[ Été 05 ] Une chanson douce que composait ma princesse

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Rouselin Roussel
Le renard de la fable "Le renard et le corbeau"
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Jeu 3 Déc - 21:01

Dur dur d'être un renard par les temps qui courent.

En ce moment, le pain manquait dans le foyer de notre cher écrivain. Il avait déjà eu du mal à joindre les deux bouts avant, mais depuis qu'il était hybride et se cachait de tout et tout le monde, il était d'autant plus dur pour lui de travailler afin de gagner sa croute. Il avait déjà échappé de justesse à l'expulsion de l'étroit espace d'une pièce qui lui servait d'appartement en se présentant à son propriétaire, mais Rouselin sentait bien qu'il n'allait pas pouvoir tenir comme cela sans revenu indéfiniment. Et puis, ce fut justement à ce rare moment où il était revenu et avait donc vérifié son courrier que la demande inespérée lui était parvenue.

L'enveloppe était parfumée, le timbre précieusement orné, le papier d'une qualité rare et l'encre bien dessinée.

L'oeil raffiné du renard ne s'y trompait jamais sur ce genre de chose. L'expéditeur était quelqu'un de haut placé dans l'échelle sociale. En regardant de plus près le nom à consonance germanique, il eut un moment de doute. Bien qu'étant parti une fois en Allemagne, il n'eut pas vraiment le loisir d'y faire de véritables connaissances, encore moins de laisser son adresse. Néanmoins curieux, il ouvrit le contenant afin de vérifier s'il s'agissait réellement d'une erreur. Son nom et prénom en première ligne écartèrent d'un revers de main tout doute de son esprit. Cette lettre lui était destinée. Et plus fou encore, elle venait de la noblesse autrichienne.

Il fallut à l'hybride quelque temps pour se remettre de l'émotion. Une royauté étrangère quémandait ses services pour mettre à disposition son talent de plume. Le tout dans un cadre privé. C'était inattendu. Et fou. Il n'aurait jamais pensé que ses écrits aient traversé les frontières, encore moins qu'ils aient intéressé un monarque. Mais c'était la réalité, et il devait composé avec. Une grande part de nervosité avait rapidement pris le pas sur la joie de combler ses finances; allait-il être à la hauteur? Allait-il noblement représenter son pays? Que sa Majesté la reine lui pardonne d'avance les futures étourderies qu'il pourra commettre, en priant le seigneur que ça ne se transforme pas en faute diplomatique.
Mais il lui était bien entendu impossible de refuser.

Et c'est ainsi qu'il se retrouva en vadrouille encore une fois en espérant ramener de quoi vivre et payer son loyer. Enveloppé dans ses habits de voyage et caché comme toujours sous ses épaisses couches de vêtements, il se mit en chemin, en destination de cet étrange pays raffiné qu'était l'Autriche-Hongrie. Encore une terre nouvelle sur laquelle il allait poser pied. Il verrait bien si elle était tout aussi accueillante que son voisin plus proche. Le voyage dura, peut-être un peu trop au goût de Rouselin, mais il réussit après mille et une manières à retrouver son chemin en tentant de demander un minimum aux gens civilisés. Il ne savait pas comment étaient perçus les hybrides ici après tout.

Enfin, il se retrouva aux portes du château de Schönbrunn, deux armoires en ferraille qui gardaient la porte. Bien, il allait devoir passer ce premier obstacle.

"Bien le bonjour, messieurs les gardes!" S'annonça-t-il d'un ton sympathique. "Je suis ici sous demande de la Princesse Maria Elizabeth Eldestein pour un service privé, auriez-vous l'amabilité de me conduire à elle?"

Pas de réponse.

Peut-être s'était-il mal exprimé, alors il reprit:

"Elle m'a demandé de l'assister pour composer une berceuse, comptant sur mes talents d'écrivain, pour un futur heureux événement je crois!"

Il sourit, mais il sentait bien qu'aucun des deux ne semblait prompt à lui faire confiance. Peut-être à cause de son accent français. Peut-être à cause de ses couches de vêtements qui dissimulaient l'intégralité de son corps et une partie de son visage. Peut-être parce que ses cheveux roux dépassaient. Allez savoir. C'est pourquoi il sortit de son sac le fameux courrier qu'il reçu de la part de la princesse, signé de sa main qui ne pouvait que prouver qu'il disait la vérité.

Les deux gaillards qui haussèrent les sourcils mais le guidèrent jusqu'à l'intérieur de la grande demeure. Comme il s'y était attendu, c'était très beau à l'intérieur et de très bon goût, mais peut être un petit peu trop vide. Après quelques instant à les suivre, l'un des gardes lui dit de rester ici à attendre la prochaine personne qui le prendrait en charge.

"Nous sommes débordés en ce moment, la Princesse en première, avec le grand événement qui se prépare. Vous serez peut-être amené à revenir si elle ne peut pas vous voir de suite."

Sur ces mots encourageants, il le laissèrent simplement à l'intérieur d'une grande salle, perdu au milieu des tableaux de grands personnages, de vases plus beaux qu'utiles et de fauteuils en guise de décoration. Eh bien, ce n'est pas que le Renard se sentait particulièrement seul, mais il aurait aimé savoir au moins s'il ne s'était pas déplacé pour rien... Ah non, diantre! C'est qu'il était pressé, et d'ailleurs, qui sait si la princesse était même au courant de sa venue.

Il fallait qu'il règle cette affaire lui-même.

C'est ainsi que déterminé, Rouselin désobéit à cet ordre pourtant simple qu'était de ne pas bouger de sa position et se mit alors joyeusement en quête de la demoiselle à l'intérieur du château. Même si cela semblait un peu fastidieux, le jeune homme ne put s'empêcher d'y trouver un amusement de la même manière qu'un enfant jouerait au héro avec une branche d'arbre en guise d'épée.

La différence, c'est que la princesse n'allait pas être si difficile à trouver dans cet immense château, n'est-ce pas?



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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Sam 5 Déc - 14:29
Le palais était vivant, jouant une symphonie en crescendo jusqu’au mouvement final, le mariage.

Gardes s’activaient sur les notes, des croches reliées entres elles. Tous suivaient leur partition, minutieusement. Maria pouvait presque en entendre une mélodie, lorsqu’elle s’accordait un silence entre deux mesures. Lorsqu’elle choisissait de se faire spectatrice de l’orchestre du monde.
La Berceuse semblait lui accorder un peu de répit, du moins aujourd’hui, pour le moment.

La Princesse Impériale observait, elle aimait être spectatrice lorsque cela restait son choix. Elle porta à ses lèvres son souffle d’éveil, le café, qu’elle avait fait préparé.
La demoiselle avait profité du beau temps d’été, se détachant des notes qui avaient le don de parasiter ses mesures calmes et rares. Les dames de compagnies devaient la laisser un peu.
Assise, sur un fauteuil aux coussins rouges, sous des arcanes amenant de l’ombre sur celle qu’un certain Crépuscule avait nommé Aube. Séparée de l’intérieur de l’opéra quotidien par un mur. Un léger vent rafraichissait les gammes ardentes de la boisson portant un petit remède contre le sommeil.

Hors de question de s’endormir. Les dernières gouttes furent avalées. Maria Elisabeth posa la porcelaine sur une petite table avant de se replonger dans la contemplation du ballet de préparation, de protection des notes majeures que la famille impériale était.

Elle avait déjà passé les partitions d’apprentissage quotidien durant la matinée, et les mesures particulières de ces temps au château portaient un « congé » à la demoiselle. Elle en avait profité afin de faire venir une visite, un écrivain français.
Les notes et les mots n’étaient pas sur les mêmes mélodies, ils se chantaient différemment. Si la Princesse Loir savait jouer, elle ne savait pas à l’excellence l’art des mots en chanson.
Et Maria voulait composer un présent pour son Père et sa Belle-Mère. Sans nul doute beaucoup offriraient des notes splendides, brillantes et aveuglantes. Elle savait ce qu’était la vie au palais, ce qu’était le concerto exigeant de leur monde impérial. Ce ne seraient jamais la beauté d’une robe, d’un manteau, ni la préciosité d’un bijou qui atteindrait le fond des partitions. Que l’on dessine enluminures à l’encre d’or autour des mesures, que les partitions soient un plaisir pour les yeux ou au toucher, là n’est jamais la sensation forte qui crée un frisson ou ému le destinataire.
Ce sont les notes, ce qu’elles portent, qui atteignent le cœur.

La fille de l’Empereur souhaitait offrir une harmonie digne de toute l’éducation jamais achevée.

Les mariés allaient déjà avoir un grand présent, la suite de la famille Edelstein. Alors, les partitions que la Princesse choisissait se tournaient vers un cadeau composé par ses soins. Appliquant les denrées apprises. Une berceuse pour le futur nouveau membre, une berceuse faite par Maria Elisabeth, mais il lui fallait pour obtenir la perfection, les talents d’un écrivain afin de trouver les mots justes qui se mêleraient aux notes.

Le temps passait, il serait bientôt temps d’aller ouvrir la suite des mesures. Accueillir son invité.

La Princesse de Symphonie se leva, remettant les plis de sa robe en place. Parfaitement mise. Puis elle se pencha un peu afin de s’enquérir de son violon, puis de poursuivre en entrant à nouveau dans le concerto du monde.
Cependant… lorsque ses doigts se refermèrent sur le manche. Ils passèrent au travers.
Notes graves.
Le regard de givre s’ouvrit grand, tandis que les mains vinrent se poser sur la symphonie d’horreur qu’exprimait le visage. Une symphonie de détresse.
Une fausse note, une dissonance des plus affreuses.

La vision se brouillait un peu, les larmes naissaient.
La jeune femme distinguait son corps, assis… endormi. La suite de la portée, les prunelles se dirigèrent sur la tasse posée sur le petit meuble. La Semi-conscience de Maria s’en approcha et découvrit le nectar à peine entamé.

Elle qui pensait être maître du concert de sa vie, elle pensait faux. Elle n’avait jamais été volontairement spectatrice.
Elle allait encore faire une absurdité auditive, une horreur.

Maria était désemparée, peut-être trop émotive ? Le concert poursuivant sans elle ne le verrait pas de toute manière.

Elle chercha à voir autour d’elle si quelqu’un pouvait la voir, et mettre fin à cette pause involontaire sur les partitions de ce jour.
Personne, ou bien des gardes, mais tous savaient que la Princesse s’endormait…

La Berceuse semblait gagner, une fois encore…

La Semi-conscience se laissa agenouillée face à cette scène déplorable. Si son Père la voyait, il en serait des plus déçus sans doute, se disait-elle.

- …

Un regard par une vitre, les gens semblaient s’activer à l’intérieur. Tous poursuivaient les notes, sans elle…
Elle priait que l’écrivain ne s’en aille pas, elle voulait tant ne pas échouer.
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Rouselin Roussel
Le renard de la fable "Le renard et le corbeau"
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Mer 23 Déc - 23:39
Pour certains, il n'y avait rien de pire que se perdre en forêt.

C'était compréhensible. Quand on n'avait pas les bons réflexe, on avait vite fait de faire des étourderies, de manquer les choses essentielles qui auraient pu aider, voire de se jeter soi-même dans la gueule du loup. Parce qu'on n'était pas préparé ou pas assez informé, tout simplement. Rouselin n'en faisait pas partie. Sans même parler de sa partie renard, il était habitué à la vie en nature, il savait exactement comment se positionner pour retrouver son chemin. Il savait ce qu'il devait faire pour survivre, s'abriter, se repérer, presque vivre un petit quotidien tranquille au beau milieu des arbres, des animaux et des autres créatures. Mais son sens de l'orientation et de la survie était sélectif, et en l'occurrence, il ne marchait pas en milieu aisé.

Dans un grand château couvert d'une toiture immense, impossible de regarder le ciel pour savoir se situer. Les salles lui semblaient être toutes les mêmes et ces innombrables portes qui s'offraient à lui donnaient l'impression de déboucher sur un labyrinthe sans fin. Il lui arrivait bien occasionnellement de trouver une pièce qui servait à autre chose qu'à combler le vide des couloirs, mais l'ambiance semblait beaucoup trop agitée pour qu'il se permette d'interpeller quelqu'un afin de demander son chemin. Et puis, tout le monde n'était pas forcément au courant qu'un écrivain étranger se baladait tranquillement dans le château et n'était pas juste un voleur ou pire, un assassin, absolument pas. Surtout pas avec cette capuche et cette cape!

Trêve de mondanité, il y en avait déjà beaucoup trop qui se préparaient; il avait une princesse à trouver!

Dieu, qu'on ne vienne pas lui annoncer qu'elle était dans un autre château, il ne se sentait pas d'humeur à faire de la plomberie! Alors il persista de pièces en pièces, de porte en porte et bientôt d'étage à étage, en se demandant comment les domestiques pouvaient bien faire tous les jours. Heureusement, sa discrétion lui permit de ne pas trop se faire repérer par les passants qui semblaient de toute façon bien trop préoccupés par leurs occupations. Après un petit moment, ses pattes demandèrent quand même du répit, et il décida que, passer la prochaine porte, il prendrait du repos.

Eh bien, il semblerait qu'il ne soit pas le seul à avoir eu cette idée.

Au milieu de la pièce se trouvait une silhouette étendue. Et pas n'importe laquelle. Celle de son hôte. Il la reconnu facilement grâce à ses vêtements et sa chevelure, fallait-il le souligner, exceptionnelle. Mais ce n'était pas le moment de s'attarder sur des détails physiques; sa posture semblait en tout point indiquer que tout allait mal. Et personne ne s'alarmait? Tout le monde semblait si occupé par des futilités que l'essentiel leur passa sous le nez! Ou alors était-ce normal que la Princesse d'Autriche-Hongrie se retrouve inconsciente à même le sol? Il y avait forcément quelque chose qui n'allait pas!

"Majesté!"

Pris de panique, Rouselin se précipita vers elle à quatre pattes et, sans y réfléchir, enleva sa capuche afin de mieux l'ausculter.

Première chose; elle respirer. Lentement, mais elle respirait!

Deuxièmement, elle avait une étrange expression sur le visage, comme une expression de terreur. Figée.
Avec appréhension, il lui saisit la main. Chaude et souple. Bien, Méduse n'était pas passée par là.

Comme ça, Mademoiselle semblait simplement inconsciente. Étrange. On ne s'endormait pas sans raison comme cela, on allait au moins au lit et il doute que la Princesse aime le confort du sol. Même tapissé et orné. On l'avait peut-être assommée. Ou endormie de loin. Un attentat. En relevant la tête, il ne flaira pourtant aucun danger dans l'air. Alors quoi? S'était-elle piqué le doigt à une quenouille? Oh non, pourvue qu'elle ne répète pas le même scénario comme sa bien-aimée Reine Ronce! L'inquiétude monta de plus en plus en lui. Il voulait appeler de l'aide, mais personne aux alentours, et il ne pouvait pas la laisser seule.

"Majesté!" Appela-t-il avec un certain désespoir. "Je suis Rouselin Roussel, l'écrivain que vous avez demandé pour votre berceuse! Attendez au moins d'avoir finit de la composer avant de vous endormir! Répondez-moi je vous supplie!"

Cela n'allait pas! Il ne savait vraiment pas quoi faire pour la soigner! Il n'était pas médecin! Sans pouvoir s'en empêcher, il sautilla sur place en agitant la queue et les oreilles avec quelques gémissements qui pourraient s'apparenter à ceux de chiots. Il était là pour composer une berceuse, pas un requiem! Et si quelqu'un entrait et croyait que c'était lui le responsable? Et si jamais on le condamnait pour le meurtre de la princesse? Et si jamais ça avait des répercussions sur la diplomatie avec la France? Et si jamais cela déclenchait une guerre entre les deux pays? Et si jamais c'était la fin du monde?

Oui, Rouselin était parti loin dans sa panique, au point qu'il ne se rendait pas compte qu'il agitait aussi le corps inanimé de la pauvre princesse dans ses gestuelles ridicules.



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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Lun 28 Déc - 13:44
Alors que la symphonie poursuivait sans elle, la Princesse Loir soupira. Tapant le rythme des cent pas, un rythme inaudible puisqu’elle n’était qu’une conscience simple spectatrice ne pouvant que voir et entendre. Bien que les sons portés aux tympans aient cette forme particulière comme étant bloqués par des parois, comme si la demoiselle se trouvait être enfermée dans un récipient, comme dans une théière. Maria s’agenouilla aux côtés de son corps endormi. Elle ne pouvait qu’attendre.

Puis une nouvelle note. Un rythme en crescendo brisant le silence qui jouait sa mélodie enveloppant les lieux du sommeil de la Berceuse. Par réflexe, la Semi-conscience de la jeune femme de sang bleu leva les yeux sur la personne qui venait d’arriver. Quelle horreur, quelle dissonance, présenter la Princesse Impériale endormie au sol. Au plus bas niveau des gammes terrestres.
La sorte de fantôme qu’elle était, se releva par habitude de ne pas résider sur les dalles. Observant la scène, la personne s’alarmant, jouant des cordes de panique. Il y avait un côté qui raisonnait comme se revêtant d’un air comique.

Elle s’inquiéta tout de même pour son corps qu’elle ne pouvait pas maîtriser, quelle insupportable dissonance de n’être point le maître d’orchestre de sa propre symphonie de vie.

Un autre soupir s’ajouta à la partition d’émotions de la Princesse de Symphonie.

Puis elle se concentra sur les mots alimentant les gammes de paroles qui s’élevèrent dans les airs. Il s’agissait donc de la clef de sol qui permettrait de mettre de douces sonorités vocales aux notes qui portaient les instruments. L’invité qu’elle avait fait venir, en privé pour garder la surprise afin de réussir son présent, était donc finalement arrivé. Heureusement qu’il l’avait trouvé, cependant elle ne se présentait absolument pas comme le voyaient les codes précis des mesures de l’étiquette.

Elle aurait bien voulu jouer le son d’une réponse au pauvre écrivain qui semblait si paniqué alors qu’il s’agissait, malheureusement, d’une situation normale pour ceux connaissant la Princesse Impériale.

Un silence passa sa mesure, tandis que Maria Elisabeth ne pouvait empêcher un air perplexe en voyant son corps ainsi traité.
Mais bon, il s’agissait d’un artiste des mots, il méritait l’indulgence tout de même.

Peu à peu, Maria ressentit une étrange sensation. Elle ne fit pas tout de suite le lien avec les tremolos de panique de Rouselin, puis elle comprit en levant les yeux de couleur givrée. Elle revenait doucement parmi la symphonie qui se jouait. Enfin.

Elle ne se souviendra que de ce qui fut en contacte direct avec son corps.

Péniblement, cherchant à reprendre ses accords, comprendre ce qui lui arrivait. Pourquoi était-elle tant secouée ? Elle se souvient. Il s’agissait de l’écrivant jouant des gammes de paniques.
Le son de la voix de la Princesse était secoué au rythme des gestuelles de l’hybride. D’ailleurs, elle se souvint de cette particularité étrange. Elle n’en avait pas vu auparavant ou si ? Qu’importait, elle tenta de calmer l’invité.

- Tout va… très bien. Monsieur Roussel. Maria Elisabeth est éveillée à l’instant…

La Princesse attendait que les partitions se remettent à jouer d’un air plus calme, espérant que sa voit nouvellement sortie du sommeil ait pu atteindre les oreilles de l’écrivain.
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Rouselin Roussel
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Ven 8 Jan - 22:35
Calme, il fallait reprendre son calme!

Pendant le moment où il céda à la panique, Rouselin ne prit pas conscience que son comportement était assez inapproprié. Oui, la princesse était évanouie, mais peut-être devrait-il faire preuve d'inquiétude de manière plus mesurée... et moins extravertie. Si quelqu'un entrait, non seulement on le soupçonnerait d'être à l'origine du mal de la princesse mais en plus il passerait pour un rustre. Mais quelle image était-il en train de donner bon sang! Ce n'est pas ça qui allait aider Dame Maria Elisabeth à se réveiller.

Une respiration. Deux respirations.

Bien, maintenant il pouvait peut-être analyser la situation avec un peu plus de sang froid. La princesse était allongée. Soit. Elle avait les yeux fermés et... Bleus? Non, ils étaient ouverts! Une vague de soulagement traversa l'hybride en constatant qu'il n'était pas face à un maléfice, un empoisonnement ou un attentat qui déboucherait sur la fin du monde. Non, juste un simple malaise combiné à son imagination féconde. Ceci était la bonne nouvelle. La mauvaise, c'est qu'il allait devoir s'expliquer à Sa Majesté.

Dans sa panique, il se rendit compte qu'il secouait la pauvre demoiselle au moment où elle lui adressa ses premiers mots. Il en comprit l'essentiel et recula vivement de son corps pour s'incliner. Diantre, les premières impressions étaient celles qui forgeaient les relations à long terme! Celle-ci était tellement catastrophique qu'il se demandait s'il n'allait pas être renvoyé d'où il vient immédiatement. Un peu craintif, il osa lever les yeux dans sa direction et reprit la parole d'une voix beaucoup plus basse.

"Veuillez m'excuser, Majesté, j'ai perdu l'esprit aussi je suppose!" Il tenta de jauger son état, pour vérifier qu'elle était bien. "Vous sentez-vous mieux? Désireriez-vous que j'appelle un domestique pour qu'il vous aide? Si vous n'êtes pas en état aujourd'hui, je peux sans soucis revenir plus tard..."

Il se perdait un peu, mais il était réellement intimidé par ce qui venait de se passer.

Un éclair lui traversa soudain l'esprit alors qu'il sentait sa queue de renard bouger qu'il s'était complètement dévoilé à elle! Oh non... Le seul moyen de le mettre encore plus dans l'embarras aurait été d'être dénudé... Hmm, peut-être pas, mais presque! Dans un geste un peu maladroit, il cacha ses attributs de nouveau sous ses vêtements en espérant qu'elle ne l'ait pas remarqué.



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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Dim 31 Jan - 14:20
Dieu merci, les notes de la voix de la Princesse Impériale avaient fait raisonner les tympans de l’écrivain.
L’invité sembla dans des tourbillons de mélodies plus ou moins emportées dans la panique, ce qui était compréhensible. Il venait de secouer une personne des plus importantes, bien après l’Empereur. Evidemment.

Maria remit en harmonie les plis de sa robe, les mèches dissidentes de sa coiffure. Se relevant, droite. Elle s’imposait de d’abord être à nouveau parfaite avant de faire entendre sa voix.

- Bienvenue à vous, Monsieur Roussel. Maria Elisabeth Edelstein, Princesse Impériale de l’Empire d’Autriche-Hongrie. Nul besoin de remettre l’invitation aux partitions d’un autre jour.

Salutations et présentation soulignées d’une légère révérence. Les gammes de manières ne s’effaçaient pas.

- Maria Elisabeth vous excuse, à cela s’ajoute l’inutilité de domestiques.

Un léger soupir rythma la suite, alors que la Princesse Loir rejetait ses épaules en arrière. Sa posture était enfin plus droite. Plus correcte, plus harmonieuse.

- Maria Elisabeth n’a simplement pas pu déjouer la Berceuse, mais maintenant elle est passée.

Le regard d’hiver croisa un reflet qui chanta l’apparence que la Princesse Impériale renvoyait, et ce qu’elle vit ne lui plu absolument pas. Voilà presque une dissonance qu’elle se montrait.
La Berceuse avait ruiné une partie de sa coiffure.

Mais elle devait poursuivre, elle était forte, elle ne pouvait pas s’écrouler en voyant son incapacité à être une clé de sol digne de son père. Et de sa future mère. Si elle pouvait désigner cette dernière ainsi.

Puis elle remarqua les notes, les gammes étranges de l’écrivain. Première impression peu distinguée, cependant, rien n’empêcherait la Princesse d’arriver à la fin de sa partition d’aujourd’hui. Elle avait décidé d’avoir le présent pour les mariés, et sa musique la conduira à les avoir. Absolument.

- Votre nature Hybride n’influence en rien l’harmonie de la mélodie d’aujourd’hui, n’ayez pas de notes déplaisantes à cela. C’est de votre symphonie de mots dont Maria Elisabeth a besoin.

Léger sourire distingué. Une mélodie présentable sur le visage de Maria.
Un regard sur la scène, aucune note n’apportait d’instrument à première vue. Mais les iris furent attirées par l’objet reposant toujours sur le divan. Son violon soigneusement décoré. L’objet serait parfait pour la composition, parce que la flûte traversière était la musique du début de sa vie à elle et son père. Le deuxième instrument apportait une nouvelle période, comme celle qui jouait doucement ses notes dans la vie de son père.
Voilà pourquoi Maria l’avait choisi. Cependant, elle avait pris soin de manière les partitions de manière à ce que la chanson soit aussi jouable en harmonie pour une flûte traversière, ou un piano.

La fille de l’Empereur saisit donc le violon avec précaution avant de poursuivre ses mesures en se retournant vers Rouselin.

- Êtes-vous disposé à écouter la mélodie qui porterait les mots que vous assembleriez ?

La Princesse de Symphonie n’appréciait pas que les portées puissent être trop décalées, il fallait que l’écrivain puisse entendre ce qui emportera les paroles. Elle voulait aller au but, vite s’éloigner de l’affreuse dissonance de son sommeil involontaire. Vite ajouter des notes, vite.
Maria Elisabeth Edelstein
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Rouselin Roussel
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Dim 21 Fév - 22:54
Voici un curieux personnage.

Bien sûr, Rouselin n'était pas habitué à côtoyer l'élite, mais même sans ça, il n'avait pas besoin de participer à des bals impérieux pour savoir que cette princesse était peu commune dans son genre. Mais ce n'était pas pour lui déplaire, au contraire. Cela serait ennuyant s'il avait affaire à une demoiselle un peu trop stricte et conventionnelle, n'est-ce pas? Il la regarda se redresser et reprendre sa noble posture en face de lui avec une certaine intimidation, mais aussi du respect envers cette jeune femme qui portait sans aucun doute de lourdes responsabilités sur son dos, et qui pourtant prenait le temps de le recevoir lui, qui n'était même pas membre de son peuple.

Sa voix harmonieuse resonna pour l'accueillir comme il se doit et lui expliquer les circonstances. Ce n'étaient que des phrases, et pourtant sa voix avec un agréable timbre qui l'apaisa immédiatement. Il comprenait mieux pourquoi elle l'avait appelé pour composer une berceuse. Il l'écouta en hochant la tête avec intérêt pour montrer qu'il comprenait malgré sa récente confusion. Il ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire en la voyant vérifier son allure. Il est vrai que toute cette agitation l'avait un petit peu décoiffé -lui aussi y était pour quelque chose- mais cela n'enleva rien son charme majestueux.

"Je vous remercie, Majesté." Fit-il en s'inclinant avec humilité.

Il appréhenda quelque peu sa réaction face à sa nature qu'elle ne put qu'apercevoir malgré ses efforts pour la dissimuler. Il ignorait totalement la politique de l'Autriche-Hongrie envers les hybrides (et même les autres créatures en général), mais à son grand soulagement, elle le rassura qu'il n'était en rien un souci de ce côté-là. Son sourire acheva de le mettre en confiance et il tenta d'y répondre du mieux qu'il put. Des leçons de savoir-vivre en haute société, voilà ce qui manquait à son cursus scolaire pour éviter de se retrouver comme un sot en face d'elle. . Mais passons sur cet incident et rentrons plutôt dans le coeur du sujet.

En la voyant saisir le violon avec la proposition d'écouter la mélodie qui devra être son inspiration, il hocha doucement la tête.

"Je vous en prie, je suis tout ouïe."

Le violon était un bon choix pour une berceuse. Même s'il n'était guère un mélomane, il avait parfois écouté des musiques pour ses besoins d'inspiration. Celle-ci serait sans doute excellente, pour peu que la princesse ait du talent, mais il n'avait aucun doute là-dessus. Il avait la sensation que tout l'être de la demoiselle inspirait l'harmonie et la symbiose musicale. En vérité, il était curieux, voire un peu nerveux d'écouter une de ses partitions car c'était comme rentrer dans un monde étranger pour lui. Un défi aussi, en quelque sorte. Devoir transmettre à l'oral ce qu'il n'était doué que pour l'écrit. Mais c'était cela qui le motivait le plus. Il était bien décidé à ne pas échouer.

Ses oreilles de renard sorties et droites en signe d'alerte, il attendit les notes calmes et plaisantes qui seraient sources d'inspiration pour sa plume.



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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Dim 15 Mai - 21:01

L’attention de l’unique public était acquise, la Princesse ne tiendrait guère rigueur des notes dissonantes que l’on puisse trouver dans les manières de l’écrivain. Bien des artistes avaient d’autres mesures à apprendre ou à appliquer que de savoir se tenir en haute société, et Maria Elisabeth ne se souciait aucunement de cela pour le moment. Seule la berceuse lui importait. Pas une berceuse qui ferait pleurer comme celle qu’elle portait en elle, non, mais une douceur qui porterait son cadet futur dans un sommeil réparateur.

Bien qu’elle ne serait plus l’unique gamme dans celle de son père. Les temps avaient changé, la Princesse Impériale n’était plus en duo avec l’Empereur.

Il lui faudrait redoubler d’effort, mettre encore plus de musique, plus de perfection. Et pourquoi pas, devenir, si l’opéra du monde le voulait bien, s’adonner à des compositions qui seraient jouées ?

Elle s’emportait, la demoiselle de sang bleu.

L’instrument vibrait, chantait la musique sans voix. Une douce berceuse, qui faisait tout son bien afin de ne jamais provoquer le chagrin. Maria ne voulait surtout pas que sa peine du sommeil se ressente dans ces notes. Elle n’y voulait que de la bienveillance.

Les yeux de glace de la Princesse demeuraient clos, seules les oreilles jugeaient de ce que le Loir créait. Guettant toujours la moindre fausse note, la moindre erreur. La moindre abomination musicale. Jamais. Jamais aucune dissonance ne devait apparaître aux tympans de son père, ou de qui que ce soit. À part peut-être le Crépuscule qui noierait cette infamie dans les mille et une nuits de ses ombres.
Le morceau durant quelques minutes, trois ou quatre. À vrai dire, la demoiselle impériale n’en savait rien. Pas une clé de repère.

Le morceau finit, elle abaissa le violon doucement ainsi que l’archet. Doucement, peut-être aussi légère que du vent, ou que sa présence fantomatique lorsqu’elle s’endormait malheureusement durant des représentations, elle vint ponctuer son concerto en prenant place sur le divan aux côté de Rouselin. Elle était un peu comme une enfant découvrant de nouvelles notes, celles des mots. La Princesse, bien qu’orgueilleuse, savait ravaler un peu de sa fierté sur ce terrain qui n’était pas le sien.

Elle voulait le mieux. La perfection. Elle ne le pouvait que pour les notes, pas les mots.

- Monsieur Roussel, cela inspireraient vos mots ? Maria Elisabeth peut aussi rejouer s’il le faut. Elle ne souhaite qu’une belle berceuse, rien ne sera une note de trop pour y parvenir.

Maria était déterminée, bien que des traces de fatigue puissent se laisser lire. La Berceuse, son fardeau, attendra.
Maria Elisabeth Edelstein
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Rouselin Roussel
Le renard de la fable "Le renard et le corbeau"
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Lun 30 Mai - 18:08
La beauté était subjective, mais certains de ces traits étaient universels.

Même si Rouselin ne jurait que par de belles phrases tournées, de mots articulés et lettres magnifiées, il ne pouvait nier la splendeur qu'il était en train d'écouter. C'était doux, sans être mélancolique, malgré l'instrument choisi. Un violon, il n'y avait rien de mieux, avec le piano, pour faire passer la douceur d'une mélodie. Elle semblait refléter en un instant toute la fragilité de la somptueuse princesse qui jouait actuellement devant lui, ses yeux de nouveau fermés. Si son coeur n'eut pas autant été bercé par la légèreté de l'air, sans doute se serait-il inquiété de la voir s'effondrer de nouveau dans l'inconscient. Mais elle était bien là, et à aucun moment ne sembla donner signe de défaillance.

Tout était parfait, sans aucune fausse note, aucune dissonance.

Le jeune poète n'était pas un virtuose, ni un professionnel de la musique, mais il se demanda un moment si cette jeune femme n'avait pas manqué sa vocation. Les grands opéras, les grands concerts voudraient sans doute d'elle si elle se proposait. Mais elle était une personnalité, il ne fallait pas l'oublier. Peut-être était-ce à cause de cela. Peut-être n'en avait elle jamais ressentit l'envie. Il ne le savait pas. Et n'allais pas lui demander, ne serait-ce que par respect. Lui était sauvage et libre, il appliquait son unique talent comme bon lui semblait, souvent mal payé mais dans de rares cas -comme maintenant- reconnu. À sa juste valeur, il ne le savait pas. Mais il allait devoir faire ses preuves, c'était indéniable.

Maintenant qu'il l'avait écoutée, il devait faire de son mieux pour se montrer à la hauteur de cette oeuvre d'art.
Réfléchissant déjà à des mots, son petit carnet ouvert, il fut très surpris de la voir s'asseoir sur le divan à côté de lui. En avait-elle vraiment le droit? Enfin... lui plutôt, pouvait-il s'autoriser à siéger à côté d'une princesse? Eh bien, si elle était venue, c'est doute que c'était toléré. Bien, ce n'était pas le moment de se laisser distraire! Il avait une berceuse à écrire, que diable.

"Ne vous inquiétez pas, Majestée. Un écrivain doit savoir tracer de sa plume les premières idées que sa muse lui souffle, car généralement, elle ne lui souffle qu'une seule fois."

Le renard gratta alors le papier, rapidement, comme s'il avait peur que ses mots lui échappent si jamais il ne les immortalisait pas. Pour le moment, ce ne furent que des esquisses, des idées qui lui traversaient l'esprit mais il avait déjà un fil directeur pour le futur petit ange . Le ciel... il avait très envie de faire sur le thème des cieux, avec le vent, peut être une métaphore sur la cigogne, pourquoi pas... Néanmoins, il ne devait pas décider de tout cela tout seul. Ce n'était pas sa poésie à proprement parler, mais celle de la princesse. Il lui exposa donc déjà ses premières notes ainsi que ses suggestions

"J'ai décidé de partir sur ceci. Néanmoins, maintenant que j'ai l'élan lyrique, je peux préciser un peu plus mes pensées, mais pour cela, je dois vous demander quelques petits éléments: préféreriez-vous une chanson universelle ou personnalisée qui ne parle que de votre enfant? Je saurais alors si j'ai le droit de vous inclure dans mes références, ainsi que son statut. Éventuellement un sujet qui vous tiendrait à coeur que vous voudriez voir dans les paroles."

Il avait un peu peur de poser d'autres questions, mais il allait déjà voir la réaction de la princesse pour le guider.



Renardeau découvrant la vie ~
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Dim 12 Juin - 23:03

Une alliance entre musique et mots, les rythmes des syllabes et des notes. Ainsi, une princesse de symphonie pu lier une composition aux paroles écrites d’un écrivain talentueux. Une berceuse douce, pour un précieux frère ou précieuse sœur. Cette rencontre avait abouti à ce présent unique, pour un petit être d’une grande importance.

RP terminé


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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