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 [Mi décembre 05] Double diplomatie

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Pelagius Ellada
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MessageSujet: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mer 27 Jan - 0:12
Le voyage avait été long. En même temps, j'avais été obligé de voyager par la voie maritime afin de montrer la fierté de ma nation : sa flotte militaire. J'avais donc embarqué à bord du navire amiral de notre flotte. Cette décision ne venait bien entendu pas de moi. J'avais comme objectif de rencontrer l'empereur d'Autriche-Hongrie afin de m'assurer de son pacifisme envers mon territoire et voilà que j'allais débarquer dans sa capitale à bord d'un vaisseau de guerre. Parfait comme première impression. Cependant, le peuple grec n'aurait sans doute pas saisi l'intérêt qu'aurait eu le Roi d'une nation tournée vers la Marine de voyager par les terres.

Après, il fallait reconnaître un certain avantage à ce navire. Il était magnifique. Un pur concentré du génie grec. Tout en courbe fines et en détails, il reflétait la puissance d'un pays qui refuse de se laisser marcher sur les pays et qui n'hésite pas à se défendre. Mais contre un Empire aussi vaste et influent que celui de l'Empereur, n'était-ce pas juste une impression de puissance illusoire ? 

L'excuse officielle de ce déplacement était la première rencontre entre le Roi de Grèce et l'Empereur d'Autriche-Hongrie dans le cadre de l'ouverture de la Grèce sur le monde. Mais dans la réalité, la conquête des territoires Ottoman avait donné des sueurs froides aux Conseil des Dieux et ce dernier avait envoyé le Roi pour être sûr que l'Empereur n'aurait pas l'idée d'étendre sa conquête au territoire grec. Une guerre serait catastrophique et aurait de fâcheuses conséquences pour la Grèce. 

Une fois arrivé au port, j'avais quitté mon bâtiment et pris un autre transport afin de rallier la capitale. Cette dernière était vraiment majestueuse. L'art était présent à chaque coin de rue et la grâce qu'on lui avait tant vanté n'était pas un mythe. Devant le palais, le haut conseiller de l'Empereur m'attendais afin de me guider jusqu'à sa Majesté.

Avant de rentrer dans ce qui semblait être la salle d'audience impériale, il m'annonça. 

- Sa Majesté royale, le Roi Pelagius Ellada, dirigeant du Royaume de Grèce !

 Grand dieu. Cette salle était immense. Je me sentais totalement perdu et surtout mal à l'aise. C'était la première fois que je sortais de mon pays pour aller dans une cour étrangère en tant que Roi représentant de mon pays. Et si je ratais cette rencontre diplomatique, les conséquences pouvaient être assez désagréables...

Me redonnant une contenance, je me plaquais un air impassible sur le visage avant de m'avancer vers l'Empereur Friedrich Franz Edelstein, bourreau potentiel de mon pays et dirigeant de la plus grande puissance à travers le monde.

- Votre Majesté impériale, nous sommes honorés de vous rencontrer.
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Friedrich Franz Edelstein
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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mer 27 Jan - 16:02

Le mois de décembre était particulier pour l'empereur Austro-hongrois. Après avoir eu les Indes, sans verser une seule goutte de sang, il s'était attaqué à une partie du territoire Ottoman. L'idée ne lui avait pas traversé la tête comme une simple lubie, loin de là. Une personne était venue le voir et avait négocié quelque peu certaines choses avec sa personne.

De cette discussion avait découlé une date pour envahir une partie du territoire d'un ennemi de longue date. La conclusion fut que Friedrich accepta, et il fallait croire que les nouvelles se répandaient vite. L'empereur avait reçu une missive du roi de Grèce. Ce petit terrain derrière les terres Ottomanes qui lui avait fait de l’œil sur la carte. Ce pays ne laissait que peu d'informations filtrer sur eux, et leur culture intriguait l'empereur. Ce pays, de ce qu'il savait, commençait à peine à s'ouvrir aux autres pays du monde. Il devait même avouer que, lors de sa conquête sur le territoire Ottoman, faire un petit détour pour prendre ce territoire lui était venu à l'esprit.

Bien que la lettre du roi parlait de visite diplomatique, l'empereur n'était pas dupe. Il était certain des motivations du roi que cela concernerait l'actuelle prise de territoire qui se passait aux frontières grecques. Cela s'annonçait, d'une certaine manière, très divertissant.

On vint annoncer à l'empereur l'arrivée du roi grec sur les terres Austro-hongroises, par voie maritime. Cela parut bizarre à l'empereur. Mais peut être ne souhaitait-il pas survoler la zone de « guerre ». Mais la suite fit bondir l'empereur de sa chaise.

Cet homme avait osé fouler les terres côtières de son empire à bord d'un vaisseau de guerre. C'était là bien mal jouer de la part du roi. Voulait-il impressionner ? Friedrich eut un petit rire non dissimulé. S'il le désirait alors que le roi et son bâtiment de guerre étaient sur son sol, l'empereur pourrait bien envoyer un gros de ses troupes aux frontières grecques. Était ce qu'il voulait en venant à bord d'un bâtiment de guerre pour une simple visite diplomatique ?

