Virgin Bullet [Fin septembre 05] ~ PV Lett

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Wed Farkas
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Wed Farkas
Mer 9 Mar - 1:45
Son corps gisait sur les pavés de cette ville chinoise. Une large flaque écarlate s'étalait sous lui. Il restait immobile sous le regard indifférent du garde qui venait de lui tirer dessus. Du bout de la botte il poussa le Loup. Le manque de réaction de la victime lui fit hausser les épaules. "Une atrocité en moins" pensa l'homme qui reparti rejoindre son collègue, peut-être que lui aurai une meilleure prise.

Sur le sol chinois, Wed cherchait de l'air. Son flanc le lançait atrocement, des étoiles dansaient devant ses yeux. Il n'arrivait plus à bouger, à faire le moindre mouvement. Comment en était il arrivé là ? Le Corbeau ? Comment allait le Corbeau ? Est ce que le borgne allait vivre ? Il en doutait. Ses cheveux blancs tombaient sur son visage et sa peau trop pale le devenait encore un petit peu plus. Il n'avait plus aucune force que ce soit physique ou moral. Par contre, il ne voulait pas mourir. Pas ici, pas comme ça. il devait retrouver la sorcière ! Il devait retrouver son oeil. Il devait continuer d'avancer.

Mais que faire ? Il avait froid. La tête lui tournait bien qu'elle repose sagement dans la rue. Les fantômes avaient fuit. Il n'y avait plus rien n'y personne. Il allait vraiment finir comme ça ?

Doucement il ramena sa main contre sa blessure et ne pu rien faire de plus. La fatigue était trop importante. Sa dernière paupière devint infiniment trop lourde et se ferma pour plonger l'esprit encrassé de douleur de Wed dans un noir complet.

Il lui fallait un miracle.
Wed Farkas
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Lett Stjerners
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Lett Stjerners
Mer 9 Mar - 12:34
Tu n'avais aucune envie de retourner en Asie, mais tu n'avais pas eu le choix. Stellan t'avait confié une mission que tu n'avait pas pu refuser. Il t'aurait fallu lui expliquer ce que t'était arrivé au Japon, et tu ne pouvais juste pas. Tu avais déjà beaucoup de mal à ne pas rougir en te souvenant de ce que la renarde t'avait fait, alors en parler avec qui que ce soit t'était tout simplement impossible. Tu avais donc été contrainte d'accepter cette livraison spéciale que tu devais acheminer en Chine.

Tu n'y étais pas passée la dernière fois que tu étais venue dans le secteur, et tu fus quelque peu soulagée de voir que l'ambiance n'était pas la même qu'au Japon. Néanmoins, Stellan t'avait prévenu que les hybrides étaient très mal vus ici, et cela t'angoissait beaucoup. Tu cachais tes jambes bien plus qu'avant, allant jusqu'à refuser que Stellan ne les voit, afin de chercher à les améliorer notamment. Tu ne supportais plus l'idée que quelqu'un découvre ta nature métallique. Et tant pis si l'argent se dégradait.

La livraison que tu devais accomplir se passa sans encombre, et tu fus libre bien plus tôt que tu ne t'y attendais. Ta curiosité t'avait poussée jusqu'à un petit village non loin de là où tu devais prendre ton train quelques jours plus tard. Un village réputé charmant, avec une ambiance particulière, dans lequel se tenait le fameux festival des fantômes. Mais, malheureusement, tu te perdis en chemin et lorsque tu arrivas sur place, les animations étaient terminées et le village était presque désert. Déçue que tu étais, tu décidas tout de même de te promener dans les ruelles, afin de profiter de ta solitude paisiblement. Mais comme à chaque fois que tu te retrouvais seule, sans rien de particulier sur lequel réfléchir, tu repensais à la renarde et à ses flammes. Un lampion allumé t'y faisait penser. Un ruban de soie pris par le vent. Le moindre détail ramenait ton esprit vagabond dans cette pièce infernale où tu avais été marquée.

