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 Juin 05. La femme chocolat

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Gretel
Sigmund Rammsteiner
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MessageSujet: Juin 05. La femme chocolat   Mer 21 Oct - 21:39
Mademoiselle Schneider l'avait prévenu, par une missive, de sa prochaine arrivée. Une agréable surprise qui avait suscité nombre de questions en l'esprit de l'Allemand. La famille de la demoiselle, que cette dernière décrivait comme particulièrement étouffante, avait-elle laissé plus de libertés à leur fille ? Leur dernière rencontre, concrète, remontait à deux ans. Deux ans d'échanges épistolaires, avec des blancs plus ou moins longs, chacun ayant ses propres préoccupations.

Ponctuel, Sigmund s'était présenté quelques minutes à l'avance au lieu de rendez-vous, le port aérien de Berlin. Il avait pu assister à « l'amarrage » du Flyin' Compass, l'équipage se mouvant avec des gestes dénotant une longue expérience. Sigmund se tordit presque le coup pour les observer manœuvrer, fourmi au sein de la foule qui se massait autour de lui. Lorsque le navire fut stabilisé, Sigmund monta au sein de l'ascenseur qui menait au « pont » - une plate-forme en surplomb sur laquelle les voyageurs accédaient en descendant du navire.

Mais Sigmund, arrivé à destination, eut beau chercher, il ne trouva pas la femme qu'il attendait. L'homme posa un pied sur la planche reliant le navire à la plate-forme, plissant son unique œil valide. S'était-il trompé de navire ? Il y en avait tant au sein du port. Il avait pu se tromper. Voyant une femme, encombrée de bagages, faire mine de traverser, Sigmund s'écarta pour lui laisser le passage libre. Néanmoins il ne put s'empêcher de la questionner.

« Veuillez m'excuser, mademoiselle. Est-ce bien le Flyin' Compass ? J'attends une amie. Mademoiselle Rebecca Schneider. Vous avez, peut-être, voyagé en sa compagnie. »

Comment aurait-il pu la reconnaître ? Deux ans ça vous changeait un être, sans compter les cheveux coupés courts, à la garçonne.


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Rebecca L. Schneider

MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Dim 22 Nov - 21:45
Le voyage de Rebecca n'avait pas été de tout repos. La petite chocolatière avait eu le droit à des tas de premières fois. Premiers mensonges. Premier départ. Premier vol.
Et aussi premier meurtre. En espérant que ce soit le dernier.
Même en ne connaissant pas les conséquences de son don sur les êtres humains, Leanne ne s'était jamais autorisée à toucher qui que ce soit sans ses gants anti-magie. Peut-être qu'elle possédait ce pressentiment depuis toujours, quoiqu'il en soit, aujourd'hui elle en avait le cœur net. Et attristé, évidemment. La petite Autrichienne n'avait guère l'âme d'un assassin.

Elle rajusta une nouvelle fois sa pire de gants ; ce geste était devenu, au fil du voyage, un trouble obsessionnel du comportement. Mais maintenant qu'elle se savait réceptacle d'un don possiblement destructeur, la jeune fille ne pouvait que redouble de vigilance. Surtout en sachant qu'elle allait retrouver son ami Sigmund.

L'homme rencontré deux ans plus tôt était la personne qui connaissait le mieux Rebecca. Comprendre par là, la « vraie » Rebecca : la fille pleine d'envies, de rêves et de curiosité, la fille qui désire voir le monde et apprendre de nouvelles choses qu'on ne trouve pas que dans les livres. Pas juste la chocolatière naïve qui passe ses journées à fabriquer des friandises pendant que ses parents la retiennent dans le domicile familial.

Aussi, quand Leanne avait décidé de prendre sa vie en main, il lui avait semblé évident d'en faire part à Sigmund. Il avait été l'un des rares à l'encourager dans ses idées qu'elle lui avait soumise dans les lettres qu'elle lui avait envoyées.

Le Flyin' Compass venait d'amarrer à l'aérogare. Après avoir remercié l'équipage – ils avaient passé ensemble de bien étranges moments – Rebecca descendit, avec ses deux valises dans la main, se frayant comme elle pouvait un chemin entre les cargaisons déchargées. Un homme la laissa passer, qu'elle remercia d'un signe de tête sans lever les yeux sur lui, mais il l'interpella et l'interrogea.

La question fit s'écarquiller les yeux de Rebecca, qui leva alors la tête vers l'inconnu. Pas si inconnu que ça en fait. Une tignasse rousse, un cache-œil, une cigarette au coin de la bouche !