L'empereur avait entendu des histoires sur ce pays, comme l'histoire du cheval de Troie. Il ne serait pas aussi stupide que les Troyens. L'empereur ordonna qu'on envoie immédiatement une troupe d'inspection examiner le vaisseau de fond en comble, et que cela était un ordre direct de l'empereur. Après tout entre ces histoires de cheval de Troie, et le fait de venir avec un bâtiment de guerre, l'empereur n'allait laisser passer une telle chose.


Plusieurs heures plus tard on annonça le roi grec. L'empereur était debout, dos à l'entrée. Il se retourna pour faire face au roi, dans un mouvement de cape théâtral. Il regarda de haut en bas son invité. Il ne s'était pas attendu à ça. Il ne s'attendait pas à voir quelqu'un d'aussi blanc que lui.

— Bonjour votre altesse royale. Prenez place je vous prie.

Friedrich indiqua la place qui était préparée pour le roi. On apporta thé et café pour se désaltérer pendant cette entrevue. Il lui suffirait de demander il serait servi par la servante qui restait non loin d'eux.


— Avez-vous fait bon voyage ?

Friedrich posa sont regard sur le roi grec.


— Nous nous attendions pas à cela, nous devons vous l'avouer. Vous nous surprenez et nous décevez. Nous devons avouer que nous ne pensions pas voir une personne de couleur blanche. Nous pensions voir une personne basanée. Mais ce n'est pas cela qui nous déçoit.

Friedrich s’enfonça dans son siège.

— Est-ce que votre bâtiment de guerre, sur lequel vous êtes venu, est une déclaration de guerre ? Est-ce que cette entrevue est de cette nature ? Nous vous signalons d'ailleurs que, par soucis de sécurité, votre bâtiment de guerre est actuellement fouillé de fond en comble. Nous ne vous prêtons point cette pensée à vouloir renouveler le cheval de Troie. Mais un bâtiment de guerre pour une simple visite diplomatique peut laisser libre cours à cette pensée. À moins que cela ne soit un cadeau pour notre personne ? Et en ce cas là nous vous présenterons toutes nos plus humbles excuses.


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Pelagius Ellada
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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mer 27 Jan - 17:11
M'asseyant à la place que me désignait l'empereur, je demandais un thé à le servante qui attendait à mon côté. Me désaltérer, même avec une boisson chaude, me ferait le plus grand bien. Une fois servi, mon interlocuteur me demanda des détails sur mon voyage.


- Le trajet fut quelque peu long et je ne vous cache pas ma joie d'être arrivé à destination.


Question de pure politesse. Le regard que m'accorda ensuite mon hôte laissait présager qu'une certaine mauvaise humeur couvait chez lui. Notre entrevue venait à peine de commencer qu'elle partait déjà sur de mauvaises bases me semblait-il.

Et mon impression se révéla fondée lorsque l'empereur fit allusion à mon moyen de transport. Mon navire amiral, armé de pied en cap pour la guerre avec un équipage constitué des meilleurs soldats de Grèce. Qui était en ce moment même fouillé. Je priais nos Divinités que l'équipage ait accepté sans difficulté cette fouille sans causer d'incident diplomatique encore plus grave au passage.

- Je répondrai d'abord à votre première remarque Majesté. Il se trouve que ma famille compte de nombreuses ancêtres blancs au cours des âges, issus de familles royales à travers toute l'Europe. Ces unions ont donc impacté sur mon physique, bien que le peuple grec ne soit pas fortement basané à sa racine.


Reprenant mon souffle, je me préparais à affronter la partie la plus ardue de mon explication.


- Et quant à votre seconde remarque, il semble évident que je vous doive quelques explications. Sachez d'abord que je n'ai aucun intérêt à défier un Empire aussi puissant que le vôtre. Ce bâtiment de guerre n'est en aucun cas une déclaration de guerre, puisque l'objectif de ma venue ici est tout autre. Mais il n'est cependant point un cadeau, au risque de décevoir votre personne.


Offrir ce petit bijou maritime au premier ennemi potentiel de ma nation reviendrait à déclencher indéniablement une révolte. Je savais pourtant que venir ainsi n'était pas une bonne idée.


- Pour être totalement honnête avec vous, le choix de mon moyen de locomotion n'est pas une décision directe de ma personne. Le Conseil des Dieux qui doit m'aider à régenter mon pays a jugé que le fait d'arriver dans votre capitale à bord du fleuron de ma flotte servirait à donner une image de la puissance militaire grecque. Et vous m'en voyez fort désolé si cette action a offusqué votre Majesté.


Parler autant sous le regard inquisiteur de l'empereur m'avait asséché la gorge, aussi je me permis de prendre une gorgée de ce délicieux thé qu'on m'avait servi plus avant.


- En continuant dans l'honnêteté, je dois vous avouer la véritable raison de ma venue, qui ne doit d'ailleurs pas vous être inconnue. Avec votre récente conquête d'une partie des territoires Ottoman, j'ai à cœur de savoir si je dois vous considérez comme un nouveau voisin et un allié potentiel, ou comme une menace éventuelle pour ma nation.


Voilà, mon objectif était clair maintenant. Bien qu'habituellement j'aimais faire croire à une certaine naïveté dans les relations diplomatiques internationales, aujourd'hui l'enjeu était trop important pour me le permettre. Le Conseil m'avait recommandé de mettre en avant notre force brute et la difficulté qu'aurait l'empereur à nous envahir, mais une sorte d'instinct étrange me poussait à jouer la carte de la sincérité plutôt que celle de la menace face à cette personne impériale.
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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Dim 31 Jan - 0:43

- Je répondrai d'abord à votre première remarque Majesté. Il se trouve que ma famille compte de nombreuses ancêtres blancs au cours des âges, issus de familles royales à travers toute l'Europe. Ces unions ont donc impacté sur mon physique, bien que le peuple grec ne soit pas fortement basané à sa racine.

Friedrich était curieux. Il n'avait jamais entendu parler que diverses familles royales ou impériales qui seraient parties pour la Grèce. Bien sûr il ne pouvait pas tout savoir. Mais il était du genre à connaître beaucoup de choses, sur les différentes cultures d'Europe. Du moins pour pouvoir maîtriser un sujet lors d'une rencontre entre dirigeants.

— Des familles royales de toute l'Europe. Nous serions curieux de savoir quelles sont les nombreuses familles royales dont vous êtes issu. Nous n'avons jamais entendu parler de ceci et cela nous intrigue fortement.

C'était vrai. Il n'avait jamais entendu parler d'une quelconque famille royale dans ses alliés qui était partie pour la Grèce. Cela pouvait être intéressant d'en apprendre un peu plus à ce sujet. Il se demandait, du coup, s'il avait un ancêtre commun. Bien que cela l'étonnerait. Il n'avait pas mémoire à ce que son empire, même par le passée, est été lié à la Grèce.

Le roi continua sont discours. Peut être répondrait-il à sa question un peu plus tard. L'empereur écouta attentivement. Il buvait chaque mot de l'homme, écoutant avec une concentration toute particulière. Une relation politique pouvait se jouer en ce moment. Et pour le moment elle était plutôt mal engagée.

Certaines choses ne plaisaient pas vraiment à l'empereur. Mais il devait être un bon hôte et il devait écouter jusqu'au bout. Certaines choses lui sonnaient aux oreilles comme la pire des cacophonies, un opéra de Mozart de contre façon.

— Bien. Nous allons donc vous dire le fond de notre pensée, en récompense à votre franchise. Et nous allons commencer par un franchise, vous délivrant d'une lourde question. Car nous ne somme pas assez crédule pour se douter que votre venue est en rapport avec les mouvements à vos frontières. Que représentez-vous pour nous? Une île que j'offrirai bien à ma fille pour son vingtième anniversaire. Sinon rien de trop intéressant. Vous avez, certes, quelques vignes intéressantes, mais rien de comparable aux Indes orientales. Donc votre territoire ne nous intéresse pas autant que ce morceau de sucre qui fond dans notre café.

Friedrich mélangea un morceau de sucre au café et but une gorgée. Mais un seul sucre dans un café si noir n'apportait rien de particulier à son palais.

— Mais maintenant nous devons, vous avouer que, vu le niveau de votre Conseil, que nous devrions peut-être rencontrer à votre place, vu l'influence qu'ils ont sur votre personne. Mais passons ce détail. Mais, selon nous, un roi ne doit point se faire imposer d'ordre. Surtout un ordre aussi stupide que de venir avec un vaisseau de guerre pour qu'il soit vu, de ce que je comprends, aux portes de notre capitale.

Friedrich afficha un petit sourire en coin.

— Votre Conseil est-il si dénoué de bon sens pour ne pas savoir que notre capitale n'est pas située sur les rives ? Vous l'avez bien vu par vous-même d'ailleurs. Quant à ce fleuron qui fait apparemment votre fierté, vous arrivez donc ici comme en terrain conquis ? FOUTAISES. Que penserez votre Conseil si nous ordonnions, à nos troupes, qui sont à vos frontières, de montrer la puissance Austro-hongroise comme signe de bienvenue ? En les faisant arriver aux portes de votre capitale, de façon imposante. Qu'en penserait votre Conseil ?

Cela était peut être brut. Mais il ne fallait pas pousser la patience de l'empereur dans ses retranchements. Un moment le roi lui disait qu'il n'était pas là pour s'opposer à la grande puissance Austro-hongroise. Et maintenant il disait que son Conseil voulait jouer à qui en a la plus grosse.

L'empereur tenta de reprendre son calme. Il semblait que le roi qui suivait les ordres qu'on lui avait donné n'avait pas l'habitude de sortir de son royaume. Mais venir avec un tel navire était déjà presque une déclaration de guerre. Il espérait d'ailleurs que l'exemple des troupes Austro-hongroises serait un bon comparatif et que le roi Grec comprendrait ce que l'empereur ressentait en ce moment.

Surtout que, si c'était là le bijou de son armée, cela voulait dire qu'il ne pouvait se défendre qu'en cas d'invasion maritime, et non via le territoire Ottoman. Et que, s'il voulait conquérir la Grèce, c'était le meilleur moment sans leur roi et sans leur bijou de bâtiment de guerre.

Un serviteur ouvrit la porte, annonçant un message urgent pour l'empereur. Le serviteur posa un plateau avec un message et se retira. L'empereur lu le message qui annonçait que le bâtiment était empli d'hommes qui, apparemment, étaient très bien entraînés.
Friedrich se serait arraché la sainte moustache si cela n'aurait pas plongé sa femme dans une colère rouge. Pour toute expression, à cette nouvelle, l'empereur plongea sa tête dans le creux de ses mains et fit parvenir le message au roi Grec.

