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 [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1

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Invité
Zahnfée V. Edelstein

MessageSujet: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mer 2 Déc - 18:41

Bonjour à tous !



Un peu de contexte...

Vous voici dans le premier acte de ce petit event historique : La cérémonie du mariage unissant la Contessa Zahnfee Fatina de Valeroso et et l'empereur Friedrich Franz Edelstein Ier d'Autriche-Hongrie.
Vous êtes réunis dans l'Eglise des Augustins de Vienne.
Intérieur:
 
Les têtes couronnées et les notables sont à l'avant vers l'autel et, séparé par un cordon de gardes armés, on a laissé entré quelques gens du peuples, des bourgeois, des riches marchands et des chanceux, sans possibilité de s'assoir, debout au fond. Il y a énormément de monde à l'extérieur qui se presse pour essayer d'apercevoir leur empereur et sa future femme. Toute la garde impériale est sur le pied de guerre et filtre la foule. Les nobles et invités officiels arrivent en carrosse au préalable (si vous voulez l'évoquer /jouer avant)

Quelques règles


  • Cet event sera supervisé par Friedrich et moi même, N'hésitez pas à nous MP si vous avez une question. Le sujet "Mariage de rêve" servira de debriefing HRP et d'annonce des MJs.

  • Ajoutez un résumé de vos actions à la fin de vos posts, dans une parenthèse spoiler/HRP, pour une meilleur lisibilité de l'action pour ceux qui auraient raté quelques posts.

  • Il n'y a pas d'ordre de passage, postez comme vous voulez à raison d'une fois chacun par tour.

  • Il y aura un post MJ de Fried ou moi tous les 10 jours, que vous ayez tous répondu ou pas, afin de conclure la fin d'un tour. Si il y'a besoin d'espacer ces interventions, faites le nous savoir sur le sujet debriefing !

  • Ceci n’est que le premier acte de l'event ! La fête aura lieu dans un second temps.


En éspérant que vous vous amusiez !
Friedrich & Zahnfee




Le grand jour était enfin venu.
Vienne s'était parée de blanc, d'or et de fleurs. Les boulangers avaient sorti plusieurs fournées de brioches chaudes au sucre à distribuer aux voisins, les aubergistes mettaient les tonneaux de bières et de vins fruités en perce. On accrochait des clochettes et des rubans à ses cheveux, on mettait l'habit du dimanche, chacun s'embrassait et échangeait de bons mots en riant. L'Empereur se mariait, vive l'empereur ! De vie de sujet, on assistait pas à cela tous les jours, surtout pas dans un contexte aussi particulier.
Éprouvé par l’épidémie de Delirium, le monde et en particulier la vieille Europe avait besoin d'un nouveau souffle pour lever la tête de ses cercueils. Plusieurs monarchies avaient été sévèrement marquées dans leurs chairs par la maladie, bien des couronnes avaient chu et n'étaient ramassées qu'avec peine pour être portées par des héritier lointains aux épaules encore frêles. La nouvelle d'un mariage et d'une naissance dans un empire aussi vieux et solide que l'Autriche Hongrie était un moyen plus que symbolique de faire valoir la puissance de cette humanité ébranlée et pourtant encore debout.

De l'espoir, du sang neuf, de la vie, tout simplement !

Sans nul doute que ces circonstances atténuaient le caractère inhabituel de ce mariage soudain et de ces fiançailles précipitées. La comtesse de Valeroso était une figure bien mystérieuse en vérité. Mystérieuse et indubitablement moderne. Bien des détracteurs avaient accusé la jeune roturière au titre tardif d'être une aventurière conspirant pour piéger le coeur de l'empereur et lui soudoyer sa fortune. Certains doutaient même de la paternité de l'enfant. Ils furent vite démontés par l'aplomb de la jeune femme : L'empereur lui avait volé son coeur, comme sa virginité et, en femme bien élevée, elle refusait d'accoucher d'un bâtard et de vivre comme une maitresse. Et puis, après tout n'était-elle pas une femme efficace et suffisamment féconde pour ranimer la lignée ? Son exposition crue et publique des faits avait salement défrisé cette cour ankylosée de vieux barbons et de rombières. Et pourtant, l'avait rendue sympathique auprès du peuple qui se retrouvait en cette petite confiseuse sans particule, au caractère trempé et à l'amour immense pour leur souverain. Car cela, nul ne le remettait en doute. Les autrichiens étaient des romantiques par excellence.

Alors au diable les doutes et les intrigues quand le monde avait soif de bonheur. Il y avait un temps pour ourdir en politique et un pour s'unir. Il fallait panser ses plaies. Et c'est pour cela que tous, petits et grands, répondaient à l'appel de ces festivités. Ils se pressaient tous sur les bancs de l’Église des Augustins ou à ses portes, contenus à grand peine par une garde impériale musclée, tout en habit de cérémonie rutilant.

L'Empereur se tenait droit et fier au pied de l'autel, quand sa promise menaçait d'emboutir les portes du lieu sacré avec son ventre rebondi et son bouquet de lys blanc. Bientôt, bientôt, elle ferait son apparition et la marche nuptiale emplirait les murs et Vienne tout entière. La musique battrait la chamade d'un univers tout entier réuni pour la plus belle des raisons.

L'Empereur se mariait, vive l'empereur !



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Invité
Maria Elisabeth Edelstein

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mer 2 Déc - 21:42

La ponctualité précise, la Princesse Impériale était déjà prête. Elle l’était depuis déjà longtemps, tant elle ne concevait pas la possibilité de jouer une fausse note dans sa conduite.

Les temps de fête, une grande fête. Celle marquant la nouvelle symphonie qui se jouerait dorénavant.
Le mariage de son Père et de Zahnfee, la Comtesse. La Princesse Impériale tentait de dissimuler ses notes d’anxiété, ses craintes de sombrer dans la Berceuse. De décevoir sans doute plus que lors des tempos habituels. Voilà des pensées fortement déplaisantes, et ardentes envers la bonne volonté des accords que Maria Elisabeth essayait de maintenir harmonieux.

Une robe aux couleurs pâles mais rappelant la chaleur du concerto de l’Aurore, habillait la Princesse à l’éveil fragile. Décorée de tissus précieux, comme beaucoup de personnes présente en ce jour.
Elle se tenait droite, digne, aussi disciplinée que l’exactitude des temps des partitions. Elle cachait son souffle jouant aux tremolos, le calmant. Ce n’était pas la mariée, cependant, elle ne pouvait pas être débarrassée d’un stress.
Il était hors de question ne provoquer ne serait-ce que la plus malheureuse dissonance en ce jour.
L’harmonie se devait parfaite.

Maria Elisabeth était assise sur le banc, au premier rang. Cachant ses iris d’un hiver pareil à celui de Vivaldi, elle serrait les points sur ses jupes, la princesse loir.

Elle se composa une prière à la voix de son esprit, une prière suppliant Dieu de garder l’Aurore éveillée durant tout le concert de vie de cette journée.
Maria Elisabeth avait même pris soin de noyer sa gorge d’une symphonie de caféine, espérant que la Berceuse manquerait de souffle.

Lorsqu’il fut accordé aux pupilles de voir les lumières de l’église, elles se dirigèrent vers la notes de diverses paroles.
Des chants aux noms connus. Du moins, les titres. Notes évidentes. La Princesse Impériale se leva, fin de sa première mesure. Début de la seconde, elle ne voulait en aucun cas apporter une gamme de trop dans celle déjà échangée entre le Prince Jan Van Veerle et la Reine Ronce de France –sans oublier la délégation de France-, ainsi qu’une jeune femme. Celle-ci était une partition nouvelle pour Maria, son cœur sauta un temps. Une dissonance ? Elle n’était pas capable de reconnaître une personnalité royale ?

La symphonie de ce jour ne jouait pas encore un air insupportable, la Princesse Impériale voulu tenter de se rattraper.
Il fallait encrer sur les gammes la tonalité manquante.

Elle remit en accord les plis de sa robe, une mèche de cheveux, puis la composition parfaite -elle l’espérait- la demoiselle se décida à venir saluer. Elle devait saluer ces membres importants dans le concert du monde.

La Berceuse ne venait pas ajouter sa dissonance. Et son Père l’avait dit, il ne tolèrerait aucun assoupissement. L’Empereur n’avait nullement besoin de le préciser, Maria ne se le tolèrerait pas elle-même… la Berceuse devait dormir.

Une révérence, un fin sourire distingué.
La Princesse Impériale était heureuse de pouvoir noter la présence de la Reine de France, elle qui admirait sa force.
Elle adressa ces mots :

- Vos présences embellissent l’harmonie de ces lieux. Maria Elisabeth espère que votre voyage fut une tranquille symphonie.

Un regard distrait vers la porte, elle ne devait pas ennuyer les invités plus longtemps.

- Maria Elisabeth vous prie de bien vouloir l’excuser, nous nous reverrons sans doute à la suite de ce premier mouvement.

Elle voulait parler de la fête suivant le mariage, la princesse désireuse d’être ce que son Père attendait.
La Princesse Loir ne resta que peu, se retirant poliment, afin de ponctuer sa partition de salutation par le retour à sa place d’origine avant que la cérémonie ne commence.
Droite, concentrée sur les mesures visant à repousser la Berceuse.

Elle ne parvenait pas à cacher un sourire heureux, jouant dans le majeur. C’était une belle symphonie qui commençait son œuvre.

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Invité
Pitt

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mer 2 Déc - 22:48
L’esprit se concentrait, angoissé et attristé. Il devait l’admettre, Pitt, il n’arrivait pas à être aussi insouciant que de coutume. On lui avait arraché un ami, on avait entaché son Jeu.
Un coup il était ailleurs, on autre son esprit revenait à lui et il ne se souvenait plus où il était. Avant de finalement s’en souvenir.

Et là, c’était comme ça.
Il était ailleurs, mais ramené à lui finalement. Sur un banc d’église.

Des épisodes lui vinrent en tête, le Lièvre de Mars, c’était vrai, les épisodes s’enchaînaient et donnaient autre chose.
C’était vrai, ce n’était pas Pitt. C’était Eliott… March de Raincourt. Marquis.

Il se passa les mains sur le visage, des mains protégées des textiles rougeoyants par des gants en cuir brun.
Un soupir, les habits du dimanche l’étouffaient, c’était le cas pour ceux qu’il portait. Vêtu en conséquence. Evidemment, impossible pour le proxénète de venir habillé à la manière de tous les jours. Déjà que l’accoutrement de tous les jours n’avait rien de véritablement convenable, il était joué d’avance qu’on lui mette des vêtements plus corrects pour un mariage Impérial, et pour un Marquis. Titre concernant la France. Eliott n’était même pas un vingtième français. Il ne savait que quelques mots qu’il avait fait répéter maintes fois à Mistral, puisque le Lièvre essayait de les redire avec la bonne prononciation. Autant dire que ce n’était pas gagné.

L’esprit balaya vite ces souvenirs. Il fallait les brûler.

Pitt, Eliott, était venu en terre Austro-hongroise plus tôt, Dahlia était témoin et devait être là en avance. Ce qui impliquait évidemment la présence du pilleur de tombes.

Le proxénète, ou apprenti Marquis, laissait traîner un peu ses iris d’absinthe sur les autres invités. Des gens de hauts rangs. Donc la même femme qu’il avait vu à Londres, puis au Brésil en août.
L’esprit rappela Pitt à l’ordre, il ne fallait pas garder un regard insistant sur les personnes, les Méprisants.
Les yeux se tournèrent alors sur la femme qui accompagnait le Marquis –brouillon-. Ashes était là, au moins le Dé ne disparaissait pas de la Sphère.

Le sourire étrangement absent, pendant ces moments d’absence de l’esprit, revint d’un seul coup. Le large sourire du Joueur. Le dernier cavalier, celui qui portait du vert.

Il prit le bras de son Trésor de cendres, puis décida de demander des choses utiles.

- Dis-moi, mon Dé, qui sont ces gens ? Ces M…

Il se retint de prononcer les Méprisants, il ne voulait pas se faire pendre ici tout de même. Ne prendre aucun risque.

- Je compte sur toi, hein ? J’ai aucune idée des règles de ce jeu des sang-bleus.

À part ce qu’on avait tenté de lui mettre en tête, il ne savait rien. À part quelques malheureux mots en français.
Heureusement que ses années de « commerce » lui avaient appris l’espagnol.

Large sourire, léger rire. Il tentait de faire des efforts. Pour le moment.
Un autre regard en direction du gratin, ça avait quelque chose d’intrigant. Être tout sauf un noble, mais se retrouver Marquis et « oncle » de la très prochainement Impératrice d’Autriche-Hongrie… Il avait dû tirer une bonne carte. Sans doute.
Ou s’était-il pris la balle de la roulette russe ?

Peu importait pour le moment. Vivement le buffet.


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Invité
Dahlia

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mer 2 Déc - 23:49
Cela faisait sept ans, sept années enfermée dans une ville folle. Un monde né d’un fou.
Mais la Fée sentait que quelque chose s’effondrait, les trois premiers cavaliers. Les délires du Lièvres de Mars sont traduisibles pour qui sait les déchiffrer, et la Poupée sent les incohérences, les tâches qui dérangent son protecteur.

Ils sont venus quelques jours en avance, Dahlia devait apprendre son rôle important.

Malgré la peur de tomber, de se briser, la gardienne de New-Wonderland est toute excitée à l’idée de voir du monde. Elle avait déjà été comblée de pouvoir voyager à bord du Zeppelin avec Pitt et de pouvoir revoir des personnes qu’elle aime bien.

Le monde n’était pas tant en ruine que ce qu’elle s’imaginait.

Elève assidue, elle retient tout ce qu’on lui avait dit pour ce jour.

Elle suit, un peu intimidée par l’évènement, la mariée du jour. Elle sera appliquée, Pitt lui a même acheté une nouvelle robe. Moins vieillie. Cependant, personne ne lui enlèvera de ses affaires sa plus ancienne tenue.
Ce vêtement, nouveau, était pastel, rayé de blanc et de bleu par endroit. Elle a aussi gardé dans ses cheveux un ruban qu’Alice lui avait donné par le passé.

Dahlia a hâte de voir la cérémonie se faire, de voir la suite. Elle qui ne connaît qu’un petit nombre de visage, elle est maintenant curieuse d’en voir d’autres.
Bien sûr, la Fée de Porcelaine a un peu peur, avec tout ces gens. Elle cherchera où se trouve Pitt, et Ashes, du regard d’azur sombre. Peut-être pour se rassurer, peut-être pour prouver au Lièvre de Mars qu’elle est capable de vivre un peu, même entourée de Méprisants et de Trésors dans le même lieu.

