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 [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1

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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Lun 11 Jan - 21:55
Aussi fidèle qu'une ombre, juste dans son dos, Arsène veillait à calmer les inquiétudes de la reine. Tel un baume apaisant sur des blessures.

« Je serais rassurée qu'un médecin vérifie l'état de la princesse impériale. » glissa-t-elle en réponse à la demande du médecin. « Mais attendons la fin de la cérémonie. Ce ne serait pas courtois de l'ausculter maintenant. »

Arsène se rapprocha, glissant quelques mots à la reine qui provoquèrent les gloussements amusés des perruches de la volière française, et un début de rire que la reine réprima en se mordant la lèvre. Nul doute que ce geste allait ajouter une pierre de plus aux ragots que l'on fondait sur elle et son « favori ».

Ce qui ne manqua pas d'être prouvé en la venue de la souveraine du Brésil. La robe occidentale ne pouvait camoufler le teint brou de noix de la souveraine, rehaussé par l'imposante coiffe d'or et de plumes qui surplombait son crâne. Tout sourire (après tout, malgré leurs différences culturelles, les dames s'entendaient convenablement) Ronce salua Coya.

« Je suis tout aussi ravie de vous voir ici. Ne serait-ce pas la robe que je vous ai offerte ? »

Manière habile d'éluder la question concernant son médecin. Néanmoins c'était sans compter sur l'arrivée du roi de Roumanie qui rebondit sur le terme de « fiancé ». Les rumeurs. Dès qu'un homme approchait sa personne, il était forcément vu comme un fiancé ou un potentiel amant. Ronce leva les yeux au ciel, agacée par cet état de fait – pourtant éprouvé depuis plus de cinq ans.

« Cet homme, que tous semblent voir comme mon fiancé, n'est autre que mon médecin royal, Arsène Martès. Si j'avais un fiancé, vous vous doutez bien que l'information serait divulguée officiellement par les journaux, et selon les normes. »

Et toute l'Europe pourra soupirer d'aise en apprenant que la Reine des Vierges perdra enfin sa fleur d'innocence. Mais cette réflexion demeurerait privée. Ce n'étaient nullement des propos à divulguer au sein d'une église.

Le futur mari, en la personne de l'empereur, apparut sur scène et alla saluer les participants. Ronce répondit à sa propre salutation en inclinant la tête. Ses épaules se raidirent en sentant une certaine froideur dans les paroles adressés à la famille royale roumaine. Un froid trouvant ses origines dans un conflit politique ? Ronce attendit que l'empereur se soit éloigné pour tenter de changer de sujet afin de ramener un certain calme paisible au sein des premiers rangs.

« Mais votre Majesté Cezar Roscat, vous nous présentez votre fille mais nous ne l'avons pas entendu parler. De grâce, mon enfant, exprimez-vous. C'est la première fois que vous vous montrez au monde, non ? En tout cas je ne vous ai jamais vu auparavant, et je suis fort aise de faire votre rencontre. »

Un coulis de vent glacé hérissa les cheveux sur la nuque de Ronce. La reine releva les yeux sur l'apparition qui, auréolée d'une robe bleu et de froid russe, venait d'entrer dans l’Église. Majestueuse comme une statue de glace avec ce regard détaché.

« Ma... jesté. »
« Majesté. »

Le froid répondit au froid. Politesse glacée sans une once de sourire. Lorsque la silhouette de la tsarine s'effaça, Ronce remarqua la figure d'une femme en armure semblant perdue au sein de toute cette foule.

« Qui est-ce ? » La question s'adressait à ses plus proches voisins. « Sa tenue fait songer à ce que portent les Scandinaves... La nouvelle impératrice peut-être ? » Ronce fronça un sourcil. « Je crois que cette dame est perdue. Quelqu'un devrait la guider aux premiers rangs. Elle ne doit pas être habituée aux églises... Dans leur pays, on croit à d'anciens dieux antiques... »

Probablement par des prières menées dans des temples, au sein de rites d'un autre temps.

Résumé et précisions:
 


© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.

♔ Reine de France ♔
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Le Déchu

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 12 Jan - 0:22
Le début de la cérémonie tardait et le Déchu s'impatientait. Autour de lui il sentait la noblesse s'impatienter, parfois s'exclamer, on le saluait encore et encore, on lui décrivait les somptueux rois et reines venus des quatre coins du monde pour cette événement exceptionnel qu'était le mariage d'un empereur. La tête du Déchu bourdonnait et il regrettait d'ors et déjà de s'être donné tant de mal pour y assister. Les paroles insipides de la cour tournaient en boucle autour de lui, les vieux souvenirs nauséeux qu'il avait de sa propre vie royale remontaient.

Il commençait à s'agiter impatient. Il était dans une situation dangereuse pour lui même sans raison vraiment valable. Le vagabond qu'il était, était même recherché dans certains pays pour quelques méfaits qu'il s'était vu obligé d'accomplir. En soit, il risquait bien plus qu'être jeté dehors à coup de pied. Tout ça ne valait rien qui vaille, et la raison pour laquelle il prenait tant de risques, semblait anodine en comparaison.

A travers le brouhaha, un chuchotement susurrant arriva jusqu'à ses oreilles, il avait appris avec les années à focaliser son attention sur des détails à coté desquels passaient toujours les voyants:

"Pour le père, le fils et le saint esprit... sans oublier le dieu cornu."

La voix se perdit dans la foule, le Déchu cru l'avoir imaginé. Qui donc oserait profaner dans une église le jour d'un mariage impériale, même avec le ton le plus bas. Il s'arma de patience et continua son attente en oubliant vite l'événement. On le tira de son engourdissement quelques secondes plus tard.

"Bonjour. Je vous présente mes respects. Cela fait des années que l'on ne vous a plus vu, j'espère que vos nombreuses années de recueillement vous auront apporté sagesse et piété."

Le Déchu se crispa, c'était la même voix. Cette femme ne semblait pas commune, il émanait d'elle un soupçon de magie noire, qu'il percevait grâce à son expérience malheureuse avec la mère de sa Bien aimée, qui lui avait ôté la vue des années plus tôt. Il acquiesça poliment, préférant garder le silence.

L'attente se prolongea jusqu'à ce que la voix d'un garde ne retentisse:

"Madame je vous prie de nous suivre."

La jeune femme répondit aussitôt:

"Bonjour messieurs. Bien sur. Mais puis-je savoir sous quelle allégation je le dois ?"

Elle avait répondu courtoisement, un brin nerveusement. Le Déchu tendit l'oreille pour ne pas rater une miette de l'échange.

"Le bénitier contient un poison et un témoignage est porté contre vous. Mais j'imagine que vous le saviez déjà." se prononça le garde.

C'était donc cela, elle était bien une profane dans cette église, elle était même contre ce mariage si il comprenais bien.

"Comprenez-vous l'ampleur de vos accusations ?! Je constate que l'accueil des invités est déplorable en Autriche-Hongrie. Vous accusez tous vos convives d'agression ? "

Sur ce, le Déchu entendit leurs pas s'éloigner. Qui pouvait bien être étrange jeune femme, qui était entourée d'une magie noire probablement très puissante...

Résumé:
 
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Invité
Zahnfée V. Edelstein

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 12 Jan - 11:27


- Père, tu me donnes du "vous" à présent ?

J'ai un sourire crispé. Un sourire de fille à papa qui n'a toujours pas la reconnaissance escomptée.

- J'aurais tout temps de porter du noir.

A ton enterrement.
Ô Papa, mon doux Papa, regarde comme ton dédain esquinte mon petit coeur. Encore une fois c'est vers ma soeur que se tournent tes faveurs. C’est à elle que tu commandes ton râtelier tout neuf. Sainte Molaire , ne suis-je pas la Souris Grise d'Hamelin, la fameuse Fée des Dents ? Ne suis-je pas souveraine en la matière, experte indéniable ! Stupide, stupide flutiste à la manque. Tu me l'aurais demandé à moi, je ne t'aurais pas fait payer aussi cher ta coquetterie.
Ô Papa, mon doux Papa, c'est bien fait pour toi.

J'ai un rire coupant qui vous ponce la cervelle comme une fraise de dentiste détartre l'émail.

- Papa, que tu es bête. C'était bien la peine que tu te fasses rafistoler le bras et que je te rende ta maudite flûte.

Mon hilarité est tenace, acerbe et dure.
Je fais trois pas soyeux jusqu’à lui, dans un froufrou impérial. Mes mains gantées de satin attrape son visage tatoué. Il est beau mon père. Il est le premier homme de ma vie. Mon premier amour, aussi. Il brille au fond de mes prunelles grises - son lègue- une forme de folie guinchante. Je dépose un baiser cruel sur ses lèvres.

- Donne-moi ton bras, où je te l'arrache, mon petit papa d'amour...

Au loin, l'orgue a commencé à jouer ses notes péremptoires. On sonne l’hallali !
Je m'emberlificote au coude paternel, prête à valser sur une piste d'un nouveau genre.

- En avant mauvaise-troupe ! Faisons crachez à ses belles dames et messieurs leurs quenottes, de stupéfaction !

Je me tourne vers mes demoiselles d'honneur, Chester et Alice qui me tendent mon bouquet et nous mettons en ordre de bataille. Les caméristes ajustent mon voile et nous marchons alors. Et notre procession fait son apparition sous les voutes de cathédrale...


résumé:
 
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L'ombre
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 12 Jan - 19:16
L'accueil chaleureux de l'Aube égraina quelques notes rieuses sur mes lèvres. Mélodies que les facéties d'une Reine Orageuse et Smiley son consort firent à nouveau jaillir brièvement.

- Quelques secrets supplémentaires, je le crains. Mais vous les découvrirez tôt ou tard, Orageuse Dame.