— Cela aussi vient de votre Conseil ? Car nous aimerions une explication. Arriver, armé jusqu'aux dents, dans cette partie du monde, on appelle cela une déclaration de guerre, vous savez. Nous avons presque tous les prétextes pour vous garder comme notre prisonnier et envahir votre royaume.


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Pelagius Ellada
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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Lun 8 Fév - 12:10
L'empereur savait toucher là où cela faisait mal. Alors ainsi la Grèce ne serait rien de plus qu'un cadeau d'anniversaire à ses yeux ? A croire que le fait de diriger un empire aussi puissant que le sien lui était monté à la tête. Je pouvais comprendre qu'il ne porte pas grand intérêt à ma patrie, mais son langage était cru. Cependant, je ne pouvais pas lui enlever la franchise dont il faisait preuve envers moi. Je n'aimais pas lorsque la politique se passait à mots couverts.

L'empereur continua et évoqua la manque de lucidité du Conseil, point sur lequel je le rejoignais totalement. Mais, sa franchise prenant le dessus, il m'avoua le fond de sa pensée sur mon poids politique au sein même de mon pays. L'isolationnisme de la Grèce avait amené les autres puissances à oublier son fonctionnement apparemment. 

- Il me semble important de vous apporter un regard nouveau sur mon pays. Sachez dans un premier temps que je réprouve totalement la décision du Conseil de m'envoyer chez vous en mission diplomatique à bord d'un vaisseau de guerre. Comment espérer la paix si l'on commence par une entrée musclée ?


Cette décision m'avait semblé absurde lorsqu'elle avait été prise en Grèce, mais elle me la paraissait encore plus maintenant que j'étais en territoire ennemi, devant l'empereur.


- Cependant, le Conseil dont nous parlons tant occupe une place très importante aux yeux de la population grecque. Je ne peux ignorer sciemment ses décisions et doit les prendre en compte. Il avait été décidé que je vienne ici escorté de deux autres navires de prime abord. J'ai réussi à réduire leur nombre à un seul. 


Et grand bien m'en avait pris ! 


- Mais, si votre Majesté impériale souhaite traiter avec e Conseil directement, je me ferai une joie de vous accueillir en Grèce. Je me permets cependant de vous mettre en garde. L'envie de paix que je vous expose aujourd'hui est de mon fait, et le Conseil ne l'approuve pas. Les membres qui le constituent sont majoritairement xénophobes et obtus à l'extrême. 


Je les critiquais ouvertement, mais j'avais besoin de faire comprendre à l'empereur que la paix entre nos deux royaumes m'importais énormément et qu'elle signifierait enfin un premier pas vers une nouvelle Grèce, plus ouverte et plus encline à la diplomatie. Or, si l'armée austro-hongroise débarquait sur le territoire grec, la guerre deviendrait inévitable. Et le pire était le fait que l'armée grecque avait de quoi tenir tête pendant un temps, provoquant sans doute un grand nombre de victime civiles et militaires.


J'allais continuer sur ma lancée lorsqu'un messager arriva et transmis un message à l'empereur. Lorsque je vis son visage s'assombrir, je me mis à craindre le pire...


L'équipage. C'était cela le problème.


- Excusez moi votre Majesté, mais je me permettrais de vous faire remarquer que les hommes en question sont tous désarmés. Ils constituent l'équipage habituel de ce navire et je ne pouvais prendre la mer sans eux. Et j'ai bien conscience qu'une déclaration de guerre de votre part serait justifiée au vue des circonstances. Mais je vous conjure de n'en rien faire. 


J'étais venu pour obtenir la paix et je ne comptais pas la laisser s'envoler à cause des décisions absurdes du Conseil. J'en avais plus qu'assez de devoir réparer leurs boulette sen diplomatie internationale. Je reviendrai en Grèce avec la certitude que l'empire Austro-hongrois en nous attaquerait pas et j'affirmerai ma place devant ces fées imbues d'elle-même.  
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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mer 17 Fév - 23:36

Friedrich aperçu un étonnement chez le roi grec à l'évocation de ce qu'il pensait de la Grèce. Il fallait bien sûr remettre ça dans le contexte présent. Que lui apporterait la Grèce ? Du vin ? Il avait déjà le pays du vin de la France et de sa ville, Bordeaux. Que pouvait donc lui apporter la Grèce ? Une force navale ? Une force navale qui ne servirait qu'à défendre que les côtes. Hors s'il devrait attaquer la Grèce ce serait par navires volants, à travers les anciennes terres ottomanes. Zone bien difficile à défendre avec une force navale cantonnée à attaquer depuis la mer. Et surtout quel commerce lui apporterait la Grèce qui soit plus important que le commerce avec les Indes Orientales ?

Non vraiment la Grèce ne lui faisait ni peur, ni ne l’intéressait. Il n’était pas un de ces conquérants qui collectionnait les bouts de territoire. Il savait saisir une bonne occasion comme les Indes Orientales, voilà tout. Cela lui donnerait un peu de territoire en plus, il fallait être honnête.

