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 Décembre 05. Attente ardente. NC-16

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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Jeu 10 Mar - 21:03
Venez me rejoindre à Versailles pour Noël.

Elle l'avait écrit, en toutes lettres, la plume allant plus vite que sa pensée. Ou son inconscient contrôlait sa main avant même que sa conscience n'en soit effleurée. Peu importait la raison, le mal était fait, la lettre envoyée. Et la réponse à la hauteur de ses attentes : brève, allant droit au but. Recevoir un poème d'amour l'aurait surpris. Ce n'était pas le genre du lieutenant de s'épancher ainsi.

Un fiacre, orné du blason de la famille royale française, avait été dépêché auprès de l’aérogare, située à proximité de la gare de l'Est, bâtiment fraîchement érigé, sentant encore bon la peinture. Les rideaux du fiacre avaient été tirés pour que personne ne puisse voir quoi que ce soit. Dans la semi-obscurité, Ronce patientait. Un domestique avait été dépêché vers la sortie des visiteurs, afin de guider le lieutenant au fiacre.

Au sein de l'alcôve qu'était le fiacre, à l'abri des regards, Ronce ôta ses gants. Ces accessoires dont la magie, tissée à même la couture, l'empêchait de faire vieillir êtres et objets. À l'index de sa main droite, brillait une bague. Un cadeau qu'on lui avait offert à l'approche des festivités de Noël, dénuée de nom. Un cadeau anonyme accompagné simplement de rapides instructions, qu'elle s'était empressée de tester.

D'abord sur une fleur, puis un vase, une table, un oiseau, pour finir sur Aubépine qui avait cru mourir d'apoplexie.

Des tests dont les résultats salutaires lui avaient permis de tisser la scène d'aujourd'hui.

La porte du fiacre s'ouvrit. Un rectangle de lumière se dessina, dévoilant la robe jaune mais non le profil de la reine, qui avait veillé à demeurer au fond du fiacre. Le valet eut à peine le temps de glisser quelques mots que le lieutenant entrait, refermant la porte derrière lui. Seul à seule, dans une ambiance presque tamisée avec seulement un cocher conduisant le fiacre, accompagné d'un valet.

La main de Ronce prit celle du lieutenant.

Comme cette fois là, lorsque l'impératrice scandinave lui avait changé son don, Ronce eut la sensation de redécouvrir un sens, de voir le monde avec de nouvelles couleurs ajoutée à la palette.

Elle avait déjà embrassé Kay, taquiner l'homme mais jamais encore elle ne l'avait touché ainsi. C'était la première fois qu'elle sentait véritablement sa chair contre la sienne, et non une simple chaleur à travers le tissu de ses gants.

« Bonjour Kay. »

Ses deux mains saisirent celle du Russe, caressant les doigts.

« Vous avez des mains rugueuses. Que je suis sotte ! Je dis des banalités. … Vous m'avez manqué. »





Dernière édition par Reine Ronce le Jeu 14 Avr - 20:57, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Mer 16 Mar - 21:57

9 heures. Kay était déjà dans le navire volant qui devait se rendre à Paris. Pour toute explication à ce départ c'était que lui et la reine de Ronce de France, entretenaient une relation privée. Bien que la reine avait mis les pieds dans le plat quant au potentiel futur de leur relation, le lieutenant n'avait pas pris la fuite quant aux potentielles responsabilités que cela pouvait engendrer.

Mais pourquoi un départ aussi précipité ? La reine avait « demander expressément de venir les fêter en ma compagnie ». Kay devait avouer que, tout en étant toujours aussi sérieux et méticuleux dans son travail, la reine avait occupé une bonne partie de son esprit depuis qu'ils s'étaient quittés, ne pouvant pas, du moins pour le moment, rester indéfiniment à Versailles.

Il avait répondu, bien sûr, de façon positive à la lettre de la reine, la gardant dans la poche intérieure gauche de son veston. Le lieutenant devait s'avouer à lui-même, et bien sûr il ne l'exprimerait à personne d'autre, que la compagnie de la Ronce lui manquait et, que de ce fait, l'invitation tombait plutôt bien. Il ne se voyait pas inviter la reine Ronce de France dans son appartement. Il devrait peut-être être penser à le ranger, au cas où Ronce aimerait venir voir dans quoi vivait le lieutenant.

Pendant tout le temps qu'il réfléchissait à tout cela, et à la personne qui devait sûrement l'attendre dans ses appartements à Versailles, le navire volant était arrivé à bon port. Kay sortit du navire avec une légère barbe d'un jour, quand il se fit interpeller par un valet de Versailles, qui le dirigea vers un fiacre aux rideaux tirés. Il ne s'était pas attendu à ce que Ronce lui fasse parvenir un moyen de transport. Surtout aux couleurs et blasons de la reine. Mais il est vrai qu'elle avait dit dans sa lettre : « Qu'importe les qu'on-dira-t-on, après tout je suis reine ». Peut être que Ronce voulait justement exposer de quoi surplomber toutes les autres rumeurs avec la seule qui était la vérité. Peut être lui demanderait-il à son arrivé.