Répondis-je après un second baise-main. Aux salutations de l'Empereur, mon regard glissa sur Smiley. Comme un frère jaloux, je le jaugeai soudainement savoir s'il pouvait entretenir la Reine d'Orage comme il se devait pour aussi charmante demoiselle. Mon épaule gauche se haussa légèrement tandis que je repoussais la stupide idée avant qu'Ashes ne me foudroie sur place d'avoir osé être aussi paternaliste même en pensée.

Devant l'empereur, je m'inclinai une nouvelle fois avant de lui serrer chaleureusement la main à mon tour. Je peinais encore un peu avec cette coutume-là, le geste restant traditionnellement attaché à la vérification d'armes cachées entre deux guerriers et très peu courant dans les terres orientales.

- Je remercie d'ailleurs une nouvelle fois Votre Altesse Impériale pour sa leçon qui me permit jouer cette partition-là. Nous aurons bien occasion d'en discuter, ainsi que d'autres, plus en détail. Puissent-Ils bénir votre union.

Le marié pressé nous quitta presque comme il était venu, en courant d'air. A mon tour, je pris congé de Smiley et la Reine d'Orage, assis sur les bancs dédiés à la famille de la mariée pour rejoindre les têtes couronnées. Particulièrement une. Outre l'armure de l'intéressée, ses cheveux clairs et la cicatrice, un de ses deux compagnons dégageait une aura de nature féerique. Naturellement, il fallait que je tire ce mystère au clair.

Tranquillement, je m'approchai de celle qui risquait d'être ma voisine de banc. Sous mon gant, je tournai une bague afin d'y apposer un enchantement me permettant de converser dans toutes les langues. Les traducteurs restaient une plaie selon moi, bien qu'il fallait que tous puissent vivre et gagner sa croûte. Moins cliquetant de babioles qu'habituellement, je m'inclinai devant Asbjorn Sigmar.

- Votre Altesse Impériale, permettez que j'outrepasse légèrement le protocole et me présente de moi-même : Je suis Mirza Atêsh Jahanshah Bahadur, prince des Farvadins et de l'Empire Perse, du lointain Orient.

Me sentis-je obligé de préciser. Peut-être devrai-je aussi songer à simplifier le titre pour l'Occident : Quelqu'un finirait par penser que Mirza et Bahadur faisaient parti de mon prénom alors qu'ils formaient simplement ensemble le titre d'un prince du sang. Ainsi qu'à la Princesse Aube, j'effleurai de mon souffle la main de la nouvelle souveraine avec une précision tout à fait protocolaire. A son féerique compagnon, j'adressai un clin d'oeil amusé et un franc sourire. Plus bas, les premières notes marquant l'entrée en scène de la mariée retentissant, je leur chuchotai.

- Je crois me rappeler que vous n'êtes pas Chrétiens non plus dans votre Empire. Apparemment, leur Dieu aime qu'on s'agenouille, se lève et s'assoit régulièrement durant ce genre de cérémonie. Une sorte de suite d'exercices dominicales pour personnes peu actives physiquement.

Ajoutai-je tout à fait sérieusement. La théorie enseignée, pour rire par Francisco mais cela je l'ignorai alors, me paraissait parfaitement logique. Puis, je tournai la tête dans l'espoir d'apercevoir la future épouse.

Résumé:
 




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Le basilic
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 12 Jan - 19:30


Un Mariage Impérial
:candy: Second tour :candy:


La réaction de la dame Horns finit de convaincre les gardes que le témoignage était bel et bien fondé. Une innocente n'aurait pas réagi tel un animal acculé. La sorcière eut beau se débattre et tempêter, rien n'y fit. Les gardes saisirent la femme par un bras chacun, la tirant hors de l'église. Les spectateurs les plus proches purent observer ce curieux manège, chuchotant à voix basse diverses hypothèses sur l'identité de cette femme.

Les gardes sortirent Lylith de l'église. Les gardes menèrent Lylith dans une demeure transformée en local des forces de l'ordre le temps des festivités. Les membres des forces de l'ordre la fouillèrent, la dépouillant de tout bien. Fioles, ingrédients curieux, même les simples épingles de cheveux furent retirés des poches de la sorcière. On ne lui laissa que ses vêtements après les avoir tournés et retournés maintes fois.

Mise sous les verrous, la femme fut enchaînée au mur comme la pire des criminelles. Après tout elle avait usé d'une potion dangereuse en plein mariage impérial. Un acte proche d'un assassinat.

« Madame. » Le ton du garde était sec, refusant toute réplique. « Nous avons un témoignage contre vous. Votre comportement est une preuve en plus de votre culpabilité. Reprenez vos esprits si vous voulez sortir avant la fin des festivités. »

La demeure était emplie de gardes, de gendarmes, présents pour relever leurs comparses ou agir si besoin était. La sécurité était pratiquement triplée.

Sortant de l'arrière-fond de l'église, les prêtres prirent place à l'autel, accompagnant le Pape qui s'était déplacé pour l'occasion. Un mariage impérial exigeait la présence du Saint-Père en personne.

Au même instant, comme si tout avait été profondément calculé, l'orgue résonna sous les voûtes de la sainte demeure.



Triomphale, la mariée fit son entrée. Zahnfee, comtesse de Valerosso. À son bras, Orphée tranchait par son apparence. Son tatouage facial suscita des commentaires – curieux atour pour un mariage ! Tenant la traîne, dans leurs atours rose sucré, les demoiselles d'honneur avançaient pas à pas, exotiques à leur façon, demoiselle-chat et androïde.

Pas à pas le quatuor s'avança jusqu'à atteindre l'autel, se laissant admirer par la foule. La future impératrice et son époux furent réunis sous les yeux des spectateurs, acteurs au sein de la scène. Le Pape commença à marmonner les prières d'usage, lent et pesant discours pour les non-habitués. Jusqu'à arriver à la question fatidique.


« Si quelqu'un veut s'opposer à cette union, qu'il parle maintenant ou se taise à jamais. »


Résumé a écrit:

  • Lylith est emmenée hors de l'église. Les personnes au fond de la salle ont pu assister à la scène.
  • Lylith est mise aux fers dans une demeure proche de l'église, après avoir été fouillée. Elle n'a plus que ses vêtements sur le dos.
  • La mariée arrive au bras d'Orphée, suivie de ses dames d'honneur. Le Pape commence son discours.


Rappel des règles


  • Cet event sera supervisé par Zahnfee et moi-même. N'hésitez pas à nous MP si vous avez une question. Le sujet "Mariage de rêve" servira de debriefing HRP et d'annonce des MJs.

  • Ajoutez un résumé de vos actions à la fin de vos posts, dans une parenthèse spoiler/HRP, pour une meilleur lisibilité de l'action pour ceux qui auraient raté quelques posts.

  • Il n'y a pas d'ordre de passage, postez comme vous voulez à raison d'une fois chacun par tour.

  • Il y aura un post MJ de Zahnfee ou moi tous les 10 jours, que vous ayez tous répondu ou pas, afin de conclure la fin d'un tour. Si il y'a besoin d'espacer ces interventions, faites le nous savoir sur le sujet debriefing !

  • Ceci n’est que le premier acte de l'event ! La fête aura lieu dans un second temps.





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Le chat du Cheshire
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Ven 15 Jan - 23:22

Chester était arrivée au palais une semaine avant le mariage. D'ailleurs on l'avait pris pour une loqueteuse au vu de sa tenue et de son attitude. On ne prenait même pas la peine de l'écouter. Du moins jusqu'à ce que la féline sorte une lettre avec le sceau officiel de l'empereur, disant qu'il invitait la sœur de la mariée. Les gardes avaient douté de sa validité, ainsi l'avaient-ils fait vérifier laissant l'hybride attendre aux portes. Mais pour Chester, qui n'avait aucune connaissance des protocoles, cela ne la dérangeait pas plus que ça.

Une fois l'authenticité de la lettre faite un garde accompagna le jeune hybride chat jusqu'à la comtesse de Vallerosso et son futur marié. S'ensuivit de chaudes retrouvailles entre les trois sœurs.
Chester ne comprenait rien. Pourquoi devoir mettre des robes ? Un mariage on ne pouvait pas y aller comme on le voulait ? Ss sœurs durent lui expliquer les choses avec une grande patience. Chester n'avait pas forcément saisi tous les détails mais elle voulait bien faire un effort sur la tenue, pour sa grande sœur qui avait une jolie portée dans le ventre.

Mais une chose bien plus cruelle attendait l'hybride. Sous couverture d'aller manger, Chester se retrouvait face à Alice en tenue de guerre qui voulait faire prendre un bain à l'hybride chat. 6 heures de bataille plus tard, et une salle de bain dans un état on ne peut plus chaotique, Chester avait été trempée, lavée et séchée.

Mais comme un gros chat qui boude elle s'était retranchée, nue, sur une grande étagère et se léchait tous les poils.

Puis vint le jour J. Chester avait rechigné à s’habiller de la même façon qu'Alice. Elle trouvait tellement pas pratique et peu confortable que tenir, toute la journée, avec ces vêtements et, surtout, avec des chaussures était un enfer pour elle. Marcher sur le plat du pied comme ses sœurs était inconcevable pour elle, qui ne marchait que sur les phalanges de ses pieds comme tout chat qui se respecte.

Mais avec la promesse d'un grand buffet de nourriture si elle était sage. Plus un petit chantage de la part de ses sœurs disant que c'était pour le bien de la portée de Zahnfee. Cela avait persuadé l'hybride de faire un effort.

Une autre personne arriva dans l'annexe où les sœurs étaient en train de se préparer. Le fameux Orphée qu'Alice lui avait parlé quand elles avaient voyagé toutes les deux pour rechercher une fée pour leur sœur. Tous les poils de son corps, de ses oreilles et de sa queue se dressèrent, bien qu'Alice la calma vite d'une simple phrase qu'il ne fallait pas lui répéter deux fois.

