Douze fléaux il te faudra assumer. Le treizième, seul, t'assurera la sérénité.

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Shísān Wǔ
La cadette des douze frères
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Mer 3 Fév - 21:13
Il était une fois...

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Suggestion, réclamation, un petit mot ? - J'avoue avoir beaucoup hésité à jouer un second dirigeant parce que priorité aux autres membres, mais j'ai craqué. Mea culpa.

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Rapide portrait


Personnage de conte - La cadette des douze frères, Conte de Grimm
Nationalité - Chinois
Profession - Empereur de Chine
Groupe - Royautés

particularités

• Une brûlure marque son visage, résidu d'un fait dont il tient à ne pas dévoiler la teneur.

• Il méprise le peuple japonais à l'égal des Peaux-Blanches. Ce ne sont, à ses yeux, que de vulgaires copieurs.

• Il admire la Roumanie et les Androïdes, symboles même d'un futur qui siérait à ses convictions.

• Joueur de go à ses heures perdues.

• Il pratique les arts martiaux chinois en particulier le Tai-chi-chuan et sait manipuler les quatre armes basiques (épée, lance, bâton, sabre).

caractère

Inflexible comme la pierre.

Le visage ne doit montrer aucune expression autre que le contrôle de soi. Shísān porte un masque comme lui ont enseigné son prédécesseur et ses maîtres. Jamais le masque ne doit se fissurer, présenter la moindre faille – jamais le sourire de rigueur ne doit se flétrir. Contrôle et abnégation doivent demeurer les maîtres-mots. Fléchir, laisser le masque s'affaisser seraient tout autant de signes de faiblesse. Jamais le Fils du Ciel ne doit perdre la face. Il doit conserver le sourire énigmatique des statues, le sourire du Bouddha conciliant et sage. Il peut se fendre d'un rire qui rend tout Occidental tendu ne sachant comment interpréter ce geste lui qui, dans sa culture, associe le rire à l'humour ou à la moquerie. Alors, qu'en Chine, le rire a de multiples usages dont celui de masquer la gêne, de dissimuler ses véritables sentiments.

Ne vous froissez donc pas face au rire de Shísān. Ce n'est là qu'un paravent pour dissimuler ses sentiments.

Consciencieux et dur en affaires.

Les conflits récents avec le Royaume-Uni au sujet du commerce de l'opium ont laissé des plaies à vif, attisant l'orgueil du peuple chinois. Le prédécesseur, et père de Shísān, refusait même de leur parler directement, leur adressant la parole à travers un paravent de tissu, ou par intermédiaire. Shísān a avalé les couleuvres de cette affaire, a effacé tout ce cérémonial qui ne peut conduire qu'à un conflit ouvert vers l'Occident. Néanmoins la distance demeure – dans les gestes, le froid dans la voix. Shísān demeure méfiant par Nature envers les Peaux-Blanches, les Occidentaux colonisateurs. Le Royaume-Uni a bien humilié la Chine en la forçant à accepter l'opium sur ses terres. Pourquoi ses voisins seraient-ils différents ? Peaux-Blanches rime avec déchéance. Shísān les reçoit, ces êtres du Vieux Continent, les écoute mais, toujours, veille à tirer son épingle du jeu. À conserver le dos droit et, s'il doit s'incliner, c'est seulement pour saluer et non point abdiquer.

Le roseau ploie mais ne rompt pas.

Shísān marchandera chaque contact, chaque échange mené avec les Peaux-Blanches, avec l'ennemi. Les conciliabules peuvent durer des heures, des jours, voire des mois avant, qu'enfin, l'empereur ne ratifie le contrat. Tout échange est consigné sur le papier, valeur sûre. Shísān ne croit pas aux promesses lancées en l'air, aux paroles qui s'échappent avec les souvenirs. Seuls les actes l'intéressent. Eux et l'écrit. Car là où la mémoire faiblit, l'encre demeure.

Les pieds sur terre, la raison chevillée au corps.

