Une visite de courtoisie [PV Reine Ronce] (1° Décembre 05)

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Ceniza de Burbona
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Ceniza de Burbona
Mar 16 Fév - 18:56
CENIZA DE BURBONA & REINE RONCE

Je vais, dans quelques instants, accueillir la Reine Ronce de France. C'est la première fois depuis que je suis Reine et que Juan est mort que je reçois une tête couronnée. Lui, il savait mieux que moi recevoir ce genre de personnes. Faisons abstraction du passé et concentrons-nous pour résumer la situation. Depuis notre petit échange piquant, le reste vas dépendre de comment je vais l’accueillir à l'Escurial.

De ce que j'ai vus des Françaises, ces dernières porte des coiffures à n'en plus finir et son parés de tellement de joyaux que l'on dirais des boules à facettes ! Ah, j'en viendrais à envier la simplicité des bouffeurs de gelé de l'autre côté de la Manche. Si la Reine de France connaissait mes pensées, elle romprait illico notre entente, hi hi ! Je doit toute fois faire vite : ces légers habits sont bons pour quand je suis en cuisine, à surveiller les plats et pas vraiment pour recevoir une Reine.

Vite, vite ! J'entends déjà les pales de Son bateau volant, si ce n'est mon imagination.


Holà mesdames ! Vite ! Ma robe bleu et blanche, s'il vous plait ! Pas trop fastueuse ni trop simple, c'est pour la Reine de France ! Vous ! Allez en cuisine et faites donner l'ordre de mettre le couvert dans le petit salon pour l'autre Majesté et moi-même. Attention : mettez nous le service doré à pierres précieuses, j'y tiens personnellement.

On me fit des anglaises (pas très patriotique voir même coopératif) dans mes cheveux blonds. Mirabella, ma dame de compagnie, arriva quasiment essoufflée.

Ah, Votre Altesse... Dans les rues, je l'ai vus. Elle arrive au palais

Je la fait s'asseoir puis lui prend les mains

Calmez-vous ma bonne amie. Je me tourne vers l'une de mes servantes préférés. Soledad, allez accueillir la Reine Ronce que vous mettrez dans le petit salon... Et demandez lui si elle s'est déjà restaurée. J'espère que non : il n'est que deux heure de l'après-midi. Quant à vous, reposez-vous, ma chère.

Je regarde par la fenêtre pour y apercevoir l'un des bateaux de la flotte volante de la Française puis sort de ma chambre et passe devant un portrait de mon époux auquel je fait une révérence. Ensuite, le garde pousse la porte et m'annonce. Quand je vois la Française à la table, j'ai un sourire aux lèvres et je viens en sa direction.

Enfin nous nous rencontrons... Votre Altesse. J'espère que vous avez fait bon voyage.
Ceniza de Burbona
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Ronce de France
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Mer 17 Fév - 0:01
C'était curieux de songer que c'était là la première fois qu'elle revenait sur le sol espagnol depuis la mort de Felipe de Marisma. Les événements n'avaient guère laissé loisir à la souveraine de pleurer la perte d'un grand ami. Car le souverain espagnol n'avait pas été seulement un allié, il avait su se rapprocher d'elle et lui parler en tant qu'homme, lui prêter main-forte. Rares avaient été ceux qui avaient su voir le potentiel de la France autrement que comme un royaume fantoche facile à transformer en colonie.

Le navire volant français s'était arrimé au port de Madrid. Il détonnait par son allure rococo, tout de blanc serti de dorures florales, bonbonnière dont la reine était la pièce maîtresse. Le reste du trajet se fit en fiacre, la souveraine accompagnée d'une domestique et de deux gardes. Protocole minimal pour une visite diplomatique. Inutile d'afficher ostensiblement des forces armées, mais même une souveraine ne pouvait sortir sans être accompagnée d'un minimum de sécurité.

Le palais royal n'avait nullement changé depuis la mort de Felipe de Marisma. Les engrenages continuaient à tourner dans leurs colonnes de verre. Le temps s'écoulait, la machinerie ne se grippait pas – contrairement à l'âme humaine. Une servante accueillit la reine, l'invitant à la suivre dans le petit salon où un dîner avait été apprêté. La suite de la reine fut conviée, par cette dernière, à demeurer en retrait, hors de la pièce.