— Donc vous n'avez pas les pleins pouvoirs. C'est là une étrange façon de régner. Surtout si vous saviez à quel point venir armé était une mauvaise idée. Mais chacun son règne. Nous ne pouvons néanmoins que vous encouragez à vous imposer si vous ne voulez pas finir comme le roi de Roumanie. Du moins un minimum. Si vous saviez que leurs décisions peuvent amener à une guerre avec un grand empire.

Friedrich prit sa tasse de thé noir et essuya sa moustache. Il n'était pas du genre à se vanter de la taille de son empire. Mais voir une personne que son territoire entourait venir si armé l'avait passablement désappointé. Il avait bien envie de voir ce conseil et leur donner une leçon sur la bienséance protocolaire envers de potentiels alliés.

— Si nous comprenons bien il n'y a que vous qui souhaitez la paix. Votre conseil n'est point de cet avis et préfère la guerre ? Cela nous hérisse la moustache de penser que, si cela se trouve, demain le conseil aura plus de voix et mettra fin à une potentielle alliance entre vous et nous, juste parce qu'ils sont contre. Admettons qu'une alliance se noue malgré tout, au final de cette entrevue. Dites-nous quelle genre d'alliance êtes-vous venus nous proposer ? Mais ne répondez pas tout de suite. Nous vous laissons y réfléchir quelques minutes. Il va y avoir une condition préalable pour que notre discussion, continue calmement. Nous voudrions que vous fassiez repartir votre bâtiment en vos terres en signe de bonne volonté et de non agression. Pour rentrer chez vous, car la question doit vous venir à l'esprit, nous vous prêterons, pour le voyage, un navire volant de plaisance de grand luxe.

Friedrich se leva et tendit la main.

— Êtes-vous prêt à parler de souverain à souverain, avec notre condition ou allez-vous refuser  ?

C'était là l'effort que l'empereur était prêt à concevoir pour une relation potentielle entre les pays. C'était là la condition pour que le roi grec prouve que les efforts n'étaient pas à sens unique. Il ne manquait plus qu'un mot du roi grec pour juger de l'avenir de la relation Austro-hongroise-Grecque. Ou une guerre serait ouverte pour non-respect au protocole et au respect du à l'hôte impérial, car l'empereur était très à cheval sur le respect et les manières entre royautés.


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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mar 8 Mar - 16:18
La discussion avait pris un tour que je n'avais définitivement pas prévu. Du moins, si, je l'avais plus ou moins envisagé mais j'avais aussi secrètement escompté que les choses se passeraient autrement. J'aurai des comptes à rendre à ce Conseil lorsque je foulerai à nouveau le sol grec. Cependant, tout n'était pas totalement perdu et l'empereur semblait prêt à faire repartir cette discussion sur de bonnes bases, à une condition. Renvoyer mon moyen de locomotion au pays, sans moi. Demande totalement justifiée à mes yeux. Mais seulement à mes yeux d'après mon avis. Le Conseil pourrait choisir de voir ce retour comme une preuve de la futilité de mon initiative de pays. Voir même comme une déclaration de guerre.

 
Et alors que j’y réfléchissais, je sentis l’agacement me gagner, comme faisant écho aux paroles de l’empereur. J’étais roi de ma nation et je me retrouvais à m’inquiéter des humeurs de Fées imbues d’elles-mêmes et attachées au passé. Le sang royal coulait dans mes veines et je ne l’avais que trop oublié depuis mon ascension au trône. Cette paix me tenait à cœur et je comptais bien l’obtenir. Saisissant donc la main de l’empereur, je lui annonçais :
 
Votre Majesté impériale énonce de sages conseils. Il me semble que cette situation soit le moment pour moi de m’affirmer en tant que souverain de ma nation et de choisir la politique que je veux pour mon pays.

C’était une déclaration bien pompeuse, mais elle ne faisait que refléter mes sentiments du moment.
 
-  J’accepte donc volontiers de renvoyer la déclaration de guerre ambulante que représente mon navire en Grèce. Je vous demanderai naturellement de bien vouloir accepter que quelques hommes restent ici et prennent le chemin du retour à mes côtés pour me servir d’escorte.


J’étais peut-être venu pour la paix, mais je n’en étais pas pour autant complétement naïf et je ne tenais pas à me retrouver isolé dans un pays étranger.


Mais surtout, j’aimerai vous demander un support et de quoi écrire. Nul doute que le retour du navire amiral fera du chahut et je tiens à écrire mes directives au Conseil sur papier, afin qu’ils ne puissent pas les ignorer. Le respect de la royauté est une des valeurs fondamentales et de ce fait intouchable du système politique grec.


Même si ce Conseil aimait me mettre des bâtons dans les roues, ces membres n’allaient jamais jusqu’à désobéir à mes ordres directs.
 
Ainsi, je me ferai une joie que vous exposer plus en détail mon offre d’alliance.

Voilà, nous y étions enfin, les négociations. Le plus dur semblait maintenant derrière moi pour cette rencontre. Du moins l’espérais-je.
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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mar 8 Mar - 23:33
À la bonne heure. Le roi avait l'air d'avoir repris ses esprits royaux. Les choses sérieuses allaient pouvoir enfin commencer. Enfin après qu'il est renvoyé son navire de guerre.