Shísān ne croit qu'en la science, doctrine qui a su faire ses preuves depuis des siècles, basée sur la démonstration pratique et non sur de folles théories sans fondement. N'est-ce pas la science qui a permis à la Chine d'exister, encore et toujours, d'être une des plus anciennes civilisations encore en vie ? Si vous souhaitez une conservation rapide, ce n'est pas là un sujet sur lequel lancer l'empereur. Il vous abreuvera des louanges adressées aux inventions créés par son peuple et que, sans elles, les Peaux-Blanches ne seraient pas devenus si cultivés : le papier, la poudre à canon, le gouvernail pour ne citer qu'un bref échantillon. La science est l'avenir, le futur, la voie qui permettra à la Chine de continuer à prospérer. Shísān a pour objectif que son empire crée ses propres moyens de locomotion et, qui sait, se lance le premier dans l'ère de l'aviation afin de dépasser les navires volants.

Mépris de l'irrationnel, crainte de la sorcellerie.

La magie est méprisée, refusée. Elle est une notion néfaste et profondément « arriérée », un reliquat du passé où l'humain se raccrochait à des rituels païens pour combattre sa peur de l'inconnu. Comme son père avant lui, et comme ses prédécesseurs, Shísān la refuse sur son territoire. Qu'elle soit bénéfique ou néfaste, noire ou blanche, féerique ou sorcellerie – aucune magie n'a sa place en Chine. La croyance veut que les sorcières ne soient que des femmes et dissimulent, sous leurs appas humains, des traits animaux. Chaque concubine est scrupuleusement observée et, au moindre signe attestant une telle nature est châtiée – jusqu'à la mort.

Les femmes, Shísān s'en méfie, demeurant sur ses gardes, ne leur accordant pas une once de confiance. Insensible à leur beauté, son regard les scrute que pour déceler un quelconque indice dissimulant une nature magique. Leur présence le met mal à l'aise, l'obligeant à toujours demeurer sur ses gardes, à conserver le masque inflexible de l'empereur. C'est avec une politesse froide qu'il s'adressera à leur égard, avec condescendance qu'il accepte une concubine dans son lit à seul fin de créer un héritier. Même sa mère, douairière et ancienne impératrice, n'a jamais réussi à tisser un lien d'affection avec lui. C'est qu'il a vu, de ses propres yeux, que la femme cache en elle un monstre abject, même sous le plus doux des visages.


passage sur la piste

« Douze fléaux il te faudra assumer. Le treizième, seul, t'assurera la sérénité. »

C'était là le mantra que Hanhui Wǔ, empereur de Chine, se répétait chaque matin, au lever du soleil. Douze filles, douze fruits tombés de l'arbre dont il ne savait que faire. Douze princesses encombrantes qui n'obtiendraient de la valeur que pour un quelconque mariage. Douze bouches à nourrir qui dilapidaient plus de ressources qu'elles n'en rapportaient. Douze visages dont il n'avait jamais su retenir les noms. Que lui importait de les nommer ces êtres qui finiraient dans des familles étrangères ? Que lui importait de savoir qui étaient leurs génitrices ?

Il lui fallait un fils. Le treizième serait le bon. Le treizième se devait d'être le bon. Les années s'écoulaient, la fertilité de son corps allait s'amenuisant. L'Empereur ne pouvait rejoindre ses ancêtres sans un fils veillant sur sa sépulture, sans un fils pour s'asseoir sur le trône et, de ce siège, veiller sur l'Empire du Milieu.

Agenouillé devant l'autel, l'Empereur ouvrit un œil en entendant les portes s'ouvrir. Un domestique s'inclina, front contre le sol. Le silence se fit pesant, tendu, jusqu'à ce que la voix du domestique ne retentisse.

« Un fils est né, votre Majesté. »

L'Empereur ne répondit pas. Mais son regard luisait d'une farouche détermination.


Shísān Wǔ était un enfant solitaire. Unique enfant de l'Empereur, le gynécée ne bruissait que des chuchotements échangés par les concubines. Aucun second fils n'était né des entrailles d'une des épouses, pas même une fille avec qui partager quelques doux souvenirs que seul l'enfance pouvait délivrer. Shísān n'avait que les cours des instructeurs pour occuper ses journées, et la présence de sa mère qui, elle seule, lui exprimait une affection. Les autres concubines l'évitaient, le saluaient mais avec froideur, comme si elles craignaient de s'attacher à lui.

Même les domestiques féminines semblaient vouloir le fuir. Shísān avait mis cela sur le compte de son statut : unique fils de l'Empereur, son rang devait en imposer à ces jeunes filles dont, certaines, sortaient tout juste de leurs rustres campagnes. Néanmoins la curiosité fut telle, qu'un jour, Shísān osa poser la question à une domestique.