C’est vrai que le proxénète lui avait eu de la réticence à la laisser être témoin de mariage, il devait la laisser sortir et ça… il n’aimait pas. Il n’aime toujours pas.

Dahlia ne cherche pas à mettre de l’huile sur le feu, il s’était déjà passé assez de choses.

Et même si la Poupée fragile s’en déchirait la gorge à l’admettre, elle est un peu contente que Ashes soit là.

Suivre Zahnfee, cette dernière la considère comme une amie, apparemment. Dahlia en fait de même alors, elle n’ose pas considérer les gens comme tel sans connaître leur opinion d’abord.
Pour éviter de se blesser le cœur encore.

La Fée de New-Wonderland a vu des orties, à un moment, elle a voulu les prendre mais s’est très vite ravisée. Des orties à un mariage ? Que de mauvais goût.

Un sourire, discret mais des plus sincères, pour la mariée. Elle se souciait d’être dans le juste.
Concentrée, pas après pas, elle fera attention au bon déroulement, et à sa propre survie.

Spoiler:
 
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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Jeu 3 Déc - 0:11
« Un mariage ! »
« Sur une terre étrangère ! »
« Que c'est exaltant ! »
« J'ai entendu dire tant de biens de Vienne... »

La délégation française faisait honneur à sa réputation. Dames et hommes s'ébattaient comme des oiseaux exotiques dans une volière, commentant tout ce qui croisait leur regard. La reine présidait l'assemblée avec la majesté d'une jeune gouvernante devant veiller sur les enfants de ses maîtres. Peu loin de sa personne, le docteur Arsène Martès la suivait presque comme une ombre. Même si le prince Ciel de France était demeuré à Versailles (sa faiblesse de corps mettrait bien des années à être soignée), le médecin se devait d'être présent au sein de la délégation. Ne serait-ce que pour aider, si besoin est, au cas où une Française tomberait en pâmoison. Et par son poste, il demeurait une personne d'importance qui, de plus, avait su mettre ses talents en œuvre pour tenter d'endiguer le Delirium.

Les discussions effusives baissèrent de quelques iotas dès que les portes de l'église furent franchies. Les Françaises se mirent à user habillement de leurs éventails pour cacher, à demi, leurs murmures. La reine eut un sourire amusé face à ces jeux dignes de pensionnaires. D'un signe de la main, elle invita Arsène à prendre place derrière elle. C'était là la meilleure place qu'elle pouvait lui accorder au vu de la disposition des bancs.

« Vous pourrez ainsi me rattraper si jamais j'ai la maladresse de tomber. » glissa-t-elle à Arsène sur le ton de la plaisanterie.

La reine allait prendre place. Mais dut stopper à l'approche de la princesse impériale d'Autriche-Hongrie. La princesse impériale vint les gratifier de sa présence et de ses louanges. À l'égal de son paternel, la princesse s'exprimait en phrasé particulier. Ronce lui accorda salut et révérence.

« C'est là un grand jour pour vous. Recevez toutes mes félicitations. Et, de grâce, ménagez-vous. Vous avez l'air si pâle. »

Mais, déjà, la princesse repartait. Probablement pour aller saluer les autres invités, veiller à la bonne disposition des lieux. Ronce s'assit sur son banc, croisant les mains sur ses genoux. Tout bas, elle formula sa pensée à voix haute, s'adressant aussi bien à son médecin, qu'aux personnes les plus proches.

« Cette pauvre petite a l'air passablement fatiguée. Elle doit être sur les dents. La pression doit être si importante sur ses frêles épaules... »

Du regard, la reine quêta l'arrivée des autres invités. De ces royautés qui allaient partager les premiers rangs. Toute l'Europe serait là – ou du moins presque. Peut-être verrait-on la nouvelle impératrice de Scandinavie. La place de l'Espagne, elle, demeurerait vacante, à défaut d'avoir couronné un roi.

Ronce eut un rire, un rire pour elle-même, écho de ses pensées.

« C'est amusant. J'aurais cru que le premier mariage auquel j'assisterais serait le mien. »

Sa bouche se referma, espérant que personne ne l'ait entendu. Ces paroles pouvaient être fort mal interprétées par des oreilles avides de rumeurs et de ragots.

Résumé et précisions:
 


♔ Reine de France ♔

© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.


Dernière édition par Reine Ronce le Ven 1 Jan - 18:49, édité 1 fois
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Arsène Martes

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Jeu 3 Déc - 13:36

Au milieu de la délégation française, chamarrée et pépiante, Arsène Martès faisait figure d'aigle noire dans une volière de perruches. Le médecin royal attirait le regard : Il était grand, beau, et droit comme un "i". Immanquablement dans le sillage de la délicate reine de France, il la suivait, silencieux et calme, dans un costume marron glacé sobre, une rose pâle à la boutonnière comme seule marque d'allégeance. Le Délirium lui avait fait gagné en notoriété, c'était un fait, mais c'était sa proximité avec la souveraine qui excitait les gosiers. On commérait beaucoup à la cour de cette étrange complicité. Et, bien que le docteur ait toujours fait montre d'une retenue et d'un respect de l'étiquette inattaquable, on s'interrogeait sur la nature véritable de leur relation. Ronce de France lui accordait-elle seulement sa confiance ou également quelques faveurs plus intimes ?
Indifférent aux rumeurs, Arsène accepta l'invitation de la reine à prendre place juste derrière elle. Il lui offrit un de ses sourires, rares et précieux comme toute réponse à sa boutade. Ronce, malgré sa blondeur et ses yeux bleus lui rappelait dangereusement Épine. Elle était vive, drôle et de manière insoupçonnée beaucoup plus intelligente et forte qu'il ne l'avait cru. Une part de lui continuait à la considérer comme un obstacle à ses projets, une tête couronnée à décapiter. Mais cette fraction de lui qui la méprisait en tant que personne tendait à disparaitre. Devait-il y voir là un quelconque attachement ? Une forme d'affection ? Si tel était le cas, c'était sans aucun doute la faute de Jan. Le prince lui avait amolli le cœur. Il ignorait pour l'heure si cela était un bien ou un mal.

Il n'avait pratiquement pas eut de contact avec son amant depuis qu'il l'avait enrôlé. Il aurait été stupide de se mentir, il espérait le croiser à cette occasion. Et l'occasion ne tarda pas à poindre.
Son regard glissa sur un notable présentant sa fiancée à la Reine, une jeune femme gracile, les hanches larges et les joues rondes. Elle devait être féconde à n'en point douter. Avec raideur, il ploya le buste comme tout le reste de la délégation française lorsqu'il se présenta à la reine. Révérence de bon aloi pour soutenir sa souveraine bien qu'une once de mépris lui parcourut immanquablement l'échine : Elle ressemblait aux descriptions que Jan lui avait fait de sa fiancée.

Rien ne transparut sur son visage alors que le bal des courtoisies reprenait de plus belle.

- Cette pauvre petite a l'air passablement fatiguée. Elle doit être sur les dents. La pression doit être si importante sur ses frêles épaules...
- J'irais m'enquérir de son état, si tel est votre désir madame.


La reine salua quelques notables supplémentaires avant de soupirer, discrètement croyait-elle.

-C'est amusant. J'aurais cru que le premier mariage auquel j'assisterais serait le mien.

Arsène, toujours debout, se pencha vers elle et souffla au creux de son oreille de manière à n'être entendue que d'elle. Il avait cette odeur particulière, boisée et rassurante, de forêt et d'écorce.

- Madame, une rose telle que vous nécessite plus de patience et d'efforts pour être cueillie. Il faut vous mériter. Ses épreuves ne sont distillées que pour affermir le bras de celui qui sera votre cavalier pour la vie.

Le geste familier fut ponctué par quelques gloussements de ses suivantes, dissimulées derrière leurs éventails, et des regards un peu curieux. Le médecin reprit sa place, immuable comme une statue.

Résumé:
 




Dernière édition par Arsène Martes le Ven 1 Jan - 21:53, édité 1 fois
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L'ombre
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Ven 4 Déc - 9:40
Le délirium avait eu cela de positif qu'il avait arraché à ma silhouette les reliquats de l'enfance. De ses ongles crochus, il avait déchiré les oripeaux de l'adolescence pour faire de moi un homme. Enfin... sauf pour la barbe. Pour se moquer, Francisco tenait un calendrier de mes rasages : Une fois tous les trois mois. Encourageante progression, le rythme avait doublé en deux ans. A ce train-là, je pouvais espérer tresser ma première barbiche au alentour de... mes trente ans. Comparativement à un autre jeune homme perse ? Environ dix bonnes années de retard. Parfait, soufflai-je entre mes lèvres alors que le madrilène se foutait à moitié de moi en passant le rasoir sur mon menton. S'il n'avait pas maintenu la lame aussi près de ma carotide, mon poing aurait fusé pour lui faire ravaler son sourire. Aussi me contentai-je de bouder, bras croisés, tandis qu'il éradiquait méthodiquement les quelques reliefs de poils qui se battaient en duel sur mon visage.

Heureusement, cela ne lui prit que cinq minutes en tout et pour tout. Au bref instant de soulagement succéda une profonde déception. Blessé dans mon orgueil,je ne pipai pas un mot de plus tandis qu'il rassemblait la masse épaisse de mes cheveux blancs en catogan. Afin de discipliner celle-ci, il la tressait un fil doré afin de crainte que la crinière ne s'échappe à chaque coup de vent. En me coiffant, Francisco m'avait découvert des oreilles qu'il jugeait trop pointues pour être humaines. Jusqu'à lors, je ne n'avais jamais réellement remarqué ce détail, probablement que les différentes sources de magies et modifications de mon pouvoir auront eu des répercussions physiques en plus de mon appétit particulier. Aussi nous sommes-nous décidés à laisser partiellement ma chevelure libre afin camoufler ce détail et les boucles d'oreilles que je refusais catégoriquement de retirer : les deux discrètes plaquées contre la longueur et le croissant de lune d'or ciselé d'arabesques.

La torture capillaire achevée, je me redressai la taille encore ceinte de la serviette de mon bain récent. Sur le lit de la chambre qui nous avait été réservée trônait les différents vêtements du jour. Mes ennemis ? Le sous-vêtement et le pantalon à l'européenne. A ma moue dépitée, le madrilène soupira.

- Ce n'est qu'un pantalon. J'y arrive bien. Des milliers d'hommes y arrivent.
- Mais je...
- Habilles-toi empaffé de sylphe !

Me cria-t-il au visage, la veine de son front grossissant dangereusement. Un profane songerait sans doute que le tisserand s'agaçait bien vite. N'importe qui me connaissant bien en déduirait qu'il y avait bien une cause au pourquoi Francisco me coiffait alors que j'étais encore nu - enfin en serviette - et hurlait si brusquement. Alors que j'étais encore tout humide de mes ablutions, le vaillant majordome d'occasion s'était déjà échiné à tenter de m'habiller. Naturellement, j'avais fui devant ses assauts pour fomenter une stratégie afin de contourner ce culotté écueil. Après une vingtaine de minutes à jouer à cache-cache avec une ombre, il jeta l'éponge. Saisissant l'opportunité pour renégocier les termes du contrat, j'ai concédé au besoin de la coiffure pour temporiser la terrible conclusion : J'allais devoir porter un pantalon à l'Occidentale. Pendant toute une journée. Certes, nous avions procédé la veille aux derniers essayages et j'y avais survécu. Mais se lever, s'asseoir plusieurs fois, s'agenouiller et danser avec ça ? M'enfermer ainsi, quelle cruauté ! Magnanime pourtant, pour empêcher une explosion espagnole surtout, je consentis toutefois à passer la tenue - mais pas les sous-vêtements -. Heureusement pour la ponctualité, Francisco planifiait à la perfection mes mouvements d'humeur et mes rébellions. D'ailleurs, sur son petit carnet personnel - que j'ai naturellement emprunté à plusieurs reprises pour savoir ce qu'il y consignait - il appelait ça le "quota simagrées perses". Il avait même rempli une page de calcul de rendement à coté d'un croquis où un petit bonhomme avec un chèche se fait pendre par un type avec une belle barbiche très content. Sans doute avais-je largement dépassé les bornes ce jour-là.

Vêtu sobrement sans chercher à singer complètement les occidentaux et coiffé aussi "normalement" que possible, mon teint doré et ma stature continuaient de clamer bien haut mes origines exotiques. Contre cela, hormis enchanter un anneau pour modifier mon apparence et la modeler au stéréotype occidental, je ne disposais d'aucun moyen naturel de lutter. A dire vrai, je n'en avais même aucune envie. J'aimais être différent. J'aimais sentir les regards sur moi, peu importe qu'ils soient méfiants, dégoûtés, ou autres. L'important finalement restait qu'ils me voyaient tous. Je n'étais pas une ombre projetée sur un mur, pas la marionnette d'un prince ottoman. J'étais Atêsh. J'étais le Jahanshah. Cela, même pour remercier son altesse impériale, je ne l'échangerai pour rien au monde. Malgré cet apparent refus de me plier à la demande du marié, j'avais pourtant remisé les couleurs tape-à-l'oeil et chatoyantes, les coupes orientales et confortables pour du sobre et de l'épuré : A défaut d'un beau banyan et d'un khalat chaud, un sherwani au col haut s'ajustait pour mettre en valeur ma carrure. Sa soie blanche immaculée se rehaussait d'un discret liseré d'or et s'arrêtait un peu en-dessus de mes genoux. En lui et place du sarouel habituel, le pantalon noir à l'occidentale se coupait droit et se tendait sans un pli grâce à l'attache passant sous mes bottes de cuir sombres neuves, sans bout qui rebiquait. De même que les rubans rouges sur les tenues des officiers militaires, une écharpe de soie sombre drapait mon épaule et ceignait ma taille. Hormis mes boucles d'oreilles et les anneaux à mes doigts, camouflés sous les gants blancs de rigueur, une seule et unique broche, un rubis aux ailes d'or tendues vers le ciel, retenait l'étoffe sombre bien en place. Les spectres intéressés par les autres contrées auraient tôt fait de reconnaitre une des interprétations possibles du blason perse. A la vue de tous, je dissimulais naturellement quelques autres colliers et bracelets. Selon les directives de l'empereur austro-hongrois, pareil qu'aux militaires ou représentants d'une nation, je portais mon cimeterre d'apparat - en fait, l'usuel enchanté pour l'occasion afin de lui donner le lustre requis -.