Chester observa toute la scène avec Alice et cet Orphée. Bien qu'elle ne connaissait pas autant de choses que ses sœurs la demande du père de sa sœur lui fit afficher un de ses plus grands sourires, mais sans dire une seule parole.

Mais rien de particulier se passa hormis Zahn qui embrassa son père. Mais Chester s'en contrefichait. Sa grande sœur avait tous les droits, ou presque, aujourd'hui de ce que l'hybride avait compris.

Chester prit la partie droite de la traîne de Zahn et commença à avancer en marchant comme elle pouvait sur les phalanges de ses pieds avec ses maudites chaussures.

Une fois dans l'église, la musique intrigua Chester. Ses oreilles de chat bougèrent d'un côté, puis de l'autre pour percevoir tout bruit dans ce grand endroit. Mais une fois que tous les regards étaient braqués sur les quatre personnes qui venaient d'arriver, dont elle, Chester n'avait qu'une envie : disparaître de tous ces regards grâce à son don, comme elle en avait l'habitude.

Mais Alice regarda la jeune hybride d'un air encourageant. Chester ne voulait pas décevoir Alice et Zahn qui comptaient énormément sur elle.

Ainsi Chester avança, avec la grâce d'une chatte qui se pavane devant toute une foule, comme si elle était une humaine bourgeoise qui devait faire bonne impression dans une cour royale.

Résumé
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♔ Chat souriant de toutes ses dents ♔
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Pitt

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Dim 17 Jan - 13:43
Le temps filait, bien qu’il soit à jamais bloqué en Mars. Personne ne le ramènera, à moi que le quatrième mois ne doive se montrer. À moins que Mort doive se montrer. Non, il dormait encore, le Joueur dormait et laissait le Rôle jouer.

Le Lièvre s’accrochait à la son ancre, le Trésor de Cendres, le Dé.
Un peu en retard, il fit un léger hochement de tête lorsqu’Atêsh prit congé. Puis un soupir, le proxénète serra un peu plus sa prise sur Ashes. Comme s’il commençait à tomber dans les abysses de ses pensées désordonnées. Comme si Mars d’avant lui manquait. Deux amis disparus. Deux amis de Mars, apparus dans la même période de l’éternelle Mars.

Les miroirs sont cruels, et les souvenirs de même.

Puis, ce fut l’orgue qui réveilla Pitt. Ça commençait enfin. Ils n’auront plus à attendre. Le sourire toujours figé, il se montra satisfait cette fois. Satisfait que tout se mette en marche.

Les yeux tournés sur l’allée principale, il vit alors la mariée s’avancer. Les demoiselles d’honneur l’accompagnant. Que de personnes qu’il connaissait.
Un trésor Androïde et un Chat souriant.

Bien plus de valeur que les Méprisants.

Un souffle rieur, ça commençait. Voilà de quoi soulager l’esprit qui n’en pouvait plus de se tenir tranquille, assis.

Le pilleur de tombes glissa ses doigts entre ceux de son précieux Dé.

Enfin, la phrase si connue des mariages fut prononcée. Même le proxénète se tut à ces mots, ça l’arrangeait bien au fond que sa « nièce » soit impératrice d’Autriche-Hongrie.

Que d’ascension sociale.

Maintenant, Pitt se contentait de laisser le temps illusoire passer. Que les actes du mariage se fassent. Une apnée, tandis qu’il attendait de pouvoir à nouveau respirer. Le Lièvre de Mars attendait tant qu’ils puissent enfin aller à la fête qui suivrait. Bien qu’il craigne n’avoir aucune idée des manières qu’il devra adopter.
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Maria Elisabeth Edelstein

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Dim 17 Jan - 14:04
Un fin sourire jouait son harmonie sur le visage pâle et pourtant si vivant de la Princesse Impériale. Un doux sourire accompagnant les partitions chantées par l’orgue. Le cœur battait fort, de peur de commettre une dissonance des pires. Maria avait déjà corrigé des accords que le musicien devant jouer à sa place avait annotés, glissant une légère signature. Un présent symphonique, glissé dans les notes, juste pour son Père et la mariée. Peut-être l’entendraient-ils ? Peut-être non ? Peut-être ceux connaissant la musique de la Princesse de Symphonie entendront ces discrètes notes sublimant la musique d’origine.

Maria Elisabeth mettait ses gammes les plus soignées, les plus émotives. La musique était toujours le moyen accepté, pour une personne de son rang, afin d’exprimer la plus franche de ses partitions de sentiments.

Puis les notes devaient se taire, laisser la voix du Pape lui-même raisonner.

Ce ne fut qu’à ce moment précis que la Princesse Loir se retourna, observant la scène. Une légère inspiration, soulevant son buste.
Un sourire maîtrisé, des notes heureuses valsaient dans son esprit. Maria osa chantonner en elle la mélodie de fierté.

Oserait-elle se considérer comme une grande musicienne ?

Les doigts se crispèrent sur les pans de sa robe, au loin elle entendait la Berceuse. Son cœur fit une syncope. Souffle un peu tremblant, mais la personne restait aussi droite que les barres des mesures.
La cruelle Berceuse était encore loin. Bien trop pour glisser son horrible dissonance.

La phrase du Pape dite, Maria ferma les yeux. Elle espérait n’entendre aucune note tâcher la partition qui se dessinait en ce jour.

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Dahlia

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Dim 17 Jan - 14:21
C’est impressionnant. La Grandeur du lieu, la splendeur des invités. Sortir de New-Wonderland fait du bien.

Dahlia observe les gens, les Méprisants et les Trésors. Puisque c’est ainsi que Pitt lui a parlé du Monde.
C’est grâce à Zahnfee que la Fée de Porcelaine peut enfin voir du monde, voir un mariage impérial. Sur le visage de celle qui semble être une enfant alors qu’elle ne l’est pas, un fin sourire se dessine.

La Poupée de Porcelaine veille à ne pas se blesser, à ne pas tomber.

Elle se concentre, elle n’a pas ses zombies pour la seconder. Elle est sans protection, cette pensée lui fait peur… mais son regard est déjà émerveillé par la vue des robes de toutes ces dames, par la vue de tout ce monde.

L’orgue fait même vibrer sa peau de porcelaine, ce qui lui provoque une surprise inquiète, mais vite oubliée. Les yeux de saphir se plantent sur l’allée principale, Zahnfee enfin. Mettant fin à cette attente.
Il y a un être étrange avec elle. La Fée, dont le pouvoir est bien trop puant pour pouvoir se trouver dans la maison de Dieu, ne laisse pas paraître sa surprise. Elle ne veut pas dévisager, elle n’est pas plus normale que celui qui doit être le père de la mariée, si l’on s’en tient aux rôles. C’est le père qui amène sa fille à l’autel, non ?

Dahlia est prête lorsque que le Pape prend la parole, prête à être le témoin de mariage de celle qui sera l’impératrice d’Autriche-Hongrie dans quelques instants.

Il y a une petite lueur dans ses yeux ne semblant pas vivants, une lueur de joie de pouvoir être autre chose que la Fée Arlequine qui ne laisse pas les morts dormir.

Spoiler:
 
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Coya Ameyal

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Dim 17 Jan - 21:00
L'accueil souriant de la reine de France fit grandement plaisir à Ameyal et la soulagea aussi un peu, car de tous ce beau monde, elle n'en connaissait aucun. Au moins, elle avait face à elle un visage connu, et surtout, sympathique. La remarque de Ronce sur sa robe lui fit oublier sa propre remarque sur l'homme qui accompagnait son interlocutrice. La Brésilienne ne tarda pas à répondre, enthousiaste.

— En effet, c'est vous qui me l'avez offerte. C'est une très belle robe, je me devais de la porter en cette occasion!

Puis, le roi de Roumanie se joignit aux deux dames et Ameyal le salua. Il était accompagné d'une charmante demoiselle, ou plutôt, d'une impressionnante demoiselle, aussi décorée qu'un lustre. Même son garde du corps généralement imperturbable avait tiqué d'un sourcil en voyant cette jeune fille.
Les Occidentaux ne finiraient donc jamais, mais alors jamais de l'étonner.
Le roi la présenta comme étant sa fille. La princesse de Roumanie donc! Lorsqu'elle voyait la descendance d'une royauté, Ameyal se demandait toujours si elle aussi, un jour, aurait la chance d'en avoir une également.

— Voilà une charmante princesse! Votre robe est magnifique, mademoiselle.

Cezar reprit d'ailleurs la question d'Ameyal. Ah, elle avait complètement oublié!
Et la réponse fut tout à fait claire.

« Cet homme, que tous semblent voir comme mon fiancé, n'est autre que mon médecin royal, Arsène Martes. Si j'avais un fiancé, vous vous doutez bien que l'information serait divulguée officiellement par les journaux, et selon les normes. »

— Oh!

Oups. La reine inca rougissa de son erreur, qui, à vrai dire, était un peu gênante. Elle jeta un rapide regard au roi Roscat, le genre de regard que l'on fait à son complice de bêtise, un mélange de regret et de gêne accompagné d'un rire embarrassé.

— Nous nous en douterions, oui. Cette question n'était pas réfléchie, excusez-nous, répondit Ameyal. Puisqu'ils étaient dans le même pétrin, elle avait ainsi parlé en son nom et celui du roi de Roumanie. Elle finit par une révérence à l'attention du médecin royal, muette, ne sachant plus que dire.

Arriva ensuite l'Empereur d'Autriche-Hongrie. Une entrée qui impressionna beaucoup la Brésilienne, peu habituée à ce type d'événement occidentaux -c'était son premier, en fait. Une entrée à cheval, tous les sujets faisant la révérence, et cette musique envoûtante qui résonnait dans l'église, c'était tant de choses à raconter quand elle rentrerait au Brésil! Lorsqu'il vint la saluer, elle fit une révérence la plus respectueuse qu'elle put.

