Un pied dans chaque monde [Mi-septembre 05]

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Galaad
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Galaad
Mar 29 Sep - 16:42
Mi-septembre 05


ENFIN ! Libérée, délivrée de ce fichu délirium, la vie normale reprenait son cours. La clinique du quartier dispensait encore le vaccin et le ferait sans doute pendant encore durant de longs mois. La frénésie des soins des premiers jours se calmait pourtant et la file de patients ne piétinait plus dans toute la rue. La paranoïa excessive de Percy desserrait son étreinte aussi sûrement que le quartier populaire s'emplissait à nouveau des pitreries des gamins, de gens pressés de retourner au travail pour mettre du pain sur la table ou de la fumée des usines retournant à plein régime. Le carnet de commandes de Walls Workshop Ltd débordait et Walls engageait à nouveau. Affairé, son contrôle des activités de sa protégée s'assouplissait. Ayant subi les craintes exacerbées pour sa santé, une semaine d'anémie particulièrement mauvaise l'ayant clouée au lit au début du délirium, Jeanne s'était retrouvée recluse, presque coupée du monde, car la découverte possible de son don terrorisait Percy.

Si ces mois passés à travailler ou lire avaient arrangé les projets du Baron Périlleux, ils marquaient aussi le début d'une rébellion française face à l'oppresseur Walls. Aussi, dès lors qu'elle put à nouveau se promener à son aise, Jeanne en profita fourbement pour tailler la route. Armée de sa valise contenant quelques vêtements, de quelques projets en cours miniaturisés, de sa saccoche/boîte à outils/fourre-tout et de son plus beau chapeau - celui avec les fleurs et le voilage - ainsi que sa fidèle rapière évidemment, elle avait payé la traversée sur un dirigeable jusqu'en Angleterre. De là, elle prévoyait de trouver un navire pour sa destination finale : la Scandinavie. Bien qu'elle s'enfuit de l'étreinte protectrice de Percy en lui laissant un mot d'excuses promettant son retour d'ici peu, elle préférait noyer un minimum la piste car le faquin serait capable de la traquer et de la ramener de force. Aussi, contrairement à l'accoutumée, elle s'installa, comme n'importe quelle jeune femme de son âge, dans une des cabines bondées. Ses temporaires co-passagers constituaient une faune variée mêlant genres, nations et même origines sociales. Sa valise dans les filets, son sac sur ses genoux, l'exilée siégeait entre une vieille austro-hongroise bigote et sa belle-fille américaine m'as-tu-vu, Mrs Vögel, un espagnol moustachu de la cinquantaine, Señor Albarno, et un jeune veuf anglais, Mr. Smith, et ses trois enfants, Jonathan 5 ans, Savannah 4 ans et Margaret pas encore 3 ans.

Le premier jour, Jane resta bien droite, assise sur son siège, son sac sur les genoux pour sur-élever l'épais livre qu'elle compulsait à défaut de pouvoir apercevoir le paysage à travers le hublot prisé par les enfants curieux. Naturellement, la trop pimpante Mrs. Vögel, la jeune, s'autorisait des jugements sans appel sur les enfants qu'elle jugeait bien trop turbulents et vantait son sens aigu de l'éducation et ses enfants parfaits. Sa belle-mère ajouta avec enthousiasme et fierté que les pensionnats choisis se classaient parmi les plus côtés de l'Empire. La moustache de Señor Albarno avait alors frétillé frénétiquement pendant dix minutes devant l'ironie des deux déclarations avant de replonger dans son bouquin, un traité de médecine devina Jeanne. Mr. Smith s'excusait en long et en large pour le comportement de ses enfants que Jeanne trouvait parfaitement convenable voire même calme étant donné l'excitation que devait ressentir un gamin lors d'une traversée sur un navire aussi imposant.

Le second jour, Galaad en avait déjà assez de voyage en cabine bien sagement. Les questions incessants de la parvenue et ses jugements hâtif sur leurs éphémères camarades l'agaçaient au plus haut point. Durant le repas, la petite Margaret eut le malheur de renverser sa soupe en raison d'une turbulence, déclenchant un scandale incroyable pour une bottine éclaboussée. Profondément agacée, pour couper court aux jérémiades de l'insupportable bourgeoise, Jane proposa d'emmener les enfants faire un tour de l'appareil. Le pauvre Mr. Smith, veuf depuis très peu au vue de son manque de pratique à s'occuper seul de ses enfants, accepta bien volontiers et la petite troupe passa l'après-midi sur le pont où Jane occupa les enfants grâce à deux animechanics écureuil. De retour à la cabine après le repas pris sur le pont, les enfants éreintés s'endormirent bien vite.

Le troisième jour, la française s'arrangea, grâce à ses propres contacts et Walls Workshop, pour faire visiter le reste de l'appareil aux enfants. Si cela lui faisait plaisir d'occuper les gamins en leur apprenant des choses sur un navire volant, elle devait avouer qu'ils étaient encore bien trop jeunes pour tout saisir et que sa motivation personnelle à explorer un Vickers Passager Type 20 présidait plus à la manœuvre que l'altruisme pur. Pas un seul instant ne s'était-elle imaginé que Mrs. Vögel trouvait autant à redire pour son comportement. Apparemment qu'une jeune femme célibataire vienne en aide à un jeune veuf en s'occupant de ses enfants était le summum de l'indécence. Aussi la soirée et la nuit furent-elles franchement fraîches.

Les jours suivants furent le théâtre de basses mesquineries féminines, de comportements lamentables et remarques acerbes. Toujours était-il qu'ainsi Mrs. Vögel fichait une paix royale aux trois bambins pour se concentrer sur sa nouvelle cible d'un stoïcisme effrayant. Les conspirations d'éventails, Jeanne n'en avait peut-être pas expérimenté autant que les autres nobles de son âge, mais elle en savait assez pour ne pas succomber à la tentation de rétorquer et alimenter la polémique. Néanmoins, il y eut tout de même un léger dérapage : Lors d'une énième réprimande des enfants, Mrs. Vögel ne se gênait pas une seconde pour mettre son grain de sel dans le soi-disant manque de fermeté du père, un malheureux soupir blasé échappa des lèvres de Jeanne et sa silencieuse prière cloua le bec de la commère. Paf, muette. Plus un son ne sortait de sa grande bouche et Mrs. Vögel ne s'en rendait pas compte. Les passagers, interdits, échangèrent un regard et même la belle-mère scella un accord tacite : Prier pour que le silence continue.

Le répit offert dura jusqu'à l'annonce de l'arrivée sans que Mrs. Vögel ne se rende compte que son incessant bavardage ne rencontrait aucune réaction. Preuve s'il en est qu'elle parlait pour parler. Un peu honteuse d'avoir laisser sa magie jaillir pour punir sans même y penser, Jeanne leva le sortilège et se fit même le devoir de supporter Mrs. Vögel jusqu'à atterrissage. Prendre congé des enfants fut plus compliqué qu'escompté. Savannah voulait absolument que Jeanne vienne vivre avec eux et Jonathan proposa même de "se marier avec elle quand il serait plus grand parce que, quand même, une fille qui sait des choses sur les vaisseaux volants, c'est vachement chouette même qu'il serait pilote quand il serait grand". Quant à Margaret, elle refusait simplement de lâcher les jupes de la française. Après de houleuses tractations, comprenant la promesse de venir les voir, de leur construire un animechanic chacun - une loutre, un chien et un ourson - au moins quinze bisous baveux et des larmes à foison, Jeanne réussit à prendre congé.

Pour se remettre de son vague à l'âme, Jeanne rêvait après tout d'un mari et de petits Ithiers gambadant dans l'antique demeure d'Aubagne, et parce que son premier périple en cabine l'avait guéri de son envie de normalité en matière de transport, Jeanne se fit Vermine, troquant la parure féminine pour des frusques masculines et s'engager comme mécano sur le premier navire volant en partance pour sa destination. Ce voyage-là se passa vite et bien. Pas de prime jeunesse, le bâtiment volant avait besoin de soins constants et le travail occupait tant l'esprit que les mains. Certes, par trois fois, elle avait manqué de se faire pincer lorsqu'elle allait au petit coin et elle avait dû coller une raclée à un autre gringalet un peu trop collant à son goût pour qu'il lui fiche la paix. Selon ses standards toutefois, le trajet se classait dans les "bien".