Perdue dans tes pensées, tu ne vis presque pas l'homme qui gisait au sol, non loin de toi. C'est l'odeur du sang qui perturba le fils sombre de tes souvenirs. Tes yeux se posèrent alors sur le corps meurtri d'un jeune homme aux oreilles de loup. Un hybride. Un queue dépassait également à côté d'une de ses jambes. Il semblait vraiment mal en point, posé là au milieu d'une flaque de son propre sang. Tu jetas un coup d’œil aux alentours, mais personne n'était en vue. Ton cœur se mit à battre la chamade alors que tu voyais la vilaine plaie qui lui coupait le flanc, te faisant frissonner. Tu t'agenouillas à ses côtés. Du bout du doigt, tu lui touchas la joue. Tu savais pas vraiment quoi faire pour l'aider.

« Monsieur, vous allez bien ? »

Évidemment que non, il n'allait pas bien ! Ta stupidité te désespéra. Fallait-il l'aider ? Le laisser là ? En regardant sa blessure, tu te fis la réflexion qu'il serait bientôt mort, si personne ne faisait rien pour l'aider. Mais tu n'avais jamais fait ça, tu n'avais même pas ce qu'il fallait sur toi. Tu soupiras, en souhaitant n'avoir jamais découvert le corps de ce jeune loup. Tu lui touchas à nouveau le visage, en espérant bêtement qu'il te demanderait de le laisser là.

« Vous êtes vivant ? »
Lett Stjerners
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Mer 16 Mar - 0:45
Il y avait du noir, beaucoup de noir. Que du noir. Wed sentait la pluie lui mouillée qu'un côté du corps, détrempant ses vêtements. Mais ce n'était pas de la pluie. Le Loup leva les yeux au ciel inexistant, il avait ses deux yeux et ne voyait rien. Doucement, il passa une main tremblante sur le haut de son crâne. Rien.

Ses cheveux poussèrent et tombèrent sur ses épaules. Ils étaient bruns. Quelque chose lui chatouilla la joue. Il se la gratta un instant. Une douleur diffuse s'empara de son flanc.

Il grogna.

Le décors changea un instant. Il n'y avait plus que du vert. Du vert de campagne, de l'herbe à perte de vue. Il entendait des moutons bêler plus loin. Il entendait mais pas de la même manière que d'habitude. Ses cheveux étaient attachés par un ruban. Sa queue n'existait plus. Il était Wedhus. Encore. pourquoi ? Il ne voulait pas, il voulait effacer de sa mémoire cet homme, ce berger aux fourberies si petites. Wedhus ne voyait pas loin et sa blague avait duré trop longtemps. Il ne voulait pas redevenir Wedhus. Il aimait le Wed qu'il était maintenant.

- Non ... Q...Quelqu'un...

Le noir revint. Une odeur aussi, chargée, lourde de conséquences inexplicables. Son visage était collé à un mur invisible, impossible de s'en détacher. Il poussa sur ses bras mais la colle qui gardait sa joue sur la surface plane était trop forte pour lui. Ses jambes ne voulaient pas se mouvoir non plus. Il se sentait lourd et extrêmement léger, il n'y avait que ce mur qui ne voulait pas le laisser partir. Que faire ? La peur l'envahi

Il fronça le sourcil et gémit .
Wed Farkas
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Lett Stjerners
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Lett Stjerners
Mer 16 Mar - 14:57
Le garçon-loup gémit après avoir marmonné quelque chose que tu ne compris pas. Quand bien même eut-il parlé de manière plus distincte, tu doutais avoir pu le comprendre tant tu étais inquiète. Pas vraiment à cause de lui, car tu ne le connaissais pas, tu ignorais pourquoi il était dans cet état. Peut-être était-il un être odieux, cynique qui méritait son sort. Après tout, il était en partie loup, et il te paraissait impossible que cela fut un hasard, et les loups t'effrayaient. Mais tu étais inquiète car tu ne savais absolument pas quoi faire dans cette situation. Le laisser là? Oui, peut-être... C'était la réaction la plus prudente à avoir. Tu te relevas et commença à revenir sur tes pas.