Vint ensuite la Tsarine de Russie, qui, en plus de la saluer, la remercia pour les événements du mois précédent. Ameyal lui répondit par une révérence -elle allait bientôt devenir une spécialiste dans l'art de faire des révérences à l'occidentale!-, flattée par les mots de Svetlana Ivanova.

— Ne vous en faites pas, ce fut la moindre des choses que d'aider l'Europe à surmonter cette terrible épreuve.

Il y eut une certaine attente, avant que la mariée ne se présente, et Ameyal était impatiente à l'idée de la voir.
Finalement, la mariée fit son entrée. La reine inca se mettait sur la pointe des pieds pour pouvoir apercevoir l'entrée, d'où arrivait celle que tout le monde attendait. Quand elle la vit enfin, elle ne put s'empêcher de s'exclamer par chuchotement:

— Elle est belle!
Bien que ceux qui l'accompagnaient étaient des personnages forts curieux!

Ne connaissant pas le procédé habituel d'un mariage occidental, Ameyal était sur le qui-vive à chaque instant, fascinée et impatiente de voir la suite. Elle ne comprenait pas tout ce que disait le Pape -certainement des paroles religieuses, choses qu'une Inca ne pouvait pas comprendre- mais elle trouvait néanmoins la scène très émouvante.

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Invité
Orphée

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Dim 17 Jan - 21:21
La relation père/fille était une chose étrange. Orphée, qui avait délaissé sa fille dès le début de sa vie, n'avait pas cette expérience. Il ne savait donc pas si ces provocations sous-entendus et ce baiser impromptu étaient des choses courantes.

En fait, Orphée se sentait vide. Il avait la sensation que son esprit était éloigné de son corps, bien que toujours rattaché. Peut-être était-ce pour cela qu'il vouvoyait la future mariée et qu'il ne s'embarquait pas (encore?) dans des discours grandiloquents.

A la demande de Zahnfee, il tendit donc son bras. Le père, la fille et les sœurs sortirent de la petite pièce. Tout le monde était bien habillé. Ils se dirigèrent alors d'un pas cérémonieux vers leur destination : l'autel. L'orgue rythmant leur pas.

Penchant la tête, Orphée sembla prononcer quelques derniers mots d'encouragement et de félicitation à sa très belle fille.

« A chaque fois que je te rencontre, très chère Zahnfee, mon esprit me joue des tours et mon corps est éparpillé. La dernière fois, de rage, j'avais brisé ce bras d'acier. Me privant de ma magie musicale. Me rabaissant à la condition d'un traîne-misère. »

Les visages se tournaient vers lui. Orphée, bien que n'attirant pas l'attention exagérément, était la cible de marmonnements et de froncements de sourcils. Son visage cendreux tatoué d'un faciés mortuaire avait de quoi faire jaser dans un pays chaud aux mœurs joyeuses.

A nouveau, Orphée se pencha à l'oreille de Zahnfee. Son expression était calme. Il se forçait à ne pas sourire. Une sensation lui murmurait que céder à cette mimique serait l'équivalent de tourner la clé de la porte d'une boutique de jouets. Surgirait alors une folie colorée qu'il ne pourrait plus stopper.

« Je ne t'en veux, tu sais. Je parle de la perte de mon premier pouvoir. Je ne suis pas inquiet car il me reste toujours ce second. Cette faculté semble d'ailleurs dérangée plus d'une personne. Leur visage surpris semble me crier : ce n'est pas possible ! Tu ne devrais pas avoir tant de pouvoirs ! Et pourtant, ma très chère Zahnfee, je les avais tous deux ces pouvoirs. »

Cédant à une impulsion, Orphée leva le bras en l'air. Il agita sa main gantée, saluant la foule qui ne le connaissait pas encore. Ce mariage était une aubaine. Elle nourrirait son Plan.

L'autel était dorénavant si proche, Orphée avait encore le temps de confier quelques phrases à sa fille avant de devoir redonner liberté à son bras. Ensuite, il s'écarterait et écouterait les discours creux de l'homme d'Eglise.

« Même si j'ai commis une erreur en échangeant deux dons, je n'ai rien perdu. En effet, il me faudra te présenter un enfant... Disons ton demi-frère. »

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Alice au pays des merveilles
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Dim 17 Jan - 22:35
Rien.

Rien ne sortit de la bouche d'Orphée après ce fait magique, ce changement de don. L'homme ignorait l'Androïde, l'avait effacé de sa vue. Papillon insatiable il retournait butiner auprès d'une autre fleur, retournant auprès de sa fille. Alice ravala fiel et orgueil. Elle avait le sentiment de n'avoir été qu'un instrument, que l'homme s'était joué d'elle.

Entre ses doigts la traîne se froissa. Il lui fallut inspirer longuement pour retrouver son calme. Confier un regard à Chester afin de l'aider dans cette épreuve. Sourire faussement à la foule pour ne montrer aucune faille, ne rien dévoiler de ses doutes intérieurs. Froncer les sourcils à la vue d'un albinos ne se trouvant pas à la bonne place et lui faire comprendre, d'un signe de tête, de rejoindre le reste de la famille.

Sourire et sourire encore. Voir un bras se lever, celui d'Orphée. Cette fois Alice ne put se retenir et pesta tout haut.

« Il a pas fini de faire son intéressant, celui-là ? »

Les oreilles attentives avaient pu entendre sa colère.

Les sourcils si froncés qu'un pli se formait entre eux, Alice observait le père deviser tout bas à l'oreille de sa fille. Quelles mélodies jouait cette langue mielleuse ? Sûrement pas une symphonie aussi pure que celle jouée à l'orgue. Se penchant du côté de Chester, Alice demanda à sa sœur si elle percevait quoi que ce soit de la conversation. L'orgue avait occulté une bonne partie de l'échange, néanmoins Chester avait retenu un mot « demi-frère », se demandant ce que cela signifiait.

« Un demi-frère, c'est un frère qui a le même père ou la même mère que toi. Donc Orphée aurait un fils. » Alice plissa la bouche. « S'il est de la même trempe que lui, je préfère l'éviter. »

La question était : comment Zahnfee allait-elle apprendre la nouvelle ? Elle qui idolatrait son père avec la ferveur d'une fille unique, allait-elle apprécier qu'un nouveau membre rejoigne la famille ? Un membre qu'elle n'avait pas choisi, contrairement à Alice et Chester ?

La bouche d'Alice demeura close, refoulant ces questions en elle.

Lorsque le Saint Père déclama la question fondamentale, Alice se retourna et embrassa la salle du regard. La fusilla de ses yeux assombris par la colère. Qu'une personne ose s'opposer, et elle ne répondrait plus de rien.

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Le marquis de Carabas
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mar 19 Jan - 21:57
Beaucoup trop de gens. En tant normal c'était rassurant, joyeux, et même excellent signe. Ici la pauvre Asbjorn semblait suer a grosse goutte et il était certain que l'armure n'y était pour rien. Aucun des visages ne lui disait quoique ce soit, et voir qu'elle était la seule figure féminine parée comme elle ne la rassura pas le moins du monde. Elle aurait cru n'en avoir cure, mais elle s'était bien lourdement fourvoyée. Qu'elle le veuille ou non, il était d’intérêt commun que la Scandinavie se fasse bien voir par le reste du monde, si ils veulent avoir une chance de survivre, et elle regretta amèrement d'avoir écouté sa fouge juvénile et ne pas avoir prit en compte les moult conseils pour qu'elle s'habille comme une nobles dames. Du moins pour le reste du pays. Elle se sentait comme une plouc en visite au pays du stupre et de la luxure. Mais c'était même pas le genre de stupre et luxure avec de l'intérêt.

La réponse de la jeune princesse la rassura presque, si elle ne dégageait pas une aura qu'elle était certaine de ne jamais avoir croisé de semblable dans ses longs voyages. Mais elle n'avait pas été ignorée, et avait été traitée avec un respect digne de son rang actuel, et plus que tout, c'était un excellent point pour la jeune impératrice.

Sa colonne vertébrale se figea avec effroi quand l'empereur en personne se dirigea vers elle une fois qu'il eut fait son apparition. Elle avait espérer passer inaperçue, mais quand on fait clicliclic en portant plus de métal qu'un orfèvre un jour de marché, surtout au milieu d'une assemblée pleine de jupons légers et de cryoline, il faut juste être parfaitement stupide ou tout simplement trop desespérée pour penser faire tapisserie. Et pire, il connaissait son nom, ce qu'elle faisait là, et il avait même eut l'air de savoir à quoi elle ressemblait. Elle avait cru voir un semblant d'étonnement dans son regard quand il vut son accoutrement, mais il disparu au profit d'un baisemain. Ah oui cette étrange coutume de baver entre les doigts. On lui avait assez répéter qu'il faudrait qu'elle s'y fasse, et pire : qu'elle en sourit. Elle le fit, peut être de façon un peu forcée, en hochant la tête, et dire d'un air serré :

“Merci de m'avoir invité Votre Altesse.” Elle aurait bien prononcé son nom en entier si elle n'était pas certaine de l'écorcer et de ne pas savoir si son don la sauverait d'un incident diplomatique majeur. Elle semblait fondre a chaque mot et conclue rapidement. “Je suis ravie de représenter mon royaume ici, et espère en être digne.”

C'était plus ou moins la seule phrase polie qu'elle connaissait et elle savait qu,elle allait la répéter en boucle pendant une bonne partie de la journée. Du moins a ceux qui n'auraient pas peur de sa belle balafre. Toutes les filles ici semblaient faites en satin, avec une peau de lait parfaite. Même les moins nobles. Avec ses traits tirés par le froid, ses cheveux hirsutes, ses lèvres gercés et ses rougeurs sur la peau, elle passerait aisément pour une servante de cuisine sans cet imposant accoutrement.