La Scandinavie. Elle n'y avait jamais mis les pieds auparavant. En raison de la méfiance, voire haine farouche, envers la technologie, la plupart des navires qu'elle avait fréquenté n'y pointait pas la voilure. La grande cité dans laquelle le navire avait appareillé, elle la visita pas. Après avoir vérifié son trajet sur une carte, elle se para de vêtements chauds, de ses lunettes d'ingénieur - des lunettes-loupes légèrement modifiées - et déballa de son sac les ailes Icarus 2. Il avait suffi d'une pincée de poussière à rapetisser pour les ranger dans le paquetage. Cette même poudre permis à la demoiselle de stocker tous ses biens dans une sacoche de ceinture. Une fois parée pour le climat, les quelques vérifications de sécurité en pliant et dépliant les ailes, la nymphe prit son envol. Oui, le Baron Périlleux était assez cinglé pour tester ses inventions tout seul jusqu'à être capable de les piloter à la perfection. Si la seconde version des ailes avaient le désavantage d'épuiser rapidement un humain normal, la magie d'une fée permettait d'alimenter constamment les différents sorts qui permettait le contrôle précis de l'appareil. Ce petit problème d'alimentation en énergie - à la longue, même une fée s'épuisait - constituait d'ailleurs la raison principale de sa présence dans ce pays : La matéria. En bon inventeur, la baronne aurait sans doute pu passer des heures à faire ses propres tests en décortiquant les articles parus sur l'invention de ce fameux Nikolas Klaus ainsi qu'une matéria achetée pour pouvoir produire et utiliser à son gré la source d'énergie. Toutefois, pourquoi travailler seule et risquer des erreurs quand on pouvait s'abreuver à la Source du Savoir ?

Maintenant qu'elle survolait les fjords, une évidence s'imposa à la française : Elle aurait peut-être dû écrire à l'intéressé au lieu de faire tout le voyage sans certitude qu'il voudrait bien lui apprendre voire même simplement de l'écouter. Peut-être qu'il détestait les étrangers. Peut-être que la simple idée que son invention soit utilisée dans un projet mêlant technique et magie le rendrait fou furieux. Qu'est-ce qu'elle en savait après tout ? Après plusieurs arrêts pour se reposer, Galaad fut enfin en vue de l'adresse dénichée pour le fameux inventeur. Elle se posa à l'orée du village et profita du couvert des sous-bois pour s'habiller correctement pour faire bonne impression et remettre de l'ordre dans ses cheveux. Pas question en plus de débarquer avec les ailes techno-magiques dans la cour d'un inconnu. Quoique l'exercice pourrait être amusant, il serait aussi fichtrement malpoli. Son matériel rangé, elle se dirigea vers l'orphelinat - comment ça un orphelinat ? s'étonna-t-elle, vérifiant une énième fois l'adresse - et frappa à la porte. Bien droite, sa valise par terre et sa sacoche devant ses jambes, elle lorgnait sur la façade en se balançant légèrement sur ses pieds, d'avant en arrière, d'impatience.

La tenue:
 
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Nikolas Klaus
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Mar 13 Oct - 17:30

Nikolas avait passé la nuit complète dans son sous-sol, son deuxième lieu de travail. Il s’était juste assoupi, pendant une heure, sur son livre sans fin. Livre où il consignait tous ses projets en cours ou futurs. Il en avait bien quelques-uns où il avait marqué « abandonné » aussi. Ce livre était, quand la fée n’était pas là, dans un coffre magique. Pour l'ouvrir il fallait émettre une certaine onde magique, sinon le coffre ne s'ouvrait pas.

Le matin il était, comme la plupart du temps, avec les enfants de l'orphelinat. Petit déjeuner avec chocolat chaud ou lait chaud pour certains accompagnés de quelques douceurs, qui provenaient de la Russie, envoyées par la baronne Kursell. Ensuite habillage de tous ces petits diables. Et bien sur un petit cours sur l'histoire de la Scandinavie et des autres grands pays. Il devait veiller à ce que les enfants ait un minimum de culture s'ils partaient de l'orphelinat pour vivre leur propre vie.

Après cela c'était l'heure des jeux avec les enfants. Après une demi-heure de jeux divers, tout fut interrompu. Quelqu'un était à l'entrée. Mais allez faire comprendre ça à des enfants qui sont en train de jouer.

Nikolas arriva à la porte et l'ouvrit, avec un enfant sur son dos et un autre accroché à sa jambe.

- Bonjour mademoiselle. Veuillez m'excuser de me présenter à vous dans un tel accoutrement. Mais nous étions en train de jouer avec les enfants. Si vous voulez bien entrer et attendre quelques minutes dans mon bureau, qui est au fond de ce couloir, je vais vous recevoir très vite.

Nikolas laissa la femme entrer et rejoindre le bureau le temps qu'il retourne dans le jardin pour laisser les enfants jouer juste en eux. Ce n’était pas évident. Les enfants de cet orphelinat adoraient jouer avec Nikolas. Encore plus depuis son retour de sa longue absence.

Nikolas avait expliqué aux enfants qu'il avait rendez-vous avec la demoiselle qui était à la porte. Les enfants le taquinèrent en demandant si c’était leur future maman. Nikolas agita les bras dans tous les sens en disant qu'ils ne devaient pas dire de telles bêtises, avant de partir en marchant vite hors de la cours pour rejoindre le bureau.

- Veuillez me pardonner. J’espère que vous comprendrez. Nous étions en pleine recréation pour les enfants. J'ai du les laisser avec le directeur adjoint. Mais je manque à tous mes devoirs. Je suis Nikolas Klaus, directeur de cet orphelinat. Que puis-je pour vous, jeune demoiselle ?



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Galaad
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Galaad
Mer 14 Oct - 15:19
Lui ouvrirent un homme dans la force de l'âge et deux gamins bruyants. Brièvement, Jane oscilla vers l'arrière comme pour vérifier qu'elle ne s'était pas trompée d'adresse. Elle dévisagea alors le monsieur s'excusant et, brusquement, rougit jusqu'à la pointe des oreilles. Devant elle s'agitèrent ses mains, pour dénier le besoin d'excuse du maître des lieux.

- Non, non, c'est moi, M'sieur. Bonjour. Désolée. Je.. je n'avais qu'à prévenir au lieu d'arriver comme un ch'veu sur l'soupe. Je vais attendre que vous soyez disponible, oui. Prenez v'tre temps.

Presque machinalement, après l'invitation à pénétrer la demeure, elle se pencha vers l'enfant accroché à la jambe dans l'optique de débarrasser l'homme. Toutefois, ses bagages se rappelèrent à son bon souvenir avec un "paf" sonore signalant leurs chutes sur le pallier. Toujours aussi pivoine, Jeanne récupéra valise et sacoche et ferma la porte avant d'emprunter le chemin désigné vers le bureau.

Durant la courte absence, la demoiselle n'osa guère s'asseoir et se contenta d'observer les lieux et objets les peuplant. Elle s'autorisa à poser sa valise et sacoche à coté d'un siège dédié aux visiteurs. Elle noua ses mains dans le bas de son dos, s'étirant légèrement tout s'attardant sur des détails comme des dessins d'enfants accrochés au mur. Un sourire naquit amusé. Au retour du propriétaire, elle se retourna vers lui, pivotant sur un talon de ses bottines en cuir usé.

- J'comprends tout à fait, M'sieur. Vraiment, j'vous prie d'm'excuser, c'est moi qui suis arrivée non annoncée. C'est très généreux à vous d'm'recevoir malgré tout.