- Herr Rammsteiner ! Comme je suis heureuse de vous revoir ! C'est bien moi, Rebecca !

La jeune femme avait retrouvé le sourire. Il n'était guère étonnant que Sigmund ne l'ait pas tout de suite reconnue : à leur rencontre, ses cheveux étaient extrêmement longs, tandis qu'aujourd'hui, elle arborait une coupe très masculine, avec ses oreilles découvertes.

- Comment allez-vous ? Merci d'être venue m'accueillir à l'aérogare !
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Gretel
Sigmund Rammsteiner
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MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Ven 4 Déc - 17:54
Petite précision a écrit:
Précision toute bête mais qui a son importance au vu du contexte XIXe siècle. Contrairement à ce que pourrait laisser penser son avatar, Sigmund ne se balade pas avec une cigarette à la bouche. Parce que ça ne se fait pas ! On ne fume pas en présence d'une femme et/ou d'un enfant, on ne fume pas en public, les fumoirs existent pour ça. (Et on y va entre hommes) C'est tout bête mais je tenais à éclaircir ce petit point.

La voix l'interpella tout d'abord. Les accents chantants le renvoyèrent à ce jour où sa route avait croisé celle d'une bourgeoise austro-hongroise, où il avait mené un duel à coups de balai face à une foule hilare. Sigmund ne put retenir le sourire qui vint peindre ses traits, s'amusant seul de ce souvenir. Se rappelant, avec délices, de la mine déconfite de son adversaire.

« Vermissen Schneider ! »

Sigmund fut parfaitement surpris de voir la demoiselle aussi changée. Il allait lui demander ce qui était arrivé à ses cheveux, mais se ravisa. La question était parfaitement idiote. Ils n'étaient probablement pas tombés tout seul.

« Je me porte fort bien mais, et vous ? Je vais vous désencombrer de vos bagages. »

Joignant le geste à la parole, l'Allemand ôta les bagages des mains de l'Austro-Hongroise. Marchant côte à côte, les deux germaniques rejoignirent la foule, se faufilant en son sein pour rejoindre les rues adjacentes qui déversaient le port de Berlin.

« Excusez-moi si je me montre indiscret, mais vous n'êtes pas venue accompagnée ? Pas même par votre soeur ? Votre famille a su vous donner plus de confiance ? Cela reste tout de même très dangereux au vu de la situation actuelle avec le Delirium qui sévit... »

Un soupçon naquit dans l'esprit de l'Allemand. L'homme stoppa sa marche, fronçant un sourcil. Son œil unique montrait un regard troublé.

« Rassurez-moi... Aucune perte n'est à déplorer de votre côté ? »

Si cela se trouvait, l'infortunée femme venait de perdre sa famille et venait se réfugier vers le seul ami qu'elle possédait. Ce changement de coiffure pouvait être vu comme un symbole de deuil.

Vermissen : Mademoiselle en allemand.



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Rebecca L. Schneider

MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Dim 20 Déc - 1:11
Rebecca était tout sourire. Revoir un visage ami pouvait l'aider à oublier, pour un temps, tout ce qui s'était passé de mauvais ces dernières semaines. Le répit serait court, bien entendu, Leanne n'était pas duper. Il n'en était pas moins bienvenu.

- Je vais... bien !

Mentir. Savoir mentir. Savait-elle mentir ? Elle ne savait pas trop. Il fallait avoir tant d'aplomb pour cela ! Mais à tout bien réfléchi, elle avait toujours menti. Le plus souvent par omission, mais le fait était le même. Mais c'était nécessaire. Bien qu'elle considérât Sigmund comme un ami, elle ne pouvait guère parler de ce qui s'était passé durant son voyage. Elle le remercia tandis qu'il attrapait la poignée de ses bagages, et le suivit dans la foule amassée sur les quais. Le brouhaha l'empêcha d'abord d'entendre ses propos, mais une fois dans les rues berlinoises, moins encombrées, elle put discuter avec lui.

Elle observa une petit instant de silence avant de répondre à Sigmund, le temps de rassembler ses idées et de pouvoir les exprimer.

- Non, j'ai souhaité partir seule. Il a fallu pour cela que je dissimule certaines informations à mes parents. À l'heure qu'il est, ils doivent croire que je suis en Suisse, à apprendre de nouvelles techniques de pâtisserie.

Elle releva la tête.

- J'ai conscience de la témérité de mon acte, surtout en ces temps d'épidémie. Mais... il fallait que je le fasse. Ma sœur a son mari, elle est même tombée enceinte, je l'ai su la veille de mon départ. Elle a sa propre vie... je dois façonner la mienne. Et pas avec du chocolat. Notre correspondance m'a faite beaucoup réfléchir. C'est de cette manière que j'ai compris que je ne souhaite faire des sucreries toute ma vie.