Le reste de l'assemblée ne semblait pas faire attention a elle, ou aisément détourner les yeux, et c'était aussi cruel que rassurant. Son compagnon fée a coté d'elle pointait avec discretion tout ceux qu'il reconnaissait pour leur glisser leur nom, du moins ceux qu'il connaissait. Ainsi il put identifié une bonne partie du gratin royal d'Europe, non sans un large sourire. Elle aurait volontiers partagé son entousiasme si elle n'était pas persuadée de tout faire capoté au moindre faux pas.

“Votre altesse impératrice ?”

“Hmm ?” Fit elle en se tournant vers son traducteur qui lui désigna plusieurs femmes qu'Islniss lui avait identifié comme étant de la cours Française. Ses yeux doublerent de volume, bien qu'elle tenta de se redressé avec un semblant de fierté.

“Ces femmes voudraient vous conduire vers les premiers rangs. Visiblement c'est là bas que serait votre place.”



“...Oh. Ahrem. Bien. Remercie les chaleureusement pour moi. Je les suis.”

Elle hocha la tête vers les femmes a la peau d'albâtre et s'avança avec Islinss sur les talons. Elle reconnu la reine de France un rang plus loin et la salua d'un large mouvement de tête en essayant de rendre son sourire le plus amical et le moins crispé possible. Il faudrait la remercier en personne juste aprés la cérémonie. Et éviter de lui dire que voila 3 mois, elle pataugeait en haillon dans la neige en volant des bourses pour survivre.

Trop occupée par son déplacement, elle ne réalisa que très tard cette histoire d'accusation alors que la musique commençait à résonner. Elle essayait de comprendre un semblant de ce qu'il se passait et manqua de sursauter quand elle entendit quelqu'un lui parler. Un grand homme, charmant au demeurant, avec une peau dorée et le traducteur semblait soulagé d'avoir un moment de répit.

Mirza Atêsh Ja... Par Loki, mais c'était quoi cette litanie ? Un perse, et pas n'importe lequel. Elle devait avoir vu le nom traîner sur les cartes du château, et elle n'en avait absolument jamais entendu parlé avant de prendre ses fonctions, alors avoir croisé un seul de ses habitants semblait relever du fantasme. Nouveau baisemain, se laisser faire et le rien dire. Dans une taverne il aurait prit une chope dans la figure, mais pas ici. Mais il gagna un point auprès d'Islinss après son clin d'oeil, clairement ils avaient quelques atomes crochus tout les deux.

Elle étouffa un bref rire peu élégant quand il commença a parler de leur us et coutumes pompeuses dans les églises.

“Ravie de vous rencontrer, Votre Altesse ! Non en effet, nous sommes plutôt du genre a célébrer nos Dieux debout avec une épée. Ou de la liqueur. Et de moult manières, ça dépend de comment le dieu en question aime s'amuser.”

Elle se racla la gorge. Non Asbjorn, c'était bien parti, ne commence pas a faire tout capoter.

ENFIN. Le couple arrivait. Elle avait cru prendre racine au milieu de cette assemblée. Les mariages chrétiens étaient affreusement ennuyeux. Et sobres ! Affreusement sobres ! Elle jeta un oeil au milieu de cette assemblée, et dût bien admettre que la mariée était fort bien parée. Ceci dit l'homme a ses cotés lui fit hausser un sourcil, bien qu,elle trouvait que son tatouage facial avait quelque chose d’impressionnant, elle ne voyait pas vraiment le raccord avec le reste de la populace. Elle se pencha vers Atêsh, le grand prince Perse, murmurant d'un air perplexe :

“Pardonnez-moi, c'est chrétien, ça aussi ?”


Et ce qu'on lui avait dit être le pape commença son discours et déjà, Asbjorn était certaine d'une seule chose : ça allait être long. Très long. Elle leva les yeux au ciel. Les Européens aiment perdre leur temps, pour sûr. Ceci dit, ils savaient fort bien recevoir.

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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Mer 20 Jan - 22:50
La scandinave avait un parler franc qui m'arracha un début de rire franchement amusé. Par respect pour le solennel de l'instant, je étouffai derrière mon poing ce manquement éhonté au protocole cérémonial de l'Eglise Chrétienne. Néanmoins, j'apprenais plusieurs détails sur un pays dont je ne connaissais pour ainsi dire rien d'autres que le fait que la neige nappait le sol la majorité du temps, qu'il y fassait froid, souvent nuit et que les gens n'y aiment pas la technologie. Déjà, ils honoraient plusieurs dieux. De toute évidence, à la vue de la tenue de leur impératrice, une femme-guerrière ne les rebutait pas. Ils aimaient probablement les duels à l'épée, ce qui nous faisait un point commun supplémentaire avec eux. Quant à l'alcool, si de nombreux perses ne buvaient pas d'alcool, rapport à la religion musulmane dominante, cela nous empêchait pas non plus d'en produire plusieurs sortes. Je notai soigneusement ça dans un coin de ma caboche, à rajouter aux présents à faire si un délégué perse devait se présenter à la cour d'Asbjorn Sigmar.

Pénétra ensuite la mariée au ventre rebondie et au décolleté flatteur. Reconnaissons que l'innovation en matière de robe alliait avec charme les impératifs d'une femme enceinte et une légèreté presque virginale parfaitement incongrue vu les circonstances. Pour une raison idiote, je m'étais figuré que la mariée serait aussi rousse que son futur époux. Sans que je ne sache bien pourquoi, j'éprouvais à la vue des cheveux blonds - et courts - une sorte d'indicible déception. Mon attention se détourna toutefois rapidement sur l'homme menant l'impératrice en devenir vers son promis. Cheveux blancs, tatouage mortuaire. Pas de doute, il s'agissait bien d'Orphée que j'avais quitté à peine deux semaines auparavant à Salem. Etrange que l'Empereur n'est pas cherché à effacer ou camoufler le crâne rieur ornant son faciès. Il défigurait l'harmonie chorégraphiée de l'ensemble. Peut-être n'était-il pas au courant.

Puis, je compris.

Chester. Chester en robe. Chester en robe rose bonbon. Après tout la face d'un mégalomane tatoué n'était qu'un énième détail auquel le marié avait dû concédé pour avoir mis enceinte une femme en-dehors des liens du mariage. Les Occidentaux parlaient souvent d'honneur bafoué dans ce genre de cas. Machinalement, je portai la main sur mon avant-bras que les griffes de cette folle de chatte avait planté à trop de reprise. Cette fois-ci, j'eus vraiment de la peine à ne pas rire. Probablement que la féline demoiselle n'avait aucune envie de devenir amie avec ce monstre-là, les falbalas, corset et tout le tintouin. Soit la mariée comptait énormément pour elle, soit quelqu'un détenait l'incroyable pouvoir de dompter les félins. Probablement le plus astronomique de tous. La question de ma voisine empêcha une nouvelle fois qu'un rire sylphe malvenu n'emplisse le haut plafond de la cathédrale.

- Non, pas vraiment. Vu le personnage, j'imagine qu'il tient plus du pendant malfaisant de leur dieu. Il s'appelle Orphée.

Toujours dubitatif quant au Musicien n'aimant pas la musique, je me figurai néanmoins que l'image lui convenait d'une certaine manière. Il n'aurait pas choisi des atours noirs et un motif aussi macabre. A moins que le personnage qu'il jouait tienne plus de la mort personnifiée. Difficile à dire. Malgré tout, même si je me réjouissais d'avoir encore des mystères à conquérir et connaissances à découvrir, je ne pouvais, en tant que prince de Perse, que me méfier de l'artiste. Je portais une main à mon menton glabre et le torturai un instant en échafaudant mille et un plans inutiles pour le moment.

Le silence de rigueur me tuait. L'orgue, malgré la mélodie parfaitement exécutée, me cassait les oreilles. Je m'enracinai en m'obligeant à rester immobile. Pendant une seconde, je vacillai me sentant à nouveau redevenir une ombre. Le pape babillait des mots qui auraient tout aussi pû être de onomatopées que cela n'aurait rien changé à ma compréhension de la chose. Il fallut la question fatidique pour que je ne me mette à nouveau à fouiller la foule du regard. Il me semblait parfaitement impossible qu'une voix n'émette une protestation. D'ailleurs, je ne comprenais pas vraiment comme l'avis d'un tiers pourrait influencer la volonté d'un empereur. Ni même pourquoi quelqu'un contre l'union aurait patiemment attendu jusque là.

Revenant à ma voisine, je l'examinai un instant. Avait-elle l'air aussi ennuyé que moi ? Supportait-elle mieux les simagrées nécessaires à ce rituel-là ? Difficile pour moi, dont la culture mariait souvent un homme à plusieurs femmes ou dont certaines religions permettaient à deux cœurs de s'unir dans l'intimité et devant leur dieu sans tout ce décorum, d'appréhender réellement la nécessité d'autant de longueurs devant un dieu. Il fallait que je fasse quelque chose. Très bas, un instant de détresse de gamin qui s'ennuie dans le regard, je glissai à l'impératrice scandinave.

- Vous ne voulez pas me conter comment on se marie chez vous ?

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Ombres et Lumières d'un Sylphe:
 
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Cezar Roscat

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Jeu 21 Jan - 21:53

RP rédigé par Cezar Roscat, roi de Roumanie

    La foule qui s'entassait dans l'église rendait l'atmosphère lourde et étouffante. Les mariages ne se dérogeaient pas à la règle, et Cezar finit par comprendre qu'il détestait réellement tout ce qui l'obligeait à être et paraître plus qu'il ne le voulait.

