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 Beetween curse [Septembre 05]

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Kapphären Jan
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MessageSujet: Beetween curse [Septembre 05]   Ven 1 Jan - 14:11


Beetween curse

Friedrich



[rp se situant dans la continuité du mariage de rêve]

Le Roi Gottlieb n’était pas connu pour être un souverain patient, calme et généreux. Il était colérique, entreprenant, imbu de lui-même et détestait être raillé. Que l’on soit souverain d’un royaume comme le sien ou dirigeant d’un Empire, Gottlieb estimait être en droit de réclamer de la reconnaissance et du respect de par son titre et de par ce que sa lignée, au fil des siècles et de combats menés pendant l’endormissement de la France, avait su accomplir en terres annexées du Luxembourg-Bergië. Econome et pratique, il avait misé sur la grandeur de son pays par l’armement et la création d’une ligne de navire de combats, fleuron des Monbéliard et se voulant clairement au-dessus des standards actuels majoritairement espagnols. Par cette entreprise, il avait fait appel à l’un des plus grands concepteurs de cette époque, Hansel Robert Andriessen. Monnayant un accès libre à ses chantiers et la conception sans fin des ports militaires ainsi que des futurs navires royaux, il avait signé cet accord par le biais d’un titre de Duc, anoblissant l’homme et ses descendants et promettant la main de son fils ainé à celle de la jeune Bettina Grette Hedwig Andriessen.

Hélas pour Gottlieb 1er, son avarice lui avait coûté la contamination de son ainé par cette enfant gracile et souffrant du Delirium. Si le poison de cette maladie avait emporté Jacob Van Veerle de Monbéliard en l’espace de quelques semaines, Bettina avait néanmoins réussi à survivre jusqu’à la création du remède. Cependant, le contrat étant signé, Hansel Andriessen avait dû se résoudre à commencer les constructions volantes au plus tôt. Priant chaque jour que sa fille guérisse, par amour de sa lignée, et par l’attrait évident de voir son unique descendante placée sur le trône.

Car il restait un fils à marier pour Gottlieb. Qui ne put échapper aux fiançailles établies dès août à la guérison de sa promise. Le remplaçant fut donc contraint de faire face à cette jeune fille au visage poupon et aux cheveux blonds filasses, grasse et rose, plutôt mignonne mais intimidée, qui sortant de près de 9 mois de restriction, avait pu contempler le faciès peu viril de son second fiancé.

Mais un autre problème avait su effacer les titres des journaux Luxembelgeois.

Car de l’autre côté de la Mer du Nord, l’Angleterre fut la scène d’un nouveau coup de théâtre. Dont la mise fut remportée par l’Empereur d’Autriche-Hongrie. Ayant livré sœur traitresse aux pieds de son ainé, Friedrich Franz Edelstein reçu l’accord officiel de la couronne Anglaise d’exploiter et d’user comme bon lui semblait les terres hindoues. Ce fut donc la fin, sans préambule ni même annonce, des accords commerciaux entre l’Angleterre et le Luxembourg-Bergië, en matière de textile comme de fer, la colonie changeant de dirigeant. Gottlieb, se frottant jusqu’alors les mains de la réussite de son entreprise, poussa un cri de rage à faire s’évanouir le plus flegmatique de ses conseillers.

Il était évidemment hors de question pour le roi de réclamer les traités durement acquit avec l’Angleterre et de changer de maître de commerce aussi facilement.

L’ignorance de l’Empereur lui fut suffisante pour suivre une idée de son second fils : la colonisation des terres d'Afrique.

Ne disposant pas d’assez de fer pour ouvrir son second port militaire en hauteur de Bruges, sur Antwerpen, il lança sa flotte disponible à la conquête de l’Egypte, cela en moins d’un mois. Les tensions entre père et fils furent ravivées par cette importante démarche militaire. Et si Jan fut la figure publique et rassurante d’une telle avancée pour le petit royaume du Luxembourg-Bergie, en retrait, Gottlieb manigançait suffisamment pour placer toutes ses chances de son côté.

En plus de l’Egypte, le Yemen fut pris pour cible pour ses importantes mines de fer, presque égalables à celles de l’Inde. Après avoir renversé le pouvoir Egyptien en place pour mettre un sympathisant à la cause à la tête d’un conseil restreint européen, Gottlieb délaissa bien vite les textiles et autres denrées égyptiennes pour mieux armer ses troupes en direction de l’Arabie.

Son idée était simple: coloniser, remonter vers l'Empire Ottoman, proposer une coopération symbolique, accédant ainsi à une autorisation de vol, un surplus militaire, et l’accès ainsi libre à un autre Empire, qu’il comptait bien attaquer.

Car la vengeance, pour Gottlieb, n’avait pas de prix, ni de taxe à payer.


~

Il avait presque dû fuir son propre pays, protégé par ses gardes et emportant avec lui la tranquille Bettina qui, portant humblement son nouveau titre de Duchesse, se tenait à ses côtés dans le silence respectable des femmes luxembergeoises. De fait, elle était belge, et son accent prononcé la rendait presque amusante aux yeux de Jan. Malheureusement pour sa dulcinée, le jeune prince héritier avait bien d’autres chats à fouetter que de prendre soin d'elle, et ça depuis le mois d’Août.

Les complots opportunistes et les décisions militaires de son père étaient étroitement surveillés par le conseil de ses ministres, les nobles du Luxembourg et par son propre fils. Mais là où les premiers échouaient à le raisonner, surtout au vu du succès égyptien, Jan gardait la tête froide. Son père ne lui avait pas clairement expliqué ses plans concernant l’Empire Austro-Hongrois, mais le jeune travesti n’était heureusement ni stupide, ni ignorant. Il avait eu la possibilité de témoigner des douloureuses critiques de son géniteur à l’encontre de la couronne française comme de l’Empereur, et ne doutait pas que Gottlieb préparait minutieusement sa vengeance.

Friedrich Franz Edelstein n’avait pas seulement hérité du trône à la mort tragique de ses parents. C’était un homme d’action redoutable, un joueur d’échec, artiste charismatique et militaire au sang-froid. L’Empire avait la puissance nécessaire de réduire le Luxembourg-Bergië à néant, et Jan ne tenait clairement pas à une annexion pour cause de rébellion envers la couronne. Gottlieb était beaucoup trop vindicatif et manquait de prudence, cela allait finir par causer leur perte.

A Jan de protéger les vases avant qu’ils ne soient tous cassés.