Sigmund s'était arrêté soudainement, et Rebecca ne s'en rendit compte que deux pas plus loin ; aussi se retourna-t-elle et leva les yeux sur le rouquin, qui semblait soucieux. Elle secoua la tête, frissonna à la bise qui soufflait dans son cou nu.

- Tranquillisez-vous, Herr Rammsteiner ! Ma famille se porte à merveille, et si j'ai perdu quelque chose, alors disons qu'il s'agisse de ma timidité... ou de mon innocence. Ou les deux. Mais je suis certaine de gagner bien des choses en retour ! Allons, racontez-moi ! Vos affaires, votre santé se portent-elles bien ? Berlin me semble être une ville superbe !

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Gretel
Sigmund Rammsteiner
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MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Mer 23 Déc - 0:21
Sigmund bascula d'un pied à l'autre, rendu mal à l'aise par les confidences de la chocolatière, devenue une fringante aventurière. Au moins faisait-elle preuve d'une franchise sans faille ce qui pouvait être aussi bien une qualité qu'un horrible défaut. Tout dépendait de l'interlocuteur. L'Allemand ne savait si, à la place de Rebecca, il aurait osé monter un tel mensonge envers ses parents. Une question qui ne trouverait jamais sa réponse, Mère ayant disparue avec son amant quelque part dans le monde, et Père ayant quitté ce monde. Mais la cerise sur le gâteau furent les précisions de la demoiselle sur son évolution. Des propos que Sigmund interpréta fort mal.

L'homme ralentit le pas, déglutit en cherchant quoi répondre. Les confidences sur le sujet l'avaient toujours gênés, lui qui ne s’embarrassait guère de ces trivialités.

« Je suis heureux pour vous. Pourrais-je savoir qui est l'heureux élu qui s'est emparé de votre... innocence ? »

En disant cela, Sigmund croisait mentalement les doigts pour ne pas apprendre une énième nouvelle déconcertante. Comme savoir que la demoiselle avait offert sa vertu à une aventure de passage, ou à un homme qui lui avait vendu monts et merveilles pour mieux la laisser derrière lui.

Il fallait espérer, qu'en retour, elle ne gagnerait pas un bâtard, dépourvu de père.

La devanture de l'opiumerie se profila dans une ruelle, entre quelques habitations sommaires du quartier populaire. En levant la tête on pouvait même apercevoir du linge sécher, suspendu sur un fil, traversant la rue de part en part, joignant deux bâtiments se faisant face. Sigmund fit longer un côté de l'opiumerie à Rebecca pour rejoindre la porte de l'arrière-boutique. L'Allemand préférait que la demoiselle ne voit pas l'envers du décor, celle offerte par les clients. Même désertée, il y régnait toujours l'odeur tenace de la drogue.

La porte ouverte, Sigmund s'effaça pour laisser entrer l'Austro-Hongroise et referma la porte derrière eux. La porte donnait sur un petit couloir qui, lui-même, débouchait sur la cuisine.

« N'ayez crainte, nous sommes seuls. J'ai fermé la boutique pour que vous puissiez vous installer confortablement. Si vous le souhaitez, je peux vous mener à votre chambre. Ou vous souhaitez manger un morceau ? »

En attendant la réponse de la concernée, Sigmund déposa les valises sur une chaise. Du revers de la manche, il s'essuya le front.

« Vous avez de la chance, mon cadet est parti en voyage. Vous aurez ma chambre le temps de votre séjour. Je prendrais la sienne. »

L'Allemand n'allait pas avouer à son hôte que son frère était, potentiellement, atteint du Delirium.

« Pour les affaires, ma foi, en ce moment cela ne se passe pas trop mal. Beaucoup de clients se perdent dans l'opium pour oublier tous les tracas liés à cette épidémie. Je veille à ne laisser entrer aucun malade, me contentant de les livrer. Si cela peut les aider, je ne peux pas leur refuser. »

Petit haussement d'épaules fataliste.

« Mais vous avez sûrement envie de parler de sujets bien plus intéressants. Ou de visiter la ville. Dites-moi tout. Je suis votre humble serviteur ! »

Sigmund feignit une révérence, gauche et empruntée.

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Rebecca L. Schneider

MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Ven 1 Jan - 21:21
La pauvre Rebecca, naïve comme une enfant qu'elle était encore, était bien loin de s'imaginer l'effet de ses paroles sur son ami, ne se rendant pas compte du terme bien mal adapté qu'elle avait employé. Aussi ne comprit-elle pas tout de suite le malaise de Sigmund, penchant la tête en guise d'incompréhension.