    Cezar écoutait calmement Ronce expliquer la situation, et salua en bonne et due forme son médecin royal. Cette entrevue fut écourtée par l'arrivée du personnage emblématique de la journée.

    S'il faisait l'effort des politesses, la première entrevue avec un personnage royal, ici l'empereur autrichien, ne s'étant pas déroulé dans le meilleur des climats finit de descendre le moral déjà bien bas du roi roumain. Rien que cette remarque, "nous avons failli ne pas vous voir", lui rappelait la triste réalité. Sûrement aurait-il préféré voir sa femme. Une remarque sur son manque flagrant de prestance, avant d'enchaîner. Sur un ton froid, mais neutre, Cezar se contenta de répondre simplement.

    -Votre Altesse. Nous ne pouvons malheureusement pas tous bénéficier de votre prestance. Navré.

    Si le ton si fade qu'il employait rendait la remarque d'une neutralité presque désespérante, ce sarcasme évident était pensé et calculé, et Cezar serrait les dents pour ne pas avoir à répliquer plus violemment, chose qu'il savait étrangement bien faire s'il décidait d'agir.

    Pourtant, compte-tenu du climat tendu, il ne put … Qu'approuver tristement la remarque de son homologue autrichien sur l'accoutrement de sa propre fille. Sa coquetterie et son envie incessante de se faire remarquer n'était pas du goût de son père, chose logique quand on connaissait sa discrétion et sa sobriété. Cependant, ce ne fut évidemment pas par l'affirmative qu'il répondit à son interlocuteur, mais part une seule phrase, montrant très bien son envie de ni se faire remarquer, ni d'être sympathique, ni de s'éterniser ici.

    -J'imagine que les coutumes diffèrent d'un pays à un autre.

    Reportant son attention sur Ronce, il se sentit soulager de ne pas avoir à faire à des remarques aussi acerbe de la part de la tête couronnée française. Le sujet, encore une fois, se reporta sur sa fille.

    -A défaut d'être venue avec ma femme, je me présente au moins avec ma fille, la Princesse Svenja.

    Laissant ensuite sa fille prendre la relève, il laissa vagabonder son regard dans l'église. En temps normal, les édifices religieux lui plaisaient. Guère croyant, ou seulement en apparence, c'était le calme qui y régnait qui les rendaient importants aux yeux du Roi. Calme qui n'était en aucun cas de rigueur ce jour-ci. Lorsque Ameyal intervint, il entreprit de la saluer comme il se doit, même si cette dernière semblait plus préoccupé par l'imposante robe de sa fille. Néanmoins, il la remercia de s'excuser pour leur question quelque peu indiscrète, et il baissa légèrement la tête en bas en signe d'excuse pour appuyer les propos de la jeune femme.

    Finalement, le mariage commença, et tout le monde se mit correctement à sa place – Cezar comprit. L'orgue se fit entendre, et cette mélodie trouva tout de suite une place dans le cœur du Roi, qui se surprit à se préoccuper plus de la musique que de la mariée entrant. Finalement, il posa un regard sur elle. Evidemment magnifique, ce fut surtout son entourage qui retint l'attention de Cezar, qui s'efforça néanmoins de ne pas regarder qui que ce soit fixement.

    Le couple fut enfin réuni, et les longs discours religieux de coutume commencèrent. Cezar faisait mine d'écouter, un œil sur l'architecture du bâtiment, l'autre sur sa fille. Et finalement, le début de la conclusion s'imposa. Sans laisser paraître le moindre air amusé, s'imaginer les réactions s'il se proclamait ouvertement contre ce mariage ne manqua pas de faire sourire intérieurement Cezar.

    Ameyal souligna la beauté de la mariée, chose que Cezar ne put nier. Dans un murmure aussi léger et sourd que le sien, il souligna son propos.

    -Comme tout ici en ce jour.

    Simple remarque de politesse, il finit par se retourner vers la reine Inca, piqué d'une curiosité soudaine.

    -Mais Majesté, dites-moi… Vos mariages doivent être bien différents de ceux des occidentaux, je présume?


    Cezar dans toute sa splendeur. Il était évident qu'il préférait en apprendre plus sur le monde qui l'entourait que d'aller devoir parler politique et mondanité avec quelques tierces personnes.



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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Ven 22 Jan - 0:01
Le froid semblait s'être durablement installé dans cette portion des royautés. Pourtant la tsarine s'était écartée de l'entourage de la reine de France et l'impératrice scandinave lui avait même adressé un sourire, auquel Ronce avait répondu. Le froid n'émanait nullement de ces deux représentantes de contrées gelées, mais du roi de Roumanie. L'échange avec l'empereur avait été incisif, coupant, et le malaise ne semblait pas s'être dissipé malgré les tentatives de la reine. Le roi s'était enfermé dans un mutisme que Ronce n'osait briser. Elle espéra que la princesse de Roumanie se montrerait plus loquace mais la demoiselle demeurait toute aussi muette. Peut-être se sentait-elle étouffée par toute cette ambiance, unique demoiselle de son âge au sein de tous ces adultes ?

Seul Coya Ameyal apportait un peu de chaleur aussi bien par son attitude que par ses paroles. Son compliment sur la mariée fut rapidement repris par le roi de Roumanie qui se targua même d'une pointe de compliment à l'égard de la reine du Brésil. Curieux venant d'un pays aussi xénophobe, mais peut-être n'était-ce qu'une formule de politesse pour tenter de briser la glace ? Ronce préféra ne pas démêler cet écheveau, observant l'avancée de la procession.

Une hybride et une androïde marchant de concert, demoiselles d'honneur de la mariée. Voilà quelque chose de peu commun.

« Les dames d'honneur sont curieusement mal assorties. » souffla Ronce tout bas, ne voulant nullement briser la solennité de l'instant.

Le couple était réuni, le silence était de rigueur.

Ronce le vit alors. Visage marqué d'un faciès de mort, homme rencontré à Berlin il y a de cela un an. La scène théâtrale dans l'opéra, la honte cuisante qui l'avait assaili ce jour-là. Ronce serra les poings, se retenant pour ne pas briser l'instant.

Que diable faisait cet homme ici ? Ce charlatan s'amusant des femmes pour les jeter dans la honte, cet homme qui avait abusé de dame Iris Willemer, qui avait abusé de sa propre confiance. La future mariée dont il avait porté le bras était-elle sa nouvelle victime ?

Le Pape avait prononcé la phrase. Le silence se faisait. Parler, en cet instant, aurait tout brisé.

Le visage blanc, les poings serrés, Ronce demeurait lèvres closes. Mais ne détachait pas son regard d'Orphée.

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La Reine des neiges
Svetlana Ivanova
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Ven 22 Jan - 14:36
La mélodieuse Maria était, comme toujours, une perle de rareté et de délicatesse envers tous. Qu’ils soient amis ou moins connus, elle les accueillait toujours de cette distinction qui lui était bien particulière et Svetlana ne pouvait que se réjouir de voir que sa chère amie n’en avait pas changé avec le temps. Aussi elle fut bien aise de pouvoir discuter avec elle, ne manquant rien des informations délivrées à son attention et la remercia presque chaleureusement de son temps avant d’aller se poser là où elle choisit que sa place serait. Son regard ne quitta pas le petit troupeau de royauté qui papotait de tout et de rien, notant l’affinité certaine entre la Majesté de France et la royale Coya à qui elle se promit d’adresser une missive personnelle pour organiser une visite officielle. Il y avait bien un moment que Svetlana n’avait plus quitté les murs de son palais glacé, cela ne pouvait lui faire que le plus grand bien !

Le temps filait et la cérémonie avançait à grands pas. Une légère distraction dans le brouhaha causé par l’altercation d’une invitée et de gardes impériaux… ? Heureusement que le mot ‘empoisonnement’ ne vint pas à ses oreilles car la Tsarine aurait tout aussi bien pu quitter la réception sans un mot, ne pouvant oublier les quelques tentatives engagées à l’encontre de sa famille par ce même procédé. Néanmoins, le déroulement allait bon train et les premières notes de Maria retentirent dans la chapelle, appelant à un vent de calme et de sérénité…que tous ne semblèrent pas entendre de cette oreille. Un regard agacé pour ces quelques bavards qui ne pouvaient attendre la fête pour parler librement fut attribué aux responsables avant que les yeux glacials de la Tsarine ne descendent lentement l’allée pour apercevoir enfin la mariée.

Si elle avait toutes les raisons d’être fière de son accomplissement, de sa tenue également, l’apparition de celui devant remplir le rôle du «père» en choqua plus d’un. Mais quel accoutrement ! Et ce visage…pas du tout ce à quoi l’on s’attendait d’un mariage impérial ! Les Demoiselles d’honneur n’étaient pas en reste et si la présence d’un Androïde ne choqua pas tant la Tsarine, ce fut la chatte qui captiva momentanément son attention. Mais quel étrange quatuor… Contre toute attente, la mariée gagna sans encombre l’autel, non sans avoir été retenue par quelques murmures du «père» qui semblait certainement trop détaché de la chose pour que cela ne passe pour de la réelle considération, et la cérémonie débuta enfin.

Les formules étaient longues, latines et monotones mais une union telle que celle-ci se devait de respecter la moindre des traditions et Svetlana se fit patience tout au long des paroles sacrées. Jusqu’à cette fameuse question dont elle espérait de tout cœur, obtenir un silence des plus complets… Chose faite… ? Il ne restait que les alliances, les vœux, le baiser et le contrat serait signé. Tant de choses qui semblaient, aujourd’hui encore, d’un futile pour la femme de glace. Le mariage, vraiment ? Friedrich n’avait-il pas compris qu’il n’avait nullement besoin d’une épouse ? D’accord dans ce cas précis elle apportait avec elle la vie aussi cela pouvait faire office d’exception mais… Elle se demandait encore si un jour elle parviendrait à succomber, à s’abaisser au niveau de se laisse courtiser pour laisser un autre qu’elle régner sur son pays, sur son héritage… ? Un léger soupire lui échappa, voilà qu’elle se trouvait déjà lasse d’être assise. Pourvu que cela se termine sans accroc pour que tous puissent quitter leur banc et rejoindre leur rang pour les festivités à venir.


