Juillet 05. God save the Queen

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Dim 22 Nov - 15:11
Buckingham était en émois. Les serviteurs chuchotaient tout bas la dernière nouvelle en date. L'ancienne reine aurait été capturée. Si, je vous assure. Je tiens l'information de la domestique de cuisine qui l'a elle-même su de la bouche du valet de pied qui l'a appris de la camériste de sa Majesté Adélaïde. Une information de premier ordre ! Ça bruissait dans les couloirs, ça chuchotait tout bas et épiait les allées et venues.

Mais on n'osait pas parler trop haut. Sa Majesté royale Arthur Taylor était tendu, et avait la punition facile. Ces derniers jours sa tension était palpable, et plus d'une domestique était repartie en pleurs, l'estomac noué. La conclusion de ce conflit familial approchait. Et Arthur veillait, préparait le tout, minutieusement. La lettre de l'empereur austro-hongrois ne quittait pas son bureau.

Il fut le premier à accueillir ses invités.

Décision avait été prise de les recevoir par une entrée secondaire, en des fiacres dénués de toutes marques, aux rideaux tirés. Les prisonniers sortirent, la tête couverture, et entrèrent en premiers. Deux membres de l'Ordre des Chevaliers avaient été choisis pour les surveiller. Yvain et Bohort, ainsi se nommaient-ils, suivant la tradition de l'ordre de prendre un nom d'un chevalier du mythe arthurien, dissimulant ainsi leur identité civile.

Arthur salua l'empereur avec une rudesse toute militaire, imprimant une poignée de main ferme.

« Votre Majesté impériale. Votre geste ne sera pas oublié par la couronne royale de la Sainte Albion. Entrez, je vous prie. »

Arthur remonta le grand corridor et, d'un geste, fit signe aux Chevaliers de découvrir les prisonniers. La chevelure blanchâtre de Carren Taylor lui sauta aux yeux, ainsi que son profil. La reine Adélaïde Taylor, présente dans le corridor, à quelques pas à peine du groupe terroriste, ne put dissimuler son cri de surprise. Son époux posa, sur elle, son regard.

« Reconnaissez-vous bien là votre aînée ? »

Seule Adélaïde pouvait attester de la véritable identité de l'ancienne reine. Adélaïde se rapprocha de son aînée, l'observa sans détours. Elle finit par hocher la tête.

« Oui, c'est elle. »

Sa voix ne trahissait pas si elle était satisfaite de ce constat. Le visage d'Arthur ne laissa filtrer aucun sourire. Il souriait rarement. Il eut, simplement, un hochement de tête appréciateur.

« En ce cas, je vous laisse mener votre sœur et ses hommes dans un lieu approprié. Yvain et Bohort vous y aideront. Votre Majesté impériale, si vous voulez bien me suivre... Il nous faut discuter entre hommes de pouvoir. »

Les troupes se divisèrent. La partie d'échecs pouvait commencer.

SALON ROSE – ARTHUR TAYLOR ET FRIEDRICH FRANZ EDELSTEIN


Le salon rose tenait surtout son nom des teintes qui en formaient l'architecture, lui donnant presque un cachet français. Le roi n'y prêta aucune attention, laissant son invité prendre place dans le sofa tandis que, lui-même, prenait place en face de lui. Entre eux une table basse où était déposé un nécessaire d'écriture, et un service à café. Une domestique avait déjà veillé à les servir avant de disparaître, telle une petite souris.

Arthur entrelaça ses doigts et alla droit au but. Il avait les manières rudes, mais efficace, d'un commandant des armées.

« La compagnie des Indes orientales n'est point un maigre morceau. La Sainte Albion n'en serait probablement pas là sans cette importante colonie. Néanmoins, vous venez de nous offrir, sur un plateau, les vers qui rongeaient la pomme. Ce conflit familial, et ô combien idiot, va enfin être clos. »

Les doigts d'Arthur saisirent le stylo, paraphant son nom au bas du papier.

« J'offre de fortes récompenses à toute personne qui me fait parvenir des informations pertinentes et véridiques, ainsi qu'à ceux qui me livrent les rebelles ralliés à sa cause. Ce sont là les termes usés par mon épouse, publiés publiquement. Je serais un souverain bien ingrat si je revenais sur ces termes. Je vous demanderais une seule chose, votre Majesté... »

La missive fut pliée et tendue à l'empereur. Le regard d'Arthur était aussi acéré que celui d'un oiseau de proie.

