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 [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2

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Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
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MessageSujet: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Sam 23 Jan - 12:33


Un Mariage Impérial
:candy: Ouverture de l'Acte II :candy:


Le cortège impérial remonta l'allée menant jusqu'au château de Schönbrunn. L'instant était à la liesse et aux festivités proprement dites. La rigueur toute catholique de l'union avait laissé place à la ferveur. Les jardins, ouverts à toute la populace, prenaient des airs de bal populaire. Dames et hommes se remplissaient la panse au buffet laissé à leur intention, et déjà certains s'amusaient à quelques jeux innocents comme le colin-maillard, se chicanant entre deux bosquets.

Dans le château même, où le couple fit son entrée, l'ambiance était toute aussi fervente, mais nappée d'une touche de retenue. De mondanité. Royautés, famille proche du couple et invités de marqués se côtoyaient sous la voûte dorée de la salle de bal. Des gardes demeuraient en factions, en repli, dans l'ombre, surveillant le bon déroulement de la fête.

La décoration misait sur les couleurs du pays, quelques notes de rose venant parsemer la profusion de rouge et blanc. Comme une touche féminine faisant écho aux robes des dames d'honneur. Des portraits du jeune couple, ainsi que de la princesse Maria Elizabeth Edelstein, avaient été suspendus aux murs.

Le couple s'avança aux larges fenêtres donnant sur le jardin. L'empereur leva un verre, s'adressa aussi bien aux gens à l'intérieur que ceux se trouvant dans les jardins.

— À l'Autriche-Hongrie. Puisse cette union n'être que le prélude d'un brillant avenir ! 

L'orchestre de la salle de bal entonna un air.


Au même instant une voix masculine retentit, un brin moqueuse.

— Vas-y Freddou, c'est ta femme !

L'empereur déposa le verre vide à portée d'un plateau tendu par un domestique. Saisissant Zahnfee par les hanches, la faisant tourner comme s'ils allaient danser, Friedrich la pencha en arrière. Et, se penchant sur elle, enveloppa ses lèvres d'un baiser ardent.

Des verres se levèrent en réponse, des vivats retentirent. La fête pouvait désormais commencer.


Rappel des règles


  • Les festivités se déroulent en deux lieux. Dans la salle de bal du château, réservée au carré VIP (royautés, famille proche des mariés, invités de marques). Et dans les jardins, rassemblant la population et tous les autres invités. Seules les fenêtres séparent ces deux scènes, et sont ouvertes.

  • Votre personnage peut aller d'une scène à une autre. (Si vous êtes un homme du peuple et que vous voulez rejoindre le VIP, soyez subtil dans votre démarche) Si vous voulez jouer un fait qui aura de grandes conséquences, parlez en amont aux Mjs pour valider votre idée.

  • N'oubliez pas de faire un petit résumé à la fin et de préciser où se trouve votre personnage.

  • Cet event sera supervisé par Zahnfee et moi-même. N'hésitez pas à nous MP si vous avez une question. Le sujet "Mariage de rêve" servira de debriefing HRP et d'annonce des MJs.

  • Le prochain tour aura lieu le 3 février.




♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Dim 24 Jan - 21:46
Le mariage s'était conclu sans la moindre ombre au tableau. Aucune voix ne s'était élevée, et l'office s'était conclu avec son lot de bons sentiments et un échange de vœux qui ferait battre le cœur de plus d'une jouvencelle. Même la reine ne put retenir une petite larme d'émotion – heureuse de voir un ami de longue date trouver chaussure à son pied, et se sentant toute chose de voir quelqu'un se marier. C'était, depuis son réveil, la première fois qu'elle assistait à un mariage d'aussi grande pompe. Même une reine, habituée au faste des cérémonies, pouvait se sentir bouleversée. Qui plus est une reine dénuée de mari.

Un jour, peut-être, ce serait elle qui aurait la place du mariée.

Mais aujourd'hui était jour de fête. La reine et toute sa délégation se dispersèrent dans leurs carrosses, remontant les rues jusqu'au château. La liesse peuplait les rues. Oubliés les tracas, les soucis, oubliés les morts du Delirium, les victimes de la maladie. Chacun fêtait le mariage à sa façon, emplissant les rues de joie. Des enfants s'amusaient même à saluer les carrosses et les fiacres – ils devaient voir cette farandole comme un spectacle.

Au château, les festivités n'étaient pas en reste. Les jardins étaient déjà fortement peuplés et, en descendant de son carrosse, Ronce put voir des couples, déjà bien éméchés, s'amuser à se courir après. Pour sûr que les festivités allaient nouer quelques relations pimentées.

Avant d'entrer de plein pied dans la salle de bal, la reine souffla un ordre à une domestique qui s'empressa d'aller quérir ce qui était demandé. Ronce rejoignit les autres invités de marque, assistant au discours du marié et à sa... mise en scène.

« Juste ciel ! » souffla la reine tout bas, posant une main gantée devant ses lèvres. La scène plut à nombre d'invités au vu des vivats qui comblèrent le silence, et l'excitation qui gagna la foule. Déjà les plus affamés, ou assoiffés, se ruaient aux buffets. La domestique, interpellée quelques instants plus tôt, revint auprès de Ronce accompagné de quelques valets portant des présents. D'un signe de tête Ronce leur indiqua de la suivre jusque auprès du couple impérial.

Attendant que le couple impérial se retourne vers elle, Ronce les salua d'une révérence.

« Vos Majestés impériales, je me réjouis en ce jour pour votre mariage. Puisse-t-il être prospère et que... la délivrance de sa Majesté impériale Zahnfee se fasse sans mal. »

Ronce s'effaça sur le côté pour que la domestique puisse approcher le premier cadeau. Le paquet fut dénoué révélant une robe à la française, aux couleurs impériales de l'Autriche-Hongrie.

« Ne connaissant point vos goûts, votre Majesté Zahnfee, j'ai opté pour cette robe-ci qui, je l'espère, vous conviendra. »

Le second paquet fut amené par deux valets qui le déposèrent au sol, non sans mal. Un automate, à taille humaine, jaugeait la salle de ses yeux peints. Devant lui un orgue dont ses doigts frôlaient le clavier. Après avoir tourné une manivelle l'automate s'anima, composant, sans aucune fosse note, un air. L'exécution se conclut par une révérence de l'automate.

« Il est évident que l'exécution de cet automate ne saura pas égaler votre savoir-faire, votre Majesté Friedrich. Mais j'espère qu'elle saura bercer vos soirées, et ceux de votre épouse. Il sait exécuter près de cinq mélodies différentes. »

Après une ultime révérence, et quelques formules d'usage, Ronce abandonna le jeune couple à ses autres invités. La farandole des cadeaux de mariage ne faisait que commencer. Puis cette journée leur était entièrement consacrée. Elle ne pouvait se permettre de demeurer auprès d'eux tout le reste de la journée.

Le buffet trouva grâce à ses yeux, en particulier les pâtisseries et viennoiseries du pays. Avisant une friandise qui lui était inconnue, Ronce l'attrapa entre ses doigts et le porta à sa bouche. La reine émit un petit bruit appréciateur, et questionna un domestique sur l'identité de la friandise.

« Un Mozartkugel votre Majesté. En français ce sont des... boules de Mozart. »
« Je ne sais pas si Mozart a approuvé, mais j'affectionne beaucoup ces boules. » répliqua Ronce en en portant un second en bouche.

Elle risquait de prendre quelques kilos d'ici la fin de la journée, mais peu importait.

Résumé:
 


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Alice au pays des merveilles
Alice Liddell
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Dim 24 Jan - 22:32
Les épaules d'Alice s'étaient légèrement détendues lorsque le Saint Père conclut l'office. Le mariage s'était déroulé sans aucune anicroche, permettant à la demoiselle de respirer et de baisser sa garde. Du moins elle jetait, parfois, quelques brefs coups d’œil envers Orphée. Étant de la famille de la mariée, et qui plus est dame d'honneur, Alice fut conduite dans un fiacre réservé aux proches du couple. Serrée contre Chester, l'Androïde observa la rue de par la fenêtre se demandant ce qui l'attendait pour la suite.

Faste, liesse et cris de joies de tous les côtés. Même si elle était dame d'honneur, et pouvait donc accéder à la salle de bal, l'Androïde avait préféré demeurer du côté des jardins. La vision des gardes au sein du château l'avait rassuré – tout devait bien se passer et rien ne devait entacher la suite des festivités. Tête haute, Alice adressa un sourire à Zahnfee. Le remarqua-t-elle ?

Quoi qu'il en soit une voix commenta le discours de l'empereur. Une voix familière, tout juste située à sa droite. Par réflexe la main androïde d'Alice agrippa la main de Alexender. Les griffes de métal brisèrent les doigts dans un craquement lugubre.

« Imbécile ! »

Des vivats s'élevèrent. Alice leva les yeux, juste à temps pour voir le baiser échangé par le couple. Sa main relâcha celle de l'Allemand, non sans pester.

« Arrête ce sourire de bien heureux ! C'est pas parce que t'as réussi ton coup qu'il faut te pavaner ! »

La foule se pressa autour du couple impérial. Têtes couronnées et invités de marques venant les abreuver de baisemains et de salutations. Alice attendrait que l'agitation se calme pour aller auprès de sa sœur. Chester avait déjà filé auprès du buffet, se goinfrant comme à son habitude.

La musique s'éleva, invitant les convives à mener quelques pas de danse. Des couples se formèrent jusque dans les jardins, ponctués de gloussements. Alice croisa les bras, en regardant Alexender de bas en haut. Ce n'était pas lui qui l'inviterait pour sûr. Avisant le premier venu, et invité solitaire, à sa portée, Alice s'empressa vers lui tout sourire.

« Bonjour. Voulez-vous m'accompagner pour une danse ? »

Alice tendit son bras de chair à l'inconnu, offrant le visage de la demoiselle novice faisant ses premiers pas à un bal de promotion.

Résumé:
 



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Hansel
Alexender Rammsteiner
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Lun 25 Jan - 0:14

(Sans les piercings. Voilà les effort d'alex pour le mariage. Avec les lunettes oui)


Alexander avait finalement passé toute la cérémonie au fond de l'église. Il n'avait même pas lever le petit doigt quand il avait vu la femme extravagante se faire emmener hors de l'église. Alice n'était pas vraiment contente qu'il ne fût pas à la place qui lui était due. Mais il ne put échapper au transport avec la famille des mariées.

Une fois sur place tout était beau. Enfin de ce que tous les coqs en pâte en disaient autour de lui. Car lui et l'art c'était deux choses complémentes différentes. Il s'en fichait fichtrement de toutes ces choses superficielles. L'androïde avait été sage pendant la cérémonie et le moment était venu de dire un petit truc innocent mais qui bougerait peut-être les choses.

— Vas-y Freddou, c'est ta femme !

Voilà qui devrait les pousser un peu plus, pensa l'androïde. Mais il n'eut pas vraiment le temps de souffler qu'Alice venait de lui briser trois doigts en lui serrant la main de son bras de métal. Alexander leva le bras, regardant ses doigts puis sourit à Alice à la vue de ce qu'il se passait sur le devant de la scène. Il ne dit pas un mot. Son sourire était bien assez parlant pour cela.

Pour toute réponse Alice partit vers les jardins. Alexander pesta quand il l'entendit demander à un autre de danser avec elle. Alexander regarda la foule, prenant une coupe d'un alcool qu'il ne connaissait sûrement pas, sur un plateau d'un serviteur qui passait devant lui. Comme l'idiot qu'il était il le but cul sec, et on pouvait dire qu'il y avait certains alcools qui vous arrachaient la gueule ici.

Puis Alexander repéra une femme à la longue chevelure rousse. La robe n'était pas dans ses goûts mais elle ferait l'affaire. L'androïde avança d'un pas assuré pour se stopper juste devant la jeune fille et lui prit la main.

— Bonjour, oh charmante demoiselle aussi rayonnante que le soleil en ce beau jour. Excusez-moi de vous déranger, mais est-ce que vous m'accorderiez la danse qui suivra celle des mariées ? Ce serait un grand plaisir de danser avec une personne telle que vous.

Il avait lu ça dans un livre d'Alice. Peut être cela marcherait-il avec cette jeune fille, qui avait l'air très bien soignée ? Sûrement une personne importante. Enfin noble ou par il ne voyait pas la différence. Une belle fille noble à la robe si « belle » et à la chevelure de feu, dansant avec un albinos à la peau spectrale devrait pas passer inaperçu.