Le valet ouvrit la porte du fiacre, laissant le lieutenant monter dans la pénombre qui laissa apparaître une robe jaune. Kay sourit. Elle l'avait bien eu. Il ne s'était absolument pas attendu à ce qu'elle vienne le chercher en personne. Ronce de France allait peut être le surprendre bien plus qu'il ne le croyait.

Kay ne laissa pas le temps au valet de refermer la porte. Le lieutenant le fit tout seul et, rapidement, se plaça devant Ronce sans un mot. La lumière peu présente ajoutait quelque chose de particulier à la situation. Il voyait cette robe jaune qui dessinait encore plus les courbes de Ronce que d'habitude, ainsi que les yeux de la reine, mais il ne voyait pas complètement son visage.

C'est Ronce qui agit la première et prit la main de Kay. La sensation n'était pas la même que celle des jours passées auprès de la reine et du toucher de ses gants. On aurait même dit qu'il touchait de la chair douce et chaude. Mais il savait bien que la reine ne pouvait malheureusement pas faire ce genre de choses sans faire vieillir ce qu'elle touchait. Elle devait avoir de nouveaux gants plus fins, voilà ce que pensait Kay.

« Bonjour Kay. Vous avez des mains rugueuses. Que je suis sotte ! Je dis des banalités. … Vous m'avez manqué. »

Kay sentit la deuxième main de Ronce sur les siennes et cela l'intriguait. Tout en répondant à Ronce il jeta un coup d'œil aux gants de la reine.

— Bonjour Ronce, je dois avou... 

Kay venait de voir qu'aucun gant n'était sur les mains de la reine. Pour tout réflexe, le lieutenant se blottit dans le coin du fiacre, les yeux exorbités. Puis il regarda ses mains, toujours dans le coin du fiacre, le souffle légèrement apeuré.

Rien. Il n'avait aucune séquelle. Le souffle de l'homme se calma, avec le plus de dignité possible, mais avec un air perplexe il s'adressa à Ronce.

— Excusez-moi, mais vos mains ? Je n'ai aucun signe de vieillissement. Comment cela se fait-il ?

Après avoir posé la question Kay repris les mains de Ronce tout en les regardant, et les caressant du bout de ses gros doigts, pour essayer de faire passer inaperçu son petit passage de perte de self-control.

— Vous avez des mains si douces et chaudes. C'est une sensation agréable. Je dois vous avouer que je suis on ne peut plus content de vous revoir. Vous m'avez… manqué aussi, je dois dire.


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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Ven 18 Mar - 23:36
Ce fut difficile de ne pas s'esclaffer de rire à la vue du lieutenant russe, si sûr de lui, bondir en arrière tel un chat qu'on venait d'éclabousser d'eau froide. Par respect pour l'homme, Ronce se retint, se mordant la lèvre inférieure. La scène lui rappelait cette journée où, engoncé dans un corps de femme, Kay avait perdu, plus d'une fois, de sa superbe. Ce ne devait pas lui arriver tous les jours d'être aussi surpris. Ronce s'était même presque attendu à ce que, dans un réflexe, le lieutenant braque son arme de service sur elle.

— Excusez-moi, mais vos mains ? Je n'ai aucun signe de vieillissement. Comment cela se fait-il ?

Ah oui. Elle avait omis de lui parler de ce détail. En même temps elle avait voulu créer la surprise. Ce qui, d'une certaine façon, avait bien fonctionné. Mais elle laissa le temps à Kay de reprendre tranquillement ses esprits, se laissant bercer par ses compliments, certes peu ampoulés, mais indubitablement sincères.

« Je vais tout vous expliquer. »

Ôtant une de ses mains de l'emprise du lieutenant, Ronce tira légèrement sur le rideau de fiacre, juste assez pour laisser passer un rayon de soleil. Sous la lumière la reine fit miroiter la bague à son doigt.

« Cette bague est un artefact magique. Qui annihile mon don pendant quelques heures. Ce n'est qu'un pis-aller, un baume qui ne soignera que, temporairement, mes blessures. Mais, même fragile, un bienfait demeure un bienfait. Je voulais vous toucher au moins une fois de cette façon. »

Les doigts de Ronce caressèrent la joue du lieutenant.

« Vous savez, même la fois où j'avais retrouvé le toucher, je n'avais pu que prendre mon frère dans mes bras. Rien de plus. Je n'ai jamais eu vraiment de contact intime. C'est assez ironique, vous ne trouvez pas ? Nous, les Français, sommes perçus comme un peuple tactile, et sa propre reine ne peut, pas même, recevoir un baise-main sans être gantée. »

Le fiacre roulait sur les pavés parisiens, ponctuant parfois la route de quelques cahots qui arrachaient un sursaut à Ronce. Une main venait parfois se poser sur le haut de sa poitrine, comme de crainte qu'un cahot ne la fasse sortir hors de la cage qu'était le corset.

