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 Octobre 5. Sortie champêtre

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La belle au bois dormant
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MessageSujet: Octobre 5. Sortie champêtre   Dim 6 Mar - 21:37
L'arrivée de la délégation scandinave avait fait sensation à Versailles. Il faut dire que la dernière fois qu'on avait aperçu des individus en armure cela remontait il y a des siècles. Et la dernière délégation provenant de la Scandinavie avait eu une toute autre figure impériale à sa tête : l'évanescente impératrice Svanhilde. L'impératrice Asbjorn lui ressemblait autant qu'un percheron pouvait ressembler à une licorne. Ce qui n'avait pas empêché Ronce de l'accueillir à la hauteur de son rang, lui dédiant les appartements réservés aux invités, demeurant à son écoute pour lui être agréable.

Au bout d'à peine deux jours d'occupation au sein de Versailles, l'impératrice réclama de sortir. Même les jardins de Versailles n'étaient pas assez vastes à ses yeux pour pouvoir respirer librement. Un moyen, probablement détourné, de manifester son malaise de côtoyer la cour française.

Ordre fut donc donné de préparer une sortie impériale au sein de Paris. La surveillance fut réduite au minimum obligatoire : deux gardes, qui demeureraient en arrière, et la présence inconditionnelle du lieutenant russe. Libre, évidemment, à l'impératrice d'emmener les hommes qu'elle souhaitait.

Dûment changée (la reine ne pouvait se permettre de robes trop fastueuses, et aux larges entournures pour une promenade en ville), Ronce rejoignit la troupe qui s'était rassemblée aux portes de Versailles.

« Votre Majesté, êtes-vous prête ? »

Ronce tourna la tête à gauche, à droite. Un de ses sourcils s'arqua.

« Kay... Ahem, lieutenant ! Où sont passés les hommes chargés de notre sécurité ? »

La reine posa ses mains sur ses hanches, plissant la bouche. Profitant de la longueur de ses jupes, la reine se hissa sur la pointe des pieds afin de paraître plus imposante.



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Kay de La Reine des Neiges
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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Lun 7 Mar - 21:12


Plusieurs jours étaient passés depuis que la reine de France et Kay avaient partagés leurs sentiments respectifs. Il avait même prolongé son séjour en France. Il avait pu passer quelques moments avec Ronce. Rien d'intime. De toute façon Ronce avait exprimé le désir de rester jeune fille jusqu'au mariage. Kay, n'ayant lui-même jamais fait la chose, avait donc accepté la demande de Ronce sur ce point.

Mais il n'avait pas imaginé que Ronce le ferait travailler en dehors des leçons privées de tir. Alors, quand Ronce lui avait demandé de lui servir de garde du corps, il avait accepté en espérant ne pas faire de faux pas devant l'impératrice scandinave, au nom qu'il n'arrivait même pas à prononcer.

Bien qu'il serait là en qualité de garde du corps il devait faire attention à sa tenue. Il ne devait pas sortir en plein Paris, avec deux royautés, vêtu de sa tenue de lieutenant de Saint-Pétersbourg.

Une fois vêtu, mais non rasé, ce qui lui laissa une barbe d'un jour, Kay rejoignit les hommes qui devaient l'accompagner. Il voulait leur faire passer un petit test pour voir s'il servirait à quelque chose, ou s'ils allaient plus le gêner qu'autre chose. Mais aucun des deux ne fut assez vif pour arrêter la clef de bras, et le coup de poing du lieutenant.

Suite à cela Kay rejoignit seul les portes de Versailles pour y retrouver l'impératrice scandinave. Une chose était sur : elle changeait de la Mère Patrie, ou de Ronce. Ce n'était pas le même genre de femme. Du coup c'est naturellement que Kay lui tendit la main pour la serrer.

— Bonjour votre Majesté l'impératrice. Je suis Kay Sokolov. Je serais chargé de veiller sur la sécurité de la reine de France et de la vôtre, si cela vous convient.

Un discours plutôt poli et une poignée de main. Il était à mi-parcours des recommandations que Ronce lui avait demandé de respecter. Il manquait le barbant baise-main. Mais cela Kay ne pouvait toujours pas le faire.

Peu après Ronce le réprimanda sur sa seule présence sans même le saluer, trahissant quelque peu une certaine promiscuité entre elle et lui. Mais il resta très professionnel et n'excusa même pas un petit sourire quant, au fait, que Ronce l'avait appelé par son prénom.

Par contre le fait que Ronce se dressa sur la pointe des pieds ne lui échappa pas. Il connaissait sa taille. Cela manqua de lui arracher un petit rire.

— Je serai le seul à assurer votre sécurité. Je n'ai pas jugé apte les deux hommes à vous protéger, vous ou mademoiselle l'impératrice. J'assurerais donc avec mon propre corps la protection de vos majestés. Si Mademoiselle l'Impératrice n'y voit aucun inconvénient. Si elle désire me tester pour savoir si je suis apte à la protéger, je relève n'importe quel défi. Si elle le désire.

Kay attendit le verdict de Ronce et de l'impératrice scandinave. Il avait une certaine confiance en ses capacités. Peut-être que on ne le prendrait pas au sérieux. Mais il ne laisserait transparaître aucun doute sur ses capacités.


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Lun 21 Mar - 5:47
Si Asbjorn n'avait nullement boudé l'invitation de la Reine de France de rejoindre sa cours pour quelques semaines, la scandinave l'avait très vite regretté. Outre le luxe et l’opulence déconcertante du château, elle avait plutôt eu l'impression d'être une prisonnière politique qu'une invitée. Impossibilité de sortir, des jardins bien trop colorés à son goût, du sucre qui découlait de ses assiettes, et des robes qui ressemblaient à des cages. Si elle n'en menait pas large, sa délégation semblait s’ennuyait encore plus fermement. Et ce malgré un sort lancé par un de ses magiciens pour pouvoir communiqué avec eux sans peine. Un sort uniquement au point pour la langue française, mais ils travaillaient à le perfectionner pour faciliter les échanges. Il n’empêche que les gentils jeux de cartes et des bavardages au milieu des perruques poudrés avaient des allures du monde des Enfers pour tout le monde. Et leur pudeur, par Odin leur pudeur. Asbjorn et Ilsniss avaient eu la très mauvaise surprise de voir que leur chambre était séparée et que visiblement, d’après l'aspect horrifié de leur guide, il aurait été d'une extrême mauvaise image de demander à ce que ce détail soit corrigé.

