Partagez | 
 

 Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Gretel
Sigmund Rammsteiner
✦ Libre pour RP ? : Libre. Contactez-moi par MP !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Tenancier d'un fumoir
✦ Pouvoir: Purifier la magie néfaste
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Dim 14 Fév - 19:57

Cela ne faisait qu'une poignée d'heures que Sigmund avait quitté le port volant d'Oxford, et déjà il se sentait nauséeux. Non pas à cause du voyage, mais bel et bien du climat. Les rires des étudiants universitaires sonnaient faux au sein de toute cette populace qui, vaquant à ses affaires, demeurait la tête basse. Plus d'un regard avait glissé sur lui, s'était vivement écarté comme si observer un étranger pouvait vous attirer le mauvais œil. Sigmund ne comptait même plus le nombre de policiers flanquant les rues, les mêmes qui avaient scrupuleusement vérifiés les papiers de chaque voyageur au port.

Le Royaume-Uni avait changé, et dans un sens qui n'augurait rien de bon. La méfiance se lisait dans chaque geste, chaque échange de regard. Sigmund supposait même que la méfiance régnait dans les familles, les enfants doutant de leurs parents, et inversement, chacun prêt à vendre l'autre à la loi à la moindre étincelle. Le pays n'était plus qu'une poudrière prête à exploser.

Sigmund avait fini par prendre place à la table d'un pub, reportant à plus tard sa visite des fumeries d'opium de la ville. Là résidait le but de son voyage. Profiter des déveines actuels du pays pour tenter quelques partenariats avec d'autres collègues du milieu. Au pire il essuierait un refus, au mieux quelques alliances fructueuses pour son commerce.

La porte du pub s'ouvrit, avec fracas, laissant la voie libre à une bataillon de policiers.

« Scotland Yard ! » hurla le plus moustachu du groupe, probablement aussi le plus haut gradé. « Perquisition ! Nous avons eu vent qu'il y aurait des trafics dans cet établissement et des réunions de... » L'officier cracha le mot comme s'il prononçait un juron. « … résistants. »

Des murmures firent bruisser l'assemblée des clients. Tous les regards convergeaient vers les policiers qui se répandirent dans la salle, vérifiant les identités de chacun, tandis que l'officier demandait au propriétaire de lui faire visiter l'ensemble de cet établissement. Sigmund se retint de se lever, demeurant sur sa chaise. S'il faisait mine de vouloir sortir, on risquait de douter de lui et de voir, en ce geste, la preuve d'une quelconque culpabilité.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le garçon qui criait au loup
Wed Farkas
✦ Libre pour RP ? : Completement Free



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ciergé
✦ Pouvoir: None
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 17 Fév - 23:12
Le retour de Wed en Europe ne fut pas sans problèmes. Outre les refus qu'il avait essuyé pour embarquer à bord d'un quelconque moyen de transport afin de retourner sur la terre qu'il connaissait bien mieux que le reste du monde, il avait été malade.

Malade comme un chien bien que l'expression, en tant que loup, lui déplaise affreusement. Mais c'était le seul moyen qu'il avait pour exprimer le mal-être qu'il avait vécu.

Son escapade en Amérique l'avait transformé. Au sens propre du terme. Mais l'intervention du Djinn sur lui avait, pour le moment, fait plus de mal que de bien. Les premiers jours, la première semaine, il n'avait rien ressenti, pas un chouia de différence mais une fois à bord de l'engin qui le ramenait il commençait à se sentir différent. Tout commença avec des odeurs désagréable qui lui collèrent quelques nausées insignifiantes puis des sons désagréables se firent entendre. C'est quand il finit à genoux sur le pont du véhicule qu'il se rendit compte que ce n'était peut-être pas un simple mal des transports.

Il avait accosté aux Royaumes-Unis il n'y avait pas quelques heures. Il ne voulait qu'un coin tranquille où se poser, se reposer et dormir. Oublier un peu pourquoi il avait choisi de pouvoir vivre ce que le Loup vivait. Peut-être pour la première fois de sa vie ressentait il les conséquences de ses actes, et surtout... Peut-être regrettait il un peu. Mais ça, il ne se l'avouera jamais et il savait tout au fond de lui que c'était bénéfique... Que ca le serait un jour ou l'autre.

En attendant, il tituba comme il pouvait vers un pub proche.

Vivement qu'il s'habitue à cette nouvelle ouïe, il avait l'air d'un ivrogne.

S'installant au comptoir, il commanda une boisson une hydromel et commença à siroter avec délice. Cette douce odeur de sucre faisait un bien fou à ses narines malmenées. L'ambiance du pub était feutrée, les conversations étaient calmes et posé, peut-être qu'un moment de détente lui était permis.

Il y croyait dure comme fer jusqu'à l'arrivée des gardes qui se mirent à hurler.

« Scotland Yard ! Perquisition ! Nous avons eu vent qu'il y aurait des trafics dans cet établissement et des réunions de… résistants. »


Wed retint difficilement un cri de douleur quand la voix désagréable de l'homme vint lui percer les tympans. Il laissa cependant libre cours à ses jurons qu'il étouffa dans son verre et quelques grimaces bien descriptives de son état. Assis sur son tabouret, l'hybride se retourna vers la salle et scruta les clients et les mouvements de Scotland Yard avec un regard mauvais. Puis finalement, son unique œil rouge se posa sur un visage connu. Connu d'il n'y avait pas si longtemps. Que pouvait il bien faire là celui-ci ?

D'un coup sec de la queue, il balaya un mouton de poussière qui trainait sous son tabouret et se leva, prêt à rejoindre l'autre borgne quand il se retrouva face à un des policiers qui vérifiait les identités des clients.

Wed eut un imperceptible soupire.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://elian.eklablog.fr/
Invité
Lett Stjerners

MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 17 Fév - 23:39
Comme tu aurais préféré être ailleurs. Que ce soit en France, ce pays étonnant où les gens vivaient entre deux temps, ou bien chez toi en Russie. Ou même au sud de l'Afrique, qu'en savais-tu ! Ailleurs mais pas ici. Stellan t'avait fait parvenir expressément une missive te demandant d'aller en Angleterre. Il n'avait pas l'air très heureux de t'y envoyer, tu ne savais pas vraiment pourquoi, mais il avait fait une commande de la plus haute importance que tu devais récupérer. Il t'avait aussi demander de ne pas poser de questions et de rester calme. Doux euphémisme pour toi qui avait rongé tes ongles jusqu'au sang durant tout le voyage. En posant les pieds à Oxfod, tu avais tout de suite su que cette ville ne te plairait pas. Tu étais fatiguée, mal à l'aise, et il régnait dans la ville une atmosphère délétère et inconfortable. On eut dit que la ville était malade.

