Festivals / PV Hayashi. NC-16

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Lett Stjerners
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Lett Stjerners
Jeu 4 Fév - 16:29
« Les précautions se prennent avant » disent les Japonais, et tu devais bien avouer que pour ton voyage au pays des Mille cerisiers, tu t'y étais prise aussi mal qu'il était possible de le faire. La décision avait été prise au dernier moment, alors que tu arrivais à l'extrême Est de la Russie. Tu avais décidé de découvrir ce pays mystique qui t'avait toujours attiré. Nombreuses étaient les rumeurs selon lesquelles les hybrides étaient les bienvenus au Japon, et peut-être était-ce ton but inavoué, trouver un endroit où tu serais acceptée pour ce que tu étais.

Une poignée de semaines s'étaient écoulées et tu commençais à t'habituer à ce pays où tout est coutume, ou tout est patience. Pour toi qui était sans cesse sur le qui-vive, ce fut une véritable leçon de vie. Sans doute oublierais-tu bien vite les enseignements ancestraux que tu avais pu découvrir ici, mais il t'en resterait à coup sûr le souvenir délicieux d'un petit voyage dans un autre monde, ainsi que la somme des savoirs que tu avais pu rassembler. Tu avais envoyer de nombreux ouvrages et objets à Stellan, tu lui avais écrit bien des lettres pour lui conter avec émerveillement les mille-et-une anecdotes que tu avais apprises. Mais, bercée par ces découvertes enchanteresses, tu t'étais laissée aller à la confiance pour ce pays que tu ne connaissais pas vraiment.

Car des précautions, tu aurais sans conteste dû en prendre plus. Tout ce produit le soir du 24 juillet 05, alors que tu venais d'arriver à Osaka. Tu avais voulu à tout prix découvrir les feux d'artifice merveilleux et les parades colorées du Tenjin Matsuri, un festival dont tu avais entendu parler chaque jour depuis ton arrivée au Japon. Malgré la peur de la foule qui se massait dans les rues de la ville et l'angoisse de l'inconnu, tu n'avais pas pu résister à l'envie d'y aller. Tu aurais dû y penser à deux fois.

Alors que tu te perdais dans les ruelles de la ville, toutes bondées, tu te nourrissais des mille senteurs qui venaient chatouiller ton nez. Tu avais contemplé la parade nautique, en t'émerveillant des formes des bateaux asiatiques, toi qui ne connaissais que les coques occidentales. Tu avais vogué parmi les lampions de papier disséminés partout dans la ville. On avait essayé de te parler, mais tu t'étais esquivée, toujours avec grâce, sans vraiment en avoir conscience, et malgré ta gêne, tu savais que ta chevelure blanche attirait le regard des bruns japonais. Certains devaient même supposer que tu avais été touchée par la magie. Alors tu te dérobais à leurs regards, préférant les rues moins fréquentées. Mais tu ne pouvais t'empêcher d'admirer les splendeurs du festival. Et, alors que tu aassistais, les yeux grands ouverts, aux feux d'artifice colorés, tu t'étais sentie partir en arrière.

A ton réveil, tu savais que tu étais attachée, tu savais que tu avais été capturée, mais ton esprit était encore embrumé. Oui, tu aurais vraiment dû prendre plus de précautions...
Lett Stjerners
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Hanako Hayashi
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Dim 7 Fév - 0:48
Tenue de Hanako:
 

Hanako avait entendu parler d'une fête, bien plus au sud du Japon. Une fête plutôt joyeuse. Cela lui ferait découvrir un peu plus les fêtes des japonais et être un peu plus informée sur les choses qui se passaient, dans ce pays dans lequel elle vivait depuis quelques années maintenant.

Et puis elle avait entendu parlé d'un chariot unique qui devrait tout particulièrement lui plaire. Il faudrait juste qu'elle se maîtrise en admirant ce qu'il transporterait. Elle régla quelques petits détails, avant de prendre une petite carriole qui l'amena à la gare la plus proche pour le sud du Japon.

Le voyage prit deux jours. Une fois sur les lieux, Hanako visita ce lieu de fêtes. L'ambiance était à la fête et à la joie. Plusieurs hybrides étaient présents sur les lieux, écoutant les humains et leurs prières. Il y avait des choses intéressantes en ce lieu. Hanako se nota, dans un coin de sa tête, qu'elle devrait revenir en une autre saison pour découvrir toutes les subtilité du lieu.