Très naturellement, elle tendit la main vers Nikolas pour une poignée de main franche, les mains moins douces que ce que le maintien altier et la silhouette coquette ne laissaient présager.

- Jane Walls, enchantée d'vous rencontrer. J'm'excuse par avance pour mon espagnol... particulier.

Avoua-t-elle un peu gênée. Une inspiration plus tard, elle déballait sans fard les raisons de sa visite.

- Si vous l'permettez, j'vais pas y aller par quatre ch'mins : J'suis inventeur et vos travaux sur la matéria m'intéressent. J'sais pas trop c'que vous pensez des femmes qui... pratiquent c'genre d'activités, mais j'veux juste apprendre à mieux connaitre vos découvertes pour les utiliser dans certains d'mes projets. J'm'suis dit que ça s'rait plus ... poli et intéressant d'l'apprendre d'votre bouche.
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Nikolas Klaus
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Jeu 15 Oct - 19:17

Nikolas écoutait la jeune femme. En dehors de l’accent de cette dernière, Nikolas avait du mal avec la façon de parler de la jeune fille. Une sorte de patois. Peut être était ce même sa langue maternelle. Mais dans l'espagnol, il devait être concentré sur chaque mot pour être sûr de comprendre.

Mais alors que la jeune femme tendit la main à Nikolas pour la lui serrer, ce dernier afficha une mine désemparée. Serrer la main à une femme. Il n'était pas aussi goujat que cela. Il prit la main de la jeune demoiselle et lui fit un léger baisse main. Il n'était pas habitué à cette coutume, mais espérait avoir bien fait.

- Si vous l'permettez, j'vais pas y aller par quatre ch'mins : J'suis inventeur et vos travaux sur la matéria m'intéressent. J'sais pas trop c'que vous pensez des femmes qui... pratiquent c'genre d'activités, mais j'veux juste apprendre à mieux connaitre vos découvertes pour les utiliser dans certains d'mes projets. J'm'suis dit que ça s'rait plus ... poli et intéressant d'l'apprendre d'votre bouche.

On pouvait dire que au moins elle n'y allait pas par quatre chemins. C'était rare une telle franchise. Nikolas se leva et alla dans un coin de son bureau. Il sortit deux tasses, et y versa un nectar brunâtre qu'il ramena et posa sur le bureau, devant la jeune femme.

- Un chocolat ? Attention. C'est encore chaud.

Nikolas reprit place sur sa chaise de l'autre côté du bureau.

- Alors laissez-moi vous dire que j'ai un peu du mal à comprendre vos paroles, sûrement dus à un dialecte local de votre région natale. Mais si je comprend bien, avant de parler de la materia, vous désirez avoir mon opinion sur la condition des femmes telles que vous ?

Nikolas but la moitié de son chocolat.

- Je n'ai pas de a-priori sur les femmes qui travaillent. Cela m'a bien valu quelques critiques de la part de certaines personnes. Mais une femme a le droit de travailler et de récupérer la gloire de son labeur comme n'importe quel être vivant. Il me semble que les femmes ont de plus en plus le droit de pratiquer de grands métiers, comme infirmière ou journaliste. Alors pourquoi pas inventeur ? De ce que j'ai entendu il y a bien une Roumaine qui a révolutionné cette technologie.

Nikolas laissa apparaître une légère grimace en évoquant la Roumaine. Cette invention avait un peu trop pesé pour la technologie aux dépends de la magie dans la balance.

- Pour la materia, je ne suis pas étonné. C'est une énergie bien fascinante. Mais terriblement capricieuse. Je ne sais pas en quoi consiste vos projets. Mais je salue, et apprécie, votre initiative. Peu de personnes auraient fait de même. Cette source de magie, pour simplifier les choses, est fascinante. Mais je m'égare, pardonnez moi. Que voulez-vous savoir exactement ? Comme vous le dites n'y allons pas par quatre chemins
.


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Galaad
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Galaad
Mer 21 Oct - 3:05
Bien que le fluo n'existait pas encore à cette époque, il n'avait d'autres qualificatif pour désigner le teint rouge vif qui s'empara des traits de la jeune femme. Non, non, le baise-main ne la prenait pas autant au dépourvu, malgré la surprise qu'il suscita. Ce qui teinta de vif les pommettes de Jeanne fut plutôt d'avoir désemparé son hôte en agissant sans considération pour l'étiquette, trop habituée aux manières plus rustres. Pendant plusieurs secondes, elle cogita afin de savoir si elle devait s'excuser ou simplement dire quoique ce soit. L'intervention chocolatée rompit le silence installé depuis sa demande ainsi que sa réflexion.

Après ses heures de vol, le breuvage chaud arrivait à point. Galaad y noua les mains. Elle laissa même échapper un soupir d'aise très bref tandis que ses doigts se réchauffaient. Avant de blanchir piteusement lorsque le monsieur lui annonça qu'elle jactait mal l'espagnol. Gourmandée, elle baissa légèrement la tête et une petite moue navrée s'installa sur ses lèvres. Avec lenteur, elle articula chaque mot consciencieusement afin que son interlocuteur puisse parfaitement saisir ce qu'elle désirait communiquer. Aussi, la diction s'arrangea nettement par la suite mais le débit diminuait drastiquement.

- Je vous prie de m'excuser. Je n'ai pas appris... l'espagnol de manière conventionnelle et ... mon parler dans cette langue ... laisse beaucoup à désirer. Je connais les ... jolis mots et phrases, mais l'habitude fait venir les... mauvais. Je ferais attention à présent.

Son espagnol, elle tenait, à l'oral, de pirates, de prostituées et de ruffians en tout genre. De ses correspondances, en son nom ou celui du Baron Périlleux, elle avait acquis l'espagnol soutenu. Au quotidien, rien ne la poussait à parler un langage espagnol châtié, l'atelier ne se prêtant guère aux simagrées de ce type surtout dans un pays anglophone. Aussi, elle peinait à s'exprimer par oral dans le parler étranger.

Elle écouta avec beaucoup d'attention son avis sur la place de la femme dans les métiers techniques. Heureusement, il était ouvert d'esprit. Cela l'aida à se détendre un peu, presque à se sentir en confiance. Rassurée, elle s'autorisa à nouveau quelques gorgées de chocolat. Sans se départir de son attention sur les propos prononcés, Galaad jaugea assez longuement Nikolas. A la matière des Ithiers, elle pesa le pour et le contre avant de rendre son verdict. Naturellement, elle prenait un risque mais elle avait absolument besoin d'établir un lien de confiance.

- Pour... simplifier la suite de notre échange, je vais vous confier deux... secrets. Je ne pense pas que... je risque quoique ce soit en étant honnête avec vous. Vous... me semblez un homme bon et juste.

Jeanne reposa sa tasse. Puis, un directeur d'orphelinat au fin fond de la Scandinavie, même inventeur ne s'intéressait probablement pas aux affaires de ce type. Non, vraiment, elle ne risquait pas grand chose. Une longue inspiration lui inspira le cran nécessaire pour accoucher la confession.

- J'ignore si... vous êtes familier avec les travaux venant des Etats-Unis. Ni même si vous vous intéressez à la techno-magie ou au projet purement technologique, connaissant l'aversion de votre pays sur ... ce sujet. Plusieurs de mes inventions sont... connues depuis les cinq dernières années. La plupart des concepts sont d'origine "techno-magique". Si vous ... avez entendu parler de mes travaux, cela sera sous le nom du Baron Périlleux. J'ai préféré prendre ce nom d'emprunt pour dissimuler ma condition féminine : les gens n'aiment pas faire confiance aux créations d'une femme.

Sans lui laisser vraiment le temps de répondre, elle enchaîna sur le second point, de crainte peut-être de perdre le courage rassemblé.

- Le second point, pour vous rassurer sur... l'ampleur du travail si vous décidez de... m'enseigner plus en avant sur la matéria, je suis une nymphe. Ma mère m'a appris les... mh... bases ?