Tu osais à peine sortir de ton hôtel jusqu'au jour de l'entrevue. Les gens dans les rues te regardaient en chien de faïence, toi qui détonnait tant avec tes cheveux trop blancs et ton air de paysanne sortie de son village. Tu n'avais pas vraiment conscience du jugement des autres. Tout ce que tu voyais c'était des gens qui te dévisageaient vertement et qui échangeaient quelques mots d'un air soupçonneux. Tu n'avais fichtre aucune idée de ce qu'ils pouvaient dire, et tu ne voulais pas le savoir. Pourvu que l'entrevue se passe bien, et ensuite, tu filerais à l'anglaise. Si l'on pouvait dire.

Le rendez-vous était fixé derrière un théâtre abandonné dans un quartier louche de la ville. Tu avais amené le paiement et tout le long de la conversation, tu avais gardé serré dans ta main le pommeau de ta rapière. Certes, si tes deux interlocuteurs voulaient te molester, ils le feraient sans problème, mais le contact avec la corne polie te rassurait autant que cela était possible. En somme tu passais de la terreur à une peur presque maîtrisable. Les deux hommes comptèrent l'argent que tu venais de leur donner en paiement, puis, sans un mot, ils se firent un signe de tête, visiblement satisfaits. L'un d'entre eux te tendit un petit coffret de bois, assez simple dans son décor, mais vigoureusement cadenassé. Tu ignorais ce qu'il y avait dedans, et même si tu avais voulu satisfaire ta curiosité, tu ne penses pas que tu aurais pu, du moins sans maillet.

Les deux hommes, toujours silencieux, te laissèrent très vite en plan et tu profitas de cet instant de solitude bienvenue afin de reprendre tes esprits. Tu ignorais comment ta vessie avait fait pour ne pas libérer son contenu, mais tu étais contente d'être encore présentable. Déjà que tu avais l'impression que tu allais attirer tous les regards. Tu filas dans les rues, aussi vite que le permettait la discrétion, rasant les murs, d'un air terriblement coupable. Il te fallait te détendre, paraître normale, mais tu n'y arrivais pas, cela t'était impossible. Tu regardais les personnes que tu croisais d'un air paniqué, comme une folle sortie de son bois. Et tu suais à grosses gouttes alors que l'air était frais.

Soudain, tu aperçus un groupe de personnes en uniforme. Tu ne connaissais rien de la police de ce pays et tu maudis ton ignorance. Mais ils ne pouvaient venir que pour toi. Ils avançaient rapidement, les yeux droits devant. Ils n'étaient pas en patrouille, ils avaient un but. Et tu avais le sentiment d'être une grosse cible sur leur chemin. Tu paniquas complètement. Tu te précipitas vers la première porte que tu vis, qui s'avéra être celle d'un pub, mais, à peine eus-tu le temps d'observer les lieux que quelqu'un poussa la porte à ta suite. Tu t'écartas vivement du chemin, allant te mettre dans un coin. C'était le groupe d'hommes en uniforme. Tu avais envie de crier, de leur donner le coffret toi-même, rien que pour ne plus ressentir cette peur panique. Peut-être ne venaient-ils pas pour toi... Tu n'en savais rien après tout. Mais si, ça ne pouvait être que cela.

Tu te faufilas aussi discrètement que possible entre les tables alors que l'un des hommes faisait son annonce. Tu t'assis à la table d'un homme qui portait un bandeau en essayant d'avoir l'air normale. Naturellement, tu échouas. Tu savais que tu avais l'air coupable. Il aurait très bien pu être inscrit « criminelle » sur ton front. Alors qu'un homme en uniforme s'approchait de la table, tu t'approchas de ton compagnon de tablée.

« Je vous en supplie, aidez-moi ! Ils viennent pour moi ! »


Dernière édition par Lett Stjerners le Mer 2 Mar - 0:29, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Gretel
Sigmund Rammsteiner
✦ Libre pour RP ? : Libre. Contactez-moi par MP !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Tenancier d'un fumoir
✦ Pouvoir: Purifier la magie néfaste
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Jeu 18 Fév - 21:01
Sigmund arqua un sourcil à la vue de l'hybride-loup qui s'approchait de lui à grands pas déterminés. L'Allemand eut beau fouiller dans sa mémoire il ne retrouva nulle trace de son nom parmi ses souvenirs. Probablement parce que l'hybride ne s'était jamais présenté. Un garde s'interposa entre eux, demandant ses papiers à l'hybride. Au même instant une chaise grinça à côté de Sigmund. Le borgne tourna la tête. Son sourcil s'arqua davantage, manquant presque de disparaître sous ses cheveux.

Une femme venait de s'attabler près de lui. Seule, sans aucun chaperon. Avec une rapière à la ceinture, et un air de souris qui se sait entourée de chats se pourléchant les babines à l'idée de la croquer. Un second garde s'approcha d'eux, motivé à mener son inspection dans les normes. C'est alors que l'inconnue s'adressa à Sigmund avec une voix suppliante.

L'homme s'écarta de la femme, se glissant au bord opposé de son siège.

« Je suis un citoyen tout ce qu'il y a de plus honorable. Je ne veux pas tremper dans vos affaires. »

Pour preuve de sa bonne foi, Sigmund extirpa, des poches de son manteau, le feuillet composant son passeport. Il le tendit au garde afin qu'il l'inspecte. L'homme eut un hochement de tête approbateur, avant de rendre le papier à son propriétaire. Intrigué par la présence de cet hybride, dont il avait déjà croisé le chemin auparavant, Sigmund se leva de son siège et alla le voir.

« Vous avez fait du voyage depuis les États-Unis. Comment vous portez-vous depuis ? »

Sigmund se tourna vers un des membres de Scotland Yard, désignant la jeune femme d'un geste du menton.

