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 An 3. Il faut vivre pour manger

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Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
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MessageSujet: An 3. Il faut vivre pour manger   Ven 11 Sep - 1:16
Le voyage en train, aussi rapide soit-il, avait paru bien trop long aux yeux de Hildegarde. Elle allait poser le pied dans l'empire Russe – jamais encore elle n'avait voyagé aussi loin. C'était là sa première excursion dans un autre pays, qui plus est en compagnie de son époux qui avait tenté de l'apaiser durant tout le voyage. Le babillage assommant de l'Austro-Hongroise n'avait cessé que lorsque son époux, Gerhard, lui avait mis dans les mains quelques denrées sucrées achetées au wagon-restaurant. Hildegarde avait alors entrepris de dévorer les friandises, laissant tout loisir à son cher mari de se reposer en lisant.

Lorsque le train entra en gare, Hildegarde bondit littéralement sur le quai. Avec effervescence, elle s'extasiait sur tout ce qu'elle voyait. Les tenues des Russes, si différentes de son pays, leur parler rude qui l'amusait plus que de raison, les attitudes, et autres micros-détails si... pittoresques.

Gerhard manqua de faire exploser son cœur de ravissement lorsqu'il lui proposa, après avoir fait envoyé leurs bagages à l'hôtel, de lui laisser carte blanche pour quelques heures.

« Selon mes sources... » Autrement dit ses quelques recherches dans des prospectus pour touristes. « Il existe un quartier marchand tout près d'ici. Dans cette direction. » Gerhard pointa la rue avec sa canne, depuis le parvis de la gare. « C'est un quartier sûr. N'en sortez pas, et tout devrait aller pour le mieux. Je puis vous faire confiance, n'est-ce pas ? »
« Bien entendu. »

Hey, un mari qui vous laisse un peu de liberté et ne vous collait pas un chaperon, ça ne courait pas les rues. Les époux se mirent d'accord sur l'heure des retrouvailles : dix-sept heures, devant l'hôtel durant lequel ils passeraient leur séjour. Hildegarde salua son mari, et s'empressa de rejoindre le quartier indiqué.

Elle se noya, avec délices, au sein de la foule qui vint la happer, aussi houleuse qu'une mer démontée. Même les mendiants lui arrachaient un sourire comme si, dans ce pays, ils prenaient un autre visage, plus affables.

Tant de choses à voir, et si peu de temps devant elle. Hildegarde valsait d'une vitrine à une autre, ne sachant où s'arrêter. Sous la lumière du pays étranger, à la culture encore inconnue, tout paraissait différent.

Un pavé, délogé, lui fit perdre l'équilibre. Lâchant un cri de surprise, Hildegarde tendit les mains en avant, tentant d'agripper quelque chose, n'importe quoi qui puisse enrayer sa chute. Ses mains trouvèrent un tissu, ses ongles s'y accrochèrent avec l'énergie du désespoir. Les mains de l'Austro-Hongroise venaient de saisir la manche d'un badaud.
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Maksim Makarov
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Sam 12 Sep - 15:36
Il crevait presque de chaud. Vétu comme pour une expédition en montagne, Maksim Makarov avait presque oublié que quelques degrés de différences rendait à la ville un climat presque trop tempéré à son gout. Ajouté à cela l’odeur… plutôt les milliers d’odeurs différentes se mélangeant en dépit du bon sens qui remuglaient entre les rues. Cela aurait pu le parasiter, mais il avait appris à discerner et séparer les odeurs, en occulter certaines, en faire ressortir d’autres. Ainsi cette échoppe avait très certainement cette épice rare qu’il venait chercher. Cette autre avait une hygiène décidément trop douteuse.
Ce voyage à la grande ville, il le faisait de temps en temps pour racheter quelques denrées qu’il ne trouvait pas chez lui. Sa famille le raillait. Quelle lubie de tout accommoder selon telle ou telle sauce. Le fait est qu’ils n’entendaient rien à la cuisine délicate et raffinée, mais ils étaient bien heureux de pouvoir goûter à son savoir-faire. Quand il s’était fâché avec son père, sa mère se faisant porte parole de ses frères et sœurs, oncles, tantes et autres cousins, l’avait supplier de revenir, n’en pouvant plus du ragoût plein de bouts d’os broyés. Ils s’étaient habitués mine de rien à manger bien et bon.
Sa quête du jour l’emmenait à chercher du laurier noble. Il savait qu’on pouvait parfois en trouver mais il fallait avoir de la chance, cette plante ne poussant pas en Russie. Il sentait que cette fois, il pourrait bien avoir de la chance, son flair le trompait rarement.
Soudain une brusque attraction vers le sol se fit sentir par son bras. Prenant appui sur son bâton de marche, il retint sans trop de peine et découvrit pendue à son bras ce qui semblait être une étrangère en mal d’équilibre. Lui lançant d’abord un regard aussi peu avenant qu’un marais gelé, il se reprit. Une étrangère. Sa curiosité était souvent presque aussi forte que sa gourmandise, les deux allant presque toujours de paire.