— Pour votre garde, bien sûr. Avoir une délégation minimume est logique. Vous comptez garder avec vous combien d'hommes ? Pour que nous sachions combien de personnes nous allons recevoir.

Pendant que le roi répondaiit Friedrich avait fait amener de quoi écrire : papier et stylo à plume en marbre aux couleurs de l'empire sur un plateau, et un deuxième avec des beuglantes.

— Voilà de quoi prévenir votre conseil. Nous nous sommes permis de vous faire faire amener ce qui se nomme une beuglante. Une invention scandinave. Cela pourrait plaire à vos fées. Après tout cela est un procédé purement magique. Nous ne doutons pas que cela pourrait plaire fortement à votre conseil.

L'empereur laissa le choix au roi et attendit qu'il fasse ce qu'il avait à faire pour renvoyer son navire et donner la lettre de son choix. Pendant ce temps là Friedrich but son café noir sans sucre, suivi d'un traditionnel nettoyage de moustache avec la serviette de table en soie blanche, en ayant une petite pensée pour sa femme qui affectionnait particulièrement sa moustache.

— Est-ce que tout est bon maintenant ? Nous vous faisons confiance et n'attendrons pas confirmation du départ de votre navire. Nous sommes tout ouïe pour écouter votre proposition d'alliance.

Citation :
HRP : Beuglante. Lettre magique qui, face à son destinataire, dévoile son contenu en le parlant. Le ton adopté dépend grandement du contenu. Une lettre officielle prendra une note très guindée, une rupture de couple sera accompagnée de cris et de larmes, etc.


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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mer 9 Mar - 20:26
La situation s’était calmée et l’empereur était maintenant prêt à entendre ma proposition. Exactement ce que je voulais.
 
- J’envisage de garder avec moi cinq hommes votre Majesté. 
 
Le minimum pour être crédible. Il ne restait plus qu’à écrire cette lettre pour le Conseil. Avec une de ces Beuglantes que l’empereur m’avait généreusement offerte. Un type de lettre que je ne connaissais pas mais qui m’intéressais beaucoup. Car comme le disait l’empereur, le procédé n’était que magique et n’incluait pas de technologie. Un argument de poids pour montrer au Conseil que le monde extérieur regorgeait de trésor. Oui, écrire une lettre aussi originale au Conseil pouvait être très bénéfique.
 
Une fois ladite lettre écrite et donné pour être remise à mon équipe, je remerciais chaleureusement l’empereur pour sa sollicitude et lui proposais de commencer à parler de la vraie raison de ma venue : le traité.
 
- Je ne vais pas me perdre en formules inutiles et chercher à vous abusez par quelques tournures obscures en allant droit au but. J’aimerai surtout et avant tout conclure un pacte de non-agression avec l’Autriche-Hongrie. Assurer la paix avec un voisin aussi puissant que vous me semble important, si ce n’est indispensable, pour pouvoir ouvrir la Grèce au monde sans craindre de guerre directe. La menace d’une guerre n’est jamais profitable au commerce ni même à l’épanouissement d’une nation.
 
Et j’avais plus que besoin des deux.
 
- Et j’aimerai également vous proposer une alliance commerciale entre nos deux pays. A cause de la politique menée par feu mon père, l’état des échanges commerciaux grecs avec l’extérieur sont déplorables. Nous ne manquons pourtant pas de ressources ou de richesses à exporter. Mais les marchands grecs ont pour la plupart perdu leur contact à travers le monde ou n’en ont voir pas du tout. C’est pour cela que j’aimerai les aider à renouer des relations internationales en signant des accords bilatéraux avec de grandes puissantes comme l’Autriche-Hongrie.
 
Bon, après le bla bla théorique, je devais quand même lui dévoiler le fond de ma pensée.
 
- Concrètement, je vous propose de baisser, même légèrement, les taxes à nos frontières mutuelles sur nos exportations respectives afin de permettre au commerce grec d’attirer l’attention. Je ne vous demande pas d’appliquer cette mesure de manière définitive, mais plus pendant une période définie pour donner un nouvel essor au commerce entre nos deux nations.
 
Lorsque j’avais préparé mon plaidoyer à mon bureau en Grèce, il m’avait semblé fondé et convaincant. Mais maintenant que je l’énonçais devant un interlocuteur impérial, ma certitude n’était plus aussi inébranlable.
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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Jeu 10 Mar - 13:52

Quand le roi annonça qu'il voulait aller directement au cœur des choses, Friedrich fit un geste de la main pour valider et qu'il puisse continuer à parler.

Friedrich écouta la proposition du roi avec grande attention. Il se doutait bien que le roi allait lui proposer un pacte de non agression. Le contraire aurait été même particulièrement saugrenue. Le roi ne lui proposa rien en échange. Cela ne plaisait pas trop à Friedrich. Pourquoi passerait-il un accord de non agression avec un territoire qui ne lui offrait rien, et n’était pas une si grande menace de guerre ? Mais pourquoi pas. Pour une fois il pouvait, peut être, accorder cela facilement, comme pour faire preuve de bonne fois envers ce Conseil qui avait l'air méprisable.

L'empereur laissa le roi finir sa proposition. Lui couper la parole n'aurait pas était une preuve de bonne éducation, à moins d'avoir une très bonne raison.