« Pourquoi m'évitez-vous ? »

Il lui fallut répéter la question plusieurs fois, jour après jour, pour que, poussée à bout, la femme n'osa lever les yeux sur lui. Suprême outrage. Et, surtout, qu'elle n'ouvrit enfin la bouche en sa présence, délivrant la clé du mystère.

« Votre naissance a tué douze princesses. Douze dames qui n'avaient rien demandé. Votre aura menace toute femme partageant votre entourage. »

La domestique battit retraite, se maudissant déjà d'avoir parlé. Shísān ne dit mot, trop abasourdi par la nouvelle. Ses poings se serrèrent, en une réponse muette.


« Mère, est-ce vrai que douze princesses sont mortes à cause de moi ? »

L'impératrice Hualing se figea, interdite. Elle eut beau sourire, son fils ne fut pas dupe. Son regard ne masquait pas le trouble qu'avait suscité la question. Shísān empêcha sa mère de parler, faisant se succéder question sur question, tâchant de la pousser dans ses retranchements. Tel le prince qu'il était, il exigeait une réponse.

« Douze succède à treize. Mon prénom veut dire : « le treizième ». Est-ce lié ? Mère, ne me mentez pas. Je vous ordonne de me dire ce que vous savez. »

Pendant un instant, un fol instant, le prince vit le masque de sa mère se flétrir. Une vive douleur brilla dans son regard, sa bouche se plissa, creusant des rides au coin de ses lèvres. La fureur pointa le bout de son museau, inquisiteur. Avant de disparaître, s'effaçant sous un sourire forcé. Les mains de l'impératrice enveloppèrent celles du prince.

« Ce que je vais vous dévoiler, mon fils, doit à jamais demeurer entre nous. »


Douze princesses naquirent de l'empereur. Mais celui-ci souhaitait un fils. Un jour il déclara à ses femmes : « Un treizième enfant doit naître. S'il est un homme, alors ses sœurs devront mourir pour lui laisser toute liberté et toute prérogative sur l'empire. »

Les femmes eurent beau implorer, en vain. Le cœur de l'empereur fut inflexible. Elles rassemblèrent les douze princesses, les déguisèrent en domestiques, troquant la soie de leurs robes contre le lin rude de la servante. « Fuyez la cité, et partez vous réfugier dans les alentours. Un drapeau sera hissé depuis le palais. S'il est rouge, vous pourrez revenir en toute quiétude. Mais s'il est blanc... Il vous faudra fuir. » En larmes, les princesses obéirent – même la plus jeune qui avait, à peine, cinq ans. Cachées aux abords de la cité, elles attendirent.

Au-dessus du palais se dressa un drapeau blanc.

Jamais plus on ne revit les princesses à ce jour. Les épouses camouflèrent les corps, laissant l'empereur brûler douze domestiques, en lieu et place des douze princesses.


Le prince fêta sa vingtième année. Les voyages formant la jeunesse, ordre fut donné par l'empereur que son fils voyage à travers l'empire. Il se devait de voir, par lui-même, les terres sur lesquelles il allait prochainement régner. Un voyage qui serait particulièrement long mais enrichissant. Accompagné de quelques domestiques et gardes, le prince Shísān parcourut les routes, s'arrêtant pour échanger avec le peuple, visiter quelques monuments, s'enquérir des souhaits et besoins de ceux qui, aveuglément, le saluaient, aussi bien nobles que simples vagabonds.

Un soir, l'on stoppa auprès d'une demeure, à défaut de trouver une auberge en ce village reculé. La propriétaire des lieux, une dame exquise, aussi pâle que la neige, aux cheveux d'ébène, accueillit le prince et sa troupe avec moult courbettes.

« Je n'ai guère de chambres, votre Altesse. Mais, je vous en prie, laissez-moi vous offrir le gîte et ma modeste chambre pour votre repos. »

La politesse de cette femme était telle que le prince ne pouvait refuser. Même les gardes se laissèrent fléchir devant tant de courtoisie. L'on soupa gaiement, et l'on se coucha avec délice. Passé le cap de dormir au sein de la chambre d'une dame qui lui était inconnue, le prince Shísān s'endormit comme un enfant.

Jusqu'à ce que le cri d'un corbeau le réveilla.