Le soir tomba. Les feux d'artifices éclairèrent le ciel. Douce ironie pour Hanako qui connaissait l'origine des feux d'artifice qui lui rappelaient son pays natal. Cette pensée l'avait, quelque peu, minée. Il lui fallait quelque chose pour se divertir. Une femme attira sont regard. Elle avait une chevelure aussi blanche que les queues d'Hanako. Un petit sourire aux lèvres la renarde se dirigea vers la jeune femme. Elle l'enveloppa de sept de ses queues dont une l'empêchait, momentanément, de respirer.

La légèreté de la femme surprit quelque peu l'hybride. Mais c'était un détail qui serait à voir plus tard. Il fallait rentrer au plus vite. Mais sans train cela pourrait être compliqué. En cette soirée de fête des trains circulaient encore un peu jusqu'à une heure plus avancée. Grâce à la légèreté étrange de cette fille, la transporter avec ses queues ne serait pas spécialement difficile.

Le voyage retour prit deux jours de plus. Hanako connaissait mal les magies autre que la magie rouge. Mais on lui avait inculqué les vertus de certaines plantes dans sa jeunesse. Ainsi la jeune femme qu'elle avait capturé ne se réveilla pas, endormie grâce aux plantes utilisées par Hanako.

À son retour chez elle, Hanako avait changé de tenue. C'était le même typede kimono, mais dans des couleurs jaunes. Hanako avait fouillé toutes les poches de sa victime avant de l'attacher sur sa peau de chocobo, qui était étalée sur une table de bois. Hormis une rapière elle n'avait rien d'intéressant sur elle.
Hanako avait donné la rapière à son animal de compagnie, un Ajani qui s'était pris d'affection pour elle. Il avait l'air d'apprécier l'objet, jouant avec. Hanako avait découpé les manches et jambes du pantalon de la jeune fille. C'était une belle surprise. Une hybride occidentale, à base de métal. Elle avait vu bien des hybrides, mais aucun de métal.

Hanako attacha les quatre membres de l'hybride métal, ce qui fit adopter à cette dernière une position d'étoile de mer. Hanako avait fait quelque tests sur la résistance du métal en coupant un ongle de métal du pied. Elle n'allait pas abîmer le reste du corps qui pouvait peut-être lui révéler d'autres surprises. Elle en frémissait d'impatience, se perdant dans ses pensées, laissant ses queues caresser bras et jambes de métal, pour s'habituer au contact, sans remarquer que sa captive s'était réveillée.


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Lett Stjerners
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Lett Stjerners
Dim 7 Fév - 17:56
Tu émergeais doucement de ta léthargie, bien trop doucement t'eut dit ton instinct de survie, mais tu ne pouvais pas faire mieux. Impossible de savoir ce qu'on avait pu t'administrer mais la substance en question était sans conteste puissante. Tu peinais même à ouvrir les yeux. Le retour progressif de tes sens t'informa que tu étais attachée, probablement par les quatre membres, étant donné que tes jambes étaient écartées. Ta sensibilité dans tes membres inférieurs était très limité, et bien que Stellan eut passé des nuits blanches à trouver une solution, pour l'instant, tu devais te contenter d'être prudente. Tu fus presque étonnée de ne ressentir aucune douleur. Pourquoi donc capturer quelqu'un si ce n'était pour le blesser ? Rien de précieux sur toi, si ce n'était ta rapière. Un peu d'argent, mais tu en avais dépensé la majorité... Non, pour l'instant, tu n'avais aucune idée de la raison de ta capture. Fichtre !

Il fallait dire aussi que ton corps et ton cerveau fonctionnait au ralenti. Depuis ton réveil, il avait bien dû s'écouler plusieurs minutes et tu commençais à peine à ouvrir les yeux. Tu sentis d'ailleurs un contact étonnant par moment, comme si on te chatouillait avec des poils d'animaux. En effet, de temps à autre, tu sentais sur ta peau de doux contacts, qui dans d'autres circonstances t'auraient assurément chatouillée. Ce contact sporadique réveilla ton instant de survie. Ton cœur se mit à battre beaucoup plus fort et en quelques secondes, tu fus complètement essoufflée. Tes forces n'étaient pas encore revenues et un effort aussi brièvement intense t'avait à nouveau épuisée. C'était malin ! Tu maudis ton imprudence. Tu essayas mollement de te libérer de tes liens, mais ils étaient bien trop serrés, tu étais impuissante.