« N'usez pas de ces colonies contre mon royaume. Ce qui est donné peut être repris. »

SALON BLANC – CARREN TAYLOR, SES TROUPES, ADELAIDE TAYLOR ET LES CHEVALIERS

Bohort ouvrait la marche, Yvain la fermait. Adélaïde marchait aux côtés de la troupe, veillant à ne pas croiser le regard de son aîné. Elle avait attendu ce moment depuis si longtemps qu'elle craignait flancher au moment le plus fatidique. Comme ne l'avait cessé de lui répéter son époux, elle demeurait encore trop sentimental concernant sa sœur. Elle devait se forger une carapace et s'y enfouir, et non se laisser submerger par son don. Se camoufler reviendrait à fuir ses responsabilités.

La blancheur de la salle lui conférait un air doux, prompt au repos. Avec un geste déterminé, Adélaïde s'avança auprès d'une des bibliothèques ceignant le mur, et abaissa un livre. Tel une scène d'un roman d'intrigues, une porte dérobée fit son apparition tandis que la bibliothèque glissait sur des rails dissimulés.

« Faites attention. » prévint-elle les Chevaliers. « Les marches peuvent être glissantes. »

L'escalier descendait dans les tréfonds du sous-sol du Buckingham Palace. Aucun feu n'éclairait les lieux. Seulement une gelée magique, importée de Scandinavie, s'illuminant au bruit des pas de la troupe. Au bout de quelques marches, Bohort ouvrit une porte.

La lumière fut, éclairant un semblant de prison. La cave avait été aménagée afin de contenir plusieurs cellules flanquant les murs adjacents. Au centre se tenait des tables couvertes d'instruments de tortures, et une chaise qu'un dentiste peu orthodoxe aurait rêvé d'avoir dans son cabinet. Le lieu était lugubre, humide. Une anti-chambre de l'horreur.

En ses atours d'un rouge sombre, Adélaïde semblait se fondre dans le décor.

Tournant dos à la salle, elle lança ses ordres.

« Chevaliers, enfermez ces hommes. Sauf Carren. Nous avons à parler. »

Laissant Yvain et Bohort disperser les résistants dans les cellules, Adélaïde regarda enfin sa sœur.

« Nous pouvons mener tout cela avec dignité. Je peux t'éviter la mort, et te prodiguer un exil. Seulement il faudra tout me dire. Ici, j'ai torturé et tué plus d'un de tes hommes. Je n'aurais aucun scrupule à en faire de même avec toi. Pour une fois, sois raisonnable et tu pourras vivre en paix, loin d'ici. Mais si tu t'entêtes... »

Laissant ses mots en suspens, Adélaïde fit un geste vers les instruments de torture. Le message était clair.


Précisions a écrit:
- Ce RP est une tentative de Carren de reprendre son trône.
- Toute action importante (PNJ ou PJ) sera jouée aux dés.
- Carren, je te conseille d'envoyer un MP à Ronce en précisant, dans les grandes lignes, les actions que tu voudras exécuter. Selon il faudra lancer un dé afin d'en déterminer la réussite.
- Pour toute question, envoie un MP à Ronce


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Mar 24 Nov - 0:34

Une semaine bien éprouvante que venait de passer Friedrich Franz Edelstein. Il avait déjà beaucoup à faire, et s'ajoutait ce nouvel élément qu'il avait appelé «  le théâtre de la tragédie anglaise ».

Ne voulant rien cacher à celle qu'il désirait toujours comme épouse, il avait vu Zahnfee, lui annonçant qu'il allait devoir s'absenter pendant quelques jours, lui expliquant ce qu'il avait entrepris. Il lui avait fait part de son désir à ce qu'elle reste au château, qu'il reviendrait au plus vite, mais qu'il ne désirait pas la mettre en danger, elle ou l'enfant qu'elle portait.

Quelques jours plus tard, plusieurs fiacres attendaient l'empereur, Carren Taylor ainsi que son armée rebelle. Le trajet fut court et rapide, ce qui arrangeait bien Friedrich qui ne voulait pas que cela s’éternise en ces terres anglaises.

Friedrich fut accueilli par le roi Arthur Taylor, d'une poignée de main ferme. Les négociations avaient commencées avec cette poignée de main virile.

— Tout le plaisir est pour nous, votre Majesté royale Taylor.