« Je ne sais ce qu'il en a été pour vous, mais mes devoirs de reine ne m'ont guère laissé de loisir. Voyez-vous, aujourd'hui, je devais encore me trouver au sein du royaume d'Espagne. Je rendais visite à sa souveraine. Mais l'échange fut... plus rapide qu'escompté. »

Un sourire étira les lèvres de la reine.

« Je me suis améliorée en tir. Habituellement, pour calmer mes nerfs, auparavant j'avais recours à la promenade. Mais l’entraînement au tir m'est apparu plus... revigorant. »


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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Dim 20 Mar - 13:07

Alors que Ronce s'apprêtait à donner une explication à Kay, un peu de lumière entra au milieu de toute cette pénombre dans le fiacre.

Les explications étaient simples : un artefact qui neutralisait le pouvoir. C'était à la fois ingénieux et complexe. Il fallait que la bague ne vieillisse pas au contact des mains de la reine, et c'est là que ce devait être le plus complexe. Les doigts de la reine allèrent se poser sur la joue du lieutenant. C'était agréable, il devait l'avouer. Elle avait les mains douces. Il paraît qu'on disait « comme de la soie », mais il n'avait jamais eu de soie entre les mains pour dire si cela était vrai.

Une question lui brûlait les lèvres, mais Ronce ne lui laissa pas le temps de s'exprimer, et il n'allait pas lui couper la parole. Il faudrait, du coup, qu'il se souvienne de demander si cet artefact était à usage unique, ou non.

« Vous savez, même la fois où j'avais retrouvé le toucher, je n'avais pu que prendre mon frère dans mes bras. Rien de plus. Je n'ai jamais eu vraiment de contact intime. C'est assez ironique, vous ne trouvez pas ? Nous, les Français, sommes perçus comme un peuple tactile, et sa propre reine ne peut, pas même, recevoir un baise-main sans être gantée. »

Kay eut une pensée qu'il n'osa pas exprimer sur le moment. Un contacte intime, ils en avaient déjà eu un pourtant, et cela alors que Ronce était gantée. Ces baisers et ce qui s'ensuivit dans la chambre de la reine, ce fameux soir, était tout ce qui y avait de plus intime. Du moins pour lui.

Kay ne put se retenir de regarder la main non gantée, délicatement posée sur la gorge de Ronce. Il avait bien compris que la reine avait peur que cela dévoila un peu plus de son intimité. Mais le lieutenant ne put s'empêcher malgré lui de regarder cette gorge blanche.

— Excusez-moi. Il est difficile de parler avec ces cahots. De plus, bien que vous m'avez grandement surpris, je suis quelque peu troublé.

Kay essaya de cacher quelque peu sa gêne. Mais avoir parlé de contact intime, et observer Ronce maintenir si délicatement sa gorge ne le laissaient pas de marbre. Surtout qu'étant face à elle il ne pouvait échapper à cette vision. Mais il allait essayer de changer de sujet.

— L'Espagne était-elle aussi pénible que cela pour que tu doives écourter ton voyage diplomatique ? Ou est-ce que vos affaires furent très vite conclus avec la reine ? Vous vous êtes donc entraînés au tir. C'est une bonne chose. Il faudra que vous me montriez comment vous tirez maintenant, une fois que nous serons à Versailles. Mais ce qui est étrange est que vous me dites que c'est pour vous calmer. Est-ce lié à la reine d'Espagne ?

Kay avait beau essayer de changer de sujet les paroles que Ronce avaient prononcés, et les cahots qui faisaient un peu trop remuer sa « cage », ne l'aidaient pas. Ainsi le lieutenant prit place aux côtés de Ronce sans un mot. Il prit les mains de Ronce et la regarda dans les yeux.

— Je ne sais pas si ton artefact n'est que temporaire ou non, mais sache que je veux te combler. Bien que mon travail m'a beaucoup occupé tu as hanté mon esprit. Je veux profiter de chaque moment avec toi et si vous tenir la main vous convient je le ferais autant de temps que possible. Ce qui veut dire que je suis le seul à pouvoir actuellement profiter de vos mains. Mais il y a autre chose.

Kay approcha son visage de la nuque de Ronce et murmura quelques petits mots.

— Quand tu parles de contact intime, en tenant ta cage comme ça, c'est déjà très intime. Mais j'ai appris qu'il y a d'autre gestes intimes qui se font en couple. Et sans les mains.

Il avait légèrement potassé son sujet, pour le jour où il reverrait Ronce sans pouvoir lui toucher les mains et sachant que les robes françaises étaient plus « ouvertes ». Kay alla passer sa main dans la nuque de Ronce pour l'approcher de lui, et lui faire deux baisers dans sa nuque dégagée.

— Profitons de ce moment ouù vos blessures sont guéries pour que vos mains me découvrent.


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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Jeu 24 Mar - 23:06
Le dos de Ronce se plaqua contre la paroi du fiacre. Son corps avait agi par réflexe, poussé par l'instinct. Elle savait qu'elle avait la fâcheuse tendance d'aguicher par des paroles à double sens, par des geste un peu osés. Pourtant elle trouvait qu'elle avait su se tenir de façon correcte depuis le retour du lieutenant. Était-ce l'éloignement qui le poussait à se rapprocher ? Ronce n'en avait aucune idée. Acculée dans son propre piège, elle ne put que poser des questions.

« Des... gestes intimes ? Qu'entendez-vous par l-Ah ! »

Un frisson délicieux parcourut son corps, lui arrachant un gémissement. Une main se posa sur sa bouche, par réflexe, mais sa bouche avait été plus prompt que le reste de son corps. Visage tourné vers le fond du fiacre, la reine n'osait tourner la tête gênée d'avoir exprimé... un sentiment de plaisir. Comme si c'était quelque chose d'indélicat, voire d'indécent.

La voix du lieutenant se fit odieusement tentatrice. Plus d'un embryon d'idée traversa l'esprit de Ronce mais, à chaque fois, sa conscience la repoussait. Elle n'avait aucune expérience en la matière, n'osait pas faire un geste de peur de mal faire, ou de provoquer une situation qui lui échapperait. Néanmoins demeurer sans rien faire n'était pas, non plus, une solution.

Lentement, Ronce se retourna vers le lieutenant gardant ostensiblement les yeux baissés. Ses doigts accrochèrent le nœud de cravate, entreprenant de la défaire.

« Ma visite diplomatique en Espagne... fut mouvementée. Pour relater cela, rapidement, disons que sa Majesté Ceniza de Burbona et moi-même ne sommes pas faites pour nous entendre. »

Parler d'une tierce personne, d'un sujet n'ayant aucun lien avec la situation actuelle, lui permettait de laisser son corps agir de lui-même sans réfléchir au moindre geste exécuté. Le nœud de cravate céda, laissant le champ libre à ses doigts pour ouvrir un ou deux boutons de chemise.

« Elle était... tout bonnement exécrable. Elle voulait que je l'appelle Madame ! Depuis quand s'adresse-t-on à une reine de cette façon ? Oh Seigneur, mais que vous est-il arrivé ? »

Le regard de Ronce avait accroché un bourrelet de chair, une cicatrice orné de caillots de sang sombre. Ronce entrouvrit davantage la chemise, ses doigts caressant la blessure, au niveau du petit pectoral droit. La reine s'était si bien rapprochée du lieutenant que, sans le remarquer elle-même, elle s'était juchée sur lui, ses genoux sur les cuisses du Russe.

« Comment vous êtes vous infligé cela ? Lors de votre travail ? La plaie m'a l'air mal cicatrisée... Êtes-vous allé voir un docteur, au moins ? »

Considérant que le lieutenant ne lui répondait pas assez vite, Ronce lui saisit le menton pour lui relever la tête.

« Kay je suis très sérieuse. Vous m'écoutez ? »


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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Lun 28 Mar - 18:10
Il fallait croire qu'il n'avait pas appris n'importe quoi. Vu la réaction de Ronce c'était même plutôt efficace, à en croire le petit gémissement qu'elle venait de laisser entendre aux oreilles attentives du lieutenant.

D'ailleurs, pendant un bref instant, Ronce ne le regardait plus dans les yeux. Il avait été peut-être trop loin pour une reine. Il devait reconnaître qu'il n'avait pas pensé, dans ses recherches, à chercher avec le facteur « reine ». Et pourtant il savait bien qu'on ne devait pas agir de la même façon avec un monarque qu'avec une personne du même rang social que lui. Il devrait essayer de faire attention à ce détail dont il commençait à peine à se faire. Et quel détail : une reine l'aimait, lui, pour sa personne.

Les mains nues de Ronce qui s'approchaient de lui le sortirent de sa réflexion. Sa cravate ? Était-elle mise de travers ? Il avait pourtant essayé de faire attention à sa tenue. Mais le relâchement de la cravate autour de son cou lui fit comprendre que non, bien au contraire, Ronce était en train de lui retirer sa cravate. Une idée saugrenue lui traversa l'esprit. Jamais Ronce n'oserait faire une chose pareille dans un fiacre.

Le lieutenant essaya de rester calme tout en écoutant Ronce parler et en suivant des yeux, du mieux qu'il pouvait, les mains de Ronce.