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Arsène Martes

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Ven 22 Jan - 19:59


Elles se plaisaient à cancaner ces fichues têtes couronnées. N'y avait-il rien de plus intéressant que la vie amoureuse de Ronce à s’enquérir ? Arsène ne pouvait s'empêcher de lorgner sur cette volière de sangs-bleus avec un certain mépris. Ils illustraient si parfaitement la totale déconnexion avec leurs peuples et ses réels besoins. L'Empereur fit son apparition pour saluer ses différents invités de marque. Il gratifia comme il se devait la souveraine de France en premier lieu. Et d'une manière plutôt inattendue, il s'adressa directement à lui.

-Bonjour monsieur Martes. Nous tenons à vous dire que nous vous respectons. Les documents que la reine Ronce nous a remis sur vos travaux sur le delirium étaient fort intéressants. Vous êtes un bon médecin royal. Mes hommages à votre femme.
- Votre Altesse Impériale, répondit Arsène avec une révérence sobre et tout à fait appropriée. Vous m'honorez et je transmettrais votre délicate attention à mon épouse.

Friedrich Franz Edelstein.
Un homme à craindre. Son dernier coup de maitre politique l'avait propulsé lui et son royaume à la place vacante de première nation rayonnante d'Europe, laissée par une Espagne que lui et les Enfants de Rostrhamus avaient grandement contribué à fatiguer. De fait, le dirigeant d'Autriche-Hongrie s'offrait une place de choix dans les ennemis à abattre de sa "petite" organisation. De plus, le bonhomme avait un sens de l'observation redoutable.
Néanmoins, il avait un point faible : sa future femme, filleule de feu Vassilissa.

La Fée des Dents.

Le bal des mondanités reprit jusqu’à ce que l'orgue résonne sous la voute de la cathédrale intimant le silence à tous. La mariée et son cortège fit une entrée des plus théâtrales. Ah, la petite Zahnfee était décidément un concentré d'irrévérence. Non contente d'être enceinte jusqu’au cou -ce qui était en générale un peu trop tôt pour un calendrier de couple impérial- elle trainait avec elle une galerie de foire rocambolesque : une androïde, une hybride, un homme grimé comme un squelette qui saluait la foule comme un vulgaire comédien... L'empereur n'avait-il pas peur d'y perdre en crédibilité ? Peut-être que les Enfants n'auraient rien à faire d'autre que d'observer la déchéance de son pouvoir et de sa lignée.
Méfiance tout de même, la péronnelle blonde était pour le moins imprévisible. Et la dernière fois qu'on avait chatouillé sa folie, elle avait tué un politique et participé à des attentats sur une cité-état. Et c'était sans doute elle qui avait réellement assassiné sa marraine.

- Les dames d'honneur sont curieusement mal assorties, chuchota Ronce, étrangement tendue.
- ... Tout comme l'homme qui occupe la place traditionnelle du père de la mariée, ajouta-t-il avec sa retenu proverbiale.





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Lylith Horns

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Ven 22 Jan - 22:23
Lylith fut conduite de force dans un espace à l'écart de l'église afin qu'elle ne dérange plus la cérémonie. On lui avait tout retiré onguents, artefacts et plantes en tous genres et les seuls bijoux qui lui resté étaient ces deux bracelets de fer dont on l'avait affublé. Elle commençait à croire que resté chez à elle à ranger des documents aurait été plus agréable que cette soirée. Même quand elle voulait animer un mariage trop ennuyeux ont la réprimander.

Que pouvait-elle bien faire à présent ? Envoûter les gardes ? Rester sage et ne rien tenter ? Les chaines étant trop courte elle ne pouvait s’asseoir elle était enchaînée comme une bête. Sa seule issu était donc la réflexion. Lylith décida de discuter avec un des gardes. Il se reposait tranquillement assis à quelques mètres d'elle.

-Tant de remue-ménage pour cette célébration, je m'attendais à quelque chose de meilleur.
Lui dit-elle en Autrichien.

-C'est un grand événement pour notre pays et vous n'avez pas le droit de le critiquer et encore moi de le gâter.
Répondit-il avec un ton plein de reproches.

-J'espère que la mariée sera ravissante. Après tout elle se marie avec un Empereur. D'après les rumeurs elle aurait une coiffure des plus extravagantes. Continuât-elle avec moquerie.

-La comtesse de Valerosso est une charmante personne du peu que j'en sache. Si l'Empereur la choisit c'est quel est digne de portait son héritier et de l'aidait à gou…

-Quoi ? Un héritier. Il ne manquait plus que ça. Le coupât-elle avec une phrase remplit de sarcasme.
-Oui en effet. Qu'est-ce que cela peut bien vous faire, vous compter l'empoissonner aussi ? Répondit-il.

Elle secoua les poignets afin de faire tinter ses chaines.
-Si seulement cela m'était possible. Vous voyait bien que je suis occupé pour l'instant. Dit-elle avec ironie.

-Chaque problèmes en son temps. Chuchotât-elle pour sa propre personne.

-Toute façon enchaînée ou pas vous n'êtes plus un danger, sans vos objets ensorcelés vous n'êtes pas grand-chose.

-Vous êtes un bel ignorant. Sachez que chacun de vos mots est analysé par mes soins et si un seul me déplaît j'ai la liberté de vous supprimer. Alors prenait garde à vos paroles car je vous offre pour l'instant la liberté de choisir le moment de votre mort. Lui dit-elle avec calme.
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Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Empereur Austro-hongrois
✦ Pouvoir: Regard pétrifiant
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Sam 23 Jan - 0:07

L'empereur avait pris la place du marié qui lui était dû. Il attendait face à toute la foule quand, au loin, quelques remous se firent entendre. De ce qu'il pouvait voir depuis sa place c'était une femme, à la robe toute aussi choquante que celle de la princesse de Roumanie.

Un homme vint trouver le chef de la garde, Schlange, et le mit au courant de la situation. Les ordres étaient claires. Cette femmes devait être fouillée et mise aux fers. Le soldat s’exécuta alors que le chef de la garde rapproché fit signe à l'empereur que tout était sous contrôle.

Mais alors que cette perturbation était réglée il vit Geige changer de côté pour rejoindre les royautés. La moustache de Friedrich s'en hérissa. Tout avait été calculé par rapport au nombre de royautés ayant répondu de leur présence. Et Geige était invité comme ami proche et non comme prince, n'ayant pas eu cette information au préalable. Tout cela perturbait l'harmonie parfaite qu'il avait mis en place sur le premier rang. L’œuvre d'art avait un note baladeuse maintenant.

Mais quelques notes d'orgue firent leur apparition, jouées d'une harmonie parfaite. Trop parfaite pour être exécutée par le musicien qui devait se trouvait à l'orgue. Une œillade vite fait lui fit prendre conscience qu'il n'y avait que son propre sang, que la chair de sa chair pour sublimer une partition qu'il avait lui même modifié.

Il était fier de sa fille. Aucune dissonance en ce jour pour sa fille, une digne archiduchesse impériale. La princesse Maria Elisabeth Edselstein venait, à tout jamais, d’éclore comme une femme accomplie dans le cœur et aux yeux de son père. Il ne pourrait jamais être aussi fier qu'elle en ce jour. Pouvoir jouer de façon si imprévue et si parfaitement. Même la voir au bras du plus grand des hommes de ce monde ne le rendrait pas plus fier qu'à ce moment précis. En ce moment où, plein de fierté, il avait envie de prendre sa fille dans ses bras et laisser couler les larmes de joie qu'il retenait en lui.

Sa fille lui fit oublier tout ce qu'il se passait autour. Sauf son arrivée à elle, son aimée, son amante masquée d'un soir, celle qui sublimait la partition de sa vie aux côtés de la clef de Sol qu'était sa fille. Elle représentait la clef de Sol d'une nouvelle partition de sa vie. C’était Lady Hell qui marqua sont âme, lors d'une nuit, pour le reste de sa vie. Elle était vraiment magnifi...

Oui elle était magnifique. Et peut être que la foule ne remarquerait pas que le sourire de sa promise était de façade, qu'il était crispé. Mais lui qui l'aimait éperdument, et qui commençait à bien la connaître, n’était pas dupe. Quelque chose la travaillait. Alice, la sœur de sa future, avait l'air tout aussi crispée. Il connaissait que trop bien les faux sourires qu'il voyait souvent à la cours. C'était exactement le même que la jeune androïde avait sur le visage.

Tout cela n’était pas de bonne augure. Surtout maintenant qu'il prêtait plus d'attention à cet homme qui venait de saluer la foule comme si tout lui était permit. Comme si il était le centre du spectacle. Mais en se jour la scène était occupée par Zahnfee et l'empereur, et personne ne prendrait leur place.

Tout avait l'air d'avancer lentement. Les pensée fusaient dans la tête de Friedrich. Qui était cet homme ? La logique serait que ce soit le père de son épouse dont il n'avait que vaguement entendu parler. Mais cette apparence, ce visage. Rien en cet homme ne lui inspirait confiance. Et le visage de sa chère et tendre le poussait à croire qu'il était au centre des préoccuaptions de Zahnfee.

Était-ce là un avertissement que Zahnfee lui envoyait ? Avait-il menacé la future impératrice. Était ce là un homme qui vient venger la mort des sœurs Taylor, d'où le faciès de mort ? Non. Personne hormis Schlange ne connaissait la véritable implication de l'empereur dans la livraison des rebelles au roi anglais.