« Sans vouloir vous ennuyer, je pense que cette dame m'a l'air... louche. Elle assure que vous êtes venus pour elle. »

Note à Lett a écrit:
Nous ne sommes pas à Londres, mais à Oxford, comme mentionné dans mon premier post. Merci.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le garçon qui criait au loup
Wed Farkas
✦ Libre pour RP ? : Completement Free



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ciergé
✦ Pouvoir: None
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 2 Mar - 0:20
Wed fouilla un instant dans les poches de sa ceinture avant de sortir ses papiers complétement chiffonnés et les tendit au garde en face de lui avec un sourire provocateur. Il ne prit pas la peine de les déplier et les fourra dans la main tendue du garde. Celui-ci lança un regard assassin à l'hybride et commença à tout déplier pour finalement n'y jeter qu'un bref coup d'oeil et le lui rendre.

- C'était bien la peine, souffla le Loup entre ses dents, le sourire toujours sur ses lèvres.

Quand le garde parti, laissant ses bottes trainer sur le sol -faisant au passage, un bruit du diable- le borgne qui grimaça. Mais bientôt l'odeur caractéristique de la cigarette vint lui agresser les narines. Relevant l'oeil il tomba sur son ancien camarade d'aventure. Il lui sourit presque amicalement malgré la nausée qui commençait à lui titiller les entrailles.

« Vous avez fait du voyage depuis les États-Unis. Comment vous portez-vous depuis ? »

Wed hésita un instant sur ce qu'il devait répondre mais finalement il choisi de taire la fin de leur aventure près de la source. Peut-être que le Djinn lui avait tout dit, auquel cas il n'y avait rien à ajouter et si il ne lui avait rien dit alors pas besoin qu'il le sache.

- Je vois que tu as bougé aussi. Je me porte, tout va bien.

L'hybride ne put s'empêcher de porter une main à son oreille lupine gauche comme si ça pouvait le soulager avant de reprendre.

- Et toi ?

Le tutoiement était de mise, Wed n'avait rien à perdre à le tutoyer et d'une certaine façon, il le connaissait. Mais le plus intéressant arriva après, quand le borgne roux désigna une jeune fille derrière lui à un garde qui passait.

Wed se pencha un petit peu pour observer la jeune fille par dessus l'épaule de son interlocuteur et haussa un sourcil. Ca ? C'était suspect ? Elle ressemblait à un lapin traqué, évidemment qu'elle avait un comportement bizarre.

Une nouvelle fois, il se concentra sur le borgne roux dont il avait sûrement oublié le nom :

- Qu'est ce qui te fait dire qu'elle est suspecte ?

La curiosité était de mise et un peu d'action ne lui aurai absolument pas déplus en temps normal mais le mal-être qui commençait à se faire vraiment sentir l'obligeait à poser des questions avant de se jeter dans le tas, ce qu'il aurai fait en temps normal.

Une nouvelle fois, le son plus que désagréable des bottes sur le sol vint lui griller les tympans pendant que pas moins de trois gardes se dirigeaient d'un pas décidé vers la jeune fille.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://elian.eklablog.fr/
Invité
Lett Stjerners

MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Jeu 3 Mar - 21:03
Ce n'est pas tant la réaction de l'inconnu que ta propre stupidité qui t'énerve. Comment as-tu pu croire que quelqu'un qui ne te connaît pas et dont tu ne sais rien pourrait t'aider ? Ta sottise te désespère et pendant quelques instants tu en oublies même ta peur. Tu vois l'homme aux cheveux roux se lever et aller vers un jeune homme aux oreilles de loup. Tes yeux s'écarquillent alors que tu reconnais le garçon. Tu l'as rencontré en Chine. Que peut-il bien faire ici ? Mais ton attention se reporte très vite sur le garde qui vient d'inspecter les papiers de l'homme roux. Tu sors les tiens et lui tend d'un air inquiet, avant de te reprendre, stupide que tu es. Tu changes ton expression en masque que tu espères indifférent, même si tu en doutes quelques peu. L'homme inspecte ton passeport et te le rend sans un mot. Une part de ta peur s'envole alors que le garde s'éloigne.

Bon, à présent, il te faut trouver un moyen de sortir d'ici. Tu commences à échafauder des plans aussi ambitieux qu'irréalisables alors que tu entends l'homme roux t'accuser auprès des gardes. Fichtre, diantre, mais pourquoi ? Pourquoi ferait-il cela ? Est-il un sadique, ou simplement un homme à la solde des gardes ? Tu le maudis, tu te maudis à nouveau. Ta peur est décuplée mais ta colère revient aussi à grand galop. Comment a-t-il pu ? Tu te mets à trembler sous le flot des émotions contradictoires qui t'assaillent quand soudain une idée te vient. Un homme innocent n'aurait jamais cherché à accuser quelqu'un d'autre. Il doit avoir quelque chose à cacher, ce qui expliquerait la raison pour laquelle il essaie de porter l'attention des gardes sur toi. Ah ! Tu y vois clair dans son jeu, mais non tu ne te laisseras pas avoir ! Peut-être que si en vérité car tu es prise d'une peur panique totale. Non, non, il te faut te calmer. Les gardes approchent, tu dois réfléchir à quelque chose. Que ferait Stellan à ta place ? Stellan ne se serait jamais retrouvé dans une telle situation et tu le sais. Et dans le cas où le destin l'aurait poussé en ce lieu, il aurait utilisé son charisme et sa verve naturelle afin de se sortir de l'embarras. Mais toi, tu ne disposes pas de ces avantages. Tu es bien faible toi, avec ton air de paysanne. Tu as déjà fait les frais de ton ignorance et de ta naïveté. Rappelle-toi le Japon.

Soudain, une idée te vient, une idée au goût amère, qui amène avec elle des souvenirs douloureux. Ce n'est pas à Stellan qu'il faut que tu penses, non. C'est à la renarde. Cette femme belle et dangereuse qui n'aurait aucun mal à se sortir d'une telle situation. Pense comme elle, même si tu ne la connais pas. Que ferait le renard à ta place ? Les gardes arrivent devant ta table, tu n'as plus le temps de chercher.

