[15 septembre 05] Un Mariage Impérial - Acte 2

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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Lun 22 Fév - 5:25
On lui avait pas menti. La valse c'était chiant. Il y avait quoi d'amusant à tourner et virer comme des billes sur un plateau ? Enfin. Les moeurs étant ce qu'elles étaient, Asbjorn comprit qu'il y avait tout intérêt à faire semblant de s'amuser. Déjà, comprendre les mouvements de cette idiotie de valse lui prit cinq bonnes minutes d'accomodation. Son cavalier était des plus assuré, et aussi bien, ses pas patauds et maladroits passérent inaperçus, elle le remercia intérieurement de ça, alors qu'elle avait les yeux rivés sur leur pieds pour essayer de comprendre la mécanique du mouvement. Elle finit par saisir le principe, qui était au final de marcher trois pas à droite, trois pas en arrière, et surtout de laisser l'homme conduire. Elle trouvait cela bien pitoyable, mais garda son avis pour elle. Désormais maîtresse de ses mouvements, elle remonta le nez vers son cavalier, et lui offrit un large sourire en guise de réponse.

“Non. Pas du tout. Mais vraiment pas. Enfin, je suppose que tout le monde ici s'amuse comme il peut. Vous m'avez invité parce que c'est la seule manière d'amuser vos copines derrière nous ?”

Elle n'était pas stupide, ni aveugle, et au final dans les banquets scandinave, beaucoup de jeunes pucelles réagissaient pareilles. Les messes basses entre filles délaissées pour les danses. C'était toujours pathétique au possible, mais généralement les gens qui dansaient n'étaient pas mieux loti. Elle et son acolyte avaient souvent réussit à se faufiler dans les fêtes de la noblesse, et quand ils se faisaient passé pour qui ils le voulaient, ils avaient pu en écouter beaucoup des conversations. Mais aucune n'avaient été spécialement intéressantes, juste une occasion pour se moquer allègrement d'eux.

Elle s'intéressa un peu plus à son cavalier. Un grand homme, qui avait une allure rappelant vaguement les hommes de chez elle, en moins bourru, et aux mouvements bien trop calculés pour être honnête. Asbjorn ne pouvait se vanter de pouvoir lire quoique ce soit derrière son regard, mais elle en avait assez vu pour comprendre qu'il n'était pas du genre à agir sur un coup de tête, et qu'il y avait moult à cacher derrière son charmant faciès. Elle se demanda pourquoi il l'avait invité, mais surtout comment, entre toutes les filles qui savaient danser ici. Ceci dit il avait été relativement explicite a propos de l'armure. Cela ne les empêcha en rien de jaser derrière leur éventail.

“Regardez les. Les truies de mes champ font le même bruit. Mais vous l'avez cherché non ? A inviter la pire personne pour danser. Vous avez juste envie de passer pour une saleté auprès d'elles, ou vous cherchez à ruiner ma réputation ? C'est vraiment bête, j'en ai même pas !”

Elle se permit même de rire un peu. Elle se doutait que le traducteur allait faire un effort pour édulcorer ses propos, mais quoiqu'il en soit, c'était la première fois qu'elle parlait avec un français, et sa première danse officielle. Autant qu'elle s'en souvienne.

“Merci pour la danse, tout de même. On voit que vous avez l'habitude, je préfère être tombée sur vous le temps de comprendre comment ça marche plutôt que d'avoir défoncé les pieds d'un maladroit à coup de bottes.”

Il lui sembla voir une ombre au faciès orné d'un crâne s'approcher d'eux alors qu'ils tournaient tous en cadence. Loin d'être effrayée, sa curiosité fut piquée, avant de revenir à son cavalier, faute d'avoir retrouvé le crâne blanc du regard.

“Médecin à la cours royale de France vous dites ? Je devrais remercier votre Reine. Elle a l'air compréhensive envers les nouveaux venus.”

Assez pour l'inviter à s'asseoir prés d'elle alors qu'elle ne comprenaient strictement rien à ce qu'il se passait.
Keisarinna Asbjorn
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Ashes Dice
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Ashes Dice
Lun 22 Fév - 10:33


- Tu veux vraiment me faire appliquer ce que tu as essayé de m’apprendre ? C’est d’accord, je t’invite, jamais je pourrais supporter qu’un Méprisant salisse tes couleurs... Regarde ceux qui en mangent, ça peut être amusant. J’ai fait faner une Fleur avec l’un de ces bonbons.

Ashes le dévisagea avec une expression impénétrable. Intérieurement, elle se sentait bouillir de sentiment confus dont la nature était à la fois effrayante et délicieuse. Elle détricotait allégrement chacun d'eux avec patience et déni, s'appuyant sur une logique tordue qui lui était propre. Si ses voix s'étaient tues, son cerveau empruntait des chemins pétris de circonvolutions.
Elle lui tendit une main gantée avec un petit rire, pétillant d'impertinence.

- Tu sais bien que je n'autorise qu'un certain Lièvre de Mars à me souiller. Allez viens, "Eliott", fais rouler ton Dé sur cette piste.

Elle se mordilla la lèvre inférieure, indécente au possible, mais cela personne n'en su rien hormis son marquis de cavalier. Ils entamèrent leur pas de deux. Leur danse manquait de conventionnel : Ashes avait sciemment décalculé le rythme de trois temps et demi pour en faire quatre, rentrés au chausse-pied dans la même mélodie. Le couple évoluait donc en dépit du tempo, sur une partition dont eux seuls maitrisaient le secret.

- OOh... Ces bonbons là ?, réagit-elle avec retard. Elle a donc osé ? La vilaine impératrice-bonbonnière que voilà !