« Qui êtes... Que se passe-t-il ? Où suis-je ? Où... »

Tu t'essoufflas à nouveau et tu te mis à tousser faiblement. Ton impuissance devait être pathétique, mais tu n'en avais que faire, tu espérais seulement que la personne qui t'avait capturée ne te tuerait pas. Une larme roula de ton œil dans tes cheveux et tu te retins de gémir. Il te fallait être forte, tu n'avais pas le choix. Tu parvins enfin à ouvrir les yeux et tu découvris celle qui t'avait capturée. Car c'était bien une femme, d'une beauté époustouflante. Tes yeux s'écarquillèrent alors que tu la dévisageais. Elle paraissait jeune, elle était belle et vêtue élégamment d'un kimono. Tu fus complètement captivée par son aura, allant même jusqu'à en oublier une toute petite seconde qu'elle était sans doute extrêmement dangereuse. Tu savais que tu n'étais pas bonne pour lire les gens, aussi, tu ignorais ce qu'elle voulait de toi.

Un bref regard aux alentours t'indiqua que tu étais dans une maison japonaise, peut-être celle de la jeune femme devant toi. Soudain, un mouvement attira ton attention et tes yeux grandirent encore. La femme possédait des queues qui s'agitaient dans un ballet merveilleux. Des queues de renard aussi blanches que tes cheveux. Ta curiosité fut instantanément piquée, et tu ne pus t'empêcher de l'interroger.

« Vous êtes une hybride ? Comme vous êtes belle ! »

Avant même d'avoir fini ta phrase, tu maudis ta fichue curiosité et ton cœur se remit à battre, espérant puérilement qu'elle n'ait pas entendu ce que tu venais de dire. Tu t'agitas encore faiblement, comme pour faire oublier le ridicule de ta phrase. Tu fixas la jeune femme d'un air pitoyable.

« Je vous en supplie... »
Lett Stjerners
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Hanako Hayashi
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Jeu 11 Fév - 22:27

Oh la petite s'était réveillée. Elle avait une voix de crécelle. Cela donne tellement envie de la dresser pour mieux sortir les mains ensanglantées de l'intérieur de son corps. Elle avait l'air paniquée. Si elle savait à quel point elle avait le droit de paniquer. Si elle savait ce qui l'attendait. La petite s'agiterait sûrement plus que par ses demandes.

— Tu n'as pas besoin de savoir comment je m'appelle. Tout comme je me fiche de savoir ton nom. À mes yeux tu n'es qu'une femme, qu'un numéro dans ma tête. Mais peut-être as-tu envie de connaître ce numéro ? Au point de t'abaisser à perdre le peu qui fait encore de toi une humaine. De tout abandonner pour n'être plus qu'officiellement le numéro que je te donnerais.

En regardant la peau de métal de l'hybride qui était attaché devant elle, Hanako se demanda : si elle faisait apparaître une flamme sur une de ses queues et qu'elle touchait l'épaule de la jeune femme, est-ce qu'elle brûlerait ou fondrait comme du métal ? C'était là une idée fort intéressante à tester ultérieurement.

— Bien sûr que je suis belle. Mais crois tu que ce genre de compliment, si évident, te sauvera de quelque chose ?

Hanako fit venir une de ses queues sur son front en fronçant les sourcils, comme un humain lambda irait placer ses doigts pour se masser le front.

— Alala les jeunes, vous êtes si naïfs.

Au même moment la petite suppliait la renarde, qui laissa apparaître sur son visage la stupeur quant aux paroles qu'elle venait d'entendre.

— Oh qu'elle est mignonne quand elle supplie. Cette expression te va à ravir. J'aimerais voir ton visage figé à vie avec cette expression. Je peux le faire si tu veux. Figer ton regard à tout jamais avec cette expression.

La queue de la renarde, qui était restée au niveau de son visage, descendit pour caresser le cou de la jeune fille avant de s'enrouler autour, sans l’étrangler, mais en relevant la tête de cette dernière, ce qui tira encore plus sur ses bras qui étaient toujours attachés.

Le regard de Hanako se fit joyeux avec un grand sourire alors que sa voix était glaciale.

— De quoi me supplies tu exactement ? De quoi as-tu peur ? Tu es si mignonne quand tu supplies. Mais as-tu, ne serait-ce, que la moindre idée de ce qu'il peut t'arriver ici, alors que tu ne me connais même pas ?

La queue relâcha son étreinte laissant l'hybride de métal retomber en position allongée.