« Il paraît que vous avez des choses à nous cacher ? »

« Oh, bien sûr que non... Enfin, je veux dire je ne pense pas ! J'espérai au contraire que vous pourriez m'aider, je me suis perdue dans le quartier et j'ai cherché ici quelqu'un pour m'indiquer le chemin, mais les hommes n'ont rien à faire de moi. Je ne les intéresse pas. Enfin je veux dire que personne ne m'a aidé, pas même cet homme roux qui m'a indiqué à votre attention. »

Tu trembles de tout ton corps mais tu espères que cela va passer pour un potentiel malaise de te retrouver entourée d'une bande de soudards partiellement avinés, ce qui, maintenant que tu y penses, est effectivement assez affolant. Une idée te vient à nouveau, une idée folle, mais tu n'as pas le temps d'y réfléchir qu'elle a déjà passé la barrière de ta langue.

« D'ailleurs, cet homme à l'air bien étonnant. Il avait l'air assez mal à l'aise en vous voyant rentrer. Je ne sais pas ce que cela veut dire mais je suppose que cela excuse la rudesse de son comportement à mon égard. »

Tu ressens une jubilation malsaine à accuser l'homme qui t'a mis dans une situation périlleuse. C'est bien fait pour lui. Tu jubiles encore plus en voyant l'un des gardes s'approcher de lui, l'air renfrogné. Il s'adresse à l'homme roux sans détour.

« Vous aussi vous avez des choses à cacher ? Ce n'est pas très galant d'accuser les demoiselles égarées. »

Ton attention s'attarde à nouveau sur le garçon loup. Sa présence te trouble beaucoup mais tu n'as pas le temps d'y réfléchir. Les deux gardes restants te fixent encore.

« Je vais procéder tout de même à un contrôle de routine, mademoiselle. Levez-vous s'il vous plaît. »

Ton cœur se met à battre à tout rompre, mais tu te lèves tout de même. Tu dois essayer de paraître normale.

« Je vous en prie. »
Revenir en haut Aller en bas
Gretel
Sigmund Rammsteiner
✦ Libre pour RP ? : Libre. Contactez-moi par MP !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Tenancier d'un fumoir
✦ Pouvoir: Purifier la magie néfaste
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Ven 4 Mar - 21:47
Le tutoiement usé par l'hybride le surprit. On aurait dit qu'ils se connaissaient de longue date et pouvaient donc se targuer de familiarité. Alors que, au contraire, ils n'avaient, pour ainsi dire, échanger pas plus de quelques mots lors de cette excursion à Salem. Ni même donner leurs noms. Une erreur que Sigmund corrigea en plongeant sa main dans une de ses poches, retirant une carte de visite qu'il tendit à Wed, coincée entre deux doigts.

« Sigmund Rammsteiner. Gérant d'une fumerie d'opium. Nous avions oublié de mener les présentations la dernière fois. Je ne sais de quel pays vous venez mais, chez moi, on ne se permet pas de tutoyer des personnes qu'on a à peine fréquentés. »

Les gardes s'étaient rapprochés de Lett, poussant les clients à tourner la tête pour mieux observer la scène. L'être humain était toujours curieux de voir un de ses semblables en mauvaise posture, et d'assister à un retournement de situation. Qui vint à point nommé, régalant les spectateurs et troublant Sigmund. Il ne comprenait nullement le comportement de cette femme. L'Allemand haussa les épaules, ne broncha pas face aux insinuations du garde.

« Cette femme est venue me voir en disant, je cite : « Je vous en supplie, aidez-moi ! Ils viennent pour moi ! » Un comportement que j'ai jugé douteux. C'était comme si un voleur venait de m'avouer, tout de go : « J'ai volé un noble et la police est sur mes traces. » Oh et cet homme, ici présent... » Sigmund désigna Wed. « … M'a demandé pourquoi je l'ai trouvé suspecte. Outre ses paroles, il y a un détail d'importance. »

Sigmund fit un pas sur le côté pour s'écarter du policier, avança de quelques pas en direction de Lett. Son index désigna la rapière qui se balançait à la ceinture de la jeune femme.

« Je ne suis pas féru d'armes, mais je sais que les rapières ne sont portées que par les nobles. Or, cette dame a-t-elle des atours de noble ? Une dame de la société ne viendrait pas s'encanailler dans un pub, et sans chaperon. Je m'avance peut-être, je ne suis pas enquêteur, mais je la soupçonne d'être une voleuse. Cette arme ne doit pas lui appartenir. »

L'Allemand écarta les bras avec un soupir fataliste.

« Mais si vous souhaitez clarifier les faits au poste de police, je vous en prie. Je vous suivrais. Inutile d'user des menottes. »

Sigmund tendit même les mains en avant, bien en évidence. Son œil fixa Lett dans les yeux.

« Au fait, madame, il n'est pas décent pour une demoiselle de porter les cheveux détachés. Je ne sais d'où vous venez, mais les seules dames que j'ai vu ainsi coiffées étaient des gourgandines. »


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le garçon qui criait au loup
Wed Farkas
✦ Libre pour RP ? : Completement Free



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ciergé
✦ Pouvoir: None
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mar 8 Mar - 18:22
Wed sourit franchement en voyant le roux en face de lui tiquer sur le tutoiement. Il s'y attendait et était plutôt fier de lui. Il prit la carte qu'il lui tendait pour nonchalamment la fourrer dans sa poche, sans vraiment faire attention à ce qui était écrit dessus. Un nom lui suffisait mais ce n'était pas pour autant qu'il donnerai le sien. Un nom, ca se gagne, c'est une marque de confiance que l'on donne. Et Wed ne faisait pas confiance alors son nom restait pour ceux qui, à son oeil, le méritent.

Aussi, en la situation actuelle, son nom important peu puisque tout les regards se tournaient vers la jeune femme que Sigmund, puisqu'il s'appelait ainsi, désignait comme coupable. La scène promettait d'être intéressante. Le Loup suivit les échanges d'un regard curieux et un petit sourire ornait ses lèvres. Il suivit le second borgne et vint se placer à un endroit stratégique de son point de vue. Entre les deux interlocuteurs.

Entre la jeune fille à la chevelure pure et l'homme aux cheveux de feu. Derrière eux, la foule formait un cercle et les gens observaient dans un silence presque religieux. L'albinos se prit au jeu et leva les poings comme pour compter les points. A la fin de la tirade de Sigmund, le Loup leva un pouce du côté du borgne et souffla un "Ouuh" Bien senti.