Et la gourgandine du marquis de Raincourt de rire aux éclats alors qu'elle se laissait renverser en arrière avec une impudeur qui attira d'avantage les regards que la demoiselle en armure venue du froid.

Ashes Dice
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Zahnfée V. Edelstein
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Zahnfée V. Edelstein
Mar 23 Fév - 13:25

Un Mariage Impérial
-Acte II-




:candy: Quatrième tour :candy:


Valses, fanfreluches, gâteaux crémeux. Tout ce petit monde pétille et festoie comme les bulles du champagne auquel je n'ai pas droit. J'en ai le tournis. La nausée, même. Sainte molaire, c'est trop de mondanités pour ma coupe. J'ai mal aux zygomatiques à force de sourire bêtement. Par pitié, mon amour, j’espère que nous n'aurons pas à subir cette mascarade tous les jours. La pompe est, comme son nom le suggère, gonflante. Mais sois fier de moi, chéri, je fais bonne figure ! De ma petite confiserie madrilène au marbre de ton palais, la composition reste la même : sourire délicat, visage charmant, mots mielleux distribués à chacun. On profite de mes largesses -et je ne parle pas de ma pense- comme de mes talents. Les Toothcandies sucrent bien des becs. La magie est une science, je ne suis pas la seule à le penser, néanmoins elle a besoin de ce soupçon de chaos pour prospérer.

Mon regard s'éternise ça et là, sur les miens, cette famille disparate et protéiforme, affranchie des liens du sang.
Que ma petite Alice est devenue jolie ! Son compagnon semble un crétin coureur de jupons, il sera sans doute nécessaire que je lui affûte quelques incisives à la lime afin qu’il apprenne les bonnes manières.
Chester, notre cadette, est devenue une jolie petite chatte. Il faudra que je lui trouve un gentil maitre, pas trop grognon à qui elle pourra tourner la tête.
Pitt danse comme un caneton. Comme à son habitude, il se fiche bien des voies toutes tracées d'une mélodie. Il semble s'être trouvé une compagne à la mesure de sa folie. On dit qu'elle est reporter : quel métier d'aventurière ! Enfin, j'imagine que c'est de notre temps.
Dahlia, ma douce amie, s'éveille doucement à la vie. J'ai un plaisir immense à la voir peu à peu gouter le charnel de cette existence. Cette peau de porcelaine finira par s'effriter, cela fait sens. Et je serais là pour lui tenir la main, comme elle prit soin de m’accueillir en son royaume quand je n'avais plus rien.
Maria est une adorable enfant, dévouée et honnête. C’est si rare de nos jours ! Et si elle dort parfois plus que de raison, cela n’est pas bien grave, mes genoux serviront d'oreiller !
Papa est... Papa. Décevant et flamboyant à la fois. Difficile de comprendre pourquoi et comment lui et ma mère se sont aimés. Mais je suis là, il y a donc bien une trace de cette liaison dangereuse. Je ne sais pas à quoi tu joues, papa, mais tu sauras me trouver sur ton plateau, sois en sure.

Et bien sur, il y a mon Fantôme, mon petit empereur adoré, moustache rousse tout azimut. J'ai une bouffée de plénitude. Je me sens bien, comme jamais auparavant.

La première contraction n'éveille en moi qu'une vague diffuse sous cette couche épaisse de bonheur. J'ai d'avantage mal aux pieds, engoncés dans ces maudits escarpins. Ma paume glisse pourtant sur mon ventre endolorie, inconsciemment. Il en faut une petite série rapprochée pour que je lâche brutalement mon verre qui s'écrase au sol. Ce dernier est déjà trempé par bien plus que ne pouvait en contenir ma coupe. C’est une vraie flaque qui empoisse mes souliers, mes cuisses, mes dessous...

J'écarquille les yeux.

- Friedrich... ? Dis-je avec toute la dignité qu'il m'est possible de manifester en cet instant.

La foule manque un battement. Les violons dérapent sur leur corde en couinant comme des pucelles. Je toussote en me tenant le plus droite possible, mes mains soutenant ma bedaine de vache à lait.

-Friedrich, votre impériale épouse vient de perdre les eaux. J'accouche.

Annonce est faite !

Résumé:
 







Rappel des règles



  • Les Toothcandies sont toujours en circulation. Chaque joueur, hormis ceux qui connaissent le produit réalise un jet de dé de culture générale.
    de 0 à 4 : Vous ne reconnaissez pas ces bonbons
    de 5 à 8 : Cela vous dit quelque chose, c'est une friandise très à la mode en ce moment, vous en êtes quasi certain... c'est quoi le nom déjà ?
    de 9 à 12 :
    à ne dévoilez que si vous avez fait un de ces scores:
     


  • Cet event sera supervisé par Zahnfee et moi-même. N'hésitez pas à nous MP si vous avez une question. Le sujet "Mariage de rêve" servira de debriefing HRP et d'annonce des MJs.

  • Ajoutez un résumé de vos actions à la fin de vos posts, dans une parenthèse spoiler/HRP, pour une meilleur lisibilité de l'action pour ceux qui auraient raté quelques posts.

  • Il n'y a pas d'ordre de passage, postez comme vous voulez à raison d'une fois chacun par tour.




Bon jeu à tous et à très vite !

Zahnfée V. Edelstein
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Alice Liddell
Alice au pays des merveilles
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✦ Libre pour RP ? : Complète.

✦ Double-compte : Reine Ronce, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi

Mar 23 Fév - 13:48
Et soudain ce fut le drame.