Elle hésita un seconde, sourcils froncés. Un problème de vocabulaire.

- Pas que... les bases bases... mais j'vois pas comment l'expliquer. Elle... m'a enseigné comme à une jeune fée même si j'ai grandi parmi les humains.

Un peu nerveuse, elle s'agita sur sa chaise. Même s'il ne pourrait pas faire le rapprochement avec la Maison d'Ithier, qu'il ne l'ennuyerait pas sur sa condition de nymphe, elle venait tout de même de franchir un cap avec lequel elle n'était pas tout à fait à l'aise : Mettre au courant une troisième personne sur l'identité du Baron Périlleux.
Galaad
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Nikolas Klaus
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Dim 25 Oct - 17:44

Nikolas écouta la jeune femme. Elle voulait lui révéler des secrets. Une preuve de bonne foie et de sincérité. Il appréciait la chose à vrai dire. Buvant son chocolat il écouta chaque parole et analysa chaque mot de la jeune femme.

Mais les premiers mots le firent froncer les sourcils : «  techno-magie ». En règle générale il aurait invité la personne à sortir immédiatement de son bâtiment, en la priant de ne jamais remettre les pieds en ces lieux. Nikolas laissa finir la jeune femme. Elle pouvait remercier sa franchise et son honnêteté. C'est ce qui poussa la fée à la laisser parler.

Nikolas se leva de sa chaise, se dirigeant vers un petit cadre au mur avec une image qui était animée. Ce tableau magique était intitulé : « Demain comme hier, nous somme près de toi ». Ce tableau était sa femme et sa jeune fille. Un tableau qui le partageait entre brûlure de son âme et apaisement des jours passés dans lesquels il pouvait se perdre pendant des heures.

Caressent le tableau de sa main de chair, Nikolas regarda l'inventrice qui était dans son bureau.

- Je vais faire honneur à votre sincérité et votre franchise en faisant de même. Votre nature de fée, je l'ai senti. C'est une chose que l'on peut sentir en tant que fée. La magie peut être perçue si vous préférez, et votre âme a une magie féerique. Pour ce qui est de votre choix de profession et le nom d'emprunt je comprends votre volonté. Le monde dans lequel nous vivons commence seulement à s'ouvrir aux femmes.

Nikolas sortit un petit bonbon blanc de sa poche et le tendit à Gaalad.

- Vous en voulez ? Mais comprenez bien que vous avez tout mon respect pour votre personne, presque de l'admiration face à ce que vous avez accomplis et, de ce que je comprends, de manière brillante. J'ai, tout comme mon pays, une aversion profonde pour la technologie. Je peux concevoir ce que la Russie et vous-même voulez construire avec cette « techno-magie ». Je n'aime pas le fait de mélanger la magie à ce qui me répugne le plus au monde, à ce qui ma valu la perte de presque tout ce qui m'est cher.

Nikolas retourna à sa chaise, plongeant ses yeux dans ceux de son interlocutrice. Il lui parlait d’égal à égal.

- Je vais à mon tour vous confier une chose personnelle. Il y a de cela plusieurs années j'aurais tenu un discours bien diffèrent. Je n'avais rien contre la technologie. Je préférais juste la magie, comme la plupart en ce pays. Mais l'un des aboutissements de la technologie fut les androïdes. Sachez que c'est cette technologie qui a tué, un soir de Noël, mes parents, mes frères, ma sœur, ma défunte femme, et ma malheureuse et défunte jeune fille. Je ne veux en rien vous apitoyer. Mais vous devez comprendre mon aversion profonde pour ces travaux. Qui sait si une autre chose du genre ne va pas naître ? Des êtres de métal qui vivent grâce à la magie et qui finiraient par échapper au contrôle de leur créateur. Ce pourrait être un aboutissement de la techno-magie. Je ne dis pas que vos travaux donneront ce résultat. Mais peut être quelqu'un qui s'en inspirera. La magie aussi peut être dangereuse entre de mauvaises mains, je le sais très bien. Mais actuellement je pense que c'est cette technologie qui fait bien plus de dégâts.

Nikolas posa son béret sur sa tête, cachant le haut de son visage. Les souvenirs qu'il venait de divulguer était une cicatrice sur son âme qui ne se soignerait jamais, et cette douleur venait de le saigner à nouveau. Tout ce qui lui restait de sa famille était cet orphelinat qu'il voulait être un lieu où pleurs et tristesse devaient être remplacés par rire et joie.

- Mais si vous avez des questions sur la materia, je peux toujours vous répondre pour satisfaire la fée en vous. Que voulez-vous savoir sur la materia jeune fille ?

La fée était prête à répondre à certaines questions. La sincérité de la jeune fille l'avait vraiment touchée. Nikolas n'approuvait pas les inventions. Mais il avait bien remarqué que la jeune femme n'avait pas forcement un mauvais fond. Elle avait même pris le soin de n'avoir aucune invention du genre sur elle, ou du moins que les yeux de Nikolas ne pouvaient voir. Les cartes étaient dans les mains de la jeune femme, pour le moment.

HRP a écrit:
Désolé j’espère pas faire trop mélo-dramatique. ><


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Galaad
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Galaad
Lun 14 Déc - 15:12
A la proposition du bonbon elle refusa d'un geste poli de la main. Pas question d'interrompre la diatribe de son hôte pour lui donner des autres détails à moitié inutiles. Les mains se nichaient toujours autour de sa tasse de chocolat chaud qu'elle ne lâchait que brièvement pour lisser sa robe et un pli à moitié imaginaire qu'elle tentait d'aplanir. Un psychiatre de l'époque y verrait sans doute une autre hystérie féminine alors qu'il n'était question que d'une envie de plaire. Pas de manière sulfureuse - du moins pas consciemment - simplement de satisfaire le féerique inventeur malgré une opposition de point de vue sur la technologie.

A l'écoute de son interlocuteur, elle garda un silence religieux pendant sa confession. S'il ne cherchait pas à l'apitoyer, selon ses propres mots, les grands yeux turquoises se retrouvèrent bientôt complètement noyés de larmes. Par empathie. Par conscience aïgue de ce que cela signifiait de perdre les siens en une seule et unique nuit ou matinée. Machinalement, elle étendit la main vers celle de Nikolas et la serra fortement. Pendant quelques instants, elle se complut dans ce silence de réconfort. Même si en face d'elle se tenait un inconnu, elle ne pouvait pas rester insensible.

- Je vous prie... de m'excuser d'avoir faire remonter ce terrible souvenir et vous présente mes condoléance pour la perte des vôtres.

Un nouveau temps, elle liait ses doigts aux siens. Quelques années de moins, elle aurait gardé la réaction enfantine face à la peine, jusqu'à le capturer dans ses bras. Hélas - ou heureusement - Galaad savait garder un peu plus de distance et éviter ce débordement d'affection spontanée. La plupart du temps. La demoiselle restait tout de même le genre à passer son temps à soigner et câliner les moins bien lotis.

- Ma famille a partagé un destin aussi tragique que la vôtre. Je sais qu'il est difficile en ces circonstances d'éviter de généraliser les actes d'un fou à tout un groupe de gens aussi... particuliers que les androïdes.

Ne désirant pas s'appesantir plus sur le sujet, elle coupa court après une dernière pression sur la main de chair du directeur de l'orphelinat. Retournant à un débit de paroles plus usuel pour elle, les mots un peu mâchouillés malgré un peu plus d'attentions qu'à l'accoutumé, elle enchaîna d'un ton désolée.

- J'avais prévu d'cadeaux pour les enfants. Mais j'm'suis rendue compte en arrivant d'vant votre porte que c'était de la technologie, même aussi mignonne que des animaux mécanisés, et que vous apprécieriez pas. J'suis navrée. Mais si je reste ici quelques jours le temps que vous m'enseignez, je m'ferais pardonner en faisant des cupcakes et en jouant avec eux si vous êtes d'accord.

Quittant son assise, elle se redressa à son tour pour rassembler ses questions sur la matéria. Gardant un oeil sur Nikolas, elle entama une série de pas en long et en large.