Le prince haussa un sourcil, incapable de dire si le son était l'écho d'un rêve ou provenait de la réalité. La gorge asséchée, Shísān se leva et entreprit de remonter le couloir vers la cuisine. Des bruits provenaient d'une chambre adjacente poussant Shísān à se rapprocher, si près que ses doigts effleurèrent la porte tandis que, oreilles aux aguets, il guettait les voix. Des voix féminines chuchotant tout bas. On aurait dit un de ces échanges que le prince avait eu l'habitude d'entendre au sein du gynécée impérial. La ressemblance en était troublante.

La porte coulissa, s'ouvrit sur la figure d'une jeune fille d'une vingtaine d'années. Ses grands yeux s'écarquillèrent à la vue du prince. Des ombres se dessinèrent derrière sa silhouette, des ombres que Shísān avait du mal à définir.

« Petit frère ! » chantonna l'apparition, offrant un sourire rayonnant. « Tu t'es fait attendre ! »

Des rires féminins provinrent de la pièce. L'ambiance se fit pesante, aux yeux du prince. Shísān fit un pas en arrière, mal à l'aise. Douze silhouettes se levèrent. Douze silhouettes de femmes. Les flammes des lampes déformaient leurs ombres, leur offrant des allures grotesques. Des allures animales. Shísān vit la propriétaire des lieux étendre des ailes de corbeau. Son bec s'ouvrit, lâchant un cri – un rire. Celle qui avait ouvert la porte avança vers lui, bras grands ouverts. De noirs serpents frétillaient dans son dos, s'avancèrent comme de multiples bras tendus pour caresser le prince.

En lieu et place d'écailles, Shísān sentit la caresse d'un pelage. Les flammes les éclairèrent, révélant un pelage roux.

Shísān vit des lames briller.

« Mes sœurs, nous avons fait la promesse... » souffla la femme-corbeau. « De tuer tout homme qui croisera notre route. Le destin nous a offert notre frère. Responsable de notre malheur. Celui à cause de qui nous avons dû fuir le palais. »

Cris animaux et féminins emplirent les oreilles du prince. Son dos heurta un mur, coupant court à sa retraite. La plus jeune rit, ses queues frétillant de toutes parts. Une flamme naquit, se lovant au creux d'un de ses appendices, jetant des reflets rougeoyants sur son visage.

La boule de feu fusa, si rapide que le prince ne put l'éviter. Ce fut comme si une bombe venait d'exploser. Shísān hurla sa douleur, portant les mains à son visage. La peau fondait sous ses doigts, il lui sembla même que son œil se liquéfiait. Douze ombres se jetèrent sur lui. Douze sœurs l'encerclèrent pour réclamer justice.



Shísān tût, à jamais, l'identité des femmes qui l'avaient attaqué cette nuit-là. Sans le secours de ses hommes le prince aurait perdu la vie. Marqué à jamais dans sa chair, le prince a tiré de cette aventure une unique leçon. Leçon dont il fit les premières paroles de son discours d'intronisation en tant qu'empereur.

« Les sorcières, les fées... Les êtres pratiquant la magie doivent être détruits. Leur nature est bien trop malfaisante pour être acceptée au sein de notre civilisation. »

Jamais les douze sœurs ne furent retrouvées malgré les incessantes recherches de Shísān. Douze sœurs qui, dans son esprit, avaient pris le visage de sorcières aux faciès de corbeaux. Douze corbeaux entachant son passé, et son avenir. Douze fléaux qu'il se devait de détruire. Comme l'avait voulu son père, par le passé.
(c) fiche crée par rits-u sur epicode


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Ven 5 Fév - 22:56
Ces avatars changeants me perturbent à chaque fois x'D

Bref, je suis vraiment happy de voir la Chine avec un Empereur pareil 8D J'ai adoré cette histoire des douze soeurs qui doivent fuir si le treizième enfant était un garçon.

J'ai aimé lire cette fiche en tout cas ^^ et hâte de voir ce que ça va donner en rp :3

Alors, alors, par les pouvoirs du code HTML,

Validé avec les honneurs !
Maintenant que les portes de l'univers du forum te sont ouverts, voici quelques clefs pour t'aider à ne pas te perdre.

✘ Pour trouver un compagnon de RP.
✘ Le mémoire qui te permet de rédiger un suivi du parcours de ton personnage.
✘ Les réseaux sociaux pour mener des relations épistolaires, par exemple.

Passe un bon séjour parmi nous, et ne t'écarte point du chemin. Le loup veille.


Je te valide o/

Maria approuve pas qu'on traite ainsi des princesses u.u 8D
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