Les « présentation » entre les deux sœurs furent vite fait. Mais cela allait se passer de sa présence. Lui avait une autre affaire entre hommes à régler. Friedrich suivit le roi d’Angleterre dans une pièce, plutôt féminine pour une entrevue entre homme.

— Certes, nous avons demandé un payement en conséquence des paroles de votre femme. Mais il paraît que la paix n'as pas de prix, très cher.

Friedrich pensa que les conflits entre deux femme de pouvoir étaient toujours des conflits idiots. Mais il était pressé. Tant de choses l'attendaient dans son propre empire.

— Nous allons être honnête avec vous, votre Majesté. Nous aimerions faire cela en allant droit au but. Vous comprenez la lourde tache de diriger un pays. Surtout avec le Delirium et ma future, et chère, promise avec qui nous devons régler les potentiels préparatifs de mariage. Nous avons eu une opportunité de vous rendre service en y voyant notre profit, certes, nous nous en cacherons point. Mais nous devons faire au plus vite. Mais n'ayez crainte pour ce qui est de votre demande. Vous devez savoir que notre empire n'est pas connu pour faire la guerre. Mais vous avez notre parole que les Compagnies des Indes ne seront jamais utilisées pour lutter contre un quelconque conflit avec votre pays.

Friedrich eut un petit sourire sous cette moustache rousse. Ce qui peut donner peut être repris. Ce n'est pas comme si il venait de priver l’Angleterre d'une de leurs principales puissances marchandes. Mais il n'avait ni le temps, ni l'envie, de continuer à débattre avec le roi en ce jour. L'empereur prit le papier que le roi avait signé, en lisant ce qui était écris. Tout avait l'air en ordre. L'empereur signa à son tour, puis se leva, tendant sa main au roi.

— C'est un plaisir de faire affaire avec vous. Nous allons, avec votre permission, prendre congé. Comme nous vous l'avons dit, nous avons beaucoup de choses qui nous attendent en Autriche-Hongrie. La prochaine fois que nous nous voyons, peut être aurons-nous le temps de discuter plus amplement autour d'un café.

Friedrich était debout et n'attendait plus que le roi d’Angleterre le salue, et lui laisse prendre congé de sa personne. Il ne manquerait plus que la fausse prisonnière fasse parler d'elle avant qu'il ait le temps de partir de ce château.



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Carren Taylor
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Carren Taylor
Ven 4 Déc - 8:43
La jeune femme avait attendu patiemment qu'on vienne la chercher pour la ramener en Angleterre. Elle avait le ventre noué par l'angoisse au fil des jours qui s'écoulaient et elle avait presque du mal à se reposer et à élaborer une stratégie pour faire rapidement plier sa sœur. Mais ce qu'elle craignait le plus, c'était de ne pas réussir à faire ce qu'elle voulait. Aurait-elle, aussi, seulement le courage de la blesser ? Probablement car elle ne doutait pas une seconde qu'elle voudrait la prendre dans ses bras en la revoyant. Ses deux gardes qui restaient avec elle remarquaient bien qu'elle était nerveuse mais elle n'en faisait rien paraître. La seule chose qui était visible, c'était sa main qui passait dans ses cheveux avec lenteur, comme si elle avait envie de se les arracher mais elle s'empêchait de le faire. Lorsque fut venu le jour de partir, elle se recomposa une attitude fière et droite. Tout le long du voyage, elle s'était retranchée dans ses pensées pour se préparer mentalement à revoir Adélaïde. Elle s'en fichait complètement d'Arthur, ce n'était pas lui qui l'intéressait.

Bien évidemment, arrivée au château, elle et ses hommes étaient attachés et portaient des sac sur leurs têtes. Elle restait droite et ne flancha même pas lorsqu'on lui retira le sien. Elle posa ses yeux froids sur le couple qu'elle haïssait tant, son visage demeurant pourtant impassible. Elle les observa alors qu'elle était immobile, regardant alors la traîtresse s'approcher d'elle pour qu'elle puisse l'observer et bien dire que c'était elle. Puis ils furent emmener avec cette dernière, l'Empereur d'Autriche-Hongrie partant avec le Roi. Elle retint un sourire car elle voyait bien que c'était stupide de sa part de laisser sa sœur avec elle. Et ce n'était pas deux Chevaliers qui allaient faire la différence avec tous les hommes qui se trouvaient avec elle.