Kay était quelque peu perdu. Ronce avait l'air de faire cela le plus naturellement du monde. Quand elle ouvrit les deux premiers boutons de sa chemise, il en était sûr : elle voulait le déshabiller, ici et maintenant. Il n'aurait jamais cru la reine capable de faire une telle chose, si naturellement, en parlant de son dernier entretien avec la reine d'Espagne. Kay n'arrivait même pas à tout écouter, attentivement, ce que Ronce lui racontait sur la reine d'Espagne. Il avait juste compris qu'on lui avait demandé d'appeler son homologue « Madame »... Même en privé il ne s'était pas permis ce genre d'appellation.

Mais il ne pouvait même pas répondre ce qu'il venait de penser. Ronce avait ouvert sa chemise, laissant tout le côté droit de son torse à l'air. Après avoir vu la blessure qu'il s'était faite Ronce avait l'air paniquée, tout en caressant la blessure. Cela le chatouillait légèrement.

Mais Kay ne sut même pas quoi répondre comme explication. Il se rappelait très bien comment cette blessure avait été faite, cinq jours avant son départ pour la France. Mais Ronce, juchée sur ses cuisses, laissait apparaître son opulente gorge directement devant ses yeux.

Il avait conscience que ce qu'il faisait n'était pas très correct. Mais il fallait dire que la vue était bien agréable, et son corps ne se gênait pas pour l'exprimer. Il en oubliait que Ronce lui avait posé une question.

«  Kay je suis très sérieuse. Vous m'écoutez ? »

Kay venait de quitter la vision que Ronce lui offrait. Volontairement ? Oui, il était sûr qu'elle l'avait fait exprès. Elle avait commencé à le déshabiller et ensuite s'était mise sur lui dans cette position on ne peu plus provocatrice. Il était presque sûr qu'elle lui demandait, indirectement, de faire la même chose qu'elle, mais sur les vêtements de la reine.

Kay regarda Ronce dans les yeux, légèrement gêné par les pensées qui fusaient à tout allure dans sa tête. Kay tenta de rester maître de ses émotions et ne repoussa pas Ronce, laissant sa gorge en proie aux cahots.

— Vous êtes belle.

Ce furent les premières paroles qu'il prononça, avant de voir la seconde main de Ronce sur cette blessure. Elle avait du le questionner là-dessus. Il passa son bras gauche autour des hanches de Ronce, et reprit ses esprits pour lui parler.

— Cette blessure je me la suis faite en service il y a quelques jours. Un débris dû à une explosion. Bien que je l'avais soigné moi-même, je crois que la plaie s'est rouverte. Je vais devoir la nettoyer de nouveau.

Kay regarda Ronce dans les yeux. Cette position était vraiment très osée. Si quelqu'un ouvrait la porte du fiacre tout le monde penserait qu'ils s'apprêtaient à passer à l'acte : lui étant en partie torse nue, et Ronce juchée sur lui, ses genoux sur les cuisses du lieutenant. Mais il devait se l'avouer c'était plaisant. Bien que Ronce n'avait pas l'air de se rendre compte que sa position était très érotique, même pour une Française.

Kay devait agir avant que Ronce s'en aperçoive. Sinon elle serait sûrement tellement gênée qu'elle resterait sans plus rien dire du reste du trajet.

Ainsi il entreprit une tâche ardue. Son bras, qui était autour des hanches de Ronce, la rapprocha de lui et de son torse à demi dévêtu, pour ensuite faire glisser Ronce sur le côté, échangeant ainsi leur place.

— Je suis désolé. Mais l'autre position était un peu trop cavalière, même pour moi. Votre gor... Bref oubliez. Dites-vous que je vous préfère ainsi positionnée. Si cela te va, bien sûr.

Enfin si cela convenait... Il ne lui avait pas trop laissé le choix et ne comptait pas vraiment le lui laisser. Pour le moment il voulait lui aussi profiter de la vue moins dévoilée. Kay leva la main et alla caresser la clavicule de Ronce, d'un air sérieux et concentré. Il ne savait pas jusqu'où il irait. Il n'avait rien lu sur l'art des caresses, et de la façon de déshabiller une Française.

— Ronce…

Mais aucun autre mot ne sortit de la bouche du Russe. Il se releva et prit place sur la banquette en face. Il s'était souvenu que Ronce voulait rester jeune fille. Il avait du mal à analyser la situation. Bien que la gorge devant ses yeux était agréable, et plutôt éloquente selon lui.


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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Dim 3 Avr - 22:49
Quelque part, très loin, dans l'esprit de la reine, une alerte sonna.

Même en méconnaissant grandement la « chose », certains signes ne pouvaient pas tromper et certaines situations demeuraient assez éloquentes. Il faut dire qu'il était rare qu'un homme soit au-dessus d'une femme, dans une position horizontale. Soit c'était dans le but de la protéger de dangereux malandrins, soit dans le but d'opérer ses devoirs conjugaux. Et vu que le carrosse ne subissait, actuellement, aucune attaque, Ronce penchait pour la seconde option.