Avec un le regard d'un enfant devant ses cadeaux d'anniversaire, il tourna la tête vers Lett pour connaitre sa réponse. Il avait tout pour énerver et il en était plus que content.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://elian.eklablog.fr/
Invité
Lett Stjerners

MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 9 Mar - 11:51
Le garde te fouilla rapidement et, à ta grande surprise, ne remarqua même pas le petit coffret coupable qui avait tout fait démarrer. Tu fis tous les efforts du monde pour ne pas paraître trop soulagée, alors que le garde faisait un pas en arrière avec un petit grognement. L'homme roux était en train d'argumenter auprès des gardes, bien mieux que toi, tu devais l'avouer. Il s'approcha alors de toi, pointant un doigt accusateur vers ta rapière, et tu ne pus t'empêcher de froncer les sourcils en entendant ses accusations. Et ce fut plus la teneur de ses propos que le fait qu'il t'accuse pour se dédouaner qui te fit frémir. Le puéril comportement du garçon-loup finit de t'exaspérer. La situation n'était pas un jeu pour toi, vraiment pas. Ta liberté, ta sécurité et la commande de Stellan étaient en péril, et tu ne pouvais l'accepter.

Tu te redressas alors de toute ta hauteur, ce qui n'avait certes rien d'impressionnant, mais tu ne pouvais pas faire mieux. Tu choisis avec un calme apparent chacun de tes mots, tous emprunts d'un orgueil et d'une morgue que tu ignorais posséder, mais qui te permirent de ne pas t'écrouler sous les assauts de l'homme roux. Tu ne voulais pas être une proie facile, tu ne voulais plus l'être, et même si tu aurais mille fois préféré t'enfuir céans, tu ne pouvais rien en faire, ce qui t'obligeait à te battre.

« Sachez monsieur que l'apparence ne fait pas la naissance et qu'une femme noble serait bien stupide de se promener élégamment vêtue dans des quartiers aussi mal famés que ceux-ci. Oui, je me suis habillée comme une femme du bas peuple, car je voulais passer inaperçue. Et si ma coiffure vous dérange, vous m'en voyez bien désolée, encore que je trouve qu'il ne soit guerre convenable pour un homme tel que vous de dénoncer qui que ce soit par de fausses allégations. »

Stellant t'avait bien formée aux lettres et à la parole, et c'était plus ses mots que les tiens que tu entendais sortir de ta bouche, mais tu te doutais que ces enseignements étaient sans doute en train de te sauver la mise. Du moins, pour l'instant.

« Messieurs les policiers, si vous voulez aussi m'amener à votre poste de police, je vous suivrai également car je n'ai rien à me reprocher. »

Ton cœur accéléra et tu espérais plus que tout qu'ils n'en fissent rien.

« Si vous avez toujours un problème quand à mon lignage, ma rapière ou ma coiffure, je serais ravie de vous accompagner à l'ambassade de Russie, où je serais tout aussi ravie de faire contacter mon frère en notre beau pays, un homme riche et respectable qui serait furieux de voir sa sœur malmenée par un brigand baratineur qui en toute femme voit une gourgandine. »

Tu te tournas alors vers le garçon-loup, qui t'exaspérait profondément.

« Quant à vous, je vous pries de cesser votre comportement ridicule. Aucun de nous n'est là pour plaisanter. »

Tu espérais avoir été convaincante. La colère qui pulsait dans ta poitrine t'était assez nouvelle, tu ne savais pas vraiment l'impact que tu avais pu avoir sur tes interlocuteurs. La mention de l'ambassade de Russie avait mis mal à l'aise certains des gardes, tu en étais persuadée. Néanmoins, l'un d'entre eux t'interpella.

« Dans notre pays, les femmes font attention à leur apparence, pour éviter ce genre de situation. Vous feriez bien de vous en souvenir, demoiselle. »

Tu te recroquevillas légèrement sur toi-même, et l'espace d'un instant, tu eus l'impression d'être une enfant grondée par un adulte.

« Je m'en souviendrai. »

Les gardes hésitèrent alors quelques instants, en se concertant du regard. L'un d'eux s'approcha alors du garçon-loup.

« Vous trouvez ça drôle ? Vous voulez passer une nuit au frais ? On verra si vous rirez encore. »

Un autre garde croisa les bras d'un air buté.

« Bon, on ne va pas y passer la journée. Qu'est-ce qu'on fait pour ces trois-là ? »
Revenir en haut Aller en bas
Gretel
Sigmund Rammsteiner
✦ Libre pour RP ? : Libre. Contactez-moi par MP !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Tenancier d'un fumoir
✦ Pouvoir: Purifier la magie néfaste
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Jeu 10 Mar - 22:02
L'hybride n'avait guère brillé par son élocution lors de l'aventure à Salem. Néanmoins Sigmund avait mis cela sur le compte que l'hybride avait été étouffé par les présences, fortes imposantes d'orgueil, de la sorcière et d'Orphée. De toute évidence, il était homme à ne pas épuiser sa réserve de mots. Ni même à se targuer de politesse. La seule remarque qu'il eut fit hausser un sourcil à Sigmund, aux policiers et à plus d'un client. Même les badauds les plus avinés, un dimanche soir, avaient plus de répartie.

La femme, que Sigmund considérait comme une voleuse, se targua d'arguments qui sonnèrent comme autant de mensonges aux oreilles de l'Allemand. Dommage qu'il n'y avait aucun enquêteur dans la salle, non vraiment. Il aurait eu de quoi s'amuser. Sigmund croisa les bras.

« Une noble russe ? En ce cas, expliquez-moi une chose, mademoiselle. Un des policiers a lu vos papiers et n'a rien révélé. Hors si vous étiez noble, il aurait du vous saluer, vous présenter ses hommages... »

L'argument fit mouche au sein des policiers. Celui qui avait lu les papiers de Lett eut un regard perplexe, mis à mal par le regard pesant de son supérieur.

« J'ai rien lu de tel, ça m'aurait marqué. »

La main gauche de Sigmund plongea sous sa veste. Les policiers mirent la main sur la crosse de leurs armes, attentifs, craignant de voir l'homme sortir un revolver. L'Allemand extirpa une lettre qu'il déplia et tendit au plus haut gradé de la troupe.