Après ce qui semblaient être les dernières paroles du roi, l'empereur écarta les mains.

— Avez vous fini ?

L'empereur ne laissa pas vraiment le temps au roi de répondre. C’était à son tour de parler.

— Nous comprenons très bien vos motivations, avec le discours qui a précédé les présentes négociations. La présence de nos armées à vos portes a agrémenté vos peurs d'un potentiel envahisseur. Et par la même occasion vous aimerez profiter de tout cela pour remettre sur le droit chemin vos commerces.

Friedrich caressa quelques seconde sa moustache. Il réfléchissait. La proposition du roi n'était pas forcement mauvaise dans le fond. Mais dans les formes il était vraiment perdant dans cet échange. Ses frontières étant devenues plutôt vastes, et ayant ouvert plusieurs commerces, donner un rabais même minimal ne pourrait pas devenir équivalent au commerce du roi. Rien que le commerce lié aux Indes ne vaudrait pas celui de la Grèce.

Mais Friedrich eut une idée qu'il allait soumettre immédiatement.

— Nous comprenons vos demandes. Mais nous ne pouvons les accepter telles quelles. Parlons, en premier lieu, de ce pacte de non agression. Pour ce dernier, pourquoi pas ? Cela peut être possible si le reste des accords se finalisent. Passons donc à cet échange commercial. Nous refusons toute baisse de taxe sur nos commerces. Notre commerce a connu une certaine expansion, qui n’équivaut pas à ce que nous connaissons de votre royaume. Ainsi je vous propose quelque chose de diffèrent, mais à la fois similaire. Nous somme connus pour être un grand mécène. Je vous propose une sorte de mécénat, mais avec une contre-partie.

Friedrich croisa les bras, avant de regarder droit dans les yeux, sans un battement de cils.

— Comme vous le savez sûrement, notre empire est beaucoup visité pour l'Art, et beaucoup de gens viennent pour visiter les différents lieux artistiques. Certains viennent même, sur le long terme, pour étudier à l’Académie des Beaux-Arts. Je vous propose donc, pour votre commerce de vous allouer, pour un certain nombre de comptoirs, pour y faire connaître vos divers produits. Pour commencer cela ne serait que dans la capitale, donc Vienne. Nous ne prendrons aucune taxe. Tous les bénéfices seront directement pour vous. Bien que notre personne doit approuver chaque produit vendu, et que ces derniers doivent être dans les normes de notre empire.

En échange nous aimerions avoir une maison digne de notre personne. Dans cette maison nous aimerions avoir ce qui fait l'art de votre pays. Avec cela nous aimerions avoir un rapport sur chaque personne de votre conseil. Ainsi nous pourrons plus facilement communiquer avec vous ou votre Conseil. Voyez cela comme un geste de diplomatie pour mieux affirmer nos liens. Et si nos relations s’améliorent nous pourrons re-discuter d'un échange de commerce plus poussé. Qu'en pensez-vous ?


Friedrich trouver l’échange honnête. Il ne prenait aucune taxe sur les comptoirs commerciaux des vendeurs qui viendraient en Autriche-Hongrie. Ce qui était un avantage certain pour le roi de Grèce. Il ferait connaître ses produits et y gagnerait de l'argent, contre un bout de territoire avec ce que la Grèce faisait de mieux en terme d'art. À long terme le roi y gagnerait en rentabilité.


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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Lun 28 Mar - 10:04
Le regard de l’empereur était direct et inflexible. Un regard de dirigeant et d’homme qui a l’habitude tenir les rênes du pouvoir entre ses mains. Il aurait pu être troublant pour toute personne qui le découvre pour la première fois. Ce qui n’était malheureusement pas mon cas. J’avais déjà eu l’occasion, certes seulement à quelques reprises mais c’était déjà trop pour moi, de le voir dans les yeux du maître conseiller Zeus.
 
Une fois sa réponse finie, je me permis de détourner le regard afin de réfléchir sans être perturbé par autre chose. La proposition de l’empereur était tentante, bien que plus contraignante que ce que j’avais escompté. Des comptoirs sans taxes directement dans la capitale seraient un avantage important pour le commerce grec. L’exonération proposée permettrait aux commerçants de baisser sensiblement leurs prix et d’attirer l’œil, ce qui était le premier objectif. Cependant, ils seraient soumis à l’approbation de l’empereur. En soit, ce n’était pas un élément très contraignant, mais cela restait quand même une composante à prendre en compte dans le choix. En somme, ce la proposition impériale était alléchante. Le seul petit problème qui me dérangeait venait de la contrepartie qu’exigeait l’empereur pour ces comptoirs.
 
J’avais été prévenu que le dirigeant d’Autriche-Hongrie était un fervent adorateur d’art. Aussi son envie de posséder une demeure en Grèce ne me choqua pas réellement. Et la remplir de ce qui faisait l’art de son pays semblait une évidence. Il comptait bien dégoter les plus belles statues et peintures du pays sitôt rentré en Grèce. Ce serait une occasion en or de mettre en avant la culture grecque en avant aux yeux d’un allié. Quant à la demeure en elle-même, il pouvait sans difficultés offrir une des villas somptueuses se trouvant à la périphérie de la ville. La couronne grecque en possédait plusieurs dont une fort bien située, avec un paysage dégagé et agréable.
 