D'où l'alarme grésillante qui la tétanisait.

Elle devait faire quelque chose, dire quelque chose, mais quoi ? En désespoir de cause, la reine leva les deux mains telle une criminelle prise en faute et se livrant, toute entière, à la justice.

« Kay, je... Je crois qu'il y a eu méprise... Je ne voulais pas... Mon souhait de demeurer jeune fille est toujours présent. Je m'en veux si je vous ai fait croire autre chose... »

Ronce détourna la tête, le souffle court.

« Puis ce serait particulièrement cavalier de mener la première consommation dans un fiacre, vous ne trouvez pas ? »

L'expérience devait être exaltante, sans aucun doute, mais bien trop pour une jouvencelle comme elle.

En guise de réponse, le lieutenant se retira pour s'asseoir en face d'elle et chuchoter son nom. Ronce demeura, le temps de quelques battements de cœur, allongée, tâchant de reprendre contenance et, quelque peu, ses esprits. Le visage cuisant, elle se remit sur son assise, ignorant sa coiffure qui, lors de ce chavirement, avait perdu de sa superbe laissant des mèches s'éparpiller en tout sens.

« Vous... Vous devriez vous rhabiller. Si jamais nous arrivons... Je ne voudrais pas qu'il y ait méprise sur votre compte. »

Le regard de Ronce se posa sur une cassette disposée près d'elle, dans un recoin du carrosse. Après une hésitation, la reine s'assit pour la poser sur ses genoux et l'ouvrir. Elle en tira des allumettes qui, à première vue, ressemblait à n'importe quelle allumette qu'on pouvait acheter, pour un sou, auprès d'un marchand dans la rue. Néanmoins, en y portant bien le regard, on pouvait déceler de fins filigranes sur la tige de bois. Telle une écriture sibylline.

« Ce sont des allumettes du désir. En l'allumant, on voit ce qu'on désire le plus en cet instant même. »

Ronce s'humecta les lèvres, oscillant entre la honte de déclamer de tels mots face à Kay et l'envie pressante de mener ce tour de magie.

« Ce n'est pas un test pour m'assurer de vos sentiments. Simplement je voulais essayer ce tour avec vous. Si vous le voulez, nous les allumerons en même temps. »

Refermant la cassette, Ronce déposa dessus une petite boîte d'allumettes afin d'opérer le déclenchement de la flamme.

« À trois vous m'allumez... L'allumette, j'entends ! »



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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Mar 12 Avr - 21:12
Comme il l'avait pensé la reine n'avait pas eu vraiment conscience, sur le moment, des gestes et du désir qu'elle avait provoqué chez le Russe. Bien que relever le défi de le faire ici, et maintenant, ne lui faisait pas peur le moins du monde, il n'était pas sûr que la position soit confortable. Sauf si la reine lui grimpait dessus...

« Vous... Vous devriez vous rhabiller. Si jamais nous arrivons... Je ne voudrais pas qu'il y ait méprise sur votre compte. »

— Il est vrai qu'entre ta coiffure légèrement décoiffée et ma chemise ouverte, les domestiques qui ouvriront la porte du fiacre, à Versailles, pourraient bien croire des choses qui feraient, sûrement, naître encore une de ces rumeurs à ton sujet, Ronce.

Kay retira sa cravate, la posant à côté de lui pour mieux reboutonner sa chemise, jusqu'à l'avant dernier bouton. Il laissa la cravate volontairement sur le côté pour tester la reine de France.

Mais, à sa grande surprise, avant même de pouvoir tester une potentielle réaction de Ronce, c'est cette dernière qui le testa et d'une façon plutôt… inattendue. Surtout après tout ce qui venait de se passer, alors qu'elle lui avait renouvelé son envie de rester jeune fille.

Ronce lui demandait de craquer, là, maintenant, une allumette qui exprime le désir de l'instant. Pendant un instant Kay se demanda si, en fait, la reine n'était pas une grande sadique dans l'âme. Ou si ces années à attendre la personne de son cœur n'avaient pas développé une certaine faim qu'elle réprimait au fond d'elle pour la nuit de noces.

« Ce sont des allumettes du désir. En l'allumant, on voit ce qu'on désire le plus en cet instant même. »
— Vous êtes… sérieuse ?

L'air gêné de Ronce, et ses yeux qui brûlaient d'envie de faire cela avec lui, lui firent comprendre que, oui, elle était sérieuse.

« Ce n'est pas un test pour m'assurer de vos sentiments. Simplement je voulais essayer ce tour avec vous. Si vous le voulez, nous les allumerons en même temps. À trois vous m'allumez... L'allumette, j'entends ! »

Kay se frotta les sourcils avec le pouce et l'index.

— Vous allumez, je ne sais pas si je pourrais. Bien que je l'espère je dois avouer. Mais une chose qui est sûre c'est que vous êtes, en train, de m'allumer ouvertement. Mais à trois craquons cette allumette. Bien que je me doute de ce qui risque d'apparaître, pour ma part, et je tiens à vous dire que je l'assume totalement.