- A dire vrai, j'aimerai basiquement tout savoir. Comment la matéria se crée exactement ? Comment puis-je répliquer le phénomène ? Quels sont les contraintes d'utilisation ? Des dangers particuliers ? Quelles expériences avez-vous déjà menés dessus ?

Elle marqua un temps.

- Peut-être que ça serait plus simple si je vous expliquai l'utilisation que je désire en faire : J'aimerai avoir accès à une source d'énergie propre pour alimenter un navire volant, un système d'ailes mécano-magique pour permettre le long déplacement ainsi qu'un autre véhicule du même type. Sous-marin cette fois-ci sur lequel je travaille.

Son sourire s'étira largement, joyeux et presque enfantin.

- Je veux que tout le monde puisse découvrir le monde sans offenser la Nature mais sans négliger la logique évolution de l'humanité. C'est pour ça que la matéria m'intéresse autant, parce que je pense que c'est une clé pour permettre à mon rêve de voir le jour.

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Galaad
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Sam 2 Jan - 17:28

Nikolas fut surpris par la spontanéité de Galaad qui avait, par chance, prit la main de chair de Nikolas. Une douceur presque enfantine se dégageait de cette main. Nikolas eut un léger sourire, comme celui d'un père qui comprend l’inquiétude de son enfant à son égard.

Et le fait que cette demoiselle s'excuse pour des choses dont elle ignorait tout toucha le directeur de l'orphelinat. Il lui répondit d'une manière très naturelle que, si elle le désirait, elle pourrait les présenter aux défunts sous le sapin, du moment qu'elle ne touchait pas à l'arbre.

Les dernières révélations de la jeune demoiselle auraient presque pu faire croire que les fée étaient persécutées par les êtres humains normaux. Mais il devait éviter ce genre de jugement. Après tout il ne savait pas qui avait brisé cette famille. Peut être une mauvaise fée. Mais le sujet allait se clore et la main de la demoiselle quitter les siennes. Mais non Nikolas en avait décidé autrement. Il prit fermement la main de Galaad, et la regarda d'un regard chaleureux avant de laisser, doucement, s’échapper les mains de Galaad.

L'intention était bonne mais comme l'avait deviné l'inventrice, il refuserait. Il ne voulait pas donner de techno-magie aux enfants. Ils étaient libre d'en utiliser une fois qu'ils quitteraient l'orphelinat, et hors de la Scandinavie. Il leur avait bien dit, dans les cours d’apprentissage sur le monde. Mais il la remercia de l'intention et de sa gentillesse. Mais il se doutait qu'elle comprenait parfaitement le refus de la fée de Noël.

Puis s'en vint une avalanche de questions. Nikolas sourit encore une fois tout en regardant les étoiles. Elle pourrait presque lui faire croire, rien quand la regardant si heureuse de parler de ses projets, de ses envies de découvertes, que la techno-magie était une solution. Mais une épiphanie douloureuse lui revint en tête, lui faisant perdre son sourire.

- Je vois que vous avez beaucoup de projets qui dépendent de ce que je vais vous dire. J'aimerais aussi en savoir plus sur ce rêve. Vous me paraissez comme une personne de confiance. Je suis presque sûr qu'une materia entre vos mains ne serait pas une mauvaise chose. Mais comme je vous l'ai dit je m'inquiète surtout de ce que les autres pourraient faire de ces travaux.

Nikolas but son chocolat en pensant que son idée de « scaphandre bulle d'eau » n'était peut être pas si original que ça. Mais la jeune fille était d'une rare honnêteté et d'une franchise qui devait en ébranler plus d'un.

- Tout d'abord j'ai, ce que vous allez sûrement juger comme une mauvaise nouvelle, à vous annoncer. Les materias ne peuvent pas être répliquées. C'est un phénomène naturel que j'ai réussi à recueillir grâce à un procédé magique. Ce même procédé en fait des objets non utilisables avec la technologie. Jai du me livrer à cette expérience contre mon grès pour voir le potentiel des materias. J'ai tenté de récolter les materias de différentes manières avec des outils simples, ou plus sophistiqués. Mais la materia perd tout éclat et devient vide de toute magie.

Nikolas ouvrit son bureau et posa sur la table une materia sans magie, une materia vide. Il avait bien quelques projets pour cette catégorie de materia mais il n'en dit pas un mot.

- Comme vous devez le ressentir, par votre nature féerique, elle ne dégage rien. Aucune magie. J'ai même tenté d'y stocker mon propre pouvoir sur la maîtrise du bois, mais rien à faire, elle reste vide. D'ailleurs vous semblez croire que les materias sont une source d’énergie. Ce n'est pas tout à fait exact. Actuellement les materias sont des énergies de la force de la nature. À moins que vous vouliez remplacer l'électricité par la foudre. Mais cela reste qu'ils ne se lient pas à la technologie ? Du moins pas sur celles découvertes jusqu'à aujourd'hui.

Pour ce qui est des dangers je dirais que, au moins on est proche de la magie, au plus les risques sont grands, sans parler de la capacité d'utilisation. Un simple humain risque de se faire dominer par la magie, et subir des transformations selon la materia utilisée. Contrairement à une fée qui pourra user facilement des pouvoirs que lui offre la materia.


Nikolas caressa sa barbe quelques minutes pour voir si la demoiselle allait intervenir d'une quelconque manière. Puis il reprit la parole.

- Je peux vous proposez de vous montrer mes recherches sur la base de la materia, et non sur les autres projets comme les gemmes de pouvoir. Bien que vous m’aspirez une grande confiance ce sont des projets que, pour le moment, je ne préfère pas apprendre à qui que ce soit. J’espère que vous le comprendrez. Tout cela pour vous dire que, peut être, votre rêve qui m'intrigue toujours autant n'est peut être pas encore écourté. Peut être votre œil, hum techno-magie hum, pourrait voir un prototype qui pourrait vous aider dans votre rêve. Mais je ne vous promets rien sur ce qui pourrait en découler.

Nikolas prit le visage du père sérieux face à l'enfant qui désirait apprendre.

- Si, par la plus grande des chances, nous arrivons à un quelconque résultat, je refuse que cela soit utilisé pour toutes sortes d'armes, ou armement quelconque, techno-magique. Si je devais apprendre que ça a été utilisé de la sorte, dans l'optique bien sûr où nous réussissions, je détruirais tout travail du Baron Périlleux de mes propres mains.

Nikolas attendait de voir les différentes réactions de la jeune demoiselle. La balle était dans son camp. Nikolas n’était pas certain que c’était le meilleur choix. Mais il sentait quelque chose dans cette inventrice qui lui fit s'ouvrir un peu plus sur le sujet.

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Galaad
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Galaad
Mar 5 Jan - 16:36
A l'annonce de la non-compatibilité des matérias avec la technologie, la demoiselle esquissa une moue boudeuse parfaitement déçue. Pourtant, cela relança aussi presque instantanément les rouages du cerveau du Baron Périlleux. Avec un signe équivoque qui signalait à Nikolas qu'elle continuait d'écouter avec attention, elle farfouilla brièvement dans sa sacoche à la recherche de son carnet à notes et croquis. Tandis qu'il parlait, l'écriture pointue de l'inventeur marbrait le papier de pensées dans sa langue maternelle. A intervalles réguliers, elle remontait le regard sur le scandinave qu'elle détaillait d'un regard presque acéré avant de sourire toute contente et recommencer à annoter presque en cadence avec les réponses du Père Noël. A la fin de la première fournée d'explication, elle tint à mettre les points sur les i.

- Ne vous en faites pas, les gemmes de pouvoir ne m'intéressent pas. Je n'ai aucune envie de créer des armes. J'sais en faire parce qu'on m'a appris à l'atelier, mais je refuse d'en inventer qui mêleraient technique et magique. J'suis plus assez naïve pour croire que ça arrivera pas par un autre, mais ça viendra pas d'moi. Cela, je vous le jure sur tout ce qu'il y a de plus saint.