« Cette lettre est de la main de la baronne Vashka von Kursell, une dame de la noblesse russe. » Regard glissé à Lett. « Qui sait, comme toute femme de son rang, qu'à notre époque l'apparence en dit long sur notre statut social. Si vous souhaitez faire appel à cet hypothétique frère noble, mademoiselle, faites. La baronne a montré mon visage, et ma personne, à nombre de ses amis. Dont des membres de la cour russe et donc... des proches de la tsarine. Qui pourront confirmer que je ne suis nullement un brigand. »

Sigmund n'avait pas pour habitude de se vanter d'avoir de quelconques liens avec le haut gratin de la société. Mais si cela pouvait le sortir d'une impasse, il userait de cette lettre comme preuve de sa bonne foi. Le policier inspecta la lettre sous toutes les coutures.

« M'a l'air authentique. » Il la rendit à Sigmund. « Mais noblesse russe ou pas, on va tirer toute cette affaire au clair au poste. Vous ! » L'homme interpella ses collègues. « Amenez moi la 'tite dame, cet homme et l'hybride. M'a l'air aviné ce dernier. Si c'est le cas, il va écoper d'une nuit au trou. Pas d'ivresse sur la voie publique. »

Manu militari, la police de Scotland Yard emmena tout le monde au poste.



Crédit : Screen du jeu Sherlock Holmes : Crimes & Punishements


Les touches de la machine à écrire, martelées par le policier chargé de l'accueil, égrenaient les secondes. Sur son siège, Sigmund patientait entouré des deux compères de galère : l'hybride-loup et la femme prétendument noble russe. Sous la surveillance du chargé d'accueil, qui leur lançaient quelques œillades par intermittences, le groupe patientait, attendant d'être appelé, un par un, pour être interrogé par un policier.

Levant la tête, le regard de Sigmund croisa celui, peint, d'un portrait du roi Arthur. Sigmund plissa la bouche, lâcha un soupir.

« Bon. Voyons le bon côté des choses. Après les interrogations, chacun ira de son côté. »

Et avec un peu de chance, l'Allemand récupérerait son revolver. Celui-là même qu'il avait acheté lors de son escapade américaine, et que la police lui avait retiré ainsi que l'ensemble des possessions de chacun des protagonistes. Déjà qu'ils n'étaient pas menottés, on n'allait pas laisser trois individus louches armés, même au sein d'un poste de police.

Un policier arriva et appela un premier nom.

Précisions:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le garçon qui criait au loup
Wed Farkas
✦ Libre pour RP ? : Completement Free



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ciergé
✦ Pouvoir: None
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 16 Mar - 0:06
Wed continuait de compter les points et prenait un malin plaisir à faire quelques réflexions peu recherchées en rapport avec l'échange qui se tenait sous ses yeux. Cependant, quand le garde intervint, il se recula un tantinet pour laisser l'homme faire son travail mais quand il se rendit compte qu'ils allaient être emmenés au poste, il fronça le sourcil. Pourtant, quand la grande main du garde se posa sur son bras pour le presser dans sa poigne et qu'on supposa qu'il était ivre, l'hybride vit là une belle manière de se jouer de la situation, encore. Il était par contre bien content d'être soutenu parce que, en effet, il titubait comme un poivrot, ses oreilles le faisaient bien souffrir.

Le poste ressemblait à tout les autres postes, Wed ne s'en formalisa pas, pourtant, un léger sourire ornait ses lèvres, comme toujours. Sa tête lui faisait un mal de chien et il ne rêvais que d'un endroit calme et silencieux mais peut-être le jeu en valait il la chandelle. Son nom fut appelé.

Doucement, il se leva et marcha vers le bureau où il subira un interrogatoire en bonne et dû forme. Sa démarche peu assuré et sa queue se balançant mollement derrière lui attira les regards mais il ne s'en formalisa pas. Il fut, par contre, bien heureux de trouver une chaise dans la pièce. Il s'y affala.

- Votre nom s'il vous plait.

Tient, il était poli. Wed sourit un petit peu plus.

- Wed, à votre service.

L'homme en face de lui leva un sourcil.

- Etes vous ivre, monsieur ?

Le sourire de Wed s’agrandit :

- Si une hydromel peut vous saouler, alors oui je suis ivre, sinon j'ai toute ma tête.

- Nous avons trouvé une dague sur vous, qu'avez vous à dire pour ça ?

- Que je me balade avec une petite arme comme le reste du monde.

Les sourcils de l'interlocuteur du borgne se froncèrent.

- Pourquoi pensez-vous être là ?

- Parce que je suis un très mauvais arbitre de joutes verbales, je suppose ?

L'homme soupira fortement.

- Vous n'avez rien contre moi.

Wed se leva, toujours souriant. Il se tint aussi droit qu'il pu, fière, et parti. Il quitta la salle pour revenir s'assoir avec ses camarades d'infortunes. Le garde ressorti pour jeter un oeil à Lett, lui intimant silencieusement de le suivre.

Wed sourit au roux.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://elian.eklablog.fr/
Invité
Lett Stjerners

MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Ven 18 Mar - 12:07
Bon, dans quoi encore t'étais-tu fourrée ? Le siège sur lequel tu étais assise au poste de police n'était pas si inconfortable que cela, et pourtant tu te tenais dans une position très désagréable pour ton dos. L'angoisse te faisait te tordre sur ta chaise et tu bougeais très souvent. Tu tiquas à peine sur ce que dit l'homme roux, avant de réaliser la portée de ses mots. Mais oui, c'était une belle perspective ! Tu avais juste à passer l'interrogatoire et ensuite tu serais libre. Enfin, si le policier ne te mettait pas en prison. Tu frissonnas, effrayée par cette perspective et tu ne pus t'empêcher de penser que si l'homme assis à côté de toi n'avait pas commencé à t'accuser, rien de tout ceci ne serait arrivé. A bien y réfléchir, c'était toi qui avait en tout premier lieu essayer de demander son appui. Moralité, ne pas demander de l'aide aux gens qu'on ne connaît pas. Tu croisas les bras et tu regardas ailleurs, ignorant tes deux compagnons. Cette réaction puérile te fit du bien.