- Mademoiselle ?
Maksim quand Hildegarde le rencontre ce jour là.:
 


Dernière édition par Maksim Makarov le Dim 13 Sep - 15:01, édité 5 fois
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Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Sam 12 Sep - 21:54
Le regard de l'homme l'avait cloué sur place. Deux piques à glace venaient de se planter en elle – Hildegarde se sentait comme un papillon épinglé par un collectionneur. L'homme avait tout du Russe moyen. La stature, les habits en fourrure – dont le chapeau typique, la pilosité développée comme cette barbe qui lui dévorait le menton. Les quelques mots prononcés par l'inconnu arrachèrent un rire nerveux à Hildegarde. La dame se remit debout, époussetant sa robe.

« Oh monsieur je ne suis plus une demoiselle depuis... »

Oui tiens, bonne question, depuis quand ? Hildegarde compta sur ses doigts.

« Au bas mot depuis une douzaine d'années. Mais c'est flatteur que vous disiez cela, je parais donc bien plus jeune. »

Des deux mains, Hildegarde se recoiffa, tentant de faire bouffer ses cheveux à défaut d'être une poule et d'avoir des plumes. C'est qu'elle était véritablement flattée la petite dame. Tactile, elle posa sa main sur celle du Russe.

« Oh je parle, je déblatère en espagnol, mais peut-être ne comprenez-vous pas bien la langue ? »

Même si l'espagnol était la langue commune en Europe, et qu'elle avait bien compris le terme utilisé par l'inconnu, il ne connaissait peut être que quelques bribes. Hildegarde reprit la conversation, en allemand cette fois.

« L'allemand peut-être ? Je suis étrangère en cette cité, et j'aimerais visiter... Vous connaissez des lieux à ne pas manquer ? »


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Maksim Makarov
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Dim 13 Sep - 17:15
Comme à chaque fois qu’il lancait à un humain un regard sans artifice, la jeune dame paru adopter l’espace d’un instant le rôle de la proie qui lui échoyait d’office. C’était inévitable. Mais il avait donné le change à temps et celle ci se mit à pépier comme une petite poularde échapée de son poulailler. Elle n’avait pas été longue à se remettre en confiance ! Il reconnu la langue qu’elle parlait, mais il la comprenait mal et la parlait encore plus mal, n’en ayant pas usage au fin fond de sa campagne russe.
Elle posa sa main sur lui. L’oiseau semblait ne vraiment pas être sauvage. Un oiseau de volière, peu habitué à se méfier des prédateurs qu’il n’imaginait pas. Il n’esquissa pas un geste pour se dérober, bien que les contacts lui coutaient. Il semblait même l’écouter attentivement, guettant le moment ou elle comprendrait qu’il ne pipait mot de ce qu’elle pouvait lui raconter.
Ce qui fini par arriver. Avait elle besoin d’un sourire d’encouragement ? Cela semblait même superflu.
« L'allemand peut-être ? Je suis étrangère en cette cité, et j'aimerais visiter... Vous connaissez des lieux à ne pas manquer ? »


L’allemand il connaissait déjà mieux. Une de ses tantes, femme d’un frère de son père était allemande. Il avait donc apprit les bases. Dans sa famille, il valait mieux que tout le monde se comprenne un minimum pour que cela se passe bien.
Mais… le prenait-elle pour un guide touristique ? peut-être qu’il se fondait encore mieux dans la foule qu’il ne l’avait espéré. Tout de même, il trouvait cela vaguement vexant.
Il émanait d’elle des réminiscences sucrées. Elle avait du se nourrir de confiseries durant la journée même.  Elle était très certainement gourmande, ce qui jouât en sa faveur. Ou non, selon le point de vue duquel on se place. Elle était étrangère, donc, et semblait esseulée et quelque peu perdue. C’était limite de la provocation. Il répondit de sa voix légèrement gutturale.
- Je comprend l’allemand. Je n’habite pas cette ville, mais je connais quelques bons endroits où s’y restaurer, si vous le désirez. Peut être y croiserez vous quelqu’un plus à même de vous aider.
De fait les seuls endroits dont il était sur avaient bien évidement un lien avec la restauration. C’était un des seuls sujets sur lequel il pouvait mettre en confiance à coup sur le plus rétif des animaux.
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Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Dim 13 Sep - 23:09
Oh, il parlait allemand. Merveilleux ! Hildegarde en joignit les mains de bonheur. L'Austro-Hongroise papillota même des cils.

