“La chance et la malchance sont deux godets d’un même puits.”

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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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✦ Libre pour RP ? : Oui

✦ Double-compte : Jan / Louie

Ven 18 Déc - 22:39
Il était une fois...

Derrière l'écran
FEAT Art by Kelly Vivanco

Pseudo - M.
Avatar - Art (The girl and the black cat) de Kelly Vivanco
Comment as-tu connu le forum ? - J'ai un prince qui se travestit sur ce forum
Suggestion, réclamation, un petit mot ? - Je veux des guirlandes et des boules de noël sur le design PARTOUT PARTOUT.

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Rapide portrait


Personnage de conte - La jeune fille qui portait malheur - conte roumain
Nationalité / Origine - Née en Espagne, cousine de feu Rey de Marisma.
Profession - Sorcière apprentie en vadrouille
Groupe - Sorcières
Pouvoir - A sa naissance, Ofelia de Velasco reçut pour malédiction d'apporter le malheur à sa famille comme à son pays.

Si au départ, ce n'est qu'un verre renversé, une coupure minime sur une feuille de papier, vous finirez par trébucher, vous cogner, par perdre un objet précieux, un animal, une personne même, ou votre propre vie. Les incidents, les accidents, ne sont pas rares quand on côtoie Ofelia. Mais n'ayez crainte, la souffrance de vous blesser lui impose vite de partir. Alors elle ne restera pas longtemps. C'est son fardeau. Car plus Ofelia demeure à vos côtés, plus elle vous porte la guigne.

Mais l'on dit de cette malédiction qu'un miroir saura la briser. Et c'est en quête de ce miroir qu'Ofelia a quitté proches, amis, père et points de repères, pour vadrouiller de part le monde et compléter ainsi ses connaissances de sorcière.

particularités




Cheveux filasses, noirs, raides et une frange épaisse sur le front. Deux yeux verts-marrons, vifs et inquiets. Grande fille d'1 mètre 72 pour ses 16 ans malingres, elle traîne en robe noire, jamais d'une autre couleur, portant à bout d'épaule essoufflée une valise bien trop grande de couleur rouge.

Souvent, elle tire sur ses cheveux, ébouriffe sa frange, bégaye, souffle fort, lève les yeux au ciel, se ronge les ongles, se gratte les poignets jusqu'au sang, tire sur ses robes, claque des talons au sol impatiemment, ou tremble de la lèvre quand elle est émue. Elle a une fossette à la joue, une tâche de naissance près du nombril en forme d'as de pique, et une brûlure à la cuisse qui lui plisse la peau comme de la soie froissée. Elle a un pied à peine plus court que l'autre, noue ses lacets du haut jusqu'à la pointe où elle forme le nœud, se tape le front quand elle peine à comprendre, remonte souvent le mécanisme de son horloge, surveille les miroirs autour d'elle avec un mélange d'espoir et de joie. Sa saison préférée est Noël, elle est douée pour tailler des formes animales dans des morceaux de bois, et exhale un parfum mélange de pomme d'amour, de caramel trop cuit et d'eau boueuse.

caractère



Elle a six ans, et les autres ne l'aiment pas. Sans réellement la détester, elles la craignent et cela chuchote sur son passage, cela se lève des places à côté de celles qu'elle choisit, que cela soit pour manger, pour prier même. On pleure quand on doit partager sa couchette, on supplie pour ne pas partager ses corvées. Et Ofelia se tait, fixe un peu le sol, reste les bras ballants, n'ose pas les contrarier - ne le fera jamais.

Elle est un peu placide, un peu fadasse, un peu triste, mais toujours optimiste. Un jour, cela changera.

C'est le couteau sur lequel on s'égratigne. Le coin de porte que l'on se prend au réveil. La flaque d'eau sur laquelle on glisse. Le morceau de verre sous le pied dénudé. Le clou au mur contre lequel on s'adosse. Les doigts pincés dans les charnières. Le ver dans la pomme. La voiture en haut des escaliers.


Elle a 12 ans, et les autres ne l'aiment pas. Sans réellement la détester, ils ne l'invitent pas à jouer. Ils se signent devant elle, et la repoussent quand elle s'avance. Ils éloignent leurs lits du sien. Se plaignent à Père Nikolas. Mais Père Nikolas est bon. Père Nikolas lui sourit. Père Nikolas lui montre le traîneau, et le bois sculpté, et le lait dans le pain d'épice, et les chaussettes que l'on accroche à la cheminée. Père Nikolas se moque du fer que le renne perd et qui le fait boiter. Il se moque des rayures faites sur ses jouets, du lait qui tourne dans la casserole, du caramel qui brûle dans la poêle, du charbon échappé à la cheminée qui finit par embraser le tapis, et la grippe qui se propage, les poux, le sel que l'on confond avec le sucre et toutes ces choses qui lui collent à la peau.