Carren restait complètement silencieuse, de même pour ceux qui la suivaient depuis tant de temps. Elle pénétra alors dans une salle qu'elle ignora vu qu'elle était concentrée sur Adélaïde qui finit par donner ses ordres aux deux hommes qui l'accompagnait. Elle était vraiment crédule, cette femme et elle se ferait un plaisir de la plier pour pouvoir récupérer ce qui lui était du. A savoir, son trône. Un léger sourire se dessina alors sur ses lèvres quand elle se retrouva face à celle qui l'avait trahie juste pour ne plus se sentir dans l'ombre. Elle la laissa parler et lorsqu'elle mentionna ce qu'elle avait fait à ses hommes dans cette pièce, elle entra dans une colère noire.

Au même moment, Gabriel avait réussi à se détacher en détendant les liens qui lui nouait les poignets et se jeta sur l'un des Chevaliers qui allait bientôt l'enfermer dans une cellule. Il glissa ses bras autour du coup de l'homme avant de commencer à l'étrangler tout en l'éloignant de son collègue par la même occasion pour pas que ce dernier voit que celui qu'il était en train de tuer avait disparu.

« Tu as cru qu'il serait si facile de se débarrasser de moi ?! Tu te trompes complètement, espèce de traîtresse ! Tu payeras pour ce que tu as fait, crois-moi ! Et ta punition commence maintenant ! »
hurla la jeune femme.

Puis l'ancienne reine détacha complètement ses liens et bouscula violemment sa soeur dans l'idée de la dominer. Sauf que celle-ci lui donna du fil à retorde et elles commencèrent à se battre à même le sol tandis que ses hommes ne savaient pas quoi faire pour l'instant. Dès qu'elle aura forcée cette femme qui avait été autrefois tout ce qu'elle avait, ce serait à leur tour de jouer et d'aller faire plier toutes les personnes qui refuseraient de la reprendre en tant que Reine. Mais ce qu'elle savait, c'est qu'il y avait des personnes qui attendaient son retour et qui se trouvaient au château mais qui n'en montraient absolument rien. Il lui suffisait juste de battre Adélaïde et tout serait gagner.
Carren Taylor
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Sam 5 Déc - 1:13
HRP:
 


SALON ROSE – ARTHUR TAYLOR ET FRIEDRICH FRANZ EDELSTEIN


Le roi Arthur se leva, serrant la main de l'empereur d'une poigne ferme.

« Je comprends votre point de vue. La vie est un champ de bataille, émaillé de combats qu'il faut durement mener pour ne point abdiquer. J'apprécie votre franchise sans faille. Rares sont ceux qui se montrent francs sur le terrain de la diplomatie. »

Marchant de ce pas cadencé que les années dans l'armée lui avaient inculqué, de force, Arthur reconduisit l'empereur vers la sortie, après lui avoir remis le contrat dûment signé, laissant un duplicata dans le bureau.

« Ces colonies représenteront un excellent cadeau de mariage pour votre promise. J'espère pouvoir être présent pour assister aux festivités, ainsi que mon épouse. Et je n'oublierais pas vos paroles. Je leur donne autant de poids que des termes écrits. »

Un serviteur ouvrit la porte, laissant les deux dirigeants rejoindre le perron. D'un signe, le roi indiqua à un Chevalier proche de les rejoindre.

« Voici Perceval, un membre émérite de l'Ordre des Chevaliers de la Table Ronde. Il vous guidera, si vous le souhaitez. Veuillez m'excuser, mais je dois vérifier que tout se soit bien déroulé. »

Arthur salua l'empereur, le laissant aux soins de Perceval. Ce n'était plus qu'une question de minutes avant que le roi n'atteigne le salon blanc, et ses tréfonds.

Pendant son temps, le dénommé Perceval considérait l'empereur avec des yeux ronds.

« Excusez moi sire... Euh votre Majesté. C'est fulgurant mais je crois bien que vous êtes mon cousin. »


SOUS-SOL – CARREN TAYLOR, SES TROUPES, ADELAIDE TAYLOR ET LES CHEVALIERS


Bohort roula des yeux, abasourdi. Il avait mené des combats contre des résistants mais jamais, jamais, aucun d'eux n'avait eu l'outrage de tenter de l'étrangler. Le Chevalier ruait, cherchant une faille. Ses pieds martelaient le pavé du sous-sol, rythmant son souffle erratique. La corde pressait sa pomme d'Adam, entamait sa chair.

Si personne ne venait le sauver, il mourait asphyxié. Des mains d'un mécréant. Triste mort pour un Chevalier de l'Ordre de la Table Ronde.