« Me restaurer ? Vilain, vous savez que je ne peux dire non à de la nourriture. »

L'Austro-Hongroise parlait au Russe comme s'ils se trouvaient au sein d'une soirée mondaine, ou d'un salon, devisant tout en prenant le thé. Comme l'homme ne l'avait pas repoussé, la femme l'avait adopté. Comme on adopte un chiot trouvé au coin de la rue. Tactile, la femme osa même briser les limites en agrippant le bras de Maksim. Toute petite aux côtés du Russe, elle leva la tête. On aurait dit une petite fille tenant la main à un géant.

« J'accepte grandement votre proposition. Êtes-vous fort occupé pour vouloir si, rapidement, m'abandonner ? »

Stoppant son babillage quelques secondes, Hildegarde se frappa le front. Sa bouche formait un « O » parfait.

« Oh que je suis sotte ! J'ai oublié les principes même de la bienséance... »

Hildegarde se détacha de Maksim, et s'inclina en une délicate révérence.

« Frau Hildegarde Müller pour vous servir. Monsieur ? »
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Maksim Makarov
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Lun 14 Sep - 0:29
Etait il possible d'être donc aussi peu sauvage ? Il en fut presque décontenancé. Mais après tout, il n'y connaissait pas grand chose en relationnel, et encore moins en étrangers. Cependant, il était toujours aussi curieux. La jeune femme manifestait une exubérance que même les adolescentes de son village gardaient pour elles. Elle semblait mettre un point d’honneur à exprimer abondamment chaque humeur qui la prenait.


« Me restaurer ? Vilain, vous savez que je ne peux dire non à de la nourriture. »


Comment aurait-il pu le savoir ! Etait ce de l’humour ? Il n’entendait pas grand chose à ce langage. Son propre humour trouvant rarement auditeur réceptif. Il ne pouvait pas le savoir, cela dit, il n’en fut pas surpris, comme il l’avait deviné, la petite créature était gourmande.


Voilà maintenant qu’elle s’accrochait à son bras comme s’ils sortaient de la même couvée. Ce petit bout de femme était décidement curieux et semblait ne pas connaitre la définition de réserve. Mais il ne la repoussa pas, il était habituellement bien plus dur d’amadouer qu’il avait envie de voir jusqu’où cela pourrait aller. A coté de lui, le contraste était saisissant, ils devaient former un couple bien curieux. Il eu la vision incongrue d’un rayon de miel dégorgeant. Il y avait bien cette recette de perdrix agrémentée d’un coulis de sirop qu’il avait eu envie d’essayer il y a peu…


« J'accepte grandement votre proposition. Êtes-vous fort occupé pour vouloir si, rapidement, m'abandonner ? »


Là, il était à peu prêt certain que c’était une tournure de phrase. S’il avait voulu l’abandonner, il l’aurait laissée sur place sans manifester plus de délicatesse. Il le pensait comme une évidence, et aurait trouvé curieux que d’autres imaginent une autre façon de faire. Dire qu’il était un peu frustre était un léger euphémisme. 


- L’heure du repas approchant, c’est de toute facon ce que je peux vous proposer de mieux pour l’instant. Et ce que j'allais faire pour moi même. Peut être quelqu’un d’autre saura mieux vous renseigner, je n’ai que peu de connaissances de la ville, je viens ici pour acheter…


Pour la deuxième fois, il prononcait des phrases de plus de 5 mots. Il n’était pas connu pour être très loquace habituellement. Est ce qu’elle était contagieuse par hasard ?


… pour acheter des denrées. Je suis cuisinier.


Comme si cette précision avait une quelconque importance. Elle n’avait même pas besoin d’appat, elle était déjà suspendue à son bras.


« Oh que je suis sotte ! J'ai oublié les principes même de la bienséance...  Frau Hildegarde Müller pour vous servir. Monsieur ? »


Il failli sourire à sa définition de la bienséance.


- Makarov, Maksim, Frau Müller. Avez vous une préférence, cullinairement parlant ?
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Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Lun 14 Sep - 20:42
Maksim Makarov. Voilà un nom aux consonances indéniablement slaves. La poule qu'était Hildegarde se recolla au renard qu'était le Russe. Sans même se méfier du moindre danger émanant de cet homme. Dans l'esprit d'Hildegarde, seule la noblesse représentait un danger – ça, et les criminels notoires que la justice avait su mettre sous les verrous, ou avait fait connaître le profil via les journaux. Puis pourquoi se méfierait-elle d'un cuisinier ?