Affirma-t-elle avec un aplomb solennel. Puis, d'une voix plus délicate, elle mâtina son propos d'une nuance en demi-teinte.

- Malheureusement, tout comme vous ne savez pas comment votre matéria sera utilisée par des fées peu scrupuleuses, je peux pas garantir qu'un illuminé ne détournera pas mes travaux. Tout comme j'peux pas garantir qu'demain un sorcier cinglé viendra pas maudire mon pays en entier pour des raisons stupides et nous condamner à un siècle de sommeil. Mais ... j'ai envie d'croire que ça arrivera pas. Pour nous, les enfants et leurs enfants.

A la proposition de voir ses inventions, elle se redressa et lissa une nouvelle fois sa tenue.

- Avec plaisir. Oh...

D'un geste, elle lui signala de patienter et s'agenouilla gracieusement près de sa trousse à outils afin d'en tirer un sachet qu'elle nicha aux creux des mains de Nikolas avec une mine à demi-navrée.

- C'est la seule d' mes inventions qui ne comportent aucun procédé technique : De la poudre à rapetisser. Contrairement à celle vendue par les Perses, celle-ci émet simplement une lueur bleutée pour que les êtres non-magiques puissent l'utiliser sans crainte. Ce n'est pas grand chose, mais j'ai pas réfléchi suffisamment en préparant mes présents.

Puis, Galaad se rendit compte qu'elle trimballait encore la tasse de chocolat chaud, vide, dans sa main libre. Elle la reposa alors sur le bureau avant de réitérer son intérêt enthousiaste.

- J'serai ravie d'voir vos inventions et de parler encore du procédé magique pour la matéria. Même si j'peux pas l'utiliser pour mes inventions, j'aime apprendre.

Un temps d'hésitation timide. Les prunelles turquoises s'accrochèrent un moment à celle de l'inventeur nordique. Le sourire s'étira une nouvelle fois avec une infinie douceur.

- Mais j'aimerai présenter mes hommages à v'tre famille avant si vous l'voulez bien.
Galaad
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Jeu 25 Fév - 21:15

- Malheureusement, tout comme vous ne savez pas comment votre matéria sera utilisée par des fées peu scrupuleuses, je peux pas garantir qu'un illuminé ne détournera pas mes travaux. Tout comme j'peux pas garantir qu'demain un sorcier cinglé viendra pas maudire mon pays en entier pour des raisons stupides et nous condamner à un siècle de sommeil. Mais ... j'ai envie d'croire que ça arrivera pas. Pour nous, les enfants et leurs enfants.

Voilà des paroles bien amères. Bien sûr Nikolas savait que ses inventions pouvaient être détournées par des fées, ou même des êtres sensibles à la magie qui en comprenait, même que grossièrement, le fonctionnement. Il en avait une devant lui. Peut-être parlait-elle d'elle même, bien qu'il en doutait fortement.

- Humm je peux comprendre pour les fées. D'ailleurs n'est-ce pas une fée, et non un sorcier, qui a endormi la France ? Un sorcier n'aurait jamais un tel pouvoir à lui seul. Du moins, pas à ma connaissance. Je ne suis pas naïf à croire que tout est beau en ce monde, loin de là. Mais si les dérivés sont de mes travaux, et non de ceux des autres, il en vas directement de ma responsabilité. Je ne tiendrais rigueur qu'à moi-même, et j'agirais en conséquence. En prenant en compte que les agissement sont, directement, les conséquences de mes propres actes. Du moins c'est ainsi que je vois les choses. Et si plus de personnes mettaient, à cœur, de réparer les fautes qui leur sont liées, peut être que beaucoup de choses iraient mieux en ce monde. Peut-être que les personnes, telles que moi, ne se méfierairnt pas autant des conséquences d'une alliance, si on peut appeler ça ainsi, entre la magie et la technologie.

Après ça Galaad lui offrit un petit présent, qu'il accepta avec grand plaisir, avant de le poser sur son bureau. Il essayerait sûrement d'en étudier la composition, par curiosité. La jeune fille voulait en connaître plus sur les inventions de Nikolas. Cela lui fit plaisir de voir une jeune fée aussi curieuse. Il trouvait juste dommage qu'une telle personne soit au service de la technologie, ou de la techno-magie.

- Vous pouvez y aller. Mais j'insisterais sur un détail dont vous devez déjà vous douter. Aucun, j'insiste, aucun objet technologique ne doit se trouver dans ce jardin, ou face à cet arbre. Ni prothèse mécanique, ni outil technologique. Rien de tout cela.

Nikolas, qui n'aimait déjà pas la technologie, ne tolérait pas sa présence auprès de la tombe de sa femme et sa fille. Pour lui cela reviendrait à souiller ce sanctuaire qu'il a dédié à ceux qui lui ont été le plus chers. Si cet affront était commis, il pourrait infliger un châtiment pire que la mort au coupable. On ne devait pas toucher à ce qui lui était cher. Sans quoi le doux Père Noël se transformerait en horrible Père Fouettard.

- Quand vous aurez fini nous verrons pour parler de ce qui vous intéresse exactement. Mais en dehors de l'orphelinat. Je ne désire pas que les enfants soient, de près ou de loin, liés à ce genre de discussions.

Nikolas laissa faire la jeune fée tout en l'observant. Après ils iraient dans son chalet de bois, qui était emplie de la magie de toute sa famille, qui l'avait construit et protégé, pour lui et sa défunte femme.

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Galaad
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Galaad
Ven 26 Fév - 1:19
La Galaad ne s'en laissait pas conter. Mais la Galaad avait reçu une éducation exemplaire : Elle ne contredirait pas un homme, qui plus est son aîné et professeur du moment, en lui exposant en grands détails son avis. Surtout qu'il ne le lui demandait pas vraiment. Ou plutôt peut-être estimait-elle avoir déjà rétorquer suffisamment aux propos de Nikolas tout à l'heure pour ne pas s'enliser dans un argumentaire foireux entre deux visions formatées par des passés à la fois semblables et différents. Une moue brève, furtive presque, signala néanmoins sa désapprobation. Non, elle refusait d'être responsable des agissements des autres. Si quelqu'un détournait les inventions du Baron Périlleux pour les utiliser à son avantage et commettre des actes atroces, elle n'en endosserait pas la maternité. Cela aurait été comme condamné l'inventeur de l'épée pour toutes les vies que des lames ont pris à travers les siècles. Il faudrait aussi punir l'inventeur des escaliers à chaque fois que quelqu'un s'y brisait les reins. Cela ne signifiait nullement qu'elle ne chercherait pas à punir un assassin qui salirait les desseins de ses créations. Cela ne signifiait pas non plus qu'elle n'en pleurerait pas toutes les larmes de son corps. Elle refusait néanmoins d'en brider sa créativité sur une bête calcul de probabilités.

Jane esquissa un sourire à l'attention de son hôte. Sans prendre la peine de préciser au sujet de la France, elle vérifia ses poches afin d'en retirer toutes les technologies éventuelles : Rien. Une robe n'avait pas vraiment les rangements nécessaires à dissimuler n'importe quoi. Secrètement, elle espérait que son corset n'avait rien de technologique aux yeux des scandinaves dont elle ignorait... quasiment tout à dire vrai en dehors de leur aversion et rejet des innovations mécaniques ou industrielles récentes.

- Est-c'que j'peux cacher ma sacoche et ma valise derrière votre bureau ? Il n'y a aucune technologies outrancières, mais il est évident que je ne vais pas souiller le sanctuaire.