Spoiler:
 


☠ Walking dead ☠

défis:
 


Dernière édition par Alexender Rammsteiner le Mar 9 Fév - 18:42, édité 1 fois
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Pitt
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Ven 29 Jan - 20:06

Enfin l’air, enfin la liberté partiellement retrouvée. Le monde extérieur, celui qui donnait de quoi respirer.
Mais qui n’avait rien des plaines du Nebraska ou d’ailleurs aux USA. Le Lièvre de Mars s’ennuyait doucement des temps de Mars d’avant, ceux qui étaient complets. Là, beaucoup semblait fissuré. Il lui arrivait de voir la terre et le ciel se fissurer.

Hallucination peu méchante, mais étonnante, c’était quelque chose de rare après tout. Peut-être Eliott avait bu une mauvaise absinthe ? Les mauvaises étaient les meilleures en fait, ou bien un opium de trop ?
C’était qu’il pouvait en réclamer un peu plus, et non comme auparavant juste une fois tous les millénaires. Il n’avait jamais été un grand amateur de cette denrée, mais ces temps, elle semblait être une bonne amie de la Fée Verte. En association, elles faisaient de beaux miracles.

L’esprit partait, il voulait se détacher, fixer Avril qui semblait doucement se montrer par les fissures. Le Marquis, encore très récent, s’éloignait trop. Le Joueur tenta de revenir, le Jeu n’était pas terminé. Les verres d’absinthe seraient encore devant les miroirs. Et le Dé, elle était là, non ? À son bras, non ?

Le vague qui avait régné un instant dans les prunelles trop vertes du proxénète s’en alla, laissant place au large sourire habituel.

Les oreilles avaient écouté en partie le discours du marié, ce qui était déjà un exploit pour Pitt. Lui, qui était perdu dans ses réflexions temporelles durant ce temps.
Il mima ce que les autres firent en réponse à ce qui venait de se passer. Il y avait quelque chose d’étrange, il voyait que les rôles se modelaient, se montraient, le sourire devint différent. Le Joueur prenait les commandes, enfin, rendant un peu plus attentif le pilleur de tombes.
Histoire de ne pas perdre pied en pensant que Mars puisse se fissurer.

Il surveillait d’un air distrait Dahlia, en parlant de fissure, il en avait vu une fine sur le poignet de sa Poupée de porcelaine. Il n’aimait pas. Il ne savait pas ce qui s’était passé, et elle n’avait pas répondu à la question. Alors celui qui se faisait appeler Eliott March de Raincourt, se contentait de veiller de loin. Il n’aimait pas qu’elle sorte de New-Wonderland en fait. Pas du tout.
Pitt se raccrocha à Ashes alors, le Dé restait le plus proche du Joueur. Le plus rassurant peut-être.
Un sourire au Trésor Grisé, prenant les deux mains, les montant un peu plus au niveau du buste, le Lièvre resté en Mars demanda aux Cendres :

- Et maintenant, si on cherchait où pourrait se trouver un peu d’absinthe ? Doit y en avoir, nan ?

Il y avait une note de fatigue, se ressentant dans l’accent encore plus fort du Nebraskan. Il ne put résister plus longtemps à tirer sur son col. Il n’en pouvait plus d’être aussi emballé. Léger rire, un brin nerveux, il retenait un fou rire peut-être.

Spoiler:
 
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Orphée
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Sam 30 Jan - 9:33
Les mains croisés dans le dos, Orphée naviguait parmi les festivités. Il y avait bien des regards qui le fixaient, des sourcils qui se fronçaient et des messes basses. Mais aussi étrange que cela était, en cette journée de célébration, il n'attirait pas plus que cela l'attention.

« Excusez-moi, vous voulez quelq-... Euh, vous voulez quelque chose à boire, monsieur ? »

Un serveur avait attiré l'attention d'Orphée alors qu'il ne voyait que son dos. La rencontre proche avec son visage tatoué du masque de la mort surprit l'employé. Mais ce dernier outrepassa ses superstitions et reprit ses manières. Il avait été sélectionné pour servir à ce mariage.

« Bien sur. Merci. »

Les doigts fins se saisirent d'un verre. A l'intérieur du liquide, de petites bulles remontaient. Le liquide passa les lèvres du Joueur du flûte qui avait maintenant une dentition parfaite. Nouveau pouvoir.

Orphée inspecta la salle, recherchant des personnalités célèbres ou des gens connus qu'il avait rencontré lors de ces incessants voyages. Il n'en vit aucune. Il laissa passer une nouvelle gorgée entre ses lèvres et reprit son exploration.

Les fenêtres étaient la seule frontière entre les invités de marque et les modestes provenant du peuple. Orphée s'arrêta devant l'une d'elle et observa ce qu'il y avait au-dehors. Fête. Allégresse. Joie et couleurs. C'était vraiment une belle fête. Orphée pouvait voir l'argent qui avait coulé lors des préparatifs. Cette richesse qui avait permis de transformer un grand espace de pelouse en une magnifique œuvre d'art vivante.

*Si seulement ce genre de chose pouvait arriver à l'échelle d'une ville entière. Si cela pouvait arriver plus souvent. Les gens seraient plus colorés. Ils seraient un peu plus que des coquilles vides et grises... *

Finissant son verre, il le posa sur le plateau d'un second serveur qui passa. Ce dernier ne s'arrêta pas et se dirigea vers un groupe important. De plus haute extraction hiérarchique que lui qui n'était autre que le père de la mariée.

Il reprit finalement ses déambulations. Les gens s'invitaient à danser. Alors seulement, Orphée se sentit entouré de connaissances. Avec un sourire, il invita une dame. Celle-ci laissa échapper un petit cri aiguë lorsqu'elle découvrit son faciès mortuaire.

« Excusez-moi madame, je ne voulais pas effrayer. Veuillez passer une très bonne journée. »

Orphée s'éloigna et fit une nouvelle demande. Ce ne fut peut-être pas la bonne mais il persévéra jusqu'à en trouver une. Aujourd'hui, il n'était pas d'une humeur grandiloquente. Il jouait le rôle du gentilhomme qui se laissait porter par la fête.

Les pas de danse se succédaient. Les corps tournaient. La foule grossissait. Orphée se rapprocha d'un homme. Celui qu'il avait cru rencontrer sur le Nouveau Continent dans la ville de Salem.

« Alexander, comment allez-vous ? Qu'est-ce qui vous amène ici en ce jour de fête ? Vous souvenez-vous de cette promesse que nous avons fait en Allemagne ? »

La danse continua. La chorégraphie les obligea à s'éloigner pour se rapprocher plus tard. Entre temps, Orphée se rapprocha de la sœur de Zahnfee, de l'androïde avec qui il avait partagé quelques aventures.

« Ma très chère Alice, j'espère que je ne vous ai pas trop iniquité durant la cérémonie. Comme vous pouvez le constater maintenant, je ne suis pas d'humeur à provoquer une esclandre. Une simple question : imaginez que vous soyez d'humeur à m'accorder un nouveau don, le feriez-vous ? Je veux dire, cela serait-il possible de le renouveler régulièrement ? »

La danse n'arrêtait pas. Elle rapprochait et éloignait les couples.

Résumé:
 
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Maria Elisabeth Edelstein
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Dim 31 Jan - 14:17
Tout allait dans une grande harmonie. Un doux sourire se montrait sur le visage de la Princesse. Heureuse pour son Père, un brin inquiète pour la suite. Le rythme de l’opéra de sa vie allait changer de partition.

Après l’acte du mariage, Maria s’était éclipsée le temps de se changer. Aidée de ses dames. Elle avait cru que son cœur allait l’abandonner lorsqu’elle sentit la somnolence la prendre, elle ne voulait pas briser cette si belle harmonie qui se jouait en ce jour. Voilà une pensée qui fit inspirer profondément la Princesse d’Autriche-Hongrie.

Puis elle fit son entrée sur la scène de ce deuxième acte, portant une robe en accord avec la situation, être en harmonie parfaite avec ce qui l’entourait. Les couleurs restaient dans ceux inspirant l’aube. Suivie par ses dames de compagnie.

Elle écouta avec attention la voix de son père parler, bien qu’elle fut quelque peu perturbée dans ses mesures avec la conclusion par un tel acte.
La jeune femme n’avait jamais assisté à cela auparavant après tout. Sans compter ce qui c’était joué après un opéra, mais cela ne comptait pas. En digne princesse, une princesse qui savait jouer de ses dix doigts, elle avait su corriger la dissonance incrustée. Elle avait juste veillé à ce que son mécénat ne soit pas un échec. Malgré la Berceuse.

Maria Elisabeth était heureuse pour ce jour d’union, un orchestre bien arrangé, que de perfection. De douces notes pour les yeux, et les oreilles.

Alors qu’elle s’apprêtait à rejoindre son père. Une note blanche apparu sur la mesure. Un homme, son nom lui échappait. Elle ne l’avait pas vu au mariage, mais peut-être accompagnait-il une personne de la famille de Zahnfee.
Une mélodie de souvenir se joua un instant, il devait être albinos, cet homme.

Maria nota que les paroles de cette personne avaient au moins de quoi l’écouter. La Princesse Loir aurait souhaité l’approbation de son père, mais la demoiselle était trop polie pour refuser sans raison valable. Ce n’était qu’une danse. Une partition pour rythmée dans la symphonie qui se jouait. Retirer la main ne serait donc pas nécessaire.

- Maria Elisabeth accepte votre invitation, la mélodie de vos mots en vaut bien l’attention.

Doux sourire distingué.
Une mélodie d’espoir se jouait, celle de ne pas s’endormir en dansant… Déjà elle avait senti la menace de la Berceuse un peu plus tôt, mais peut-être que le tempo des danses serait capable de retarder un peu l’avancée de ce chef d’orchestre qui s’entêtait à vouloir éloigner Maria de la musique de son propre concerto. Celui du monde.

Mais une autre note s’ajouta. Celle avec un faciès étrange, mais il s’agissait aussi de celle qui jouait la mélodie du père pour Zahnfee. Si l’on se fiait au fait qu’il ait accompagné la femme de l’Empereur à l’autel.

Les mots révélèrent ainsi le nom de la note blanche, Maria commençait à se laisser entendre que ce mouvement de concert ne concernait pas sa personne. Et donc qu’elle ne devait pas rester une note baladeuse dans cette conversation.

- Monsieur Alexender, si la présence de Maria Elisabeth trouble l’harmonie de votre conversation avec cet homme, Maria Elisabeth peut s’en retourner vers ses dames.

Il ne fallait pas s’imposer. Les notes qu’elle jouait devaient être respectueuses, et donc ne devaient jamais s’imposer dans un tel cadre. Il n’était pas question de titre, la Princesse Loir ne voulait pas déranger, juste continuer à être la clé de sol de son père.

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Le marquis de Carabas
Keisarinna Asbjorn
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Dim 31 Jan - 20:38
Cela avait l'air déjà assez insupportable en soit, mais alors dans une langue qu'on ne comprend pas... le moment précis où elle avait reçu cette cicatrice sur le visage semblait moins désagréable. Une partie d'elle ne put cependant pas s'empêcher de trouver le couple royal charmant. Se dévorant des yeux avec passion et fougue, semblant déclamer des paroles qui ne ressemblaient en rien à des vœux bateaux que bien des nobles forcés jeter en espérant que leur moitié meurt sous peu d'une syphilis. Cela ressemblait plutôt aux mariages faits à la volé derrière une maisonnette, de jeunes idéalistes que les parents allaient déshérités aussitôt le pot aux roses découvert. Mais l'amour triomphait toujours disait-on. Asbjorn n'avait pas d'avis sur le sujet, même si elle trouvait que les mariages secrets avaient ce charme qu'aucune église en marbre blanc, qu'aucune fanfreluche, et qu'aucun cadeaux de mariage ne pouvait égaler. Mais si se marier n'avait jamais une priorité pour l'impératrice, se dire qu'elle allait surement devoir en subir un, et loin, bien loin de ce qu'elle pourrait imaginer lui arracha un bref soupire. Si Islinss a ses côtés le remarqua, il ne rajouta rien.

Le grand perse se pencha sur elle, avec les yeux de celui qui attend désespérément que l'autel explose, car aprés tout cela ferra un peu d'action. Sa question l'étonna en effet, mais elle eut un sourire en coin. Elle n'allait pas lui parler des mariages de paysans, bien sûr, cela allait ruiner tout le semblant de couverture qu'elle essayait d'avoir. Mais le seul mariage noble auquel elle avait assisté, était celui d'une snobinarde épousant un petit jeune trop ravi d'accéder à un rang supérieur grâce a ses muscles imposants et aurait ainsi assez d'argent pour boire de tout son saoul à la taverne, et pouvoir rouler avec des gueuses dans le foin sans se soucier des lendemains. Le couple était tellement pathétique, que voler leur froc pendant la nuit en plus que le collier de ruby de madame pendant la nuit comme prévu, fut encore une des choses les plus drôles qu'elle aient fait de sa vie.