« J'ai toujours souhaité goûter un bœuf Stroganov. J'apprécie la viande finement relevée. Un plat sans assaisonnement est aussi fade qu'une soirée de célibataire.Une soirée sans bal, ni invités, ni musique. Aussi fade qu'un enterrement. »

Les semelles des bottines de Hildegarde claquèrent tandis qu'elle cheminait aux côtés de Maksim. Ses mains avaient, à nouveau, agrippés le bras du Russe, l'obligeant à marcher bras dessus bras dessous. Il ne manquait plus que l'Austro-Hongroise ait une ombrelle à la main pour parfaire le tableau.

Hildegarde trottinait pour suivre les grandes enjambées de Maksim. Avec son absence de retenue qui lui était coutumière, l'Austro-Hongroise commentait tout ce qui attirait son regard. Comblait le silence qui aurait pu régner entre elle et Maksim.

« Quel étrange alphabet que le cyrillique, je n'y entends goutte. Heureusement que les vitrines permettent de voir ce que les boutiques vendent. Or donc, vous êtes cuisinier ? Vous travaillez dans un restaurant ? Je serais ravie de voir vos compétences en jeu. »

Hildegarde sautilla par-dessus une flaque d'eau, se souriant à elle-même face à cet exploit. Elle se colla davantage à Maksim pour lui chuchoter à l'oreille.

« Vous savez, j'ai un carnet de connaissances, triées sur le volet... Si vous cherchez du travail... »
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Maksim Makarov
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Mar 15 Sep - 0:01
Ils se mirent à avancer dans la rue, elle toujours accrochée à son bras, réussissant miraculeusement à se tenir à sa hauteur. 
« J'ai toujours souhaité goûter un bœuf Stroganov. J'apprécie la viande finement relevée. Un plat sans assaisonnement est aussi fade qu'une soirée de célibataire.Une soirée sans bal, ni invités, ni musique. Aussi fade qu'un enterrement. »
- Au moins cela ne devrait pas être compliqué à trouver, un boeuf Stroganov. Je pense savoir ou trouver votre bonheur.
Non, pas compliqué. Trouver un BON bœuf Stroganov serait peut-être un peu plus délicat, mais il connaissait les adresses. Quand aux assaisonnements… il ne pouvait pas la contredire. Cependant, déjeuner avec cette femme, c’était… comment il aurait pu décrire cela ? Vous imaginez-vous manger à la même table que la biche que vous vous apprêtez à abattre ? Cela avait un petit coté de transgression qui n’était pas forcément pour lui déplaire.
La dame semblait presque auto-suffisante en matière de discussion. Au moins il n’aurait pas à faire cet effort-là.
« Quel étrange alphabet que le cyrillique, je n'y entends goutte. Heureusement que les vitrines permettent de voir ce que les boutiques vendent. Or donc, vous êtes cuisinier ? Vous travaillez dans un restaurant ? Je serais ravie de voir vos compétences en jeu. »
- Actuellement, je ne travaille que pour moi… et ma famille. Quand à voir mes compétences, j’ai bien peur - si elle savait - que cela ne soit pas possible. Je n’habite pas ici mais à plusieurs heures de marches de cette ville, dans un petit village un peu plus haut.
Cependant, au moment où elle avait émit ce souhait, une idée tordue germait dans son esprit. Cela relevait certainement de la perversion, mais il n’avait il n’avait pas la pudeur de la moralité. Et quelle douce jouissance de la voir se repaître des mets qu’il lui aurait préparé, des mets qu’elle n’aurait jamais eu l’occasion, se délecter de ses réactions, avant de la déguster elle même. Peut être que l’étrangère en mal de tourisme accepterait une balade à quelques heures de marche, parce que pour se faire, il faudrait évidemment qu’elle vienne de son plein gré. Cela serait encore plus savoureux.
Déjà la faire manger tout court. Quelque chose lui disait de lui faire passer une espèce de test, voir si elle était digne de l’honneur qu’il lui ferait. Donc non seulement chercher une auberge avec de bonnes spécialités, mais trouver la meilleure.
« Vous savez, j'ai un carnet de connaissances, triées sur le volet... Si vous cherchez du travail... »
Il ne cherchait pas du travail, mais cela lui ouvrait une autre perspective. Mener cette expérience à plus grande échelle. Il dut calmer ses esprits. Son sourire ne devait pas le trahir. Il lui répondit aussi posément que précédemment, laisser entrevoir une attache possible.
- Frau Müller, pour l’instant ma situation me convient, mais nous pourrons toujours en discuter, qui sait si je ne serai pas tenté. Tenez, nous allons tourner par là, je crois que nous ne sommes plus très loin.
Ils traversèrent encore quelques rues, et à l’angle de l’une d’elles, une devanture qui ne payait pas de mine révélait effectivement une petite auberge. En effet il fallait vraiment être du coin pour connaitre l’endroit. Chose que n’était pas Maksim. Mais il avait “senti”, ici, les arômes étaient aussi délicats que nobles, contre toute attente. Son odorat ne le trompait jamais. Il lui expliquât de ne pas se fier à l’apparence, mais que si elle le voulait bien, ils ferait halte à cet endroit.
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Hildegarde Müller
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Mer 16 Sep - 14:47
Mais comment peut-on être cuisinier si on officiait qu'au sein de sa famille ? Peut-être était-ce là un terme pour désigner la famille de ses employeurs. Hildegarde s'imagina donc que le Russe œuvrait comme une domestique au sein d'une famille noble, ou bourgeoise du pays. Quelque part au sein de la campagne reculée, d'après ce qu'elle déduisait de ses paroles. Elle en apprendrait, probablement plus, au fil de la conversation.