Elle est un peu discrète, un peu trop calme, mais attentive. Et sait que cela changera. Que cela doit changer. Et grâce à Père Nikolas, tout ses voeux sauront être réalisés. Car tel est l'esprit de noël, et le pouvoir de celui qui l'a recueilli. Celui qui l'a adopté.

C'est le chat noir qui traverse la route. L'échelle contre le mur sous laquelle on doit passer. Le sel renversé. Le pain retourné. Le parapluie qui s'ouvre dans la maison. Porter du vert. Le treizième anniversaire. L'oiseau qui regarde par la fenêtre. Les miroirs brisés.


Elle a 16 ans, et elle doit partir. Père Nikolas a tout fait pour l'aider. Tout fait pour l'aimer. Tout fait pour que les autres l'aiment. Mais les autres ne l'aimeront jamais. Il a eu beau essayer, de lui construire des machineries, des grigris, de l’ensorceler. La malchance s'est rit de lui, la malchance l'a blessé. C'est la coupure du rasoir sur son menton parfait. C'est la pomme de pin sucrée au sapin et à ses secrets. Ofelia se meurt de lui causer du tord. Et Ofelia s'enfuit.

C'est comme un cygne noir dans la neige du nord. Un cygne noir qui vole, qui court, qui prend le train, et un autre train, et une autre route, et un autre chemin. Qui dépense ses maigres économies, pour en gagner d'autres par ses remèdes de grand mère. Dans chaque maison où on l'accueille, la malchance revient et pèse, pèse si lourd sur ses frêles épaules que déjà on s'en débarrasse.

Mais Ofelia s'accroche. S'accroche aux murmures de la malédiction, celle dont elle rêve depuis qu'elle est enfant. Celle qui parle d'un miroir qui saurait tout changer. Un miroir au reflet magique qui lui redonnera sa liberté. Alors qu'elle soit triste, qu'elle soit en peine, qu'elle soit errante, qu'elle soit méfiante, qu'elle soit sceptique, qu'elle soit effarée, qu'elle découvre le monde, qu'elle en soit la victime, qu'elle traîne derrière elle des ombres denses, Ofelia écarte les brumes de son regard, efface sur son visage le masque de la timide, parle, aide, agit.

Non pas pour elle, mais pour le rendre fier. Lui. Le délaissé, l'en-arrière.
Le père. Son Noël. Son bien-aimé.




passage sur la piste

Elle est à l'auberge depuis trois nuits quand on vient forcer la porte de la chambre.

Son corps endormi est noué dans une chemise noire d'un coton décoré d'étoiles. C'est un cadeau de Père, et elle y tient, comme elle veille sur chaque objet que sa valise garde précieusement. Grande valise, rouge qui peut s'élargir encore pour emporter avec elle grimoire, potions, instruments et toutes ces choses qui font d'elle une sorcière, et pas une fille normale - l'a-t-elle jamais été ? Grande valise qui traîne sur le meuble au pied de son lit et elle ronfle un peu, la demoiselle, le morceau de fille de 16 ans qui reçoit, sur son passage, des regards méfiants ou même interloqués. Car elle se promène seule, sans chaperon. Couvre le monde d'un regard vert-marron qui s'arrête à chaque surface réfléchissant son reflet - et on dit d'elle qu'elle est narcissique, Ofelia, qu'elle ne peut s'empêcher de se mirer, qu'elle se trouve belle et que l'orgueil, cela attire le diable comme le plus puissant des sortilèges.

Ce n'est pas le diable qui fracasse sa porte, ce sont des soldats. Et en bas, l'aubergiste balbutie que non non, il ne la connait pas. Elle est venue, elle a payé mais il ne sait rien et ne veut pas savoir. Ce n'est pas son problème après tout, qu'on vienne coincer la petite espagnole - car elle est espagnole, indéniablement, avec ce teint olivâtre et son accent chantant, un peu hautain, elle en porte le visage comme un emblème, une héritière.

Ils s'approchent, en silence, la saisissent, elle rouvre les yeux - et hurle. Ils ne prennent pas la peine de la bâillonner. Au nombre de trois, ils sont armés, mais ne craignent pas les griffes de celle qui cherche à se défendre - qu'elle soit timide, qu'elle soit hésitante, qu'elle ait peur, elle a des ongles, elle a son petit couteau, elle a sa fierté et la promesse à Père, dans la lettre, de toujours, toujours faire attention.

Père, continue de m'aimer. Père, ne m'oublie pas. Je te parlerai chaque soir, j'aurai ton miroir avec moi, contre mon coeur. Le monde m'attend. Le monde ne me blessera pas autant que je le fais. Et tout cela doit cesser.

A leurs uniformes, de ces formes musculeuses sans voix, des rubans noirs volent et portent le deuil. Car la veille, on est allé sonner les cloches pour la mort de Felipe de Marisma. La veille, l'Espagne a pleuré son dirigeant et encore aujourd'hui, les portes sont closes, les vieilles sont silencieuses, et les hommes se terrent dans l'inquiétude du futur, de savoir pourquoi leur dirigeant est tombé, et de quoi.

C'est un malheur, un malheur.

Père, souviens toi de la fille en noir. Père, regarde les corneilles et pense un peu à moi. Veille sur le chat et les autres enfants. Et les lutins, et les lanternes. Et les cadeaux, les trains, les bonhomme de sucre. Veille sur le sapin et regarde le pousser.

Et c'est au malheur qu'on arrache la robe, la dénude, vivement. Découvre son corps de fille, pointe la marque sur son nombril.

« C'est elle. »

Elle qui. Elle pourquoi. Qu'importe.

On la prend, on la rhabille. On rassemble ses affaires et tant pis si on en oublie. On l'amène dans un carrosse noir, tout noir. On la jette dedans, on fait claquer le fouet. On l'approche des frontières de France, malgré l'amitié que le Rey portait à la Reine Ronce. Tout sauf de l'avoir ici.

Alors.

On la fait sortir. On la jette dehors. On l'écarte de force s'il faut. On lui renvoie sa valise. Et on ordonne, brusquement, déployant un papier couvert de sceaux officiels. Parchemin inhumain. Parchemin sans conscience.

« En ce jour, la couronne vous déclare bannie de tout territoire espagnol. Si la désignée coupable fait fi de cette condamnation et pose le pied sur nos terres, la désignée coupable sera écorchée vive en place publique avant d'être brûlée. Acte faisant foi à l'instant proclamé. Et sans retrait possible. »

Ofelia se redresse. Maladroitement. Son genou saigne. Son visage est écorché. Elle chiale un peu, bien malgré elle. Ses vêtements sont déchirés, sales, il fait froid dans les hauteurs. Le vent agite ses cheveux, elle est seule, désormais. Fixe, tremblante, le chambellan qui l'ignore, les soldats qui s'éloignent. Le carrosse qui se détourne. Remonte son châle sur ses épaules, ramasse sa valise. Et hurle, hurle aux Pyrénées.

« Mais pourquoi ? POURQUOI ? »

Seulement, il y a des questions auxquelles même l'écho n'ose pas répondre. Que le claquement des chevaux. Et des soirs sans lumière.

Sans chance.

(c) fiche crée par rits-u sur epicode

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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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✦ Libre pour RP ? : Yep

✦ Double-compte : Chester//Friedrich F. Edelstein//Alexender//Kay//Hanako//Hideo

Ven 18 Déc - 22:50
Re bienvenue. Ma nouvelle enfant. Popa Noël est content de te voir.

J’étais au courant mais j'ai relu quand même ta fiche et je l'aime. ~

En tout cas j'ai hâte de la lire en rp. A bientôt je pense. ~


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Ronce de France
La belle au bois dormant
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✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi

Ven 18 Déc - 22:55
Re-bienvenue parmi nous !

Je pensais pas qu'un jour quelqu'un jouerait ce conte. Pour ceux qui ne le connaissent pas, je vous invite à lire le résumé que j'en avais fait.

J'aime toujours la façon dont tu dépeins tes personnages. Ofelia est une enfant courageuse, qui mérite juste de recevoir un océan de bisous et d'amour. Un chat noir qui mériterait un foyer et de vivre pleinement sans souci.

Je te valide avec joie, petite Ofelia, et j'ai hâte de voir ses pérégrinations en jeu ! :aristo:


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Ofelia Klaus
La jeune fille qui portait malheur
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✦ Libre pour RP ? : Oui

✦ Double-compte : Jan / Louie

Ven 18 Déc - 22:58
*enlace fort*

je vous remercie pour votre accueil, et vos compliments qui me touchent beaucoup ! ronce, j'ai hâte de te croiser en jeu même si je m'excuse avance de ce que mon chat noir risque de t'apporter. père noël, tu sais déjà toute l'affection que je te porte. ta fille chérie reviendra vite à la maison une fois son destin accompli.
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Invité
Invité
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Invité
Ven 18 Déc - 22:59
Rebienvenue o/

Elle est chouette ce perso de conte dis voir 8D (*va lire le résumé aussi du coup*)
Invité
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