Penser à autre chose, le laissa là. C'était la meilleure solution. La meilleure solution... Il allait mourir. Tu le savais, c'était évident. Et alors? Qu'est-ce que ça changerait? L'espace d'un instant, tu eus l'envie puérile mais vivace de lui donner un coup de pied. C'était à cause de lui que tu étais dans cette situation. Tu soupiras, l'esprit torturé par mille questions contradictoires.

Mais tu t'arrêtas tout de même et tu retournas vers lui, d'un pas hésitant. Tu ouvris ton sac afin de voir si tu n'avais pas quelque chose que tu pourrais utiliser pour l'aider. Tu aperçus, en boule dans un coin, une chemise sale. Tu la sortis et la défroissa un peu d'un geste vif. Oui, ça ferait l'affaire. Et puis, s'il n'était pas content, il pourrait aller se faire voir. Tu entrepris de déchirer le vieux vêtement, afin d'en faire quelques bandes. Tu n'avais jamais soigné qui que ce soit, mais tu avais lu quelque chose là-dessus un jour, et, même si le souvenir était aussi fin que du papier de soie, tu t'efforças de reproduire les gestes. Tu lui bandas tout le torse, sans trop serrer tout de même. C'était très mal fait, il y avait du sang partout et tu étais à peu près certaine que ça n'avait servi à rien, mais, dans l'état actuel de tes connaissances, tu ne pouvais pas vraiment faire mieux. Tu observas ton œuvre informe avant de secouer légèrement son épaule.

"Je viens de vous bander. Vous sentez la différence?"
Lett Stjerners
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Mar 22 Mar - 22:32
Ah, Il flottait maintenant, tout doucement dans un liquide chaud et un petit peu trop visqueux à son goût. Comme un sirop de fraise. Epais et collant. Mais pas sucré bizarrement. Beaucoup moins agréable au goût que le sucre à la fraise. Pourtant c'est un goût que Wed reconnait. Mais impossible de mettre un mot dessus. Ca lui rappelle son passé. Il se mit à penser à des moutons. A ses moutons quand il était encore berger, ses moutons qu'il devait tondre et surveiller et garder et tuer et manger. Une vie pleine de routine que le Loup ne voulait finalement pas vivre. Il lui manquait un oeil et il avait complétement changé d'apparence mais sa vie était pleine de rebondissements et il avait bien envie d'en voir encore des vertes et des pas mûrs quand il y pensait.

L'hybride senti quelque chose sur son torse. Il y jeta un coup d'oeil mais ne vit rien, il sentit aussi son épaule bouger.

Il grogna encore une fois et entrouvrit l'oeil, son regard ne se fixa pas, un voile recouvrait sa pupille puis il sombra à nouveau dans l'inconscience.


Une femme ? Il avait vu une femme avec des cheveux bizarre et sans visage. Ou alors il ne s'en souvenait pas. Mais qu'est ce qu'elle faisait là ? Il était trop bourré pour savoir avec qui il c'était couché ? C'était difficile à croire puisque Wed était tout de même relativement pudique et affreusement puceau. Il se sentit rougir un instant.
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Lett Stjerners
Dim 24 Avr - 11:35
Le garçon-loup s'agita et tu ouvris grands les yeux. Tu te mis à paniquer, sans vraiment savoir quoi faire. T'avait-il vue ? Peut-être pensait-il que c'était toi qui lui avait fait cela ? Cette perspective te mit encore plus mal à l'aise alors que tu regardais autour de toi afin de chercher une sortie. Tu avais vraiment envie de le laisser là et tant pis s'il mourrait, ou non. Après tout ce n'était pas de ta faute s'il était dans cet état-là, tu ne lui avais rien fait. D'ailleurs, peut-être qu'il avait mérité ce qui lui était arrivé, tu ne pouvais pas savoir. Venant d'un loup, cela n'aurait pas été étonnant.