Le crin-crin des archets dérapant sur la corde sensible poussa Alice à tourner la tête, stoppant son échange avec Dahlia. Tous les regards convergeaient sur Zahnfee. Cette fois-ci, nulle embrassade échevelée, ni de danse torride, mais les contractions d'une femme sur le point d'accoucher.

Alice bondit de son siège. Nul temps pour la réflexion. L'Androïde fonça, droit devant elle, poussant les danseurs et autres invités qui osaient se trouver sur son chemin. Et cela à grands renforts de bras androïdes frappant les côtes.

« Dégagez ! »

D'une poigne ferme, Alice vint soutenir Zahnfee, enlaçant ses hanches avec toute la douceur possible.

« Ça va aller, ça va aller... Respire lentement... »

C'est un regard noir qu'elle adressa à la foule qui les entourait.

« Vous attendez quoi ? Ouste. Laissez-la respirer ! » Au marié. « Pas vous, vous êtes l'époux. Ils sont où vos médecins ? »

Telle la cavalerie, la cohorte de sages-femmes se rua dans la salle.

Résumé:
 



Androïde, veux-tu vivre dans un endroit où tu seras libre ?
Rejoins-nous à Steamtown.
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Mar 23 Fév - 16:30
Une domestique avait bien fourré dans mes mains, avec une certaine crainte - probablement qu'elle n'avait jamais vu des gens d'autres pays que le sien - un sachet de bonbons. Des dragées ? Francisco avait employé ce mot pour me parler des ballotins de sucre offert aux convives. Il apprécierait sans doute la douceur aussi la glissai-je dans mon kamarband. Après cet intermède, la danse avait débuté et quelques minutes après, ma question sur l'échiquier avait fusé. Avec politesse, non sans continuer de mener nos pas comme il se devait dans la cohorte de paons cherchant à faire la roue, j'écoutais sa réponse.

- Tout ce qui est magie m'intéresse, Votre Majesté. Nos Terres se rejoignent sur ce point, technologie et magie s'unissent parfaitement.

Rien ne servait de préciser que les Perses entendaient le faire avec plus de discernement et éviter la prolifération de technologies débridées et irrespectueuses pour la terre. Malgré le sous-entendu sur mon manquement à l'étiquette en n'allant pas voir la Maîtresse des Lieux, je pipai mot sur le sujet. Pourquoi le ferai-je ? Je n'avais nulle affaire avec elle à ce moment-là. Je me déplaçais en compagnie d'un Rühigfeuer très sympathique mais loin d'être une menace pour la sécurité intérieur de son pays. Puis, j'étais un sylphe. Les considérations territoriales lorsqu'il n'était pas question d'autre chose qu'un voyage me laissaient parfaitement froid. Le Vent s'y rendait ? La nuit y étendait ses griffes ? Personne ne m'empêcherait d'explorer ce que je désirai. Naturellement, le schéma se modifiait parfaitement lorsqu'on parlait d'envahir ou de conquête. Les premiers, il fallait les étouffer dans l'oeuf et les seconds.... les seconds nous y viendrions dans quelques mois.

- Je serais ravi de vous accueillir à Téhéran l'an prochain, Votre Majesté Impériale. Nul doute que mon Père, le Shah, serait également de cet avis.

Sourire courtois et sincère, inviter la souveraine d'un pays avec qui nous avons un traité de plus d'un siècle me semblait la moindre des choses.

- Néanmoins, je déconseille vivement à votre Majesté Impériale de tenter un séjour estival. Le contraste de climat peut être assez désagréable pour les non-initiés.

Sans compter que les froufrous occidentaux, corset en tête, risquaient probablement de lui poser des sérieux ennuis de santé. Assurément, personne ne voulait qu'une tête couronnée alliée ne perde la face en défaillant sous la chaleur. En dehors du Sultan Ottoman, mes ennemis et ceux de la Perse n'avaient pas de figures particulières et encore moins féminines. Le plan "harasser l'ennemi avec le climat du pays" tombait donc à l'eau avant même d'avoir vu le jour. Pour le reste, nous aurions l'occasion de discuter d'une visite officielle de son Université, m'intriguant je ne le nierai pas, lors d'une rencontre dédiée.

La valse se termina alors pour laisser place aux gâteaux des mariés. Avec politesse, je remerciais ma partenaire d'un sourire et d'une inclinaison du buste. Après un bref discours, béni soit l'Empereur Austro-Hongrois de ne pas nous abreuver de poésies soudaines pour aller vers l'essentiel, nous nous retrouvâmes avec une assiette à la main et le fameux gâteau.

Bien emprunté avec mon assiette d'abomination sucrée, je n'y touchai évidemment pas hormis d'une pointe de fourchette pour donner l'illusion polie que j'ingurgitai la chose. A toute vitesse, je calculai un échappatoire, là derrière ce rideau, pour y nicher la vilaine sucrerie. Alors que je m'y rendais aussi discrètement que possible, je fus bousculé par une furie pressée de rejoindre l'épousée en train de perdre les eaux. Le gâteau voltigea alors avec la lenteur irréelle propre à la catastrophe. Lorsque je songeais enfin à la dévier vers le sol avec un mouvement des doigts chargés de magie, celui-ci écrasa tout son crémeux glaçage sur un autre invité. Avec une grimace horrifié, je me précipitai vers celle-ci pour tenter de réparer le désastre pâtissier.

- Motaøsef-am

Lâchai-je dans ma langue avant de reprendre en espagnol.

- Je suis désolé. Sincèrement navré, cela m'a échappé des mains.