Dans un premier temps, je me promis d'essayer de ne pas penser aux opportunités que la population rassemblée représentait et de simplement m'amuser. Même si je m'étais juré que Salem serait la dernière incartade festive avant de recevoir l'invitation à ce mariage, en bon sylphe, je ne voyais pas d'autres manières de me laisser porter par ce vent-là. L'Eglise des Augustins - étrange façon que de créer des lieux pour un seul prénom songeai-je - flattait mon sens esthétique et mon amour immodéré des hauts plafonds. J'imaginais déjà comment grimper jusqu'au lustre quand Francisco darda son vilain coude pointu dans mes côtes et secoua négativement la tête. Rabat-Joie ! Le bougre me connaissait trop bien. Il m'indiqua néanmoins qu'il allait se fondre dans la foule des suivants n'ayant aucune envie de se trimballer avec un grand perse qui attirait forcément le regard. En culminant à presque deux mètres de haut, le physique de combattant et le maintien royal, sans compter le teint doré et les cheveux blancs malgré une jeunesse indéniable, statistiquement, impossible de ne pas attirer au moins un regard. Le madrilène se réfugia alors dans le confort rassurant de l'anonymat pendant que je me débrouillais avec cette marée spectrale. Je me consolais avec l'idée qu'il aurait pleins d'anecdotes à me raconter une fois la journée terminée.

Avant de m'élancer dans le grand monde, je marquais un temps sur son seuil pour laisser naviguer mes prunelles solaires sur chaque petit groupe qui s'était déjà formé. Derrière la jouvencelle centenaire se tenait son ombre aquiline, la gardant aussi jalousement du regard qu'un amant son aimée ou que le rapace, dont il empruntait les traits, sa proie. Non loin d'eux, une jeune femme timide semblait hésiter à la conduite à tenir en compagnie de son promis, que j'avais d'abord pris pour une jeune femme vêtue en homme tant ses traits me paraissaient doux et délicats. Avec plus de surprise, je dénichais un joyau brut, une reine d'orage au bras de son trop-souriant. Machinalement, j'allais me diriger vers ces deux silhouettes connues. Mais je la vis elle, l'Aube dans tout son triomphant éclat, de toutes ses couleurs enchanteresses et se fut vers elle que me portèrent mes pas. Je ne savais si pas si d'un point de vue protocolaire je me devais de saluer d'autres personnes en premier lieu, mais probablement que rien ne contredisait de porter ses félicitations à la fille du mariée en priorité.

Devant elle, j'esquissais un sourire et m'inclinai respectueusement, poing porté vers le coeur. Naturellement, une demoiselle de sa qualité cachait non loin une dame de compagnie qui ne manquerait pas d'écouter chaque mot prononcé par le vilain basané pour écarter sa protégée le plus rapidement possible de la corruption de l'Orient si un de mes mots dérapait. Aussi m'en tins-je à une politesse stricte et à quelques mots qu'elle seule comprendrait pleinement.

- Votre Altesse la Princesse Impériale, je suis honoré de pouvoir vous rencontrer en cette heureuse circonstance. Daignez m'accorder la chance de me présenter à vous : Je suis Mirza Atêsh Jahanshah Bahadur, prince des Farvadins et de l'Empire Perse auquel son Altesse impériale votre Père avait offert le nom de Geige. Je tenais également à vous féliciter pour la magnifique harmonie de ce jour marquant, j'en suis assuré, le prélude à une merveilleuse nouvelle partition.

Me redressant alors, je me saisis de sa main avec délicatesse pour l'effleurer de mon souffle, cadrant au millimètre près à ce que le protocole exigeait de moi dans ce genre de cas.

- Votre Altesse la Princesse Impériale est aussi enchanteresse que l'Aube. Mais le Crépuscule, sans doute, m'a soufflé qu'il se réjouissait plus encore d'entendre les notes nées sous vos doigts donc vous auriez orchestré la création en choisissant leurs places sur la portée.

Malgré mon envie de communiquer plus longuement avec elle, je ne pouvais pas décemment accaparer son attention plus longuement, ni même prétendre siéger au premier rang. Aussi après quelques mots supplémentaires, je pris congé. A partir de là, mes pas me menèrent vers la Reine d'Orage et son Souriant. Sur mes lèvres naquit le bravache canaille d'un nouveau sourire tandis que je m'inclinais dignement comme devant n'importe quel autre dignitaire assemblé ici.

- Sire, Dame, nous n'avions pas eu la chance de nous rencontrer officiellement jusqu'à aujourd'hui malgré nos nombreuses entrevues. Je suis Mirza Atêsh Jahanshah Bahadur, prince des Farvadins et de l'Empire Perse.

A la Reine d'Orage, je baisais la main en la fixant d'un regard brillant parfaitement irrévérencieux, la déshabillant sciemment durant un bref examen. La Pâle Demoiselle éclairait la scène différemment à chacune de ses apparitions. Devrais-je l'enlever comme une courtisane dans les rues parisiennes ? Assister à une chorégraphie enfiévrée au Brésil ou encore éviter un coup de pied pour avoir trop jouer dans un cadre brisant ses règles ? Quant à son soupirant, ainsi vêtu et présent, je me doutais bien qu'une couverture quelconque devait servir d'alibi. Avant de commettre un faux pas, il me fallait apprendre la distribution des rôles de cette pièce-ci.

Résumé:
 




Ombres et Lumières d'un Sylphe:
 
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Orphée

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Ven 4 Déc - 22:50
Les gens qui accompagnaient Orphée étaient retournés à leur occupation. Au lieu d'un simple groupe, il fallait plutôt parler d'un cirque ambulant. Deux français dont un ressemblait à un viking à la peau recouverte de tatouages bleu et d'une femme qui mesurait moins d'un mètre cinquante. Il y avait également une fée espagnole qui était obsédée par la recherche du mouvement perpétuel. Dernièrement, un petit garçon au visage tatoué de la même façon qu'Orphée : d'un crâne humain.

Orphée était donc seul et, pour ceux qui le connaissait : bien inquiétant.

Il n'avait pas le visage déformé par un de ses rictus caractéristique. Il ne jouait pas de sa flûte qui faisait ressortir les désirs refoulés. En fait, son visage était inexpressif. Son menton légèrement relevé, ses yeux à demi fermés, il avait cette démarche des gens qui vivaient dans les hautes sphères de la société. Une chose le sortait pourtant de la foule ordinaire.

Son visage au teint cireux tatoué d'un crâne humain.

Pour ceux qui le connaissaient, il y avait d'autres détails intriguant. Détails qui paraissaient tout à fait normal pour la foule rassemblée en ce jour historique. Ses longs cheveux blancs peignés et ramenés en arrière, enfermé dans une simple queue de cheval. Un magnifique costume noir et blanc qui avait coûté cher, remplaçant l'éternel robe de moine modifié.

Orphée marchait donc sans se presser, les bras croisés derrière le dos. Il remonta un couloir et s'arrêté devant une porte gardée.

« Annoncez Orphée. Je suis le père de la mariée. Merci. »

Résumé:
 
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Le marquis de Carabas
Keisarinna Asbjorn
✦ Libre pour RP ? : Complète sauf pour urgence.



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✦ Profession: Impératrice de Scandinavie
✦ Pouvoir: Persuasion
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 8 Déc - 9:02
Il était déjà d’utilité publique que la nouvelle impératrice de Scandinavie ne craignait rien ni personne. Courageuse et intrépide, son épée, la meme qui lui avait servit à être couronnée, tranchait quiconque oserait se poser sur son chemin, et c’est elle qui ferait gronder la terreur dans le coeur de ses ennemis.

Sauf que personne n’avait vu Asbjorn devant un dirigeable.

Les yeux révulsés, dans une expression à mi chemin entre la peur panique et le dégout, l’impératrice manifesta immédiatement son refus cathégorique à l’idée de monter dans un engin pareil. Courageuse oui, mais elle tenait tout de même à vivre un peu plus. Surtout pour se rendre à un mariage de gens dont elle n’avait jamais entendu parlé, et surtout dont elle n’avait ouvertement rien à cirer. Cela ne concernait ni son peuple, ni son pays, pourquoi devait elle bouger tout de suite alors qu’il y avait tant de choses à faire. Ses conseillers lui avait pourtant fortement conseillé de répondre présente à l’invitation, tout simplement parce que sans alliance, le royaume était bel et bien condamné. Ilsniss acheva de la convaincre en lui disant que de voir le noble dans son habitat naturel était toujours trés divertissant et enrichissant. Et surtout, tout les deux avaient toujours eu envie de voir du pays. L’occasion n’était pas idéale, mais il y avait peu de chances que le ragnarok se déclanche pendant qu’elle avait le dos tourné, et elle pouvait partir presque avec l’esprit serein. Alors soit, elle partirait. Mais bizarrement elle se disait que si le royaume était supposement condamné par un manque de devoir envers ses voisins, elle l’imaginait mal se relever si il subissait une nouvelle perte de souverain, si tôt, et surtout dans un engin de mort pareil.

Apres avoir prit deux bonnes heures de retard parce qu’elle refusait de monter dedans, arguant que quitte à crever autant que cela soit sur un champ de bataille, parce qu’il était hors de question qu’Odin en personne se moque d’elle avant de la recaler aux portes du Valhalla. Sauf que l’engin était un moyen de transport envoyé par l’autriche-Hongrie, et qu’il serait trés malvenu de refuser. Oh certes, avec une bonne dose de magie, il était toujours possible pour une de ses drakkar d’arriver à l’heure, mais la diplomatie coutait cher en égo. Et en estomac, car Asbjorn et toute sa suite furent affreusement malades pendant toute la durée du trajet.

D’une humeur de hyiene, il fut donc parfaitement impossible de lui faire avaler la simple idée d’aller à la cérémonie en robe. Non pas qu’elle en portait jamais, mais parce qu’elle était persuadée que personne ne la prendrait au sérieux si elle arrivait en vétement féminin. Et aussi parce qu’entre deux vomissements, elle était beaucoup trop de mauvaise foi pour lâcher son armure, son épaisse cape en fourrure et son arme. Elle finit par user de sa persuasion en affirmant qu’il était nordique, et qu’en toutes logiques, les gens comprendront que ça sorte de leur moeurs. Aprés tout, elle était défigurée par une vilaine balafre, et rien qu’ici cela pouvait choquer. Alors ailleurs en Europe, elle n’imaginait même pas l’effet.

Ilsniss, de son côté, était surtout inquiet du verbiage de sa compagne devant une panoplie entiere de nobliauds, pour sa premiere sortie officielle. Mais il fut rassuré par un point: il n’était pas un semblant aussi inquiet que l’intéréssée.

Il dut lui promettre une bonne demie douzaine de fois que non, il ne la laisserait pas seule pour toute la journée, il serait là pour lui dire qui était qui, et surtout pour sauver la situation si même son don ne servait à rien sur place.


Arrivée à Vienne, Asbjorn n’eut guere le temps de faire un quelconque repérage des lieux avant de devoir se rendre au lieu de la cérémonie. Et par Loki, qu’est ce que ça puait l’égocentrisme mal placé ici. Asbjorn trouvait que le château était beaucoup trop clinquant et superflu, mais tout le luxe dans cet endroit, même si elle avait largement pu en apercevoir un avant goût alors que le dirigeable survolait encore la ville, lui donnait l’atroce impression qu’elle allait sous peu se mettre à vomir du marbre blanc gravé d’or pur. Bon sang, heureusement que les nobles de chez elle n’avait pas fait le déplacement jusqu’ici avec elle, et qu’elle avait insisté juste pour avoir ses meilleurs guerriers et conseillers. Elle refusait d’imaginer les idées qui aurait gerbé dans leur tête devant autant d’étalage de richesse, et ils était assez insupportables ainsi.

Seule avec Ilsniss sur les talons, et un traducteur à ses côtés, elle afficha pourtant un air sûr d’elle et fiere alors qu’elle arriva au lieu saint. Fort heureusement que des années à savoir bluffer pouvait rattraper des énormes lacunes en decorum, mais uniquement en apparence. Un bref regard autour de l’assemblée lui fit comprendre qu’elle n’avait rien à faire ici, qu’elle ne comprennait rien à ce genre de jeux, et que c’était un tout autre niveau que de manipuler des poivrons dans une auberge, ou des nobles avec une bourse à couper. Un bref regard à Ilsniss la rassura: un challenge restait un challenge.

S’approchant de l’assemblée avec le menton haut, refusant de cacher un seul instant sa cicatrice sur l’oeil, brillant presque autant que sa couronne en argent. Pas le premier rang on lui avait dit, d’ailleurs elle ne chercha en rien à le rejoindre. Elle ignorait à quoi ressemblait un mariage ici, mais l’absence de chopine lui indiquait que cela n’aurait rien de ce qu’elle avait connu, pour le plus grand mal. Son traducteur lui désigna respectivement les gens autour d’eux. La reine de France, la princesse impériale, et il fut muet pour la plupart d’entre eux. Se donnant mentalement un coup de pied dans le séant, elle s’approcha de la princesse impériale, la seule représentante de ses hotes auquel elle pouvait discuter pour le moment. S’approchant d’elle, main sur son épée, signe de respect, elle déclara.

“Merci pour votre invitation. Je suis Asbjorn Sigmar, nouvelle impératrice de Scandinavie. que mes dieux et le votre puissent éclairer cette journée.”
Le sourire était forcé, mais l’intention était là. Le traducteur s’empressa de faire son travail, alors que l’impératrice eut un penchement sobre du buste et prit congé.

Elle en était qu’au début et les courbettes la fatiguait déjà, il y avait plus qu’à espérer que l’alcool soit bon et la musique passable. Elle n’avait pas eu le temps d’apprendre le moindre mot dans la langue d’ici et encore moins les danses. Marcher sur des œufs était la bonne image.


Spoiler:
 


Imperator Assbaby

Vaincra son audace, sous la menace,
L’insolente, et sa chance, elle est ta providence.

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Coya Ameyal

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 8 Déc - 16:30
La lettre d'invitation au mariage de l'Empereur d'Autriche-Hongrie avait été comme une flèche dentée mal enfoncée, au Dôme d'or. Sumainka refusait catégoriquement d'y aller, sous prétexte qu'il avait des choses à faire, pour l'Empire inca, tout d'abord, et pour l'administration ensuite. Qu'un mariage de Blancs n'avait aucun intérêt pour les Incas.
Ameyal, fâchée et frustrée de voir à quel point son propre époux et frère ne partageait pas le même intérêt qu'elle pour l'exotisme, lui avait rétorqué que si c'était comme ça, elle irait là-bas toute seule, comme d'habitude.
Et c'est ce qu'elle fit.