Elle hocha la tête vers le prince oriental, et s'approcha de lui alors que le babillage avait reprit.

“La préparation est plus d'ordre rituelle chez nous. Nous prenons un bain de vapeur pour nous débarrasser de notre célibat, le plus souvent agrémenté d'huiles et de décoctions. Un membre de la belle famille du marié de déguise en mort pour poser des questions sur le passé de sa famille. Si il en est digne, il reçoit l'épée de son père, et l'offre à sa femme pendant la cérémonie. Et bien sûr nous ne nous marions que pendant le jour de Freya, notre déesse de l'amour. La cérémonie a lieu dans un cercle enflammé, et nous sacrifions de l'alcool aux dieux. Apres avoir récité les paroles sacrés, les mariés boient l'alcool par 3 fois... et je vous fais grâce des banquets.”

Elle du se retenir par 3 fois de glisser une plaisanterie grivoise pendant son explication. Oh que c'était compliqué de se retenir de rire...

Enfin, c'était terminé. Son traducteur lui glissa que c'était l'heure du banquet de la fête, mais si ses yeux brillaient soudainement, elle reprit rapidement son air lassé. La fête serait probablement beaucoup moins vivante que ce dont elle avait l'habitude de voir. Sortie de l'église, sa garde personnelles, 4 grands gaillards deux fois plus épais qu'elle, et aux airs patibulaires sous leur épaisse barbe, vint à sa suite, et accompagné toujours de son fidèle ami, elle leva les yeux vers le perse, alors que ses chevaux s'approchaient, ne possédant pas une de ses chariotes bizarres que tout le monde semblait avoir ici. Ils devaient être tous très mauvais cavaliers.

“Je suppose que nous nous reverrons sur place, je suis curieuse de savoir comment on se marie chez vous également.”

Une fois sur son canasson, et quelques mètres plus loin, elle soupira longuement en marmonnant.

“Par le derche musclé d'Odin! C'est tellement chiant de ne pas pouvoir dire un seul juron dans cette assemblée de cul pincés.”

Elle qui avait espéré pouvoir danser sur place, voir, une fois arrivée, ces valses aux gens droit comme des piquets la dissuada d'essayer. Son sang bouillait avec une envie de se dégourdir les jambes, comme un enfant mit au coin depuis trop longtemps. Elle approcha cependant les mariés, attendant patiemment son tour, se tenant avec son imposante suite derrière la reine de France. Tendant dans ses mains deux cornes à boire d'une qualité rare et richement décorés. Elle fit de son mieux pour faire rejaillir son don de persuasion, sachant bien qu'elle serait une hôte de bien piètre qualité, comparé à tout les nobles de l'assemblée.

“Arhem. Je vous remercie encore de celer l'amitié entre nos deux royaumes. Je... euh... notre tradition est que nos dieux bénissent les unions quand nous buvons à l'unisson dans des cornes pour l'occasion. Je ne vois pas de meilleurs moyens de vous montrer mon respect et mes félicitations.”

Oh bon sang, quand la souveraine française le faisait, cela semblait tellement plus facile... Elle avait beau être sincère, et vouloir vraiment une entente cordiale entre l'Autriche Hongrie et la Scandinavie, c'était pas une gamine en armure avec une cicatrice qu'il aurait fallut envoyé. Elle aurait dut rester sur son idée d'envoyer un émissaire, au moins il aurait sût se tenir.

résumé:
 


Imperator Assbaby

Vaincra son audace, sous la menace,
L’insolente, et sa chance, elle est ta providence.

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Jahan Shah Farvahar
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Mar 2 Fév - 1:27
Pour ma carcasse d'hérétique infidèle - ou quelque chose dans ce goût-là si mes leçons d'histoire me revenaient correctement en mémoire - la cérémonie à l'Eglise s'étirait en longueur. Presque autant qu'une cérémonie rituelle quelconque en Perse en fait. Probablement que ne pas saisir toute la portée et l'importance d'un mariage unique m'éloignait de l'émotion de l'instant. Auparavant, je me figurais l'ensemble comme des préliminaires atrocement complexes visant à pouvoir déverrouiller les cadenas des jupes d'une occidentale. Le ventre de la mariée prouvait que c'était sans doute plus un moyen de légitimité le fait d'avoir cesser un instant de se conduire en spectre intouchable. Les rituels scandinaves pourtant entraient plus en résonance avec mes propres coutumes. Hormis l'histoire du proche déguisé en mort. Sourcils brièvement froncés, la pratique insultait presque les croyances persanes très à cheval sur une semi-divinisation de nos ancêtres. Admettrai-je néanmoins que certains des miens allaient bien trop loin sur le sujet ? Probablement pas à haute voix devant une assistance vu la quantité de traditionalistes que cela froisserait. Il faudrait que j'ajoute ce détail à la décision de choix pour un ambassadeur de mon pays pour la Scandinavie, ou plus généralement pour l'Occident. Avouons toutefois que la place me paraissait tellement évidente que j'ignorai pourquoi je tergiversai encore : Francisco avait le profil parfait et nom que les européens serait capable de prononcer sans involontairement l'insulter.

Machinalement, je gardai le silence durant le solennel instant des deux tourteraux. Lorgnant sur les autres rangs devant pour être certain de la marche à suivre, applaudir quand il fallait, faire la génuflexion nécessaire dans ce satané futal qui m'écrasait copieusement les... Ah, voilà que cela finissait et que tout le monde refluait vers la sortie. J'accompagnai l'impératrice jusqu'à la sortie, inclina poliment la tête à l'arrivée de sa garde. Peut-être aurai-je dû également rameuter des gardes pour le décorum. Francisco, même avec sa belle moustache gominée et sa barbe entretenue, en jetait clairement moins que quatre colosses épais. Tandis que les chevaux de sa délégation succédaient aux carrosses, je coulai un regard un peu inquiet au madrilène à quelques pas derrière moi : Ne risquai-je pas de me retrouver comme un imbécile sans moyen de transport parmi la procession de voitures. Lorsque la souveraine guerrière prit congé pour grimper sur sa monture et que la promesse fut faite de la distraire en lui contant nos moeurs maritales, je lâchai à l'attention de mon ami, dans ma langue :

- Ils sont pas fichus de marcher jusqu'à la réception ?

Entre l'outré, l'interloqué et le stupéfait, un sourire grimaçant orna un instant mes traits.

- Non, et toi non plus, tu vas monter dans la voiture des proches du marié et ne pas changer de place, emp...

Claquement de langue de ma part. J'obéis néanmoins docilement en prenant place dans le véhicule suivant. Pendant le trajet, Francisco m'abreuva de ses reproches sur mon comportement à l'Eglise, cette histoire de place encore, et d'une série de consignes pour respecter le protocole suivant.

Aussi, arrivée dans la salle de banquet, ma mâchoire menaçait encore plus sérieusement de se décrocher. Je pris placidement place dans la colonne de donneurs de présent sans m'émerveiller sur le décor pourtant grandiose attendant patiemment que Francisco ne revienne avec quelques serviteurs empruntés ou embauchés, qu'en savais-je ?, pour la circonstance. Juste à temps pour que nous puissions succéder à l'impératrice scandinave.

Devant les jeunes mariés, après un franc sourire, je m'inclinai légèrement portant le poing vers mon coeur.

- Vos Majestés Impériales et Royales d'Autriche-Hongrie, il est difficile d'offrir à un couple dont la joie d'être unis inspire, à tout un peuple, la liesse. L'influence de Votre Majesté Impériale a eu sur ma vie ne pouvait néanmoins se cantonner à un présent unique. Aussi, je me suis permis de préparer les cadeaux traditionnels que mon peuple offre à de jeunes mariés appartenant à leur propre clan, leur communauté ou leur famille. L'intérêt pour la découverte d'autres cultures et l'Art de votre Majesté étant de renommée mondiale, permettez-moi de vous expliquer le souhait que je formule aujourd'hui pour vous avec chacun de ces présents :

Deux domestiques déroulèrent un tapis persan de nuit où naissaient des farandoles de fleurs de lumière. Sur un plateau recouvert d'une étoffe sombre, le servant suivant présenta deux poignards acérés dans leur fourneau d'argent ciselé.

- Le tapis représente le nouveau foyer formé par les jeunes mariés. Le premier poignard, légèrement plus long, est réservé à l'Homme. Il symbolise sa force et la nécessité d'attaquer son ennemi pour établir un lieu de paix où faire prospérer sa Famille. La seconde arme est réservée à l'Epouse, car il est de son devoir de défendre la Demeure de son Aimé.

Une jeune femme en livrée déposa le plateau suivant une lampe à l'huile en or d'une étonnante simplicité. Une flamme y brûlait, à peine perturbée par les courants d'air qu'une population rassemblée si nombreuse dans une pièce ne manquait pas de créer.

- Aussi fragile paraisse la Flamme, tant que vous la nourrissez avec régularité, sa Lumière repoussera tout Mal s'attaquant à votre Foyer.

Suivit alors un livre rouge orné d'entrelacs dorés. Le titre miroita brièvement avant d'afficher pour chacun "Kamasutra" dans des lettres compréhensives par tous.

- Pudeur occidentale oblige, je ne commenterai pas ce présent et doute que votre nuit de noce en nécessite l'ouverture.

Le sourire s'étira brièvement en coin, taquin. Dans un nid d'étoffes de coloris variés, de belles et riches soies, reposait un flacon d'or et cristal orné d'un bouchon translucide représentant une rose.

- Votre union est déjà bénie d'un enfant à naître. Ce parfum néanmoins devrait apaiser les douleurs de l'enfantement et aider à la conception des suivants.

Sans m'appesantir d'avantage sur le délicat sujet, et pourtant au centre des mariages perses à l'origine, j'enchaînai sur les deux derniers souhaits dont les domestiques déposaient les plateaux. Sur le premier, s'entrecroisait trois miroirs à main dont le dos s'incrustaient de quelques joyaux dans une série de motifs délicats et uniques à chaque objet.

- Pour atténuer les instants malheureux où le foyer sera séparé, ces miroirs vous permettront de communiquer peu importe la distance. Pour vos enfants à venir, leurs miroirs vous seront offert en présent de naissance.

Un dernier objet subsistait : un pot unique en verre qu'une série d'alcôves d'argent venaient réhausser. A l'intérieur, un miel s'y coulait comme de l'or liquide. Quelques abeilles d'or, d'onyx et de cristal venaient se poser en différents endroits du récipient avec légèreté. Réalisées avec un extrême réalisme, les insectes-bijoux semblent sur le point de s'envoler. Avec une sincérité presque enfantine, en raison de ma réelle envie que l'empereur ayant contribué à ce que je brise mes chaîne ne trouve la joie, je terminai enfin.

- Puisse votre union être comme ce miel : impérissable, riche, onctueuse et douce. Voilà tout ce que je vous souhaite, Vos Majestés Impériales et Royales, à son Altesse Impériale Maria Elisabeth et aux petits princes et princesses qui suivront, une famille heureuse.

M'inclinai-je alors, poing à nouveau ramené vers le coeur. La diatribe avait pu sembler longue, mais Francisco m'avait entraîné depuis mon arrivée à Vienne pour qu'elle ne dépasse pas les cinq minutes réglementaires accordées dans ce genre de cas. La mélodie s'était rythmée avec perfection et les domestiques déplaçaient déjà les présents avec ceux des autres invités. Rassembler en moins de deux semaines des présents suffisamment personnalisés et présentables dans une cour depuis l'Espagne, venant de Perse ayant des symboliques multiples, sur les ordres d'un sylphe capricieux à l'autre bout du monde, expliquaient aisément le soupir de soulagement qui fendit les lèvres de Francisco. D'une tape bourrue dans le dos et d'un franc sourire, je le remerciai chaleureusement. Je lui tapotai même la tête avant qu'il ne commence à râler et s'empresse de quitter tout ce beau monde qui le mettait mal à l'aise. Probablement était-ce pour ça que j'hésitais encore avec son statut d'Ambassadeur...