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Lett Stjerners
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Lett Stjerners
Lun 15 Fév - 12:17
Tu sentis une des queues de la renarde s'enrouler autour de ton cou et te soulever ainsi. Tu suffoquas, plus de peur que de réelle douleur. Tu sentais donc cœur battre furieusement dans ta poitrine, alors que tes mains et tes pieds commençaient à s'engourdir. Tu ne les sentais presque plus et tu ne pouvais en aucun cas les bouger.

Lorsque la renarde te relâcha tu te mis à tousser, comme pour évacuer une partie de la tension accumulée lors du contact doux avec sa queue. Il te fallait te calmer si tu voulais avoir une chance de survivre. Tu essayas de respirer profondément, les yeux exorbités, alors que tu réfléchissais à la question qu'elle venait de te poser. Tu ne connaissais rien d'elle mais tu sentais au plus profond de ton être qu'elle allait te faire du mal, voire même te tuer. Et cela te fit terriblement peur. Qu'est-ce qui l'en empêcherait ? Tu ne savais pas argumenter, tu étais faible lorsque tu étais seule. Tu n'avais aucune idée de comment te sortir de cette situation.

« J'ai peur que vous ne me tuiez. Je suis bien trop jeune pour mourir... »

Bien trop folle oui ! Et imprudente ! La mort serait le prix de ta curiosité, et tu te maudis une fois encore. Tu aurais dû rester en Russie, chez Stellan à ne jamais quitter son manoir de marbre et la forêt qui l'entourait. Jamais tu n'aurais dû t'approcher des hommes et de leur orgueil. Mais tu savais que la jeunesse de ton âme t'avait poussée vers l'avant, vers la découverte et tu te maudis encore de ne pas être plus mature.

« Je ne vous connais pas, je ne sais pas qui vous êtes. Mais vous êtes une femme, vous êtes une hybride. Vous savez combien il est difficile pour nous de vivre et d'avancer dans ce monde. »

Tu ne savais absolument pas pourquoi tu disais cela, mais tu savais que le ton de ta voix étant un peu moins suppliant qu'auparavant. Les mots glissaient hors de ta bouche comme mus d'une volonté propre bien que tu ne saches pas ce qui te poussait à les dire. Tu espérais peut-être la prendre par les sentiments.

Tu te redressas du mieux que tu le pus afin de la regarder dans les yeux. Elle était tellement et tu ignorais pourquoi c'était cela qui te touchait le plus chez elle, bien que tes émotions fussent presque complètement masquées par ta peur. Que pouvait-il bien ce cacher sous ce sourire et ce ton glacé ? Une cœur brisé, une âme en peine ? Tu ne pouvais te résoudre à penser qu'elle était foncièrement mauvaise. C'était la première femme hybride à laquelle tu avais vraiment à faire, et tu voulais à tout prix qu'elle te ressemble. Qu'elle te comprenne.

Tu te mis à trembler alors qu'une larme perlait sur ta joue et le rythme de ta respiration s'accéléra de nouveau. Tu continuais de la fixer du regard bien que tes yeux soient complètement troublés par des sanglots imminents.

« S'il vous plaît... Comprenez-moi... »
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Hanako Hayashi
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Mer 17 Fév - 23:39

Pauvre petite chose. Est-ce là ce que cette fille voulait entendre ? Elle était bien mal tombée dans ce cas. Ce n'était pas du tout le genre de la kitsune. D'ailleurs la kitsune eut du mal à retenir le fou rire qui lui rongeait la gorge aux dernières paroles de cette femme d'argent.

— Mourir. Serait-ce ce que tu souhaiterais ? Si je me penchais sur ta petite personne, tu pourrais même souhaiter mourir. Il peut y avoir bien pire que la mort. Imagine que je t'arrache chaque membre sans atténuer la douleur, au contraire, en te rendant encore plus sensible à la douleur et en te maintenant en vie. En soignant avec un simple petit coton les plaies, avec de l'alcool, pour que cela ne s'infecte pas et que tu restes en vie. Penses-tu que ce genre de choses est plus enviable que la mort ? Si tu n'imagines pas le mal que ça peut faire je peux te le faire connaître. Une blessure et de l'alcool ça se fait vite comme avant goût tu sais.

Hanako observait l'hybride pleurer. Cette fille si naïve qui ne savait même pas correctement implorer pour sa vie.