Et pourtant, ce matin là, c'est encore une fois avec le souffle de son partenaire de toujours dans la nuque de l'impératrice se réveilla. Comme tout les jours ou les dieux les réunissaient, et il y avait aucune raison pour que cela change. Certes, même en pleine nuit les chambres étaient gardés, mais cela ne faisait que monter l'adrénaline entre les deux ex voleurs qui avaient passé leur vie à se faufiler à travers les obstacles comme des anguilles. Mordre les oreillers pour éviter de faire trop de bruit n'était qu'un détail supplémentaire. Mais quand le garde tambourina à la porte pour lui annoncer qu'il était grand temps de se préparer pour la sortie en ville avec la Reine, l'impératrice poussa sans ménagement son compagnon du lit avec son pied. Un matin normal.

Asbjorn avait bien tenté de porter une robe française une fois, mais trés honnêtement ? Une armure était bien moins douloureux. Ceci dit elle dut admettre que le galbe que donnait les corset était loin d'être dénué d'intérêt. Mais ce qui lui plaisait plus c'était l'extase en le retirant, un plaisir qu'elle soupçonnait les français de dissimuler habilement, ce qu'ils appellerait probablement un péché. Mais trés honnêtement. Asbjorn porterait volontiers cet objet de torture toute une journée juste pour la seconde parfaite où il fallait défaire le reste avec une dague. Mais hors de question de porter l'attirail à froufrou. Aussi bien, elle porta une robe de chez elle, mais avec un corset français assorti pour montrer sa bonne foi.

Ilsniss ayant exprimer son souhait de rester au château pour s'amuser sur les nobles présent, Asbjorn arriva donc aux portes du château, devant le seul homme ici qui lui serra la main. Elle accueillit ce changement avec bonne foi et un large sourire. Enfin quelqu'un qui ne pensait pas que lui baver entre les doigts était le seul signe de respect digne de ce nom. Mais quand il parla de protection, elle haussa un sourcil.

“Sécurité ? Par Thor mais de quoi parlez-vous ?”

Elle montra son épée, tout simplement parce qu'elle ne la quittait jamais, mais la simple idée de devoir la sortir pour une promenade en ville était complètement inédite. Et cela ne s'améliora pas quand il renchérit sur le sujet. Un défi ? Mais c'était quoi ce pays ? D'ailleurs qui était ce Kay Sokolov ? Si son faciès bourru lui aurait valut moult demande en mariage dans son pays, il faisait aussi français qu'elle. C'était dire à quel point il sortait du lot.

“Olah ! Une seconde mes amis. J'ai peut être mal comprit ce que nous sommes sur le point de faire. Je pensais que nous allions nous promener en ville, pas sur le point de livrer bataille !”

Aucun noble, aucun roi, n'était menacé si il sortait de chez lui. Tout le monde se promenait librement chez tout le monde. Alors sur une voie publique, c'était complètement surréaliste. Non, non. Il devait y avoir autre chose. Elle regarda la reine, puis Kay, puis de nouveau la Reine.

“Majesté, il y a une guerre au sein même de la France ? Dois-je vous amener des renforts ? Pourquoi ne suis-je pas au courant, j'ai une pléthore de guerrier à ma disposition, je peux bien vous en prêter certain pour vous remercier !”

Si Asbjorn n'aimait pas spécialement son séjour au sein du château, force était de constaté que Ronce était une hôte de qualité, sincèrement au petit soin pour elle, et que si les nobles regardait de haut la délégation étrangère, jamais la souveraine n'avait eu un mot ou un geste maladroit. Le choc des cultures était peut être fort, mais la bonne foi était sincère, et Asbjorn était sérieuse : Si une menace quelconque était en place, elle prêterait volontiers main forte.

La Robe d'Asbjorn (il faut imaginer un corset brun au lieu de la ceinture:
 


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Mar 22 Mar - 21:00
Lorsque Kay précisa qu'il s'était occupé des gardes en question, Ronce roula des yeux. Le Russe avait la fâcheuse manie de vouloir faire connaître les méthodes de son pays. Des méthodes aussi dures que le blizzard sibérien qui avaient mis à mal plus d'un membre de la garde française – les perruques poudrées aussi bien formées soient-elles n'étaient pas habituées à tant de dureté.

« L'excès de zèle vous conduira à votre perte. » se contenta de déclamer Ronce, croisant les bras.

La voix de l'impératrice se fit entendre, claquant tel un étendard dans le vent. Les yeux de la reine de France s'écarquillèrent. La jeune femme se retrouvait complètement, perdue. Dans toute sa fougue de femme nordique, Asbjorn était prête à foncer vers un ennemi complètement inexistant, sa main posée sur son épée. Il fallait croire que l'ère des Valkyries n'avait jamais cessé au sein de la Scandinavie.

Ronce posa sa main sur celle de l'impératrice, celle là même qui tenait le pommeau de l'épée, prête à dégainer.

« Il n'y a nulle guerre, votre Majesté. Nous nous sommes mal compris. Je voulais simplement assurer notre sécurité au cas où. On ne sait jamais, vous savez. Parfois certains membres du peuple peuvent se montrer... » Violents. « … vindicatifs. Sans compter les groupuscules de révolutionnaires. »

Même si les faits s'étaient déroulés il y a des années, Ronce n'avait jamais oublié cette journée où, encore toute pétrie de naïveté, elle s'était rendue auprès de son peuple. Elle y avait perdu Lyubov, petite fille malingre qu'elle avait adopté comme si elle avait été de sa propre chair. Une perte connue seule du prince Ciel et du lieutenant russe.

« Mais le lieutenant Sokolov est un homme émérite. » assura Ronce d'une voix plus ferme. « Si vous souhaitez tester ses compétences, vous avez mon aval. Veillez juste à ne pas trop l'abîmer. »

Lâchant la main de l'impératrice, Ronce ouvrit la marche pour mener la petite troupe auprès des chevaux qu'on venait de leur apporter. Carrosse et fiacre avaient été abandonnés, de crainte que leur exiguïté ne gênât leur invitée impériale. Les chevaux venaient des écuries royales, des purs-sangs de race. Ronce monta sur le sien, en amazone. Sa robe lui interdisait toute autre position.

« La dernière fois que j'ai menée une rencontre diplomatique à cheval, ce fut lorsque le roi d'Espagne était venu me rendre visite. Je crois me souvenir que toute cette histoire s'était finie en une course éperdue sous la pluie. »

Un ange passa. Ronce se racla la gorge.

« En toute amitié évidemment. Le roi et moi étions proches, mais il n'y a rien eu entre nous, contrairement à ce que disent les rumeurs. »

La reine fit claquer les rênes, ordonnant à son cheval d'avancer. Ronce se tint plus droite, le menton relevé, tâchant de passer outre ces paroles à double sens qu'elle avait pu émettre.

« Votre Majesté impériale, je pensais vous mener au jardin d'acclimatation. J'ai cru comprendre que les grands espaces vous manquaient. Cela ne vaut pas la campagne, ni les grandes montagnes de votre pays, mais j'espère que la promenade vous plaira. »


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Jeu 24 Mar - 23:53

Kay ne répondit pas à Ronce quant à son excès de zèle. Mais il n'en pensait pas moins. La sécurité d'une monarque était on ne peut plus sérieuse. Encore plus quand il s'agissait de sa compagne. Il trouvait la qualité de la garde française nettement inférieure à celle de la Russie, probablement du à un manque de rigueur dans leur formation.