Il lui avait donc été important de se présenter au mariage dans les meilleures conditions possibles. Mais, faute à la surveillance étroite de son père, certainement né de la dernière pluie, Jan n'avait pu répondre favorablement à son invitation. La première étape, qui avait consisté en la réponse au faire-part, lui avait valu l'opprobre d'une absence impardonnable.

Une absence qu'il devait à tout prix rattraper.

A regret, il avait dû cantonner Sigrid à Kastamer, comptant sur la présence de sa marraine, rapidement guérie du Delirium, pour surveiller les faits et gestes de son père. Entouré d’une délégation restreinte qui avait dû en surprendre plus d’un, et montrant par sa présence sa position ferme contre les décisions de son père, Jan avait débarqué à bord de l'Albatros, en compagnie de Bettina, secondée par son chaperon. Cette dernière, solitaire et docile, n'avait pas posé trop de questions et trouvait sans doute, dans ce voyage, une raison de se rapprocher de son fiancé. Anoblie pour l’argent et non pour des faits d’armes, sa famille demeurait moins respectée que les nobles de sang plus lointain. C’est tristement qu’elle cherchait la compagnie d’un Jan préoccupé et soucieux de respecter les traditions de ces terres étrangères. Mais parfois, le soir, il lui daignait sa présence autour du piano placé dans leur suite commune aux chambres séparées, sous le regard amer de la vieille Liebe Schavon, au nom peu approprié.

Annoncé par une missive d'excuses et par les gardes qui les précédaient, Jan traversait les couloirs en compagnie de son conseiller, précédant trois serviteurs, eux-mêmes chargés de trois paquets chacun.

Habillé de blanc, dans un costume strict, le col marqué des couleurs de son pays, il donnait le bras à Bettina qui, ombrelle en main et col haut sur la nuque, baissait les yeux à chaque pas de peur de trébucher. Elle était élégante, dans une robe vaporeuse d’un bleu turquoise, ornée de rubans blancs et rouge. Et serrait entre ses doigts nerveux une ombrelle de crêpes, peint aux paysages français, des boutons de rose égayant la dentelle d’un rouge plus marqué.

Le sourire serein mais le regard d’un dirigeant, Jan attendit de se faire annoncer, dignement. Le coeur battant à tout rompre et se permettant même une vague prière à l'égard du Grand Oublié pour ne commettre aucun impair vis à vis de l'empereur.

On lui avait notifié la présence du labyrinthe. Il ne tenait réellement pas à être fait prisonnier de guerre si la rage de Gottlieb et ses rumeurs avaient su franchir les frontières.

« L'empereur Friedrich Franz Edelstein ! »
Annonça le clairon. Et Jan frissonna, tandis qu'à son bras Bettina se raidissait d'impatience, telle une jument cabrée de nervosité.









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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Mer 6 Jan - 22:47
Bien des choses s’étaient déroulées ces derniers mois et, surtout, ce mois-ci. Tant de choses, tant de grands moments aussi uniques que partagés avec tant de personnes, mais surtout avec celle qu'il pouvait, officiellement, appeler sa femme, et nouvelle impératrice de l'empire.

Mais même si les festivités étaient finies, plusieurs points étaient encore à régler. Et surtout il devait être là pour Zahnfee, pour l’accouchement. Cela le rongeait de l’intérieur. Une peur qui l’obsédait au point de ne pas dormir certaines nuits, jouant du piano dans une pièce vide et isolée. Il avait cette hantise de cette amère expérience déjà vécue il y a de cela 19 ans. Ronove, son conseiller, avait bien essayé de dire à l'empereur de se ménager, mais rien à faire. L'empereur continuait. Il ne devait pas plier, sous aucun prétexte. Il devait montrer une image digne et fière de l'empereur qu'il était. Surtout en ce moment après son expansion dans les colonies des Indes. Plusieurs grandes choses se jouaient là-bas, et il allait devoir la jouer crescendo.

Mais dans l'immédiat un autre point était à régler. Le prince Jan du Luxembourg-Bergie était venu à sa rencontre, malgré sa non-présence au mariage impérial. Friedrich aurait bien régler les choses de manière simple, montrant comment doit être un monarque digne de ce nom à cet empoté de roi, qui pensait que la peur était la meilleur des façons de régner. Foutaises que tout cela. La peur n'engendre pas la confiance et les efforts produits par la peur sont toujours moins efficaces que les efforts produits naturellement.

L'empereur avait juste ignoré le petit roi qui avait des rêves de grandeur. Il avait plus important à faire. La vraie question était : que lui voulait l'unique héritier de cette couronne ? Friedrich, dans une grande bonté d’âme, lui accorda une chance de s'expliquer. Après tout si il était là seul, du moins sans le roi, c’était sûrement pas sous demande du dit roi. L’instinct de Friedrich lui disait que la rencontre pouvait en valoir le coup. Mais il resterait prudent. Même si le roi n'avait aucune prestance et aucun savoir vivre, en plus d’être un ignare complet qui, de surcroît, ne comprenait rien à l'art, peut être que le fils était plus rusé.

On annonça l'empereur au moment même où les portes s’ouvrirent devant lui. Cape au vent, moustache parfaitement gominée, le regard hautin et affûté. L'empereur n’était pas seul. Derrière lui, aussi discret qu'une ombre, son fidèle Schlange le suivait, prêt à défendre son empereur si le besoin se faisait sentir.

L'empereur allait jouer la carte de la transparence, et voir comment le prince réagirait. Friedrich approcha d'abord la dame Bettina, à qui il prit la main pour y faire un baise main, laissant sa moustache, doucement, frôler le tissu des gants de la jeune fiancée.

Puis Friedrich se tourna vers le prince Jan, lui serrant la main, fermement.

— Soyez les bienvenus en notre empire, votre Altesse royale Jan et Mademoiselle la duchesse Bettina. Bien que votre venue, en ces murs, nous laisse milles et unes questions quant à votre démarche, laissez-nous vous présenter toutes nos félicitations pour vos fiançailles avec Mademoiselle la duchesse Bettina Grette Hedwig Andriessen.

L'empereur invita le jeune couple à s'installer à leur convenance. L'empereur resta quelques instants debout faisant un geste de la main, ce qui eut pour conséquence de faire entrer trois domestiques qui installèrent une simple collation. Elle comportait un service en porcelaine fine pour le thé avec, comme motif, une petite partie de partition de musique d'un léger trait. À côté un service à café en faïence plus simple, sans décoration, mais la forme était travaillée de façon plus raffinée.

On posa un gâteau où il manquait deux parts, et deux petites assiettes accompagnées d'une fourchette à dessert, auprès des tasses des jeunes fiancés.

— Ceci est un Sachertorte, un gâteau d'un pâtissier de Vienne.


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L'empereur laissa le prince demander ce que lui, et sa conjointe, désirait boire pour accompagner le gâteau. Puis il se plaça à son tour à la table, droit, le visage haut et le regard fixe vers le prince.

— Donc que nous vaut votre visite votre Altesse Royale Jan ? Si c'est pour le mariage, nous pensons que votre retard est, comment dire, trop grand. Les festivités sont closes.

Au final bien qu'il faisait preuve d'un très grand sang froid, l'empereur n'avait pas forcement tenu sa langue quant à l'absence du royaume Luxembourg-Bergïe au mariage impérial. Bien au contraire il avait mis, comme certains le disaient, les pieds dans le plat.


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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Jeu 7 Jan - 13:07


Beetween curse

Friedrich



Jan avait été habitué au charisme brutal et étouffant de son propre père, ou à celui d'Ebène, ombre empoisonnée discrète mais efficace. Rien ne l'avait clairement préparé à affronter la présence stricte et froide de l'empereur Edelstein. Aussi, quand ce dernier apparu, franchissant les portes d'une démarche assurée, le regard d'ors et déjà vissé à ceux de ses invités, Jan sentit ses entrailles se tordre, et Bettina se raidir à ses côtés. Pourtant, le jeune prince n'en laissa rien paraitre, ne se permettant pas même un sourire confiant à l'égard du dirigeant. Il était en position de faiblesse, sur plusieurs tableaux. Et montra une fermeté docile en s'inclinant face à l'empereur, tandis que Bettina, à ses côtés, esquissait une charmante révérence.

Mais on ne pouvait retirer à l'homme sa politesse et ses manières. Venant embrasser le gant de Bettina dans un baise-main qui troubla la belge, toujours silencieuse suivant les ordres précédemment donnés par Jan, il offrit à ce dernier une poignée de main que le jeune héritier tâcha de tenir, sans pour autant tenter de prendre le dessus par un stupide concours de force.

« Votre Altesse Impériale, nous vous remercions pour vos félicitations, bien qu'il soit à nous de vous présenter tous nos compliments pour votre récente union avec la comtesse Valerosso. Nous espérons que cette dernière, et votre enfant, se portent bien et nous vous présentons les hommages et les louanges de notre peuple à l'égard de sa future naissance. Dieu bénisse votre descendance. »


Obéissant à l'invitation de l'empereur, Jan conduit Bettina à la table, l'obligeant, d'une main sur le bras, à demeurer debout tant que Friedrich Edelstein n'avait pas pris place. Il était inconcevable qu'un prince héritier débute un repas, même une simple collation comme celle présentée, avant un empereur. Aussi laissa-t-il un sourire discret naitre sur son visage à la mention du gâteau, appuyant du pouce sur le poignet de Bettina pour l'autoriser à parler.

« Votre cuisine est à l'image de votre empire et des arts qui y sont appliqués. C'est d'un raffinement exquis, votre Altesse Impériale. »
La voix de Bettina chevrotait à peine mais c'était déjà une agréable entrée en matière pour celle qui, six mois auparavant, n'était encore que la fille d'un riche bourgeois.

« Nous vous réitérons nos plus humbles excuses concernant notre absence à votre union. Des circonstances indépendantes de notre volonté nous ont obligé à demeurer au pays. Mais il nous était important de venir vous présenter nos félicitations, ainsi que nos présents à l'égard de cette grande occasion que nous avons si tristement manqué. Si vous me permettez, votre Altesse Impériale. »


Attendant un aval de ce dernier, Jan finit par lever la main pour appeler ses serviteurs. Ces derniers, saluant l'empereur d'une voix ténue par la discrétion de leur condition, présentèrent tour à tour leurs paquets. A chaque serviteur, son conseiller se présentait, ouvrant chaque boite.

« Nous espérons que ces modestes cadeaux sauront vous satisfaire. Nous avons fais demander les mesures exactes de ces altesses. Pour l'Empereur, trois costumes d'apparat. Costume du soir: Redingote rouge, veston soie d'or, chemise de flanelle et pantalon blanc pour le premier, brodé à la poitrine de l'aigle Autrichien-Hongrois. Costume de l'après-midi: Redingote noire, veston gris et rayures émeraudes, pantalon gris à son tour. Tenue de de bal: Redingote bordeaux, motifs de lys dorés au veston noir, double bouton en or, chemise de soie et pantalon crème. »
Le conseiller présenta les tissus, avant de faire refermer les boites, et de laisser s'avancer le second.

« Pour l'Impératrice, une robe de soirée aux couleurs de l'Autriche Hongrie. Soie blanche et taffetas rouge, col asiatique, sans motifs. Boutons dorés, dessous à la mode et faux-cul assorti. Nous avons fait monter par nos plus éminents joaillers une parure, rubis et or. Et une ombrelle, peinte des décors Hongrois, boutons de tulipe à la bordure, dentelle en crêpe. »


A nouveau, les présents furent avancés, puis renvoyés tandis que le troisième s'avançait.

« Pour la jeune princesse impériale, nos couturiers ont créé cette robe d'après-midi à motif floral pour l'avant, soie et fil en or. Le tissu est en soie, à peine laquée. Blanc écrémé, ruban sur le faux-cul. Corset assorti, gants et ombrelles aux paysages indous, pour vous féliciter de votre récente avancée en ces terres coloniales. »


C'était là que tout se jouait. L'ombrelle fut entrouverte, la crêpe laissant voir les motifs mordorés, aux couleurs des tuniques officielles du pays. Sur l'un des paysages, le drapeau impérial flottait au-dessus des cabanes traditionnelles. Au dessus d'un éléphant ayant à sa défense un ruban rouge et blanc. Jan observa les réactions de l'Empereur tandis que Bettina, les doigts frôlant sa fourchette, hésitait à entamer le délicieux dessert, les serviteurs de l'Empire ayant amené les thés commandés par les altesses.

« La naissance d'un enfant est une bénédiction et un bien-fait pour notre monde, surtout après les tragiques évènements causés par le Délirium. Aussi, le Luxembourg-België lui assure une garde-robe, à vie, pour saluer sa venue. A chaque saison, les tenues appropriées vous seront envoyées. Et votre enfant trouvera toujours un tailleur pour le contenter s'il nous offre le plaisir de sa venue en nos terres. »


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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Dim 17 Jan - 23:28

Friedrich écouta parler le prince qui était venu à lui, et qui lui présentait, il devait l'avouer, de forts beaux présents. Tout en admirant les présents du prince Jan, l'empereur apporta à sa bouche une morceau de gâteau.

Même la jeune femme appréciait le sens de l'art de l'empereur, et cela était appréciable. Peut être exécuterait-elle une belle performance au piano plus tard, pour combler l'empereur.

Friedrich devait reconnaître que le fils du roi « La Salière » était bien plus diplomate et savait comment faire preuve de bienveillance envers ses hôtes.

— Soit, nous vous pardonnons pour cette absence. Nous comprenons que votre situation était plutôt délicate avec votre père, qui ne semble point apprécier notre personne contrairement à vous.

Friedrich but une gorgée de café noir, puis reposa sa tasse, y ajoutant un sucre avec une cuillère d'argent.

— Nous devons reconnaître que vous avez réussi à nous faire une bonne impression. Ces présents n'ont pas du être chose aisé à faire dans le dos de votre père. Surtout pour une telle qualité qui, devons nous le reconnaître, est parfaite. Vous vous êtes donnés bien du mal.

Friedrich caressa sa moustache rousse, et réfléchissait aux paroles du prince. Une garde robe à vie, cela plairait sûrement à sa femme, et à sa fille Maria.

— Nous vous remercions pour votre bienveillance envers notre future lignée. Nous prions de tout cœur pour qu'aucun malheur puisse arriver lors de la naissance, aussi bien pour l’impératrice que pour le futur enfant.

Sur le plan personnel l’accouchement était une plus grande source de crainte pour l'empereur que le Delirium.

— Mais nous espérons, en effet, que toutes les mauvaise nouvelles, comme le Delirium ou la mort des sœurs Taylor, est derrière nous. Mais nous n'allons pas nous plaindre. Comme vous devez le savoir nous avons, comment vous dire cela, nous avons beaucoup gagner de toute cette histoire.

Friedrich eut un petit sourire sous sa moustache.

— Ne serait-ce d'ailleurs pas là un des autres motifs de votre venue ? Il me semble que votre père avait un accord commercial avec les Indes du temps où il était sous le régime de l'Angleterre. Et vu comment votre père ne nous apprécie point il n’eut pas du avoir l'envie de courber l’échine pour garder son commerce.

Friedrich mélangea son café lentement avant de boire doucement à nouveau son café.

— Mais nous voyons à votre regard que vous n'êtes pas venu défendre sa cause. Notre intuition nous est souvent favorable et nous allons de nouveau la suivre. Est ce que nous nous trompons sur vos intentions, votre Altesse Royale ?


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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Lun 18 Jan - 12:49


Beetween curse

Friedrich



Il y eut un regard, un échange qui se passa de mots, pour lier les deux royautés, au-dessus de cette table parfaitement dressée et des desserts élégants qu'aucun d'entre eux n'avait encore touché. A ses côtés, Bettina se crispait, visiblement anxieuse de ses propres réactions, qu'elles soient physiques ou physiologiques, et bavait des yeux devant son assiette, sans oser y planter sa fourchette. Elle devait attendre, mais le voyage avait été long et elle sentait les premiers spasmes digestifs bourdonner dans son estomac, ronronnant dans l'attente d'un grondement plus tonitruant. Fort heureusement pour sa satiété, Friedrich se résolu à goûter à sa propre viennoiserie, et Jan, avec un sourire réservé mais élégant, l'imita presque aussitôt.

« Un véritable délice, Empereur. »
Commenta-t-il sans trop en faire, avant de renvoyer de la main ses serviteurs, laissant son conseiller s'occuper de ces derniers tout en demeurant prudemment en retrait. Friedrich avait noté le paysage indou et, tout en prenant un chemin détourné, avait fini par mettre les pieds dans le plat d'une manière qui ravissait le jeune prince.

Portant la serviette à sa bouche, il eut une pensée fugace pour Ebène, dont il copiait les manières d'une certaine façon. Notamment par cette présence à la fois calme mais ferme, comme si rien, dans sa jeunesse, ne pouvait le déstabiliser sans qu'il ne puisse reprendre pied. Et tout cela, sans arrogance.

Il n'y avait pas à revenir sur les risques encourus par la nouvelle impératrice quant à sa grossesse. Mais avant de passer aux choses sérieuses, Jan se surprit à un peu de mélodrame trop sincère pour être aux normes de la société, cillant à peine sur sa fourchette dont il caressa l'argent du bout des doigts.

« Dieu est mystérieux dans Ses agissements. Nous regrettons bien évidemment la disparition de votre première épouse, Empereur, bien qu'elle vous ai laissé sur terre un cadeau précieux et ravissant en la personne de votre fille unique. Il est tristement déplorable de constater, aux delà des frontières, les agissements de certains envers leur propre famille. Malgré nos traités avec l'Angleterre, je n'ai jamais pu me résoudre à prendre parti pour l'une ou l'autre des deux soeurs. Et voilà qu'aujourd'hui, je n'aurai plus à le faire. » Portant la tasse à ses lèvres, il esquissa un nouveau sourire sans joie.

« Surprenant, la manière dont l'amour peut se changer en haine, et les objectifs en obsessions palpables. »
Reposant la tasse dans sa soucoupe, Jan fronça les sourcils. Semblant reprendre le théâtre de ses émotions, d'une main ferme mais pourtant pas détachée.

« Connaissez vous le jeu de go, Empereur Edelstein ? L'un de nos conseillers est rentré récemment d'un voyage en Asie, dans cette île lointaine que l'on appelle le Japon. Mes cours de politique m'ont appris le nom de leur Empereur et la majorité de leurs us et coutumes. Beaucoup sont à mes yeux incompréhensibles et pourtant fascinants. Le jeu de go en fait partie. »


Cillant pour observer Bettina, il observa la tenue de sa fiancée. Et la remercia intérieurement de la délicatesse dont elle faisait preuve à l'égard de la pâtisserie, suivant le rythme de l'Empereur pour ne pas terminer en premier et donner ainsi l'impression qu'elle s'empiffrait. Et lui prit la main pour obtenir son attention.

« Voyez vous chérie, à la différences des échecs où les combats entre les deux rois se soldent inévitablement par la destruction des pions, le jeu de go est un bien plus raffiné. Il ne peut y avoir que deux équipes, de pierres noires ou de pierres blanches. Vous déposez ces pierres sur un plateau quadrillé et vous tentez de protéger votre territoire de l'invasion du joueur adverse »
Le terme d'ennemi était à passer sous silence. Jan se redressa à peine, toujours souriant.

« A la fin, celui qui possède le plus grand nombre de pierre gagne. Et il est étonnant de constater les tactiques mises en place par les participants. C'est un jeu de réflexion, plus que d'attaque. J'ai essayé d'y jouer avec mon père. Les règles sont très simples, et à la portée de n'importe quel esprit retors. »
Bettina déposa sa fourchette dans l'assiette, et entreprit de boire son thé sans remarque, ni surprise apparente. Elle ne semblait pas même avoir entendu l'offense indirecte. Et laissa Jan monologuer tout en hochant la tête aux endroits stratégiques. Le regard du travesti fut aussi très satisfait. Et il se tourna vers Friedrich, baissant à peine les yeux pour ne pas le défier.

« Mon père considère qu'il est bon, au jeu de go, d’encadrer les territoires ennemis car si vous entourez un pion blanc »
Son doigt traça un cercle autour de la tasse. « Ce dernier meurt, et c'est le plus important. » A nouveau, il fixa Bettina, et baissa la voix, presque tendre dans sa manière de reprendre ses explications. « En se refermant en pince, même un vaste territoire peut succomber à l'invasion et devenir alors un pôle stratégique. Mais à se concentrer ainsi, on oublie généralement de protéger nos propres frontières et l'ennemi a tôt fait de comprendre votre technique pour la retourner contre vous. Et vous balayer. »

D'une légère pichenette, Jan gifla la tasse. Sans toutefois la renverser. Bettina manqua toutefois de sursauter, mais l'attention de son fiancé était de nouveau sur Friedrich.

« Selon mon père, je suis un très mauvais joueur de go. »
Un rire lui échappa, tendre et moqueur et Jan baissa la tête, en signe d'humilité. « Il est vrai que je protège bien plus mes territoires que je ne cherche à envahir celui de mon voisin. Je considère que lorsqu'une partie du plateau est tranchée par des frontières, celles-ci ne sont plus de mon ressort. Et je me concentre sur des territoires tout aussi intéressants, délaissés, qui se révèlent finalement, sous leur nombre croissant, être des forts non négligeables qui assurent l'importance de mon territoire, qu'importe sa faiblesse apparente. Et il m'arrive de gagner, souvent d'un demi-point, car il n'est pas nécessaire de tuer, au go. Ni de s'étendre de trop, tant qu'on a la technique adéquate. Cela énerve beaucoup mon père. »

Sous la table, Jan croisa les jambes. Reprenant sa tasse pour en avaler une gorgée. Et tapotant la main de Bettina, avec la douceur d'un maitre flattant un chiot revenant entre ses jambes.

« C'est exquis, n'est ce pas très chère ? Nous y jouerons, à notre retour.

- Cela serait merveilleux, Jan. » Récita posément Bettina, sentant confusément qu'un détail de l'histoire lui échappait, sans pourtant mettre le doigt dessus.

Jan espéra que les lumières soient plus vives dans le crâne de l'empereur Edelstein, même s'il n'en doutait pas vraiment.








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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Jeu 21 Jan - 23:42

Friedrich écoutait le prince parler. Il appréciait cette assurance que le prince prenait, malgré la position délicate dans laquelle il pouvait se trouvait si Friedrich décidait de tout raconter au roi. Mais là n'était point son intérêt.

Il n'y avait pas d'arrogance dans ses paroles, mais une assurance et un plaisir de partager certaines de ses connaissances. Le Kaiser sourit sous sa moustache. Mais il laissa le jeune prince finir. Surtout que, bien que le Prince Jan Van Veerle parlait de manière détournée, Friedrich comprit très bien quel était le sujet. Il avait bien compris que le roi Salière en avait après lui, et voulait encercler son territoire. Bien qu'il y avait les Ottomans dont il devrait s'occuper avant d'arriver aux frontières de son empire.

Mais pour toute réaction à ses révélations l'empereur haussa un sourcil et frotta sa moustache rousse. Les Ottomans ne lui faisaient pas peur. Le roi Salière non plus. Les deux pouvaient-il le faire trembler ? Peut-être si une alliance entre eux était jouée. Mais de ce qu'il savait de la « Salière » il n'était pas assez intelligent pour réfléchir à ce genre de stratégie. Un barbare de second zone qui voudra dominer les Ottomans par la force, pour l'attendre ensuite. Mais allez savoir si le peuple ne l'empêchera pas de mener à bien ses actions pour se venger d'une telle domination.

— Votre Altesse royale, Jan Van Veerle. Avant d'entrer dans le vif du sujet laissez-nous vous apprendre quelques petites choses que, nous l'espérons, ne vous ferons pas prendre la mouche. Voyez plutôt cela comme un moyen de parfaire votre magnifique façon de vous adresser à notre personne et votre culture.

L'empereur se leva et se dirigea vers un domestique, dans un mouvement de cape, et lui demanda de lui apporter quelque chose, avant de revenir à sa place.

— Sachez tout d'abord que nous avons déjà pu fouler de nos pieds ce pays nommé Japon. Un étrange empire qui voit les hybrides comme des dieux. Bien que nous n'ayons pu y rester longtemps, vu que nous nous sommes retrouvé là-bas par inadvertance, ce court séjour fut plutôt plaisant. Nous vous le recommandons pour une belle découverte. Surtout dans le nord de cet empire.

Puis le serviteur était revenu posant un goban sur une table préparée juste à côté de la table qui était occupée par les royautés.

— Nous ne savons pas si vous aviez déjà vu de vos yeux un goban en shinkaya massif. C'est sur cela que se déroulent les parties. Celui-ci vient de Chine, le pays où a été inventé le go, et il est considéré là-bas comme un art sacré.

Friedrich laissa quelques minutes au prince pour observer la pièce rapportée avant de reprendre la parole.

— Passons maintenant aux choses sérieuses. Votre père veut donc m'affronter au go.

Friedrich eut un petit pouffement de rire, avant de boire une gorgée pour s’éclaircir la gorge.

— Mais de ce que vous nous dites votre père est un piètre joueur de go. Des gros terrains sont facilement faibles. Sauf quand on a une bonne maîtrise de la stratégie à utiliser. Et non une stratégie de forcené porcine qui fonce droit devant en appelant cela une stratégie gagnante.

Friedrich regarda droit dans les yeux le jeune prince. Il espérait que la fiancée du prince ne serait pas du genre à avoir la langue trop pendue. Cela pourrait être fort contraignant.

— Et selon l'erreur des joueurs comme votre père, prince Jan Van Veerle, c'est qu'au go le grand territoire au go peut être mangé de l'intérieur avec plusieurs yeux. N'est ce pas votre Altesse, prince Jan ?

L'empereur avait bien compris où voulait en venir le prince. L'empereur espérait avoir prouvé, par ces paroles qui reprenaient celles du prince, s'être fait comprendre de la même façon.