Ayant terminé la partie scénarisée et mon rôle dans ce mariage, je lorgnai alentours un instant à la recherche de l'Aube et de Asbjorn que j'avais perdu de vue depuis la présentation de ses propres présents. De guerre lasse, je me rapprochai du buffet pour tenter de dénicher quelque chose que je serai susceptible de manger sans m'écœurer de sucre dégoulinant ou une boisson sans alcool. Poison m'étant formellement interdit par Francisco en raison de mon apparente incapacité totale à le tenir comme un homme normal, selon les normes occidentales. Apparemment, le madrilène avait été terrorisé par une version plus sauvage de moi-même lors de ma seule tentative réelle d'ingurgitation du breuvage. L'exercice se révélait assez périlleux tant les serveurs circulaient avec des vins et autres et pas un seul broc d'eau. J'abandonnai l'idée d'en trouver lorsque j'aperçus la Reine de France, avec un peu moins d'entourage que précédemment.

- Votre Majesté Royale de France, je suis Mirza Atêsh Jahan Farvahar Bahadur. Me feriez-vous l'honneur de m'accorder une danse ?

M'inclinai-je sans tarder et avec courtoisie dès que je fus devant elle. Peut-être aurai-je dû assortir la demande d'une avalanche de compliments. Mais, sur l'instant, le fait qu'une belle femme ne danse pas alors que la première valse résonnait me paraissait un affront bien trop grand pour ne pas le réparer sans attendre. Je me redressai légèrement pour tendre une main d'invite entreouverte, paume vers le ciel, vers Ronce de France. Le sourire étincelant mangeait jusqu'au regard d'or que j'osai planter sans détour dans le sien.

Résumé:
 
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Mar 2 Fév - 15:57
L’ambiance était tendue, toutes les lèvres closes, les oreilles aux aguets. Cette phrase…tous souhaitait que jamais ils n’entendent une voix s’élever pour d’autre comme pour eux. S’opposer à une union était une chose, oui, dans l’intimité d’un salon quand le prétendant prenait enfin son courage à demander la main de sa bien aimé à son père. En public, devant tant de gens, importants qui plus est…impensable ! Ou comment ruiner une réputation… Heureusement pour la Couronne Austro-Hongroise, tout se déroula pour le mieux, les vœux furent échangés, vibrant d’authenticité et l’on put clore la cérémonie comme il se devait. Lentement, les invités quittèrent, direction le Château où le véritable moment prendrait naissance : la fête célébrant officiellement l’union des monarques.

Ce fut également le moment de retrouver une tenue digne de ce nom et la Tsarine Ivanova n’y manqua pas, ayant prévu dès la veille avoir besoin d’une aide étant donné l’absence complète d’une Cour à ses côtés, quant à demander un coup de main à son fidèle Conseiller…hors de question ! Ce dernier attendrait à l’extérieur pour l’escorter jusqu’à la salle de réception où très certainement, un héraut les annoncerait plus officiellement.

Faire une entrée remarquée en était ni la première ni la dernière, voilà chose faite avec cette robe
robe:
 
et sans doute aussi avec ces quelques serviteurs empruntés à la Cour de son vieil ami pour apporter, à son tour, les présents qu’elle destinait au couple Impérial. Il fallait avouer que certains avaient de quoi faire des jaloux, pas des siens mais de ceux offerts précédemment, notamment l’automate français et la multiplicité des présents perses. Rien ne sembla pourtant démonter la Dame de glace et elle avança à son tour dans une lente et basse révérence.


« Vos Altesse Impériales… Je vous prie d’accepter, dans un premier temps, mes sincères félicitations pour cette union qui n’en connaîtra d’égal par sa grandeur et ses touchantes notes de sincérité avant bien longtemps… Je vous prie également d’excuser l’absence de son Altesse Impérial mon père, le Tsar Kazimir, dont la santé fragile ne permettait guère d’effectuer le voyage jusqu’à votre resplendissant royaume, aussi je me permets de vous partager ces meilleurs vœux pour ce mariage qui est le vôtre. »

Un silence fut marqué avant qu’un domestique ne s’avance, un coffre en bois ouvragé dans les mains, face à la nouvelle Impératrice. À l’intérieur, reposant sur un écrin de soie noire, un bijou. Un collier raz-le-cou aux montures d’argent surmontées de pierres précieuses dans une symétrie parfaite. Emeraude, rubis, onyx, perle de saphir et de mer brillaient de mille feux.

« L’on dit en Russie qu’une Couronne n’est rien sans ses bijoux aussi j’offre à l’Impératrice Edelstein de trouver en cet humble collier, l’étincelle qui brillera d’unisson avec son diadème. »

Bijou:
 

Nouveau mouvement de domestiques qui posèrent cette fois devant l’Empereur, un large plateau quadrillé de carreaux noirs et blanc. Un échiquier. Un large échiquier sur lequel on s’évertuait à poser le plus délicatement possibles les pions et figurines du côté noir En bois d’ébène aux teintes rouges et dorés, on distinguait clairement les armoiries du pays. Les pièces du Roi et de la Reine étant rien de moins que des sculptures détaillées des présents dirigeants. Puis la face blanche fut montée, celle-ci aux couleurs de la Russie et à sa tête, le visage de la Tsarine en guise de Reine, le Tsar Kazimir en Roi.

« Je vous rassure sans attendre, il ne s’agit guère d’une déclaration d’hostilité mais de mon témoignage le plus sincère et profond à votre Empereur. Puisse ce nouveau plateau de jeu vous remémorer les souvenirs qui y sont rattachés. Cet échiquier est un bijou de complexité en la présence d’un tableau de boutons à pression pour chaque adversaire, construits par des hommes de très grandes capacités à l’Université de Techno-Magie de Russie. Plutôt que de déplacer vous-même les pièces, vous serez désormais en mesure de les diriger depuis votre trône par le biais de ces boutons. Les pièces mises en échec se voient réduites à leur taille normale par un procédé magique et dirigées à l’extérieur du plateau par le système de rails entre les carreaux du jeu. »

Échiquier:
 

Les explications terminées, un dernier présent fut apporté, celui-ci dans une large boîte que l’on découvrit à la vue de tous. À l’intérieur y reposait une fourrure, impeccablement blanche et duveteuse.

« La tradition veut que l’on souhaite un garçon au couple royal afin qu’il perpétue le port de son père, encore est-il que la Princesse Maria hérite déjà de son talent, que le prochain soit ou non celui souhaité, il n’en sera pas moins aimé et membre entier de cette famille aussi trouverez-vous ici de quoi couvrir ses épaules, de bambin à jeune homme, cette fourrure d’ours blanc saura aussi bien lui servir de couverture que de cape. »

Tout avait été dit, donné et bien consciente qu’elle n’était pas la seule à désirer présenter ses félicitations, la Tsarine se fondit en une dernière révérence avant de s’éloigner, suivit de près par Razoom. La première valse ne devrait pas tarder à débuter mais les cavaliers se faisaient timides. Pas de quoi s'inquiéter néanmoins, la soirée était jeune et regroupait tant d’invités qu’il était encore difficile d’en distinguer. Le buffet attira l’attention de Svetlana, la Reine de France semblait s’y trouver précisément mais à peine eut-elle le temps de s’y diriger qu’on accaparait déjà son attention. Une main tendue vers une douceur et un léger soupir coupable une fois qu’elle fut portée à ses lèvres la convint de ne pas s’attarder un instant de plus à redécouvrir les spécialités locales au détriment de sa taille qui, elle, risquait de ne plus redécouvrir cette robe si elle passait son impatience à s'empifrer de la sorte.

À ses côtés, Reine avait trouvé un Perse tout à sa disposition, resplendissant dans son costume que ces longs cheveux blancs ne faisit que souligner de froide beauté, ses yeux ne pouvant s'en détacher. Elle se dirigea donc vers ce couple qu'elle s'efforçait à voir mal assortit pour balayer cette ombre de -culpabilité ?, pitié ?- à jouer ainsi les trouble-fête et priver la Dame de France a trouver un cavalier pour la valse qui viendrait à s'annoncer...


« Pardonnez ma brusque intervention, Majestés, fit-elle en révérence, un bref coup d'oeil à Ronce avant de s'adresser au Prince Perse mais je n'ai pu empêcher mon ouïe de capter votre étonnnte invitation... Ignorez-vous que la Reine Ronce n'est pas venue sans cavalier..., dit-elle sur le ton de la confidence bien que cela soit assez fort pour être perçu de la principale concernée. Vous ne voudriez certainement pas que l'on médise sur sa...fidélité. À moins bien sur que vous ne cachiez quelques secrets inavouables. Autrement je vous invite plutôt à partager cette première danse à mon bras et nous pourrions discuter...de mon prochain voyage en vos chaudes terres, conclut-elle non sans avoir précisment choisit les mots employés et le ton s'y rattachant. »

De toute évidence, l'attention du Prince -ou sa personne- était en grande demande à peine la fête débutée... Mais qui en aurait la tête ?



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Dernière édition par Svetlana Ivanova le Ven 19 Fév - 19:03, édité 1 fois
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Le chat du Cheshire
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Mar 2 Fév - 23:56
Chester avait fini dans la salle où Alice l'avait amené. Tout le monde parlait et écoutait ce que le marié disait. Mais Chester, elle, ne voulait qu'une chose : manger. Et son odorat lui indiqua directement toutes les délicieuses choses qui avaient été préparées pour l'événement.

N'écoutant que son ventre l'hybride rose bonbon accourut vers le buffet. Les yeux de l'hybride se mirent à briller de mille feux. La bave pouvait presque couler directement de sa bouche. Mais avant même que cela ne se produise Chester était déjà en train d'engloutir trois sortes de nourriture différentes.

Elle devait avouer que sa sœur avait trouvé quelqu'un qui donnait de la bonne cuisine à ses invités. Chester mangeait les plats, les uns après les autres, mâchant à peine la nourriture.

L'hybride s'arrêta quelques secondes en pensant à ce que ses sœurs lui avaient dit : d'être gentille et d'être une dame comme Zahnfee. Mais Chester se regarda et pensa qu'elle était bien habillée comme Zahnfee ou presque. Donc c'était bon. Elle pouvait tout manger comme elle le voulait.

Mais bientôt elle se retrouva près de trois personnes qui discutaient. Chester pouvait sentir l'atmosphère tendue entre les deux femelles. Zahn et Alice n'aimeraient sûrement pas que des femelles gâchent la fête de Zahnfee. Ainsi Chester se dirigea vers les trois personnes qui étaient à deux pas d'elle.

Elle agrippa le bras de la femme blonde. C'était celle qui, selon Chester, avait les plus grosses mamelles. Chester ne s’était jamais caché d'aimer ça, alors autant en profiter.

- Chester veut danser avec vous. Chester ne sait pas danser. Mais Chester sent qu'elle va se plaire avec vos grosses ma... jolies joues roses.


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Arsène Martes
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Mer 3 Fév - 16:26


Arsène suivit sa reine comme une ombre, silencieuse et digne. Son nez aquilin et ses yeux noirs profonds lui attiraient toute sortes de regards, d'avantage depuis le démenti de la Reine de France sur cet amant possible. Il était un peu tard pour jouer les dissimulés et si son don naturel pour se faire oublier s'exerçait sur les moins attentifs, il était difficile de s’escamoter aux yeux des péronnelles curieuses gloussant à qui mieux-mieux et de ces têtes couronnées s’embarrassant de mondanités sirupeuses sur ses hautes qualités. Arsène était un bel homme et Jan n'était pas là pour le cacher. Il devenait une cible de choix pour les célibataires en présence et les courtisanes en mal de romance.
Étrangement son alliance ne sembla pas marquer les esprits, pas plus que la mention de son épouse par l'empereur.

Les femmes...

Lorsque Ronce eut présenté ses présents, Ebène endossa son rôle de médecin royal avec une politesse exquise.

- Votre majesté impériale,
dit-il en s'adressant à Zahnfee, je mets mes talents à votre disposition. Si jamais vous sentez quelques fatigues poindre, n'hésitez pas à faire appel à mes services. Vous êtes, d'après mes observations, presque à terme. Ma clairvoyante souveraine a la pudeur de ne pas l'énoncer à haute voix, mais si je suis présent aujourd'hui, c'est part le grand intérêt qu'elle vous démontre. Voyez-y une profonde marque d'affection et une modeste contribution à soulager l'équipe médicale qui vous encadre. Permettez d'honorer l'amitié qu'elle vous porte à tout deux en usant comme il vous plaira de mes compétences et de ma discrétion sans équivoque.

Il mit une main sur son torse et ploya le buste avec élégance. En se redressant, il ajouta.

- Je suis votre humble serviteur.