Mais tu ne pouvais pas le laisser là. Quelque chose te pousser à l'aider, tu te disais que si tu le laissais là tu t'en voudrais et tu n'arrêterais pas d'y penser, de penser à lui. Tu frissonnas, perdue entre tes choix. Non, tu ne pouvais pas l'abandonner. Mais que faire de plus, alors ? Tu l'avais bandé, mais tu ne savais pas s'il allait mieux ou non. En vérité tu n'y connaissais pas grand chose en médecine, si ce n'était quelques bases. D'ailleurs, une pensée effroyable te vint à l'esprit. Tu venais de le bander, mais tu n'avais pas nettoyé la blessure. Comme tu pouvais être stupide parfois ! Ce que tu venais de faire été absolument inutile !

Tu te levas précipitamment, regardant autour de toi dans toutes les directions. Tu te mis à courir à la recherche de quelque chose qui pourrait t'aider. Tu avisas bientôt la devanture d'une échoppe entrouverte. Plusieurs pichets étaient posés, sans aucune surveillance. Vivement, tu en pris un, le sentis pour vérifier qu'il s'agissait bien d'alcool, et tu retournas auprès du loup. Tu essayas d'occulter l'idée que tu venais de voler quelque chose en te concentrer sur le garçon-loup. Tu n'avais plus le temps de gamberger. Après t'être agenouillée à côté de lui, tu renversas le contenu du pichet sur le bandage et la blessure du garçon. Cela devait être extrêmement douloureux. Tu te relevas ensuite, le rouge aux joues. Tu cachas le pichet dans un petit recoin, non loin de là et tu courus hors de la ville. Tu avais fait ce que tu pouvais. C'était à présent à lui de voir s'il voulait vivre ou non.

Du moins, était-ce ce que tu te répétais sans cesse...
Lett Stjerners
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Wed Farkas
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Wed Farkas
Jeu 19 Mai - 11:06
Des sensations de l'extérieure l'envahissait, on ne le laissa pas dormir tranquille. Il avait l'impression de remonter à la surface, le liquide poisseux et collant qui le retenait au fin fond d'un océan noir le laissait finalement tranquille. Il retrouvait petit à petit le goût du sang dans sa bouche, le sifflement à ses oreilles, le poids de la vie sur ses épaules et la douleurs. Elle était partout, un cocon de souffrance. Le réveil n'était pas loin. Il l'espérait, ou peut-être que seul son corps voulait se réveil ?

Il sentait la présence de quelqu'un. La jeune fille sans visage qu'il avait vu précédemment ? Si elle n'était pas un rêve, ca devait être elle. Mais .. Pourquoi elle était là ? Le loup avait maintenant une folle envie d'ouvrir l'oeil, d'en savoir plus. Tout lui revenait en mémoire : Le Corbeau, la fuite, la balle, la douleur et puis ... Rien de plus en fait.

Une brulure vint alors, elle lui fit pousser un gémissement puis un hurlement, il ouvrit précipitamment l'oeil et une forte odeur d'alcool lui emplit les narines.

Il se releva difficilement, son côté n'était qu'un havre de douleur -qui puait l'acool maintenant- et la tête lui tournait. il jeta cependant un coup d'oeil à droite puis à gauche avant de se rendre compte qu'il était seul. Pas de jeune fille à l'horizon. L'avait il rêvé ? C'était affreusement probable. En attendant, il ne devait pas rester là. Il devait faire quelque chose pour cette satané balle et rentrer dans un pays où il comprend la langue.

Il se leva donc difficilement et quitta la ville d'un pas chancelant. Il voulait revoir Lucas aussi ...
Wed Farkas
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