Tournant comme lui avait indiqué le Russe, Hildegarde eut une moue dubitative face à l'auberge. Néanmoins, elle se rangea aux critiques du cuisinier.

« Vous avez fort raison. C'est comme les dames. Les laiderons peuvent se révéler les plus enrichissantes en matière de conversations. Alors que les beautés... Elles s'étouffent dans leur propre orgueil, et cancanent pire que des oies. »

Et toute beauté peut être enlaidie. Quelques gouttes glissées dans un verre, et le tour était joué. Hildegarde eut un sourire entendu en songeant à cette baronne à la langue trop pendue. Quelques jours avaient suffi pour couvrir son visage de marques ignobles rappelant la vérole. Depuis l'on fuyait cette femme comme la peste.

Hildegarde franchit la porte de l'auberge, aux côtés de Maksim. La chaleur fit rosir ses joues instantanément. L'Austro-Hongroise ôta son chapeau, laissant son regard balayer l'intérieur. Simple, à l'image de la devanture, mais incontestablement propre. Hildegarde avait promené son doigt sur une table, frottant son index contre son pouce à la recherche du moindre grain de poussière.

L'arrivée de la dame avait titillé la curiosité de quelques clients. Des regards se levaient des chopines, tâchant de comprendre le lien qui unissait deux êtres aussi opposés. Faisant fi de ces mines, Hildegarde louvoya entre les tables, finissant par se poser à une place qu'elle s'attitra directement.

« Ici nous serons très bien. »

Hildegarde s'assit à une table, au fond de la salle. Autour d'elle s'agglutinaient les clients modestes de la Russie : ouvriers profitant d'une pause pour se désaltérer, mercenaires en quête d'un contrat, et autres individus à la pilosité fournie. Petite poule encerclée par des ours, Hildegarde déposa son chapeau au bout de la table, se renfonçant dans son siège.

« Ma foi cette auberge est tout à fait charmante. Monsieur Makarov, prenez ce que vous souhaitez. Aujourd'hui, c'est moi qui régale. »
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Maksim Makarov
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Jeu 17 Sep - 0:35
L’endroit sembla avoir l’heur de plaire à la dame. Bien évidemment, ils ne manquèrent pas d’attirer le regard des locaux, et elle eu tôt fait de les attirer tout court.
S’il avait espéré avoir trouvé un endroit sans trop de monde, il en avait été pour ses frais. Elle avait choisi d’office une place, et les clients étaient agglutinés autours d’elle comme les fourmis s'agglutinent autour du miel. Ce miel-là était le sien, c’était pas pour laisser une bande d’insectes venir empiéter sur son territoire.
D’une voix pourtant pas spécialement forte, mais dont l'intonation faisait sentir l’homme habitué à être obéit, il lança quelques mots en russe, et les hommes s’écartèrent, en râlant, mais s’écartèrent tout de même. Il se félicitait d’avoir toujours su parler aux humains comme le berger mène son troupeau. C’était dans l’ordre naturel des choses.
« Ma foi cette auberge est tout à fait charmante. Monsieur Makarov, prenez ce que vous souhaitez. Aujourd'hui, c'est moi qui régale. »
Vraiment ? Elle n’allait pas être déçue. L’expression “manger comme un ogre” avait un sens propre et un sens figuré, et il répondait aux deux définitions. 
- C’est bien aimable à vous, madame. Mais peut-être allez vous regretter cette proposition. J’ai un appétit qui n’est pas timide. Vous êtes toujours partante pour un bœuf Stroganov ?
Il héla ce qui semblait être à la fois le garçon de salle et le marmiton et quand celui ci accouru, il lui enonça une série de recommandations auxquelles l’autre opina du chef, ponctuant de Да, Да, но… Хорошо… (oui, oui, mais… d’accord…) puis le congédia en frappant des mains.
Se retournant enfin vers elle, avec un sourire un peu plus engageant que son regard bleu acier la fixant, il lui demanda ce qu’elle venait faire en Russie, si le pays lui plaisait, si elle voulait en voir un peu plus...
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Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Ven 18 Sep - 23:44
Hildegarde rit, de ce petit gloussement montant dans les aigus en crescendo.