- L'heureux élu ? Je ne comprends pas ce que vous...

Puis l'évidence se fit, si brutale que la jeune femme écarquilla les yeux et plaqua ses mains sur sa bouche alors que son joli visage se teignait d'un cramoisi profond.

- Mon Dieu non ! Je crains vous avoir induit en erreur, je ne parlais guère de ce genre de chose ! « Honnêteté » aurait plutôt mieux valu qu' « innocence »... pardonnez-moi !

Sa vertu était toujours intacte, Dieu merci, et sincèrement, elle n'aurait guère abordé le sujet avec une telle légèreté, une telle frivolité, avec un homme de surcroît, fût-il son ami !

Ils continuèrent leur chemin vers l'opiumerie de Sigmund, tandis que la jeune femme étudiait les rues qu'ils traversaient, qu'elle trouvait remplies de vie. Ce n'était pourtant pas plus dynamique ou vivant que les rues de n'importe quelle autre ville, mais sans doute était-elle trop habituée au quartier bourgeois dans lequel elle avait grandi...
Le bâtiment dans lequel ils étaient entrés recelait une étrange odeur que jamais Leanne n'avait sentie. Elle présumait que c'était là l'odeur de l'opium, un peu entêtante, mais pas spécialement désagréable. Elle déclina poliment les propositions de Sigmund.

- Je vous remercie, vraiment ! Vous avez un frère ? Comment se nomme-t-il ?

Elle l'écouta parler de ses affaires avec l'opiumerie, apparemment cela marchait assez bien puisque nombre de personnes semblaient y trouver une solution aux problèmes actuels. Pourtant Rebecca songeait aux risques auxquels s'exposait Sigmund, indirectement.

- C'est vraiment charitable à vous. Mais ne craignez-vous pas pour votre propre santé, Herr ? On raconte tant de choses sur cette maladie, et j'ai entendu dire qu'elle se transmettait par les voies aériennes... beaucoup de gens se sont mis à porter des masques en guise de protection... mais rien n'a été prouvé encore...

Cette épidémie laissait Rebecca songeuse. Elle imaginait les scientifiques qui, à travers le monde, devaient se démener pour trouver un remède pour endiguer cette vague meurtrière, les soignants qui mettaient toute leur énergie à tenter de soulager, guérir, prévenir les nouveaux cas avec les soins dont ils disposaient...

En somme, Sigmund faisait sans doute partie de cette dernière catégorie, puisque l'opium semblait soulager les clients qui lui achetaient.

- C'est extrêmement courageux à vous, en tout cas. Nombre de personnes doivent vous être reconnaissantes ! Mais prenez garde à vous également, Herr.

En le voyant s'incliner, Leanne eut un rire léger, un peu gêné, parce qu'elle ne méritait pas une telle distinction !

- J'aimerais mieux un ami vous savez ! Mais je ne dis pas non à une visite de la ville, elle me paraît si... différente de Vienne !

Elle n'était pas fatiguée, et à vrai dire ne voulait pas laisser le sommeil la gagner de suite. Elle craignait les cauchemars.

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Gretel
Sigmund Rammsteiner
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MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Mer 6 Jan - 20:44
Il est vrai qu'il n'avait jamais mentionné son cadet lors de leurs échanges épistolaires. De même qu'il avait toujours veillé à ce que son frère n'ait jamais vent qu'il partageait une correspondance avec une femme. Afin de préserver la concernée mais, aussi, sa propre tranquillité en évitant les questionnements scabreux sur le sujet. Sigmund donna une réponse laconique, se contentant de préciser le prénom de son cadet, Alexender. Inutile d'entrer dans les détails.

Les compliments de la jeune femme le mettaient mal à l'aise. Il ne les méritait pas.

« Pour ma part, je ne pense pas faire preuve de courage. Je ne suis pas comme ces médecins qui approchent les malades et étudient le Delirium au risque d'en mourir eux-mêmes. Ni un explorateur qui voyage de par le monde en quête d'un remède. Je ne fais que mon travail. Et on pourrait même penser que je profite de cette pandémie pour enrichir mon commerce grâce au désespoir de quelques clients mis au pied du mur. »

Haussement d'épaules fataliste. Lorsque Rebecca mentionna l'usage des masques, le risque de l'épidémie, Sigmund ne put dissimuler un sourire.