Elle se glissa à nouveau dans sa veste, les températures même encore automnales de l'extérieur ne convenaient guère à la demoiselle non habituée. Suite à l'accord du maître des lieux, elle s'approcha de l'arbre mémoire et s'agenouilla le plus naturellement du monde à distance respectueuse pour prier. Jeanne, en-dehors du christianisme et ses croisades, ne connaissait guère les moeurs religieuses des autres contrées. Aussi, si d'aventures elle blasphémait envers les dieux locaux, elle ne paraissait n'en avoir ni l'attention, ni la conscience. Des prières chuchotées s'échappaient quelques mots en latin. Le rituel consistait principalement à demander aux Dieux - à Dieu - le repos des morts, le salut de leur âmes et à leur adresser quelques mots pour la protection de leurs proches survivants. Pourtant la discussion silencieuse entre les défunts et Jeanne dura près de dix minutes avant qu'elle se relève et époussète ses genoux.

Après avoir laissé Nikolas se recueillir ainsi qu'il le jugeait adéquat, elle fila rechercher ses biens pour l'accompagner jusqu'à sa demeure. Son nécessaire à écriture dans sa valise, elle scella même sa sacoche à outils d'un sortilège. La saupoudrant, elle la rapetissa ensuite avant de la mettre au fond de sa valise. Pourquoi ? Elle-même n'en comprenait pas le besoin, mais elle songeait que cela pourrait aider Nikolas à se sentir plus serein si elle évitait même de sortir le moindre de ses bidules dans sa demeure ou les environ. Elle emboîta le pas au scandinave direction le chalet bâti de ses propres mains. Elle y pénétra presque sur la pointe des pieds, observant alentour.

- Votre atelier est votre demeure ?

Se risqua-t-elle avec curiosité.

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Galaad
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Jeu 3 Mar - 11:58

Nikolas ouvrit la porte de sa maison de bois qui respirait la magie, à proprement parler. Un sort puissant avait été lancé dessus, et cela par plusieurs fées de la famille de Nikolas. Ce qui lui rappelait, encore aujourd'hui, à quel point sa famille, et les jours passés, lui manquaient cruellement.

- Non, seulement le sous-sol. Rien ne sera créé hors du sous-sol. Ce lieu n'a pas été construit pour de telles pratiques. C'est juste que les enfants n'iront jamais au sous-sol.

Nikolas ouvrit une porte en bois qui donnait sur un escalier. Au moment où il ouvrit la porte toute une rampe de gelées luminescentes s'était allumée, accrochée au mur.

- J'ai du chocolat ou de l'eau en bas. Mais peut-être désirez-vous autre chose ? Pour ce qui est des materias, vous en verrez plusieurs. Mais je vous prie de ne rien toucher sans me demander avant. En plus que tout soit rangé d'une façon précise certaines ne sont pas vraiment des materias.

Nikolas arriva en bas de l'escalier, qui donnait sur une salle de taille moyenne, environ 18m². Tout était bien rangé, chaque chose à sa place. Un livre sans fin trônait sur le bureau principal, avec une tasse vide à côté. Nikolas invita Galaad à s'asseoir, si elle le désirait, et lui demanda si elle désirait boire quelque chose.

- Donc vous êtes dans mon laboratoire. Il y a plusieurs projets qui ne sont qu'à l'état d'idées superflues comme vous pouvez le voir par de brefs croquis sur ce mur. Que voulez-vous savoir en particulier sur mes travaux ?

Nikolas savait qu'elle était intéressée par ses travaux et ses recherches. Mais dans quel but ? Les materias n'étaient pas adaptables à la technologie. Que voulait-elle savoir et dans quel but ? Voilà ce que se demandait Nikolas à ce moment précis.


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Galaad
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Galaad
Sam 12 Mar - 0:41
Ah la cave ! Peu important les civilisations, semblait-il, l'endroit restait soigneusement évité par les enfants, de même que le grenier. Peut-être fallait-il y voir un reste ancré dans les gênes d'une antique mauvaise expérience de l'humanité avec les endroits sombres et poussiéreux ? Naturellement, les plus hardis gamins s'empresseraient de démontrer courage ou folie en s'y glissant à tâtons, le menton dressé et la mine fière... et les jambes flagollantes. Jeanne avait été de ceux-là. Le moindre passage secret du Château d'Aubagne, elle le connaissait et s'y était même fréquemment lové pour y lire à la lueur d'une bougie ou d'un rayon de lumière dans une antique meurtrière. Sous le Siège Périlleux, l'antique trône de la Baronnie datant, peut-être, même des temps immémoriaux où un Roi régnait face à la Mer, se dissimulait le passage menant hors du domaine. Loin des assaillants. Loin des Ithiers. Galaad resta un instant silencieuse, le regard bas. La présence de Nikolas ravivait avec virulence des sentiments enfuis pour la moindre évocation de détails obscurs pour lesquels elle ne prêtait habituellement aucune considération. L'exilée laissa échapper un long soupir et se pinça les joues pour se ramener à la réalité. Elle n'était pas là pour enquiquiner un homme ayant partagé un destin aussi tragique que le sien avec ses émois de pucelle que diable ! Aussi se força-t-elle à un regain de gaieté et de vivacité.

- J'veux bien. Pour l'chocolat. J'adore ça.

Confessa-t-elle sans honte, en bon bec à bonbons.

- J'toucherai à rien sans d'mander ! Promis. J'aime pas non plus quand on trifouille dans mes affaires dans mon atelier. Percy fait toujours ça pour savoir que j'boutique et ça m'énerve.

Ajouta-elle avec un sourire. Après avoir observé un long silence à la découverte des lieux, la jeune femme se permit d'approcher des croquis sur le mur afin de les analyser sommairement. A l'invite de son hôte, elle prit place, pas directement devant le livre qu'elle devinait aisément être le siège favori de l'inventeur mais sur le coté, non loin pour pouvoir observer efficacement ce qu'il lui montrerait sans devoir déranger quoique ce soit. Sur son tabouret, la demoiselle policée s'effaça un peu au profit d'un jeune apprenti qui appuya ses deux mains sur le rebord du siège, jambes légèrement écartées, jupes froissées, et tourna quelques secondes comme un crétin sur le pivot du siège de bois. Youhou !

Trois secondes après, comme s'il ne s'était rien passé d'étrange ou d'inconvenant, Jane lissa sa jupe le temps de rassembler des mots compréhensibles pour répondre à la question de son professeur de l'instant.

- Dans un premier temps, j'aimerai savoir comment qu'elles fonctionnent exactement. Leurs limites. Comment les traiter ? Les ramasser ? Les tailler pour les intégrer à un objet ? S'il y a des précautions particulièrement pour éviter à quiconque d'être blesser ou pour éviter de les rendre inopérantes.

Une pause brève, le temps de reprendre son souffle. Le moulin à paroles reprit avec plus de rapidité et une étrange clareté avec un accent français galopant. Si les différentes "personnalités" de Jeanne, loin de la schizophrénie pourtant, possédaient chacune une voix distinctive, celle-ci serait celle du Baron Périlleux.

- Même si vous m'avez informé que les matérias ne sont pas intégrable à de la technologie, comprendre la matéria plus en profondeur pourrait me permettre d'améliorer d'autres procédés et de découvrir des moyens plus respectueux pour la magie et la nature d'opérer mes propres inventions. Néanmoins, j'avoue que je ne saisis nullement pourquoi la matéria ne fonctionne pas avec "la technologie", une appellation fourre-tout au final car tout est une technologie après sa création, avant de devenir, avec le temps, un simple objet. J'imagine que vous entendiez par là qu'une matéria n'est pas intégrable à un objet qui bénéficie déjà d'un apport énergétique tiers autre que magie ou naturelle, même de l'énergie cinétique engendré par un mécanisme simple. J'imagine que cela signifie aussi que cela pourrait pas fonctionner sur un navire volant ou l'essieu d'un carrosse. Sur une porte non plus étant donné qu'il y a une système de pivot. Dans quoi est intégrable une matéria au final ? Est-ce que ça pourrait être mis dans une casque hermétiquement fermé pour donner de l'oxygène en continue à celui qui le porte ?

Une pirouette de tabouret supplémentaire. Un grand sourire exalté par la curiosité, un mouvement de bras grandiloquent englobant l'ensemble, le regard turquoise se ficha dans celui de Nikolas.