« Nous serons donc deux. Je suis une fine gourmande, et c'est toujours un supplice que de veiller à exécuter de menus bouchées quand je dîne en comité. » La main de Hildegarde vint tapoter celle de Maksim. « Ne faites donc aucune manière avec moi ! »

Confiante, l'Austro-Hongroise laissa son invité mener la commande auprès du serveur. Avec son russe boiteux, elle aurait eu toutes les chances de déclencher un incident diplomatique. Ses doigts pianotant sur le rebord de la table, Hildegarde se plia plaisamment au jeu de répondre aux questions de Maksim.

« J'accompagne mon cher époux. Il est parti rendre visite à un fournisseur, pour un des grands magasins qu'il gère en Autriche-Hongrie. Je dois le retrouver à dix-sept heures tapantes à notre hôtel. »

On aurait dit une jeune fille rappelant que, malgré les apparences, elle demeurait une dame tout ce qu'il y a de plus respectable.

« En tout cas, je suis heureuse de me trouver ici. Je ne pensais pas trouver un homme aussi charmant que vous. » Hildegarde posa sa main sur son cœur, battit des cils. « Si je n'étais point mariée, et encore enivrée par les romans d'amour, je me serais jetée dans vos bras. »

Cela aurait fait un beau début de roman. Une riche bourgeoise foulant aux pieds toute son éducation pour fuir auprès d'un inconnu, au sein des steppes russes.

Le serveur vint leur apporter les premières assiettes. L'odeur allécha Hildegarde. La femme fit claquer sa serviette avant de la déposer sur ses cuisses. Prête à déguster, elle se saisit de sa fourchette.


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Maksim Makarov
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Lun 28 Sep - 2:47
Le repas était servi et il l'observait avec la curiosité d'un ethnologue. Regarder les humains se nourrir avait un petit coté fascinant, accentué par la probabilité de pouvoir s'en repaître lui même par la suite. Devenir cuisinier dans une auberge lui effleura l'esprit, mais cela n'était évidemment pas possible. Il ignorait encore que les circonstances futures le mènerait à accomplir ce souhait non formulé. Pour l’heure, il en était au calcul des possibilités d’attirer une proie dans sa marmite. Il n’avait même pas besoin d’y réfléchir, il le faisait instinctivement.
Ainsi elle lui apprit qu’elle n’était pas seule ici, et qu’elle était attendue. Cela n’était pas réellement un obstacle. La disparition d’étrangers était toujours plus longue à rendre compte. Et peut être qu’il y en aurait deux pour le prix d’une.
Il esquissa un sourire.
- Vous flattez le rustre campagnard que je suis. Je n’ai fait que rendre un service qui ne me coute pas vraiment. Voire même pas du tout puisque vous régalez. Vous ne pourriez vous jeter dans les bras de chaque homme vous rendant service, madame Muller !

Il se saisit de ses propres couverts. Il réalisa alors que s’il la regardait manger, il en allait être de même pour elle. C’était un acte naturel pour tout un chacun ici, et personne ne s’arrêterait sur ce fait, mais pour lui, il y avait quelque chose de différent. Bien sur, ils ne pouvaient pas le savoir. Observer un ogre manger et rester vivant n’était pas donné à tous les humains. Si son père apprenait cela, il s’en serait prit une belle, et quelque part cela l’amusa d’autant plus.
Il s’attaqua à sa propre assiette, et comme il l’avait prévu, le produit était de belle et bonne facture. Une cuisine traditionnelle, simple mais efficace.
Il prenait bien soin de manger la bouche fermée, qui pouvait passer pour une marque de bienséance. Il évitait surtout au maximum de dévoiler ainsi l’étrangeté de sa dentition à l’austro-hongroise qui n’aurait pas manqué de se poser des questions. Il laissa passer quelques bouchées avant d’enchainer sur le ton de celui qui se découvre une nouvelle amitié :
- Tenez, vous m’êtes sympathique. Je n’irai certes pas vous enlever à votre mari, moi même ayant passé l’âge de… - il cherchait le mot équivalent en allemand - des choses romanesques. Mais si le pays vous plait, et que vous avez un peu de temps après vos affaires bien sur, que diriez vous de m’accompagner, vous et votre mari, un petit bout de chemin vers ma ville natale ? Le paysage jouit d’une beauté sauvage qui devrait vous plaire… et qui sait, je pourrais peut être même vous faire goûter ma cuisine ?
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Hildegarde Müller
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Mer 30 Sep - 19:42
- Vous ne pourriez vous jeter dans les bras de chaque homme vous rendant service, madame Muller !
« Oh cela non ! Mon cher époux pourrait se montrer jaloux ! »