« Vous-même avez pris des risques en voyageant. Le risque zéro n'existe pas. Si je dois mourir du Delirium, qu'il en soit ainsi. L'ancien propriétaire de ce lieu m'a appris que la mort n'était pas une fatalité. »

La jeune femme voulant visiter la ville, l'homme lui demanda quelques instants, le temps de monter la valise dans la chambre. Lorsque ce fut chose faite, Sigmund offrit son bras à Rebecca laissant à la jeune femme le soin de le prendre ou de le dédaigner. La rue les accueillit ainsi que le rire de quelques enfants s'amusant dans les ruelles, se courant après en sautant entre les pavés disjoints.

« Berlin est une grande ville. Musées, théâtres... Mais je pense que vous n'êtes pas venue vous enfermer. Il me semble que le zoo est encore ouvert. Ou peut-être préférez-vous un autre divertissement ? »

L'homme n'avait pas pour habitude de se promener et, encore moins, au bras d'une présence féminine. Les Austro-Hongrois appréciaient l'art en général, mais Rebecca avait su montrer qu'elle ne rentrait pas, forcément, dans les cases. Que pouvait aimer une jeune femme prête à mentir envers sa famille pour voyager alors que le monde subissait une pandémie ?

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Rebecca L. Schneider

MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Mar 19 Jan - 13:42
La naïveté de Rebecca ne se limitait pas à son jugement qui prônait avant tout la gentillesse. Elle ne songeait pas non plus à étudier une situation à travers tous les points de vue possibles. Ainsi, si la jeune femme louait le courage de son ami qui rendait visite au chevet des malades atteints du Delirium, elle n'avait pas pensé, elle, au risque encouru à franchir la frontière, à voyager vers ce pays inconnu qu'était l'Allemagne alors que l'épidémie faisait rage. C'est Sigmund qui mit le doigt sur ce détail, et tout bien réfléchi, il était très loin d'avoir tort. Même, comme il l'expliquait, par rapport à son propre travail, où l'on pourrait penser qu'il tirait profit des gens à l'agonie. Une idée si simple dans son cynisme, qui pourtant révoltait la jeune femme.

« Pourquoi voir systématiquement le mal ? Le plus important est l'apaisement que vous pouvez apporter à ces pauvres malades. Quant aux risques, vous avez raison... j'admire votre pragmatisme. »

Elle accompagna ses paroles d'un pauvre sourire désabusé. Mais trêve de propos tristes, une fois le bagage déposé, Rebecca accepta le bras de Sigmund, non sans avoir une nouvelle vérifié la bonne mise des ses gants. Elle n'osait imaginer provoquer un drame en touchant son ami par inadvertance.

Berlin était une grande ville, à l'instar de Vienne. Mais était-ce la nouveauté qui renforçait le sentiment de dynamisme et d'animation que procurait la capitale allemande à la petite Leanne ? Tout lui paraissait neuf, plein d'intérêt, et chaque vision que lui apportait la cité allemande provoquait un large sourire chez la petite Autrichienne. Ainsi, elle abreuva le pauvre Sigmund de multiples questions sur les us et coutumes allemands, l'histoire du pays, ses légendes, le caractère général de son peuple, autant pour en apprendre davantage sur l'Allemagne que pour se défaire des stéréotypes que l'on ne manquait pas d'entendre à propos d'un peuple étranger.

« Pardonnez-moi, je suis une véritable pipelette... je vais tâcher de pouvoir vous laisser respirer entre chacune de mes questions puisqu'il m’est impossible de refréner ma curiosité ! »

Elle émit un rire innocent, et ils continuèrent leur chemin jusqu'à arriver devant le grand portail du parc zoologique. La chocolatière eut une moue pensive.

« Il y a un zoo aussi, à Vienne. Je n'y suis jamais allée... il n'est pas bon ton d'emmener des enfants turbulents dans ce genre d'attraction. »

Le zoo était un lieu verdoyant, divisé en plusieurs sections qui accueillaient de nombreuses espèces d'animaux : singes, éléphants, flamants roses, reptiles... même de simples gallinacés. Il y avait autant d'animaux communs qu'exotiques, ce qui offrait une très agréable diversité. Rebecca ouvrait de grands yeux devant la montagne des chimpanzés, l'enclos aux girafes, ou encore devant la fosse aux lions, là où ils se trouvaient précisément.