Il venait là, sans aucun doute, de cimenter la diplomatie entre les deux pays. Il savait les deux couronnes liées d'une certaine amitié. En s'offrant comme "cadeau" supplémentaire, il ne faisait qu'accroitre les liens entre ces deux lignées.

Vint l'heure pour les jeunes mariés d'ouvrir le bal.
Lorsque le temps protocolaire d'attente pour s'inviter à leur suite fut écoulé, Arsène tenta d'échapper à quelques unes de ses persistantes assaillantes. Avec une promptitude insoupçonnée, il se planta devant l'impératrice de Scandinavie, toute d'armure vêtue.

- Votre majestée, me ferez vous l'insigne honneur d'être votre cavalier ?

Et il glissa, un ton en dessous, non sans une pointe de malice malgré son visage impassible.

- Il me faut bien une demoiselle en armure pour sauver ma vertu de cette assemblée de dragonnes en jupons.

Le sourire fut fugace et il tendit une main vers Asbjorn Sigmar. Le fait d'être un roturier ne semblait presque pas plausible tant il avait l'air à sa place dans le contexte.

Tenue d'Arsène:
 

HRP:
 





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Ashes Dice
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Mer 3 Fév - 18:08


Ashes n'avait prêté qu'un œil distrait à la cérémonie, juste de quoi être rassurée sur la prestation de Dahlia. La poupée n'avait somme toute pas besoin de ses chaperons, elle se débrouillait bien mieux qu'Eliott pour se fondre dans le mouvement. Elle s'inquiétait d'avantage de l'état de son amant. Il devenait vraiment de plus en plus difficile de le garder concentré et alerte, de le maintenir dans sa sphère de réalité. L'esprit du lièvre se montrait sautillant, indiscipliné et indubitablement perdu. Il s'éteignait, tout doucement. Le voir si terne, si usé, irritait la jeune femme. Même malade, Pitt avait fait montre d'un tempérament haut en couleurs.

Tout ce foin, c'était à cause de Dahlia.

Le Fossoyeur veillait sur sa poupée de porcelaine avec la vigilance d'une mère louve. Il n'y en avait que pour elle. Si il avait pu la mettre dans une boite, cela aurait été sans doute parfait. Elle était en porcelaine, certes, mais pas en sucre ! Elle n'allait pas fondre au moindre postillon. Ce que toutes ces simagrées pouvaient l'agacer et moduler sa composition parfaite. Elle était une actrice née, elle le confirmait aujourd'hui. Et personne ne semblait en mesure de féliciter son talent. Les prunelles vertes de son conjoint fixait une fleur de marbre au loin. Elle, elle n'était que Cendres, là où l'autre était couleurs et forme géométriques. Le combat perdu d'avance de Pierrot contre Arlequin.
Ashes n'était pas jalouse.
Louise, peut-être... mais c'était Louise.
Et Louise avait aimé à en mourir et désirer posséder à en tuer. C'était derrière elle tout ça. Oui, une vieille peau, une mue abandonnée. Ashes était neuve, épargnée de tout ces sentiments. Et elle n'était pas amoureuse de Pitt.

Elle ne l'était pas n'est-ce pas ?

D'un geste brusque, elle attira le nouveau marquis de Raincourt derrière un rideau de velours épais. Alcôve impromptue. On les remarqua à peine. Le poussant contre le mur, elle extirpa de son corsage une petite flasque de métal dont elle prit une gorgée. Ses lèvres se joignirent à celles de Pitt, sans lui demander son avis le moins du monde. Son rose à lèvres avait un gout sucré. Un liquide encore frais, fortement alcoolisé, aux notes reconnaissables entre milles se déversa dans la bouche de l'américain. Une gorgée de fée verte.

Ashes se pourlécha les lèvres, le regard gourmand.

- Tu as été sage, c'est bien.

Elle glissa la flasque dans sa poche de redingote, dissimulée dans la couture intérieure.

- Tu as le droit à une petite récompense.

Elle ponctua en lui bécotant le bout du nez.

-Tu penses bien qu'ici il n'y a pas d'absinthe.

Elle gloussa tout en renouant la cravate du blondinet, mais de manière plus lâche cette fois. Puis elle lui tourna le dos pour observer les danseurs à la dérobée.

- Tu ne m'invites pas à danser ? Parce que si tu ne le fais pas, quelqu'un d'autre pourrait s'en charger... Je pourrais bien me fissurer, moi aussi, tu ne crois pas ?

Ashes n'était pas jalouse.
C'était Louise. Et Louise était morte.
Mais depuis le décès de Mistral, elle n'avait plus que Pitt. Et sans ses mains sur sa taille, sans ses petits surnoms, sans ses rires... Elle n'était plus rien que de la terre retournée. Stérile. L'attention du Lièvre était vitale. Si le Joueur s'accrochait à son Dé pour ne pas se perdre dans la partie en cours, le Dé s'accrochait à son Joueur de peur d'être lancé trop loin.

Sans possibilité de retour.

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Dahlia
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Mer 3 Fév - 21:29
La cérémonie a été belle. La Fée en garde un beau souvenir, une belle image différente de tout ce qu’elle a pu voir jusqu’à maintenant.

Différent de New-Wonderland. Différent d’un brasier, ou de Londres un an auparavant.

Elle a gardé un sourire discret, comme elle a pu, sur son visage durant le mariage. Doucement, avec grande précaution, elle a donné l’anneau aux mariés. Elle a donné autre chose que la servitude d’un cadavre. Quelle chance ces êtres vivants ont. Pas de jalousie, mais de la joie de pouvoir participer un peu à ce moment si important.

Un regard distrait vers l’assemblée, comment les choses seront-elles ensuite ? Elle a l’impression de tourner une page, et elle se demande ce qui se cache à la suivante.

La cérémonie finie, il faut se déplacer au palais. Le chemin est empli de précautions, encore. Dahlia est encore fragile, inquiète par les bruits de fissures qu’elle entend en elle. Cependant, elle tient. Les bruits ne semblent pas lui porter de malheur pour le moment. Même… la Poupée de Porcelaine a comme la sensation d’aller vers le mieux. Ses ressentis d’avant, en début d’année, lui sont donc confirmés.

Peut-être enfin, elle sera un peu plus de chair.

La salle est belle, les yeux bleus de la Fée de New-Wonderland sont émerveillés. Un peu comme une enfant, ce qui tombe bien, elle en a tout l’air.

Comme tous, elle écoute, puis elle observe. Comme hypnotisée par la scène qui se présente face à elle.
Dahlia aime voir les vivants, ça change des zombies. Mais… elle se tient un peu à l’écart, elle craint que les Vivants ne la voient pas, et la brisent. Pitt lui a toujours dit que le monde n’était rien d’autre qu’une porcherie qui serait meilleure en bacon, un monde peuplé de Méprisants qui n’hésiteraient jamais à broyer la peau de porcelaine de Dahlia.

La fée voit des gens étranges, et des gens qu’elle connaît.
Son regard se tourne vers Pitt et Ashes, mais elle ne les voit pas. Le Lièvre la laisserait au milieu de tous ces gens en qui il n’a pas confiance ?

Sans doute que non, ce devait être à cause de son Trésor de cendres.
La fée soupire de son souffle qui semble né de poumons inexistants, des poumons en porcelaine.

Une personne la frôle, son cœur bat fort, elle a cru qu’elle allait se briser au sol. Mais il faut se calmer, ce n’était qu’un frôlement. Juste ça, pas de chute violente écrasant toute la personne en matériel fragile sur le lit rigide des dalles.

Du bruit fait raisonner ses tympans, la tête se tourne, elle observe, se rapproche. Elle voit les reines, un Perse et Chester. La situation, qu’elle devine –ou s’imagine- la fait sourire. Elle reste à distance, pour éviter de se retrouver briser. Mais cela ne l’empêche pas d’observer les autres. Observer. C’est ce qu’elle a toujours fait. Et puis, elle a l’apparence d’une enfant de huit années. Une enfant entourée d’adultes, elle doit rester à sa place. Ne pas déranger les « grands ».
Pensée agaçante pour une personne qui est pourtant aussi adulte, voir même plus âgée que que certains. Cela fait déjà sept années, Dahlia en a maintenant l’habitude. Bien que ce ne soit qu’auprès de zombies en temps normal.

Elle sourit doucement, c’était agréable de voir autre chose que de la chair putride, ou un monde loufoque.

Puis, ce fut Alice que Dahlia chercha du regard, osant même se mettre sur la pointe des pieds. Une main contre la table d’un buffet pour s’aider.
Elle aurait juré l’avoir vu passer à un moment donné.

Spoiler:
 
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Zahnfée V. Edelstein
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Jeu 4 Fév - 0:50


La cérémonie affirme enfin ce que je savais déjà. Nous nous aimons. Une allumette magique craquée par anxiété avait , il y'a de cela longtemps, révélé les chemins sinueux de mon coeur. Cette lumière ne s'est plus éteinte depuis.
Et le baiser fougueux de Friedrich allume encore ce feu dans mon bas-ventre pourtant bien plein.

A coté de cela, mon père ballade sa trombine comme un guignol. Il feint de m'ignorer moi - Moi sa seule et unique véritable fille ! - mais surtout mon époux, l'autre homme de ma vie, celui qui y tient désormais presque toute la place. Il est taillé pour le rôle à l'instar de ses délicieuses moustaches. Qu'il vagabonde, mon paternel, qu'il s'amuse, c'est la maison qui offre.
C’est la dernière fois qu'elle fait crédit.

Commence la valse des cadeaux. Sainte molaire, que ces mondains sont bêtes. Je suis ronde comme un oeuf et personne n'a songé à m'offrir de layettes ! Ça n'est pas l'esprit pratique qui les étouffe. Je fais bonne figure en commerçante appliquée, sourire impeccable et charmant à souhait. Ah ça, le charme ça me connait ! Il faut en vendre de la confiserie au kilo avec du miel au beurre sur la trombine, pour mieux récolter les quenottes gâtées ensuite. Méfiez-vous, mes couronnés, je suis juste plus piquante sous mon enrobage sucré. Le bonheur débride ma langue. A moins que ce ne soit les hormones.

- OoooOh une robe à la française pleine de fanfreluches, si audacieusement révélatrice ! C'est si excentrique ! Il faudra que j'accouche rapidement pour pouvoir mieux la porter.

Je bats des cils. Le Médecin Royal français tente de se placer.

- Je suis touchée, tout à fait... Enfin si je remets les choses en perspective ce sera effectivement le cas et de manière concrète, si je vous suis. Vous en avez fait du pays pour me tripoter. J'ai un petit rire haut-perché. J'éspère n'être pas trop décevante. Une femme enceinte ce doit être d'un banal consommé pour une pointure tel que vous.

L’aberration en armure prend la suite des français.

- Des cornes à boire ! Fabuleux ! Je pourrais parfumer mon lait maternel à la bière pour attirer les bonnes grâces de vos dieux archaïques. Quelle chance, ma foi ! Je suis positivement extatique !
fais-je toujours tout sourire.

Vient le tour du quota ethnique dont s’est entiché mon cher et tendre.

- Par toutes les gencives de la création, tout cela ? Quelle générosité ! Vous deviez durement avoir beaucoup à vous faire pardonner. Néanmoins, sachez que votre délicatesse quand à mes souffrances à venir est fortement appréciée. Sincèrement.

Sincèrement.
Cela m'arrache le gosier de remercier ce pain-grillé pour le seul présent valable de cette foutue litanie. Mais là est pourtant la vérité : le peu de considération pour mon futur utérus démantibulé me vient d'un étranger. C’est vexant.

Heureusement, je ne m'épanche pas d'avantage, la tsarine et sa plastique glacée ont du baume à mettre sur mon égo :
- Merci, très chère ! On dit que les diamants sont les meilleurs amis de la femme. Je vais voir si cela est vrai grâce à vous !

Friedrich m'entraine sur la piste pour une danse qui va sans doute avoisiner la grâce et l'élégance d'une dinde qui tente d'échapper au couteau à viande. Tâchons de ne pas souffler comme un boeuf et de virevolter sans perdre les eaux...

Résumé:
 



Un Mariage Impérial
-Acte II-




:candy: Second tour :candy:



Les festivités battaient leur plein sur les notes de valses viennoises divines. Soie, satin et dentelles ondoyaient en rythme. Les talons claquaient sur le sol marbré. Le personnel en livrée impériale distribuait des roses blanches aux boutonnières des cavaliers et des bracelets enrubannés pour les cavalières. Le champagne de marque coulaient à flot et une collation exquise était présentée sous forme d'un buffet où l'opulence se disputait au raffinement. Chaque convive - ceux du bal impérial - se vit offrir un petit ballotin de dragées d'un genre particulier : de petits bonbons blancs en formes de molaire. Certain se mirent à déguster leur confiserie sur le champ, avec une certaine délectation.