Souhaitant un bon appétit à son invité, Hildegarde piqua, dévora, le bœuf. Non sans omettre le petit doigt en l'air et de mâcher longuement pour savourer la saveur sur sa langue, la viande gorgée de sang dans son palais. Divin ! Hildegarde en aurait ronronné de contentement si elle avait été un chat. Au lieu de cela elle continuait à dévorer son assiette. C'était à se demander où toute cette nourriture allait se dissimuler. Probablement dans ces rondeurs qui tendaient le tissu de sa robe à certains endroits.

- Mais si le pays vous plait, et que vous avez un peu de temps après vos affaires bien sur, que diriez vous de m’accompagner, vous et votre mari, un petit bout de chemin vers ma ville natale ? Le paysage jouit d’une beauté sauvage qui devrait vous plaire… et qui sait, je pourrais peut être même vous faire goûter ma cuisine ?

L'offre était tentante. Aussi alléchante que le bœuf dont se régalait l'Austro-Hongroise. La femme leva les yeux, en proie à la réflexion. Une réflexion de très courte durée – à peine le temps de claquer des doigts, Hildegarde avait déjà pris sa décision.

« Vous êtes si charmant. Comment puis-je refuser une telle invitation ? Je suis toujours avide de connaître de nouveaux talents... C'est que je viens d'un empire où l'art est maître. Déclinez votre offre serait un affront. »

Hildegarde piqua un bout de viande de sa fourchette, et la contempla comme si elle se trouvait face à la Vénus de Milo.

« Si votre cuisine supplante celle-ci, vous aurez su conquérir mon... estomac. Dès ce repas terminé, nous irons rejoindre mon époux. Il sera heureux de faire votre rencontre. Et ce soir, vous nous ferez part, à tous deux, de vos talents cachés. »

Citation :
Je ne voulais pas trop m'avancer, au cas où. Mais si tu veux qu'on fasse une ellipse et qu'on continue directement chez Maksim, hésite pas ! Et si tu as besoin de la moindre information, tu me dis.
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Maksim Makarov
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Jeu 8 Oct - 1:57
Elle semblait assez obnubilée par sa propre nourriture qu’il fut soulagé de ne pas être plus que cela l’objet de son attention pendant que lui même goutait à son assiette. Il appréciat la voir se rassasier et apprécier cela. Pouvait-on considérer cela comme un vice ? son père estimait que le bétail devait être nourrit pour vivre, et non pas l’inverse. Lui avait une politique quelque peu différente : un animal bien nourri assure une qualité supérieure à la viande.
Quoi qu’il en soit, la dame Müller semblait apprécier son repas à sa juste valeur, et pour une obscure raison il s’en réjouit intérieurement.
Ce ne fut donc pas difficile d’afficher sa satisfaction à la réponse de Hildegarde.
- Vous m’en voyez ravi. A vrai dire, on a peu l’occasion de voir de nouveaux visages par chez nous, Et ceux pour qui je cuisine habituellement ont perdu l’habitude d’apprécier un bon repas, cela est assez déprimant à la longue. Pour eux, du moment que l’estomac est rempli, peut importe le temps de cuisson, les épices, les arrangements… je crois que je pourrais leur servir la viande crue qu’ils la mangeraient pareil.
Il n’avait pu retenir une pointe d’amertume dans cette dernière tirade, mais il faut dire qu’il avait parlé sincèrement. Peut être qu’il avait effectivement besoin d’un peu plus de reconnaissance vis à vis de son art, vis à vis de la bonne bouche. Peut être s’amuserait-il vraiment à préparer un repas aux deux étrangers avant de les préparer eux-même  pour son propre repas.
L’affaire fut donc entendue. Il se reserva une petite heure de plus pour finir ses courses, et rejoint le couple à son hotel par la suite. Il ne sut pas comment elle avait pu convaincre son époux de faire ce crochet dans leur séjour pour un repas à une heure de marche de la ville, mais cela ne semblait pas avoir été une difficulté majeure. Après une brêve conversation, ils se mirent en route. Bien qu’il faisait régulièrement la route à pied, il alla même jusqu’à défrayer une calèche pour permettre au couple de profiter du paysage sans avoir trop à se fatiguer, et la route se fit tout en devisant sur le caractère de la région et de ses habitants.
Arrivé au village, il fit arrêter la calèche à la sortie. Lui et sa famille n’y habitaient effectivement pas, sans grande surprise, il allait leur falloir marcher encore un bon quart d’heure sur un chemin heureusement dégagé pour atteindre un hameau de quelques maisons. Toutes habitées par des membres de sa fameuse famille. Il les conduisit directement à la sienne, une habitation rustique de pierre et de bois, recouverte comme chacunes ici de neige.
La pièce dans laquelle il les fit entrer était relativement grande. Une cheminée, dont des braises témoignaient d’une activité journalière, semblait être le monument de la maison. Une table aux proportions familiales, étrange dans une maison ou il vivait manifestement en célibataire, prenait presque toute la longueur de la pièce. 
- Mettez vous à l’aise pendant que je range mes achats du jour et que je rallume le feu dans la cheminée. Après cela, je vous ferai gouter une boisson traditionnelle russe, que vous connaissez peut être, le kvass. Je le fais moi même.
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Glinda, la sorcière du Sud
Hildegarde Müller
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Sam 10 Oct - 22:24
« Pittoresque ! » Ce mot, Hildegarde n'avait eu de cesse de le répéter à chaque découverte. Face à la calèche qui les avait mené durant tout le chemin. Au décor qui s'était dévoilé sous leurs yeux. Aux informations échangés durant le périple. La maison avait eu aussi son lot dans le sommet avait été atteint lorsqu'ils avaient atteint la salle à manger. « L'on sent ici la couleur locale ! » avait souligné Hildegarde, trottant juchée sur ses bottines, faisant le tour de l'imposante table. « On pourrait y servir un cerf entier. Tout entier, avec sa ramure ! Une table de ripaille digne des fabliaux du Moyen-Âge ! » A chacune de ses remarques, son époux Gerhard s'était fendu d'un sourire contrit, prononçant parfois quelques mots d'excuse. L'homme se demandait encore comment Monsieur Makarov avait pu supporter dame son épouse. Nombre d'hommes avaient fini par craquer, leurs nerfs à vif, exténués.