« Étranges créatures... il est vraiment surprenant de les voir en réalité et non dans les pages colorées d'un livre... »

Fascinée, la jeune femme suivit les mouvements d'un lion à la fière crinière. Ce dernier, de ses yeux d'or, lorgnait la silhouette d'un jeune commis qui installait un passage afin d'amener la pitance des fauves. Il devait sans doute l'avoir fait des dizaines de fois... pourtant, ce fut cette fois la mauvaise. Mal placé, le pont improvisé n'offrait pas une grande stabilité, et c'est en laissant échapper un cri qu'elle vit, ainsi que les autres visiteurs autour de la cage, basculer le jeune homme dans la fosse, sous le regard gourmand des bêtes...
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Gretel
Sigmund Rammsteiner
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MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Ven 22 Jan - 22:14
Pourquoi voir systématiquement le mal ? S'était écrié si vertement la jeune femme que Sigmund cilla, interloqué. Était-ce le fait d'avoir mentionné sa possible propre mort qui avait hérissé le poil de la bourgeoise ? Revins alors, à l'esprit de Sigmund, une lettre écrite par la demoiselle Schneider.

« Mais nous devons tous trépasser. » glissa Sigmund d'une voix égale. « C'est vous-même qui me l'avez dit. L'avez-vous oublié ? »

Néanmoins il n'était plus temps de parler de malades, d'épidémie, et autres sujets forts peu distrayants, dénués d'amusement. La demoiselle avait jeté son dévolu sur le zoo de la ville, entraînant Sigmund à sa suite, lui posant mille et une questions auxquelles l'homme tentait vainement de répondre. Même s'il était habitant de la ville depuis des années il n'avait nullement les connaissances d'une encyclopédie, ni le savoir d'un homme de sciences. Ses connaissances se basaient sur l'observation, les habitudes du quotidien et les rumeurs présentées comme des histoires vraies tant elles étaient ancrées dans l'imagerie populaire.

L'entrée de zoo se dévoila à eux, et la foule les engloutit rapidement. On ne pouvait compter, sur les doigts d'une main, le nombre de gouvernantes qui, dans leurs robes sombres, surveillaient les enfants d'un œil sévère. Prêtes à agripper un bras pour ramener l'enfant dans le droit chemin, l'empêcher de vadrouiller hors des sentiers battus. Des Mary Poppins inflexibles, des duègnes aux lèvres inflexibles.

« Il y a un zoo aussi, à Vienne. Je n'y suis jamais allée... il n'est pas bon ton d'emmener des enfants turbulents dans ce genre d'attraction. »

Comme pour la contredire un enfant, vêtu d'un costume de marin, le ruban de son chapeau claquant au vent, entreprit de semer sa Nanny à la course, la poussant à courir en slalomant dans la foule, la faisant rougir à cause de l'effort. Spectacle qui fit naître quelques rires chez les autres bambins que des regards de leurs gouvernantes tentèrent de faire taire, voulant éviter d'autres expressions de turbulence de ce genre.

« Vous n'êtes donc jamais allé dans un zoo auparavant ? » L'étonnement se percevait nettement dans les paroles de Sigmund. « Auriez-vous été une enfant particulièrement agitée ? J'ai du mal à l'imaginer. »

Aux yeux de l'Allemand la demoiselle, enfant, avait dû être de ces filles suivant docilement les leçons, baissant pudiquement les yeux et parlant d'une voix basse. Une demoiselle se conduisant selon son rang, renfermant en son cœur ses secrets intimes.

Leurs pas stoppèrent à proximité des lions. Seule une barrière protégeait la foule de ces animaux ainsi que le fossé, profond, obligeant même les adultes à baisser la tête pour observer les félins. Les enfants étaient tenus fermement par leurs chaperonnes, qui veillaient à ce qu'aucun d'eux ne grimpe sur les rambardes.

Soudain ce fut le drame.

L'employé, préposé aux repas, chuta. Des cris surgirent de la foule, des yeux furent détournés. Automatiquement Sigmund posa sa main sur les yeux de Rebecca pour l'empêcher de voir l'odieux spectacle.

« Ne regardez pas ! Tournez vous ! C'est cela... »

Si l'homme ne s'était pas rompu les os à cause de la hauteur de la chute, son sort risquait d'être rapidement scellé. Un animal, même en cage, demeurait un animal aux désirs sauvages, avec des besoins qu'il devait compenser. Une main sur la taille de Rebecca, Sigmund fit tourner la demoiselle pour qu'elle soit dos à la scène. Seulement là il la relâcha, mais écarta les bras pour l'empêcher d'avancer si jamais elle avait l'idée saugrenue de se rapprocher de la fosse. Les enfants levaient des mines curieuses, un éclat farouche dans le regard. La panique se faisait sentir chez d'autres, les plus âgés qui comprenaient qu'une tragédie se jouait à leurs pieds.