— Je t'enverrai une carte postale, c'est une pratique à la mode, chez EUX, lui dit-elle tandis qu'elle montait dans le bateau volant offert par la reine de France. Ton racisme est une plaie! furent les derniers mots qu'elle daigna articuler à l'adresse de son frère avant de partir pour l'Autriche-Hongrie.

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La musique résonnait dans toute la salle et dans les oreilles attentives de la reine du Brésil, qui avançait résolument en direction des places de l'avant. Le voyage en carrosse l'avait quelque peu secouée, mais elle oublia vite son malaise en voyant la beauté de l'Eglise. Tout ce blanc immaculé et ces dorures faisaient pétiller ses yeux.
Elle ne faisait plus attention aux regards parfois accablants de certains, car elle en connaissait désormais la cause (sa peau hâlée) et cela ne la décourageait pas; à vrai dire, cela ne lui faisait ni chaud ni froid.

De plus en plus habituée à la mode occidentale, Ameyal s'était étonnamment sentie à l'aise dans sa robe, et tenta même de porter un corset pour l'occasion (bien qu'elle ne le fit pas trop serré). Tanqui, son garde du corps pour le voyage, se vit également contraint de porter ce que les Occidentaux appelaient «un costume». Il ne se montra néanmoins pas très enthousiaste et tirait constamment sur son col, qui, d'après lui, allait finir par l'étrangler; ce qui avait la particularité d'irriter la reine inca, qui lui répondait par des soupirs râleurs.
Cependant, tous deux étaient d'accord sur un point: il ne fallait pas laisser leur accoutrement de Blancs cacher leurs origines. En conséquence, Ameyal conserva sur son chef sa plus belle coiffe réservée aux grandes occasions, dont certaines plumes qui la composaient descendaient jusqu'au bas du dos, et dont l'or était si lustré qu'il ressemblait à du feu; son garde du corps portait une peau de jaguar, par-dessus son costume noir.

Suivie de près par son guerrier, la Brésilienne rejoignit les premiers rangs, où elle aperçut une tête familière. La reine Ronce avait déjà pris place. Ameyal décida d'aller la saluer, bien que pour se faire, il lui fallut se frayer un chemin jusqu'à la reine de France. Tant bien que mal, elle y parvint, souriante comme à son habitude, avant d'entamer la conversation.

— Bonjour ma reine! quel plaisir de vous revoir, et quel dommage que l'on ne puisse se voir plus souvent. Hélas, l'océan est une bien grande barrière.
Un homme, juste derrière la reine française, attira l'attention d'Ameyal. Elle l'avait aperçut se pencher tout près de Ronce, avant d'arriver près d'eux. Par ce comportement, la reine inca jugea qu'il était très proche d'elle.
— Qui est-ce? demanda-t-elle, désignant l'homme en question. Si ce n'est pas trop indiscret... est-ce votre fiancé?

Réumé:
 
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Princesse Svenja

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mer 9 Déc - 19:24
-Père ! Nous allons être en retard !

Je n'en peux plus de cette calèche ; on est secoué dedans, comme si on voulait vous retourner l'estomac par-dessus tête ! Ce cocher, il faudrait le faire pendre ! Ou tremper dans de l'huile chaude, comme une friture ! D'ailleurs, il en a déjà l'odeur, mélangée à celle du crottin. Abjecte petite créature chauve, que mon faible de paternel appelle son loyal serviteur ! Dire que nous l'amenons à un mariage...

Un mariage ! Ah ! La belle affaire. On franchit des centaines de lieues de prairies, toutes les mêmes, toutes remplies de paysans malpropres et tracées de sillons tordus ; on passe par des forêts qui sont, comme chacun sait, des lieux à brigands et à cyborgs déchus ; et les cols de montagne ! L'horreur des montagnes ! Petite Balle d'Or, tu sais comme j'aimerais y aller courir sans personne ; mais c'est impossible, n'est-ce pas ? Et tu sais comme je les déteste, alors. Quand on les a passées, j'ai fermé les rideaux. Je ne voulais pas les voir, surtout pas. J'ai pensé très fort à la robe de la mariée ; je voulais crever de jalousie, penser à autre chose. Et tu sais ? J'ai réussi.

Maintenant, j'attends notre arrivée en trépignant, en me fâchant contre mon faible de père qui a été malade pour de vrai sur la route ; c'est à cause de lui qu'on doit être les derniers ! Quelle honte, quand nous aurons à passer devant tout le monde pour saluer le couple royal... Oh ! À leur place, je ne tolèrerais pas la présence de retardataires, moi. Je le leur ferais payer en les ravalant à la place du peuple, debout, tout au fond de l'église, dans le remugle des vignerons et les odeurs de sueur mal rincée sous les mauvaises fripes du dimanche. Il paraît que ça n'est pas leur genre, qu'ils ont même invité la plèbe à se joindre à la cérémonie. Si seulement, si seulement j'avais su !

Bon, d'accord petite Balle d'Or. Je le savais bien. Mais je voulais sortir de ces vastes murs, de cette horde de courtisans ; voir comment c'était ailleurs, briser la routine, pouvoir oublier quelques jours mes leçons de musique et mes devoirs de princesse.

-Nous arrivons ? Ma robe est dans un état épouvantable.
-Ils ont prévu un endroit pour vous mettre au frais, Princesse. C'est ce qui se fait pour ce genre d'événements ou on reçoit des personnalités.
-Je ne vous ai rien demandé. D'ailleurs, ça va aller. Nous sommes assez en retard comme cela, n'est-ce pas, Père ? Allons, prenez mon bras !

De fait, je glisse ma petite main toute gantée de blanc dans le creux de son costume. Il ne dit rien, se contente d'avancer. Mère n'est pas venue. Elle préfère toujours surveiller ses cyborgs. Détestables hommes-machines qui se complaisent dans leur force et leurs odeurs d'huiles métalliques !

Je me renfrogne en essayant de faire bonne figure, tandis que nous traversons la foule. J'ai peur qu'ils me touchent ; heureusement que tu es là, petite Balle d'Or... toute proche, contre mon cœur.

Spoiler:
 
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Cezar Roscat

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mer 9 Déc - 22:24

RP rédigé par Cezar Roscat, roi de Roumanie

    Le voyage a tout simplement été exténuant. Cezar n'a jamais aimé voyager. Jamais. Non seulement cela lui prenait beaucoup trop de temps, il s'y ennuyait, mais surtout, son faible corps décidait de tomber malade presque à chaque fois. Et le mariage d'Empereur d' Autriche n'échappa en rien à cette règle. Obligés de s'arrêter à cause de ses récurrents problème de santé, lui et sa fille – sa Reine était occupé- ont fini par accumuler un certain retard.

    Retard que sa jeune demoiselle s'empressa de lui reprocher.

    Fatigué et las, il ne la réprimandait même plus, se contentant de vague remarque tandis qu'il fixait l'horizon au loin.

    -Nous arrivons, cessez de vous inquiéter.

    Il soupirait. Un mariage. C'était bien le cadet de ses soucis. Mais si le couple royal roumain ne pouvait être au complet, que le père et sa fille fasse au moins leur apparition, c'était la moindre des choses. Il n'avait qu'un vague souvenir doux-amer de son mariage, entre la sensation d'être projeté sur la première place du pays et celle de n'être que de remplacement de son frère jumeau.

    Leur calèche s'arrêta, et Cezar se surprit à lâcher un soupir de soulagement, content de poser pied à terre.

    Sa fille se lamentait, comme toujours. Lui jetant un regard fatigué, il essayait de la calmer.

    -Votre robe est tout aussi resplendissante qu'au départ.

    Tandis qu'elle apostrophait durement leur domestique, elle glissa sa main pour attraper son bras. Il se laissa faire, et adopta une position adéquate. Dans une robe très riche aussi époustouflante et voyante que peu pratique, il fallait bien se rendre compte que le roi se retrouvait de nouveau éclipser face à elle. Oh, sa tenue ne faisait pas défaut, loin de là. D'excellente qualité, de tissu noble et complexe, elle restait néanmoins de couleur plutôt sombre, et les nombreux détails et attention porté à chaque couture restaient discrets bien qu'élaboré. Au fond, cette tenue lui allait à merveille. Il fallait l'avouer.

    Tournant les yeux vers sa princesse, il lui souffla deux mots avant de s'avancer dans l'édifice religieux.

    -Allons-y, et vite. Tout…. Tout cela sera rapidement finit.

    Les représentants royaux roumains firent leur entrée. Légèrement en retard par sa faute, ils se hâtèrent vers leurs places attitrées, non loin des autres membres des familles royales. Déjà mal à l'aise à cause de la foule, du bruit, de l'évènement, Cezar fut obligé de saluer en bonne et due forme les couples royaux déjà présents –c’est-à-dire presque tous.

    S'arrêtant près de la reine de France et de l'Empire Inca, Cezar remarqua un inconnu aux côtés de la tête couronnée française, mais s'affaira déjà à saluer tout ce beau petit monde. D'une rigueur de fer vis-à-vis des conventions social, le Roi Roumain ne laissait transparaître aucun faux pas.

    -Vos altesses. C'est un honneur pour moi et ma fille de vous voir ici.

    Il releva les yeux vers les deux femmes.

    -Tout ce monde finira par rendre ce vaste édifice exigu.

    Bien que la fuite fut comme toujours son option préféré, Cezar resta en compagnie de ces dames.

    -Si la Reine Roscat n'a pu faire le déplacement et est restée aux pays, j'ai au moins l'honneur de venir accompagner de ma fille unique, la Princesse Svenja.

    Posant son regard paternel sur elle, il se mordait la langue pour qu'elle ne fasse preuve ni d'insolence ni d'exubérance. Cependant, la question de la reine Inca fit tiquer le roi. Cet homme présent, cet inconnu, son fiancé? Il reporta son attention sur la Reine de France.

    -Votre Altesse s'est fiancé? J'ose espérer que ma discrétion habituelle ne m'est pas amenée à manquer une telle nouvelle.

    Petit pic léger envoyé à lui-même comme pour tenter de détendre les muscles de son corps qui se faisait aussi raide que l'acier. Si seulement sa reine était là, elle aurait pu facilement meubler la conversation.


Spoiler:
 
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Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Haleine empoisonnée (sous forme de gaz)
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Jeu 10 Déc - 21:27


Le grand jour tant attendu était arriver. L'empereur se trouvait dans une annexe de l’église, loin des invités de marque et du peuple. L'empereur aurait désiré que tout le peuple puisse participer à cet événement qui allait secouer tout l'empire, mais seule une partie réussirait à entrer dans l'église.

L'empereur avait fait préparer une tenue militaire représentant son grade dans son empire. Telle était la tradition. Friedrich ne stressait pas. Il avait passé ce stade. Il se demandait même comment il arrivait à rester debout, aussi détendu, après ce qui s’était passé ces trois derniers mois. Il y avait eu les retrouvailles avec la charmante Lady Hell qui, en réalité, était Zahnfee Fatima. Des retrouvailles mouvementées, accompagnées de la maladie qui secoua le monde entier : le delirium. Mais comme si ce n’était pas tout il avait accueilli, en son empire, l'ex-reine Carren Taylor, qui lui demandait de l'aide pour renverser sa sœur. Il avait réussi à trouver une solution satisfaisant la reine déchue, tout en y trouvant son profit. Les colonies des Indes étaient maintenant Austro-hongroises. A cela s'ajoutaient les préparatifs du mariage, et la récente nomination au rang de comtesse de Valerosso de sa future femme.

Tant de chose qui lui étaient arrivés en à peine quelques mois. Il devait sûrement tenir, se disant qu'il n'avait pas le droit de se relâcher avant la fin du mariage. Non, avant l’accouchement de sa promise.

L'empereur sortit de la pièce où il s’était changé. Il avait hâte de voir sa future femme. Elle avait tenue à ce qu'il ne la voit pas de la journée. Il l'avait laissé entre les mains, et pattes, de ses sœurs. Friedrich lui avait pour témoin son haut conseiller Ronove, mentor avant sa régence et haut conseiller depuis son couronnement. Le choix s’était fait naturellement, pour le témoin, ce qui n’était pas le cas de ses garçons d'honneurs. Tóbiás Esterházy, un cousin longtemps perdu de vue, et Ryan Bandt, un noble qui était fidèle à l'empereur, un homme qui plaçait la connaissance avant tout. Il répétait souvent que la connaissance était le pouvoir.

L'empereur ne dit pas un mot. Il sortit de l’annexe pour se trouver devant un grand étalon noir, un cheval hongrois Une bête comme on en voyait très peu en Europe. Friedrich monta dessus. Il n'avait pas grand chemin à faire, quelques mètres tout au plus. Mais ce n’était pas grave. Friedrich devait se montrer en empereur, au peuple qui était resté en dehors de l’église.

L'empereur traversa le peuple, qui s’était écarté pour le laisser passer. Personne ne voulait perturber ce jour béni pour l'empire de la dynastie Edelstein. Tout le monde s’écarta au fur à mesure que l'empereur avançait sur son destrier. Chaque personne, devant laquelle il passait, faisait une révérence à leur empereur.

Une fois au porte de l’église Friedrich posa pied au sol, laissant le soin à un écuyer de s'occuper de l’étalon impérial. D'un mouvement de bras, qui plaça sa cape dans son dos, l'empereur avança jusqu'aux portes où on l’annonça.

— Mesdames et messieurs. Faites silence. Voici sa Majesté impériale, l'empereur Friedrich Franz Edlestein, empereur d’Autriche-Hongrie.

Au moment où l'empereur posa un pied dans l’église, une musique se mit à retentir entre les murs de cette dernière.


A partir de 2min48


Le futur marié avança dans l’allée principale, d'un pas assuré mais lent. Il prenait le temps de faire profiter, à chaque personne devant laquelle il passait, d'apprécier l'homme qui était un des rôles principaux d'aujourd'hui.

Une fois arrivé au premier rang, celui des invités de marques. La musique s’arrêta sans que l'empereur n'est à dire quoi que ce soit, donnant l'impression que tout était parfaitement calculé à la seconde prêt.

À gauche la famille et certain amis proches. À droite les grands de ce monde, les royautés qui régissent les pays à travers le monde, tous réunis en son empire, laissant toute politique de côté.