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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Sam 23 Jan - 11:42


Beetween curse

Friedrich




L’Empereur était à peine plus direct que le jeune prince du Luxembourg-Bergië. Pouffant de rire, se moquant ouvertement du roi Gottlieb, Friedrick ne craignait pas le courroux de son interlocuteur, ni la mine à peine trop surprise de sa jeune fiancée. Aux côtés de Jan, Bettina cilla de l’un à l’autre, craignant soudain d’être le témoin d’une guerre à venir. De fait, elle n’avait pas tout à fait tord. Car Gottlieb s’arrangeait en ce moment même pour être l’un des acteurs principaux du conflit qui agitaient les Ottomans. Ayant renversé le successeur de l’ancien roi d’Egypte, la Salière menaçait directement le succès de ses colonies en proposant alliance qui rendraient ses frontières aussi friables que des toasts trop cuit. Et il commençait à agir de même envers le Yemen.

Sans l’Inde, le Luxembourg-Bergië perdrait à nouveau ses terres de marchandises, et verrait alors son commerce chuter inexorablement, sans matières premières à échanger ou transformer. Il veillait tout autant sur les apports touristiques et sa stabilité bancaire que sur ce qui constituait la base du Luxembourg : sa haute couture, son identité culturelle. Mais Gottlieb menaçait tout cela, pour le pouvoir, un trop grand pouvoir.

Grenouille qui se voulait aussi forte que le bœuf.

A la vision du goban, Jan délaissa la pâtisserie et ignora royalement Bettina dont la main tremblait à peine sur sa tasse – trop émotive. Il ne salua pas le serviteur mais tendit docilement la main pour recevoir les pièces, tout en écoutant l’Empereur qui, comprenant la menace, répondrait par l’une des siennes. Il n’y avait pas à prendre ombrage. Friedrich avait saisi le message et apportait au jeu sa propre lumière quant à ses futurs agissements si telle scène se produisait.

« Ce que j’aime, dans le go, c’est que parfois, inévitablement, des alliances se créent. Des danses se forment, des partitions pour clavier à quatre mains. Et je propose une légère digression à notre conversation, mais vous comprendrez tout de suite les points qui se rapportent au go. S'il y a une science qui me fascine, c’est bien la botanique. Je n’ai pas la main verte. Mais j’étudie parfois, au parc de Kastamer, ce que la Nature daigne m’offrir. Et j’ai remarqué que dans certains cas, les frondaisons des arbres se mêlaient l’une à l’autre, sans que rien ne se touche, ou ne s’y fonde. En regardant le ciel, on voit presque des frontières se former. Comme si chaque arbre, dans son essence, laissait l’espace à l’autre pour s'épanouir, et recevait ainsi le même traitement de la part de ses confrères. »


Un à un, les yeux blancs furent posés. Et un à un, ils se mirent à former sur le goban les pays Luxembelgeois, et les colonies, plus au sud, de l’Egypte et du Yemen. Alors Jan releva les yeux. Et souriant doucement à l’Empereur, affirma son propos.

« Il n’y a que cela que je souhaite. Et c’est ainsi que je me présente envers vous. Pour une requête de transparence. Je veillerai au maintien de mes colonies, et vous propose d’ailleurs, à la suite de mon mariage, que nous échangions sur quelques partenariats commerciaux. L’Inde nous a fourni pendant de longues années, et il y demeure des matières que nous aimerions récupérer, selon votre prix. En outre, j’ai découvert dans mes promenades Egyptiennes, quelques monuments curieux, des tombeaux pour la plupart que je ne m'amuserai pas à fouiller, ornés de ces symboles qu’ils nomment hiéroglyphes. Certaines de mes troupes, en compagnie de scientifique, creusent actuellement pour trouver quelques palais disparus des anciens rois qui feront, j’en suis certain, le bonheur des passionnés. Notamment en termes d’art. Et qui représente mieux l’art en ce monde, que votre personne, Empereur Edelstein. »









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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Sam 30 Jan - 18:42

Friedrich observa le plateau de go, laissant le prince placer toutes ses pierres. Cela le fit sourire. Il avait compris ce que le prince représentait sur le goban avec les pierres blanches. Mais il le laissa finir. Sait-on jamais une explication supplémentaire viendrait peut-être.
L'offre du prince était on ne peut plus alléchante. Cette possession des Indes était déjà devenue son plus gros atout. L'empereur se leva, regarda le goban et prit trois pierres noires. Il les posa, comme un expert, entre deux doigts, faisant claquer la pierre sur le bois précieux par trois fois, posant la première dans un coin, au loin du Luxembourg-bergie, une autre dans un œil du Luxembourg-bergie et une autre plus bas, mais plus haut que les pierres représentant l'Égypte.

— Sarajevo.

Voilà le premier mot qu'il prononça. Avant de se rasseoir et de poser son regard dans celui du prince.

— On peut dire que, contrairement à votre père, vous savez comment user de la corde sensible de ceux que vous désirez pour aller votre Altesse royale Jan. Bien que vous ayez raison. Cet empire est basé sur l'art. Ce qui fait de cet empire un commerce permanent sur les arts nouveaux et anciens, entre autre. Cela s'accorde avec notre personne qui affectionne particulièrement l'art, en effet. Bien sûr que cela nous représente grandement. Mais il faut savoir mettre ses préférences de côté pour le bien de son peuple. C'est ce que je vois, d'ailleurs, en votre personne aujourd'hui, votre Altesse royale Jan.

Friedrich plaça sa mâchoire dans la paume de sa main, son pouce alla se placer vers la gorge, et l'index sur le côté de son visage, le bout du doigt allant se placer sur la tempe du monarque, ce qui lui donnait un air de réflexion, un peu plus posé.

— Une question nous parait essentielle avant toute chose. Il est clair que votre père ne vous laissera pas sur le trône. Ce qui nous laisse supposer qu'une chose. Nous ne vous demanderons pas de détails sur le procédé. Bien que nous comprenions que cela soit une nécessitée pour le bien même de votre royaume et de votre peuple, nous n'aimons pas penser à cela. Nous vous demandons juste jusqu'à quand devons nous garder tout cela sous silence, pour cette alliance secrète. Après votre mariage. Mais quand aura lieu votre mariage ?

Friedrich reprit un peu de café. Il était sûr d'avoir compris que le seul moyen pour le prince de régner était de supprimer le père. Il était sûr que c'était là les projets du prince. Il n'aimait pas penser qu'un enfant pouvait tuer son père pour le pouvoir. Mais il savait très bien que sa fille n'avait nulle raison d'agir de la sorte, contrairement au prince Jan.
Friedrich fit approcher le goban et prit une poignée de pions noir qu'il lâcha sur « Sarajevo ».