L'humeur était à l'amusement et à la légèreté.
Au dehors, la liesse populaire faisait écho à celle du palais.

Rien ne semblait vouloir perturber la noce...




Rappel des règles



  • Chaque joueur, hormis Pitt, Dahlia et Zahnfee, réalise un jet de dé de culture générale.
    de 0 à 4 : Vous ne reconnaissez pas ces bonbons
    de 5 à 8 : Cela vous dit quelque chose, c'est une friandise très à la mode en ce moment, vous en êtes quasi certain... c'est quoi le nom déjà ?
    de 9 à 12 :
    à ne dévoilez que si vous avez fait un de ces scores:
     


  • Dans la mesure où Lylith ne nous a pas contactés, elle reste enfermée à Vienne dans une geôle surveillée pour ce tour.

  • Cet event sera supervisé par Friedrich et moi même, N'hésitez pas à nous MP si vous avez une question. Le sujet "Mariage de rêve" servira de debriefing HRP et d'annonce des MJs.

  • Ajoutez un résumé de vos actions à la fin de vos posts, dans une parenthèse spoiler/HRP, pour une meilleur lisibilité de l'action pour ceux qui auraient raté quelques posts.

  • Il n'y a pas d'ordre de passage, postez comme vous voulez à raison d'une fois chacun par tour.




Bon jeu à tous et à très vite !

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Alice au pays des merveilles
Alice Liddell
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Jeu 4 Fév - 16:55
L'invitation d'Alice ne reçut aucune approbation. L'homme s'était éclipsé, se jetant littéralement sur une femme esseulée, préférant de toute évidence danser avec une femme tout en chair qu'avec une androïde. Alice haussa les épaules, à peine étonnée par cette décision. Le couple impérial se lança sur la piste, à quelques mètres de là, permettant ainsi à chacun de danser.

Après tout le bal ne pouvait s'ouvrir qu'avec le couple impérial.

Alice tâcha de s'écarter de la piste de danse des jardins, craignant de gêner un quelconque couple.

C'est alors qu'il revint. Orphée. Bonimenteur, fabulateur, qui lui susurra des mots tout enrobés de sucre. L'ambiance ne se prêtait pas à une discussion retirée, dans un coin. L'Androïde libéra la cavalière de Orphée, prenant sa place. Elle était gauche l'Androïde, elle n'avait pas le rythme dans le sang. Plus d'une fois son pied de métal manqua d'écraser ceux de Orphée.

« Cessez vos politesses avec moi. Que croyez-vous ? Que je vais sagement me frotter à vos jambes, comme un brave toutou ? Vous vous êtes lassé de votre jouet, déjà ? »

Elle lui avait offert le don qu'il avait souhaité, et n'avait pas même récolté un remerciement. Ses griffes de métal, posés sur la hanche de Orphée, se pressèrent contre la chair du bonimenteur.

« Vous allez me faire quoi si je refuse ? Me capturer comme lors de notre rencontre au Canada ? Me traîner de force derrière vous ? Je ne suis plus la demoiselle que vous avez rencontré il y a deux ans. Et si j'ai veillé à détruire un père, ce n'est sûrement pas pour en avoir un second. »

Alice stoppa la danse, regard noir, fiel plein la bouche.

« Et je ne serais pas votre pantin. »

Avant de partir, Alice veilla à écraser les orteils d'Orphée au passage. Par simple vengeance mesquine.

Son chignon oscillant sur le sommet de son crâne, l'androïde remonta l'allée jusqu'à la salle de bal, regagnant la chaleur de la pièce. Ses yeux croisèrent ceux de Dahlia, l'exquise petite poupée de porcelaine qui l'observait de ses grands yeux. Telle une enfant perdue cherchant à retrouver ses parents.

Les épaules de l'Androïde se détendirent. La jeune femme se pencha pour se mettre à hauteur de Dahlia. Le pendentif, contenant Caterpilla, vacilla au cou d'Alice.

« Dahlia, comment vas-tu ? Avec toute cette frénésie, on a même pas pu se parler. »

Prenant doucement la main de la fée, Alice la guida vers une assemblée de sièges, aidant la poupée à s'asseoir posément.

« Ne prenons pas de risques. Ils sont si enfiévrés par la fête qu'ils pourraient te bousculer sans le vouloir. »

Et te briser en menus morceaux. Alice posa sa main de chair sur le bras de Dahlia.

« Ta mue se déroule bien ? »

Dahlia lui en avait touché deux mots lors de sa visite impromptue à Silent Hill.

Un domestique vint auprès d'eux, portant deux ballotins de dragées. Alice déposa le sien sur ses cuisses, l'ouvrant. Un sourire éclaira son visage tandis que ses doigts manipulaient une des dragées. Une confiserie qui ressemblait, trait pour trait, à celle que Chester avait offert au roi roumain.



Résumé:
 



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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Jeu 4 Fév - 18:13
L'impératrice semblait avoir apprécié son cadeau. Du moins c'est ce qu'espérait la reine – elle ne savait comment prendre les remarques de l'épousée, et préféra y voir une joie excessive. Les cadeaux s'empilaient auprès du couple, les invités se dispersaient dans la salle. Un homme, au teint mat, s'approcha et s'adressa à elle avec une courtoisie sans failles. La ribambelle de titres la laissa pantoise, et il lui fallut quelques secondes pour deviner quel était le titre de cet homme. Mirza, c'était bien perse, n'est-ce pas ?

« Votre Altesse. » répondit Ronce en s'inclinant à son tour. « Pardonnez-moi, mais j'avoue ne pas vous connaître aussi bien que vous me connaissez. Mon pays n'a jamais approché le vôtre, vous voudrez donc bien excuser mon manque de... connaissances. Je ne pensais pas voir un prince de Perse ici. Et je serais ravie de... »

… partager la prochaine danse. Mais la tsarine vint sur ses entrefaites, aspirant toute chaleur. C'était à croire qu'elle cachait, sous sa robe, un cœur de glace. Peut-être était-elle une hybride ? Cela expliquerait bien des choses. Sa voix se fit aussi coupante que le blizzard. Russie et France ne s'étaient jamais entendus – faute aux rumeurs entourant les deux souveraines, véritables opposés qui ne pouvaient se supporter. Les paroles de la tsarine eurent le même effet qu'une gifle sur la joue de Ronce. La reine encaissa le coup, mais ne retint pas sa langue.

Au risque de provoquer un incident diplomatique.

« Oh excusez la tsarine, votre Altesse. Sa Majesté ne peut étancher sa faim des jeunes hommes. L'on dit même que son palais serait empli d’éphèbes, esclaves de ses moindres désirs. Je serais vous, je prendrais garde à ce que la toundra ne m'enferme pas, à vie, dans une geôle de glace. »

Ronce croisa les bras, releva le menton, dardant son regard dans celui de Svetlana.

« Et contrairement à vous, très chère, ma vertu se porte fort bien. Comme au premier jour de ma naissance. Autrement dit : intacte. »

L'orage planait, menaçant, prêt à éclater. Si les deux reines avaient été des hommes, l'affaire se serait réglée dehors par un duel afin de laver l'honneur souillé. La main de Ronce se referma sur le pied d'un verre de vin qu'elle venait de saisir sur un plateau. Non pas pour boire, mais pour contre-attaquer si jamais la tsarine osait s'approcher d'elle.

Des mains agrippèrent son bras, faisant tomber le verre. Le vin coula le long de la nappe.

Le regard de Ronce se tourna vers l'impromptu qui venait de stopper une possible guerre. Ses yeux s'agrandirent à la vue de la créature qui lui faisait face. Une hybride. Une femme-chat dont les oreilles bougeaient en tout sens, dont les yeux procuraient un curieux sentiment avec leurs pupilles fendues. Une demoiselle d'honneur toute de rose bonbon vêtue qui semblait avoir jeté son dévolu sur elle. Pour une raison.. . Intrigante.

« Je suis flattée demoiselle Chester... Mais une femme ne peut pas danser avec une autre femme. »

Ce serait inconvenant.

« Mais ce serait discourtois d'obliger son Altesse perse de choisir entre nous trois. À moins que cela n'empêche toute dispute ? Laisserons-nous choisir le hasard ? Nous pourrions jouer cela à pile ou face. Mais je pense qu'aucun de nous n'a de pièce sur soi. Laissons donc la tsarine ouvrir le bal en première. Elle est la plus haute placée sur le plan hiérarchique. » Sourire acide. « Et cela domptera peut-être ses ardeurs. »

Un domestique passa, à défaut d'un ange, délivrant les ballotins de dragées. Ronce ouvrit le sien, reconnut les friandises. Sa main referma le couvercle ne voulant pas prendre le risque d'en avaler un. Mieux valait ne pas tenter le sort.

Résumé:
 


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Invité
Jahan Shah Farvahar
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Sam 6 Fév - 4:28
Alors que j'étendais mes doigts pour saisir la belle au vol et l'excuser volontiers de sa méconnaissance de mes contrées - je n'attendais plus grand chose des Occidentaux en la matière -, nous fûmes interrompus par l'irruption haute en couleur de l'Impératrice de Glace. Sourcils brièvement hameçonnés, pointe de mécontentement passée, j'écoutai l'échange en tentant, vainement, de me souvenir des informations au sujet du protocole européen en matière de bal. Avais-je commis un impair en invitant une dame accompagnée ? Je m'apprêtai déjà à présenter mes excuses, en proclamant sans honte que j'ignorai que je n'avais point le droit de subtiliser une dame à un partenaire absent le temps d'une danse. Toutefois, je compris à la suite de la diatribe qu'il était plus question de rivalités féminines que d'une tentative de me sauver d'une bourde diplomatique.

Survint alors du fond de ma caboche, le sauveur ultime : la petite musique idiote qui s'enracinait dans les méninges.

La mélodie en question:
 

De mes souvenirs d'enfance aux cotés de mon père et ses hommes, la méthode perse, en cas d'affrontements féminins, consistait majoritairement à un repli stratégique et poli. En cas de prise à parti, la neutralité absolue prévalait. Pencher vers l'une ou l'autre, signerait de suite ma mise à mort : la gente féminine, en effet, tendait à se liguer rapidement envers l'intrus mâle. Aussi la petite musique permettait de ne pas trop réfléchir et de garder une façade souriante. Un peu comme une jolie plante, le temps que la tempête ne passe. Difficile toutefois de s'empêcher de siffloter, de dodeliner la tête, de chercher de l'aide, discrètement, du regard ou, comme tout sylphe sensé, de prendre mes jambes à mon cou.

Heureusement pour la stabilité politique du monde et moi-même, pauvre hère, les oreilles velues de Chester s'interposèrent avec la finesse d'un éléphant dans une échoppe de porcelaine. Rapidement, je portais mon poing à mes lèvres pour dissimuler autant que possible mon hilarité grandissante. Néanmoins, grand amoureux des félins, ma stupide main s'étira pour grattouiller complaisamment l'entre-oreille de la bonbonnière rose. Leste, j'esquivai toutefois les griffes qui poindraient sans doute pour me punir d'une telle familiarité. En feignant la normalité parfaite de flatter une demoiselle comme un animal de compagnie en plein public, je saluai d'une révérence la nouvelle arrivante.

- Demoiselle Chester. Ravi de vous revoir.

D'une bonne humeur inaltérable - la sorte de petite comptine fonctionnait admirablement pour ne pas penser au pantalon trop serré -, je m'inclinai devant la décision énoncée par la souveraine française. Mon poing frappa en douceur mon coeur et j'adressai à la dame un sourire de reconnaissance parfaitement sincère : Elle me sauvait la mise. Même si la Russe avait fait montre d'un manque de savoir-vivre intolérable, étant donné les relations entre la Perse et ses terres, je ne pouvais décemment pas la repousser pour cette fois-ci. Même si j'avouais volontiers que toutes les simagrées me torturaient plus qu'autre chose, je ne goûtai pas vraiment à l'irrespect précédent. Aurais-je déjà porté ma couronne que la situation s'en serait trouver différente, mais pour l'instant les alliés de mon père prévalaient sur toutes les autres considérations. En revenant une nouvelle fois à la français, je précisai toutefois.

- J'espère, Votre Majesté, que vous ne m'en tiendrez pas rigueur. Me consentirez-vous toutefois l'honneur de partager la prochaine danse avec vous malgré tout ?