Mais ce qui étonna Kay était la réaction de la dirigeante scandinave. Bien qu'elle avait l'air de savoir se défendre ne sortait-elle pas elle-même avec une délégation pour sa protection ? Mais le lieutenant n'avait pas vraiment son mot à dire là-dessus. Ronce ne lui en laissa pas le temps, de toute façon. Il resta donc à sa place, alors qu'il se régalait des comportements radicalement opposés de la dirigeante scandinave et de Ronce.

D'ailleurs Ronce n'avait pas l'air d'avoir remarqué la façon dont l'impératrice avait regardé le lieutenant et la reine de France. Avait-elle des soupçons sur leur relation ? Il avait tâché de rester le plus neutre possible. Mais peut-être était-elle dôtée d'une intuition dont il fallait se méfier ? Kay passa là-dessus alors que Ronce vantait ses mérites, prêt à être testé, à condition de ne pas trop l'abimer.

Kay soupira. « Pas trop l'abîmer ». C'était trop gentil comme intention... Il se demandait si l'impératrice pouvait « l'abîmer ». Cela le frustrerait sûrement si elle y arrivait. Mais, d'un autre côté, il pourrait sûrement tester ses limites avec une adversaire de valeur. Le problème était qu'elle n'utilisait pas d'arme à feu, contrairement à lui qui n'utilisait pas d'épée. Ronce lui interdirait sûrement de mener un combat aux poings. Dommage.

Kay avait suivi machinalement le groupe en direction des chevaux. Il avait trop peu monter sur ces créatures pour être sûr que tout se passerait bien.

Kay mit un pied à l'étrier et monta d'un seul coup sur la selle, maîtrisant la bête qui avait un faciès aussi bourru que le sien. Tirant sur les rênes, sans un mot, l'étalon blanc, nommé Maximus, se calma. De son côté Ronce révélait son passif avec l'ancien roi d'Espagne. La révélation ne plaisait pas vraiment à Kay. Surtout quand on avait entendu les rumeurs courant sur Ronce et le défunt Felipe de Marisme. Il avait confiance en les paroles de Ronce, mais son ego de mâle était là, malgré tout.


Dé:
 


— Une course à cheval sous la pluie... Je pense que Madame l’impératrice a du souvent faire ce genre de choses elle aussi, non ?

Kay s'était permis une réplique. Peut-être était-il jaloux d'imaginer que le défunt roi d'Espagne avait pu voir, celle qui était actuellement sa compagne, dans une tenue française humide, collant à la peau. Kay marmonna quelques mots bourrus dans sa barbe de deux jours.

Alors qu'ils avançaient en direction du jardin d'acclimatation, Kay pouvait voir qu'une des deux souveraines avait beaucoup à apprendre sur sa manière de chevaucher. L'impératrice était tout à fait à son aise à cheval. Le lieutenant approcha la dirigeante scandinave.

— Vous chevauchez très bien. Peut-être, qu'un jour, je vous demanderais de me montrer, plus en détail, la façon dont vous chevauchez. N'étant pas habitué à avoir souvent de belles montures, cela pourrait m'être utile pour faire mon devoir, de façon plus adéquate.

Le lieutenant attendit la réponse de la Scandinave, puis approcha du cheval de Ronce pour lui annoncer qu'il prenait la tête du cortège pour vérifier si tout était correct.

Cela laisserait quelques minutes aux royautés pour parler de choses politiques dont il ne connaissait pas grand chose pour le moment. Mais il restait à porter de vue des deux royautés. Ainsi, elles n'avaient qu'à l'appeler pour qu'il revienne aussi vite.

Hrp:
 


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Sam 23 Avr - 17:27
Assurer leur sécurité ? Pour sortir en ville ? Mais par Thor, c'était quoi ces salades ? Sa première, et unique d'ailleurs, sortie en ville avait été tout à fait normal pour l'impératrice, sauf si on oublie les saluts respectueux et les quelques demandes de doléances, qui se résumaient surtout à “touchez mon enfant pour lui offrir la protection des dieux” Vu d'où elle venait, cela ressemblait à du Blasphème pour elle, mais elle s'était exécutée. Elle eut un pincement au coeur en voyant la taverne, sachant bien qu'elle ne pourrait jamais y retourner de façon parfaitement incognito pour pouvoir passer une soirée loin de toutes ses angoisses de souveraine.

Mais jamais, jamais elle aurait pensé devoir y aller avec des gardes et des protections contre son propre peuple.

“Euh, bien, si vous le dites.” Fit Asbjorn avec un air qui trahissait son immense surprise. “Votre peuple a l'air de s'oublier. Vous êtes leur souveraine, et vous méritez leur respect, pire, c'est leur devoir de le faire.”

Elle lui présenta le lieutenant en parlant d'un homme émérite, sur le coup l'impératrice la cru sans trop y préter attention, montant sur son cheval, elle annonça l'air de rien. “Si vous lui faites confiance, je n'ai aucune raison de lui demander de mesurer à moi pour le moment.”

Elle n'aurait pas dit non à un petit duel, mais l'idée d'affronter une foule en colère la refroidit instantanément. Elle n'imaginait pas l'horreur d'affronter son propre peuple et de le craindre, alors Asbjorn n'enviait guère la souveraine de France en ce moment même.

Une course sous la pluie. Asbjorn ne releva même pas avant que Ronce ne coupa court à la situation en disant que c'était en tout amitié. Mais par Loki, c'était bel et bien vrai que les français étaient des puritains, mais au delà de ça, pour s'imaginer des choses pareilles après avoir parler de courses sous la pluie, c'était tout simplement qu'ils étaient incroyablement frustrés. Et était-ce bien étonnant ? À force de canaliser leur passion derrière des robes pareilles, alors qu'elle et son amant avaient tout de suite vu l'intérêt d'un corset bien lassé, bien sûr que n'importe quel esprit exploserait à la simple vu d'un mollet, ou du mot “pluie.”

Et voilà que le lieutenant, un foutrement joli garçon qui mériterait de se laisser pousser la barbe, en rajouter une couche en parlant de chevaucher. Bande de petits voraces ! Si il y avait un truc qu'Asbjorn avait bien apprit à 12 ans, mise à part le goût du sang, c'était que quand on avait des pulsions, il fallait les laisser s'exprimer librement. Voilà pourquoi l'impératrice n'avait aucune honte à réveiller tout son château au milieu de la nuit depuis sa chambre, et que se maîtriser au château de France était une parfaite torture. Mais que cela ne tienne, la viking avait remarqué quelques recoins dans la bibliothèque, le boudoir et la salle à manger qui pouvaient parfaitement être investis. Sans oublier la baignoire de sa chambre, mais cela manquait d'adrénaline.