- Est-ce que je pourrais vous voir en utiliser une ? Comment vous la traiter pour une utilisation simple, mettons pour générer de la chaleur depuis une ceinture ? Peut-être que je pourrais en équiper une ceinture comme sauvegarde pour un utilisateur d'une de mes inventions permettant de voler ? Est-ce que ça fonctionnerait si c'est indépendant de l'invention "technologie" mais sur une même personne ?

Brusquement, Galaad vira au rouge pivoine et agita les mains devant elle, statufié devant le fae. Enfin, elle se rendait compte de sa posture, de sa manie de tournicoter sur le tabouret ou encore de son bombardement de questions.

- Je.. je veux dire.. heu.. pardon.

Elle soupira et vient trifouiller une mèche.

- Je m'emporte facilement quand un sujet m'intéresse.

Elle tâcha d'adopter une posture plus sage, convenant plus à une demoiselle de son âge.

- J'aimerai beaucoup que vous m'expliquiez votre façon de travail sur la matéria. Comme vous le désirez vous. Je suis votre apprentie et je m'adapte à vos souhaits.

Rien de plus sincère que cette annonce, malgré la gêne précédente qui ne se dissipait pas si aisément.
Galaad
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Nikolas Klaus
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Lun 28 Mar - 23:54

Nikolas s'était levé en écoutant la jeune femme qui posait toutes ces questions. Certaines points ne plaisaient pas trop à Nikolas. Mais il lui laissa finir sans l'interrompre, notant mentalement les points à revoir.

Une fois fini il posa la tasse de chocolat chaud et prit place contre son bureau.

- Avant même la démonstration, ou les explications approfondies, je pense qu'il y a deux trois choses que je me dois de mettre au clair.

Nikolas tira la chaise de son bureau et prit place sur cette dernière, invitant son invitée à boire son chocolat.

- Cela ne fonctionne pas avec la technologie, car c'est magique. Tout simplement. Une magie si pur réfute la technologie. Un courant produit avec une materia, si elle doit être en soutien pour de la technologie, entre en conflit et le flux magique agresse la technologie.

Nikolas regarda la jeune fille. Il se souvenait qu'elle avait pris des notes plus tôt. Il se demandait bien ce qu'elle avait pu noter. Mais, pour le moment, il préférait mettre certaines choses au clair.

- Quant à votre appellation « fourre-tout », pour la technologie, je ne suis pas du tout d'accord avec votre point de vue. Je trouve cela plutôt bizarre que ce soit à moi, un Scandinave, de devoir vous expliquer ce qu'est la technologie. Mais avec cette appellation de la technologie je me demande bien si un travail commun est possible.
Je n'ai jamais caché haïr la technologie. Ce serait à moi de tout nuancer ce qu'est la technologie ? Non, cela ne me plaît pas du tout. Dire que tout est technologie au sein de son pays à un Scandinave est un manque de respect. Ce serait comme dire que tout est magique, à l'origine, à un Roumain. Ou encore, soyons fous, que la magie qui a endormi la France fut un bienfait pour les Français. Ou que la technologie qui a été engendrée par ce fou de Vasile Duca qui a fait subir sa technologie à des innocents, dont certains enfants. Elle serait aussi normale qu'une technologie « fourre-tout », l'équivalent d'une simple porte none produit par l'industrialisation ? Baliverne !


Nikolas avait fini par être légèrement hors de lui. Mais elle venait de bafouer toute la culture scandinave selon lui vu que, du point de vue de Gaalad, les Scandinaves utiliseraient la technologie, alors qu'ils ne l'aimaient pas. Il n'accepterait pas ce point de vue qui venait de sortir de la bouche de cette personne.


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Galaad
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Galaad
Dim 17 Avr - 5:45
Galaad vira au rouge à nouveau et baissa immédiatement la tête, les larmes aux yeux. Elle bafouilla quelques mots incompréhensibles durant le discours comme des vaines tentatives pour calmer l'ardeur de Nikolas à la châtier pour ses méconnaissances d'un pays qu'elle visitait pour la première fois. Voix étranglée, elle ne réussit produire un son intelligible qu'à la fin du monologue.

- J'voulais pas vous insulter, Monsieur. Vraiment pas.

Déglutissant, Jeanne se tut le temps de rassembler son explication.

- Votre culture est très différente de la mienne. Même en me renseignant sur votre pays avant de venir, je viens ici pour la première fois. Ce qui vous semble logique et courant ne l'est pas pour moi. Tout comme vous auriez sans doute de la peine à saisir la vie d'un français ou d'un américain dans une grande ville vu que vous n'êtes ni l'un ni l'autre.

Avec autant de précaution de possible, elle enchaîna.

- Lorsque je parle de terme fourre-tout, c'est d'un point de vue purement sémantique, la description de ce que le mot engloble. J'ignore s'il signifie la même chose en scandinave qu'en français ou en anglais. Je sais que j'ai grandi avec la définition "ensemble d'études sur les outils et connaissances d'un domaine particulier". Il y a des technologies de constructions, de médecines, d'artisanat, d'arts, de sciences appliquées et d'autres encore.

Très franchement, elle dévisagea Nikolas, Si le visage n'avait pas été aussi désespéré, la suite de la phrase pourrait presque passer pour une pointe d'humour pour détendre l'atmosphère.

- Je ne savais pas si j'avais le droit de porter des vêtements tissés avec des grands métiers à tisser mécaniques, si les teintures utilisées n'étaient pas déjà trop chimique, si je pouvais porter un corset parce que l'habillement ici est différent. Je ne sais même si vous avez des moulins à eau ou à vent, parce que pour moi c'est de la science appliquée et une accumulation d'énergie cinétique grâce à un mécanisme... et donc une technologie !

Un peu comme un poulet étêté, elle agita les bras avec emphase.

- J'en sais rien. J'suis pas vous. J'suis pas Scandinave. Donc oui, j'vous demande de me définir la chose pour pas vous froisser, pour pas vous manquer de respect, pour pas être impolie, pour comprendre comment vous travaillez !

Les bras retombèrent ensuite.

- Alors expliquez-moi, s'il vous plait, pour ne pas que je fasse de bêtises. C'est un nouveau lieu et des nouvelles limites. Je dois les apprendre : Je suis ici pour ça.

La mine ne laissait pas planer le moindre doute quand à la sincérité de bien faire de la demoiselle. Toutefois, elle avait machinalement rétabli une certaine distance physique, une forme de préservation inconsciente. Peut-être savait-elle qu'elle s'était trop emballée. Qu'elle se réjouissait trop d'apprendre auprès d'une autre fée. Pour autant, il lui semblait que le faë avait changé d'attitude à son égard presque soudainement, passant du tout au rien. Galaad, aussi naïve était-elle, avait toute de même quelques réflexes d'auto-préservation. S'il s'emportait, il restait un homme plus âgé, plus versé qu'elle dans la magie. Elle était venue à lui, sans crainte, sans même songé aux implications pour une jeune femme célibataire d'être sans chaperon dans le sous-sol d'un inconnu. Dans la posture de la demoiselle s'insinua un soupçon de méfiance et de déception. N'avait-elle pas été honnête depuis le départ ? S'était-elle fourvoyé à accorder à cet inconnu, la confession de sa réelle identité ? Le sourire éteint, d'un calme presque surnaturel après tout l'entrain précédent, celui d'une enfant gourmandée, elle attendait simplement le jugement de son hôte.
Galaad
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Dim 31 Juil - 16:11

Les différences culturelles pouvaient générer bien des tensions que seul un chocolat chaud pouvait apaiser, comme on dompte la colère d'un enfant par quelques sucreries. Comme gage de sa bonne foi, Nikolas montra quelques-unes de ses inventions au Baron Périlleux – présentations qui se muèrent en un long discours technique comme seuls deux inventeurs peuvent tenir. Le départ de Galaad se fit sans accroc, avec la promesse de s'écrire.

RP terminé


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