Si elle me l'accordait, un baise-main millimétré accompagnerait la dame ainsi qu'il était élégant de le faire en Occident. D'après Francisco, en tout cas. Quant au reste, nul ne servait de préciser pour le moment que j'avais passé presque six mois sur ses terres, à écumer les routes à la recherche de fées ou encore à délirer dans les ruelles de sa capitale.

Enfin, je me tournai vers l'Impératrice Svetlana. Une beauté froide. Esthète, je ne pouvais qu'admirer les complexions exquises de la dame. Toutefois, le charme s'arrêtait là. J'éprouvais le même intérêt artistique dénué de chaleur que lorsque je contemplais une statue. L'autorité glaciale d'une femme-spectre ? Très peu pour un sylphe. A dire vrai, elle dégageait la même aura que la plupart des femmes du harem : Elle masquait tout et cela hérissait les quelques poils de mon corps comme une sonnette d'alarme. Qu'est-ce qu'elle cachait exactement ? Je l'ignorai et pour le moment cela n'avait pas grande importance. Alors l'Ombre étira son sourire le plus mielleux, le dangereux et joueur, et je me saisis de sa main offerte avec délicatesse.

Sur la piste de danse, j'attirai sa taille à une distance protocolaire moins quelques imperceptibles centimètres afin de ne donner lieu à aucune rumeur. Les potins à son sujet parlaient sans cesse des jeunes hommes qu'elle croquait inlassablement mais l'Ombre dévorait tout. Les notes résonnèrent et je la menai alors sur celles-ci. Le dos droit, impérieux, les pas tournoyaient avec la lenteur nécessaire à faire voltiger correctement les jupons de la dame et se balancer nos cheveux. Pendant plusieurs portées, mon regard ne lâcha pas le sien. Puis, je rompis le silence pour une plus courtoise conversation :

- En début de cette années, j'ai eu la chance de visiter vos terres. Toutefois, je n'ai pu me rendre à l'Université de Techno-magie. Votre présent en vient, n'est-ce pas ?

Résumé:
 
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Invité
Pitt
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Sam 6 Fév - 19:34
Alors ? Où se trouvait l’absinthe ? Ashes ne lui répondit que d’un geste brusque les menant derrière les épais rideaux.
Le proxénète en gloussa, surpris évidemment en bien.

La flasque qu’elle avait révélée intrigua le Lièvre, mais il n’eut pas besoin de formuler une quelconque question sur le contenu. La réponse avait été agréablement donnée, et savourée. Heureusement que le Dé avait été là, puisqu’elle venait de dire qu’il n’y avait pas d’absinthe au buffet. Heureusement qu’elle en avait pris.

Heureusement.

- Donc je suis un bon invité ?

La cravate était bien plus portable, puisqu’Ashes l’avait détendue un peu. Pitt aurait sans doute préféré l’enlever directement.

Ricanement tandis qu’elle semblait regarder ailleurs. La piste de danse apparemment, si on liait avec la suite de ses mots.
Large sourire comme toujours, le pilleur de tombes ne saisit pas à la seconde, mais à la quatrième qui suivit.

Quelqu’un d’autre ? Se fissurer ?

Ses mots avaient quelque chose qui dérangeait l’esprit du proxénète. Le sourire se restreint un peu, devenant différent.
L’idée qu’un Méprisant vienne trop près l’agaçait grandement. Beaucoup. Et les fissures… il ne les supportaient pas sur Dahlia. Il ne les supporterait sur aucun Trésor. Encore moins sur son Dé, non ?

Ashes venait de dire qu’elle pouvait aussi se fissurer, vraiment ?

Eliott, se pencha vers ses Cendres. Sourire, comme de coutume, mais les iris d’absinthe semblaient chercher la moindre fissure sur le visage de l’ancienne comptable.

- Tu veux vraiment me faire appliquer ce que tu as essayé de m’apprendre ? C’est d’accord, je t’invite, jamais je pourrais supporter qu’un Méprisant salisse tes couleurs.

Il y avait un air menaçant dans la brillance des prunelles du Marquis de Raincourt, pas envers Ashes, mais envers l’idée même que le monde Méprisant ne s’approche trop près de la Sphère.
Il avait tant détesté le fait qu’un idiot de médecin ait osé s’en approcher, il n’allait pas faire d’exception. Maintenant que le Dé était avec lui, il n’allait pas laisser la partie s’en aller. Et puis… c’était impossible, il fallait le Joueur Rouge pour que ce soit le tour du second participant.

Et pour le moment, le Joueur Jaune semblait enchainer les tours. L’autre passait son tour.

Le Lièvre resté en Mars prit les mains de sa partenaire, l’esprit était occupé par elle pour le moment.
Un œil distrait dirigé vers Dahlia, cette dernière était vers Alice, à l’abri.
Pitt pouvait s’occuper entièrement de son Trésor de Cendres, mais un domestique leur apporta des dragées.

Le proxénète roula des yeux, comme agacé, c’était qu’il n’aimait pas devoir s’occuper de plusieurs choses.
Le Marquis s’attarda un instant, ouvrant les assortiments. Il reconnu les Toothcandies. Il ne put s’empêcher de rire. Il rangea sa part dans une poche intérieure se reconcentrant sur Ashes, s’approchant pour lui murmurer des mots.

- Regarde ceux qui en mangent, ça peut être amusant. J’ai fait faner une Fleur avec l’un de ces bonbons.

Il gloussa et la prit par la taille pour danser, c’était ce qu’elle voulait, non ?

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Dim 7 Fév - 20:45
La présence de la Reine de France aurait largement pu passer inaperçue si elle n’avait pas décidé d’user de sa langue pour retourner à la Tsarine de Russie quelques piques bien acérées. Si la surprise d’une telle répartie put se lire sur son visage, elle fut de courte durée, seule l’ombre d’un sourire froid moula ses lèvres lorsque la coupe de champagne fut saisie telle une arme de défense à son encontre. Allons, allait-elle l’attaquer directement…et publiquement ? Il aurait été bien insensé de le faire et heureusement, l’apparition soudaine d’une boule de poils aux oreilles de chat désamorça –temporairement- la situation. Celle-là même qui avait retenu son attention lors de la cérémonie, quelle drôle de créature !

« Demoiselle Chester, la salua-t-on avant que le venin français ne retentisse à nouveau. »

Le silence n’était-il pas la meilleure des réponses ? Allaient-elles agir ainsi d’enfantillage à la vue et à l’ouïr de tous pour un jeu de qui mieux-mieux ? Certes c’est elle qui l’avait démarré mais il suffisait maintenant et la plus sage des deux cesserait la première n’est-ce pas ? Heureusement d’ailleurs que Svetlana n’était pas en mesure de lire les pensées de son futur cavalier que les choses auraient pu tourner bien différemment de ses sous-entendus…


« Je crains que ce ne soit les vôtres qui nécessitent d’être refroidies, chère Reine, d’oser aborder un tel sujet vous concernant devant un tel public…, dit-elle en revenant brièvement sur leurs paroles échangées plus tôt. Je préfères encore que l’on médise sur mes…divertissements, que l’on dise de moi que j’en sois…desséchée. »

Le mot «intouchée» avait été celui choisi mais concernant la Grande Vierge, la modulation s’était instinctivement faite pour l’en désigner plus personnellement. Sans prendre le temps –ou le perdre selon les opinions- d’observer une quelconque réaction, Svetlana se laissa entrainer par le Prince Perse que l'on fit patienter le temps de poser à sa boutonnière une rose, gracieuseté de l’organisation du mariage et lui présenter le balluchon de friandises. Petites sucreries à doubles visages que Svetlana identifia en refusa poliment, laissant toutefois le choix au Prince de s’y risquer ou non.

La danse débutée, le regard persistant dans le sien ne sembla guère indisposer la Tsarine qui le soutint sans sourciller, froide d’inexpression bien que son visage soit tout de même détendu. Il ne semblait pas mais Svetlana appréciait autant la musique que la compagnie qui l’y menait dessus jusqu’à ce que la voix ne vienne briser la mélodie.


« En effet, l’échiquier offert à son Altesse l’Empereur est une confection unique des technomanciens issus de mon Université. Ces procédés vous intéressent ? Je déplore que vous n’ayez pas pris le temps du détour…il en vaut largement la peine. Avoir eu vent de votre venue, j’aurais fait déployer les dispositions nécessaires à ce que vous ne vous égariez pas… Vous êtes, évidemment, toujours le bienvenue à ma Cour. »

Un traité signé suffisait-il simplement à justifier présence sur les terres russes sans…demande préalable ? Savoir le Prince en Russie était évidemment un honneur mais aussi la Tsarine ce serait-elle attendue à une visite, ne serait-ce que par courtoisie. Le message, cette fois, devait certainement être saisi quand à ce petit «oubli».

« Au même titre de ma propre venue chez vous pour l’année à venir si cela est bien évidemment agréable à la pensée de sa Majesté votre Père… ? Une missive lui sera envoyé sous peu afin d’en planifier les détails…à moins que vous ne m’y invitiez de votre chef ? »

Habile tentative pour gagner du temps bien que Svetlana n’était pas de celle à précipiter les faits, chaque chose en son temps mais si le Prince lui-même la référait auprès de son père, sa demande de voyage n’en semblerait qu’aller de soi…plutôt que de semer le doute dans l’esprit du dirigeant. Un simple retour de courtoisie, voilà ce à quoi la Tsarine s’attendait pour cette invitation somme toute encore bien innocente. Pour ce qui était des véritables raisons…il faudrait patienter un peu. Encore un peu avant d’en dévoiler toutes les facettes, des plus éclatantes…aux plus sombres.
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Lun 8 Fév - 0:05
L'impératrice accueillit la réflexion de la mariée avec un sourcil arquée. La remarque l'avait blessé et cela la surprenait bien plus qu'elle l'aurait cru. Ce n'était pas la remarque en soit, elle était plutôt drôle et acide, mais c'était le fait qu'en temps normal, Asbjorn aurait répliqué quelque chose du genre, mais elle était pieds et poings liés dans une atmosphère pareille.

C'était insupportable et injuste. Tant de fois elle avait réussit à arriver dans ce genre d’événement, cherchant une cible a dépouiller ou à se moquer ouvertement. Elle avait remarqué des dizaines de colliers faciles à subtiliser, des grands dadais trop habitués à être obéit pour répliquer au moindre problème, et des sottes persuadées d'être protégées derrière leur grosses robes. Elle devrait être fière bon sang. Elle était une viking, impératrice, la seule femme en armure de l'assemblée, affichant sans pudeur son passé de guerrier avec sa large cicatrice sur le front, là où les femmes et les hommes semblent tombés dans la farine tellement ils sont fardés.

Reportant son intérêt sur l'assemblée elle expira fortement par les narines en croisant les bras. Elle avait l'air d'une enfant tremblant dans ses bottes alors qu'elle était armée jusqu'aux dents. Il suffisait. Ce n'était pas qui elle était, et si cette prophétie de merde avait décidé de la mettre sur le trône, elle allait être servie.

Elle regarda vaguement le bonbon posé dans sa main, il lui semblait en avoir entendu parlé dans le dirigeable, mais elle ne se souvenait pas de la conversation. Les sucreries ne l'avaient jamais intéressé, elle préférait le salé et le gras, le sucre c'était pour les enfants, et les riches. Elle le donna nonchalamment à son traducteur, qui haussa un sourcil devant la friandise. Il n'y avait rien de bien mangeable sur le buffet, mais elle n'eut pas vraiment le temps de réfléchir, qu'un homme, dont elle ne se souvenait que vaguement pour l'avoir vu au côté de Sa Majesté La Reine de France, se planta purement et simplement devant elle, pour lui demander d'être sa cavalière.

Elle renia purement et simplement la sueur froide qui lui passa dans le dos, cette fois-ci, et afficha un sourire. Danser avec des nobles, elle l'avait fait moult fois, le plus dur serait de ne pas enfoncer sa main dans une de ses poches. Et Ilsniss lui avait dit qu'au final, il lui suffisait juste de suivre l'homme. Danse stupide, mais au moins simple à comprendre. L'agilité, elle en avait à revendre, elle avait bien dût la gagner en combat singulier contre un chat, cette foutue épée royale.

“Aucun problème ! N'importe quel empereur nordique qui se respecte terrorise les dragons !” Fit-elle quand son traducteur acheva son travail.