Non, ce qui le gênait tenait au fait que l’empereur lui demandait des rapports sur les membres de son Conseil. Rien que ça. En un sens, je le comprenais. Quel dirigeant avisé ne voudrait pas connaître ses nouveaux alliés, sortant tout juste d’un long isolement et dont peu d’informations transparaissent ? Il n’empêchait que ces rapports me gênaient. Car je ne pourrais que les rédiger moi-même si je ne voulais pas risquer un scandale. Zeus aurait tôt fait de transformer cet acte en acte d’espionnage et en atteinte à la dignité du grand Conseil des Dieux. Il me faudrait aussi les faire parvenir par des hommes de confiance. Cette entreprise me semblait bien risquée. Et surtout, j’allais devoir mettre à nu le système politique grec, et d’une certaine façon reconnaître que le pouvoir n’était pas mon exclusivité. Il me faudrait être très attentif à ce que j’écrirais, afin de rester dans la vérité tout en présentant les choses sous un angle objectif.
 
Regardant donc à nouveau l’empereur, je lui répondis :
 
« Votre proposition me semble tout à fait honnête et plus en adéquation avec notre alliance naissante. Sitôt rentré en Grèce, je vous ferai préparer une de nos plus belles villas pour que vous puissiez en disposer le plus vite possible. »
 
Les rapports maintenant.
 
« Quant au geste diplomatique que vous me demandez, je me chargerai moi-même de rédiger les rapports de la manière la plus objective possible. Et vous les ferez parvenir aussi au plus vite. »
 

Ainsi, j’avais réussi. En dépit des prédictions de malheur du Conseil, j’avais conclu une alliance bénéfique à la Grèce avec une des grandes puissances européennes. J’avais le sentiment qu’une ère nouvelle venait enfin de commencer concrètement pour mon pays. Le changement pouvait commencer.
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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mar 29 Mar - 23:50
Tout semblait satisfaire le roi grec. Mais Friedrich n'avait pas fini. L'empereur prit une cuillère qu'il fit tourner, doucement, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, allant de plus en plus fortissimo dans son geste.

— Il ne reste plus qu'une chose à voir pour conclure définitivement cette alliance.

Friedrich regarda droit dans les yeux le roi grec, ne laissant planer aucun doute sur le sérieux de ses futures paroles.

— Nous désirons rencontrer votre conseil dans son ensemble. L'un après l'autre s'il le faut, s'ils n'osent pas se montrer, tous ensemble, face à notre personne. Mais nous tenons à tous les rencontrer. L'alliance concerne la Grèce et les personnes qui ont un pouvoir de décision en ce pays, n'est-ce pas. Il est donc normal que nous les rencontrons. Après tout vous nous avez plutôt bien expliqué qu'ils pouvaient avoir un poids conséquent dans les décisions, et dans les choix que votre royaume prend.

L'empereur lâcha sa cuillère qui tapa contre la porcelaine.

— Nous voulons nous assurer que dans un an, un mois, ou même un jour, votre conseil, pour une raison quelconque et idiot, n'obtienne pas le poids nécessaire pour vous faire plier, et rompre notre alliance.

Voilà la dernière exigence de l'empereur. Après tout lui n'avait personne d'autre à présenter. C'était lui qui prenait toutes les décisions.


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MessageSujet: Re: [Mi décembre 05] Double diplomatie   Mer 30 Mar - 19:16
Cette dernière exigence était douloureuse à entendre tant elle était fondée. Même en me voilant la face, je ne pouvais certifier que les craintes de l’empereur soient infondées. Le Conseil possédait un réel pouvoir politique et la possibilité qu’il acquière assez de pouvoir pour forcer la royauté à plier genoux devant lui m’avait déjà effleuré l’esprit plus d’une fois. J’étais bien décidé à tout faire pour éviter un tel scénario, mais je ne pouvais critiquer les inquiétudes légitimes de mon futur et très probable allié.
 
Et puis, si l’empereur tenait tant à rencontrer le Conseil, je me ferai une joie de l’accueillir en Grèce et de lui permettre d’assister à une des séances plénières.
 
« Je comprends tout à fait votre demande et me ferez une joie d’y accéder. »
 
Une fois cette dernière condition acquêtée, il me sembla que j’avais enfin atteint mon but. J’avais conclu une alliance avec l’Autriche-Hongrie au nom de la Grèce. Un poids dont je n’avais pas conscience jusque-là quitta ma poitrine et je permis même de boire une gorgée du délicieux thé qu’on avait servi et que j’avais à peine touché, trop absorbé par la conversation et ce qui s’y jouait. D’avoir autant parlé m’avait desséché le gosier et ce thé me fit le plus grand bien. Une fois la boisson avalée, je repris :
 
« Et je peux d’ores et déjà vous inviter à venir en Grèce pour assister à une des séances du fameux Conseil et procéder à l’entrevue que vous désirez. Ainsi, vous ferez d’une pierre deux coups en découvrant par la même votre villa. Fixer une date aujourd’hui serait un peu prématuré à mes yeux, aussi vous enverrais-je une missive avec plus de détails une fois les dispositions prises en Grèce pour que vous puissiez prendre une décision en connaissant tous les détails. »
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[Mi décembre 05] Double diplomatie

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