— Tu parles des hybrides. Mais es-tu née hybride et dans un pays qui hait les êtres de magie ? J'ai dû être cachée d'une partie de ma famille pour être née comme cela. J'ai même été bannie de la Chine, mon pays natal. Et toi, dans ton continuant occidental, où es-tu née ? En Roumanie peut-être, le seul pays qui ne supporte pas les hybrides. Non je ne pense pas. Sinon ta peau serait bien plus marquée de coups et blessures. Tu as une peau froide comme la Russie. Je parierais là-dessus. Mais sache que ton discours est juste inutile ici. Je ne sais pas si tu as pris la peine de t'informer, mais ce pays est le plus beau pays pour un hybride. Donc ne me parle pas de ta condition de martyr, à moi, une Chinoise hybride de naissance.

Hanako avait parlé plus que de raison. Les paroles de la femme d'argent avaient du passablement l'énerver.

— Non je ne comprends pas. Une gamine qui a du grandir avec une cuillère d'argent dans la bouche et qui se veut tout savoir sur les hybrides .

Hanako avança une de ses queues sur laquelle naquit une petite flamme rouge sur sa queue blanche.

— Maintenant on va te faire s'amuser entre femmes à ma façon, ma petite. Peut être que j'arrêterais si tu sais être convaincante. La question est : fonds-tu ou brûles-tu ?

Hanako posa le bout, de sa queue en flamme, au niveau du tibia pour commencer doucement.

— Peut être seras-tu me convaincre d'arrêter avec de bons arguments. Que gagnerais-je à te libérer ? Je préférais m'amuser avec toi.

Brûle ou fond ? La réponse est...


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Lett Stjerners
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Lett Stjerners
Jeu 18 Fév - 11:07
Tu restas sans voix devant la colère de la renarde. Naquit dans ton cœur une émotion nouvelle qui avait un goût à la fois amère et triste. Était-ce de la compassion ? Tu comprenais la douleur de la femme devant toi, tu sentais presque sa souffrance dans ta bouche. Cela t'étonna vraiment car tu ignorais être empathique. Mais ce cas-là était vraiment différent, et pendant une seconde, tu oublias tes liens. Ce sentiment inédit qui étreignait ta poitrine fit naître en toi un second sentiment, car vos histoires étaient certes différentes, mais tu avais vécu la même douleur qu'elle. Certes tu n'étais pas née hybride, mais quelque part si car tu n'avais aucun souvenir de ta vie antérieure, tu ne connaissais même pas ton ancien prénom. Tu n'avais peut-être pas été rejetée comme elle, mais tu l'avais été aussi, bien trop souvent pour que cela ne laisse pas de traces. Et au fond de toi, tu sentais la colère gronder, non pas contre elle, mais contre ce monde qui l'avait blessé. Tu réalisais que l'idée qu'on fasse du mal à une femme, hybride de surcroît, t'était profondément insupportable. Tu ne te rendis même pas compte de l'ironie de la situation. Tu ressentais douleur et compassion pour une femme qui allait te torturer.

La peur, disparue l'espace de quelques instants, revint cependant lorsque la renarde abaissa une de ses queues, au bout de laquelle dansait une petite flamme, afin de brûler une de tes jambes. Tu préféras fermer les yeux en serrant les dents. Tu attendais le choc et la douleur. Qui ne vinrent pas. Au début, tu ne sentis rien. La sensibilité de tes jambes était très faible, aussi tu ne sentais que rarement la douleur. Mais tu t'étais attendue à ce que le feu te fasse souffrir. Mais non. Au bout d'un moment, tu commenças à percevoir une nouvelle sensation, croissante. D'abord indescriptible, elle se propagea rapidement dans tout ton corps, provoquant un énorme frisson. Puis, tu parvins à mettre un mot sur cette sensation. Chaleur. Tu t'abandonnas complètement.

Jamais encore tu n'avais ressenti cette sensation dans tes jambes désespérément froides. Jamais tu n'avais ressenti quoique ce soit de fort par elles hormis gêne et douleur. Mais là, tu découvrais un monde nouveau qui te chamboula complètement. De tes appendices monstrueux remontaient une douce chaleur qui vint se loger au creux de ton bas-ventre, avant de répandre ses flux dans tout ton corps. Un sentiment délicieux mêlant une joie de te sentir humaine et un plaisir que tu n'avais jamais expérimenté. Tu ne savais pas si tes jambes fondaient ou brûlaient, tu n'en avais cure. Tout ce qui t'importait était cette sensation merveilleuse qui brisait les frontières du monde dans lequel ton hybridation t'avait enfermé. Tu ne pus te retenir plus longtemps, tu agrippas tes liens de toutes tes forces et tu gémis de plaisir, les yeux toujours clos.