« Je serais ravie de partager une collation avec sa Majesté royale. » glissa la reine à la domestique Soledad.

Néanmoins la souveraine demeura debout. Il aurait été inconvenant de s'asseoir sans la permission de la maîtresse des lieux.

La souveraine d'Espagne fit son entrée. Ronce inclina légèrement la tête, esquissant une révérence.

« Votre Majesté royale. » Ronce releva le buste. « Le voyage s'est passé sans aucun désagrément. Si des pirates de l'air ont décidé de mener des escarmouches, ce n'est nullement dans nos cieux, ni dans les vôtres. »

Ronce croisa ses mains devant elle, entrelaçant ses doigts.

« Vous sembliez si empressée de me rencontrer. Pourquoi ne pas en avoir fait la demande plus tôt ? J'aurais aimé rencontrer feu votre époux. Que Dieu prenne soin de son âme. »

Précisions. La robe de Ronce.



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Ceniza de Burbona
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Ceniza de Burbona
Mer 17 Fév - 21:14
CENIZA DE BURBONA & REINE RONCE


Pour notre première rencontre, je n'ai pas voulu utiliser mon habituelle fumée. Plus tard, à notre prochaine rencontre peut-être. Je fut très contente quelle ai passé un bon voyage (et ne manqua pas de le lui dire) et trouvait qu'elle avait un jolie sens de l'humour la Reine de France. Je réprimait un rire quand j’entendis "Votre Majesté royale". "Votre Majesté", c'est déjà hilarant de l'entendre mais alors "royale"... C'est un comble !

Allons Altesse, dit-je en lui tendant la main,n'utilisez pas de mots aussi pompeux pour me saluer. Je vous appelle Majesté et vous m'appelez Madame - j'ai toujours demandé à nos invités et aux domestiques de m'appeler de cette façon car je n'ai jamais put souffrir que l'on m'appelle Votre Majesté ou quelque chose du genre. C'est d'accord ? J'ai toujours trouvé l'Etiquette Espagnole trop stricte.

Je jetais un coup d’œil à sa robe. Tout ces froufrous et ces nœuds sont bien typiques des Françaises bien que cela n'empêche pas à la robe d'être jolie.

C'est une jolie robe que vous avez là. J'aime beaucoup ce blanc cassé et ces broderies sur vos gants. C'est très élégant et ni trop fastueux ou même simple, juste ce qu'il faut pour que cela sied à votre personne.

Je lui montre une chaise face à la mienne et un domestique la lui tire pour que nous nous asseyons. A ledit domestique, je demande à ce que l'on amène les entrées.

J'espère que vous êtes affamée comme je sait qu'en France, on mange plus tôt... Vous auriez mieux fait de vous asseoir : j'aurais put être retardée, qui sait ?

Voilà les entrées : salade avec des pommes de terre, du radis accompagné de sel et de beurre et une sauce spécial faites par la Reine. J'espère qu'elle aimera.

Alors Majesté ? Est-ce à votre goût ? Je l'espère de tout cœur Notre réunion peut t-elle commencer ? demandais-je tout en piquant dans une de mes pommes de terres
Ceniza de Burbona
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Ronce de France
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Jeu 18 Fév - 20:28
Les yeux de Ronce s'arrondirent de consternation face aux propos de la reine d'Espagne concernant les salutations d'usage. Une telle consternation que la reine ne remarqua pas la main tendue, l'occultant totalement de son champ de vision. Madame. Comme si elle pouvait s'adresser à une souveraine avec la même désinvolture qu'à une simple noble. Ronce secoua la tête en fronçant les sourcils.

« Au risque de vous déplaire, votre Majesté, je ne modifierais en rien mes salutations. Ma lettre semblait pourtant claire à ce sujet. Nous occupons le même rang, nous nous devons d'user et de recevoir les mêmes honneurs. Ainsi que l'exige l'étiquette faisant rigueur au sein de toutes les cours d'Europe. Votre Majesté. »

Face aux compliments sur sa tenue, Ronce eut un imperceptible hochement de tête.