Elle tourna la tête vers les jeunes filles qui l'avait suivit, leur offrir son plus beau sourire, en écartant une mèche de cheveux de son immonde balafre sur son œil, histoire de les éloigner, et rapidement retira son ceinturon qui contenait son épée pour la tendre à Ilsniss.

“S'il te plait ? Je reviens vite. Amuses toi !”

Elle lui sourit, avant de rejoindre ce qu'elle imaginait être un Français. Quoiqu'elle se posait une question : C'était quoi la vertu ?!

Elle attrapa sa main tendue avant de demander à son traducteur “Peux-tu lui demander son nom ?” avant que ce dernier ne s’exécute.


Imperator Assbaby

Vaincra son audace, sous la menace,
L’insolente, et sa chance, elle est ta providence.

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Hansel
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Mar 9 Fév - 19:28
Alexender avait été surpris que la rousse avait accepté son invitation. Il faut dire qu'il était rare qu'on accepte sa présence, surtout les femmes qui le repoussaient en général.

Quand les mariés ouvrirent la première danse, les autres personnes pouvaient danser à leur tour. C'est là que le visage de la cavalière lui rappela quelque chose. Au même moment on lui boutonna quelque chose et on lui offrit des dragées qu'il regarderait plus tard.

Il dansait avec la fille du marié. Merde. Il allait sûrement y avoir de nombreux regards sur lui. Ce qui ne l'arrangeait pas vraiment. Il n'aimait pas être le centre de l'attention dans ce genre d'ambiance. Mais il était certain que si Alice le regardait, elle verrait ce qu'elle avait loupé en ayant refusé de danser avec lui.

Avant qu'il entre sur la piste de danse une voix arriva dans le dos de l'androïde. Ce qui avait eu l'air de troubler la princesse.

— Ne vous en faites pas. Il est déjà parti et je resterais ton partenaire de danse, pour cette fois.

Alexender n'avait pas reconnu la voix qui lui avait parlé brièvement et il s'en fichait quelque peu. Peut être cela lui reviendrait plus tard. Ou peut être que cette voix reviendrait le voir plus tard.

Alexender entra dans la danse au bras de la princesse. Il n'était pas un excellent danseur loin de là. Mais il connaissait les pas de base. Vu le poids qu'il pesait avec sa colonne vertébrale de métal, il essayait surtout de ne pas marcher sur le pied de la princesse, ni de loucher sur le balconnage de cette dernière. Sinon Alice ne lui casserait pas juste un doigt cette fois-ci.

C'était un supplice de la regarder que dans le visage. Il aurait bien aimé aussi glisser sa main plus bas que sur le corset de la jeune rousse. Une telle occasion et ne rien pouvoir faire. Dire que depuis qu'il était avec Alice il n'avait plus touché à d'autres femmes qu'à Alice. Et encore Alice n'était pas comme lui. Il n'avait encore rien fait à part un petit « massage pulmonaire », ce qui était mieux que rien certes.

Sa mise à l'épreuve partAlice continuait donc en ce moment même.

— Scheiße.

Il avait chuchoté cette insulte comme manifestation de sa frustration. Il avait des envies qu'il espérait pouvoir contenir et il n'espérait pas se retrouver isolé avec la princesse. Sinon il ne pourrait peut-être pas se maîtriser. Il regretterait sûrement tous les efforts mis en place jusqu'au jour d'aujourd'hui pour échouer si lamentablement .

— La danse te convient-elle ? Vous avez envie de continuer ? Où tu préférerais changer de danseur ?

Résumé
Spoiler:
 


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Le basilic
Friedrich Franz Edelstein
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✦ Libre pour RP ? : yep

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Si on en savait plus sur toi ?
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Sam 13 Fév - 23:36

Un Mariage Impérial
-Acte II-




:candy: Troisième tour :candy:



On valsait, on dansait, on se chicanait. En soit rien de très regrettable au sein d'un mariage impérial. Rien d'autre que le quotidien d'une cour. Nulle perturbation ne semblait vouloir stopper le flot des danseurs, ni même entacher le bonheur du jeune couple.

Emporté par l'atmosphère festif, l'empereur Friedrich avait été sur le point d'enflammer la piste en se lançant, à cœur perdu, dans une valse exaltée. Mais le ventre rebondi de sa promise se rappela à lui, lui faisant reprendre conscience avec la réalité. Il n'aurait pas été de bon goût de faire naître l'enfant à la vue de tous. L'empereur se retint, calmant le jeu, tâchant de guider sa partenaire au mieux.

Le couple mit fin à la danse, laissant les invités continuer de leur côté.

Trois coups furent donnés, comme au théâtre. Un domestique annonça : « Les gâteaux de mariage ! » Portés par une cohorte de domestiques en livrées (rouge et blanc pour les hommes, rose pour les dames) furent amenés deux pièces montés. L'une confectionné par le cuisinier impérial, l'autre par Maksim Makarov, cuisinier russe choisi par l'impératrice.

Le gâteau de l'empereur:
 
Le gâteau de l'impératrice:
 

Saisissant le couteau qu'on lui tendait, Friedrich trancha une part de son gâteau, Zahnfee faisant de même de son côté. Comme à l'église lorsqu'ils échangèrent les anneaux, le couple échangea ses parts.

« Pour finaliser nos vœux, nous vous offrons cette part de gâteau. Puisse-t-elle cimenter notre couple, et non votre estomac. »

L'échange procédé, les domestiques finirent de découper des parts et allèrent servir les invités. On apporta des collations plus modestes à ceux occupant les jardins : des mignardises aux couleurs de l'empire.

Les collations aux jardins:
 




Rappel des règles



  • Les Toothcandies sont toujours en circulation. Chaque joueur, hormis Pitt, Dahlia et Zahnfee, réalise un jet de dé de culture générale.
    de 0 à 4 : Vous ne reconnaissez pas ces bonbons
    de 5 à 8 : Cela vous dit quelque chose, c'est une friandise très à la mode en ce moment, vous en êtes quasi certain... c'est quoi le nom déjà ?
    de 9 à 12 :
    à ne dévoilez que si vous avez fait un de ces scores:
     


  • Cet event sera supervisé par Zahnfee et moi-même. N'hésitez pas à nous MP si vous avez une question. Le sujet "Mariage de rêve" servira de debriefing HRP et d'annonce des MJs.

  • Ajoutez un résumé de vos actions à la fin de vos posts, dans une parenthèse spoiler/HRP, pour une meilleur lisibilité de l'action pour ceux qui auraient raté quelques posts.

  • Il n'y a pas d'ordre de passage, postez comme vous voulez à raison d'une fois chacun par tour.




Bon jeu à tous et à très vite !



♔ Empereur d'Autriche-Hongrie ♔
Défi:
 
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Arsène Martes
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Lun 15 Fév - 9:13


Arsène ne se laissa pas décontenancé par le tas de plates, d'acier et de cuir. Bien que l'idée de macération des chairs lui traversa l'esprit. Mentalement il fit une projection en coupe de l'impératrice nordique. La balafre était particulièrement mal placée. L'oeil aurait pu être fendu. Quel type de lame pouvait occasionner ce genre de plaie ? Le médecin ne pouvait empêcher son cerveau d'effectuer une autopsie intellectuelle et méthodique. Déformation professionnelle.
Pourtant c'est avec une aisance naturelle qu'il prit la main de la jeune femme et l'attira sur la piste dans un concert de cliquetis assourdissants. Valser avec cette boite conserve serait une gageure.

- Arsène Martès, répondit-il directement à l'impératrice une fois qu'on lui eu traduit la question de la jeune femme. Médecin Royal de sa majesté Ronce de France.

Il l'attrapa par la taille comme si elle n'était drapée que de soie et de dentelles, et entama le premiers pas. Il avait de la poigne, et, une habitude certaine de conduire. Il avait toujours l'habitude de conduire, en vérité. Leadeur né, homme d'influence, au charisme discret qui une fois dévoilé vous marquait l'esprit comme un rapace plante ses griffes dans la viande tendre d'une proie, Arsène Martès est-il un simple serviteur de couronne ? Peut-être bien. Car malgré les pas maladroits et lourdauds de l'impératrice, jamais il ne sembla souffrir de la dichotomie. Il compensait l'écart pas son aisance personnel. Chaque bourde, chaque geste brusque était arrondit gracieusement par sa courtoise maitrise de ses mouvements. Il s'adaptait à elle avec une redoutable acuité. Une dangereuse perception de chaque défaut de la souveraine.
Le traducteur était obligé de suivre la cadence de manière comique.
Arsène, comme beaucoup de discipline, apprenait vite et bien. Son espagnol, son allemand et son français étaient parfaits. Il se débrouillait du russe qu'il pratiquait depuis quelques années par nécessité. Il maitrisait assez mal le scandinave en revanche. Il ne s'était jamais vraiment penché sur cette langue qu'il considérait comme morte, du moins surannée pour un peuple tout aussi en retard sur son temps. Un peuple-fée. Une nation vouée à crever sous les ailes de Rostrhamus.

- Hé bien, votre majesté impériale ? Est-ce aussi amusant que de tuer des dragons ?

Longeant les murs, plusieurs femmes bavassaient à couvert de leurs éventails. Leurs murmurent menaçants étaient moins angoissants que leurs œillades en coups de poignards.

Résumé:
 

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Invité
Orphée
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MessageSujet: Re: [15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2   Mer 17 Fév - 17:57
Une cuisante douleur au pied fit remonter des souvenirs jusque dans la tête tout en haut d'Orphée. Il y avait deux ans, il avait parcouru la moitié du monde avec Alice. Dans ses souvenirs, elle était une femme perdue. Aujourd'hui, son caractère fort lui avait donné la volonté nécessaire pour repousser l'homme qui s'était fait tatouer le visage de la Mort sur le visage.

*Soit. On se débrouillera autrement. *

D'humeur festive, il avait très vite trouvée une nouvelle partenaire de danse. Ayant écumé plus d'une soirée, Orphée se fondait dans le décor. Il connaissait les pas de danse et était emporté par le rythme naturellement. Un don qui ne s'était pas envolé, remplacer par cette facétie féerique qui lui permettrait de faire des colliers de dents au kilomètre.

Plus tôt, il était passé près d'Alexander et l'avait hélé. Mais l'androïde ne l'avait pas entendu. Il fallait dire que chaque couple sur la piste de danse dialoguait, que la musique ne se limitait pas à un fond sonore dans un restaurant romantique à l'éclairage tamisée. Sans compter toutes les autres conversations au-delà de la piste de danse.

Suivant le mouvement avec sa nouvelle cavalière, Orphée chercha du regard où se trouvait Alexander. Il mit du temps à le trouver. Il y avait vraiment beaucoup de monde réunis ici, pour le mariage de sa fille et de son époux. Homme qui lui était étrangement familier d'ailleurs...

« Alexander ! Alexander, par ici, c'est moi, Orphée. Me reconnaissez-vous ? »

Deux pas. Le bras tendu, la belle tourne autour d'elle-même. Ainsi, Orphée se retrouve à l'opposé d'Alexander. Toujours à portée de voix.

« Vous souvenez-vous de notre promesse ? Etes-vous parvenus à trouver des « amis » ou bien un lieu de retrouvailles utile à notre cause ? »

Continuant à danser, Orphée reçut un bonbon. Trop occupé par la présence d'Alexander, il ne s'y intéressa pas plus que ça. Pourtant, une pensée fugitive lui dit qu'il en avait déjà vu un de ce genre. En fait, il lui semblait bien en posséder déjà un de la même forme et couleur. Puis Alexander supplanta ces pensées.

La danse les avait ramené près d'un nouveau couple. Orphée entendit alors : « Hé bien, votre majesté impériale ? Est-ce aussi amusant que de tuer des dragons ? ». Fronçant des sourcils, Orphée s'intéressa à la dame. Par la façon dont elle était habillée et l'accent hivernale qui sortait de ses lèvres, il se souvint de l'Empereur Dragon et de sa chasse dans les grottes. Il se souvint de son Troll qui l'attendait dans les terres scandinaves, probablement dans une geôle.

« Alexander, y a-t-il eu des changements politique en Scandinavie ? L'Empereur Dragon est-il toujours celui sur le trône ? Je vais surement anticiper votre prochaine question. Si je vous parle de cela, c'est parce que j'y ai mon Troll d'enfermer. Je vous en avais parlé de mon Troll, n'est-ce pas ? »

Si cet homme, Arsène, n'avait pas invité sa présente cavalière : Orphée aurait probablement lâchée la sienne pour Asbjorn. C'était une rencontre intéressante à n'en pas douter. Le temps lui donnerait probablement bientôt raison.

Résumé:
 
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[15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2

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