Et qu'on ne vienne pas lui faire la morale : pour avoir pensé à ce genre de chose en parlant de pluie, la Reine de France était bien moins sage qu'elle ne le laissait croire. Des gens désintéressé, Asbjorn en avait croisés. Prenez Fafnir: on pourrait lui parler de chevauchée des Valkyries pendant 107 ans avec tout les détails et même illustrations assorties, il était peu probable qu'il hausse même un seul sourcil. Non, Ronce n'était pas ce genre de personnes.

Son regard passa de Ronce à Kay. Et elle se rappela soudainement des regards en coins qu'ils s'étaient échangés, et du fait que Ronce n'était pas avare en compliment pour son lieutenant. “Ne pas l’abîmer.”
Asbjorn esquissa un sourire pas vraiment sage. Mais qui pourrait la blâmer ? Un homme pareil, n'importe quel femme de Scandinavie lui briserait volontiers la colonne.

Ooooh oui j'en ai fais, des courses sous la pluie. Et beaucoup sous la neige. Et d'ailleurs je ne fais pas que des courses sous la neiges, je fais aussi beaucoup de lutte. J'en finis avec des bleus, et des courbatures, mais je n'ai jamais aucun regrets !”

Le plus dur était de garder son calme quand il lui demanda de lui apprendre à chevaucher. Quel gentil garçon ! Mais qu'il ne vienne jamais chez elle, il finirait le bassin en morceau après avoir proposé un bras de fer à une ShieldMaiden. C'était trop beau, que quelqu'un l'arrête.

“Oh je ne sais pas si je pourrais vraiment vous apprendre ce genre de choses. Du moins si je peux, je vais devoir demander l'assistanat de mon premier conseiller. Je ne chevauche que très rarement sans lui, pour vous apprendre, on est jamais trop de deux. D'ailleurs, tant que j'y suis...”

Elle approcha son canasson de celui de la reine, un large sourire sur son visage.

“Je vois que vous montez en amazone ma reine. C'est bien joli, mais je me demandais si c'était pratique, personnellement j'ai trop peur de glisser. Ceci dit votre lieutenant m'a demandé de lui monter ma méthode pour chevaucher, quelque chose me dit que cela pourrait vous intéressé"

Elle eut un bref sourire en regardant le ciel l'air de rien :

“Aprés tout, les meilleurs montures sont les étrangères, n'est ce pas ? Mais il faut apprendre à les tenir pour qu'elles soient plus efficaces. Surtout dans le canasson en question est un peu bourru."


C'était Baldr en culotte de velours. Les dieux bénissent ces deux âmes au bas ventre en feu.


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Dim 1 Mai - 22:30
Au début Ronce ne décela pas les sous-entendus que Asbjorn glissait dans ses paroles, comme autant de petits pois cachés sous une pile de matelas. Lorsqu'elle mentionnait ces « courses », Ronce l'imaginait mener un marathon en armure, enfonçant ses pieds dans la neige, luttant telle une sauvageonne dans les bois. Elle l'imagina même lutter contre des ours – audacieuse Boucles d'Or préférant mettre à terre les trois ours plutôt que de fuir leur logis.

« Je ne savais pas qu'en votre empire les dames étaient éduquées de la même manière que les garçons. Votre prédécesseure était plus... »

Évanescente. Svanhilde avait été bien plus esprit que corps véritable, vivant dans son petit monde d'illusions.

« … gracile. Je ne l'aurais jamais imaginé porter l'épée comme vous le faites. Mais elle était fée, ça explique peut-être cela. »

À la mention du conseiller de l'impératrice, Ronce haussa un sourcil et se retourna, s'étant demandée si l'homme ne les avait pas suivi sans qu'elle ne s'en rendit compte. Elle ne croisa le regard que de quelques badauds qui observaient la procession pour mieux chuchoter entre eux après.

« Monsieur Tirel, dites-vous ? Pourtant vous chevauchez sans lui aujourd'hui et je... oh ! »

Il lui avait fallut du temps, et le sourire appuyé de l'impératrice, pour comprendre tout doucement. Le reste du discours lui fit piquer du nez – et piquer un fard. Les doigts de Ronce se posèrent sur sa bouche, obligeant ses lèvres à demeurer closes.

« Vous vous méprenez ! » commença-t-elle à déclamer, sa main fouettant l'air avec la vivacité d'une aile d'oiseau. « Je n'ai... Oh et puis zut ! »

Le secret n'était que farce de Polichinelle. Les ragots allaient bon dos, et les rumeurs ne désemplissaient pas. L'impératrice semblait en rire plus par amusement personnel que par volonté de nuire à la reine. Ce qui poussa Ronce à lui saisir la main, leurs chevaux marchant côte à côte, se frôlant presque.

« Je vous assure que ma... relation avec le lieutenant n'aura aucun impact sur notre sortie. Vous êtes mon invitée, je me dois de m'occuper de vous en premier lieu. »

Les devoirs de reine passaient avant les devoirs d'amante. Après un sourire qui se voulait aussi rassurant pour Asbjorn que pour elle-même, Ronce relâcha la main de l'impératrice.

« Mais vous avez raison. J'ai toujours aimé les montures demandant un peu de maintien. » reprit-elle en redressant le dos. L'impératrice l'avait percé à jour, autant entrer dans son jeu. « Nous sommes des femmes de pouvoir, nous aimons toutes deux les défis à relever. Vous n'êtes pas de mon avis ? Que serait la vie sans un peu de difficulté ? »

Au bout de la rue, l'entrée du jardin d'acclimatation se profilait.


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Dim 22 Mai - 23:14

Kay repensait à ce que l’impératrice lui avait dit avant que cette dernière parte aux cotés de Ronce. De ce fait il était parti faire un tour de reconnaissance, un sourire au coin du visage, prononçant tout ba.

— Ah les femmes. Toujours pleine de surprise.

Il savait de quoi il parlait, bien qu'il n'avait pas une grande expérience avec les dame. Mais il y a pas plus de deux mois il en avait eu une de surprise. Ce qui avait, selon lui, solidifier les liens avec la dite personne. Des liens qui étaient déjà bien solides.

Mais Kay craignait quelque peu pour la sécurité de cette personne, pour la sécurité de la reine de France. Il avait déjà eu l'habitude de surveiller quand il allait au palais de la Mère Patrie. Il avait à l’œil des gens qui lui paraissaient, plus ou moins, suspects à ses yeux.

Vielle habitude de flic. On n'allait pas le refaire. Encore moins quand il s'agissait d'une personne qu'il voulait vraiment protéger, que ce n’était pas juste son travail. Et justement il avait transformé un coin de sa chambre en bureau d’enquête. Il avait, en ligne de mire, quelques têtes dans l'entourage, plus ou moins proche, de la reine de France. Aucune preuve accablante pour le moment mais des paroles, des gestes pas vraiment naturels, l'attitude d'un menteur qu'on interroge et qui a peur qu'on le découvre. Ajoutez à cela quelques visages qui lui disaient vaguement quelque chose, des choses à vérifier auprès de collègues en Russie et d'autres pays où il avait des contacts. Il attendait de pouvoir croiser à nouveau ces personnes pour, ainsi, vérifier des points grâce à son pouvoir.

C’était une des raisons pour laquelle il était sévère avec certains gardes. Mais surtout car, selon lui, les gardes français étaient un peu mou du genou. Il était sûr que tout individu russe ayant suivi l'entraînement, on ne peut plus strict du pays, trouverait beaucoup de gardes mou du genou. Mais, toujours selon lui, pour défendre la personne qui gouverne ce pays, on n'avait nullement le droit d’être mou du genou.

Kay était peut être trop méfiant. Mais son expérience de la rue lui avait appris qu'il était préférable de se méfier à tort plutôt que d’être surpris par un potentiel traître qui vous poignarderait dans le dos, pour s’asseoir sur votre dépouille pour prendre tout ce que vous posséder.

La voix de Ronce parvint légèrement à ses oreilles comme si le ton était volontairement haussé pour que l'homme puisse entendre tout ce qu'elle disait.

Et voilà que cela confirmait encore une chose. Les femmes sont vraiment pleine de surprises. Qui aurait cru que Ronce de France aurait blagué et fait des sous-entendus sur sa relation et son amant avec une autre royauté ? Et cela même si c’était une femme. Qui aurait pu croire qu'elle se serait permis ce genre de plaisanterie.

Kay avait fait demi tour avec son cheval, rejoignant rapidement les deux femmes.

— Vous parlez de défi à relever ? Cela aurait-il un quelconque rapport avec la façon de chevaucher en amazone dont vous aviez parlé quand je suis parti faire une petite reconnaissance des lieux ? Mais vous avez raison sur une chose. Plus grand est le défi, plus le combat à mener est plaisant, et plus grand est le plaisir de le relever à bras le corps.

Kay plaça son cheval en parallèle à celui des deux femmes.

— Tout est prêt pour votre sortie. J'ai pu voir des domestiques dans un petit pavillon. Je pense qu'ils ont du déjà préparer de quoi vous désaltérer, si vous le désirez. Sinon je crois qu'ils ont prévu une petite chasse à courre si un petit défi vous tente, entre royautés bien entendu. Cela pourrait permettre de comparer la façon de chasser de vos pays respectifs.

Le lieutenant n'avait pas pour objectif de participer. Il n’était pas là pour jouer à qui a la plus grosse en faisant parler la poudre. Bien que comparer l’éducation spartiate et droite de la Russie à l’éducation viking de la Scandinavie ne lui déplairait pas. Mais c'est « sont élève » qui allait devoir montrer comment on tirer avec un Russe derrière soi.


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Dim 5 Juin - 5:54
Gracile.
Elle aurait pu n'en avoir rien à faire, comme toujours d'ailleurs, Asbjorn n'étant pas réputé pour la douceur, sa bienséance, et encore moins sa beauté. Ceci dit le mot lui rappela douloureusement qu'elle n'était nullement à sa place ici et encore moins sur le trône de son pays. Surtout pas en tant que représentant en Europe ou tout le monde devait être propret et sentir le savon. Elle avala la couleuvre en expirant brutalement par le nez. Après tout, toute gracile qu'elle était, Asbjorn avait eut des mois pour se rentre compte qu'elle avait été aussi utile au pays qu'un pansement sur une jambe de bois. Et son mari ne devait pas été meilleur, car tout les deux avaient connu le même destin: mort d'une maladie. Tu parles d'une fin glorieuse. Le Valhalla leur avait fermé les portes, et toute aussi peu gracile qu'elle l'était, Asbjorn se jurait de ne jamais être aussi laxiste et de laisser la richesse de son pays s'écouler au profit de chasse et de prière. Comme si Thor avait vaincu les géants des glaces en priant dans un château.

Mais enfin la reine cracha le morceau et avoua sa relation avec ce cher lieutenant. Enfin ! Elles pourraient parler autre chose que de chiffon! Cela confirma bien à l'impératrice que les Françaises étaient loin d'être aussi pudibonde qu'on voulait bien le laisser croire. Ses hommes s'amusaient d'ailleurs à exhiber leurs plastiques de guerrier, et faire les clin d'oeil ravageurs aux nobles de la cour, qui après des grimaces feintes de dégoûts, se cachait sous leur éventails en rougissant, et se dandinant en serrant les cuisses. Une paire ou deux, ou huit, connaîtrait surement la goût de la viande nordique d'ici la fin du séjour.

“Du maintien oui...” Fit Asbjorn qui avait une vue imprenable sur le séant de l'amant de la Reine. Elle devait en effet bien s'amuser. À la question de cette dernière, l'impératrice se mordit la lèvre inférieure en tapotant le flanc de son cheval. “Je suis parfaitement d'accord. La mienne paye pas de mine, mais je peux vous dire qu'elle me donne du fil à retordre ! Je dois la dresser presque tout les jours, mais elle finit toujours par se laisser faire. Laissez moi vous dire mon secret.” Elle tira un peu sur les rênes de son cheval pour appuyer son propos. “C'est le mors. Et les fers. Les fers à cheval. Oh parfois les montures se débattent un peu, mais jamais très longtemps. Mais des années de chevauche presque quotidienne, elle arrive encore à me surprendre!”


Mais monsieur Monture leur refit face et reprit la discussion, et pour un type qui demandait du maintien, il était loin d'être une fléche quand on parlait de monter une selle.

“Avec moi ça a toujours un rapport avec chevaucher.” Fit elle avec un sourire à peine feint. Il devait le faire exprès, c'était pas possible autrement.

Mais la suite de la discussion lui fit froncer les sourcils sur le champ. Oh pitié par Odin. Pas encore. Pas encore traîner avec des nobles pédants en jouant à des petits jeux chiants comme la pluie. Alors que la discussion était si intéressante ! Plus de petit pavillon, de domestiques de gâteau et de thé ! Surtout vu la gueule des nobles français, leur chasse devait être aussi ennuyeuse que tout le reste ! C'était drôle 5 minutes, mais se faire dévisager devenait rapidement insupportable.

“J'ai une meilleure idée ! Paris n'est pas loin pas vrai ? Faites moi visiter ! Tout le monde m'en parle comme si c'était un bijou, et je ne l'ai jamais vu. D'ailleurs tout le monde me vante les merveilles technologiques de la cité, mais je ne peux pas m'en rendre compte si on me garde dans un coin !”

Elle pressa un peu son cheval, impatiente, et se tourna vers les deux amants.

“Si vous voulez courir un peu, nous pouvons toujours faire la course ! Si je gagne, ce soir je vous fais manger Scandinave !”


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Mar 14 Juin - 21:29
La verve scandinave laissait la reine perplexe. L'impératrice la perdait complètement. Des mors ? Des fers à cheval ? Que venaient faire de tels objets incongrus, et propre à l'équitation, dans un domaine tel que la séduction ? Ces mots devaient être des métaphores pour symboliser d'autres objets incongrus que l'esprit de la reine n'arrivait pas même à imaginer, innocente qu'elle était. Il lui faudrait plonger le nez dans les romans d'un certain écrivain sulfureux, digne disciple du Marquis de Sade, pour comprendre les métaphores évoquées.

« Si vous le dites... » fut ainsi l'unique réponse que Ronce sut prononcer. Elle était, clairement, dubitative.

Le lieutenant revint s'incruster dans le fil de la conversation précisant que les festivités étaient finement prêtes. Ce qui ne sembla guère ravir leur invitée qui proposa un tout autre programme. Une escapade au sein de Paris, une visite de la capitale et de sa technologie. Ce qui surprit Ronce. Une pro-magie était prête à observer la technologie d'un pays alors qu'elle exécrait même l'existence de l'industrie ?

« C'est tout à votre honneur, Keisarinna, de vouloir découvrir Paris. Et je ne recule jamais devant un défi. » Elle ajouta d'un ton plus bas. « Si j'avais su j'aurais pris une robe plus adaptée à la situation. Ou un pantalon. »

Ronce se cala sur sa selle, raffermissant sa prise sur ses rênes.

« Si je gagne... » glissa-t-elle à l'impératrice. « Vous devrez porter une robe à la française pour le dîner ce soir. »

Les Français pouvaient faire preuve d'humour autant que les Scandinaves.

D'un coup de talon, Ronce propulsa son cheval en avant. La course était lancée ! La reine fonçait, à bride abattue, sous les regards hagards de quelques nobliaux qui s'étaient empressées à l'entrée du jardin. Ils devaient bien se demander quelle extravagante idée avait encore traversé l'esprit de leur souveraine. Les sabots des chevaux martelaient les pavés de la capitale, annonçant leur arrivée à des kilomètres. Ronce dut se baisser pour éviter une branche traîtresse qui se prit dans ses cheveux. Certains demeurèrent accrochés, la coiffure de Ronce perdit de sa superbe laissant son abondante chevelure se répandre sur ses épaules.

« Allons Keisarrina, ne me ménagez pas. Et ne ménagez point votre monture ! Usez des étriers. Ils sont utiles pour chevaucher ! »

Ronce s'amusait comme une enfant. En compagnie de l'impératrice elle pouvait se permettre quelques joutes verbales et des actions passant outre la politesse policée de la cour. Elle pouvait se montrer plus nature, plus elle-même.

Les chevaux traversèrent un des ponts sillonnant la Seine. Ralentissant l'allure, Ronce désigna les péniches qui dérivaient sur le fleuve.

« Voyez... des péniches. Des gens y vivent, préférant le roulis de l'eau à la stabilité du sol ferme. Des bateaux sillonnent la Seine pour montrer tout Paris aux touristes. Nous pourrions nous rendre dans un de ces bateaux. Ou je pourrais vous montrer un des lieux magiques qui existe à Paris... »

Le cheval de Ronce secoua la tête. Sa cavalière lui flatta l'encolure.

« La rue de Traverse. Une rue où l'on vend nombre d'objets magiques comme... les armoires à disparaître. D'ailleurs lieutenant, il faudra que je vous touche deux mots à ce sujet. »

Une personne lui avait offert un tel objet par le passé mais la reine n'en avait jamais eu l'usage. Il était temps de remettre au goût du jour l'expression « avoir un amant dans le placard ».


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Mar 5 Juil - 3:26
Une robe. Seigneur Odin, non. Elle voyait déjà ses hommes se payaient allégrement sa pauvre tête devant le spectacle de sa pauvre dégaine en froufrou moches. Ce qui la décida a laché sa monture sur le champ pour éviter de devoir subir un affront pareil. Esquivant sans trop de mal les diverses branches, force de l'habitude quand on vivait en Scandinavie, la Reine de France n'eut pas cette chance, mais elle ne sembla pas être contrie par ce fait. En fait, c'était plutôt le contraire qui aurait étonné la Keisarinna, nullement habituée à ce genre de petits problèmes qui a ses yeux n'en étaient pas un.

“Ça marche pas aussi bien que la cravache, vous le savez bien !” Raillia-t-elle de concert, admettant sans honte qu'elle n'aurait pas imaginer autant s'amuser aux côtés de Ronce.

Mais elle gardait l'allure, aux côtés de sa compagne de course, mais ralentis l'allure quand elle lui désigna le décor au loin. Elle haussa un sourcil devant la scène, n'imaginant pas vraiment son peuple vivre sur des drakkars. Mais cela ressemblait plus aux bateaux à voile, où vivaient les pirates qu'elle avait croisé voilà quelques temps, quand elle était encore loin du trône. Mais en plus laid quand même. La machine à vapeur, ça rendait toujours tout plus laid.

Elle parla d'objet magique et tendit l'oreille. Elle tourna sa tête vers la Reine Ronce, faisait voler ses longues tresses vikings, et hocha la tête.

“J'écoute ! Un de mes fées à la cours, qui est aussi mon mentor magique, en possède une. Ça nous évite des emmerd... problèmes rapport à son lieu de travail et mon château. C'est toujours utile ce genre de trucs.”

Le pont était passé et elles arrivèrent à ce qui semblait être des habitations. A vu de nez pas vraiment vétustes. Mais le reste arracha une expression entre l'incrédulité et l'air abruti à la souveraine. Des gens. Beaucoup de gens. Sales, pauvres, misérables. On aurait dit elle quand elle était plus jeune, avant que Ragnar décide de la voir comme la chaire de sa chaire. Et encore, elle était lavée et ses plaies recousues avec les moyens du bord. Ici ? Ils semblaient tous respirer la maladie, et la mort. Asbjorn cabra son cheval, qui se mit à faire un tour paniqué

“REINE RONCE ! On a mit le pieds sur un refuse à pestiféré ! Ça fait des décénnies qu'on a plus vu ça en Scandinavie, mais je sais que si on les approche on finit par crever aussi !”

S'emporta-t-elle, outrée de la situaton, autant de voir des pauvres gens dans cet état, que de voir que rien n'avait été mit en place pour les éviter.



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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Dim 10 Juil - 18:53
Paris, comme bon nombre de capitales, offrait aux yeux des touristes des rue superbes, des décors somptueux dont les cartes postales se faisaient la réclame. Mais derrière ses beaux jupons, Paris masquait ses ruelles sordides, son pavé mal nettoyé, ses indigents. Orphelins vagabonds vivant hors de toute règle, échappant à la police avec la dextérité d'un rat fuyant un chat, mendiants dont la saleté les rendait laids et sur lesquels les nobliaux décochaient des coups de pieds, petites gens aux tenues rapiécées, tenant par la volonté du bon Dieu, prostituées œuvrant hors des maisons closes...

La course les avait menés tout droit dans un de ces quartiers parisiens où l'envers du décor se montrait bien moins attrayant que le côté face de la pièce. Sous les cris de la Keisarinna, Ronce paniqua. Le mot « pestiférés » évoqua en elle celui de lépreux. D'instinct, elle se figea, craignant aussi bien de voir des individus dont le corps portait les stigmates d'un tel mal que d'être victime d'une contagion.

Le cheval de Ronce se cabra, poussé par la panique de la monture de Asbjorn. La reine eut beau se cramponner aux rênes, elle se sentit glisser. Dans un réflexe aussi salvateur que dangereux, elle lâcha le tout, se laissant tomber au sol. Malchance : elle tomba sur son épaule blessée, lui arrachant un cri. Par réflexe, Ronce porta ses mains à son crâne – piètre défense si un des chevaux décidait de lui filer un coup de sabot. Ronce recula sur les fesses jusqu'à temps d'avoir un peu d'espace pour se relever.

Les badauds, aux alentours, les regardaient comme des bêtes curieuses. Une femme se gratta la cuisse à travers sa jupe en tissu grossier, sans exprimer la moindre gêne. Comme si elle se trouvait chez elle.

Ronce essaya de poser sa main sur l'encolure de la monture de Asbjorn, aussi bien pour apaiser la pauvre bête que sa cavalière.

« Ce ne sont pas des... pestiférés, Keisarinna. Paris est une grande ville et... notre système actuel fait que... Certains ne sont pas aussi bien lotis que d'autres. »

Difficile d'expliquer une telle situation qui plus est en face des concernés. Un mendiant à la barbe en broussaille, toute emmêlée, continua pour elle.

« Des crèves la faim qu'on est. » grommela-t-il dans un espagnol boiteux. « On chie, pisse, bouffe et tout ça au mêm' endroit. Pour bouffer on a qu' dalle. » Il eut un mouvement de menton vers les chevaux. « Qu'on serait mêm' prêts à bouffer vos bêtes là. Les gosses ça leur ferait pas d' mal. »
« Z'êtes bien la reine, non ? » grogna la femme de tout à l'heure. « C'est vot' devoir de nourrir vot' peuple. »

Un garçon retira sa gavroche de sa tête. Ses doigts froissaient le tissu.

« Sivousplait m'dame. »


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Jeu 4 Aoû - 11:11
Kay avait observé la course entre la reine et l'impératrice, restant aussi proche que possible de leurs fessiers, n'ayant lui pas l'habitude de chevaucher une monture, contrairement à ces deux royautés. Il les avait bien entendus et il ne fallait pas le prendre pour une buse non plus.

Il n'avait peut-être pas autant profité des maisons closes durant les enquêtes comme Connor, son bras droit de Saint-Pétersbourg, mais il était plus renseigné sur le sujet que la reine de France. Par contre comparé à la dirigeante de la Scandinavie, rien n'était si sûr vu son ton assuré dans les sous-entendus.

Le cri de la dirigeante Scandinave avait eu, pour réflexe, à ce que le lieutenant sorte son arme de service de la main droite alors qu'il maîtrisait sa monture en tirant sur le harnais de la main gauche. Mais rien. Rien d'autre que des citoyens pauvres, un peu miséreux. Les paroles de Ronce suffiraient peut être à rassurer la dirigeante Scandinave. Mais cela ne suffisait pas vraiment au lieutenant.

Il avait bien une idée en tête. Mais est-ce que Ronce lui permettrait d'outrepasser ses fonctions ? Le lieutenant demanda à Ronce la permission de prendre la parole, chose qui lui fut accordé. Du coup le russe mit pied a terre et se dirigea vers le bas peuple de France.

— Bonjour messieurs dames. Je me présente : je suis le lieutenants Kay Sokolov. Je suis le garde du corps de sa majesté Ronce de France. Comment vous dire ça... Ne vous en faites pas, je ne vous veux aucun mal.

Le lieutenant de police sortit une flasque de vodka en métal autour de laquelle il y avait plusieurs billets enlacés autour.

— Tenez. Je vous comprends. Je ne peux pas tout régler, mais je suis actuellement logé à Versailles. J'ai pas vraiment de frais à couvrir donc je vous donne ça. Et la flasque d'alcool c'est cadeau de la maison pour Monsieur. Il y a là l'équivalent d'une solde. Ce que tu vas faire c'est réunir tous tes amis du coin et te faire un bon gueuleton de ma part. Et d'ici deux jours présentez-vous de ma part avec…

Kay chercha ce qui pouvait faire office de preuve. Il avait une boite à musique sur lui signé d'un artiste Russe. Sous la boite on pouvait lire « Pour le lieutenant Sokolov. Merci pour cette affaire. »

— Vous leur donnerez cette boite en guise de preuve que vous venez de ma part. Elle n'a aucun valeur marchande. Ne vous amusez pas à la revendre. Bref vous viendrez et je vous ferais passer mon test. L garde de la capitale a besoin de nouvelles recrues. Si vous passez mon test je vous engagerais pour les messieurs. Et les demoiselles qu'elles soient propres et avec leur plus belle toilette. Il me semble qu'on a besoin de quelques dames de chambre.

Kay se retourna vers le duo de royauté.

— Du moins si tout cela convient à notre reine et son invitée Keisarinna Asbjorn, dirigeante de la Scandinavie. À qui vous devez cette rencontre qui pourra changer vos vies.

Le lieutenant savait bien que Ronce ne pouvait pas dire non. C'était plus pour que la gloire retombe sur la dirigeante du pays. Kay avait sorti, par réflexe, son paquet de clope et en allumant une toujours par réflexe avant de se souvenir de cette foutue règle. Il tendit la cigarette à l'homme avec qui il avait discuté et lui donna le paquet.

— Tu en prendras une à ma santé.

Kay attendait maintenant qu'une des deux royauté prenne la parole, subissant peut être une remontrance pour ce zèle dont il avait fait preuve.


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Ven 2 Sep - 20:04
Des visages, et pas des moindres. Des édentés, des à moitié crevés, des fatigués, des malades, des yeux morts et accusateurs autour d'eux. Et la reine de France, qui tombe. Réflexe oblige, la Keisarinna est déjà à terre, tendant une main vers la souverraine qui a le reflexe de se protéger des sabots. Elle avait déjà reculé un peu le temps qu'elle l'aide à se relever, alors qu'Asbjorn dévisage les badeaux derrière elles. Avec une posture de protection vers Ronce, elle finit par rediriger son regard vers elle quand elle balbutia a mi voix la triste vérité sur les personnes autour d'eux. Des pauvres. Juste des pauvres. Asbjorn en a un mouvement de recul, les yeux exorbités, et abandonne tout de suite son air patibulaire et méfiant. Des pauvres, par Odin. Même le miroir déformé de ses jeunes années à se faire rosser par un père alcoolique n'avait pas ce reflet aussi sale.

“V'voulez dire que vous avez rien ?” Demande-t-elle presque hébétée. Jamais elle n'aurait imaginer une réalité pareille. Jamais un seul instant que cette énorme opulence française cachait une saleté environnante.

Elle se tourne Ronce, elle ne sait pas vraiment si elle est plus choquée que furieuse, mais elle la dévisage avec une profonde incompréhension. “Vous vivez là dedans.” Elle désigne l'immense château de Versailles par dela les arbres, sans lever son regard du sol. “Juste à côté de ça.”

Un semblant de la richesse du chateau pourrait au moins leur offrir un début de vie correcte. Mais ça. Ça même dans le royaume de Hel ça n'avait pas sa place dans l'imagination de l'impératrice.

Elle finit par relever la tête vers le Lieutenant. Qui commença à discuter avec les indigents. Leur proposant l'air de rien, de l'argent, de la boisson, et même une perpective d'emploi. C'était un peu ce qu'elle essayait de faire depuis qu'elle avait intégré le trône de Scandinavie. Refaire à neuf et offrir un nouvel avenir à ceux qui n'ont jamais eu la chance de briller dans l'ombre de nobles trop heureux d'être engraissés depuis des générations sur une fortune que même les dieux préféreraient donner à quelqu'un d'autre. Et Odin sait que les arses étaient pingres.

Asbjorn profita qu'il eut terminée pour retirer un de ses bracelets en argents qui ornait un de ses poignets. Si elle n'aimait pas spécialement les bijoux, elle avait du s'y faire vu que même les paysans ne voulaient pas servir quelqu'un qui n'avait aucune richesse sur lui. Elle le confia au jeune garçon qui triturait son couvre chef avec ses petits doigts.

“Revends ça. C'est de l'argent forgé par les nains, demande le prix fort. T'inquiètes pas, ils te le donneront.”

Elle retira la fourrure sur ses épaules pour la donner la femme non loin de Ronce. “C'est du daim des montagnes. C'est hors de prix, et au pire cela pourrait te servir en cas de coup de froid. L'hiver arrive bientôt.”

Et en dernier geste, elle retira le diadème qui lui servait de couronne, et qui était toujours aussi inconfortable malgré le temps, pour la tendre à une autre femme à côté. “Ça c'est assez cher pour payer au moins 5 maisons dans ce patelin. Partage avec le reste, et trouvez vous un endroit moins crade pour élevez vos gamins.”

Elle recula et se tourna vers la Reine, attendant qu'ils déguerpissent tous avec leur nouveau trésor, et elle demanda, d'un air qui trahissait un espoir un peu trop juvénile :

“Dites moi qu'on vient de voir le pire. Que la France n'est pas construite sur la misère de pauvres gens.”

C'était plus une supplique qu'une question.


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Sam 8 Oct - 19:21
Est-ce qu'elle était une mauvaise souveraine ? Ronce se posait sincèrement la question tandis que le lieutenant et la Keisarinna offraient de quoi aider ces gens pour, allez savoir combien de temps. Était-ce si simple que cela que d'aider un peuple ? Ronce ne savait pas, ne savait plus. Malgré ses 126 ans elle se tassa lorsque la Keisarinna lui parla, redevenant une gamine, une jeune fille qu'on avait jeté sur un trône avec simplement quelques cours théoriques dans la cervelle. La laissant mener, à elle toute seule, son baptême du feu.

« Rentrons. » fut sa seule phrase laconique tandis qu'elle tournait le dos à tous ces gens, qu'elle les entendait deviser dans leurs patois. Elle grimpa sur sa monture avec un regard éteint, avança pour partir. Quitter cet endroit sordide.

La parole lui revint alors qu'ils traversaient la Seine, presque entièrement emmitouflés par la foule.

« Toute grande ville a ses pauvres. Lorsque nous avons eu cette... épidémie... » Elle n'osait pas prononcer le terme de la maladie, Delirium, comme si cela pouvait l'invoquer. « … j'ai veillé à ce que Versailles aide à la production de nourriture. Mère avait fait ériger une réplique de ferme. Il ne manquait plus que des bras pour activer toute cette machinerie. Cela n'a pas pu sauver tout le monde. »

Est-ce que cela avait, au moins, sauver quelqu'un ? Parfois elle se le demandait.

« Ne croyez pas que j'aime cette situation Keisarinna. Si je pouvais stopper la faim et la pauvreté dans tout mon royaume, je le ferais. Je ne rejeterais la faute sur personne d'autre. Ni sur mes conseillers, ni sur mes ministres. Je suis l'unique responsable. »

Rejeter la faute revenait à fuir, purement et simplement. Elle était souveraine et devait agir comme tel. Doucement son dos se redressa.

« Si vous avez des critiques à faire en mon encontre, Keisarinna, je les recevrais. Après tout c'est par les critiques qu'on s'améliore. Il est en de même pour vous, lieutenant. Je dois vous remercier tous deux pour ce que vous avez accompli aujourd'hui. »

Lâchant les rênes de sa monture qui avançait au pas, Ronce posa ses mains gantées sur celles des deux cavaliers qui l'encerclaient. En un geste d'affection sans aucune retenue. Elle pouvait agir ainsi car la Keisarinna était de ces femmes qui ne voyaient aucun inconvénient au contact physique.

« Et je suis navrée que vous ayez vu cela... Mais vous l'aurez probablement su un jour ou l'autre. »

Versailles se profilait déjà devant eux. En le voyant Ronce se rendit compte bien combien la majesté de ce château tranchait avec la crasse des rues populaires. C'était aussi glaçant et vexant qu'un crachat en pleine figure. C'était presque à se demander comment aucune révolution n'avait été encore fomentée contre la couronne. Peut-être parce que personne n'osait, ou que les infortunés croyaient que c'était là dans l'ordre des choses.

Ronce glissa son regard sur Kay. Et si un jour, par un miracle quelconque, cet homme devenait roi, cela changerait-il les mentalités ? L'avenir se trouvait-il là, dans le mélange du populaire et de l'aristocrate ? Elle ne pouvait qu'y croire et y espérer en attendant de trouver meilleure solution.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Octobre 5. Sortie champêtre   Aujourd'hui à 17:14
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Octobre 5. Sortie champêtre

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