- Mettez vous à l’aise pendant que je range mes achats du jour et que je rallume le feu dans la cheminée. Après cela, je vous ferai gouter une boisson traditionnelle russe, que vous connaissez peut être, le kvass. Je le fais moi même.
« Kvass ? » interroga Hildegarde, yeux écarquillés.

Ce terme, inconnu à ses oreilles, avait su stopper ses monologues. La femme s'était même stoppée dans son exploration, ses mains reposant sur un siège. Son mari avait pris place près d'elle, répondant tacitement à l'invitation de leur hôte. Il leva la tête pour s'adresser à son épouse.

« Une boisson de ce pays. Peu alcoolisée. On la parfume avec des fruits. »

La bouche d'Hildegarde s'arrondit laissant s'échapper un « Ooooh » charmé. L'inconnu grisait l'Austro-Hongroise. Boire de ce kvass était devenu sa nouvelle obsession du moment. Néanmoins, elle se rapprocha de Maksim.

« N'avez-vous donc pas même une bonne pour vous aider ? » Elle avait encore du mal à concevoir, malgré la rusticité des lieux, que ce grand cuisinier ne soit qu'un membre de la classe moyenne. « Laissez-moi alors vous aider. J'insiste. »

Gerhard eut un rire bref, accompagné de la mine de l'époux plaignant l'homme sur lequel sa femme avait jeté son grappin.

« Monsieur Makarov, je vous conseille de céder aux imprécations de dame mon épouse. Elle pourrait se sentir si blessée par votre refus qu'elle vous lancera un sortilège. »

Hildegarde leva dramatiquement les yeux au ciel.

« Ce n'est point parce que je suis sorcière que je lance des maléfices sous n'importe quel prétexte, que diable ! »

Il ne fallait pas la confondre avec ces piètres ensorceleuses qui vivotaient grâce à leurs pratiques de la magie.
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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   Sam 16 Jan - 16:24

Un dîner au sein d'une demeure, dans les confins de la Russie, sous la houlette d'un maître de maison aux penchants gastronomiques particuliers. Voilà une situation qui aurait pu être le prélude d'un banquet bien particulier. Néanmoins les invités en ressortirent vivants. La sorcière avait-elle su percevoir la nature véritable de Maksim ? Seul l'ogre et la sorcière pourraient répondre à cette question.

RP terminé


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MessageSujet: Re: An 3. Il faut vivre pour manger   
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An 3. Il faut vivre pour manger

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