L'attaque aurait pu passer inaperçue si Carren n'avait pas hurlé. Sa voix résonna, rebondissant contre les murs, emplissant tout l'espace. Le Chevalier Yvain se retourna d'un bloc. Jeune chevalier, tout juste promu, le jour d'aujourd'hui n'était autre que son premier fait d'armes. Il commit l'impair de ne pas refermer la cellule derrière lui. Se précipitant vers la source des conflits, il eut un moment d'hésitation en voyant Bohort en situation dangereuse.

Hésitation qui pourrait lui être fatale.

Livrée à elle-même, Adélaïde tentait de calmer ce duel ressemblant à un combat de chiffonnières. Ses griffes lacérèrent la joue de Carren, y laissant de sanglantes estafillades.

« Regarde-toi ! » hurla-t-elle, hystérique. « Regarde ce que tu es devenue ! Une traîne-poussière se battant comme une vagabonde. Où est passée ta prestance, ta force de caractère ? »

Adélaïde tentait de repousser sa sœur la giflant, la mordant. Elle devait calmer cette furie, fuir son emprise, appeler la garde.

Pourvu que ses Chevaliers reprennent le contrôle.

Pourvu qu'Arthur arrive.


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Lun 7 Déc - 11:00

Contre tout attente, Friedrich appréciait le roi qui était face à lui. Il venait même à penser que si les deux reines mourraient, ce roi pourrait faire de sont royaume quelque chose de bien et bon. Mais malheureusement ces femmes gâchaient le potentiel que l'empereur voyait en cet homme.

Quand le roi parla du cadeau pour sa promise, Friedrich laissa un petit sourire apparaître.

— Nous dirions plus un cadeau à nous même. Ou plutôt que c'est là votre cadeau pour notre mariage. Bien sur nous espérons vous voir au mariage. Avec la capture de la reine déchue Carren Taylor, vous allez pouvoir souffler, et venir nous gratifier de votre présence...

Un chevalier de la Table Ronde, donc une personne étant capable d’assurer la sécurité de l'empereur. Il pensait que le chevalier devrait plutôt vite descendre aux côtés d'Arthur plutôt que accompagner l'empereur, mais il ne pouvait rien dire de la sorte.

— Je comprends. Nous ne sommes jamais assez prudent avec les factions rebelles...

Friedrich tendit un objet au roi anglais.

— Tenez. Par mesure de sécurité nous vous donnons cet objet techno-magie. En pointant le bout de cet objet sur une surface, il libère une décharge de foudre, plutôt conséquente, qui paralyserait n'importe qui. Et sachez que votre personne sera toujours la bienvenue à Vienne. Quoi qu'il arrive. Ce bref échange nous a fait avoir, à votre encontre, une forte estime de votre personne. Au revoir Sir Arthur.

Puis une fois les portes passées, le chevalier Perceval annonça une chose des plus perturbantes.

— Mon cousin ? Vous seriez ce cousin disparu après avoir épousé une noble Anglaise ? Ce jeune homme qui disait être fidèle à notre empire même si il devait aller en Angleterre ? Nous n'avons plus eu de vos nouvelles depuis la mort de votre femme, peu après votre mariage. Passons les détails. Mais sachez que vous pouvez toujours revenir. L'empire Austro-hongrois a toujours une place pour les personnes qui savent lui être fidèles. Suivez-nous, et vous serez de nouveau chez vous.

Friedrich partit de la même façon qu'il était arrivé. Mais avec les Indes en main, et un membre éloigné de sa famille, qui était le dernier héritier de cette branche des Edelstein, fils unique de la sœur de son défunt père.


Hrp : Fried contre toute attente apprécie Arthur et lui offre un objet pour se défendre, sachant ce qu'il lui attend.

Fried quitte le château avec le chevalier Perceval, qui s’avère être son cousin perdu de vue, fils unique de la sœur du défunt père de Fried.

Du coup Fried quitte le rp et laisse place à la rébellion.



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Narrateur
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Mer 6 Jan - 18:41
Au sein des tréfonds du palais de Buckingham, une guerre se menait.

Un homme de main de Carren tenta d'attaquer Yvain espérant pouvoir profiter de son inexpérience du combat pour retourner la situation à son avantage. Mais l'homme le vit arriver du coin de l’œil et para son attaque. Yvain agrippa l'homme par le bras et lui décocha un coup violent. Son poing cogna contre la mâchoire du rebelle l'envoyant valdinguer contre le mur le plus proche. Le crâne du rebelle s'écrasa contre la pierre, sa tête retomba mollement en avant, menton contre son torse. Du sang macula la pierre.