« J'ai veillé à demeurer dans des couleurs neutres afin de respecter, au mieux, le deuil de votre époux. N'étant pas une de ses proches, je ne pouvais porter le noir. Vous ne portez d'ailleurs pas le deuil, de ce que je constate. » ajouta-t-elle en posant son regard sur la robe de la souveraine d'Espagne, toute de blanc et de bleu. Couleurs virginales sans aucune once de noir, plus propre à une jouvencelle encore non fiancée qu'à une veuve.

Ronce prit place sur la chaise qu'on tira pour elle, croisant les mains sur ses jupes.

« Vous me pardonnerez si je ne fais pas bombance. Je ne pensais pas que vous m'inviteriez à votre table. Mais je tâcherais de faire honneur au talent de vos cuisiniers. »

Les entrés furent apportées, laissant les souveraines seule à seule, hormis les domestiques aussi discrets que des souris. Les doigts gantés de la reine saisirent une fourchette, portèrent un bout de radis à ses lèvres.

« Mes compliments à votre chef. Mais, vous n'avez nullement répondu à ma question. Pourquoi ne pas m'avoir invité plus tôt ? Vous sembliez si pressée de me voir. Je suis curieuse de savoir ce qui vous a motivé à me contacter. Vous m'aviez parlé de géopolitique dans votre lettre, mais le domaine est vaste. J'aimerais en savoir plus sur le sujet. Je suis venue jusqu'ici pour cela, après tout. »

La reine ne touchait guère à son assiette, concentrée sur les paroles que prononcerait la souveraine d'Espagne.


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Ceniza de Burbona
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Ceniza de Burbona
Ven 19 Fév - 13:59
CENIZA DE BURBONA & REINE RONCE


Face à la réponse de la Française, j’eus un petit sourire.

Je vous comprend, votre Majesté.

Voyant qu'elle n'avait pas vue ma main, je la retirais et me pinçais quand elle me fit la remarque que je n'avais pas une couleur plus... morbide.

Vous savez... il est certaines choses que je ne veut pas montrer en public. Je fait cela pour tout le respect que je vous doit donc pensez bien que je porte le deuil. Je ne les oublies pas mais il faut vivre au jour le jour. Qui vit dans le passé et la nostalgie ne peut pas vivre : il se suicide à petit feu. J'ai perdu trop de personnes dans ma vie pour continuer à vivre avec le passé.

Pour nous autres, la Mort est un être mauvais et cynique alors qu'elle est tout autre ! Feu El Rey de Marisma mourut de Délirium, maladie ô combien terrible mais maintenant, il vas mieux, il ne souffre plus. Je préfère encore savoir feu mon mari mort plutôt que fou à cause d'une carence alimentaire. Vous pouvez me faire les gros yeux, je ne vous le reproche pas. Mais sachez que je ne veut pas que l'on se souvienne du début de mon règne par "La Reine d'Espagne Ceniza de Burbona commença son règne dans une période noire, dut à la mort de son mari, el Rey Juan de Burbona durant un naufrage". Ce n'est pas ce que je veut ; je veut que l'on se souvienne de moi comme une femme qui fait face à ça et qui prend les choses en main sans oublier son mari, et non comme une Reine fragile parce que le Roi est mort.

Nous finirons tous par mourir, c'est un fait ! Nous ne pouvons pas vivre éternellement bien que nous pouvons le souhaiter car l'on verra le futur. Mais nous oublions vite quelque chose : vivre pour toujours, c'est voir les autres que nous aimons mourir.

On peut me reprocher de trop philosopher mais c'est parce que le peuple de la Terre n'a plus le temps de penser du monde. Ils sont trop occupés à penser à des choses matérielles. C'est comme cela que l'on se sent aimé car nous en avons étés habitués depuis l'enfance. Et nous ne pouvons pas nous contenter de la richesse immatérielle parce que c'est bien cela, la vraie richesse de l'être humain !

Vous savez, on parle souvent "d’échiquier politique". Je n'ai jamais aimé ce terme car je trouve que le jeu d'échec est mauvais. Rendez-vous compte : il a été créé à une époque où il était décidé que telle ou telle vie avait plus de valeur qu'une autre. Selon moi, qui voit le monde comme un vaste jeu d'échec mérite de perdre.


Je soufflais un peu, épuisée par tout ce que je venais de dire.

Excusez-moi pour cette longue tirade, nous pouvons nous asseoir.

Tandis que l'on apportait les entrées, la Reine s'excusa du fait qu'elle n'allait pas beaucoup manger, ne s'étant pas attendu à cela.

Je vous en prie, il n'y a pas de mal. Il faut juste que vous sachiez que c'est comme cela que je mène mes réunions : autour d'un repas. Le fait d'être affamé rend aigri, être aigri peut se répercuter sur les autres, les autres hurlent et hurler empêche toutes discutions.

La Reine de France mangea un radis mais rappela le pourquoi de sa venue.

Il faut savoir que, le temps où mon mari était vivant, c'était lui qui choisissait qui nous allions rencontrer puisque je n'avais pas un grand rôle dans les relations extérieures. Si je vous ait fait venir, c'est parce que j'ai voulu en savoir plus sur nos relations avec la France et ce que vous vous en pensez de votre côté ainsi ce que je peut faire pour vous prêter main plus forte. Vous avez aussi plus de relations diplomatiques que moi donc vous pouvez m'aider à voir comment l'Europe se porte.

Je lui laissais le temps de me répondre en détails puis je finissais mon assiette avant de lui dire simplement :

Je veut que mon règne soit celui où j'ai renforcé mes lien avec mes pays plus ou moins ennemis ; aussi eut-je l'idée de réconforter et renforcer mes liens avec le Brésil. Je lui doit bien ça.


HRPG:
 
Ceniza de Burbona
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Ronce de France
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Ven 19 Fév - 21:24
Le monologue de la souveraine d'Espagne concernant le non-port du deuil par sa personne ne fut écoutée qu'à demis-mots par la souveraine de France. Surtout, à partir de l'instant où le nom de Felipe de Marisma fut prononcé. Le souverain n'avait pas été seulement un allié mais, avant tout, un grand ami, un de ces liens que le hasard tisse avec fermeté et dont la rupture cause toujours une douleur. Le souverain espagnol avait beau avoir disparu depuis le début de l'année, aux yeux de Ronce, sa personne était toujours présente au sein des murs du palais.

L'assiette de Ronce repartit pratiquement pleine. Tout ce verbiage et ces soliloques avaient amoindri l'appétit de Ronce déjà bien appauvri.

« En savoir plus sur vos relations avec la France ? »

Ronce fronça un sourcil. Décidément, cette entrevue la faisait aller de surprise en surprise.

« Votre époux ne vous en a jamais touché un mot ? N'avez-vous pas discuté avec vos conseillers et ministres quand vous avez du reprendre le trône, seule ? N'avez-vous pas compulsé les traités et papiers officiels ? Vous m'avez contacté sans connaître réellement la teneur des relations entre nos pays ? »

La migraine, nouveau mal du siècle. Ronce se permit de se faire servir un verre d'eau qu'elle avala d'un trait, rassemblant ses idées.

« Votre prédécesseur s'est rapproché de la France dès son réveil. Il m'a aidé à améliorer ma technologie en m'offrant de quoi créer mes propres navires volants. La France a ainsi pu améliorer ses voies commerciales, des ports aériens se sont établis au Havre ou encore à Bordeaux. Une relation diplomatique couplée d'une profonde amitié. Rey de Marisma fut un des rares, avec l'empereur d'Autriche-Hongrie, à se rapprocher du royaume de France, en venant de lui-même, de sa propre personne, sur mes terres, et sans volonté de dominer ou de coloniser mes terres. »

Ronce croisa les mains sur ses jupes, redressant légèrement le dos.

« En soit, ce que l'Espagne m'a apporté, et le soutien de Rey de Marisma, me suffit amplement. C'est à vous de me dire ce que vous souhaiteriez m'apporter. Après tout, c'est vous qui m'avez contacté et avez tenu à me rencontrer. »

Vint alors le sujet de l'Europe dans son ensemble, et du Brésil.