« Mesdames ! » Sigmund s'adressait aux gouvernantes, seules adultes présentes dans les environs. « Il faut éloigner les enfants d'ici. Rejoignez la sortie au plus vite. Je suis certain que les employés vont rapidement s'exécuter... »

Un sifflet se fit entendre, confirmant les paroles de l'Allemand. Les mains des gouvernantes saisirent les mains et bras des enfants, tâchant de rassembler, chacune, les bambins à leur charge. Sigmund les aidait en poussant quelques enfants récalcitrants vers leurs chaperonnes attitrées. Les employés du zoo, reconnaissables dans leurs uniformes, commencèrent à encercler la scène, faisant signe à la foule de se disperser.

« Monsieur. » enjoignit un des employés à Sigmund. « Vous aussi, éloignez-vous. »

Sigmund allait obtempérer lorsqu'il remarqua que Rebecca n'était plus à ses côtés.


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Rebecca L. Schneider

MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Sam 27 Fév - 17:48
La jeune femme secoua la tête. Non, elle n'avait pas oublié, la mort n'était pas une fatalité et chacun devrait passer par là un jour ou l'autre... mais pourquoi ne pas quitter ce monde sans douleur, apaisé et pourquoi pas, dans ses rêves ?

- Vous avez la possibilité d'offrir à des mourants un départ paisible. Il serait bien mal avisé de vous cracher dessus pour cela, c'est là où je voulais en venir.

Après lui avoir posé une multitude de questions sur l'Allemagne, les mœurs, les habitudes et la ville, Rebecca finit pas se taire quand ils arrivèrent au zoo de Berlin. Un grand portail de fer en arcade les accueillit, ainsi qu'une multitude d'enfants et leurs nourrices, tous bien excités de venir voir les animaux exotiques. Cela la ramena immédiatement à ses jeunes années, où elle devait faire preuve, en sortant de la maison, d'une tenue parfaite, ses parents la surveillant étroitement, ainsi que sa sœur.

- Nous étions sages, dès que nous sortions, étant petites, avec ma sœur. Mais entre les quatre murs de la maison, nous pouvions devenir de vraies petites diablesses... c'est passé, avec le temps.

Quand elle y pensait, qu'est-ce qu'elles avaient pu faire comme bêtises ! Surtout elle, peut-être...

L'ambiance était joyeuse et bon enfant. Sereine, la petite chocolatière savourait pleinement de partager ce moment avec un ami avec qui elle pouvait discuter de tout... jusqu'à ce qu'une banale situation ne tourne au vinaigre.
De l'accident pourtant, Rebecca ne vit que la chute, qui la glaça jusqu'au sang, puis sa vision se brouilla et ne devint plus que ténèbres. Déséquilibrée, elle se raccrocha à la main de Sigmund, qui lui bouchait la vue afin de lui épargner la boucherie qui se déroulait dans la fosse aux lions.

Pourtant, elle ne perdait rien du « spectacle » : elle entendait les rugissements des fauves, les cris des enfants paniqués et des nourrices horrifiées. Ça n'en restait pas moins terrifiant...
Sigmund fit se retourner la jeune femme, libérant sa vision mais prenant garde à ce qu'elle reste derrière lui. Leanne papillonna des yeux et évalua la situation, du peu qu'elle pouvait la voir : des employés du zoo, alertés, commençaient à sécuriser la zone et avec l'aide du grand rouquin, enjoignirent les petits groupes à s'éloigner de la fosse.

Mais qui s'occupait de l'employé tombé ?
Pas de bruit dans la fosse sinon les rugissements des bêtes, pas de bruits de chair déchiquetée, d'os broyés...

- Ludwig ! Où êtes-vous ??

C'était une des gouvernantes qui hurlait, complètement paniquée qu'elle était par l'absence d'un des enfants qu'elle devait sans doute surveiller, en plus des six ou sept que Rebecca comptait derrière elle... Un rapide coup d’œil lui permit de constater que le petit garçon était resté près de la fosse, à un endroit que les gardes du zoo n'avaient pas encore sécurisé. Se faufilant derrière son ami, Leanne fondit sur le bambin et attrapa sa main.

- C'est trop dangereux, va rejoindre ta nourrice !
- Mais le monsieur, il est là.

L'enfant avait raison : en contrebas, le malheureux employé avait réussi à se glisser contre la paroi, mais les fauves l'entouraient et il ne pouvait rejoindre l'autre bout de la fosse où il pourrait sortir plus facilement.
Sauf si l'on arrivait à l'en tirer là où il était...

- Fraulein, reculez !
- Il faut l'aider !! Venez ! Il est encore en vie !

Jusqu'à ce qu'il soit trop tard pour agir... l'optimisme aveuglait la chocolatière. L'un des gardes l'attrapa par les épaules et la rejeta en arrière de la fosse. Un peu affolée, Rebecca chercha Sigmund du regard, essayant de distinguer ses cheveux de feu dans la foule en panique. Quand elle l'aperçut, elle fit de grands signes des mains, cria:

- Il est vivant ! On peut encore le sauver ! Il faut les aider !

La virulence de Rebecca était étonnante, mais le sort du garçon était tout ce qui comptait à ses yeux pour le moment.
Est-ce qu'une vie en rachète une autre ?
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Gretel
Sigmund Rammsteiner
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MessageSujet: Re: Juin 05. La femme chocolat   Ven 4 Mar - 21:26
La voix de Rebecca guida l'Allemand jusqu'à elle. Son œil s'écarquilla à la vue du garçon qu'elle tenait toujours par la main et qui, dans sa naïveté, ne comprenait en rien la tragédie qui se jouait. Curieux il observait les employés du zoo se rapprocher de la scène, se héler les uns et les autres pour aider leur collègue. D'une main, posée sur la crâne du garçon, Sigmund l'obligea à détourner le regard.

« Laisse faire, ils vont aller le sauver. Et ce n'est pas un spectacle de ton âge. »

Main toujours sur la tête du petit, Sigmund arqua un sourcil à l'adresse de Rebecca.

« Que voulez-vous que nous faisions ? Que je me jette dans la fosse ? Il y a une différence entre mener un duel avec un homme dans une rue, et affronter des lions, même en cage. La peur vous fait perdre la tête, Fraulein Schneider. » Sentant le petit tenter de se dégager de son emprise, Sigmund pesta. « Je t'ai dit que ce n'était pas de ton âge... »
« Les lions y font des choses bizarres. »

La main de Sigmund glissa sur l'épaule du garçon, l'empêchant d'avancer vers la fosse. L'Allemand contourna l'enfant, se positionna devant lui, tendit le cou pour voir, intrigué.

Effectivement les lions faisaient des choses bizarres. L'employé avait réussi à se relever mais, dos à la paroi, il attendait qu'un de ses collègues détourna l'attention des fauves pour pouvoir se faufiler vers la porte de sortie. Le lion le plus proche s'était mis à éructer, comme un chat s'évertuant à vouloir cracher une boule de poils. Néanmoins ce ne furent pas des poils qui sortirent de la gueule du félin, mais du sang. Phénomène qui provoqua un froid au sein aussi bien des spectateurs que des employés. Le lion tremblait, debout sur ses pattes. L'employé en profita pour marcher en crabe, et finit par être agrippé par son collègue qui l'entraîna par la porte de sortie.

Sigmund recula d'un pas avant de faire volte-face.

« Soyez rassurée, l'employé va bien. Mais nous devrions ramener ce garçon à sa gouvernante. »

Gouvernante qui, dès qu'elle vit le petit Ludwig, l'agrippa par le bras en l'invectivant, ponctuant chaque reproche d'un remerciement envers le duo. Les employés du zoo finirent de disperser la foule, voulant éviter d'autres scènes propices à l'hystérie.

« Frauleïn, Herr, circulez je vous prie. » demanda un employé.
« Excusez-moi... Mais... J'ai vu un des lions cracher du sang... Vos animaux ne sont pas malades ? »
« Je... » La question semblait plonger l'homme dans le trouble. « Nous allons enquêter sur cela. C'est la première manifestation de ce genre. Nous allons justement fermer le zoo... préventivement. Circulez, s'il vous plaît. »

Sigmund n'insista pas. L'employé semblait complètement perdu et déboussolé par l'affaire. L'Allemand suivit les pancartes indiquant la sortie.

« Je suis désolé que la visite ait été écourtée. J'espère que le Delirium n'est pas transmissible aux animaux. Aussi bien pour eux que pour les visiteurs. Nous avons encouru des risques. »

En tout cas l'expérience avait animé leur journée - peut-être pas de la meilleure manière qui soit. Afin de chasser ce mauvais souvenir, Sigmund mena Rebecca en des recoins bien plus positifs de la ville, évitant les ruelles sordides et autres coups-gorges.

Le séjour fut émaillé de bons souvenirs jusqu'au départ de Rebecca. La vision de la jeune femme sur le pont d'un navire volant fut la dernière que Sigmund eut de l'Austro-Hongroise. La jeune femme s'évapora de sa vie, tel un rêve, sans prévenir. Sans même un mot d'adieu.


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Juin 05. La femme chocolat

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