Friedrich fit un quart de cercle, du côté des royautés, laissant sa cape faire un largue mouvement dans son dos. Il alla présenter ses hommages et remercier de la présence de chacun pour xe jour unique.

Tout d'abord en premier la reine de France, la reine Ronce, voisine et amie de l'empereur. Friedrich, comme à son habitude, prit la main de la reine pour y déposer un baise main.

— Notre chère amie. Nous somme ravis de vous compter parmi nous pour ce jour si particulier pour nous. Nous ne l’oublierons pas. Nous espérons que votre séjour sera à l'attente de nos espérances.

L'empereur aperçut derrière elle le médecin royal. Au moment de lui serrer la main, il aperçut une alliance au doigt du médecin.

— Bonjour monsieur Martes. Nous tenons à vous dire que nous vous respectons. Les documents que la reine Ronce nous a remis sur vos travaux sur le delirium étaient fort intéressants. Vous êtes un bon médecin royal. Mes hommages à votre femme.

Au côté de la reine de France une femme qui avait l'air toute intimidée par les lieux, ou la présence de l'empereur, voire les deux. Elle se tenait aux côtés du prince luxembourgeois. L'empereur fit un baise-main à la jeune femme, avant de serrer la main du jeune prince Jan.

—Voila une fort belle promise pour vous, votre Altesse Royale. Nous avons entendu parler d'une personne pour votre mariage. Nous sommes honorés de la rencontrer en ce jour. Nous espérons que votre séjour en notre empire vous permettra de renforcer vos liens. D'ailleurs nous vous félicitons pour la récente prise de l’Égypte.

Personne suivant aux côtés du prince Jan : l’impératrice Asbjorn Sigmar, récemment devenue impératrice du grand empire Scandinave. La tenue interpella quelque peu l'empereur. Mais pour les gens du nord qui attendaient toujours l'hiver, ce n’était pas si étonnant. Comme pour les autres dames l'empereur fit un baise main.

— Nous sommes comblés de pouvoir vous rencontrer en ce jour. Nous vous félicitons pour votre nouveau titre et espérons que votre venue va vous permettre de respirer. La prise des fonction n'est jamais chose aisée, nous ne le savons que trop bien.

S'en suivit la reine du Brésil, sans son mari. Cela était fort regrettable. Il aurait était intéressant de pouvoir parler avec l'homme qui dirigeait ce pays de l'autre côté de l’océan. Mais une fois n'est pas coutume il fit un baise main à la femme.

— Bonjour votre Majesté. Nous déplorons l’absence de votre mari. Mais nous espérerons que cela ne vous empêchera pas de profiter de chaque moment de cet important événement.

Friedrich avança de quelque pas quand une robe, si on pouvait encore appeler cela une robe, l'interpella. L'empereur fit un pas en arrière, serrant la main du roi Roumain.

— Votre Altesse Cezar, nous avons failli ne pas vous voir. Toujours aussi peu présent. Vous devriez prendre en assurance. Nous voyons que vous êtes venus avec votre fille.

Friedrich regarda en direction de la princesse Roumaine, mais en restant face à Cezar.

— Nous ne connaissons pas vos coutumes. Mais nous déplorons un tel accoutrement dans l’église. Cela aurait plutôt convenu au sein de la réception, après la cérémonie. Quelque chose de plus simple en ce lieu aurait été préférable.

Puis l'empereur lâcha la main du roi, pour aller de l'autre côté voir la famille de la marié. Plus précisément vers l'oncle de la marié. Seule famille qui était dans la salle, le père n'ayant jamais été présenté à l'empereur, et les sœur étant en train d'aider la mariée à se préparer.

La femme qui accompagnait l'oncle de Zahnfee avait des yeux qui lui disaient quelque chose. Mais il devait être trop fatigué et imaginé des choses. Il prit la main de cette dernière.

— Nous sommes ravis de rencontrer celle qui accompagne l'oncle de notre promise. Peut être un jour serez-vous à la place de la mariée. Nous vous le souhaitons demoiselle.

Friedrich prit la main de Pitt.

— Nous ne savons pas si nous devons vous félicit er votre nouveau titre. Il a été tâché d'horribles choses. Nous vous souhaitons de redorer le blason de cette famille. Mais sachez que nous somme heureux de vous compter vous et votre dame, pour l'union de votre nièce.

Friedrich afficha un certain sourire à la vue de la prochaine qu'il allait rencontrer. Lui serrant la main comme on retrouve un vieille connaissance.

— Cela fait fort longtemps. Apparemment vous avez enfin eu la liberté que vous désiriez tant, « prince ».

C’était encore une chose à ajouter au choc que l'empereur avait reçu, en lisant la missive qui confirmait la présence du prince de Perse. C'était vraiment ironique. La seule personne de couleur avec qui il avait sympathisé se trouvait être un prince.

— Sachez que nous apprécions fortement vos efforts. Nous ne l’oublierons pas. Nous allons devoir vous laisser. Profitez bien du spectacle.

Il restait une personne à qui l'empereur devait faire face. La perle de l'empire. Celle qui avait était, jusqu'à aujourd'hui, la seule clef de sol de la partition de sa vie.

Friedrich prit la main de sa fille, qui était au milieu des deux rangées d'invités. Elle était face à tous, avec son père devant elle. L'empereur plia les genoux pour que son visage soit au niveau de celui de sa fille.

— Maria Elisabeth Edelstein. Notre fille. En ce jour vous êtes ce que j'ai toujours attendu de vous. Vous avez su faire évoluer cette note pour être la clef de sol de notre vie, jusqu'à aujourd'hui. Nous sommes si fiers de vous. Vous êtes notre plus grande fierté.

L'empereur laissa sa main caresser la joue droite de sa fille, et embrassa le front de sa fille avant de continuer à avancer. Il se plaça à la place du marié, attendant que l'arrivée de la mariée Zahnfee Fatina de Vallerosso. Prochainement Zahnfee Edelstein, impératrice d'Autriche-Hongrie.

HRP-Résumé

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♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
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Le Déchu

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Ven 11 Déc - 1:26
Quand l'orchestre retentit dans toute l'église, le silence se fit dans la salle. Les sons glorieux de cet événement annoncé aux quatre coins du monde rebondissait dans l'immense église, où chaque voix résonnait jusqu'alors comme un chant d'oiseaux (ou un piaillement, selon les timbres) renseignant le Déchu sur l'immensité du lieu.

En ombre, discrètement glissé au 5 ème rang, le Déchu se tenait voûté, derrière un capuchon et une longue barbe grisonnante. Il n'avait pas pour habitude de se déguiser, encore moins de se cacher sous l'apparence d'un vieillard, même si, arriver à ses fins demande parfois quelques bassesses. La préparation en amont de cet événement avait été fastidieuse. Voler l'identité d'un ecclésiaste en particulier. Le Père David était un prêtre important du Clergé, reclus depuis de nombreuses années dans les montagnes de l'Himalaya, pour y prêcher la parole chrétienne. Son invitation officielle semblait évidente aux yeux du peuple, même si, le messager chargé de rejoindre le saint homme avait peu de chance de retrouver sa trace et de le détourner, ne serait-ce que quelques semaines, de sa noble quête.

Le Déchu n'avait pas eu de difficulté à glaner des informations supplémentaires sur le jour du départ du messager, ou bien sur son apparence, la population austro-hongroise était dans une telle effervescence que de bouche à oreille, tout se savait. Tout comme l'impatience générale de revoir l'humble Père David revenir à la cour. Le messager en question n'avait ainsi jamais atteint le vrai prêtre.
La tâche la plus ardue fut de construire le personnage qu'était le grand ecclésiaste, le Déchu avait dû faire appel à l'aide d'une vieille connaissance, ce qu'il ne faisait qu'en de rares occasions. Son contact s'était révélé efficace, car dès qu'il arriva dans son accoutrement de prêtre aux abords de l'Eglise, une foule de gens vinrent l'accueillir. Même sa cécité passa inaperçue, correspondant parfaitement à l'idée que le peuple se faisait du Père David.

Le Déchu avait fignolé chaque détail de son plan, afin de proscrire tout soupçons à son égard, mais subsistait une faille, il serait un personnage remarqué tout au long de la soirée. Avant même que ne commence la cérémonie, on lui avait présenté cent hommages, proposé un millier de fois assistance ou encore demandé de nombreuses bénédictions. Parfois il avait simplement joué la carte du vieillard ermite depuis de trop nombreuse années devenu sénile et facilement irritable, ce qui lui avait permis d'éviter de nombreuses discussions. Mais, arriverait bientôt le moment où les royautés elles-mêmes viendraient lui présenter hommage, comme le voulait la convenance, rendant alors la situation bien plus délicate, car il était évident que certains d'entre eux avaient déjà rencontré le véritable Père David.

La cérémonie allait débuter, de longues heures d'ennui s'annonçaient. Le Déchu n'était pas venu assister à un mariage impérial, rien de toutes ces frivolités ne l'avaient jamais intéressé, autrefois, c'était même ce qu'il avait fuit. Mais quelque part, ce n'était pas seulement un événement historique, c'était une occasion.
Tout comme le personnage qu'il jouait, il n'avait pas vu la Cour depuis des années, si il avait fui son destin royal, il n'en avait pas moins fui sa propre famille, sa propre lignée. Il n'avait jamais voulu retourner dans son pays d'origine et depuis trop d'années, il n'avait plus de nouvelles de sa propre famille. Le Déchu agissait rarement dans un autre but que de retrouver Raiponce. Il agissait d'ailleurs rarement pour lui même. Il s'était laissé porter par l'habitude, glaner des informations, tromper, voler, payer, mentir. Une routine pour lui depuis des années.
Cet événement l'avait attiré, indubitablement, peut être avec un arrière-goût de changement.

Le Déchu était un vagabond, rien qu'un vagabond même dissimulé sous la peau d'un vieillard, un vagabond reste un vagabond.


Résumé:
 


Dernière édition par Le Déchu le Lun 14 Déc - 23:23, édité 1 fois
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La Reine des neiges
Svetlana Ivanova
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Sam 12 Déc - 7:39
Sa Majesté Impérial d’Autriche-Hongrie Friedrich Franz Edelstein se mariait…à nouveau…pour rien au monde il ne fallait y être absent ! C’est du moins ce que pensa la Tsarine de Russie dès lors qu’elle reçut en mains propres la missive savamment rédigée de son ami de toujours. Un nuage avait pourtant assombri quelque peu le tableau en lui rappelant amèrement par le peu de dignitaires présents à ses côtés que le pays se remettait tout juste du Délirium.

Si le remède avait agi comme un vrai miracle sur les atteints, il n’en restait pas moins que la convalescence était lente, poussant même certains à se questionner sur leurs véritables buts et priorités. On dit que frôler la mort vous fait entrevoir la vie d’un œil différent... C’est donc dans la pensée d’épargner l’épuisement et le voyagement à sa délégation que Svetlana s’enquit à l’Université de Techno-Magie de lui fournir un prototype de couronne agissant de la même façon qu’un miroir magique dont la portée pourrait couvrir jusqu’à la prochaine royauté. Une nouveauté dont elle ne pouvait être assurée de l’efficacité mais qu’avait-elle à perdre à tenter d’innover ?

Tout aurait été pour mieux si le cocher attitré au voyage jusqu’au royaume de l’Empereur n’avait été en pleine fièvre et dans l’incapacité complète de mener à bon port son Altesse la Tsarine et son Conseiller. Au lieu de quoi, un remplaçant nerveux et maladroit fut désigné au royal attelage. Résultat : un retard impossible à pardonner dont Svetlana se gardait bien d’en réserver la sentence pour peu qu’elle ne ressorte pas de la Cour de Friedrich plus honteuse qu’elle ne le fut à l’arrivée.

Ce qui fut découvert une fois descendu du fiacre n’était autre qu’un décorum digne de toute la richesse et du faste dont était capable l’Empereur du pays. Un brin tape-à-l’œil mais qui était-elle pour critiquer l’excentricité d’une telle beauté exposée. Plus que ravie d’être enfin arrivée, elle entra d’un pas mesuré la Chapelle où se déroulerait la cérémonie, prenant sur elle et surtout sur son air éternellement froid et inatteignable pour remonter lentement l’entrée, sa cape légère de fourrure blanche laissant une infime trainée.

À sa gauche, Razoom l’escortait dans sa tenue officielle, l’encadrant de son port presque altier comme un rempart au regard des autres. L’un comme l’autre n’étaient pourtant pas étranger à la Cour de l’Empereur et c’est vers ce dernier qu’ils se dirigèrent lentement mais surement, surprenant par la même ce qui semblait être un moment tendre et fier entre père et fille dans les dernières notes retentissantes d’un juste orchestre. Un tableau qui, non de prétention d’avoir fait sourire la femme de glace, parvint néanmoins à faire se détendre un tantinet les traits de son visage.


« Votre Altesse… »

La voix était étonnement douce pour un visage aussi austère, semblant le retenir dans son élan pour rejoindre l’autel. Depuis ces années, une tendresse certaine avait su unir les deux souverains et ce bien avant qu’ils ne puissent se faire appeler de la sorte et la Tsarne ne doutait pas que son retard soit pardonné une fois les usages achevés. C’est dans une révérence légère mais pas moins emplie de respect que Svetlana salua le dos du dirigeant, d’orchestre avec Razoom qui plia parfaitement le buste, poing au cœur comme le voulait le salut traditionnel russe, dans l’attente que celui-ci ne se retourne. Après quoi, elle se redresserait en lui tendant les mains. Non pour presser le baisemain qu’elle savait de toute façon recevoir mais surtout pour serrer légèrement les siennes, lui transmettant par la même ses félicitations muettes mais combien sincères.

« Je n’ai pas souvenir d’avoir vu votre pays aussi remplie, ne fusse au dernier événement heureux de votre royaume, mes hommages pour cette union à venir, dit-elle d’abord avant de se tourner vers Maria qu’elle salua avec la même déférence. Princesse Maria, l’honneur est mien que de compter sur la justesse des vibrations de votre présence en ces lieux. Je suis comblée de vous savoir présente et bien portante. »

Les formalités terminées, la Tsarine tourna légèrement la tête vers les rangs alignés de part et d’autre de l’allée, certains visages semblant familiers auxquels elle s’attarda avant de délaisser l’Empereur à son destin, marcher droit à sa place de prochain marié pour mieux chuchoter quelque chose à la princesse.