Kay compta jusqu'à trois et craqua l'allumette, laissant la fumée jouer son désir le plus profond du moment. Il ne fallut que quelques secondes pour que la fumée prenne l'apparence, dans un premier temps, d'une lieu facilement reconnaissable vu qu'il s'y trouvait actuellement. Puis la fumée se détailla un peu plus avec Kay, assis dans un coin du fiacre, avec une personne sur lui. La fumée continua à se détailler pour laisser apparaître la reine, Ronce de France, assise sur les genoux du Russe, jambes écartées sous les jupons, et les cheveux détachés le long de son dos. La gorge de la reine était nue, sortie de sa cage.

Dans la fumée Ronce venait, après s'être installée sur Kay, de lui dévoiler sa poitrine qui bougeait au rythme des cahots, et sûrement d'autre chose. Une des mains de Kay était légèrement placée en dessous des hanches de Ronce, et une autre profitait de la gorge royale, malgré les légers rebonds. Parce qu'il s'agissait de son désir, Kay comprenait d'où prévenait les rebonds et ce qui se passait sous les jupons.

Kay ne détourna pas les yeux. Il se doutait qu'il n'allait pas désirer juste boire un verre de vodka avec Ronce. Pas après ce qu'il venait de se passer. Maintenant c'était au désir de Ronce d'être exprimé aux yeux de Kay. Il comptait bien regarder entièrement ce que la fumée lui montrerait, sauf si la reine lui empêchait, d'une quelconque manière, de regarder jusqu'au bout.


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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Mar 19 Avr - 15:06
Avertissement. Présence d'érotisme.


L'allumette tournait entre les doigts de Ronce. Hésitante. Il était évident, qu'une fois encore, la souveraine perdait le contrôle, sa langue allant plus vite que sa pensée, agissant sur l'impulsion du moment sans songer aux conséquences. Ce ne fut que sous le flot des paroles du lieutenant que la reine saisit que le « désir » pouvait se teinter d'une saveur charnelle.

Ses doigts se crispèrent sur l'allumette au risque de la briser. Une reine n'avait qu'une parole. Elle ne pouvait se permettre de revenir dessus.

Malgré la boule qui obstruait sa gorge, le battement de son sang dans les oreilles, Ronce observa le tour de magie. Examina le désir grandissant du lieutenant que la fumée dessinait en arabesques vaporeuses. Tableau vivant éphémère, écho de gravure érotique saisissante de réalisme. Les doigts de Ronce tremblaient lorsque la fumée s'effaça, et que sa main se levait pour allumer sa propre allumette.

« À mon tour... »

L'angoisse au bord des lèvres, Ronce fit naître la flamme.

Aucun décor chimérique ne fut dressé, laissant toute place à l'imaginaire. Le double vaporeux de Ronce se trouvait allongé, nonchalamment. Tête renversée contre un oreiller, yeux clos, elle se laissait gagner par l'ivresse des caresses que lui prodiguait le double vaporeux de Kay. Les jupons avaient été si bien retroussés qu'on pouvait discerner la dentelle, et les rubans, ornant les bas royaux. Sous la ceinture de la reine, le Russe s'activait. Sa langue explorait la chair royale offerte, sinuant depuis la cheville, remontant le long de la jambe, s'approchant de plus en plus de son bas-ventre.

Ronce se leva d'un bond. Ses doigts mouchèrent la flamme, dissipant le sortilège. Sous l'assaut d'un énième cahot, la reine manqua de tomber sur le lieutenant. Mains plaquées contre la paroi, Ronce se retrouvait nez à nez avec Kay. L'expression, crue, de son désir l'avait plongé dans l'embarras. Après tant d'années, cloisonnée dans ses obligations, son innocence, Ronce découvrait l'affection, l'amour selon les adultes, teinté de sensualité.

Comme tout être face à une découverte, elle était partagée entre l'excitation de la nouveauté et la peur de l'inconnu.

Lentement la reine s'assit sur les genoux du Russe, en amazone. De l'index, Ronce écarta le rideau masquant l'ouverture du fiacre, jetant un bref coup d’œil dehors. Le rideau fut remis en place. La main de Ronce saisit celle de Kay, la posant sur sa poitrine.

« Vous pouvez la toucher. »

Ronce appuya la pression de sa main, empêchant le lieutenant de refuser.

« C'est bien... la moindre des choses... après tout ce que je vous ai fait subir... non ? »

Par à-coups, la reine jetait des coups d’œil. Si elle avait bien calculé il ne leur restait que quelques minutes avant d'arriver à Versailles. Le temps leur était compté.