« Là encore, concernant l'Europe, vous m'étonnez. Ne lisez-vous donc pas les journaux ? Vos ministres ne vous tiennent-ils pas au courant des grands faits de ce monde ? Mariage impérial, colonisation... Les faits n'ont fait que se succéder, et la liste est longue. Je pense que c'est à vos ministres de vous dresser un bilan des hauts faits, vous ne croyez pas ? Quant au Brésil... C'est là, je pense, une bonne idée. Je leur ai rendu visite il y a de cela... deux ans. Mais le roi du Brésil est plutôt... froid avec les Européens. On peut le comprendre vu le passé tumultueux avec l'Espagne. »


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Ceniza de Burbona
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Ceniza de Burbona
Ven 19 Fév - 22:52
CENIZA DE BURBONA & REINE RONCE



La Reine eut l'air, du moins était, surprise par ma question sur les relations avec la France

"Ce sont des affaires d'homme, chère épouse. Tu devrais te contenter de t’intéresser au peuple, toi qui en viens, tu le connais mieux que personne" était sa phrase favorite quand je lui en demandais plus sur nos relations internationales. Aussi avait il demandé à ses ministres de garder cela pour eux si je leur posait des questions.

J'écoute attentivement : le réveil de la France et le rapprochement avec la France. Je ne lui dit rien, mais pour rire, je l'a soupçonne d'avoir eut plus qu'une amitié chaste avec mon prédécesseur. Heureusement que je garde ça pour moi. Me disant que c'était à moi de savoir ce que je pourrais leur apporter me fait sourire car elle n'a pas tort.

Puis vint le moment de l'Europe dans toute sa splendeur et ensuite le Brésil. Je suis bien content qu'elle plussoie ma décision, en même temps, je ne le fait pas pour de simple raison diplomatiques. Garde tes amis près de toi, tes ennemis encore plus, dit le proverbe. Des domestiques prennent les assiettes sur mon ordre puis je leur fait signer de partir avant de me lever. Je commence à marcher un peu dans la salle tout en lui parlant, les mains dans le dos.


Il était une fois, une jeune femme qui était Reine. Son mari, le Roi d'Espagne, l'aimait beaucoup mais hélas, il considérais que les affaires extérieures au pays n'était pas pour elle et elle devait rester avec le peuple. Cela durant cinq mois, le temps du règne dudit Roi avant son naufrage. La Reine seule et attristée doit avec tant bien que mal rattraper les évènements qui se sont produits et qui se produisent en Europe. Avec tant bien que mal, elle apprend et gère ses relations avec les autres pays.

Je la regarde avec un demi-sourire.

Comprenez-vous, Majesté ? Je suis comme vous : ces cinq mois de léthargie font que je doit vivre avec mon temps. Nous ne sommes pas si différentes d'un certain point de vue. Passons maintenant à vous. Ce qu'il vous faudrait... Un éclair jailli de mon esprit Un nouveau style vestimentaire ! Mais si ! Dans ce monde où tout n'est qu'apparence, les vêtements ont un grand potentiel dans les relations avec les autres. Non pas que vous vêtements sont peu jolis ou quoi que ce soit, mais je vous assure que c'est vrai. Au fait, avez-vous l'ascenseur ?

La Reine n'avait pas vraiment l'air convaincue mais quand j'ai les yeux qui brillent, c'est que c'est une bonne idée. Je m'assoie à côté d'elle.

Ensuite, revenons au Brésil. Je suis contente que vous soyez de mon avis. Vous savez, je pense que les gens peuvent changer en deux ans. Certes, certaines gens sont assez bornées mais sait-on jamais. Des fois, je me dit que si nous l'avions conquis, j'en aurais fait un protectorat. Mais là, je veut en faire un ami. Peu-être devrais-je demander à la Reine, nous sommes des femmes à près tout.

Je me calme un peu, je suis tellement joyeuse mais je revient vite sur terre.

Même si des fois, je me dit que l'Humain pense qu'il est bête de croire qu'il vas devenir plus riche avec le développement technologique, je pense que c'est une bonne chose tout de même. Nous sommes nés sur cette Terre et en quelques millénaires, qu'en avons-nous appris ? J'avoue que j'ai peur que cela amène des puissances à vouloir le contrôle mondiale comme ce fut le cas par le passé.

Je baisse les yeux puis les relèves face à elle.

Qu'est ce qui terrifie tant l'humanité au point de la détruire ? Coup d'Etat, terrorisme, résistance et révolution... ce monde turbulent rempli de complainte n'est pas ce que nous tous souhaitons alors pourquoi personne ne l'a encore réalisé ?

Cette fois, j’attends une réponse de sa part puis je me passe la main dans les cheveux blonds. Ces questions sont toutes en lien avec la géopolitique, bien sûr.

Je crois que je me pose trop de questions. Je philosophe trop peut-être. Je suis désolé de ne pas vous avoir prévenue sur ce point. dis-je en rigolant

Sans doute faudrait-il que je me conduise comme une vraie Reine. Je n'aimerais pas qu'il y ait de problèmes avec ma personne. Espérons que vous pourrons devenir amies.

Je me replace devant elle et des domestiques apportent la suite des plats.
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Ronce de France
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Sam 20 Fév - 11:42
La goutte de trop fit déborder le vase.

Ronce avait toujours tâché de demeurer la plus diplomate possible, d'écouter, de tâcher d'être compréhensive. Elle était de ces souverains se pliant aux doctrines d'un pays qu'elle visitait, simplement par politesse et pour ne pas froisser l'hôte. Néanmoins, tandis que la reine d'Espagne continuait de pérorer, elle sentait que sa patience était à bout. Ceniza avait joué avec, la déroulant comme une grosse pelote de laine, la vidant progressivement. Ronce eut même un écart lorsque la souveraine s'assit auprès d'elle, sans réelle raison, devisant comme si elles étaient déjà amies. Comme si elles se connaissaient depuis des lustres. Ceniza délivrait une impressionnante tonne d'informations que la souveraine de France n'arrivait pas à lier entre elles.

Ce n'était nullement de la philosophie. Simplement du bavardage.

Le silence se fit, les domestiques apportèrent la suite du repas. Ronce ne toucha nullement à sa fourchette. Elle inspira longuement. Ses doigts se crispèrent sur ses jupes.

« À votre tour de m'écouter, votre Majesté. »

Ronce avala un verre d'eau pour s'humecter la gorge.

« Avez-vous passé un siècle endormie, dans votre propre palais, vous réveillant dans un monde entièrement différent, vous retrouvant projeté dans un futur que vous ne pouviez pas même imaginer ? Non. Vous n'avez pas été victime d'une malédiction. Vous avez seulement été épouse d'un roi pendant cinq mois. Lors de mon couronnement, à la fin de ce siècle de sommeil, j'ai discuté avec mes ministres, j'ai repris les rênes. Car c'était mon devoir. Nos situations ne sont nullement comparables. Vous n'avez rien d'une dirigeante. Vous n'êtes qu'une femme se plaignant de son sort mais ne faisant rien pour le changer. Comment espérez-vous être respectée par d'autres souverains si vous n'arrivez pas même à être maîtresse chez vous, et à vous faire respecter de vos propres ministres ? »

Ronce relâcha son verre, le posant fermement sur la table. Si le verre avait été encore plein, de l'eau aurait été projeté sur la nappe.

« Vous allez probablement me rétorquer que vous avez des origines populaires, que vous étiez une roturière, si j'en crois les paroles de feu votre époux. C'est là une information que vous n'auriez pas du délivrer à la légère. Elle ne fait que vous discréditer. »

S'appuyant sur les accoudoirs de sa chaise, Ronce se leva. Sa gorge palpitait, son souffle s'emballait. Jamais encore on ne l'avait poussé à une telle extrémité. Les leçons qu'on lui avait dicté sur la manière de se tenir, de faire front, allaient être appliqués en cet instant même.

« Vous auriez du vous conduire en vraie reine depuis votre accès au trône, et encore plus depuis la mort de votre époux. De toute évidence, vous êtes consciente de vos fautes. Ce qui n'excuse rien. Écoutez attentivement ce que je vais dire... »

Ronce ferma les yeux une seconde avant de les rouvrir.

« L'alliance entre nos deux royaumes a commencé avec le règne de feu Rey de Marisma et se termine avec lui. Nous n'avons plus aucune relation, pas même diplomatique. »

Ronce esquissa une révérence, inclina le buste.

« Je vous laisse profiter de votre repas, votre Majesté. Adieu. »

Dans un tourbillon de jupes, la souveraine de France se dirigea vers la porte pour quitter la pièce.


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Ceniza de Burbona
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Ceniza de Burbona
Sam 20 Fév - 23:12
CENIZA DE BURBONA & REINE RONCE



A priori, la Française et moi n'étions pas fait pour nous entendre. Non pas du tout. Elle eut tout de même la politesse de partir en me saluant et me dit franchement que tout relation avec la France étaient rompues.

Gardes ! Il entrent, bloquant le passage à la Reine de France et ne la laissent pas passer. Je m'approche d'eux et prononce d'une voix calme : Donc... Vous voulez briser l'accord fait entre nos deux royaumes. Comme vous le voudrez. Je ne vais aps vous retenir captive au château et je vais vous laisser partir dès que j'aurais terminé. Sachez une chose : même si cela est rompu, même si vous ne voulez plus entendre parler de l'Espagne et de sa Reine, même si vos alliances tombent les unes après les autres, jamais l'Espagne ne vous fera la guerre et sera toujours derrière vous, quoi que vous puissiez en dire.

La Reine était furibonde et je le savais mais j'y trouvait un certain plaisir mêlé à de la tristesse.

Toutes choses ont une fin. Dommage que nos relations se terminent dès la première entrevue. Même si ma naissance me discrédite, je ne me suis pas seulement donné la peine de naître, en trente ans.

J'ai peu beaucoup de pain sur la planche pour monter dans l'échelle sociale (mais le dernier, c'était un accident).

Je comprend mieux le peuple que vous, vous les dirigeants des autres pays. A chacun sa façon de gouverner. Adieu donc. Sachez que je garderais toujours cette réponse à ma première lettre. Toute la joie qui, d'une simple entrevue, s'est volatilisée.

Et joignant le geste à la parole, je m'éclipse rapidement et en silence dans un écran de fumée violette. Revenue dans mes appartements à pied, mes domestiques qui s'occupaient de ma chambre me font une révérence. Je m'installe à ma fenêtre et j'imagine la tête de la Française dans son fiacre, mon éternel sourire au lèvres qui s'effacera peut-être plus tard. Quand le bateau volant s'en vas. Et me retournant face à mes domestiques toujours présentes, je déclare :

L'Espagne entre dans une nouvelle ère : la mienne. Une ère de réconciliation et de créations d'alliance mêlé à un peu d'indifférence.

Si je peut embêter un peu la France avec mes alliances, je le ferais bien que je lui prêterais toujours main forte.
Ceniza de Burbona
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Ronce de France
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Dim 21 Fév - 0:06
Lorsque les gardes l'empêchèrent de passer, Ronce se figea. Elle s'attendit à tout : un sermon, une déclaration de guerre dont les gardes n'était qu'un prélude, un enfermement comme elle l'avait subi au Royaume-Uni après la destruction du pont de Londres. Il n'y eut rien de tout cela. Du moins le sermon de la souveraine d'Espagne ne lui apparut pas aussi impressionnant qu'elle ne l'aurait espéré. De toute évidence la souveraine n'arrivait pas à rayer, d'un trait définitif, l'alliance. S'y raccrochant avec la conviction que le royaume de France reviendrait vers elle.

Au moins le discours de la souveraine espagnole confirmait une chose : elle avait bien fait de rompre toute alliance.

« Faites comme vous le souhaitez. Je m'en lave les mains. »

Et sous les yeux consternés de la souveraine de France, Ceniza disparut dans un écran de fumée, profitant de la confusion pour quitter la salle. Ronce leva les yeux au ciel. On aurait dit la sortie d'un acteur dans une pièce de théâtre mal jouée.

Un soupir. Ronce quitta la salle, les gardes la laissant passer, rejoignant ses propres hommes demeurés à l'entrée, et sur le qui-vive. La souveraine les rassura d'un geste, leur faisant comprendre qu'il était temps de quitter les lieux. Ronce veilla à ne jamais se retourner. Lorsqu'elle quitta l'enceinte du palais, elle eut une ultime pensée pour El Rey de Marisma et se rassura de se dire qu'il n'était plus de ce monde pour voir son royaume entre les mains d'une souveraine fantoche.

Fin


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