— Pour notre part voilà ce qu'il arrivera en décembre avec, comme commencement, Sarajevo. Et cela sans aucune résistance, nous vous l'assurons.

Il avait dit cela pour faire preuve de bonne foi envers le prince qui lui avait livré ces informations quant à sa rébellion et quant à son envie de ne pas faire suite à la terreur de son père. Bien que l'empereur n'avait pas à craindre les stratégies bourrues du roi Salière, il appréciait les démarches du jeune prince qui savait mieux voir ses intérêts.

L'empereur imaginait toujours une chose quand il entendait parler du roi Salière. Il imaginait le gros roi, viande en main dire : « Friedrich c'est la guerre ». Et lui-même rire devant l'homme, rassurant tous ceux qui étaient présents en disant qu'il ne savait pas ce qu'il disait. Il l'imaginait, deux secondes après dire : « Friedrich, j'aime les fruits au sirop ! »


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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Jeu 4 Fév - 17:16


Beetween curse

Friedrich



Attentif au moindre faits et gestes de l’empereur, Jan se désintéressa complètement de sa jeune dulcinée qui, terminant son assiette, se fit le témoin silencieux des manigances royales et impériales sans oser piper mot. Faute d’une éducation trop intellectuelle, Bettina ne pouvait en rien conseiller son futur mari sur les actions et les édits à formuler au sein du pays pour l’améliorer. Elle n’était en rien une Ronce de France ou même une Impératrice Scandinave, n’avait pas l’once du charisme de Svetlana ni même le caractère de la Roscat. Elle n’était qu’une petite belge trop grassouillette, bonne à concevoir des héritiers et à sourire poliment. Néanmoins, elle savait écouter, pour mieux obéir. Et traduisait parfaitement bien les propos de l’empereur à l’égard de Jan. Aussi, quand ce dernier parla du sort réservé à Gottlieb, faute de laisser son – désormais – fils unique sur le trône, Bettina ne put s’empêcher de blêmir légèrement.

Il était une chose de supporter le caractère emporté de Gottlieb. Il en était une autre de penser à le tuer. D’un regard hésitant, elle cilla pour observer le profil du prince héritier. Mais rien, sur le visage de Jan, ne laissa présumer d’un choc ou d’une satisfaction particulière. Concentré sur le plateau de go, le travesti n’eut même pas un seul hochement de tête pour confirmer cet ersatz de rumeur aux formes mystiquement protocolaires que Friedrich venait de formuler. Bettina ne sut si elle devait en être rassurée et se laissa servir un thé par l’un des serviteurs présents, la gorge nouées, les doigts à peine trop crispés sur la soie de sa robe.

« Vous savez, Empereur Edelstein, je m’amuse parfois à tracer des limites bien nettes que je me surprends à mesurer. C’est idiot, car dans la majeure partie des cas, il est inutile de tracer des frontières physiques chez les gens, voire même au sein d’une communauté, car si les réflexes physiques et sociologiques ont tendance à se répéter selon un ordre presque cyclique, l’âme humaine peut aussi se montrer étrangement surprenante. Prenons en compte mes colonies. »


Son index passa sur le plateau et vint effleurer les pièces soigneusement disposées en Egypte.

« Nous sommes arrivés au pays pour combattre un homme que tous jugeraient mauvais. Mais cet homme, parti de rien, a su rallier la cavalerie à son projet, trouver le soutien des Ottomans pour renverser le pouvoir. C’était un Roi, qui était à la tête de l’Egypte à cette époque. Mais un soldat a pu, avec l’appui nécessaire, balayer tout cela. Comme quoi, ce que nous laissons en ce monde, la certitude de notre lignée, n’est rien de plus qu’un drapeau que l’on agite jusqu’à ce que quelqu’un, quelque part, trouve la force et la volonté de le brûler. »


Une ombre de sourire passa sur son visage. Il n’y avait là aucune forme de joie, même subtile.

« Les colons sont arrivés, ont balayé ce soldat et sa cavalerie. Et l’Egypte s’est pliée à notre volonté. Mais quand mon père a fait attaquer les bibliothèques pour réduire à néant les livres historiques et des bâtiments qui représentaient jusqu’alors leur patrimoine culturel, là, tous se sont levés et ont manifesté. C’est pour l’art, qu’ils crient et chahutent aujourd’hui. Pour l’art et pour l’amour de leur pays, pas pour le pouvoir, ou la justice. Ou tout du moins, ils pensent qu’un livre, un tableau, un monument, est bien plus important que leur propre liberté. C’est puissant, l’amour, quand on y pense. Très puissant. »


Vague, sa main se leva. Et à nouveau, il vint tapoter le bras de Bettina, avec une once de tendresse mal formulée. Son regard bleu-roi ne se détourna pas du profil racé de l’empereur, pourtant, sa main ne cessa pas un seul instant de caresser cet avant-bras dénudé. Son mariage n’avait rien à voir avec l’amour, contrairement à celui de l’Empereur et de la comtesse de Valerosso. Mais il avait tout de même quelque chose à protéger. Et il put sentir, sous les couches de ses vêtements, l’alliance dissimulée qui, sous les mouvements, frottait contre sa peau.

« Notre mariage aura lieu en début décembre. Le reste se fera peu après. Nous mettrons l’accent sur Sarajevo, pour détourner le regard d’une autre ouverture potentielle. En concentrant nos techniques et nos tactiques sur un point déjà perdu, nous gâcherons du temps pour mettre en place la seconde partie de notre accord. »


Avec la protection de ses colonies, les frontières délimitées de son pays et ce pacte de non-agression, Jan offrait sa main à un allié de poids dont l’influence, grandissante, ne saurait que lui être utile en temps voulu. Il avait toutefois un nom, une ville, à offrir en pâture à son père le temps que sa volonté soit assez forte pour assumer ce que Friedrich venait seulement d’évoquer. Un empereur étranger venait, en l’espace de quelques répliques, de mettre à nu ce qu’il s’était efforcé à nier pendant aussi longtemps.

Mais lui non plus, n’avait plus de temps à perdre désormais. Et sa vie se jouerait à la survie de son père.

Uniquement.









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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Ven 12 Fév - 21:15

Le jeune prince reprit la parole. Un discours prononcé avec conviction. Mais l'empereur ne partageait pas tous les points de vue du futur souverain. Chez les Edelstein la lignée et considérée comme une dynastie qui perdure et continuera, faisant prospérer la famille. C'était autre chose qu'un simple drapeau qu'on agitait. Mais tous ne pensaient pas comme lui. Il pouvait comprendre les paroles du prince même s'il pensait différement.

— Bien, fort bien. C'est une date qui nous convient parfaitement. Nous avions planifié une attaque en ces terres en début décembre. Nous allons nous permettre de revenir sur un petit point dont vous parliez plus tôt. Conquérir un territoire, quelque soit la manière, est une chose. Il en est une autre de détruire des siècles d'histoire et de traditions. Personnellement je trouve cela mal avisé comme méthode. Toute personne qui conquit un territoire n'est pas obligée de réduire le peuple à l'état sauvage, lui enlevant toute culture. Cela aura comme conséquence de, certes, dominer sous la force, mais aussi de dominer des colonies prêtes à se soulever au moindre faux pas.

Friedrich se replaça correctement dans son fauteuil impérial.

— Prenez, par exemple, les colonies des Indes que nous venons d'avoir en notre possession, et sans verser une goutte de sang. Tout est en cours de transformation là-bas. Mais sans toucher à la culture indienne, au contraire. Surtout que celle-ci est des plus intéressantes. Nous comptons pacifier ces colonies de l'oppression anglaise qui était sur leur tête. Stupide idée me direz-vous ? Mais que pensez vous d'un peuple qui a un dirigeant qui les respecte, qui les libère de leur condition d'esclaves ? Un peuple qui sera reconnaissant de les avoir libéré. Même si nous resterons des envahisseurs occidentaux, nous serons les envahisseurs qui les ont sauvés. Et donc ils seront heureux au quotidien et travailleront de bon cœur. Cela peut paraître cruel, mais une personne heureuse est une personne plus motivée dans ses devoirs au quotidien.

Friedrich fit apporter des coupes de champagne, un des plus grands cru qu'il possédait.

— Permettez-nous de vous féliciter en avance pour votre proche mariage et pour la suite des événements, ainsi qu'à toutes ces découverte historiques dans vos colonies que nous attendons de voir avec grande hâte.

L'empereur avait donc accepté ce pacte de non-agression qui ne serait actuellement qu'officieux. Bien que le roi Salière ne faisait pas peur à Friedrich. Il reconnaissait la valeur des informations du prince, du courage et de la bravoure qu'il lui avait fallu pour venir jusqu'à son palais.


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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   Dim 14 Fév - 11:36


Beetween curse

Friedrich



Jan écoutait et apprenait, son regard soutenant celui de l’empereur, hochant simplement la tête à chaque idée qu’il validait. Si l’esclavage ne lui semblait pas un mal pour faire avancer ses mines au Yemen, la reconnaissance d’un peuple lui apportait bien plus, tant par volonté de demeurer populaire au sein de ses colonies que par volonté personnelle de ne pas voir un homme, une femme, un enfant, être heureux de vivre sous le drapeau du Luxembourg-België, et de les protéger. C’est donc en se désintéressant de Bettina, qu’il laissa son regard pensif effleurer la décoration raffinée de la salle de réception. Ses lèvres se pincèrent, et pour toute réponse, il murmura :

« Un peuple aimant et heureux est un peuple qui fait la fierté d’un dirigeant. Un dirigeant ne devrait pas avoir la possibilité de régner sans cela. Je vous comprends. J’avais déjà dans l’idée de faire passer un décret visant à protéger la culture de mes colonies. Car je suis moi-même très intéressé par leur richesse, non pas en terme d’or mais en terme d’âme. Leurs divinités païennes sont fascinantes, leur archéologie un véritable livre d’histoire et ils possèdent une science dans la conception de leurs bâtiments qui nous serait fort utile plus au nord. Ce décret passera. Je m’y engage personnellement. »


Un sourire fleurit rapidement sur les lèvres du jeune prince. A ses côtés, silencieuse et réservée, Bettina suivait le fil de la conversation sans mauvaise pensée. Aurait-elle rapporté les propos à son père que ce dernier n’aurait rien dit de toute façon, par volonté de ne pas trahir le futur souverain. Gotlieb, avait-il déjà juré, ne durerait qu’un temps et la succession se ferait inévitablement par son jeune héritier. Jan de Monbéliard avait tout à envier à son ainé, mais la couronne importait dans la montée au pouvoir de la lignée Andriessen. Aussi, Gustav ne ferait rien pour contrecarrer les plans de l’efféminé, tant que cela ne lui coûtait pas la prison et l’opprobre jetée sur sa fille.

« Ainsi commence l’alliance Luxembelgeoise avec l’Autriche-Hongrie. Sous les leçons d’un Empereur que je ne saurais que trop remercier pour ses conseils. Je vous soutiens, personnellement, dans votre conflit envers l’Empire Ottoman. Votre victoire ne saurait être qu’une formalité qui trouvera son succès au plus vite, j’en suis persuadé. »
Levant son verre, Jan conclut, fermement.

« A Sarajevo. »


L’invitation au mariage n’était qu’une formalité dont Jan se dispensa, pour ne pas vexer Friedrich Franz Edelstein. Si ce dernier allait bien évidemment recevoir une carte, tous deux savaient qu’il était impossible pour l’empereur d’assister à l’union de Jan sans risquer le conflit avec un Gottlieb toujours vivant.

Car il le demeurerait, jusqu’à ce que la décision de son fils se fasse ferme et sans hésitation. Néanmoins, Jan doutait d’avoir la force de ne pas douter d’un tel verdict. A affronter le regard de son nouveau professeur, il eut un pincement au cœur à l’égard de Jacob et de tout ce qui l’avait amené à sceller cette alliance, dans le sang et dans la tromperie. Une robe. Une simple robe et trois paquets de sel, toujours dissimulés dans la penderie de ses appartements à Kastamer.

L’envie d’être libre.

Cela lui coûterait un père. Une famille. Une dignité. Mais il gagnerait en échange les rennes de sa propre existence, le bonheur d’être assisté dans sa cavalcade par un obscur milan des marais. Et la vision future des drapeaux en berne, quand il ne serait rien de plus que la dernière royauté. Cette vision, fugace mais puissante, le fit frissonner. Cependant, il la mit de côté, pour terminer son café et tapoter la cuisse fertile de Bettina.

Elle lui donnerait des enfants. Qui ne seraient pas ses héritiers. Mais sur lesquels il veillerait comme son père ne l’avait jamais fait pour lui. Tendre promesse.

Jan sourit. Et assurant sa volonté de bien faire, remercia l’Empereur, et termina sa bouchée.

Parfois, l’amertume pouvait avoir un goût de chocolat.



FIN.










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MessageSujet: Re: Beetween curse [Septembre 05]   
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Beetween curse [Septembre 05]

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