Une bouffée de fierté gonfla le torse de Yvain. Retrouvant toute sa lucidité, le Chevalier se rua au secours de son compagnon d'armes.

À terre les deux sœurs continuaient d'échanger coups et crachats. Adélaïde mordit la main que lui tendait son aînée. Le sang goutta sur sa langue. Une gifle claqua, empourpra la joue meurtrie de Carren. Hystérique, perdant tout contrôle, Adélaïde ne lâchait plus sa sœur. Ses mains empoignèrent le cou de la Rose Blanche, pressant os et veines. Les ongles dessinèrent des arabesques, rouge sur blanc.

Sa sœur devait mourir.

La Rose Blanche devait laisser sa place à la Rose Rouge.


Les échos de la bataille se répercutaient dans la cage d'escalier, parvenant jusqu'aux oreilles d'Arthur qui venait de dévaler plusieurs marches. Le roi remonta, appela à lui la garde et tous les Chevaliers présents dans le palais. L'homme dévala les marches quatre à quatre, sa main enfilant l'objet que lui avait offert l'empereur avant de le quitter. Un gant chargé d'électricité, pouvant envoyer une salve assez puissante pour sonner un homme – voire le tuer.

L'empereur avait-il projeté que la meneuse des rebelles tenterait une attaque au sein même du camp ennemi ? Arthur ne pouvait se permettre d'y réfléchir. Pas maintenant alors que les cris de sa femme et de ses Chevaliers se faisaient entendre.

Le spectacle le stupéfia, une poignée de secondes, sur le seuil. Ses Chevaliers contenaient, avec mal, le débordement de rebelles qui, même dépourvus d'armes, tâchaient de faire front. Au sol Carren et Adélaïde échangeaient coup sur coup, mêlaient leurs corps en une étreinte macabre.

Arthur ne prit pas le temps de réfléchir. Gagné par la fébrilité du combat, par la peur de voir s'échapper celle qu'il poursuivait depuis dix ans, le roi se rua sur les deux femmes. Des étincelles crépitaient autour de sa main, jetant des lueurs funèbres sur la scène qui se jouait. Sa main gantée se leva et agrippa Carren.

Un cri féminin éclata. Cri de souffrance qu'on venait d'extraire au fer rouge.

La victime et son bourreau échangèrent un regard. Ni haine, ni amour. Juste de l'incompréhension.

Arthur relâcha la femme, épouvanté par ce qu'il venait de commettre. Sa victime tomba à la renverse, inanimée.

La Rose Rouge venait de se faner.


Avec l'aide de la garde et des autres Chevaliers de la Table Ronde, Carren et ses hommes furent mis aux fers. Malgré l'aide apportée par le médecin royal le verdict fut sans appel : Adélaïde Taylor était passé de vie à trépas. Sur ordre du roi Arthur, on déclara que Carren Taylor avait, de ses propres mains, tuée sa sœur. Une condamnation qui s'ajouta à la longue liste qui fut déclamée, en place publique, le soir même.

Arthur observa le spectacle depuis le balcon du palais, l'exécution se déroulant juste devant le portail.

On n'accorda pas même à Carren le droit de déclamer un dernier mot. On lui avait arraché ce droit, en même temps que sa langue, quelques heures plus tôt, dans les tréfonds du palais, à l'abri des regards.

Lorsque le corps de Carren se figea, pantin désarticulé au bout de sa corde, un poids quitta les épaules du roi.

La rébellion n'était plus. Arthur ne daigna pas accorder un regard aux hommes et femmes qui suivirent Carren, à tous ces anonymes qui avaient pactisés contre lui. Tout ce qui comptait désormais était que le royaume était enfin en paix.

Et c'était à lui, Arthur Taylor, qu'incombait la tâche de préserver cette paix.

HRP. La joueuse incarnant Carren ayant quitté le forum, j'ai pris en compte les dernières actions qu'elle devait rédiger pour mener cette conclusion. Carren et Adélaïde, les deux sœurs, ont trouvé la mort. La rébellion a donc été matée et seul Arthur règne désormais. Au vu de ce changement, le background du Royaume-Uni a connu des changements, et le prédéfini d'Arthur par la même occasion.


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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