Ou était ce là un homme qui avait été payé par un groupe rebelle des colonies des Indes pour tuer leur nouveau dirigeant ? Ou tout simplement un djinn Ottoman ? Les raisons pouvaient être multiples. Surtout en cette année où il avait multiplié conquêtes et potentiels ennemis. Qui sait. Il était peut être même là de la part de cette Salière de Gotlieb qui voulait tout faire échouer pour x raison. Cela ne l’étonnerait pas vu, à chaque fois, les refus aux invitations que l'empereur lui avait envoyé.

Depuis que l'homme avait attiré l'attention sur lui l'empereur sentit qu'un certain malaise avait atteint plusieurs personnes. Les yeux de l'empereur se dirigèrent vers Schlange d'un air soucieux. Le chef de la garde de l'empereur comprit qu'il ne devait, à partir de cet instant même, ne pas lâcher d'une seconde cet homme bizarre et qu'il avait autorisation d'agir au moindre mouvement bizarre de l'homme.

La mariée arriva au même niveau de l'empereur qui lui prit la main, pour lui faire un baise main qui, contrairement au baise main habituel, toucha la main de ses lèvre et sa moustache. Pour ensuite la faire monter sur l'estrade à ses cotés. Il lui chuchota quelque mots.

— Est ce que tout vas bie, très chère ?

Puis il prit tendrement la main de Zahnfee pour l’apaiser de ses grande mains chaudes. Comme si il lui disait : « Tout se passera bien. Nous vous le promettons. »

Il était en présence du Saint-Père. Pour cela il devait rester droit face à ce dernier, écoutant tout ce discours religieux. Il n’était pas comme tous les discourt de mariage. D'ailleurs tous les mariages n’étaient pas impériaux. Tout mariage n'avait pas le Saint-Père pour bénir l'union. Ainsi, pour les habitués des mariages, ils pouvaient entendre de légères modifications dans le discours d'union, pendant lequel un silence impérial était souhaité.

Maintenant était venu le moment de prononcer ses vœux. Friedrich n'avait pas voulu en écrire d'avance. Pour lui écrire une telle chose n’était que se persuader de quelque chose. Mais cela n’était que son point de vue personnel. Il préférait donner ce qu'il avait au fond de lui à ce moment là.

— Nous Friedrich Franz Edelstein souhaitons que notre personne soit liée à la vôtre, Zahnfee Fatina, comtesse de Valerosso. Ce n'est point l'empereur qui parle, en cet instant, mais l'homme. Vous avez brisé la monotonie de ma vie, arrivant avec la promptitude et l'étoffe d'une Walkyrie. Je vous ouvre mon cœur, non pas pour une alliance d'éthique, mais pour un mariage d'amour. Je vous demande votre main afin de composer, à nous deux, une nouvelle partition. Soyez la Muse qui m'accompagnera toute ma vie.

L'empereur mit un genou à terre, lui saisissant la main pour lui glisser l'anneau nuptial au doigt. Attendant sa réaction.


♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
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Zahnfée V. Edelstein

MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   Sam 23 Jan - 10:55


Un Mariage Impérial
:candy: Conclusion de l'Acte I :candy:


Sourire.
J'ai appris toute ma vie à sourire, à montrer le visage le plus avenant possible comme il sied à une commerçante de premier ordre, et ce malgré mes sentiments personnels contradictoires. C'est sans difficulté que je plaque ce masque sur mon visage pour mieux berner les spectateurs. Père, comme à l'accoutumé, pense que la scène n'est là que pour lui. Ce cabotin n'a d'yeux que pour son égo.

-Je ne t'en veux, tu sais. Je parle de la perte de mon premier pouvoir. Je ne suis pas inquiet car il me reste toujours ce second. Cette faculté semble d'ailleurs dérangée plus d'une personne. Leur visage surpris semble me crier : ce n'est pas possible ! Tu ne devrais pas avoir tant de pouvoirs ! Et pourtant, ma très chère Zahnfee, je les avais tous deux ces pouvoirs.
- Mon pauvre papa... Toujours à parler de toi comme un vieillard qui radote. Pourtant tu devrais prendre la mesure de ce qui se joue ici : Tu n'es tout au plus qu'un amuseur de foule. Un trouble-fête anodin. Mais au final, tu n'as prises sur rien.

Et comme pour lui faire comprendre, je fais grincer ses quenottes dans l'écrin de leur gencive, pas assez pour les déloger, juste pour subtilement et insidieusement installer une douleur qui devrait doucher son exubérance. Il a le temps tout de même de lancer une dernière saillie avant de me rendre à mon futur mari.

- Même si j'ai commis une erreur en échangeant deux dons, je n'ai rien perdu. En effet, il me faudra te présenter un enfant... Disons ton demi-frère.
- Tous tes beaux discours sur Maman, le seul grand amour de ta vie n'étaient donc que des fanfaronnades. Amuses-toi avec ton nouvel "héritier", père, mais crois-moi, tu me regretteras. Moi seule était digne de te succéder.

Je l'abandonne pour prendre la main de mon fiancé.

- Est ce que tout vas bien, très chère ?
- A présent, oui.


Et mon sourire, comme pour ponctuer cette vérité, ce fait plus tendre et plus naturel.

La cérémonie est un peu longue. Je peine à tenir debout avec le poids du marmot sur mes frêles hanches. Ma colonne vertébrale est au supplice. Mais je suis une femme pétrie par la volonté et un caractère en acier trempé. Aucune vapeur ne ralentira la course du destin. Mon Fantôme s'agenouille alors devant moi.

- Nous Friedrich Franz Edelstein souhaitons que notre personne soit liée à la vôtre, Zahnfee Fatina, comtesse de Valerosso. Ce n'est point l'empereur qui parle, en cet instant, mais l'homme. Vous avez brisé la monotonie de ma vie, arrivant avec la promptitude et l'étoffe d'une Walkyrie. Je vous ouvre mon cœur, non pas pour une alliance d'éthique, mais pour un mariage d'amour. Je vous demande votre main afin de composer, à nous deux, une nouvelle partition. Soyez la Muse qui m'accompagnera toute ma vie.

Une flamme brulante nait au creux de ma poitrine et réchauffe toute ma carcasse. Je n'ai soudain plus ni peine, ni fatigue, ni ressentiment. Friedrich. Mon beau Friedrich. Mes yeux luisent d'une passion mal contenue pour l'objet de mon affection. Qu'ils se gargarisent les serpents qui s'imaginent que je ne suis là que pour son titre ou son argent. Ils ne savent rien de l'amour.

- Pardonne-moi Friedrich. Je vais faire une entorse à l'étiquette, une fois de plus, en abandonnant le vouvoiement de rigueur, car ce n'est pas l'empereur que j'épouse aujourd'hui, mais bel et bien l'homme. Je suis née modeste et dépourvue de foi en l'humanité. Ma mère, qui m'a élevée seule, m'a toujours défiée d'accorder du crédit à la gente masculine. Pourtant, alors que le monde était devenu d'une obscurité infinie, avalant dans le noir de sa gorge mes dernières bribes de confiance, tu m'es apparu comme la flamme d'un candélabre au milieu du néant. Et je t'ai cru. Je veux te croire pour l'éternité.


Je prends son visage entre mes mains, mes yeux dans les siens, défiant encore le protocole, et pose ses doigts de pianiste sur mon coeur. Puis je fais signe à Dahlia pour qu'elle nous apporte mon alliance que je lui glisse au doigt avec douceur.

- Si mon père est bien un joueur de flûte, je suis pour ma part une piètre musicienne. Mais j'apprendrais avec toi et je serais le métronome qui épanouira ton talent.
- Je vous déclare Mari et Femme, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, déclara solennellement le pape.

Et la musique reprend ses droits sous les vivas de la foule.

***

Les Mariés furent accueillis sur le parvis de l'église avec des poignées de riz, de fleurs et de rubans. La fanfare de la garde impériale entonna une marche vigoureuse et pleine d'entrain pendant que le couple saluant le peuple tout sourire cheminait avec lenteur jusqu'au carrosse blanc et or qui devait les conduire au palais de Schönbrunn. La suite des festivités les attendaient là bas et chaque convive de qualité regagnait son véhicule pour se diriger vers ce nouveau point de rendez-vous. Les coeurs étaient en joie et on s'extasiait des atours de ces belles dames et de ces beaux messieurs.
Finalement , la mystérieuse empoisonneuse n'avait pas réussi à ternir l'événement. Ces imprécations et ses menaces conduisirent les gardes à la menotter au mur et à la surveiller avec plus de fermeté encore. L'empereur déciderait de son sort après sa nuit de noce.

Tout Viennes était en fête et on devrait se souvenir longtemps de ce mariage...


Rappel des règles


  • Comme indiqué, ce post conclue la 1ère partie de cet event, la suite aura lieu dans un autre topic qui sera ouvert d'ici ce soir dans la section "Château de Schrönbrunn".

  • Cet event sera supervisé par Friedrich et moi même, N'hésitez pas à nous MP si vous avez une question. Le sujet "Mariage de rêve" servira de debriefing HRP et d'annonce des MJs.

  • Vous êtes invitez à donner vos impression sur le mariage et la cérémonie dans votre premier post de l'Acte II.

  • Dans la mesure où Lylith a menacé ouvertement l'empereur, son épouse et leur progéniture, nous sommes obligés de jouer les conséquences. Pour l'heure le personnage est enfermé à double tour dans un cachot et sans accès à son artefact lui permettant d'user de magie. J'invite la joueuse à contacter l'un des deux MJ pour voir avec elle comment régler la situation si elle souhaite participer à l'acte II.

    Bon jeu à tous et à très vite !





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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1   
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[15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 1

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