Un coup d'oeil glissé vers le couple vedette du jour, je songeais brièvement à aller chercher le flacon de parfum pour aider la dame à donner naissance plus confortablement ou à faire évacuer la salle pour la décence, le calme, auxquels elle avait le droit. Malgré tout, je n'étais ni chez moi et qu'un grand djinn s'approche soudainement d'elle ne l'aiderait probablement pas à se sentir bien. Procédons donc par ordre et rattrapons déjà le souci du gâteau que j'étalais plus que je n'en retirai de ma pauvre victime. Qui était-ce ?

Résumé:
 
Jahan Shah Farvahar
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Pitt
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Pitt
Ven 4 Mar - 19:20
Large sourire encore et encore, ce n’était pas être aussi déguisé que les Méprisants qui allait l’empêcher de sourire. L’expression du Dé fit glousser le proxénète, il y vit là son précieux Trésor de Cendres, celui qui était le Dé. Puis la danse se faisait, Eliott faisait de son mieux pour rester concentré, il n’aurait pas apprécié blesser Ashes. Il prenait donc soin de se souvenir où mettre les pieds, C’était qu’il était soigneux et attentif lorsqu’il le voulait bien.

Lorsque sa précieuse partenaire comprit de quoi il avait fait mention, il ricana à sa réaction.

- Ça promet de jolies choses pour plus tard.

Le Lièvre de Mars devenu Marquis soutenu Ashes dans la tornade qu’elle pouvait être, il adorait savoir que cela ne plaisait sans doute pas entièrement aux personnes de la bienséance. Pauvres Méprisants.

Le pilleur de tombes ramena sa précieuse à lui avant de finalement être distrait, il vit du mouvement dans la foule. Sur la piste même. Il aperçu Alice écarter les êtres, les autres invités.

- Il se trame quoi là-bas ? Je sais pas pourquoi mais… j’ai un peu l’impression que c’est comme quand une jument va mettre-bas. Ou une Fleur, c’est pareil.

Puis les yeux à nouveau sur Ashes, et ce fut par réflex qu’il tira sa demoiselle avec lui un peu plus vers la foule qui s’ameutait. Tout en restant en périphérie, il se disait que jamais on ne laisserait l’Impératrice devenir un peu comme une bête de foire.
Par réflex il s’était approché ? Simplement parce qu’il était parfois dans les parages lorsque ses filles avaient échappé aux aiguilles des faiseuses d’anges, ça se terminait à l’orphelinat en général. Tout le temps.

Pitt ne se détâcha pas de Ashes, restant derrière elle, penchant la tête vers l’oreille du Dé pour lui souffler quelques mots :

- Hm, c’est plutôt un spectacle comparable à des tortures, t’en a déjà vu ? Mais bon… là, ça va être bien délicat, on a une Impératrice qui est ma « nièce » dans cette situation. Haha…

Les prunelles d’absinthe tournées sur sa partenaire, si proche d’Enfer si lui était Mort. Ou bien simple politesse de ne pas fixer une femme impériale dans une situation particulière. Bien que pour le moment, ça ne semblait être que le début.
Le proxénète ne savait pas où se mettre en fait, il ne se voyait pas ramener sa science d’expérience à force de voir sa Fleur de pensée le faire. Il n’avait aucune idée de ce qu’il fallait faire.

Il entendait la voix d’Alice, sans doute elle saurait gérer ça. Mieux valait une femme, c’était toujours les sages femmes qui géraient ça. Des femmes donc.
Eliott March De Raincourt, lui, n’avait que l’expérience des chevaux ou de ses filles. Bien que ce ne soit pas lui qui s’en occupe, heureusement, c’était Pensée qui se collait à ces moments difficiles.

Spoiler:
 
Pitt
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Dahlia
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Dahlia
Ven 4 Mar - 19:53
Lorsqu’Alice la remarque, Dahlia affiche un large sourire. Enfin, comme elle le peut. Toujours un peu triste de ne pouvoir donner de belles expressions pour ceux qui lui sont chers. Elle regarde le pendentif, son amie l’a toujours, et la fée de New-Wonderland a évité de trop regarder au travers de cette chenille revenante. Elle tient tant à ce que l’Androïde garde tout de même une vie à elle.

Mais elle a pu regarder parfois quelques paysages, ceux de Silent Hill, ceux pour venir jusqu’ici.
Elle remercie en elle Alice d’avoir accepté son cadeau.

- Alice, en effet. Mais c’est… normal… et j’étais aussi… très concentrée pour… ne pas tomber en… portant les alliances.

L’Androïde prend la main frêle de la Poupée de Porcelaine, et celle-ci la suit en toute confiance. Elle n’accorde qu’un dernier regard en direction de Pitt et Ashes. Elle s’occupera de tout cela une fois de chair.
La fée se laisse manipuler, sans se soucier ou craindre un instant pour sa vie, de finir en mille morceaux, elle accorde à son amie une confiance infinie.

- Pitt pense pareil, … il me… semble. Mais c’est… vrai. Il y a de… quoi.

Puis une question est posée, concernant sa mue. Dahlia semble réfléchir, doucement elle relève ensuite sa manche et dévoile une fissure au niveau de l’intérieur du coude droit.

- Je craignais… de saigner. Cependant, ça se présente… plutôt bien.

Les yeux d’azur se reposent sur Alice avant que la voix « vide » de la fée poursuive, tandis qu’un domestique apporte des dragées que la demoiselle de porcelaine pensa reconnaître.

- Je peux de plus… en plus parler… presque au naturel.

Un peu fière, elle est comme une enfant montrant qu’elle peut enfin se débrouiller seule. Elle veut poursuivre en parlant des bonbons mais, quelque chose la pousse à tourner le regard en direction du couple impérial. Elle s’inquiète, mais Alice réagit vite. Heureusement qu’elle est là.
La Poupée regarde le passage que l’Androïde crée, et elle l’envie un peu de pouvoir autant s’imposer.

Reprenant son souffle, elle se concentre pour se glisser doucement les pieds au sol. Le cœur battant de peur d’être écrasée, la jeune femme à l’apparence de fillette s’approche avec une grande précaution. Quelques personnes sont évitées de justesse, elle passe à côté de Pitt et Ashes mais ne s’arrête pas. Elle se soucie de son autre amie. La seule résidente de New-Wonderland, non ?

En voulant passer entre deux personnes, Dahlia sent une fissure se créer à la nuque. Mais ce n’est rien, elle sait reconnaître les blessures qui lui sont dangereuses. Doucement, elle vient se joindre au groupe. Joignant aussi ses mains. Sa magie hideuse ne sert à rien lorsque la véritable vie se met en scène.
Elle se contente de montrer qu’elle est là pour ses amies.

- Zahnfee…

Spoiler:
 
Dahlia
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Maria Elisabeth Edelstein
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Maria Elisabeth Edelstein
Ven 4 Mar - 20:48
Les notes étaient en harmonie, pour le moment du moins. Le cavalier rassura, la symphonie en parallèle ne semblait pas déranger ou pouvait être mise à plus tard.

Un domestique porta un petit assortiment de dragées que la Princesse avait simplement redirigé vers ses dames, elle aurait le loisir de peut-être goûter ces bonbons par après.

Alexender semblait suivre une portée maladroite, mais tout se déroulait encore bien. La Princesse Impériale se félicita de ne pas encore avoir dû endurer la Berceuse, et put donc se concentrer sur la valse. Par moment, les iris de glace se posaient sur le couple fraichement marié. Un fin sourire aux lèvres à chaque fois, elle était heureuse pour son Père, et encore plus après ce qui s’était déroulé à l’église.

Un terme la sortit de son concerto intérieur, un terme peu harmonieux. Du moins, elle avait cru l’entendre. Peut-être sa rêverie avait changé les notes du mot pour en créer un autre.

Puis, un trio de question. Valsant entre une interpellation plutôt familière ou une autre plus adaptée. Deux contre une.

La Princesse de Symphonie sourit simplement avant de répondre, elle avait dû penser à son image. Elle était une clef de sol ce soir, après tout. Son père le lui avait dit. Elle tenait plus que tout de le rester. De poursuivre cette partition en do majeur, si proche de l’Empereur.

- Maria Elisabeth peut encore danser, Maria Elisabeth propose de simplement fermer cette portée une fois la musique achevée. Elle n’a pu encore donner son présent aux mariés après tout…

Phrase en suspend. Elle voit une jeune fille courir, les notes semblent plus graves. L’expression se fait plus inquiète déformant l’harmonie paisible qui imprégnait pourtant le lieu quelques mesures auparavant.

Une horrible dissonance ?
Maria Elisabeth ne pouvait simplement pas rester ainsi sans comprendre, elle s’éloigna de son cavalier et fit une révérence, dans la hâte. De plus, elle sentait les notes fourbes de la Berceuse au fond d’elle. La Princesse Loir décida de les laisser de côté.

- Pardonnez-moi, je… Maria Elisabeth doit absolument rejoindre le trouble, je suis inquiète.

Si elle s’écoutait, elle en aurait laissé les larmes se montrer. Que se passait-il ? Pourquoi tant de personnes ?

Lorsque ses yeux trouvèrent la note et le thème de ce soudain changement de rythme, elle porta ses mains à la bouche.
L’épouse de son Père allait bien aller, n’est-ce pas ?

Elle porta un regard inquiet à Friedrich, il savait sûrement quoi faire, non ? Il avait déjà eu la Princesse, donc il savait. Non ?
Les notes se troublaient, Maria Elisabeth n’avait aucune idée de ce qu’engendrait ce genre de moment. De ce qu’il en était vraiment. Ou bien, la panique qu’elle contenait brouillait tout.

Douce symphonie d’ignorance, contraste avec la grande connaissance, la grande culture pourtant.

Il y avait aussi Crépuscule, il y avait beaucoup de monde, beaucoup d’acteurs dans cet opéra. Par pitié, que ce ne soit pas une tragédie grecque.

Spoiler:
 
Maria Elisabeth Edelstein
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✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du Cheshire//Friedrich Franz Edelstein//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Sam 5 Mar - 16:00

Alexender était plutôt fier de sa prestation pour le piètre danseur qu'il était et sur le fait qu'elle n'avait pas encore fui en hurlant. C’était plutôt pas mal pour lui. Mais ce qui lui tapait sur les nerfs était cette façon de parler, si bizarre, de sa cavalière. Elle avait un balai dans le fessier ou quoi ? Après, tel père telle fille.

L’androïde ne pourrait vraiment pas supporter de l'entendre parler ainsi toute la journée. Cela serait trop pour lui. Comme si un dieu quelconque, en lequel il ne croyait absolument pas, il entendit à nouveau la voix qui était arrivée à ses oreilles plus tôt. Mais cette fois il pu mettre un visage sur cette voix.

Mais ce visage, qui lui disait vaguement quelque chose, restait juste une vague image dans sa tête. Rien ne lui rappelait cet homme. Au même moment tout l'assemblée se rassemblait en un point. Il vit d'ailleurs Alice se précipiter vers le couple impérial. Quelque chose était arriver à sa sœur ? Si c’était le cas il ne valait mieux pas qu'on approche trop la jeune androïde. Mais avant de voir ce qu'il se passait il y avait cette homme à qui il devait répondre.

— Écoutez. Vous avez vu ma trogne. Vous trouvez que j'ai une tronche à connaître la politique ? Qu'est-ce-que j'en sais de qui elle est. Ça a parlé du vieux dragon et de sa femme qui ont canné avec le delirium. Je sais rien d'autre.

Alexender n'arrivait pas à se rappeler cet homme qui avait l'air de le connaître. Le nom Orphée lui évoquait quelque chose, mais plus dans le sens péjoratif. Alice lui avait parlé d'un Orphée qui était détestable.

— Donc pour ton troll, si c'est bien ce que je crois, c'est un grand truc moche et puant. Je pense que vous pouvez l'oublier. Il a du mourir avec le dragon. Enfin, après, pour ce que j'en sais et pour ce que ça m’intéresse. Donc vous m'excuserez mais je crois que j'ai mieux à faire. Ma femme a sûrement besoin de moi. Salut trogne de mort.

Alexender prit un petit four et avança là où Alice s’était précipitée. À sa grande surprise la sœur d'Alice était en train de se vider. Il manquait plus que ça tiens. Comme si, à un mariage, il y avait pas déjà assez à faire.

— Bon. Je crois, mesdames et messieurs, que la fête est finie. Je crois qu'il soit pas très appréciable d'avoir tous vos regards braqués sur l'abricot fendu de la nouvelle impératrice.

Il n'avait pas mis les formes, mais le message était peut être clair. Surtout si on rajoutait, à cela, le regard d'Alice qui fusillait la foule, alors que plusieurs sages-femmes étaient en train de s'occuper de l’impératrice.

HRP.:
 


☠ Walking dead ☠

défis:
 
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Arsène Martes
Invité
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Arsène Martes
Dim 6 Mar - 16:02


Arsène écoutait la conversation traduite -il le soupçonnait- de manière très édulcorée. Mais le ton ne trompait guère sur la gouaille de sa partenaire. Aussi royal était son fessier, il avait du batifoler longuement dans la fange avant d'accéder au trône. D'une certaine manière leurs parcours avaient des trajectoires similaires. Ce qui rendit la jeune fille un peu plus sympathique au fils de Rostrhamus.

- Je ne m'inquiète pas pour votre réputation, Majestée, si elle est comme votre visage, les coups n'altèrent en rien sa beauté.
Le traducteur sembla bafouiller ce compliment élégant, comme s'il manquait de vocabulaire pour en rendre la jolie tournure ou bien qu'il fut gêné par l'audace du médecin. Je n'ai guère l'habitude d'être remarqué dans une foule, néanmoins, quitte à l'être, autant que cela soit avec panache. Certaine s'imaginent que je suis un des favoris de ma reine ce qui doit émoustiller leur imaginaire. La réalité est bien plus classique : je suis un homme simple, amoureux de sa femme et fidèle à son épouse. C’est d'une banalité affligeante pour le coeur en fleur d'une péronnelle. Ces "demoiselles" se refusent à voir l'alliance à mon doigt. Je leur apprends simplement à affuter leurs perceptions.

Et il ajouta avec un fin sourire, un brin moqueur.

- Appelez cela une leçon de savoir-vivre à la française.
- Merci pour la danse, tout de même. On voit que vous avez l'habitude, je préfère être tombée sur vous le temps de comprendre comment ça marche plutôt que d'avoir défoncé les pieds d'un maladroit à coup de bottes.

- Je suis votre dévoué serviteur, Madame, fit-il sans se départir de son précédent sourire.
- Médecin à la cours royale de France vous dites ? Je devrais remercier votre Reine. Elle a l'air compréhensive envers les nouveaux venus.
- C'est une femme qui règne avec son coeur.


Et c'est sans doute ce qui la perdra.
Mais de cela il ne dit rien. Il n'en eut pas le loisir. On venait de pousser un petit cri et un attroupement vint à se former dans un coin de la salle de bal. Arsène saisit rapidement de quoi il retournait quand il vit la soeur de la nouvelle impératrice fendre la foule d'un bras vengeur pour intimer qu'on fasse de l'air.

- Veuillez m’excuser, madame.

Il prit congé de la scandinave et s'approcha en proposant ses services. Il fut poliment rabroué par l'équipe médicale qui réagit telle une armée de bon petits soldats. Visiblement l'Empereur avait du se tenir sur le qui-vive pour parer à cette éventualité.

L'Impératrice accouchait.

L'ironie voulu, qu'il se trouva parmi cette foule le bourreau à qui les fables souris devaient payer leur tribu. N'avait-il pas tué Tanfee Fatina de ses mains pour prouver l'existence de Rosthramus ? Le Milan prendrait-il la vie de cette Petite Souris à venir ?
Ou bien celle de la mère qui allait mettre bas...

- Permettez-moi d'insister,
dit-il auprès de Friedrich. Si vos accoucheuses ont besoin d'aide, je puis me rendre utile.

Il avait fait le chemin pour cela, après tout.


Arsène Martes
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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Dim 6 Mar - 17:57
Le traducteur bredouilla un compliment, qui s'étonna, ni ne toucha particulièrement Asbjorn. Tout le monde tentait d'être poli avec son cavalier. Ceci dit c'était le premier qu'elle recevait depuis qu'elle avait posé le pied sur ce pays. Cela lui convenait bien, elle était assez courtisée en Scandinavie pour en avoir par dessus la couronne, si elle n'était pas au goût du reste de l'Europe, elle accueillait cela avec un plaisir rafraîchissant. Elle ne s'était pas battue toute sa vie pour être belle à voir. De toute façon les regard gênés devant sa balafre avaient été plus que clair sur comment le quidam commun ici réagissait aux visages des femmes. Les canons de beauté ici était à milles lieux de ce qu'on voyait chez elle, nulle surprise de voir que personne n'était intéressé par l'impératrice de Scandinavie.

Le médecin avait la langue bien pendue, se mettant à raconter avec une aisance son mariage et les commérage de sa cour. Si c'était si courant en France, ramener son épouse n'aurait pas été plus judicieux ? Enfin. Un énième cou d'oeil vers les bavardes qui la fusillaient du regard lui fit encore une fois hausser les épaules.
“Et bien. On doit beaucoup s'amuser à la cours de France si se jeter toutes griffes dehors sur un homme marié, comme la syphillis sur des prêtres, est courant. Enfin, je juge pas, les fin de soirées arrosées ont presque cet air là chez moi.”

Dévoué serviteur ? Les expressions de politesse d'ici n'avaient pas le moindre sens. Cela sous entendait qu'il pouvait lui nettoyer les bottes si tel était son désir ? Merci non merci, les esclaves de guerres sont fait pour ça. Mais vu sa stature, elle doutait franchement que cela soit ce qu'il laissa entendre. Mais qu'est ce que les gens d'ici était doués en cours de cirage.

Le cri perçant de l'impératrice laissa peu de doute ce qu'il se passait. Aussi bien elle laissa le médecin partir avant de rejoindre son premier conseiller, lui intimant du regard que c'était pas demain la veille qu'elle ferra un héritier pour le royaume.

On venait de déclarer la fin de la fête, et Asbjorn était en train de soupirer de soulagement quand un projectile fin se cogner contre son armure en plaque. Regardant la mixture sur son torse, elle en saisit un bout avec son doigt pour le mettre à sa bouche. Eurk ! Du sucre ! Et le pire sucre qui soit ! La voilà victime d'attentat pâtissier, tel une vulgaire BHL.

Elle se tourna vers son traducteur “ C'est à ce moment là que je suis sensée hurler à l'incident diplomatique ?” Fit-elle en éclatant de rire alors qu'un serviteur s'avança avec un torchon “Bah. Pourquoi il pleut jamais de la viande de porc braisée dans ce pays ?...”

Elle chercha le coupable des yeux, sans succès.
Keisarinna Asbjorn
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Ashes Dice
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Ashes Dice
Dim 6 Mar - 21:43



- Il se trame quoi là-bas ? Je sais pas pourquoi mais… j’ai un peu l’impression que c’est comme quand une jument va mettre-bas. Ou une Fleur, c’est pareil.
- Je crois que ta "nièce" accouche , "Eliott", répondit Ashes d'un ton détaché.

Elle aurait pu parler du fond de l'air un peu frais ou de la recette de la tarte aux cerises, elle aurait usé du même phrasé nonchalant. Elle jouait, l'air absent, avec le dé serti en collier, à son cou quand elle sentit le souffle absinthé de son Joueur effleurer son épiderme. Elle éprouva un frisson délicieux, parfaitement inapproprié. D'une main leste elle attrapa la nuque du lièvre pour le forcer à ployer, lui volant ainsi un baiser.

- Mon doux marquis, vous devriez aller réconforter votre "neveux", le futur père. Je crois que c'est que la famille proche se doit de faire.
Elle souffla plus bas : Tu sauras t'en sortir sans moi ?

Et sans lui laisser le loisir de lui répondre, elle frappa sans ses mains d'un geste assuré, posant sa voix tel une actrice consommée.

- Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, comme le charmant jeune homme que voici vient de l'évoquer : notre impératrice va se retirer dans ses appartements ainsi que ses proches. Mais il est de notre devoir en tant que convives de soutenir les époux et futurs parents en festoyant en leur honneur.


Les têtes se tournèrent vers Ashes dont le timbre semblait porter avec plus d'élégance que celle de l'androïde albinos échevelé.Déjà les soubrettes épongeaient les eaux de la souveraines pendant qu'on l'éloignait avec son équipe médicale. Le Dé attrapa une coupe de champagne qu'elle leva bien haut.

- Buvons, dansons et vive l'Empereur et l'Impératrice d' Autriche !

Après un moment d'hébétude, une partie des invités levèrent leurs verres à leur tour, pour accompagner le toast avec quelques "Vive l'Empereur !" toniques et de bien plus timides "Vive l'impératrice ! ". Les autres commencèrent tout doucement à refluer vers les petits salons, les jardins ou tout simplement vers la sortie.


Ashes Dice
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Zahnfée V. Edelstein
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Zahnfée V. Edelstein
Dim 6 Mar - 23:03


Alors là, c'est l'apothéose !
Sonnez les trois coups, monseigneur, nous voilà au théâtre !
L’envie de rire comme une foutue hystérique me hérisse la gorge. Dommage que les contractions répétées m'empêchent de vraiment passer pour une démente aux yeux de mes invités. Ça aurait été d'un si bel effet entre le champagne et les violons. Notez qu'on se souviendra de ce mariage : "Emballé c'est pesé! ça vous fera une couronne, deux pièces montées, et un chiard à la sortie tambourinant du pied pour dilater le col de votre utérus!"

- Hmpf...

Toute dignité gardée -je joue là le peu qui me reste de bienséance-j'en éructe mes dents de sagesse.
Sainte Molaire !
Imaginer que ma mère a du lutter seule avec la même douleur viscérale qui vous martèle de l'intérieur me rend son souvenir moins amère. Mais pour supporter les coups de butoir de mon bélier intime - mon enfant , cette canaille au caractère décidé- je ne suis pas délaissée. Alice surgit de la foule pour voler à mon secours, suivie d'une nuée de mouches en tabliers blancs. Alice, ma petite soeur chérie, si déterminée, si directive ! Quelle bouffée de fierté m’étreint -à moins que ce ne soit une bouffée de chaleur due au travail. Je sue à gouttes épaisses pour ne pas défaillir. On ne s'évanouit pas quand on est une Edelstein, et encore moins quand on est une Fatina. On lutte férocement avec sa fierté en bandoulière, le mord aux dents. Et croyez bien que ma dentition ne souffre d'aucun défaut !

