » Face à la mine atterrée de son interlocutrice, Hildegarde chassa le trouble d'un rire. « Ne soyez pas si morose, ma chère. Venez demain, à la première heure, frapper à la porte de ma demeure. J'aurais confectionné un breuvage qui vous permettra d'effacer tout... désagrément de ce petit écart de conduite. Votre cher époux n'en saura rien. »
« Mais... Si cela ne fonctionnait pas... »
« En ce cas, venez me voir. Je ferais chauffer l'aiguille... »

Miss Peterson hocha la tête. Il n'y avait nulle autre réponse à faire. Passant une main autour de ses épaules, Hildegarde la ramena auprès des invités, au cœur de la fête, déposant un baiser sur sa joue en guise de remontant. Pour sûr que si le marmot dans son tiroir n'était pas délogé au plus vite, elle succomberait à un accouchement. Si son époux ne la rejetait pas d'ici là.

Hildegarde eut un haussement d'épaules. Tant que les termes du contrat étaient rigoureusement respectés, ses clients pouvaient faire ce qu'ils voulaient. Miss Peterson viendrait probablement la voir demain matin, à la première heure, et trop écervelée pour réfléchir, signerait le contrat sans en lire les petites lignes. Et écouterait à demi les recommandations d'usage.

Pas plus de deux gouttes par jour, Miss Peterson. Ne le buvez pas à jeun, ni pur, il faut le diluer. Cette sotte le boira sûrement plein et entier son breuvage. Certaine que ça ira plus vite. Elle mourra dans son propre sang. Oh l'enfant sera perdu, mais elle aussi.

Hildegarde eut un soupir de tragédienne.

Comme si je n'avais pas assisté à d'assez nombreux enterrements. Le noir n'a jamais convenu à mon teint.

Il n'y avait qu'à Elphaba que le noir allait si bien.
(c) fiche crée par rits-u sur epicode
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
avatar

MessageSujet: Re: Glinda, sorcière du sud   Mar 8 Sep - 20:41
Huhuhu

Une faiseuse d'anges en plus d'un beau magasin vert, absolument perfect 8D
J'aime la double-face d'Hildegarde aussi, comme le passage où elle adresse un grand sourire alors qu'elle n'aime pas être dérangée 8D

Et c'est avec des cupcakes au glaçage vert émeraude (même si absinthe c'est mieux), que cette mondaine de la cité volante se colore des pigments des sorcières.

Validé avec les honneurs !
Maintenant que les portes de l'univers du forum te sont ouverts, voici quelques clefs pour t'aider à ne pas te perdre.

✘ Pour trouver un compagnon de RP.
✘ Le mémoire qui te permet de rédiger un suivi du parcours de ton personnage.
✘ Les réseaux sociaux pour mener des relations épistolaires, par exemple.

Passe un bon séjour parmi nous, et ne t'écarte point du chemin. Le loup veille.
Revenir en haut Aller en bas
 

Glinda, sorcière du sud

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: Il était une fois, dans un lointain royaume... :: Faire son entrée dans le monde :: Accomplir son destin-


saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat