Là où nous mèneront nos pas

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Ann de Lafleur
Le Léchi
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Jeu 5 Nov - 20:08
Là où nous mèneront nos pas


Analepse au début de l’an 05
Village de Lafleur - France

C’était un matin comme les autres, éveillée à l’aube, Ann avait préparé le petit-déjeuner, visité le jardin et ouvert les portes de la boutique. Comme toujours, elle n’y était pas seule, Joseph Letendre était aussi matinal que le coq chanteur et dans l’arrière-boutique, les bruit réguliers du pilon dans le mortier en indiquait la présence. Elle s’était rapidement mise à la tâche, prenant le relais pour permettre à l’homme de vérifier les étagères quand…

« Tu dois partir d’ici. »

Les paroles avaient d’abord flottées, telles les feuilles d’un arbre que la brise d’automne aurait arrachées à sa solide branche, puis, elles l’avaient atteinte. L’effleurement subtil et délicat d’une chenille remontant le long de son bras en laissant l’inévitable sensation de désagrément. Telle avait été la réaction première d’Ann à l’annonce de ces simples mots.


« Je partirai demain. »

Sa réponse avait fait écho jusqu’aux jeune oreilles de son frère de cœur qui avait vivement protesté contre ce départ injustifié. L’abandonnait-elle ? Avait-il fait ou dit quelque chose qui mérite un tel éloignement ? Quand reviendrait-elle ? Ann n’avait pu répondre que par un de ses sourires infiniment doux. D’une veillée passée à le bercer, d’une mélodie chantée et d’un baiser donné, Gustave avait succombé, il avait oublié qu’il devait être attristé et s’était endormi.

Le lendemain, elle n’était plus. Ann avait quitté la maison, le village et qui sait, le pays peut-être. Son chemin ne devait pas s’arrêter à Lafleur et devant elle miroitait une nouvelle fin à son destin.
Novembre de l’an 05
Frontières Allemando-Scandinave

Quitter l’Allemagne avait été difficile pour Ann, tant par le nombre de foyer qui lui sembla qu’elle pouvait encore aider que par les comportements quelque peu belliqueux de certains dans les grandes villes où elle devait forcément s’arrêter pour se ravitailler. La route plein Nord lui parut le meilleur endroit pour changer d’endroit, de climat, mais elle dû marcher bien longtemps sur ce chemin de terre durci par le froid avant d’apercevoir une quelconque trace de récent passage. À l’horizon, aucun village n’était visible.

Les relations sont tendues entre les pays, les villageois mêmes craignent les frontières comme si soudain leur âme se corromprait à y rester trop près.

Compréhensible mais inquiétant, autant pour trouver un endroit où se réchauffer que par angoisse de savoir des liens de voisinage si peu soigneusement entretenus. Il en allait de l’équilibre des relations du continent, plus important encore, de l’équilibre du monde entier bien qu’à cela, elle savait ne rien pouvoir faire. Elle possédait les mêmes limites que tout simple mortel et la possibilité d’influencer les Couronnes de ce monde n’était pas de ses capacités. Elle devrait se contenter d’aider les villages désœuvrés comme elle l’avait fait tout au long de ces mois derniers. Mais encore fallait-il pouvoir en trouver…

Ses besaces aux épaules, elle trouva un creux dégagé à plusieurs pas de la route pour s’y installer. Le bois se faisait rare mais quelques branches suffiraient à lui tenir chaud si elle savait modérer les flammes et n’en conserver que la chaleur plutôt que la lumière qui risquait de jalouser le magnifique coucher de soleil qui s’étirait devant ses yeux. Une réflexion tout aussi prudente qui lui évitait ainsi d’être trop attirante pour les voyageurs malvenus aux intentions peu nobles mais aussi moins visible pour une aide quelconque qui passerait probablement la route pendant la nuit ?

Cette pensée ne la dérangea pas, pas qu’elle soit naïve au point de croire qu’aucun danger ne la guettait nulle part mais plus qu’en ces terres presque désolées, à la frontière même, peu se risquerait à attaquer. Des allemands tout au plus mais prendraient-ils le risque de pénétrer les terres sauvages de leur voisin ? Celles que tous avaient désignées comme «magiques». Autant dire que ce mot avait plutôt fait rire Ann et l’en convaincre inconsciemment de s’y aventurer la première. De la magie, vraiment ? Et puis quoi encore, des fées des glaces ?

L’astre de feu avait depuis longtemps plongé sous la terre pour laisser son amante pâle et lunaire prendre le relais de la course autour de la terre. La nuit était fraiche, non même froide à ce temps-ci de l’année et les couvertures ficelées parvenaient à peine à conserver la chaleur de son corps chaudement habillé. Au milieu de la nuit, elle s’était éveillée, ajoutant du bois au feu pour lui faire reprendre vie et avec lui, rajouter quelques couleurs à son propre visage.

Le vent chantait dans la plaine froide et au loin, le beuglement d’un buffle, ou peut-être était-ce un bison ? On racontait que certains volaient dans ce coin de pays… Une nouveauté qu’elle était prête à découvrir avec le levé du jour si ce dernier daignait enfin arriver. Le soleil lui manquait mais bien plus encore la forêt.
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Ven 13 Nov - 0:17

Nikolas avait eu fort à faire. Ces derniers mois des personnes étaient venues le voir quant à ses travaux sur la magie. Une nouvelle impératrice avait pris les rênes de l'empire. Et surtout l'approche de Noël. Les enfants ne tenaient plus en place. Ces petits diablotins étaient en fête. Les plus vieux savaient que, chaque année, des activités pour décorer l'orphelinat avaient lieu. Et les plus vieux avaient, justement, déjà commencé à apprendre aux plus jeunes et à préparer tout ce qu'il fallait dans la grande salle de jeux pour préparer les décorations. Guirlandes de papier, peintures pour personnaliser les décorations de bois, et surtout, oui, surtout la liste pour leur Père Noël.

Nikolas ne se lasserait jamais du sourire des enfants. En cette période Nikolas devait être fort, en apparence du moins, car cette période sombre était pour lui une lutte contre ses propres démons du passé.

Mais pour le moment la fée avait besoin de plantes qui poussaient uniquement à la frontière allemande-scandinave. Noël avait aussi pour réputation des petits bobos en tous genre. Nikolas aimait soigner les enfant avec la nature, pour les sensibiliser aux bienfaits et au respect qu'il fallait porter à la Nature.

Nikolas recueillait tout type d'enfant, de toute couleur, sans distinction. Mais il essayait de faire en sorte que chaque enfant qui partait de l'orphelinat avait certaines bases de respect de la nature. Et de soit lui faire découvrir une nature féerique en lui ou d'en faire un bon sorcier. La plupart des enfants restaient au village, augmentant la population, et vivant dans une entente et une entraide quotidienne.

Nikolas avait une hotte sur le dos, emplie de plusieurs herbes, toutes dans de petits sacs fermés par une ficelle. Il avait trouvé la plupart des herbe qu'il cherchait. La fée prit le choix de se reposer un peu, posant sa hotte sur le sol et posant ses fesses sur l’herbe humide du sol. Nikolas regarda, au loin, les bois, les animaux qui vivaient paisiblement. Un beau tableau qu'il aurait bien affiché bien dans son sous-sol de travail.

La fée se laissa tombé, le dos au sol, faisant s'envoler quelques pétales de fleurs. La fée ajusta son béret regardant le ciel qui, doucement, fit tomber quelques flocons de neige. Mais rien qui ne dérangeait Nikolas qui était là, en chemise. Le froid n'avait pas vraiment prise sur lui. Tout en réfléchissant il regarda la neige tombé du ciel, sa hotte à ses cotés.


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Ann de Lafleur
Le Léchi
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✦ Double-compte : Vashka von Kursell - Svetlana Ivanova

Jeu 19 Nov - 8:25
L’aube ne se levait pas encore. C’était de ces moments où les premières lueurs se dessinaient à peine à l’horizon, laissant filtrer le stricte nécessaire à éclairer les pas des lèves-tôt démontant leur campement de fortune. Les braises tièdes du reste de la combustion de la dernière bûche de la nuit rougeoyaient encore, ne laissant qu’une infime chaleur se diffuser à qui savait l’apprécier. Ann resta ainsi prostrée devant les restes de la nuit, mains tendues pour y chasser l’engourdissement et le froid qui avait collé aux os et à sa peau. Les braises mourantes, ce fut sacoches aux épaules et atèle bien ajustée à la jambe qu’elle reprit la route vers ce qu’elle espérait être un village.

Marcher en nature n’avait jamais été une corvée pour Ann, en tant qu’apprentie apothicaire, les occasions multiples de profiter de la vie végétale avaient su trouver en son cœur un temps particulièrement chaleureux et apaisant. Le fait que ces derniers jours le décor puisse changer de ce qu’elle contemplait normalement ne la troublait en rien, au contraire, c’est doublée d’un désir encore plus ardent d’explorer les environs que la femme s’était à nouveau écartée du chemin.

Au sol, une légère saillie rocheuse traversait les vieilles traces des anciens voyageurs pour courir sur plusieurs mètres et s’élargir. En son centre, des pousses de verdure et pas n’importe lesquels. Ces petites fleurs blanches étaient fort jolies mais leurs pétales avaient plus d’une vertu de guérison et les mains agiles déracinèrent deux plans qu’elles placèrent délicatement dans une petite bourse. Elle allait s’en retourner juste après quand.

Il se mit à neiger.

Un phénomène si rare qu’Ann en leva les yeux au ciel tout en marchant, semblant poursuivre les flocons pour les faire doucement s’écraser sur son visage avec un fou rire enfantin à chaque fois que les cristaux de glace devenaient moites au contact de sa peau chaude. Un rire qui résonna certainement dans l’air, porté par le brise fraiche du matin aussi loin que son regard se porta. Ce ne fut pourtant pas la beauté de l’aurore ou les premiers rayons francs de l’astre solaire se levant qui la firent plisser des yeux mais plutôt cette ombre à même le sol, beaucoup trop imposante pour qu’il ne s’agisse que d’un animal au repos. Ou alors un ours…hors de sa tanière ce qui lui sembla peu probable mais que connaissait-elle réellement des habitudes de la faune locale ?

Elle s’approcha, prudemment, jusqu’à distinguer une forme humaine, adulte a priori. Cette seule vision suffit à faire s’affoler son cœur et elle pressa le pas, imaginant d’atroces scénarios qui aurait conduit ce pauvre être à reposer ainsi sur la terre, bien loin de la route. L’idée qu’il puisse simplement être en train de dormir ne l’effleura pas un instant et poussée par son désir de s’assurer du bon état de la personne, elle se dirigea droit dessus.

La surprise de constater qu’il ne semblait souffrir d’aucun mal mais qu’en plus il avait les yeux ouverts… ? Ann s’arrêta à quelques mètres, un doute l’assaillant soudain. Cet homme n’était-il qu’un voyageur en repos ? Compréhensible à la vue de cette hotte à ses côtés mais la peur initiales était toujours présente et elle se racla la gorge pour annoncer sa présence et ne pas le faire sursauter.


« Excusez-moi…Sir… ? Est-ce que tout va bien ? Êtes-vous blessés ? Avez-vous besoin d’aide ? »

Le comble de la charité quand c’était plutôt Ann qui avait besoin d’aide en réalité, ne serait-ce que pour s’orienter dans ce pays qu’elle ne connaissait pas encore. Néanmoins, une inquiétude certaine devait se lire dans le regard qu’elle posa sur l’homme, passant sous silence ces propres soucis pour répondre à ceux éventuels de l’inconnu. Elle s’approche un peu plus, lentement, un pied toujours plus lourd que l’autre sonnait contre le sol comme un martèlement de sabot, ses cheveux virevoltants dans la brise matinal alors que le soleil y posait quelques reflets plus clair.

« Je cherche un village…le plus près qu’il y ait j’ai seulement besoin d’acheter quelques vivres pour poursuivre ma quête. »

C’est ainsi qu’elle l’avait appelé. Sa croisade, son destin. Sa quête vers elle ne savait où.
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Lun 7 Déc - 10:56



Nikolas avait ressenti la présence d'une de ses semblables, dans les alentours, mais ne sentait aucune hostilité de la part de cette présence. Il ne bougea pas. Il resta, les bras croisés derrière la tête, une brindille d'herbe à la bouche, admirant la neige qui tombait depuis cette immense liberté qu’était le ciel, qui ne craignait rien. Ni l'avancée de l'homme dans la technologie qui l'investit de ses bateaux volants, ni des êtres de magie qui volaient à travers lui avec leurs créatures magiques. Le ciel était peut être la solution à l'intolérance qui régissait ce monde. Un exemple à prendre. Il accepte tout en son sein, sans faire de distinction. Si la terre était ainsi cela éviterait bien des peines à beaucoup de monde.

Quelques paroles vinrent le sortir de ses réflexions. Il avait déjà presque oublié qu'il y avait une autre présence en ce lieu. Nikolas se releva doucement et prit la main de la demoiselle pour y apposer un baise main.

- Bonjour mademoiselle. Je me présente, Nikolas Klaus, et nullement sir. Simplement une humble fée, directeur d'un orphelinat à plusieurs heures de marche de ce lieu. Si cela peut vous rassurer je n'ai nulle blessure à déplorer, merci. Je prenais le temps d'apprécier le beauté de ce lieu et de ce ciel, après avoir pris toutes sortes de plantes médicinales.

Nikolas s'approcha de sa hotte qui était pleine de petits sachets qui contenaient différentes plantes. Il en sortit une veste, qui n’était pas de fourrure, mais qui tenait au chaud. Il la plaça sur les épaules de cette jeune femme, étant pourtant lui même en chemise, mais il ne craignait pas ce genre de froid.

- Avec cette neige vous risquez de tomber malade. Gardez ce manteau. Il vous tiendra au chaud. Pour répondre à votre question, il y a bien un village proche, à environ une demi-heure de marche dans cette direction.

Nikolas approcha de la jeune femme, la regardant dans les yeux.

- Je vous aurais bien proposer de venir dans mon village, vous proposant de quoi vous reposer grâce un bon lit, et un chocolat chaud. Mais mon village se trouve bien plus au nord avec, au bas mot, le triple de marche. Mais si je peux vous être utile pour quelconques informations sur les lieux, je serais ravi d'aider une si charmante demoiselle.


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Ann de Lafleur
Le Léchi
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Jeu 14 Jan - 15:06
L’homme se relevait, à contre-jour, laissant la faible lueur percuter les iris bichromiques de la femme se tenant face à l’horizon, son regard posé avec surprise et stupeur sur lui quand les lèves se posèrent sur la peau froide de sa main, faute d’y avoir remises ses mitaines de laines. Plus encore par la négation de titre qu’il rectifia pour se présenter comme…une fée ? L’incrédulité fit vite place à un doute, léger, un questionnement silencieux qui se traduisit par la légère courbure de sourcils. Une fée, rien que ça ? La prenait-on pour simple ? Ne savait-il pas que la magie…n’existait pas ?! Le doute se transforma en hésitation ; il était le premier habitat de cette terre qu’Ann rencontrait et n’avait-on pas souligné juste avant son départ, dans cette auberge où elle avait pu trouver le repos, que les Scandinaves étaient pour le moins particulier…liés à une chose imprégnant leur pays ? Il s’agissait peut-être d’une coutume de se présenter ainsi comme la représentation enfantine de la magie ? Pour ne pas la déshonorer ? La femme ne releva pas l’information mais reprit sa main avec un trouble certain au visage…

« Je…je m’appelle Ann. Et je suis…une simple voyageuse mortelle. »

Après tout ne disait-on pas, dans les contes, que les êtres magiques vivaient pendant des siècles ? Elle en aurait ri si la conviction dans le regard de ce prénommé Nikolas ne l’avait mise en garde. Un premier pas dans ce pays, il lui fallait à tout prix éviter un quelconque affront aux croyances de ce peuple et un trop grand choc de leur culture respective. Elle était déjà novice de la sienne, s’étant réveillée cinq années plus tôt du Sommeil qui avait plongé la France dans un siècle de silence sans plus aucun souvenir de sa vie d’avant, apprendre de celles d’autres pays en mois de quelques mois avait été une expérience éprouvante bien que gratifiante la majorité du temps. L’Allemage l’avait énormément marqué et elle ne demandait plus qu’à réitérer l’expérience avec ces terres enneigées. Pourtant une chose la fit craindre cette rencontre qu’elle vivait à l’instant en la présence –ou l’absence- d’un oubli volontaire ou non de la tenue de Nikolas. Si son geste de lui offrir un manteau conforta momentanément Ann qu’elle aurait enfin un peu plus chaud, elle hésite un très long moment à le resserrer sur ses épaules.

« Vous auriez dû…le garder pour vous, protesta-t-elle d’une voix pourtant douce. »

En aucun cas elle ne souhaitait refuser son présent ou l’insulter d’une quelconque manière par ce fait mais le voir ainsi en simple chemise à la merci du vent qui soufflait… Un vent qui se jouait d’elle, devant embrouiller sa vision pour que ses yeux en viennent à voir ce qu’ils percevaient. La voyageuse ne l’avait pas remarqué plutôt mas le regard franc de Nikolas dans le sien lui fit dévier les yeux. Trop souvent les gens avaient grimacés à la différence de couleur qu’ils jugeaient anormal mais son propre regard à cet instant s’était attardé à bien autre chose. Cette couleur tout aussi particulière qui enveloppait Nikolas. Jamais elle n’en avait vu de pareil. On aurait dit le cœur de la forêt en une seule âme, en une seule vibration. Vert. Un vert pur. Ni tendre, ni sombre. Celui des émeraudes, de l’infiniment verdoyant qui irradiait plus encore que le soleil se levait derrière lui, redoublant son éclat vif et puissant. C’était presque…magique ? Ann baissa finalement les yeux, une seconde chose retenant son attention alors que son cœur s’emballait soudainement, comme se remémorant ce qu’il venait de dire quelques instants plus tôt.


« Un orphelinat ? »

Dans ses yeux, la même lueur émerveillée que celle des tout petits à l’approche d’un présent, d’une bonne nouvelle, puis une déception. Une moue froissa le visage d’Ann quand elle se rappela également d’autres paroles. Nikolas cueillait des herbes médicinales…pour les enfants ? Une bataille intérieure la tarauda un instant avant qu’elle ne demande finalement.

« Sont-ils souffrant… ? Avez-vous…besoin d’assistance pour les soigner ? Je ne suis qu’une femme mais mon mentor était apothicaire et…je connais aussi quelques secrets de la nature, dit-elle en dévoilant aussi un sac de cuir où quelques herbes fraichement cueillies reposaient. »

Une véritable torture d’imaginer ces petits en attente de soulagement alors qu’aux dires de l’homme, l’orphelinat était à plus d’une journée de marche. Elle aurait bien apprécié qu’on lui montre le chemin du village le plus proche afin qu’elle puisse au moins se restaurer mais jamais au détriment des enfants ! Pourtant elle le devait et avoua à mi-voix, soudain coupable.


« Je vous suivrais volontiers mais je crains de ne même plus avoir assez de vivre pour me rendre au village le plus proche… Si cela est sur votre chemin…accepteriez-vous de m’y mener ? Je ne vous retiendrais que le temps qu’il faut et vous serez libre de courir jusqu’à vos pupilles… »

Si seulement elle avait par la suite un moyen de trouver le chemin de cet orphelinat… Mais sans carte ni directive, elle peinerait déjà à simplement s’orienter dans ce nouveau pays… Silence. Avait-elle seulement le droit d’exiger de cet homme qu’il lui indiqua la route à suivre ? Au risque d’encore plus le retarder ? Elle n’en fit rien. Son regard, en revanche, s’était à nouveau plongé dans le sien, inquisiteur et doux à la fois. Suppliant et exigeant.
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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Mar 9 Fév - 16:03
Au sujet de la réflexion sur le fait de garder la veste Nikolas fit signe de tête que non, précisant qu'il avait développé naturellement une certaine résistance au froid et que, de toute façon, les dames devaient être traitées avec plus grand soin que les hommes, selon lui.

- Actuellement personne n'est malade. Mais je me dois de renouveler mes stocks avant l'hiver ou les plantes seront, soit gelées, soit plus difficilement trouvables à cause du climat particulièrement froid de la région. Même si j'ai des connaissances dans le domaine, un expert, homme ou femme, pourrait être une très bonne aide.

Mais il ne pouvait pas égoïstement écourter le voyage de cette femme pour apprendre de nouvelles choses. Sa première pensée fut oui. Tout était bon pour le bien des enfants de l'orphelinat. Mais l'idée de forcer la main à une demoiselle ne lui plaisait vraiment pas.
Ainsi quand elle annonça l'envie de le suivre, mais ne pensait pas pouvoir, Nikolas prit la main de la demoiselle et lui adressa un petit sourire.

- Le temps dont je vous ai parlé est un temps estimé à pied. J'aime marcher à travers la nature. Mais si vous désirez me prêter vos services, j'ai un moyen de transport bien plus rapide qui ne vous demandera aucun vivre.

Nikolas sortit un appeau de son veston, et demanda à la femme de légèrement reculer, avant de soufflet fort dedans. Mais, comme pour les chiens, aucun son n'était audible pour l'humain. Peu de temps après une silhouette, plutôt imposante au loin, se rapprocha de plus en plus d'eux pour laisser apparaître un bison volant.

- Il s'appelle Hang. C'est une brave bête. N'ayez pas peur. Il est dressé et, en plus, naturellement proche des humains.

Nikolas caressa une partie de la tête du bison volant qui laissa échapper un petit cri qu'on pouvait comprendre comme étant un petit cri de plaisir.

- Avez-vous peur ? Il ne vous fera aucun mal, je vous le promets. Mais si vous préférez aller au village le plus proche à pied, il y en a pour une heure de marche. Je vous accompagnerais bien sûr. Mais votre proposition de venir à l'orphelinat me ferait grandement plaisir si elle tenait toujours.

Nikolas tendit la main à Ann.

- Vous avez confiance en moi ?


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Ann de Lafleur
Le Léchi
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Ven 20 Mai - 4:49
Ann aurait presque rit à la remarque de Nikolas, bien heureuse toutefois de constater que dans ce pays la galanterie semblait toujours exister –la moyenne d’un seul homme devait bien déjà égaler ce que toute l’Allemagne qu’elle venait de quitter lui avait réservé en plusieurs mois- mais ne put s’empêcher de rectifier qu’elle n’avait rien d’une grande Dame. Elle était simple paysanne et s’accommodait bien de la vie certes un peu plus rude mais aussi plus vraie de la terre et du grand air.

« Je vous propose de partager les plantes et herbes médicinales déjà en ma possession en guise de modeste compensation, ainsi nous n’aurons pas à nous attarder plus longtemps au grand froid et je reviendrais plus tard au besoin pour cueillir selon vos besoins restants ? »

L’idée étant d’abord de quitter les lieux, non parce que la voyageuse n’y trouvait pas de confort mais contrairement à la table d’une échoppe ou au couloir d’une auberge, faire plus amples connaissances au beau milieu de nulle part, exposés aux caprices du vent du Nord n’était pas forcément la meilleure des décisions. La proposition précéda justement celle de Nikolas expliquant qu’il détenait un moyen de transport plus rapide que celui par défaut avec lequel la femme avait voyagé depuis son départ de France : ses pieds. Une nouvelle qui réjouit la voyageuse jusqu’à ce qu’elle n’aperçoive l’appeau tiré des vêtements de l’homme. Qu’était donc cette chose et pourquoi la porter à sa bouche ?

Ann n’avait jamais chassé, depuis les confins de son village presque forestier les animaux ne manquaient pourtant pas, jamais l’envie de lui était venu et donc jamais elle n’avait côtoyé les chiens de chasse pouvant être appelé par ce même moyen. La surprise fut donc grande lorsque l’ombre venu du ciel camoufla momentanément les lueurs du soleil. Quelle bête ! D’instinct, elle eut quelques pas de recul, une telle masse soudain si proche avait de quoi faire douter un instant. Le calme de Nikolas l’encouragea pourtant à l’imiter et un léger sourire étira ses lèvres de l’entendre parler de la bête comme il l’aurait fait d’un être humain.


« Je n’avais jamais vu de bison-volant jusqu’à aujourd’hui, déclara-t-elle en détaillant la bête avec intérêt. »

Il faut dire qu’ayant toujours demeuré au sud de son pays, les chances de croiser le chemin de bêtes à fourrure de telle envergure étaient plutôt rares. Quelle chance elle avait alors de pouvoir en contempler un de ses propres yeux ! Elle s’approcha d’un premier pas prudent, Hang restait un animal à l’état sauvage malgré ce que disait Nikolas sur son statut de domestiqué et il fallait toujours rester prudent. La question et la main tendue restèrent un temps sans réponse avant qu’Ann n’acquiesce très lentement en tendant son bras.


« Oui...je vous fais confiance. »

Sa voix était dépourvue de toute hésitation malgré son regard quelque peu craintif en direction de la bête. Elle ne le connaissait que depuis à peine une heure mais quelque chose émanant de lui, elle n’aurait su dire quoi encore mais avait un léger doute quant à son rapprochement avec la couleur verte si pure qui l’entourait, la calmant de sa méfiance naturelle envers les inconnus.

Elle saisit alors sa main, timide d’abord puis un peu plus franche au moment de chevaucher l’animal après lui. Si elle avait su s’accommoder de monture comme les chevaux, jamais encore elle n’avait eu à faire avec quelque chose d’aussi gros la faisant soudain sentir bien maladroite et c’est sans réfléchir que ses bras se nouèrent étroitement à la taille du conducteur improvisé. Blottie dans son dos, la jeune femme se permit même de fermer les yeux, une étrange sensation la prenant alors que Hang se mouvait lentement sous elle, s’apprêtant visiblement à…décoller ?!?


« Aaah !! »

Un cri échappa à la voyageuse qui resserra plus encore son étreinte sur Nikolas, se pressant de peur contre lui et se raidissant de la tête aux pieds. Un vertige la pris soudain et elle garda les yeux fermés jusqu’au moment ou son cœur cessa à peu près de s’emballer. Quelle sensation…anormale ! Elle qui avait toujours marché sur terre –enfin on ne marchait pas ailleurs que sur terre non plus- voilà que dans les airs elle faisait un véritable malaise !

Tremblotante, elle n’eut d’autres choix que d’attendre –avec impatience- la fin du voyage, n’arrivant tout simplement pas à jeter un regard en bas. Tant de magnifiques paysages défilant sous eux qu’elle ne savait apprécier. Au lieu de quoi, ce fut le dos et le derrière de tête du directeur de l’orphelinat qu’elle eut sous les yeux quand elle ne les gardait tout simplement pas fermés en raison d’un battement d’ailes ou d’une légères déviations dû à l’orientation de leur trajet et quand enfin elle sembla percevoir un changement d’altitude…


« Sommes-nous…arrivés ?, demanda-t-elle d’une toute petite voix. »

Il avait beau dire, elle n’y croirait que lorsque ses pieds toucheraient à nouveau la terre ferme et elle jurait alors de le suivre n’importe ou pour ne pas avoir à remonter sur cet innocent tortionnaire qu’était devenu Hang.
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Nikolas Klaus
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Dim 14 Aoû - 18:39
Nikolas avait cru comprendre que la jeune femme était sujet à un certain stress. Du moins s'il n'avait eu qu'un simple doute, tout était devenu clair quand celle-ci s'était agrippée à sa taille en se blottissant contre sot dos. Nikolas avait déjà eu ce genre de comportement avec les enfants de l'orphelinat. Mais là ce n'était en rien une enfant. Avoir une femme ainsi collée à lui, c'était une sensation qu'il avait oublié depuis des années. Elle lui rappela bien vite la chaleur corporelle de sa défunte femme. Mais il y avait beau avoir une similitude dans ce qu'il ressentait il savait bien que sa femme n'était plus. Saleté d'androïde. Et que cette sensation était différente. Mais en quoi ? Il ne saurait le dire.

Nikolas eu un geste qui lui paraissait naturel. Pendant qu'ils volaient sur le bison volant et qu'Ann le serrait un peu plus fort, il posa sa main de chair sur l'un des bras qui faisait le tour de sa taille.

- Nous allons atterrir dans quelques minutes. Ne vous en faites pas. Tout se fera en douceur. Vous avez ma parole.

Nikolas avait bien pensé à jeter un don apaisant sur la jeune femme. Mais il avait peur, qu'au moindre geste de sa part, l'herboriste ne prenne peur et s'agite dans tous les sens. Par défaut il garda, tout le long du voyage, sa main sur le bras de la demoiselle.

Hang, le bison volant, avait fini par poser ses pattes au sol, sans un bruit. L'animal savait atterrir en douceur. Pas comme un autre bison volant, nommé Flagada Jones, qui finissait toujours par tomber par terre quand il atterrissait.

Nikolas prit la parole, ne pouvant bouger, étant donné qu'elle était toujours accrochée à sa taille. Et tout aussi agréable qu'était ce contact, il fallait bien le rompre.

- Vous n'avez rien à craindre. Nous somme sur la terre ferme. Nous sommes juste à coté de ma maison et de mon orphelinat.

Nikolas avait doucement ecarté les bras autour de sa taille pour descendre du bison et lever le regard vers son invitée.

- Avez vous besoin d'un coup de main ? Je peux vous aider à descendre, si vous le désirez ? Et après si vous avez besoin de reprendre vos esprits, je peux vous inviter dans mon chalet. Il y une salle d'eau si vous en avez besoin. Si vous en avez envie je peux vous offrir une boisson chaude pour vous réchauffer de l'air frais du ciel nordique.

Nikolas attendait la réponse de la demoiselle. Il lui offrait son hospitalité. Mais si elle préférait aller dans l'auberge de la ville, il la laisserait y aller. Bien qu'il espérait qu'elle accepterait son invitation,. Ils pourraient alors parler de divers sujets, et des herbes qu'ils avaient cueillis chacun de leur côté.


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Ann de Lafleur
Le Léchi
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Mer 1 Fév - 17:41
Le vol sembla interminable pour Ann qui n’avait pas lâché d’un cheveux le dos large devant elle, les yeux hermétiquement clos et les lèvres fortement pincées l’une contre l’autre. Hang devait être un amour de bison mais les circonstances faisaient que le souvenir qu’en garderait l’apprentie apothicaire était crainte et insécurité. Malgré le contact doux et se voulant sans aucun doute apaisant de la main de Nikolas sur son bras, elle le remarqua à peine. Ou du moins, jusqu’à ce que ce dernier ne se rompe. À ce moment, elle réalisa bien que quelque chose n’allait pas. Avait-il chuté ? Sans même crier ni la prévenir ?

«Nous…nous sommes arrivés ?, répéta-t-elle alors en ouvrant finalement les yeux. »

Au-devant, ce qu’elle devinait être une maisonnée. Et surtout…la terre ferme, oui ! Encore tremblante de peur, la femme tourna finalement la tête pour rencontrer le regard de Nikolas. Il lui proposait hospitalité et chaleur mais… Était-ce vraiment une bonne chose de la prendre en charge alors qu’ils ne se connaissaient pas du tout. Elle aurait pu être une voleuse qu’il invitait sciemment sous son toit. Enfin, elle n’en était rien et quelque part, il devait aussi le sentir. Son innocence. Sa bonne volonté.


« Je…c’est très gentil à vous mais… »

Elle devait peut-être commencer par descendre de là pour éviter de s’adresser à lui de cette position ascendante qui ne lui correspondait pas du tout. Malgré la crispation du vol et ses membres quelque peu ankylosés, Ann parvint sans mal à passer sa jambe par-dessus l’encolure du bison et…lentement glisser au sol. Si la descente se fit sans anicroche, il n’en resta pas moins que Nikolas avait tenu à l’aider et qu’une fois ses pieds à terre, elle se trouva tout près de lui…

Trop près.

D’un pas malhabile sur le côté, elle se décala, non qu’elle soit intimidée ou…oui, en fait oui. Elle n’avait pas l’habitude d’être si proche des gens -à moins de raisons médicales- et la situation en elle-même était déjà assez délicate pour qu’elle n’ajoute en plus de cela, un malaise de proximité. Elle eut un léger sourire, timide, avant de reprendre ou elle avait laissé.


« C’est très aimable de votre part de m’accompagner ainsi, de m’inviter mais…je ne voudrais surtout pas abuser de vos intentions. Je peux très bien trouver de quoi me réfugier à l’auberge si…enfin si vous voulez bien m’indiquer la route. »

À pied cela dit, car elle avait beau avoir posé une main délicate sur le pelage de Hang dans un geste tout à fait naturel et incontrôlé, elle n’était pas prête de remettre l’expérience de sitôt. D’un autre côté, le jour se levait à peine, trouver une chambre à l’auberge à cette heure risquait davantage d’attire l’attention sur elle et c’était précisément ce qu’elle souhaitait éviter. Dilemme qui fut rapidement clos à la pensée que ce n’était pas forcément dans sa maison que Nikolas l’invitait mais dans son orphelinat. Là ou il y avait des enfants. Une dizaine peut-être bien à en croire la taille de l’endroit. Elle ne pouvait tout simplement pas passer à côté de cette chance de s’assurer que tous se portait à merveille bien qu’elle douta de plus en plus que son hôte soit un homme de peu de soucis.

« Je veux bien vous suivre…mais seulement si vous me permettez de vous aider. Je ne veux dépendre de rien et si mon séjour temporaire peut être moyenné de mes actes à défaut de ma maigre fortune… »

Fortune inexistante cela dit mais la valeur de quelqu’un ne se mesurait pas au son des pièces qu’il gardait dans sa bourse n’est-ce pas ? Celle de Nikolas, du moins, lui sautait déjà aux yeux sans même qu’il ne le soupçonne et qu’elle n’ait entendu quoi que ce soit. Tout cet éclat qui l’entourait. Ce vert vif et en constante modulation dont ses yeux semblaient être seulement la fenêtre. Ann s’y perdit un bref instant d’ailleurs, semblant certes plus détendue mais surtout paisible. Rassurée.

Sa besace à la main, elle donna une dernière caresse au bison avant de s’en détaché, prête à suivre Nikolas ou il la mènerait. Elle faisait le premier pas sur ce nouveau chemin qui s’ouvrait à elle.
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