« Je crains d’avoir mis trop de temps à sortir de ma forteresse de glace et de ne plus être au fait des visages dernièrement couronnés, me feriez-vous l’honneur de m’éviter médisance de mes pairs en me renseignant à ce propos ? »

La Russie avait beau se vanter d’être à la fine pointe de ce qui se faisait en technologie, les nouvelles du monde arrivaient souvent tardivement quand elles n’étaient pas tout simplement perdues dans les tempêtes. Si les visages du Prince Jan du Luxembourg et de la Souveraine du royaume au Dôme d’Or où avait séjourné sa délégation lors du dénouement du Délirium, certains autres lui étaient complètement inconnus. Elle se laissa guider un temps par Maria, lui laissant le loisir de la présenter également -ou pas- avant de rendre ses propres salutations en commençant par le prince.

« Mon prince, je vous salue. La rumeur court que vous avez récemment fait de très intéressantes acquisitions, veuillez accepter mes félicitations, que cette terre soit prospère à votre règne et royaume. À quand célébrons-nous votre heureux événement ?, s’enquit-elle, ayant compris que la Dame à ses côtés n’était autre que sa promise. Son regard se tourna alors vers Coya qu’elle salua d’une lente inclinaison de la tête. Votre souveraineté, je crains de ne pas avoir eu le temps de vous remercier plus amplement de l’hospitalité dont vous avez fait preuve le mois dernier, accepter les remerciements sincères de la Russie entière. »

Il fallait se hâter, le retard qu’avait accumulé la Tsarine ne serait toléré une fois la cérémonie débutée sous prétexte qu’elle n’avait pu saluer tout le monde mais son regard s’attarda, inévitablement, sur cette tête féminine. Celle de la femme qu’elle ne parvenait pas à replacer. Elle s’approche de quelques pas, dévisageant brièvement les traits de son regard de glace, l’homme derrière, le protecteur et l’amant sans aucun doute. Tous deux royaux ? Elle n’aurait su dire mais pour asseoir cette place, ils le devaient forcément. Dans le doute…

« Ma…, -dame ?-, allait-elle prononcer avant que la lumière ne se fasse. La Dame de France ! C’était la Reine qui se tenait devant elle ! Enfin… …jesté… »

Elle se rattrapa de justesse mais sa salutation pouvait cette fois être notée avec une légère raideur. Une nouvelle couronne, l’avait-on simplement couronnée en réalité ? Elle n’oserait le demander et s’apprêta à prendre place, tout au bout de la rangée, retard oblige, mais la meilleure place de son point de vue. Ainsi, tous étaient à la merci de son regard qui balaya lentement la Chapelle, Razoom prenant place au siège derrière, aux aguets. Mas tout ne pouvait que se dérouler au mieux n’est-ce pas ? Il s’agissait d’un mariage pas d’un enterrement !
Spoiler:
 
[HRP : Désolé pour le retard TT]
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Lylith Horns

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Sam 12 Déc - 12:03
Lylith n'avait que très peu de temps, elle devait être rapide et précise. Elle conduisait une petite calèche en direction de l'église et le temps était aussi maussade que son humeur. Elle se rangea à coté de l'allée principale, prit son souffle, un paquet de fleurs et se dirigea en courant vers les gardes. Les lys contenus dans le paquet débordaient de tous les côtés et lui cachaient le visage.

-Ne restez pas figés ! Ne voyez-vous pas que je suis chargée .!
Cria-t-elle tout en avançant entre les gardes pour pénétrer dans le bâtiment. Un des gardiens de l'enceinte l'arrêta et répliqua.

-Madame je ne pense pas que... Dit-il.
-Arrêtez de tergiverser mon garçon et allez tous me chercher les paquets restants! Un contretemps m'a retardé et si l'empereur n'obtient pas ses lys, des têtes vont tomber !

Puis elle entra naturellement dans l'église. Les gardes coururent en vitesse à la charrette et Lylith se félicita d'avoir encore une fois joué de la stupidité d'autrui.
-Elle a quand même une belle robe pour une fournisseuse de fleurs. Dit un des gardes en la regardant partir puis il alla vers la charrette.

Une fois dans l'édifice elle jeta dans un coin les fleurs. Il ne restait plus qu'à se fondre dans la royauté. Elle promena discrètement son regard sur l'assemblée. Lylith vit d'abord l'empereur, habillé majestueusement. Le marié devait sûrement attendre sa promise. Puis le bruit de paroles incessantes attira son attention. Elle comprit grâce à des mots familiers échangés qu'il s'agissait de français. Au milieu des bavards elle vit la reine, la belle et somnolente reine. Lylith la surveillerait de près mais sans s'approcher craignant qu'elle se remémore d'anciens souvenirs vieux de cent ans .

Pour finir elle trouvât ce qu'il lui fallait, le vieil homme d'Église. Mais avant ça un petit remerciement envers le seigneur, le remerciement d'une femme qui avait perdu la foi depuis longtemps. Elle saisit quelque chose dans une poche dissimulée de sa robe. Un petit flacon remplit d'un liquide rose. Lorsque personne ne la regardât, car ils étaient trop occupés à discuter, elle versa quatre gouttes dans le récipient qui contenait l'eau bénite.
-Pour le père, le fils et le saint esprit... sans oublier le dieu cornu. Chuchota-t-elle. Ce mélange n'est pas un grand poison mais fera apparaitre de belles plaques rouges sur la peau démangeant les plus pieux.

Une fois sa bonne action exécutée elle alla prendre place au cinquième rang au côté du père David. Pour la suite de son plan Lylith avait besoin d'une personne âgée et il se trouve qu'après quelques recherches elle avait appris que ce vieil ermite allait sortir de sa tanière. La cible parfaite !

-Bonjour. Je vous présente mes respects. Cela fait des années que l'on ne vous a plus vu, j'espère que vos nombreuses années de recueillement vous auront apporté sagesse et piété. Elle ne le fixait pas quand elle s'adressait à lui, à croire qu'elle regardait en face car elle ne voulait pas être vue en sa compagnie.


Résumer.:
 
Sa robe.:
 


Dernière édition par Lylith Horns le Sam 12 Déc - 22:19, édité 1 fois
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La salamandre
Lucas Brann
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Sam 12 Déc - 18:48
Lucas n'en pouvait tout simplement plus. Le directeur de la caravane était devenu irritable, lui qui d'habitude était plutôt posé et calme. L'annonce du mariage impérial avait mis en émois toute la caravane. « Nous nous devons d'être présent pour célébrer cet événement avec la populace ! » répétait à qui mieux mieux le directeur. Il voulait que tout soit parfait, que chacun révise son rôle pour fournir un spectacle « spectaculaire » - et ainsi pouvoir amasser une recette assez coquette.

Cela faisait maintenant trois heures que je préparais les instruments du magicien, pendant que ce dernier révisait un nouveau tour avec son assistant sous l'œil critique de sa femme. J'étais cantonné à l'assouplissement des cordes servant à lier le magicien durant son tout nouveau tour. Mais cette étape d'assouplissement était terriblement longue ! Je venais de faire bouillir les cordes et les mettait à sécher pour pouvoir les adoucir par la suite. Je mettais la dernière corde à sécher quand j'entendis Maximus crier pour la énième fois son mécontentement :

« Non ! Non et non ! Comment veux-tu être magique si tu te déplaces comme un lourdaud ! On voit tes pieds quand tu sors ! Ah ! Tu m'agaces ! Il me faut de l'eau fraiche, on fait une pause. »

Puis il me fixa et me cria de me rendre utile plutôt que de fixer le désastre de la répétition. Je préférais m'en allez plutôt que de l'entendre encore râler. Voilà le problème quand un grand évènement se prépare : tout le monde devient irritable et personne ne se supporte…
Machinalement je me dirigeais vers la tente du marionnettiste, lui était le seul à rester calme et maître de lui lors des mouvements de stress et de panique. Comme si rien ne le touchait personnellement, comme s'il était constitué de bois ou de chiffons que rien ne pouvait casser sauf le temps, telle une marionnette.

« Ah... Lucas tu tombes bien, me dit-il à mon arrivée, je n'arrive pas à faire tenir les cheveux de ma petite Maya, la pauvre petite ne peut pas se présenter sans ses cheveux d'or tu ne penses pas ? »

Cela me fit sourire, Corby adorait ses marionnettes comme si s'était ses enfants, impossible pour lui de les appeler autrement que par leurs noms. Malgré son âge avancé il continuait à en créer des nouvelles, mais en ce moment le temps (et l'humidité de l'air) l'empêchait de bouger ses doigts comme il aurait voulu et donc sa nouvelle poupée Maya n'arrivait pas à avoir une coiffure convenable car cette dernière n'arrêtait pas de glisser de la tête en tissus.

Je m'assis donc à côté de mon pseudo grand-père et l'aidais à finir sa poupée dans le silence de sa tente, seulement entrecoupé par les rires des enfants passant à proximité.
Plus tard nous partîmes pour les jardins où se déroulerait la fête du mariage. Nous n‘étions qu'un groupe réduit : Maximus et son assistant, le jongleur et ses acolytes, le directeur et moi-même. Le montreur d'ours n'avait pas assez confiance en son animal pour l'emmener sans que celui-ci n'attaque quelqu'un. Corby était resté avec les enfants dans la caravane. Il m'avait cependant donné une poupée miniature, petite sœur de Maya pour que je lui face découvrir le monde. Corby et ses idées !
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Ashes Dice

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 29 Déc - 11:43


- Dis-moi, mon Dé, qui sont ces gens ? Ces M… Je compte sur toi, hein ? J’ai aucune idée des règles de ce jeu des sang-bleus.

Ashes observa Pitt avec une once de malice. Il se dandinait sur son banc, saucissonné dans ses beaux habits d'apparat, avec l'aisance d'un cochon de lait pris au piège d'une grille de fourneaux. Elle posa une main rassurante sur son poignet et murmura.

- Tu vois la demoiselle en armure, c'est la nouvelle reine scandinave, Asbjorn Sigmar. Le petit rabougri et la poupée de porcelaine qui s'impatiente à coté, ce sont les couronnes de Roumanie, père et fille. Le jolie morceau qui vient de faire son entrée n’est autre que la tsarine Ivanova....

Elle continua sa petite énumération en sachant pertinemment que son amant n'en retiendrait rien. Mais elle escomptait que sa voix soit un point d'accroche pour sa concentration et lui permette de ne pas partir trop loin. Depuis la mort de Mistral, Le Lièvre n'était plus le même. La mélancolie prenait chez lui des formes bien dangereuses. Elle trainait son esprit dans le lit fangeux d'un marais opaque. Et à chaque fois qu'il "s'en allait" se promener dans ses confins, elle avait cette angoisse sourde qu'il n'en revienne pas. Alors , patiemment, elle l'ancrait à elle, sans saisir avec pertinence la nature véritable du lien qu'elle était en train de tisser.

- Et la blonde avec les frivoles et le ténébreux, c'est...

Sa voix vibra un peu.

- .. Ronce de France, ta reine. Il faudra aller la saluer.

Son amie, sa muse, l'inspiratrice de son changement.
Dans sa robe simple, de coupe si moderne, les cheveux blonds peroxydés de sa perruque relevés en chignon sous son chapeau à large bords, Ashes était méconnaissable pour qui pouvait se rappeler vaguement de cette ombre grise d'Esel Vermögen. Une beauté délicate et printanière. Une beauté qui rappelait la rose française sans les rondeurs souples et séduisantes de cette féminité languide qui se cachait sous les jupons à larges cerceaux.

Tenue de Ashes:
 

" Me reconnaitra-t-elle ?"

Le jeu était dangereux. Une tentation dont elle fut brusquement coupée par l'arrivé d'une silhouette qui leur cacha la lumière sans crier gare.

- Sire, Dame, nous n'avions pas eu la chance de nous rencontrer officiellement jusqu'à aujourd'hui malgré nos nombreuses entrevues. Je suis Mirza Atêsh Jahanshah Bahadur, prince des Farvadins et de l'Empire Perse.

Ashes eut un petit gloussement délicat qui seyait à son nouveau rôle. Depuis leur arrivée une semaine plus tôt au palais Schönbrunn, elle mimait avec une perfection d'actrice consommée, la compagne du nouveau marquis : gourgandine rêveuse, éprise de nouveautés et un poil ingénue. Friedrich n'y avait vu que du feu, accaparé par ses noces comme il l'était. Elle feint même de rosir, la garce.

- Un prince ! Entendez-vous cela mon marquis ! Notre délicieux Cauchemar est un prince exotique, qui l'eut crut ! Avez-vous d'autre secrets, vile cachotier ?

Elle effectua un battement de cils en se mordillant la lèvre.
Vilaine, vilaine petite menteuse qu'elle était...


HRP:
 
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Invité
Zahnfée V. Edelstein

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 29 Déc - 13:09


- Non.. Non ! Argh ! Sackratte !

Je repousse la camériste qui fait n'importe quoi avec mes cheveux.

- Cessez de m'importuner avec vos épingles à la noix où je vous pèle les gencives comme des oignons !

La petite fuit se recroqueviller dans un recoin de la pièce pour qu'on l'oublie. A sa décharge, mes cheveux courts sont devenus incroyablement luxuriants et indomptables. Elle n'est pas si gourde d'ordinaire. Et puis, je suis une boule de nerfs. Je ne sais pas ce qui se tapit dans le fond de mes entrailles mais - Sainte molaire !- ça rue, ça se cabre, ça me déchire la peau du ventre. Si on ne commence pas cette cérémonie sur le champ je vais mettre bas dans cette pièce comme une truie dans son étable.
Elle a bien du souffrir la Marie dans sa paille et je ne doute pas qu'elle ait traité l'âne et le boeuf et tous les rois-mages de la création, de subtiles noms d'oiseaux dans l'attente du châtiment.

Heureusement qu'Alice et Chester sont là pour endiguer mon irritation. Dans leur si jolies robes roses, elles sont comme deux petits bonbons. Deux douceurs à mon palais. J'ai fait coupé leurs atours sur le même modèle que ma robe de mariage. J'ai innové en choquant violemment le couturier impérial et en renversant les traditions : pas de corset, à peine de quoi tenir le pigeonnant de mes seins gorgés d'un lait en attente et une traine kilométrique. Ma bedaine gonflée est habilement maquillée par le drapé de taffetas de soie crème. Mes avis que mon audace fera école et qu'une fois que j'aurais fait mon apparition ainsi accoutrée, toute la cours se damnera pour une robe de la sorte.
Je vais l’appeler "robe empire" tient ! Impériale comme une Impératrice ! Comme moi, en somme !