Tu te mis alors à rougir, embarrassée de ta perte totale de contrôle. Tu ne sentais plus de peur, ou alors de manière véritablement latente. Toutes tes émotions avaient été remplacées par cette délicieuse impression de chaleur et de bien-être. Ton cœur se mit à battre plus fort alors que tu sentais tes muscles se tétaniser. Tu ne vis pas que l'argent fondu coulait le long de ta jambe, en se solidifiant dès qu'il s'éloignait de la flamme. Tu ne vis rien d'autre que ce plaisir coupable et incommensurable qui te faisait te cambrer violemment. Et tu continuais de gémir, sans pouvoir t'arrêter, et sans le vouloir non plus.
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Hanako Hayashi
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Dim 21 Fév - 22:36
Hanako haussa un sourcil. Voilà une réaction peu commune et, assurément, à laquelle elle ne s'attendait pas. Cette fille était littéralement en train d'avoir du plaisir à se faire fondre les jambes. La kitsune avait beau réfléchir, c'était étrange. Aucun hybride, ou humain qu'elle avait rencontré, n'avait gémi de plaisir en se cambrant de la sorte, alors qu'on lui brûlait la peau, quelle que soit la matière de cette peau.

— Hooo mademoiselle n'est pas si chaste et pure qu'elle le sous-entend en suppliant pour sa vie. Au contraire elle est pire qu'un animal en rut, il faut croire. À en croire même qu'elle est habituée à ce genre de pratique. Une vraie gourgandine.

Hanako releva légèrement sa queue, regardant l'argent qui avait fondu. Elle se demandait si cette fille n'avait pas des penchants un peu trop français, du genre de ce livre de Sade qu'elle avait eu entre les mains, une fois. Hanako avait bien envie de faire un trou à travers les jambes de cette gamine, pour voir si des blessures plus graves provoqueraient d'autres réactions. Un bon gros trou de la taille d'un œil. Mais elle eut une idée qui devrait peut-être plaire à la gamine, vu les réactions qu'elle lui avait montré en ayant simplement le tibia brûlé. Elle n'osait même pas imaginer si elle avait touché autre chose...

— Tu as l'air de t'amuser et d'aimer te faire brûler. Tu es pire qu'un animal. Je vais donc te faire plaisir et te traiter en animal. Je vais continuer à te brûler les jambes. Peut être que tu arriveras au Nirvana pour mieux tomber en enfer.

La kitsune mit ses paroles à exécution. Elle brûla d'abord la jambe droite, doucement, en plusieurs endroits rapprochés, du genou à la cheville. Une fois fini elle entama la deuxième jambe.

— J'espère que tu vas aimer mon petit cadeau. Comme tu agissais comme un animal je t'ai marqué comme un animal. Je t'ai marqué le nom de ton maître sur les jambes. Un très beau travail de pyrogravure sur argent.

En effet sur la jambe gauche était marqué, verticalement, "Hanako" et sur la droite "Hayashi". Suite à cela Hanako brûla les liens qui retenaient prisonnière la jeune fille. Elle la fit basculer brutalement au sol, relevant la table avec ses queues. Elle laissa la fille à terre, dans la poussière, sachant qu'elle aurait du mal à se tenir debout au vu du traitement infligé à ses jambes.

— Te voilà libre, à mordre la poussière. Mais libre. Enfin, libre... Cela reste à voir. Peut-être aimes-tu ce genre de choses aussi.

Hanako se demandait comment le chaton allait réagir. Allait-il sortir les crocs ou allait-il demander d'autres caresses ? Ce qui était sur était que la renarde la regardait de haut et avec un air méprisant.


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Lett Stjerners
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Lett Stjerners
Mer 2 Mar - 0:28
Tu étais perdue. Tu ne comprenais pas les réactions de ton corps et tu voulais refouler complètement le plaisir que la renarde te procurait. Les pensées incohérentes et le souffle court, tu avais du mal à te concentrer, mais tu entendais tout de même les mots de la femme. Animal. Ce fut sans doute ce mot-là qui te permit de combattre les pulsions honteuses de ton corps. Tu ne voulais pas être considérée comme un animal, tu ne l'étais pas. Ces jambes qui t'avaient été données t'avaient certes sauvé la vie, ou du moins ta liberté, mais elles restaient des éléments étrangers, dont tu ne connaissais pas les réactions. Tu te mis à les haïr profondément, à haïr ce qu'elles te faisaient ressentir, haïr le plaisir. Haïr cette femme qui n'avait pas de cœur. Un colère sourde et froide grandit au fond de ton âme. Tu voulais que cela cesse, qu'elle arrête et qu'elle te laisse libre, mais cette fois-là, tu ne supplierais pas. Tu ne voulais plus avoir à supplier.