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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Mar 3 Mai - 13:04

En voyant le désir que l’allumette de Ronce avait laissé apparaître, Kay était quelque peu content et excité. Mais maintenant il était sûr que Ronce, au fond d'elle, désirait la même chose que lui. Connaissant la reine le désir aurait pu être de manger quelque chose de sucré avec le lieutenant, des gâteaux par exemple.

Kay se retint de rire quand Ronce dissipa son propre désir. Il voulut faire une simple remarque concernant les mouvements de la reine, lui dire que ce qu'elle faisait n'effacerait pas ce qu'il avait vu. Mais Ronce lui tomba presque littéralement dans les bras, lui coupant tout opportunité de dire quoi que ce soit. Dire une telle chose en la regardant dans les yeux, à cette distance, aurait pour effet simplement de tout refroidir. Même un rustre comme lui savait ça.

Quand Ronce s’assit sur lui il avait, en premier lieu, peur qu'elle sente quelque chose d'intime. Mais n'ayant aucune réaction sur le sujet il pensa que les jupons devaient amoindrir la chose. Mais il savait une chose. Avec cette ballade Ronce était capable de bien des choses, bien plus qu'elle ne le laissait l'entendre depuis le début de leur relation. Et il ne savait pas si il devait s'en réjouir ou se frustré d'avance.

C'est là que Kay ne comprit plus rien. Ronce venait de placer la main du lieutenant sur la chair de sa gorge. Ce n’était peut être qu'un contact de chair, mais un contact intime pour lui. Certains muscles se firent plus durs à cette douce sensation. Dans un premier temps, par réflexe, il avait essayé de retirer sa main. Mais Ronce lui avait empêché de le faire, l'autorisant de vive voix à continuer.

— Tu es sûr ?

Il allait ajouter qu'il ne pourrait plus se retenir longtemps si elle continuait ainsi. Il laissa sa main sur la gorge de Ronce, la prenant plus en main. Il fit même descendre le morceau de robe qui était sur l’épaule gauche, découvrant cette partie de l'intimité de Ronce.

— Je ne peux plus résister. Je te désire Ronce.

Kay plaça sa tête sur l’épaule dénudé de la reine et commença à embrasser de la même façon qu'il avait vu dans le fantasme de Ronce, mais sur cette épaule dénudée. Kay commença à descendre un peu plus le tissu de la robe de la reine.

— Ronce j'ai envie de toi, ici et maintenant.

Kay ne remarqua même pas que le fiacre venait de s’arrêter. Il ne pouvait plus se retenir. Il désirait la reine de France. Bien que le fiacre n’était pas le meilleur endroit, il était prêt pour essayer, en cette instant même, de passer à l'acte avec Ronce.


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MessageSujet: Re: Décembre 05. Attente ardente. NC-16   Jeu 19 Mai - 23:04

« Ah ? »

Moins qu'un mot, ce n'était qu'un son étranglé qui sortait de sa gorge compressée. Là, elle était coincée. D'un côté elle s'était doutée, à demi, que la situation allait prendre cette tangente. C'était comme agiter un bol de viande devant un affamé – tout le poussait à succomber à la tentation. Et elle n'allait sûrement pas se jeter hors du fiacre fuyant, telle une jouvencelle de roman qui craint le grand méchant loup.

Son épaule cogna la paroi du fiacre lorsque ce dernier freina. Ils étaient arrivés. Ronce visualisa, avec une facilité déconcertante, la cour d'entrée de Versailles, le fiacre entouré de la foule bigarrée des nobles. Sa main se posa sur la bouche du Russe, l'empêchant de dire quoi que ce soit.

« Pas maintenant. » À noter qu'elle n'avait pas dit non. « Rhabillez-vous. Tout de suite ! »

Déjà Ronce s'empressait de remonter sa robe, ajustant le corset avec l'aide du lieutenant. Dehors le gravier crissait sous les pas du cocher et du valet qui discutaillaient avec une domestique de passage. Bénie soit l'impromptue qui les ralentissait. Avant de pousser la porte du fiacre, Ronce se tourna vers Kay.

« Rejoignez-moi dans ma chambre dans vingt minutes. Par le petit corridor. »

Passage secret qui permettait de se glisser dans ses appartements et par lequel, feu son père, recevait ses maîtresses. Le corridor retrouverait aujourd'hui son usage premier.

Lorsque le lieutenant rejoignit la reine, il trouva une femme frémissante de désir qui se jeta à son cou, éperdue. Se laissant gagner par les sentiments, taisant la raison, se jetant dans le vide de crainte de regarder en arrière une fois de trop. Sa chevelure blonde se répandit sur les draps tandis que ses lèvres étouffaient les gémissements et les cris. Car il n'y a que, dans les romans, que la première fois se déroule sans anicroche.

Ce jour-là, Ronce fut maladroite comme une enfant, passionnée comme une amante.

Ce jour-là, la Reine vierge ne fut plus.

Fin


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Décembre 05. Attente ardente. NC-16

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