La robe "Empire", mesdames et monsieur !:
 

Pendant que ma modestie barbote avec mon agacement dans la marmite de ma caboche, on frappe soudainement à la porte. Je me lève avec brusquerie, reversant une bouteille de parfum et quelques cosmétiques de la coiffeuse sur la moquette.

- Ah non ! Si c'est son altesse, dites-lui que ça porte malheur ! Congédi...
- Annoncez Orphée. Je suis le père de la mariée. Merci.


La voix forte et grave a percé sans mal l'épaisseur du bois de la porte. Je me fige. Je reconnaitrais cette voix entre mille.
Et Alice aussi.

- Papa !

Il y'a un encore un peu trop de dévotion et d'amour dans mon timbre. Un peu trop de ces barreaux de prison qui lie mon cœur à cet être primordial.

- Madame la Comtesse, il dit qu'il est votre père,
répète un garde.
- J'ai... Nom d'une incisive, j'ai encore une bonne oreille, merci ! Faites le-entrer.
- Madame !
s'émeut une de mes demoiselles, C’est un homme, il ne peut pas vous voir avant le ...
- Suffit ! C'est moi qui décide. Il m'a vue dans bien des états, avec une robe de mariée ne sera pas le pire des accoutrements.
- Mais ça porte malheur, vous l'avez dit vous m...
- Ce que vous êtes sotte ! Il EST le malheur, dis-je avec emphase.

Et lorsque parait son visage tatoué de mort, personne ne saurait me contredire.

résumé:
 


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Zahnfée V. Edelstein

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 29 Déc - 13:10


Un Mariage Impérial
:candy: Premier tour :candy:


L’église d’ordinaire si silencieuse bruissait d’une animation inhabituelle. On avait beau baisser la voix, écrasé sans doute par la solennité du lieu, on causait à qui mieux-mieux sous les voutes de la chapelle impériale.
La mariée se faisait attendre.
Désirer, plutôt.
Comment serait sa robe ? Qui portera sa traine ? Qui l’accompagnera à l’autel ? Autant de questions mystérieuses et excitantes. Derrières les éventails en dentelles fines, les chapeaux excentriques, la soie, de faste et la nacre, on échangeait les derniers potins tandis que les puissants se faisaient des courbettes. Des têtes couronnées, il y en avait à la pelle : elles centralisaient tous les regards et attisaient les curiosités. N’était-ce pas l’Empereur qui serrait quelques mains là bas ? Et regardez cette demoiselle en armure ? Que c’était loufoque ! La petite princesse roumaine était le portrait craché de sa mère et écrasait djà sous son talon la virilité de son pauvre père. Telle mère, telle fille ! La Reine Ronce s’affichait-elle avec son favori ? Les français, vraiment, quelle frivolité !
Dans le brouhaha étouffé, personne ne prit garde au couinements douloureux de l’organiste passant juste après Lylith. Il venait de se signer en entrant à sa suite et sa main avait dérapé du bord du bénitier pour s’immerger complètement. Elle s’était alors mise à cloquer. Alarmés, les aides du prêtres officiant avait empêché d’autre personne d’user de l’eau contaminée. Le bénitier avait été condamné sur la minute et on invitait les pratiquants à user des trois autres à disposition.
L’organiste expliqua en bredouillant qu’il avait vue la belle dame en robe opulente à plumes de corbeau, une robe « à la française » précisa-t-il, verser quelque chose dans la vasque. Les gardes alertés la repérèrent aussitôt dans les allées, faisant halte près d’un vénérable religieux. Ils se devaient d’ agir avec prudence pour ne pas créer un vent de panique dans la chapelle. Lentement mais surement, ils encerclèrent la fautive désignée pour la pousser à l’écart en toute discrétion.
Un des officiants vint souffler discrètement à l’oreille de la princesse impériale Maria-Elizabeth. On s’inquiétait des réactions paternelles si l’empereur venait à apprendre l’incident. Le jeune prêtre suggéra, s’il était possible, que la princesse prenne au pied levé la place de l’organiste. Après-tout, cela-pourrait plaire à son père et apaiser son courroux ?

Et d’une certaine manière, la musique ne ferait-elle pas taire les impatients qui jasaient déjà sur l’attente interminable ?

Résumé a écrit:

  • La mariée se fait attendre, les paroissiens s'impatientent, du coup ça cancane.
  • Lylith a fait une victime l'organiste qui est sensé jouer à la cérémonie sans que cela ne soit noté par la salle (sauf ceux très près des bénitiers et donc de l'entrée). Mais elle est repérée par les gardes qui essaient de l'évacuer sans faire de vague.
  • On demande à Maria-Elizabeth de bien vouloir remplacer le musicien.


Rappel des règles


  • ATTENTION ! Jan s'étant retiré de l'event, ceux qui avaient tenu compte de son post dans leur réponse devront l'éditer (si possible).

  • Cet event sera supervisé par Friedrich et moi même, N'hésitez pas à nous MP si vous avez une question. Le sujet "Mariage de rêve" servira de debriefing HRP et d'annonce des MJs.

  • Ajoutez un résumé de vos actions à la fin de vos posts, dans une parenthèse spoiler/HRP, pour une meilleur lisibilité de l'action pour ceux qui auraient raté quelques posts.

  • Il n'y a pas d'ordre de passage, postez comme vous voulez à raison d'une fois chacun par tour.

  • Il y aura un post MJ de Fried ou moi tous les 10 jours, que vous ayez tous répondu ou pas, afin de conclure la fin d'un tour. Si il y'a besoin d'espacer ces interventions, faites le nous savoir sur le sujet debriefing !

  • Ceci n’est que le premier acte de l'event ! La fête aura lieu dans un second temps.



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Orphée

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Sam 2 Jan - 12:03
La porte s'ouvre pour le laisser entrer. Orphée, les mains croisés dans le dos, fais donc quelques pas qui lui permettent d'entrer dans la salle de préparation. A peine franchie la porte que cette dernière se referme déjà par l'action d'un garde armé. Orphée observe quelques secondes cette porte. Des pensées traversent nonchalament son cerveau. Cette porte fermée signifie que le monde extérieur s'en est allé. Il n'y a plus que désormais cette petite salle où le père rejoint la fille.

*Peu importe. *

Orphée tourne son attention vers les acteurs de cette pièce. Les quelques femmes qui s'occupent d'habiller et de préparer sa fille n'existent pas à ces yeux. Par contre, il reconnaît ce visage. Son menton se lève légèrement tandis que ses sourcils se froncent, signes extérieurs d'une recherche intérieure. Où a-t-il déjà vu cette femme ?

*Bien sur. L'amie de ma fille. La compagne qui a suivi mes pas alors qu'on allait chercher une solution dans une jungle caraïbéenne. Celle qui peut exaucer des vœux. Une femme intéressante. *

Un bras plié sur son ventre, l'autre dans son dos, Orphée salue l'androïde.

« Mademoiselle Alice, je suis ravie que vous soyez toujours là auprès de ma fille. »

Orphée ne sait pas ce qui lui prend. Est-ce qu'il joue un rôle ? Peut-être. N'empêche que cette sensation est étrange. Il ressent cette fibre paternelle. Il pense croire en la sincérité de ces retrouvailles. Que lui arrive-t-il ? Une malédiction ? Sentiment de culpabilité ? Ou bien sombre machination ?

En se relevant, il esquisse un sourire. Mais sans ouvrir la bouche. Après tout, avec son faciés mortuaire et quelques unes de ses dents absentes, comment pourrait-il paraître bienveillant ?

Il s'approche finalement de sa fille et la regarde quelques secondes dans ses yeux sans ciller. Il lui prend alors la main de sa main droite. Cette main froide faites de composants mécaniques mais dissimulé à l'aide d'un gant blanc. Aujourd'hui, il sera moins monstre qu'hier.

« Malgré les avantages opulents que cette robe révèle aux yeux de la gent masculine, je dois vous avouer que je préférais celle dans laquelle vous étiez lorsque nous nous sommes retrouvés sur les décombres de votre ancienne confiserie. Je n'y peux rien, j'aime le noir. Il est source de mystère. Et le msytère est ce qui permet à notre âme de ne pas trop s'ennuyer. »

Encore une fois, ses lèvres s'élargissent mais il ne montre pas ses dents. D'ailleurs...

« Dites-moi ma très chère fée, en ces jours de joie nationale, pourriez-vous m'accorder un souhait ? Pas par intérêt égocentrique. Plutôt pour composer avec la robe et la naturelle beauté de notre Zahnfee à tous. Voyez-vous, je ne voudrais pas ressembler à un poivrot ou à un vulgaire survivant d'un match clandestin. »

A cette demande, il lui sourit, révélant ses dents manquantes.

« Donc, ne le faites pas pour moi mais pour elle car, ne dois-je pas l'accompagner à travers toute l'église jusqu'à l'autel ? »

Spoiler:
 
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Pitt

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Dim 3 Jan - 14:47

Distrait, l’esprit volait dans le Mars passé des derniers jours. Il n’avait plus qu’une envie, retrouver les airs et les cimetières. Déterrer les morts, ces doux bienveillants. Déterrer les cercueils, ne prendre que les corps, les emmener dans la cale.
Rire à s’en faire mal aux côtes, comme la fois où Guerre Rouge était venu à lui. Où était-il ? Ou elle ? Les miroirs semblaient lui faire la tête. L’ingnorer. Insupportable. Pourquoi Ruby l’ignorait ? POURQUOI ? Le Sourire était large, et les dents si serrées. Le Lièvre avait besoin de respirer, et rien ne le lui permettait à ce moment.
Puis ce fut Famine, le cheval noir. Celui avant Mort. Quoi de mieux que les passages bibliques lorsque l’on se trouvait dans la maison de Dieu ?
Déjà le proxénète avait passé ses nerfs sur ses possessions, pauvre Fleur déjà fânée. Si seulement, elle n’avait pas fait un faux-pas à ce moment précis. L’esprit s’égarait dans la bile des jours passés à digérer le sucre amer qui couvrait le sol du Jeu. Il n’y avait plus de Joueur, le Rouge ne répondait plus. Alors le Jaune devait descendre d’un niveau afin de jouer avec les cavaliers, et devenir le dernier, le Vert.

L’esprit partait, il ne voulait que danser avec les zombies, il ne voulait que déterrer les morts. Eux au moins, n’ignorent pas.

Puis une voix, c’était celle du Dé. Le ramenant, au moment actuel. Les iris d’absinthe valsèrent alors passant des personnes désignées les unes après les autres. Pourquoi tant de noms pour des gens qui ne se souviennent sans doute jamais des leurs ? Difficile de se concentrer, au moins le son de la voix d’Ashes était plus intéressante que ces mots ennuyeux. Elle mentionna alors un terme que l’esprit se força à retenir. Ronce de France, la reine du royaume dont il faisait maintenant partie. Les dents relâchèrent leur pression, le sourire s’élargit mais fut différent. Celui du Joueur qui reprenait le dessus sur le Rôle. Ce dernier souffrait bien trop. Il fallait corriger, et rester un peu plus concentré.

Un léger rire.
Il y eut un moment, un temps, où apparemment la suite du Jeu aurait visé la France. Cependant, jamais il ne fut prononcé.
Le Jeu avait donc changer les choses, la France entrait donc, mais d’une autre manière. Pas de zombies, pas d’explosion. Ce n’était pas plus mal, sans doute.

Une autre histoire amusante à raconter peut-être aux Cendres. Ces Cendres qui pourraient tant être l’Enfer qui l’accompagnait, toujours.

Puis un être connu apparut. Un autre ricanement, c’était amusant. Les cheveux blancs avaient un air faisant penser à Conquête, selon le Lièvre resté en Mars. Peut-être une nouvelle phase allait être envisageable lorsque le Rôle joué sera rétabli.
Le Joueur attendrait tout de même face aux miroirs, que le reflet redevienne son partenaire, le Joueur face à lui.

Pitt gloussa à la phrase dite, c’était qu’apparemment, même les princes aimaient son mastodonte de fer.

- J’entends, j’entends. C’est amusant, bien plus que les cérémonies.

Affirma, amusé, le pilleur de tombes en posant sa main gantée sur celle de celle qui l’accompagnait.
Puis quelque chose changea, ce fut l’apparition de l’Empereur.
Pitt ne fit rien, ne pensa rien de particulier. Il avait un sourire satisfait, sans rien demander, il entrait sur des cases dorées du monde.
D’un côté, il y avait une jolie vengeance, si ceux qu’il avait connu dans son Février, son passé, le voyaient. Une victoire sans doute, pourrait-on s’en arrêter là ? Non.

Ensuite, les paroles de Friedrich Franz Edelstein adressées à sa chère Ashes obligèrent le Lièvre de Mars à se détacher de ses pensées. Pitt ne comprit pas tout de suite de quoi il parlait, la place de la mariée ? Il eut un regard discret vers l’autel. Ce ne sera que plus tard que l’esprit remettra de l’ordre dans les pensées du proxénète.

Lorsque ce fut son tour d’être salué par le marié en personne, le Marquis serra la main du dirigeant.
Il savait donc pour ces écrits à vomir qu’un Trésor du passé avait écrit. Mais il fallait être l'oncle de Zahnfee, et penser comme tel, peut-être.

- Vous m’en voyez ravi, ma nièce sera heureuse et c'est ce qui compte. Et ne vous inquiétez pas, le blason sera d’or et d’absinthe, peut-être de cendres aussi.

Le Joueur Jaune, face au Rouge disparu, et le cavalier Vert. Ainsi que, peut-être, le gris des Cendres de l’Enfer.

Le proxénète était fatigué tout de même, à force d’attendre. Il sentait déjà la faim l’envahir, et c’était sans compter cette affreuse envie de retourner dans les airs, dans les cimetières. Dans son idéal, et même voir au passage, le manoir de la famille de Mistral.

Le Marquis, apprenti, laissa balader un œil distrait sur la foule qui était derrière eux. Derrière les grands et la famille. Tant de Méprisants, il crut voir des gardes s’agiter, cependant la distance n’aidait en rien à comprendre quoi que ce soit. Aussi, ce ne fut que de vagues silhouettes au fin fond, derrière les têtes et corps des gens déjà présents.

Pitt se concentra plutôt sur Ashes, elle sera importante pour lui dire quoi faire… surtout si son esprit s’en allait ailleurs. Il le sentait déjà s’échapper un peu plus.

Il ne vit pas de miroir près de lui. Il reposa alors sa main sur celle de son Trésor de cendres. L’esprit dans le vague.