Alors que tu refoulais le plaisir, une nouvelle sensation émergea. La douleur. Tout d'abord faible, presque doucereuse, elle accrut jusqu'à t'empêcher de penser. Tu n'avais pas mal aux jambes, tu ne pouvais presque pas, mais la souffrance remontait partout ailleurs jusqu'à ta tête qui semblait sur le point d'exploser. Tu ignorais ce que la renarde était en train de te faire, tu n'entendais même plus sa voix. La douleur emplissait tout, recouvrait tout, et, pendant quelques secondes, tu aurais voulu mourir, afin de ne plus avoir mal, afin d'être libre à nouveau. Mais non, la mort ne vint pas. Au lieu de ça, la renarde brûla tes liens et te traîna sur le sol. Presque instantanément, la douleur disparut, laissant place à une agréable sensation de vide. Mais tu étais prête. Tu te concentras aussitôt afin de soigner les dégâts causés par la femme sur tes jambes. Il te fallait marcher, être vive. Alors tu rassemblas toute l'énergie qui te restait afin de mettre en action ton pouvoir. Tu ne le sentais pas, mais tu savais que tes jambes reprenaient leur forme originelle, même si la majorité des marques infligées par la renarde y resterait et surtout les deux mots qu'elle avait gravés dedans.

Deux mots gravés dans le métal, que tu ne pouvais pas lire toutefois. Il te fallait te concentrer et le moindre de tes mouvements te coûtait énormément d'énergie. Elle ne devait s'apercevoir de rien et tu savais que tu n'aurais pas de seconde chance. Tu vis cependant la renarde, qui te toisait de toute sa hauteur, de toute sa beauté et tu te mis à haïr la perfection de ses traits. Elle était terriblement belle et attirante, mais son expression trahissait la noirceur, l'horreur de son âme. Tu la haïssait d'une telle force que tu sentis ton pouvoir s'accélérer, exalté par cette afflux d'énergie dans ton corps. Tu puisas dans ta haine tout ce que tu pouvais. Et tu te mis alors à reculer. Tu ne laissas rien paraître, tu te permis même un petit gémissement craintif afin de tromper la renarde.

« Pitié... »

Mais tu savais vers où tu allais. Tu avais aperçu l'animal qui jouait avec ta rapière. Tu ignorais ce que c'était, mais tu l'avais vu se désintéresser de ta possession et se décaler un peu plus loin. C'était ta seule chance. Tu reculais donc, vers le coin de la pièce où était posée ton arme, rampant et modelant l'argent de tes jambes avec l'énergie du désespoir. Tu évitais le regard de la renarde, comme n'importe qu'elle créature craintive l'aurait fait en continuant à la supplier d'un air faible. Puis, tu sentis enfin la poignée de ta rapière du bout des doigts, tu parvins à la tirer hors de son fourreau, avant de la pointer vers la femme. L'espace d'un instant, il te vint l'idée que la femme t'avait laissée faire et qu'elle te désarmerait sans mal, mais tu t'en fichais. Tu avais tenté ta chance et il était trop tard pour faire demi-tour. Tu te relevas tant bien que mal, l'épée tremblante, appuyée contre le mur. Tes soins avaient permis à tes jambes de te porter, mais tu étais encore très faible. Tu regardas néanmoins la renarde d'un air aussi impérieux et inébranlable que possible.

« Merci. Merci pour tout ce que vous m'avez appris. »
Lett Stjerners
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Hanako Hayashi
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Mer 2 Mar - 16:03

Une fois au sol la petite gourgandine supplia pour sa vie pensant que la renarde ne voyait pas les diverses blessures se résorber. Comment ne pas voir autant de blessures disparaître petit à petit. Cette hybride était vraiment naïve. Non c’était pire que de la naïveté.

Sans parler de ses supplications sans conviction. Rien que le ton de voix était différent de tout à l'heure. Il était vide maintenant. Même pas capable de faire faire croire à un renardeau qu'elle était sincère, alors à une renarde comme Hanako. Mais peut être qu'elle se sentirait plus à l'aise avec son cure-dent. Hanako décida donc de laisser la petite faire son cirque pour rejoindre son arme. Peut être la situation serait plus intéressante si elle se pensait puissante avec ce bout de métal, qui pouvait fondre au contact du feu.

« Merci. Merci pour tout ce que vous m'avez appris. »

Juste une petite feuille tremblante qui se prenait pour un chêne. Pathétique petite chose.