Je réponds à Alice par hochements de tête brefs, la mâchoire serrée.
La petite Dahlia, halo de pureté délicate et immaculée -quand j'ai l'impression d'être une truie rougeaude asthmatique- prend ma main -moite- dans sa paume de porcelaine. Le contact est frais et rassérénant.

- Zahnfee…
- Dahlia... Accompagne-moi veux-tu ?


Et j'ajoute d'une voix trop faible pour être bien entendue.

- Je me retire, amusez-vous bien !

Mais ma déclaration est couverte par le vociférant concubin de ma cadette qui évoque mon vagin en termes maraichers - Je ne suis pas en train de faire de la confiture ! Nom d'une gencive ! - reprit par l'étrange compagne de Pitt.
Au moins diversion est faite !
On m'entraine loin des festivités, suivie de mes deux soeurs et de Dahlia -Friedrich est-il là ? Je me tord le cou pour le trouver- vers le second acte de ma noce. Point de nuits câlines pour moi. Je vais dégueuler mes abdominaux sous milles rétines qui n'auront d'yeux que pour la splendeur de mes muqueuses. Qu'à cela ne tienne ! J'ai survécu à la récupération de mon âme, un accouchement ne devrait pas me briser.

J'étais si sotte de le penser.

Zahnfée V. Edelstein
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✦ Libre pour RP ? : yep

✦ Double-compte : Chester du cheshire//Alexender Rammsteiner//Nikolas Klaus//Kay Sokolov//Hanako Hayashi

Dim 6 Mar - 23:35
Un couac se glissa dans la symphonie.

L'impératrice, fraîchement couronnée, annonça la couleur. La marée était haute. L'héritier profilait le bout de son nez. Aussi empereur qu'il soit, Friedrich demeurait un homme. Sa première réaction ne fut pas celle, escomptée, d'emporter sa promise loin des regards avides de la foule, mais de constater l'ampleur de cette entrée en scène qui n'avait pas été prévu. Les eaux baignaient le parquet de la salle de bal.

Friedrich se précipita pour soutenir son épouse, adressant un regard explicite à Ronove qui alla appeler la cohorte des sages-femmes. L'empereur ne daigna lâcher Zahnfee que lorsque sa sœur, la brune métallique, vint s'immiscer. L'empereur eut un lever de sourcil lorsque Alice ordonna à chacun de s'écarter, avant de constater qu'il ne faisait, évidemment pas, partie du lot des vautours. Auquel cas l'empereur se serait permis un trait d'esprit sur le sujet.

Les sages-femmes entourèrent l'impératrice, babillant dans leur langage de médecine. Le regard de l'empereur croisa alors celui de la princesse Maria. La jeune fille semblait terrifiée. Après tout sa propre mère était morte en la mettant au monde. La scène se répéterait-elle, tel une composition dénuée d'originalité ? Friedrich se le refusa, prenant les mains de Maria en lui adressant un regard rassurant.

Tout irait bien.

Le médecin royal de la reine de France vint, au même instant, proposer ses services.

« Nous vous remercions. Les sages-femmes sont déjà affairées. Mais si les événements se compliquaient, nous ferons appel à vos compétences. »

Déjà l'impératrice quittait la scène. L'empereur lui emboîta le pas glissant, au passage, quelques ordres à Ronove pour tenir la suite des festivités. Les sages-femmes encerclaient tant l'impératrice qu'elles formaient comme un gigantesque bouclier. Ce qui ne l'empêcha pas de tenir la main de l'impératrice tout le long du trajet.

Jusqu'à la porte. Qu'on ferma devant lui. Le tenant loin du secret féminin. Et dans une attente qu'il n'avait plus connu depuis près de dix-huit ans. Une des rares choses sur lesquelles il n'avait aucun contrôle.

Résumé:
 



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Dim 6 Mar - 23:59

Un Mariage Impérial
-Acte II-




:candy: Dernier tour :candy:



Le jeune couple fraîchement parti, le haut conseiller impérial, Ronove, s'adressa à toute la foule.

« Sa Majesté impériale s'excuse auprès de tous, et vous remercie encore pour votre présence aux festivités. La fête est écourtée. Mais vous pouvez la continuer, en toute quiétude, au sein des jardins du château. Les appartements des invités sont à leur entière disposition, pour ceux voulant profiter d'une ambiance plus apaisée. »

Ronove adressa une courbette avant de donner ses directives à la batterie de domestiques. Le buffet se fit rapatrier, morceau par morceau, au sein des jardins.

Quant à connaître l'issue de l'accouchement impérial, le délai serait long. Très long.



Rappel des règles



  • Ce tour est l'ultime. Si vous souhaitez poster votre conclusion, c'est le moment.

  • Ajoutez un résumé de vos actions à la fin de vos posts, dans une parenthèse spoiler/HRP, pour une meilleur lisibilité de l'action pour ceux qui auraient raté quelques posts.

  • Il n'y a pas d'ordre de passage, postez comme vous voulez à raison d'une fois chacun par tour.



Bon jeu à tous et merci d'avoir participé !



© Avatar par Odori. Compte PNJ, ne pas lui envoyer de MP, merci.
Si vous souhaitez une intervention dans vos RPs.
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