Spoiler:
 
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Alice au pays des merveilles
Alice Liddell
✦ Libre pour RP ? : Libre !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Vagabonde, ancienne pensionnaire de l'asile
✦ Pouvoir: Offrir un don aux gens
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Lun 4 Jan - 22:10
La mariée aurait dû être prête aux aurores comme le voulait l'organisation finement quadrillée d'un mariage impérial. Mais un chiffre avait été ignoré et avait semé la zizanie au sein de l'équation. Chester du Cheshire, hybride chat au caractère plus animal qu'humain, avait su retourner les sangs de plus d'une domestique. Jamais encore, au sein du palais, on n'avait du s'occuper d'une telle créature appréciant si peu les corsets et les jupons. Alice avait du, elle même, mettre la main à la pâte. Elle en portait encore les stigmates. Chat échaudé craint l'eau froide, même en compagnie d'une sœur à la poigne de fer. La robe de dame d'honneur et les gants cachaient habilement les estafilades laissées par sa consœur.

Les doigts gantés d'Alice grattouillaient la tête de Chester, entre ses oreilles. L'Androïde n'avait trouvé que ce geste pour apaiser la demoiselle en attendant la fin des préparatifs. Chat et patience n'avaient jamais été amis. Et les rubans et fanfreluches avaient de quoi attiser un félin en quête de nouveaux jouets.

Une voix se fit entendre. Le cœur d'Alice se fit plomb et tomba, à pic, dans son estomac. La jeune femme déglutit et sa main se crispa au sein de la chevelure de Chester.

Orphée.

Leur dernière rencontre remontait il y a un an, dans les tréfonds de la jungle des Caraïbes. Mais la voix était reconnaissable entre mille. Ainsi que le visage, toujours porteur de ce maquillage qui, à Tortuga, l'avait fait passer pour le Baron Samedi.

La main d'Alice glissa pour se loger entre les omoplates de Chester.

« Du calme. » Elle savait que ses craintes, la tension qui parcourait ses nerfs, devaient être perçus par l'hybride. « S'il fait du mal à Zahnfee, seulement tu pourras l'attaquer. »

Un an de silence et d'absence n'avait nullement émoussé les doutes de l'Androïde vis à vis du joueur de flûte. Elle qui avait osé se rebeller contre son père voyait en Orphée un double de Vasile. Un homme se targuant de paternalisme pour mieux manipuler sa fille.

La politesse de l'homme n'abaissa pas les barrières de l'Androïde. Bien au contraire. L'homme se montrait moins théâtral qu'auparavant, presque plus... humble. Ce qui allait aux antipodes de son identité, de son comportement.

« Le noir est couleur de deuil. Ça aurait été pas approprié pour un mariage. »

Elle n'arrivait pas à le saluer comme il se devait. Elle se retenait déjà à grand peine d’assommer cet homme de questions. Où était-il lorsque sa fille s'était faite enlever ? Où était-il lorsque la comtesse de Vassilissa avait rendu à sa filleule son âme de fée ? Où était-il lorsque sa fille avait écopé d'un enfant et avait, pratiquement, disparu du cours du monde ? Elle les retenait ces questions pour ne pas briser ce jour. Ce jour si important pour Zahnfee.

Mais il était hors de question qu'elle lui accorda sourire ou même bise familiale.

« Pourriez-vous préciser votre souhait ? »

Les termes de l'homme avaient été bien trop sibyllins pour être compris. Alice laissa l'homme préciser sa volonté avant de plisser la bouche.

« Je ne suis pas fée. J'ai un pouvoir proche d'eux, c'est là la seule chose en commun. Et je n'ai nullement leur puissance. »

Elle pouvait accorder des dons mais ce pouvoir avait des défaillances, des accrocs.

L'Androïde inspira un grand coup avant de s'approcher d'Orphée. Sa main de chair agrippa celle de l'homme. Alice avait compris qu'un contact physique permettait de mieux faire circuler la magie.

« Un nouveau don annule un don précédent. »

Elle ne savait plus si cette information lui avait été délivrée par quelqu'un, ou si c'était une certitude ancrée en elle. Un souvenir distillé de sa mère, véritable fée.

Le regard d'Alice se perdit dans le lointain, fixant un point invisible. La magie pulsa du corps d'Alice, coula au sein de ses veines, entrelaça les doigts des deux Androïdes, gagna le corps du joueur de flûte.

« Des dents, vous en aurez. Toutes. Une dentition impeccable et complète. Une dent tombée repoussera toujours. »

Mais la douleur, elle, ne serait pas annulée.

Alice ne lâcha pas la main d'Orphée, leurs corps liés par cette étreinte où chair et magie s'entremêlaient. Lorsque la jeune fille reprit pied dans la réalité, elle put constater que l'homme arborait une dentition sans failles.

« C'est là tout ce que je peux faire. Vous avez gagné des dents, mais perdu une flûte. »

Alice recula, ne voulant plus rester aussi proche d'Orphée, embrassa la salle du regard.

« Nous devrions y aller. On ne fait pas attendre à un mariage. »


Résumé:
 

Précisions:
 



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Lylith Horns

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Lun 11 Jan - 20:08
Tout était si beau, le Mariage promettait d'être fantastique. L'église resplendissait de blancheur et Lylith aurait vraiment fait tache avec une de ses robes noires habituelle. Beaucoup de gens qu'elle avait rencontrés auparavant avaient était étonnés qu'une femme ne mette que cette couleur.

Pour eux une teinte aussi sombre était synonyme de mort et de tristesse, ce qui ne pas déranger la sorcière. Elle l'avait porté à ses premières funérailles et depuis ne l'avait plus quitté. Cette couleur correspondait à son caractère et à ses cheveux d'ébène. Elle était le signe physique qui la décrivait le mieux.

En tout cas un jour comme celui-ci elle ne pouvait se permettre un tel habillement. Sa robe était belle mais Lylith sentait quand même insatisfaite, elle la trouvait trop proche d'un autre temps. La sorcière put voir que son philtre avait fait son effet, une main encore impeccable quelques secondes auparavant était devenue rougeoyante. Il avait fait effet plus rapidement que prévu, normalement il n'aurait dû agir qu'une ou deux heures après le contact. Peut-être avait-elle mis un peu trop de morelle, en tout cas l'effet était quand même là et il était ravissant. Tout aurait pu bien se passer si la victime n'en avait pas un peu trop vu. Des gardes arrivèrent doucement vers Lylith.

-Madame je vous prie de nous suivre.
Dit le plus robuste.
Elle se tourna et feint la surprise.

-Bonjour messieurs. Bien sur. Mais puis-je savoir sous quelle allégation je le dois ? Dit Lylith en restant assise fermement. Elle sera un bout de sa robe avec nervosité. Il fallait qu'elle se montre plus sage à l'avenir, son plan ne pouvait être balayé par une erreur aussi ridicule. Elle s'en tirerait, comme toujours.

-Le bénitier contient un poison et un témoignage est porté contre vous. Mais j'imagine que vous le saviez déjà. Sa voix baissa pour la dernière phrase. Il fixa Lylith sévèrement.

-Comprenez-vous l'ampleur de vos accusations ?! Elle se leva sans les regarder.

-Je constate que l'accueil des invités est déplorable en Autriche-Hongrie. Vous accusez tous vos convives d'agression ? Les gardes ne répondirent pas, ils restèrent stoïques.

-j'ai été convié à cette union et je ne la raterais pas pour des accusations infondées. Sur cette affirmation catégorique les gardes décidèrent d'agir. Un des hommes saisit avec force le poignet de la sorcière. Elle se sentit attrapait pas cette main pareil à des menottes. Afin d'avoir une chance de passé pour innocente Lylith était resté calme et même charmante par rapport à son caractère habituel, mais cet acte fit tomber son masque.

-Vous êtes grossier ! On ne saisit pas une dame comme ceci. Vous allez me lâcher immédiatement. Elle prononça chacun de ses mots avec l'autorité et la ténacité dont elle savait faire preuve mais sans se faire remarquer par la foule. Finalement la cérémonie risqué de se finir avec des cadavres.

Spoiler:
 


Dernière édition par Lylith Horns le Mar 12 Jan - 17:58, édité 1 fois
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Maria Elisabeth Edelstein

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Lun 11 Jan - 20:58
Alors que la symphonie se poursuivait, la Princesse Loir semblait suivre le monde des yeux, veillant à ce que chaque note soit à sa place légitime. Une profonde respiration, calme. Comme pour attacher son corps, son éveil, aux partitions qui se jouaient.

Puis une croche noire se présenta, les yeux d’un hiver de Vivaldi se levèrent, suivis par le corps afin de se poster de la bonne manière. Cette nouvelle teinte donna un léger sourire à l’Aube, comme le Crépuscule venait de l’appeler.

La surprise tonna une tonalité au visage pâle, mais éclairé par les cheveux de feu que la princesse avait hérité de son père. Voilà donc le Prince du Crépuscule maintenant. Des notes ajoutées afin de parfaire la sonorité du titre.
Doux et discret rire affectif tendit que la nouvelle royauté connue de Maria suivait le protocole strict calculant le joyeux opéra qui se déroulait sur la scène.

Puis la mention des chansons écrites, elle les avait faites, quelques unes, avec le présent du Crépuscule.
L’image du lever et du coucher du soleil, raisonnait divinement bien aux mélodies hivernales des iris de la Princesse Impériale.

- Maria Elisabeth vous retourne cet enchantement, Votre Altesse. Quant aux notes, elles sont nées sous l’Aube, et s’évanouiront sans doute au Crépuscule.

Ce nouvel acteur dans l’éternel opéra, avait porté une partie du souffle nécessaire à une joueuse de flûte traversière. La mélodie lui avait même chantonné l’air qui engendra la berceuse bienveillante que la Princesse de Symphonie offrira.

Puis elle ferma cette portée par la prise de congé d’Atêsh, qu’elle laissa bien entendu se jouer. Elle reprenait la garde de l’orchestre, mais presque aussitôt, l’Impératrice de Scandinavie se présenta. Nouvelle note.
Une femme avec un pouvoir affirmé, elle devait sans doute jouer fièrement les partitions de sa nation. Dès la fin du chant de la voix de l’Impératrice, Maria écouta celui du traducteur. Elle en répondit donc d’une révérence douce, et d’un élégant sourire. Pas peu fière qu’une femme dirigeante vienne à elle. Même par protocole. L’épée avait de quoi jouer tel les cors.

- Votre Majesté Impériale, Maria Elisabeth se trouve être enchantée de votre présence parmi les partitions de ce grand moment. Que la musique de cette journée vous soit le plus agréable possible.

Son interlocutrice prit congé elle aussi, les grandes responsabilités impliquaient les notes les plus répétitives et les plus complexes.

D’autres arrivaient encore, les notes s’alignaient sur les différentes mesures, toutes plus importantes les une que les autres.

Maria Elisabeth craignait la moindre dissonance.
Puis enfin, son Père arriva. Elle cacha son grand sourire qui, pourtant, brillait en elle. Heureuse que l’hymne de ce moment soit une suite de rythmes majeurs.

Elle suivit sa progression parmi tous, de ses yeux bleus comme les cieux. Une mélodie douce sur le visage.
Quelques tempos plus tard, peu de temps, ce fut vers elle que Friedrich s’adressa. La Princesse Loir laissa bien évidemment son père prendre sa main, elle avait juste envie d’être la petite fille de son parent unique, mais la musique devait être celle de la princesse impériale.
Quand le second mouvement fut qu’il se mette à sa hauteur, le sourire s’agrandit, luttant afin de ne pas casser l’harmonie distinguée.

Puis les paroles.

Chaque mot. Chaque note, auraient pu faire tomber l’eau des lacs brillants dans les yeux de Maria. L’Aube aurait pu en trembler d’émotion.

Elle lutta de toutes ses forces, tant que la Berceuse qui planait en avait même disparue. Elle luttait pour rester parfaite, comme il venait de le dire. Elle devait rester la clef de sol. Elle ne parvint cependant pas à enfermer son sourire. Celui qu’une fille adresse à son père, une fille qui ferait tout pour le rendre fier.

La Princesse de Symphonie ferma les yeux à la caresse, et savoura l’harmonie infinie du baiser sur son front.

Mais la mélodie poursuivit, laissant l’Empereur gagner sa place de marié.

Maria était heureuse, serrant les dents pour ne pas laisser l’émotion troubler sa vision des partitions.

Nouvel accord, digne de la dernière saison de Vivaldi, la Tsarine. Une révérence rendue, après que la dirigeante, elle aussi femme d’importance que Maria dorait sur les partitions, tout comme elle le faisait pour la Reine Ronce, et bientôt peut-être de Asbjorn Sigmar.

Les mots de la femme de glace donnèrent eux-aussi un vent jouant divers accords majeurs dans le cœur de la jeune fille.
Cette fois-ci, le marié en place, Maria accompagna la Tsarine prenant en note la demande très justifiée de cette grande femme qu’elle prenait comme amie. Amie donc la symphonie lui soufflait l’admiration.

- La mélodie de l’évidence se joue, Maria Elisabeth guidera vos notes.

Alors les mesures s’alignèrent, chantant les noms, les rôles, les nouveautés qu’elles savaient. Les apprentissages assidus de la Princesse étaient si nécessaires. Pour elle-même, pour rendre son père fier. Le cœur portait encore l’émotion.

Les partitions s’enchaînaient, puis tandis que Svetlana prenait ses aises parmi les grands du monde, Maria fut surprise par un officiant. Ce dernier chantonnait une étrange mélodie. Une dissonance qui fit faire un tremolo au cœur de Maria.
Elle s’en pinça discrètement les lèvres, ses doigts firent de même sur les tissus de sa robe. Un regard sur la salle, puis elle souffla un accord favorable à la proposition de prendre en main les notes à jouer.

Un regard vers son père, pendant que ses pas la menaient à l’instrument richement décoré.

Avec une infinie précaution calculée, la Princesse de Symphonie prit place. Un temps pour observer l’objet. Il y avait tant de touches, plus que le piano.

Une inspiration, elle savait. Elle devait le savoir.

Un autre temps, et enfin, il posa le regard sur les partitions écrites face à elle. Les déchiffrant, elle comprit au final l’essence principale qui devait être prévue. Elle remarqua les notes ajoutées. Celles écrites avec l’alphabet, celles qui expliquaient comment l’Empereur avait voulu la musique de son mariage.

La pression sous les doigts de Maria Elisabeth se fit.

La mélodie naquît de l’Aube.


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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Aujourd'hui à 7:22
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[15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1

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