— Humm, t'avoir appris que tes jambes sont chez toi des zones érogènes ? Et de t'avoir, plus ou moins, torturé. Tu me remercies pour ça ?

La Kitsune haussa les épaules. En plus elle se croyait forte, armée de cette lame ?

— Que crois-tu faire avec ce bout de métal ? As-tu déjà oublié que le feu est de mon côté. Que s'il a fait fondre tes jambes, ce canif peut subir la même chose ?

Hanako s'approcha doucement de cette hystérique. Si cette femelle levait la rapière dans sa direction elle le balayerait d'un coup de queue enflammé. Hanako stoppa lorsqu'elle fut juste devant Lett et lui murmura quelques mots à l'oreille.

— Sache que j'ai été gentille avec toi, car tu es un mauvaise ingrédient. D'autres n'ont pas eu ta chance de juste avoir mon nom gravé sur les jambes. D'autres finissent attachées, des jours entiers, sans savoir quel jour on est, sans savoir si c'est le jour ou la nuit. Quand elles sont devenues de bons ingrédients elles finissent en bocaux, pour diverses potions. Alors ne prend pas cet air avec moi si tu ne veux pas que je fasse de toi une potion ratée, petite gourgandine.

Après avoir prononcé ces quelques paroles au creux de l'oreille de l'hybride Hanako ouvrit la porte glissante, qui était derrière Lett, et la poussa sur le sol herbeux.

— Sache que la sorcière qui t'a marquée s'appelle Hanako Hayashi. Sorcière hybride de magie rouge qui a marqué ta peau de métal à la magie. Jamais cela ne pourras totalement disparaître. Tu seras marquée à vie de ma personne. Maintenant pars, pars très loin et ne reviens jamais !

Hanako referma la porte coulissante derrière elle, laissant la femme dehors, avec une robe aux manches et au bas déchirés, ce qui, selon Hanako, lui allait très bien vu ce qu'elle lui avait montré plus tôt.

HRP :
Spoiler:
 


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Lett Stjerners
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Lett Stjerners
Ven 4 Mar - 0:58
Les mots de la renarde s'inscrivirent en toi presque aussi profondément que ton nom sur tes jambes. Tu encaissas la moindre de ses accusations aussi durement que des coups de couteaux. Oui, tu vais été stupide de croire qu'elle avait pu ne pas voir que tu voulais t'échapper. Tu avais été sotte de penser avec la moindre chance d'être discrète, la moindre chance de pouvoir ruser une renarde. Elle s'était jouée de toi complètement, elle t'avait laissée croire ce que tu voulais, et c'était sans doute cela le pire. Tu te sentais dégradée, diminuée, comme l'animal que tu avais été. Tu ne restas cependant pas longtemps ainsi étendue sur le sol herbeux, dans le cas où elle changerait d'avis.

La renarde venait de refermer la porte, fermant symboliquement le honteux moment qu'avait été votre rencontre. Elle t'oublierait sans doute, comment aurait-il pu en être autrement ? Tu n'avais rien été pour elle à part une distraction passagère, alors qu'elle s'était affreusement insinuée en toi comme un poison, une maladie dont tu ignorais si tu pourrais un jour de défaire. Mais elle avait fait sa marque en toi, et pas seulement sur tes jambes, et tu te sentais faible. Pire, tu prenais conscience d'une faiblesse qui avait toujours été là mais que tu t'étais refusée à voir. Tu étais une enfant, innocente et vide. La renarde l'avait vu, l'avait compris et c'est sans aucun doute pour cela qu'elle n'avait pas perdu son temps avec toi. Tu ne lui aurais servi à rien, tu n'avais pas de saveur, pas de caractère. Tu essayas de te relever, mais tu n'y parvins pas. Alors tu rampas, dans une direction inconnue. Tu ne savais pas où aller, tu ne savais pas ce qui allait se passer. Tu savais juste que tu ne serais jamais plus la même.

Et plus tu rampais, plus tu la haïssais et plus tu te maudissais. Si Stellan te voyait, si n'importe qui te voyait ainsi, par terre, écumante de rage et de désespoir. Ils riraient tous, tu en étais certaine. L'espace de quelques instants, la neige de Russie te manqua. Sa pureté, sa froideur. Au lieu de ça, tu te traînais dans la terre tiède du Japon. L'odeur de l'humus emplit bientôt tout ton être, se mêlant ainsi au goût acide du dégoût et de la haine.
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Lett Stjerners
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