Le policier vint bientôt chercher le garçon-loup qui s'avérait être nommé Wed. En le suivant des yeux alors qu'il rentrait dans un bureau, tu te souvins de votre rencontre en Chine et tu sentis une certaine déception grandir en toi. Tu aurais voulu qu'il se souvienne de toi. Mais bon, tu étais au moins contente qu'il ait l'air en bonne santé. Tu restas donc seule quelques minutes avec l'homme roux, que tu ignorais ostensiblement. Ton regard se perdit sur ta rapière, posée sur une table derrière un policier occupé à écrire ce qui devait être un rapport. Tu n'aimais pas être désarmée, surtout lorsque tu étais entourée de personnes que tu ne connaissais pas. L'espace d'un instant, tu te demandas si, dans d'autres circonstances, l'homme roux et toi auriez pu vous entendre. Peut-être, mais la question ne se posait plus vraiment. Tu n'avais pas envie de le revoir après aujourd'hui.

Le garçon-loup revint bientôt et le policier te fis signe de le suivre. Tu te levas prestement et entras à ton tour dans le bureau, le cœur battant. Tu t'assis sur la chaise en attendant que le policier te pose ses questions. Tu essayas de ne pas trop avoir l'air d'un lapin effrayé, mais plutôt de garder un air poli. Le policier soupira et commença :

« Bon, votre nom, s'il vous plaît. »

« Lett Stjerners. »

L'homme écrivit le nom sur son rapport et releva la tête vers toi.

« Que faisiez-vous dans cette taverne ? »

« Et bien, comme je l'ai dit plus tôt, j'y suis rentré afin de demander mon chemin, car j'étais perdue dans ce quartier que je ne connais pas. »

Le policier te fixa quelques instants, comme s'il évaluait la pertinence de ta réponse, puis, il continua.

« Mais pourquoi une demoiselle comme vous irait-elle dans ce quartier ? Qu'en dirait votre époux ? »

Tu sentis le rouge te monter aux joues. Tu ne savais pas vraiment quoi répondre. Lui dire la vérité ? Mentir ? Mais tu n'avais pas le temps de réfléchir.

« Je ne suis pas mariée. A vrai dire, je travaille pour un ami très proche que je considère comme mon frère qui est inventeur en Russie. Je suis chargée d'aller de part le monde afin de gérer ses commandes ou de lui ramener des matériaux rares. Et j'avais une livraison à récupérer dans ce quartier. »

« Et quel est le contenu de cette livraison ? »

Tu te mis légèrement à trembler, mais tu sortis tout de même de ta poche la petite boîte cause de toute ton angoisse. Tu la tendis au policier qui l'inspecta.

« Tenez, je vous en prie. Je ne sais pas ce qu'il y a dedans en vérité. »

Le policier te fixa quelques instants, puis, il brisa le sceau et ouvrit la boîte. Il récupéra à l'intérieur une petit pierre de couleur sombre. Le garde et toi la regardèrent d'un air circonspect. Vos yeux se croisèrent et il demanda :

« Qu'est-ce que c'est ? »

« Je suis bien désolée, mais je n'en sais fichtre rien. Si vous voulez la garder je vous en prie. Mon ami n'avait qu'à mieux m'expliquer ma mission. C'est tant pis pour lui. »

Tu étais assez en colère contre Stellan et en même temps terriblement soulagée de voir qu'il ne s'agissait que d'un petit caillou. Le policier regarda l'objet sous toute ses coutures avant de le remettre dans la boîte. Il ne savait visiblement pas quoi en faire.

« Et par conséquent, étant en possession de cette boîte, vous avez pensé qu'il s'agissait de quelque chose d'illégal. En voyant la patrouille arriver dans la taverne vous avez pris peur et la suite nous la connaissons tout deux. Je me trompe ? »

Tu rougis de plus belle, et tu ne pus mentir. Tu articulas difficilement un petit « Oui » honteux. Le policier soupira, avant de te rendre la boîte.

« Bon, fichez-moi le camp. Vous avez de la chance que je n'ai pas de temps à perdre avec vos histoires de bonne femme. Il y a de vrais criminels dans cette ville qui veulent causer le chaos. Mais je vous demanderai de rentrer en Russie et de ne pas revenir si c'est pour effectuer des achats sous le manteau. »

Il se leva et t'indiqua la porte. Tu le précédas hors du bureau, et tu retournas t'asseoir sur ta chaise, encore rouge de honte et de colère. Le policier appela alors l'homme roux.
Revenir en haut Aller en bas
Gretel
Sigmund Rammsteiner
✦ Libre pour RP ? : Libre. Contactez-moi par MP !

✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Tenancier d'un fumoir
✦ Pouvoir: Purifier la magie néfaste
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Sam 19 Mar - 19:25
Sigmund n'avait guère accordé d'attention à ses comparses en remarquant qu'aucun d'eux n'avait la décence, ni même la politesse, de lui répondre. En fait il avait la singulière impression d'être au sein d'une mauvaise pièce de théâtre, une de ces comédies à grosses ficelles. Tous ces événements, depuis le pub, ne faisaient que lui faire perdre son temps.

L'Allemand se leva dès que le policier l'interpella. Néanmoins même s'il faisait preuve de bonne volonté, rien ne pouvait masquer l'expression de son visage : celle de l'individu se demandant ce qu'il faisait ici. Le policier le guida jusqu'à la salle d'interrogatoire, où l'attendait le lieutenant de police. L'homme lisait attentivement la lettre de la baronne Von Kursell. Le lieutenant fit un signe de la main pour inviter Sigmund à s'asseoir à l'autre bout de la table. Le policier, qui avait joué les guides, avait déjà refermé la porte demeurant dans le couloir – peu loin au cas où la situation se compliquerait.

Le lieutenant abaissa la lettre et la jeta sur la table en direction de Sigmund.

« Monsieur Sigmund Rammsteiner je suppose ? Je vous avouerais que mon premier réflexe a été de faire vérifier l'authenticité de vos papiers. Tout est dans les normes. Je vous remercie de ne pas nous avoir dupés. »

Sigmund hocha la tête, demeurant les mains posées à plat sur la table. Le lieutenant pouvait ainsi les avoir à l’œil, et ne déceler aucun geste dangereux à son encontre. Pendant ce temps ce dernier compulsait une liasse de papiers.

« De ce que le rapport me dit, vous étiez présent dans cet établissement au sujet de votre commerce d'opium. »

Sigmund s'éclaircit la gorge.

« Tout à fait. L'opium étant aussi consommé au Royaume-Uni, je pensais pouvoir discuter avec quelques collègues du même secteur afin de mener un partenariat commercial. Ma valise et ma veste contiennent quelques cartes de visite à mon nom, et à celle de ma boutique, Le Lotus bleu. »

Une de ces cartes fut, justement, jetée sur la table par le lieutenant.

« Vous parlez probablement de celle-ci. Effectivement mes hommes ont en trouvés lors de la fouille de vos effets. Je vais avoir quelques précisions à vous demander. Vous avez dénoncé la dame, Lett Stjerners, qui était avant vous, comme étant suspecte. Pourrais-je avoir des détails là-dessus ? »

Sigmund répéta ce qu'il avait déjà dit auparavant dans le pub. L'approche de Lett et les propos qu'elle avait tenu à son encontre, affirmant que la police était venue la chercher. Le lieutenant hocha la tête.

« Cela correspond au rapport. » De toute évidence, il avait posé la question simplement pour voir si rapport et témoignage corroboraient. « Quels sont vos liens avec cet hybride-loup, Wed Farkas ? »
« Faibles. Je ne l'ai croisé qu'une seule fois, très rapidement, lors d'un voyage aux États-Unis. Il n'a pas même daigné me donner son nom, même aujourd'hui. »

Sigmund préféra ne donner aucune précision supplémentaire. Ce qui était advenu à Salem ne regardait que les personnes qui y avaient participé. De telles informations pouvaient desservir la ville, et ruiner tous les efforts menés pour purifier la Source.

« Comptez-vous rester longtemps pour vos affaires ou allez-vous partir prochainement ? »

Quelques instants plus tôt, Sigmund aurait répondu que, non, il allait demeurer pour continuer ce qu'il avait voulu entreprendre en Angleterre. Néanmoins au vu des derniers événements, mieux valait pour lui de revenir sur sa terre natale.

« Je pense partir au plus vite. J'ai bien remarqué que, actuellement, le temps n'est pas clément pour les affaires. »
« Notre bon roi a subi quelques déconvenues, récemment. Comme vous dites, le temps n'est guère propice à des échanges avec l'extérieur. J'aurais une dernière question à vous poser... »

Le lieutenant déposa sur la table une cassette, détenue quelques instants plus tôt par Lett, ouverte, dévoilant la pierre.

« Sauriez-vous définir cet objet ? Je crois que c'est à cause d'elle que la dame pensait être suivie. »

Après une confirmation du lieutenant, Sigmund saisit la pierre entre deux de ses doigts. La matière ne lui évoquait rien. Ce pouvait être aussi bien un fragment de charbon qu'un artefact magique endormi. L'Allemand haussa les épaules avant de remettre la pierre à sa place.

« Je suis désolé de ne pouvoir vous apporter mon aide. Cette pierre ne m'évoque rien. »
« Je vous remercie pour votre coopération. Je vais remettre cela dans les objets à conviction. Personne n'y touchera. »

Le ton était ferme, sans appel. De même que la main qui referma le couvercle de la cassette. Le lieutenant proposa à Sigmund de se faire accompagner jusqu'à l'aéro-gare la plus proche, sur un ton qui n'acceptait aucune réplique. Un policier entra, tenant entre ses mains une petite boîte contenant les effets de Sigmund, ainsi que sa valise et son manteau. Sigmund reprit ses biens, remerciant le lieutenant qui se permit un ultime conseil : « Faites tout de même attention à vos relations. » Conseil que Sigmund accueillit d'un hochement de tête avant que la porte de la salle ne se referma derrière lui.

Emboîtant le pas du policier, Sigmund le suivit, remontant les couloirs du commissariat jusqu'au hall. Du coin de l’œil il vit d'autres policiers s'occuper de Lett et de Wed. L'Allemand ne leur accorda guère plus d'attention, quittant le commissariat sans un mot.

Il nota simplement, dans son esprit que, si le hasard le ramenait vers un de ces individus, de l'éviter scrupuleusement.


Précisions:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le garçon qui criait au loup
Wed Farkas
✦ Libre pour RP ? : Completement Free



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ciergé
✦ Pouvoir: None
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Mer 23 Mar - 0:21
Le roux fut appelé au moment où la jeune femme vint s'assoir à nouveau à côté du Loup. Celui-ci arborait toujours un petit sourire fière. Personne n'avait rien contre lui alors il n'avait pas à s'en faire et il ne s'en faisait pas. Il était peut-être un petit peu vacillant mais il n'avait pas bu, tout du moins pas assez pour ne plus pouvoir tenir un discours cohérent. Le second borgne fut donc appelé et ce n'est que quelques minutes après qu'on demanda à l'hybride de se lever.

Wed prit une grande inspiration, réunissant force et courage et se leva. Une nouvelle fois, il vacilla mais prit soin de ne pas le montrer ou, du moins, ne pas tomber. Il se dirigea d'un pas calme vers le petit bureau où étaient étalées ses affaires peu nombreuses. Sa queue se balançait faiblement derrière lui. Le frottement de ses poils contre le carrelage créait un petit bruit très apaisant aux oreilles trop sensible de l'albinos. Vraiment, il ne rêvait que d'un lit dans une pièce silencieuse. Quelque chose de calme. Son odorat était aussi plus développée mais il était plus facile de se boucher le nez que les oreilles, surtout quand celles-ci étaient sur le haut du crâne.

Wed récusera ses affaires qui n'étaient en fait que son matériel pour faire quelques bougies et sa dague. Rien d'important. Le loup finissait d'attacher son arme à sa ceinture quand Sigmund fut libéré. Le Loup le vit passer son chemin sans un regard et disparaitre dans la rue. Wed ne se fit pas attendre plus longtemps et prit sa suite. Il lui fallait ce lit rapidement !

Pourtant, sur le seuil du commissariat, il se tourna vers la jeune femme et lui sourit normalement, sans une once de malice ou une idée bizarre en tête, il lui souriant simplement avant de disparaitre.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://elian.eklablog.fr/
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment   Aujourd'hui à 17:15
Revenir en haut Aller en bas
 

Novembre 05. Au mauvais endroit, au mauvais moment

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Angleterre-
saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat