Qui de l'Humain ou de l'Androïde est monstre ?

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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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Sam 2 Avr - 17:40




Janvier de l'An 06



Une masse de personne est rassemblé autour de la place de la ville Three Oaks, à la frontière du Michigan. Clarke se tient au milieu de la foule face à un individu pour le moins étrange...

Son visage était tuméfié. Les bleus et les coups avaient défiguré les traits faciaux, rendant la face de l’individu méconnaissable. Des tremblements parcouraient le corps de l’individu agenouillé de force, face à Clarke. De lourdes chaînes, semblables à celle d’un esclave, entravées ses mains et ses pieds. La personne avait tout l’air d’être quelqu’un de normal. Bien sûr, il aurait fallu omettre la présence de ses membres métalliques, qui avaient remplacé ses deux bras et l’une de ses jambes.

Les gens autour de lui le regardaient avec un regard curieux, parfois effrayé, voire fasciné. Jamais auparavant, une telle créature avait été exposée aux yeux des habitants du Michigan. Même la femme la plus petite du monde semblait faire pâle figure à côté de lui. Des murmures montèrent rapidement « Monstre », « Est-ce qu’il est humain ? », « Regardez ses bras et ses jambes. ». Tous se demandaient l’origine d’un tel personnage.

Vous vous demandez sûrement ce qu’on lui reproche ? C’est simple, on l’accuse de l’enlèvement et séquestration d’enfants. En effet, au cours des dernières semaines, une dizaine d’enfants à travers l’état avaient disparu sans laisser aucune trace. Les familles étaient désespérées et les autorités désemparées, à tel point que l’affaire remonta jusque sur le bureau de Clarke. Une atmosphère nocive avait envahi les villes. « Rendez-nous nos enfants ! Rendez-nous nos enfants ! NOS ENFANTS ! » réclamait le peuple dans un vacarme infernal.

Finalement, les enfants ne revinrent pas, sauf un, dans les bras de métal de cet « homme », qui fut appréhendé sans aucune somation. Il s’en est fallu de peu pour qu’il soit amené devant le géant. Ce dernier avait été informé à la dernière minute de la capture et stoppa à temps ses geôliers qui s’apprêtaient à l’exécuter en l’écartelant par les quatre membres. S’il ne pouvait pas avoir sa tête, dans ce cas les citoyens voulaient avoir un aperçu du « monstre » qui avait osé s’en prendre à leurs enfants.

Il clamait son innocence aussi forte que sa voix pouvait supporter. Mais à cela, les autochtones répondaient par des insultes et des menaces. Comment osait-il ?! Lui, ce monstre ni homme, ni machine ! Seul, parmi la foule déchaîné et les gardes dépassés par la masse qui poussée, Clarke observait avec attention l’individu. Il avait entendu dire que d’étranges créatures peuplaient l’Amérique. Mais jamais, il aurait pensé tomber nez à nez avec… Comment appelle-t-on cela déjà ? Ah oui ! Un androïde. Le barbu avait eu vent de l’existence de ces créatures par l’intermédiaire de journaux. Mais jusque-là, il n’y voyait que des affabulations. Mais aujourd’hui, le doute et la curiosité l’avaient happé. Il aurait été bien dommage de le voir démembré, sans avoir pu le rencontrer.



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Alice Liddell
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Alice Liddell
Sam 2 Avr - 22:43
La radio crachotait, aussi grésillante qu'un morceau de beurre dans une poêle chaude. Lorenzo l'avait ramené de l'un de ses voyages apportant un semblant de technologie mais, surtout, d'ouverture sur le monde. Pour les journaux il fallait se rendre à la ville la plus proche, et les voyageurs évitaient de plus en plus Silent Hill, la ville ayant gagné la réputation d'être un bastion d'êtres mi-hommes mi-machines. Au temps dire que, jusqu'à l'arrivée de cette félicité, les nouvelles sur l'extérieur se résumaient à ce que pouvaient déclamer les nouveaux arrivants, Lorenzo lors de ses debriefings et Alexender quand il prenait le temps d'écouter quelques mots lors de ses escapades.

Alice avait installé la radio au sein d'un troquet récemment érigé au sein de la ville, café modeste ouvert à tous où l'on venait écouter religieusement les dernières nouvelles, et discuter des travaux à établir au sein de la ville. L'androïde ne quittait plus que rarement ce lieu, avide de connaissances, tâchant de mieux appréhender ce monde dont, jusqu'à présent, elle ne s'était guère souciée.

Jusqu'à aujourd'hui le Michigan n'était qu'un vague nom, une série de lettres sur une carte, un territoire inconnu. Jusqu'à ce jour où Alice entendit l'annonce. La jeune fille manquait clairement de connaissances pour comprendre aisément le monde. Mais apprendre qu'un Androïde avait été appréhendé, et allait être potentiellement condamné sur la place publique, suffit à la faire sortir de ses gonds.

Sa chaise heurta le sol dans un bruit sourd. Alice ne dit mot, regagnant à grands pas l'aérogare où attendait le navire volant de Lorenzo. Ce dernier somnolait de la sieste du juste, renversé dans sa chaise. Alice tapa dans un des pieds de la chaise, envoyant le pilote au tapis dans un vacarme de grognements et jurons.

« Foutrecul ! Qu'est-ce qui te prend ? »
« On part. Dis à Alex de me rejoindre. On a un Androïde à aller sauver. »


Alice n'avait aucune idée de savoir si l'Androïde condamné était un membre de sa ville ayant trempé dans un quelconque crime, ou un pur inconnu. Il était Androïde. Elle se devait d'aller lui porter secours. Cela n'allait pas plus loin que ça.

La jeune femme n'avait cessé de fustiger Lorenzo trouvant, toujours, le voyage trop long.

Au bout de quelques heures, le navire survola Three Oaks. Penchée sur le bastingage, Alice observait en contrebas. La foule s'était massée sur une vaste place comme il en existait dans toute ville digne de ce nom. Longue-vue à la main, la jeune femme vit l'Androïde. À genoux, attendant son jugement, le corps perclus de coups, ses membres métalliques luisant sous le soleil. L'ombre du navire s'étendit sur la foule qui, peu à peu, leva les yeux croyant que des nuages s’amoncelaient au-dessus d'eux. Alice capta leurs regards étonnés, perplexes, ne comprenant pas ce qui advenait.

La jeune femme rangea la longue-vue, s'écarta du bastingage. Mimant une révérence, elle tendit le bras, ses doigts désignant la foule en contrebas. La scène du prochain spectacle.

« Monsieur, à vous l'honneur. »

Alice Liddell
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Alexender Rammsteiner
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Alexender Rammsteiner
Lun 4 Avr - 1:27
Alexender avait eu vent de cette nouvelle. Un androïde de la ville qui avait été capturé pour, soit disant, des disparitions qui auraient eu lieu là où se trouvait l'androïde. Décidément, si même ici les gens étaient anti-androïdes, les choses n'allaient pas s'arranger avec le temps. Quelque part il savait très bien qu'il était mal placé pour parler, vu son comportement général. Mais il se moquait pas mal de ce que pensaient « les étrangers ». Il n'était pas ici pour eux, mais pour elle. D'ailleurs, en parlant d'Alice, la voilà qui arrivait, hurlant à tout va. Elle était si prévisible.

Alexender sortit de sa cachette quand Alice demanda à ce qu'on aille le chercher.

Salut. Tu as besoin de moi ?

Mais Alice n'était pas d'humeur à rire, ou à supporter une petite blague dont l'androïde était devenu expert. Les moteurs du navire se mirent rapidement en route. Direction le nord.


Alors que le navire volant était en route, Alexender prépara correctement Vashka. Il n'était pas encore totalement habitué à l'utiliser, avec sa magie. Du coup il prit tout le voyage pour préparer deux chargeurs de foudre avant de retourner voir Alice. Il avait pensé la calmer dans un premier temps. Mais au final, non. Il parla plutôt de cet Androïde pour allumer encore plus la mèche. Il préférait Alice glaive à la bouche et détruisant tous ses ennemies de son bras métallique.

Mais cela ne dura malheureusement pas longtemps. Ils étaient arrivés à destination.

« Monsieur, à vous l'honneur. »

Alexender sourit. C'était quand même rare qu'Alice lui laisse si ouvertement carte blanche pour agir comme son instinct le lui ordonnait.

-- Mademoiselle. Votre galanterie est particulièrement plaisante.

L'albinos prit Alice contre lui et lui posa une question.

-- Tu connais Thor ou bien Zeus ?

Et avant même toute réponse de cette dernière, Alexender tira deux salves de foudre avec Vashka depuis le navire volant, comme si la foudre tombait de nulle part.

– Je serais leur Thor, ou leur Zeus, pour venger cet androïde en ton nom.

Il voyait surtout qu'il allait pouvoir se défouler sur une foule qui devait déjà être apeurée par les salves de foudre touchant terre dans ce ciel sans nuage. L'albinos prit une corde a deux mains pour descendre, en se laissant glisser à toute vitesse, s'arrachant un peu la peau des mains.

Quand il jugea qu'il était à environ 6 mètres du sol il lâcha, tombant de tout son poids et de sa colonne vertébrale de métal, qui le fit atterrir dans un fracas de tous les diables.

– Ah bas voilà une foule en délire. On va bien s'amuser ici. Hein Alice ? Alice ?

Alexender regarda autour de lui pour trouver Alice. Mais il ne voyait rien d'autre que l'estrade où se trouvait l'Androïde qu'ils étaient venus chercher.
Alexender Rammsteiner
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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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Lun 4 Avr - 16:45




Janvier de l'An 06



Chez les mineurs, l’improbable est source de crainte et d’angoisse. Car à chaque descente, nul ne sait qui aura le privilège de ressortir vivant des entrailles de la terre. Or cette fois-ci, Clarke et ses concitoyens n’étaient pas six pieds sous terres, mais sur une place publique transformée en échafaud pour l’occasion. Aucun d’entre eux n’avait idée du coup de grisou, qui planait au-dessus de leurs têtes. Pas même Clarke et sa stature semblable à un phare dans cette marée humaine.

Les habitants du Michigan, enfants de la Terre poussiéreux jusqu’à l’os, ont le défaut de ne jamais regardé vers les cieux. Ainsi, le gouverneur et les pequenauds aperçurent bien trop tard, la présence de l’engin volant qui stationnait juste au-dessus d’eux. Le géant, comme ses comparses, fut saisi d’étonnement. L’ombre de la machine volante recouvrait les citoyens de Three Oaks, tel un rapace avide de chair. Certains commencèrent à paniquer, d’autres se dépêchèrent de se mettre à l’abri. Clarke aurait bien voulu pester, mais ce qui suivit ne lui laissa pas une seconde pour cracher son chapelet de juron.

Un fracas retentit sur la petite bourgade américaine, le coup de grisou tant redouté. Puis des éclairs s’abattirent violemment au sol. Les cris redoublèrent à cet instant. Seigneur Tout-Puissant, qu’avions-nous fait pour mériter cela… Soudain, un bruit infâme transperça les tympans du barbu, qui se protégea le visage avec ses bras. La poussière retomba peu à peu, le bourdonnement dans ses oreilles persistait encore. C’est là qu’il aperçut l’objet qui avait atterri sur la place. Un nouvel individu se tenait debout au milieu de la foule, traumatisée par ce qui venait de se produire.

L’esprit du géant en costume de Clarke ne fit qu’un tour. Pour faire simple, un navire volant stationnait au-dessus de la ville, la foudre s’était abattue au beau milieu de la place, et une personne visiblement hostile venait de faire son entrée… Sur le coup, il ne fallait pas être un génie pour considérer l’ampleur de la menace qui se dévoilait. Il y avait fort à parier qu’il s’agissait d’androïdes, probablement des camarades venus secourir, le tout récent condamné.

Les joues du géant s’empourprèrent de fureur. Personne n’avait le droit de mettre impunément ses citoyens. Aussitôt, Clarke se redressa de toute sa taille, avant d’adresser un regard furieux au trouble-fête. Un peu plus et on aurait cru voir de la fumée sortir des narines du grand homme. Plusieurs gardes s’interposèrent entre le mystérieux visiteur et l’estrade, et le tinrent maladroitement en joue.

– Ah bas voilà une foule en délire. On va bien s'amuser ici. Hein Alice ? Alice ?

Le gouverneur n’appréciait pas le ton de la voix qui s’élevait, mais alors pas du temps. Il pressentait que quelque chose de mauvais allait arriver. Des miliciens sommèrent au personnage de décliner son identité. Chose que Clarke était curieux d’apprendre. Cependant, il y avait des priorités bien plus importantes, qu’un brin de causette dérisoire. Sans perdre plus une minute, l’homme aux bras épais interpella l’officier le plus proche.

- Bon sang ! Vous tenez vraiment à ce qu’il y ait des morts ! Ne perdez pas votre temps avec lui. Emmenez immédiatement le prisonnier en dehors de la ville, exécution !

L’intonation du gouverneur fit mouche. Et des miliciens se dépêchèrent de se saisir de l’androïde sans prendre de gants, afin de déguerpir au plus vite. Pendant ce temps, Clarke sortit de sa veste un revolver et le pointa sur l’inconnu, dans le but de l’empêcher de faire un pas de plus.

- Monsieur, je ne sais pas qui vous êtes, mais je n’aime pas votre façon de faire. Aussi, je vous demanderais de bien vouloir vous rendre sans faire preuve de résistance…

Naïveté, quand tu nous tiens. La bêtise des hommes n’a pas d’égal en ce bas monde…



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Alice Liddell
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Alice Liddell
Mar 5 Avr - 23:17
Alice haussa un sourcil. Zeus ? Thor ? Ces noms n'éveillaient aucun écho en la jeune femme, pas même une maigre lueur de « Ah, ça me dit quelque chose... ». L'androïde lui aurait mentionné un ouvrage obscur que l'effet aurait été le même. Autant dire que la jeune femme n'avait alors aucun indice concernant la suite des opérations. Elle se raidit en voyant l'Allemand sauter, tel un diable hors de sa boîte, se jetant dans le vide avec la grâce d'un lemming se jetant, courageusement, du haut d'une falaise pour le bien de sa communauté. Sans cet aspect sacrifice héroïque pour mieux coller à Alexander – il avait, simplement, aucun instinct de survie.

Alice braqua la longue-vue sur la place, avisant un géant blond approcher de Alexander avec une allure peu commode. En arrière-plan, des hommes traînaient le condamné hors de la scène d'exécution tandis que la foule s'éparpillait dans un concert de piaillements, telle une envolée de moineaux tentant de regagner le nid familial à grands renforts de battements d'ailes.

Se tournant vers la cabine du capitaine, d'un signe de la main, Alice fit comprendre à Lorenzo de descendre. La jeune femme allait minimiser les risques de se casser une jambe. Avisant un tonneau traînant sur le pont, une idée lui vint à l'esprit.


Lesté d'un lourd poids, le tonneau aurait probablement pu tuer le malheureux milicien. Le fracas du bois résonna à ses oreilles tandis que, dans un prodigieux bond mû par un réflexe, l'homme avait évité le choc de peu. Son collègue et lui-même observèrent la carcasse du tonneau, se demandant d'où avait pu venir un tel projectile. Jusqu'au moment où une femme, au bras rutilant de métal, descendit en rappel d'un navire volant, agrippée à une corde.

D'un geste rageur, elle repoussa sa chevelure que le vent projetait contre son visage.

Son index de métal pointa l'Androïde encerclé par les miliciens., tandis qu'elle s'exprimait en espagnol, dans la langue commune européenne.

« Vous le relâchez et je ne vous ferais pas de mal. Je ne repartirais pas sans lui. »

Des rires goguenards saluèrent sa réplique. Elle perçut même un des miliciens glisser un « Elle va être gentille la 'tite dame... » qui ne lui plut guère. De sa main droite, Alice saisit l'arme glissée à sa ceinture. Un Smith and Wesson, pareil à celui détenu par Jane lors de leur expédition au sein de la Lady. Canon pointé, main androïde en avant, Alice faisait face à la meute sans une once de peur.

« Je ne suis pas une 'tit dame. Je suis une Androïde. Un monstre, comme vous aimez tant le dire. Je répète : je-ne-par-ti-rais-pas-sans-lui. »

Elle secoua le canon de l'arme, la rage au ventre.

« Schnell ! J'ai du travail et il va pas se faire tout seul. »

Précisions:
 
Alice Liddell
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Alexender Rammsteiner
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Alexender Rammsteiner
Mer 6 Avr - 23:57


Un homme se dressa face à Alexender. Il était grand. Mais ce n'était pas cela qui allait arrêter l'androïde. Plus il était grand, plus il était stupide et, surtout, facile à toucher.

- Monsieur, je ne sais pas qui vous êtes, mais je n’aime pas votre façon de faire. Aussi, je vous demanderais de bien vouloir vous rendre sans faire preuve de résistance…

Avant même que l'androïde put répondre un caisse tomba juste devant lui et explosa en morceau. Plusieurs morceaux de bois l'avaient écorchés à plusieurs endroit de son corps, déchirant ses habits et aussi les bandages à sa nuque, laissant apparaître les cicatrices et la plaque de métal qui était la base de sa colonne vertébrale de métal.

Mais Alexender n'y prêta pas trop attention. Il avait un mec chiant à faire taire. D'ailleurs il le tenait en joue avec un colt. Une arme bien misérable, selon l'androïde, et surtout inefficace contre lui. Mais bon l'autre grand naïf pensait résoudre ça avec des paroles menaçantes ? Quelle bonne blague.

Alexender leva ses deux pistolets Alice et Vashka et, sans une somation, il tira une salve de foudre avec Vashka sur les miliciens qui étaient en train de fuir. Il visa le pied de la grande perche avec Alice et une balle de métal.

– Me rendre bien gentiment. Haha tu es bien drôle toi. Allez viens. Je vais t'apprendre à vouloir tuer un habitant de Steamtown. Les montres c'est vous, les humains, à vouloir juger tout ce qui est étranger. Je vais te faire comprendre ça à coup de poings, le géant vert.

Alexender voyait Alice au loin qui s'occupait de rejoindre leur objectif. Il allait devoir occuper le gorille ou l'immobiliser, voire le tuer. Alice devrait pouvoir s'occuper du reste. Alexender n'avait pas vu si sa balle avait touché sa cible. Mais il se mit à courir vers le géant, prêt à tâter du poing, ou de lui planter son pistolet dans la bouche pour lui faire exploser la gorge.
Alexender Rammsteiner
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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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Lun 11 Avr - 3:34




Janvier de l'An 06


L’ambiance à Three Oaks était électrique, voire même foudroyante. On pouvait entendre un grondement, alors même que le ciel ne présentait presque aucuns nuages. Dans les rues de la petite bourgade, l’atmosphère était explosive, comme si on avait allumé la mèche d’un bon rouleau d’explosif de derrière les fagots.

« Je ne suis pas une 'tit dame. Je suis une Androïde. Un monstre, comme vous aimez tant le dire. Je répète : je-ne-par-ti-rais-pas-sans-lui. Schnell ! J'ai du travail et il va pas se faire tout seul.

Pointé une arme sur une bande de miliciens n’est pas vraiment la chose la plus censée à faire. Mais au moins, le geste a le mérite de clouer à la bande de pequenauds. Ces derniers regardaient, désormais, l’androïde d’un œil circonspect. La tension était palpable entre les deux camps. Un milicien à la moustache métaphasique arma son fusil, puis le pointa en direction de la jeune femme au bras métallique. L’homme souriait nerveusement avec ses dents bien mal fichues. Il s’approcha doucement, pour abaisser le courant, qui semblait électriser les protagonistes.

- Doucement, ma ‘tite dame, y a aucun monstre ici, hein ? On va tranquillement baisser nos armes et tout y ira bien… Faut qu’vous compreniez. Vot’ gars-là, on peut pas vous l’rendre, le gouverneur est venu l’cherché pour...

Un bruit immonde se mêla au fracas du bois, qui s’écrasa par terre. Le sang du pauvre moustachu imbibé le sol poussiéreux. Tandis que des éclats de crâne, flottés comme de petits ilots au milieu de cette mer rouge. son corps inerte gisait à terre, l’air pitoyable. De l’incompréhension et de la terreur défila sur les visages des miliciens. Un objet venait de tomber depuis le navire et avait tué l’homme sur le coup. Soudain, les deux miliciens restant dégainèrent leurs armes et se mirent à l’abri, traînant avec eux le prisonnier. L’un d’eux se mit alors à hurler :

- Putain ! Ils ont butté Morris ! Ils lui ont fendu la tête ces chiens ! Ils l’ont pilonné !

Le garde tira avec son Colt en direction de l’androïde. Une fois, puis une deuxième fois. La volonté d’abattre la jeune femme était plus que jamais d’actualité.

- Fumiers ! Tu vas payer sale monstre ! On va t’crever, tu m’entends ! Jamais tu ne reverras ton ami !

Cachés derrière le coin d’un bâtiment, les deux miliciens déchargeaient leurs armes sous l’effet de la rage et la douleur.

- Dès qu’on aura régler ton compte ! On s’occupera de ton copain le prisonnier ! L’gouverneur l’a ptet sauvé d’la mort une fois, mais pas une deuxième fois, il va payer pour l’vieux Morris ! Une balle entre les deux yeux !

Pendant ce temps…

Dans le nouveau monde, il est plus facile de parler avec la poudre, qu’avec des mots. Mais d’autres parlent avec leurs poings, comme Clarke. Ce dernier était en train de se battre manus a manus, avec l’autre androïde fauteur de trouble. Après avoir utilisé ses trois seules balles contre l’androïde, qui ont malheureusement raté leur cible. Le géant avait fini par se jeter à son tour dans la bagarre.

Les deux hommes se battaient furieusement comme des chiffonniers dans la poussière. Chacun reprenait le dessus tour à tour, jusqu’à ce le géant décide de ne plus retenir sa force. Et quand l’ouverture tant attendu se présenta à lui, le gouverneur s’empressa d’agripper l’androïde, qu’il balança au travers d’un mur en bois. Un trou béant se naquît dans la cloison de bois.

Essoufflé, l’homme haut comme une potence, grimaça de douleur. Ses vêtements taillés sur mesure étaient salement amochés, son visage beaucoup moins. Mais le pire restait à venir. Une balle était logée dans son pied droit, qui saignait abondamment.

- Dis-moi clou rouillé, de nous deux qui est réellement le monstre ?

Clarke chercha son assaillant du regard. Où était passé ce maudit androïde ? D’un pas frêle, le blond s’avança pour retrouver celui, qui lui avait fait manger des marrons.

- Toi, qui mets ouvertement la vie de mes citoyens en danger.

Une fois arrivé près du trou, Clarke rechercha du coin de l’œil l’androïde.

- Ou moi et mes compatriotes, pour avoir jugé aveuglement une personne. De moins point de vue, nous ne valons pas mieux l’un l’autre…



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Alice Liddell
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Alice Liddell
Mer 13 Avr - 23:01
Alice avait abaissé légèrement le canon de son arme, écoutant ce que le milicien avait à lui dire. Puis ce fut le drame. La jeune femme regarda l'arme qu'elle tenait en main se demandant, pendant quelques fols instants, si elle n'avait pas appuyé sur la gâchette par pur réflexe sans s'en rendre compte. Un « Lorenzo ! » rageur filtra d'entre ses lèvres serrées. Le bougre avait du faire du zèle – ou le tonneau avait chaviré sans qu'il n'y prenne garde.

Le tir des balles rappela à Alice que, même Androïde, elle n'était pas toute d'acier trempé. Sautant par-dessus un amas de tonneaux, la jeune femme se cala derrière tandis que les balles sifflaient à ses oreilles. C'est seulement, alors, qu'elle remarqua qu'un des tirs l'avait touché. La balle était plantée dans son bras droit, lui engourdissant les muscles.

« C'est pas vrai... »
- Fumiers ! Tu vas payer sale monstre ! On va t’crever, tu m’entends ! Jamais tu ne reverras ton ami !
« Y a aucun monstre qu'il disait l'autre... » Alice leva les yeux au ciel. « Ses camarades ont pas l'air de penser pareil. »

Les miliciens continuaient de vociférer entre deux salves. Tendant l'oreille, Alice tentait de comprendre mais s'embourbait. Le gouverneur avait sauvé de la mort l'Androïde ? Mais alors à quoi se résumait cette exécution publique si quelqu'un avait tenté d'aider le condamné ? Alice n'y comprenait rien. Sauf une chose : le condamné allait être abattu, tel un chien, afin de venger la mort d'un homme sur lequel il n'avait pas même porté la main.

La tête rentrée dans les épaules, Alice opéra une sortie. Brandissant le Smith and Wesson, elle tenta un tir mais la balle se perdit quelque part, loin des hommes qu'elle visait. Son bras droit répondait mal à ses sollicitations, probablement la faute à la balle toujours fichée dans sa chair. La jeune femme se jetait derrière le moindre abri, sentant les balles l'érafler. D'une voix forte elle hurla.

« Amenez-moi à votre gouverneur ! »

Si elle avait su déchiffrer les échanges qu'elle avait entendu, cet individu était le seul à avoir eu pitié du condamné. Si elle arrivait jusqu'à lui, elle pourrait libérer cet Androïde devenu l'équivalent d'un otage.

« Je veux... pourparler ! »
Alice Liddell
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Alexender Rammsteiner
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Alexender Rammsteiner
Lun 18 Avr - 23:59

Ah le goût du sang dans la bouche. Voilà une chose qui lui avait bien manqué. Les coups du géant étaient inutiles sur sa personne. Cela l'avait surpris que cet homme ait put le porter. Avec sa colonne vertébrale il était bien plus lourd que ce grand blond stupide.

Les mots de l'asperge passaient par une oreille et sortaient par une autre. Il n'avait pas bougé depuis qu'il avait traversé le mur. Il avait les habits en lambeau, le visage plein de lassitude.

La fumée se dissipa, laissant apparaître l'androïde qui avait toujours ses deux pistolets en main. On pouvait voir les blessures de son torse et de ses bras se régénérer à vu d'œil.

– Ahhh ce que tu es ennuyant l'asperge. En plus que tes coups ne servent à rien d'autre que me donner le goût du sang dans la bouche tu es barbant, le barbu, avec tes discours. Mais une chose est drôle. C'est que tu te définis toi-même comme un monstre. Pff pitoyable larve. Contrairement à toi je ne me considère pas comme un monstre. Je suis un être humain. Et, apparemment, plus que toi, vu que tu te décris comme un monstre.

Alexender se leva. Regardant ses vêtements en lambeaux il soupirant en pensant que Alice ne pourra pas les retaper.

– Et quand tu parles, tu prouves que tu dis que des conneries. Plus vous êtes grands, plus vous êtes cons. Mais les vrais êtres humains doivent éclairer les monstres.

Alexender fit craquer les os de ses épaules et dévisagea ouvertement son opposant.

– Tu es bien le plus monstrueux. Je mets en danger la vie de ceux qui ont jugé aveuglement un des citoyens de ma femme. On peut voir ça comme une preuve de ta culpabilité et, donc, je fais ça en toute conscience. Et non sans vraie preuve, comme le monstre que tu es.

L’androïde approcha de cette grande connerie monstrueuse et pointa son pistolet sur l'entre-jambe du gouverneur.

– Ça te dit d'avoir un autre trou ici, comme celui de ton pied, le monstre ?

Alexender aurait bien aimé tirer pour voir le monstre se pisser dessus. Mais il rangea ses armes. Le monstre avait l'air fier de sa carrure et de sa force. L'androïde allait le briser avec sa propre carrure, sa force et sûrement sa folie.

L’androïde donna un coup de pied dans le genou du géant, suivi d'un coup de genou dans la mâchoire du géant, qui avait posé un genou à terre.

– Un partout, mon connard. Viens. Je vais te briser chaque os de ton corps. Ne pense pas vouloir faire la même chose avec moi. Mes os repoussent et ont repoussés plus d'un fois. Tu ne peux pas connaître ce genre de douleur. Tes coups c'est rien à côté. Maintenant viens, et donne-moi plus de sang.

Le regard de l'androïde était plein de hargne. Il était prêt à lutter à mort contre cette pourriture qui pensait avoir le droit de juge aussi aveuglement, sans preuve. Cela le rendait fou de rage. Il allait juste lui briser les os de son corps, l'un après l'autre, en finissant par la mâchoire. Qu'il puisse implorer la clémence de l'humain qu'était l'androïde, jusqu'au dernier moment.
Alexender Rammsteiner
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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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Ven 29 Avr - 18:01





Janvier de l'An 06



Des cartouches encore fumantes jonchées le sol. Les miliciens déchaînés dans leur colère, tiraient sans relâche jusqu’à la dernière balle pour venger leur compagnon d’arme, abattu lâchement. Tôt ou tard ce monstre d’androïde allait bien finir par clamser le corps criblé de balles, disaient-ils. Les tambours de la fureur les rendaient quasiment imperméable à la voix de la raison. Plus les secondes s’écoulaient et plus l’approche d’un bain de sang était à prévoir. Pourtant, dans ce chaos, on tentait encore de faire parler les mots. Malgré la poudre qui rugissait de tous les côtés.

- « Amenez-moi à votre gouverneur ! Je veux... pourparler !

Négocier ? Quelle bonne blague ! Venant de lâches, qui viennent de fendre la tête d’un homme qui souhaitait parler… S’ils avaient l’humeur, les deux hommes armés auraient rigolé à gorge déployée. Or, la haine et la méfiance les rendaient peu enclin à écouter les demandes de la jeune femme.

- Pourparler ? Vous voulez lui coller une balle dans la tête, oui ! Et le vieux Morris, il voulait parler aussi, vous l’avez écrasé sans broncher, bande de lâches , hurla un milicien à la voix abrasée par l’absinthe.

Le milicien continua à vider son barillet sur l’Androïde. Soudain, un silence fracassant s’abattit, comme si le Seigneur avait frappé du poing dans les cieux. Les miliciens avaient subitement cessé de tirer. Les Colt ne crachaient plus un projectile. Finalement, une voix imposante d’un homme prit la place du crachat de la poudre.

- On baisse les armes, mademoiselle ! Il y a déjà eu assez de mort comme ça, un de plus serait de trop.

Des marmonnements se perdirent dans la bouche des miliciens. Derrière eux, un homme brun au bouc finement taillé, en uniforme bleue marine et les bottes cirées, pointait ses deux revolvers dans le dos des deux miliciens. De toute évidence, ces derniers ne s’attendaient pas à être mis en joue, par derrière et de surcroît par un humain.

- Je suis le capitaine Algren ! Soldat au service du gouverneur ! Votre ami est hors de danger. Maintenant, si vous voulez voir le gouverneur, il va falloir sortir gentiment et ranger votre arme. Et nous pourrons aller le voir.

Aussitôt ses mots prononcés, l’officier ordonna d’un regard furieux aux deux miliciens de relever le prisonnier encore à demi-assommé. Ces derniers le suivirent, tandis qu’il s’approchait prudemment de l’androïde. Il rangea ses armes, uniquement lorsqu’il estima la tension redescendue d’un cran. Il observa la jeune femme avec fascination et méfiance. Comment pouvait-on vivre avec une telle chose comme membre. Cela semblait inconcevable, mais pourtant cela semblait bien réel. D’un ton ferme et dur, il s’adressa à la jeune femme.

- Ne vous méprenez pas mademoiselle, je ne suis pas votre ennemi, mais encore moins votre allié. Je ne ferai pas de mal à votre camarade, à moins d’y être forcé. Croyez-le ou non, il en va du bien de tous.

Le militaire jeta un regard en l’air. Au-delà du perron, le navire volant flottait encore dans les airs, menaçant la troupe depuis le ciel.

- En attendant, si vous pouviez demander à votre compagnon de s’éloigner. Cela nous éviterait d’être obligés d’abattre cet oiseau de malheur à coup de canon Armstrong, avec un sarcasme acide, qui reflétait sa capacité à accomplir ses mots.



En parlant de mots, Clarke en avait plein les esgourdes à force d’écouter l’insolant androïde, qui lui riait ouvertement au nez. Entre les deux individus se déroulaient une nouvelle interprétation de David contre Goliath, dans laquelle le barbu semblait avoir le mauvais rôle. Il fallait être franc, ce dernier venait de subir une vilaine correction de la part de plus petit que lui. Genou à terre, l’homme haut comme sept nains avait été violemment atteint dans son âme et son corps.

Partout dans son corps l’épuisement se répandait comme venin d’un crotale, se propageant inexorablement dans le corps de sa victime. La douleur engourdissait sa mâchoire et de son pied, qui faisait peur à voir. Du sang suintait de chaussure de façon peu ragoûtante. Plus il restait longtemps sans soin et plus la perspective de l’amputation se rapprochait… Pourtant, cela paraissait comme le cadet des soucis du gouverneur. Dans son état actuel, continuer la confrontation pouvait le mener tout droit au désastre et bien pire encore.

Cependant, l’américain n’était pas le genre personne à courber l’échine face à ce genre de situation. Que voulez-vous, têtu comme une mule, le géant s’acharne à ses propres dépens. Essoufflé comme un buffle, le géant ne se releva pas tout de suite, s’accordant ainsi un bref répit. Il cracha ses glaires mêlées de sang, avant de se relever, manquant de vaciller sur l’instant. S’il croyait pouvoir briser Clarke sans y laisser des plumes.

- C'est tout ce que tu as en réserves ? D'ici là, il te faudra encore une bonne décennie avant de me briser chaque os...

La provocation n'était certainement pas la meilleure idée qui lui était donné d'avoir. Cependant, touché au vif dans sa fierté, l'homme n'avait que faire des risques. De plus, il voulait recadrer ce petit prétentieux qui commençait à lui chauffer les oreilles.


- Pour ta gouverne, tu n'es pas le premier à me traiter de monstre... Si j'étais toi, je commencerais par me passer la tête sous l'eau froide, avant de dire un tissu de conneries !

Lui rafraîchir la tête n'était pas une si mauvaise idée, surtout lorsque l'on a une quantité d'eau on négligeable à portée de main... Sans crier gare le géant agrippa l'épaule de l'androïde avec une poigne inhabituelle.

- D'ailleurs je vais t'apprendre une chose, je n'utilise jamais ma force pour briser quiconque... Je n'aime pas la violence, mais si je n'ai pas le choix, alors je ne vais pas me retenir.

Une dose spontanée d'adrénaline et tout se déroula très vite. L'effort n'était pas de tout repos, mais il valait la peine. Clarke avait remarqué à travers le trou, un grand bassin d'eau sale et croupie. Il ne donna aucun préavis et frappa dans le ventre de son assaillant. Puis il l’enlaça fermement. Ces derniers passèrent au travers de la brèche, à mesure que le gouverneur fonçait vers le lavoir en portant l'individu dans ses bras. Des remous et des vagues naquirent lorsqu'ils tombèrent dans l'eau. Le sang du pied de Clarke teintait l'eau en rouge. L'américain était beaucoup trop grand pour pouvoir être totalement immergé. Cependant, il y avait assez d'eau pour pouvoir noyer la tête de ce gredin d'androïde.

- C'est ça rafraichis-toi tes idées... Dis-moi, est ce que tu sais respirer sous l'eau ? Je serais curieux de voir cela.

Il releva l'androïde hors de l'eau.

- Maintenant, tu vas ouvrir tes oreilles... Et m'écouter un instant, parce que sinon toute cette histoire pourrait bien mal se terminer autant pour toi que pour moi.


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Alice Liddell
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Alice Liddell
Sam 30 Avr - 18:52
La balle lui faisait un mal de chien. Elle en avait pris des coups dans sa vie la Alice, écorné ses genoux et ses coudes lors de ses périples. Elle avait même manqué de mourir après avoir provoqué le roi de Roumanie, l'obligeant à exécuter un acte de virilité dont elle avait bien failli payer le prix. Sans le secours de soins prodigués par une bonne âme, l'Androïde ne se serait jamais relevé. La douleur d'aujourd'hui n'équivalait pas celle d'hier, néanmoins elle était assez importante pour faire grincer des dents l'Androïde.

La jeune femme se releva, s'appuyant sur son bras gauche à défaut d'user de son bras droit qui s'engourdissait, de plus en plus, à chaque minute qui passait. Alice leva un sourcil à la vue de l'homme qui lui faisait face. Il était diamétralement opposé aux deux individus qui n'avaient cessé de la canarder depuis le début de l'entrevue. Il respirait, sous la sueur, le propre, le savon et la mousse à raser – preuve en était la moustache entretenue. L'homme devait côtoyer le barbier quasi quotidiennement.

Alice hésita, quelques instants, à obéir à l'ordre avant de laisser tomber le Smith and Wesson à ses pieds. La jeune femme comptait sur ses attributs d'Androïde en cas où la situation continuerait à tourner au vinaigre pour elle. Même désarmée, elle pouvait encore se défendre.

« Pour le mort, c'est pas ma faute. » Et c'était vrai. « Un accident. J'ai jamais demandé à ce que le tonneau lui tombe dessus. » Et si ça avait été le cas, ça aurait été plus dans le but de l'assommer que de le transformer en sauce tomate.

Suivant le regard du capitaine Algren, Alice observa le navire volant de Lorenzo.

« Je veux bien mais j'ai pas la voix qui porte assez. Et on a pas le téléphone sur le navire. Si vous avez un moyen de communiquer direct avec Lorenzo – c'est le capitaine – sans qu'il ait besoin de se poser, je lui dirais le message. Mais il restera aux alentours de la ville. Qu'on puisse rentrer chez nous dès que tout ce chahut est terminé. »

Parce qu'il était, évidemment, hors de question qu'Alice demeura coincée ici quel qu'en soit le prétexte. Elle avait une ville à faire tourner.

Laissant au capitaine le soin de lui répondre, la jeune femme se rapprocha de l'Androïde prisonnier. Sans une hésitation elle le serra dans ses bras, comme si elle retrouvait un membre de sa famille.

« Désolé d'avoir mis du temps. On se connaît pas, je crois. Mais t'inquiète pas. Je vais voir pour t'amener loin d'ici et en sécurité. »

Se détachant de l'Androïde, Alice se tourna vers le capitaine Algren.

« D'ailleurs je suis venue ici avec un camarade. Cheveux blancs, yeux rouges, comportement de chien fou... J'espère qu'il est pas tombé sur votre gouverneur. Il est moins... diplomate que moi. » Remontant la manche droite de sa robe, tâchée de sang, pour en dévoiler la blessure, Alice ajouta. « Et si on pouvait me donner de quoi me soigner aussi... Ce serait pas de refus. »
Alice Liddell
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Alexender Rammsteiner
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Alexender Rammsteiner
Dim 8 Mai - 14:04

Oh comme il serait plaisant de le torturer dix ans durant, lui brisant un peu plus les os chaque jour. Un petit amusement quotidien à long terme. Rien que d'y penser Alexender en frémissait de plaisir. Mais l’androïde commençait à trouver cet ourson quelque peu redondant. Pourquoi il lui parlait de lui ? N’étaient-ils pas là pour se taper jusqu'au premier qui céderait ? Non, il lui parlait qu'on le traitait de monstre. Pourtant il y a peu c’était cet ourson mal léché qui beugleait au monstre.

En plus d’être un monstre, comme il le disait lui-même, il était incroyablement con. Le « tissu de conneries » n’était rien d'autre qu'une reprise des faits et des paroles du barbu. À croire que le sang devait commencer à lui monter à la tête et lui faire perdre en lucidité.


- D'ailleurs je vais t'apprendre une chose, je n'utilise jamais ma force pour briser quiconque... Je n'aime pas la violence, mais si je n'ai pas le choix, alors je ne vais pas me retenir.
– Blablabla. Que de paroles inutiles.

Surtout que pour quelqu'un qui se dit ne pas aimer la violence, il n'avait fait que ça depuis le début. Mais bon si il n’était pas à son maximum cela plaisait d'autant plus à l’androïde qui allait, peut être, pouvoir frôler la mort à nouveau en se retrouvant détruit, de part en part, des membre en moins, des côtes brisées, des organes disparus. Que de souffrance possible à venir. Mais une chose était sûre : il ne serait pas le seul à y laisser des plumes. L’androïde savait très bien que les siennes repousseraient, à plus ou moins long terme.

Le géant américain tapa brutalement le ventre de l’androïde et l'immobilisa de ses bras pour avancer il ne savait où. L’androïde ne chercha même pas à se débattre, attendant simplement de subir ce qu'on lui préparait. La seule chose qu'on pouvait voir était son sourire condescendant.

Puis, d'un coup, plus rien. Plus d'air. Plus aucun son hormis l'eau. Quelques bruits perçaient, mais rien qu'il ne pouvait comprendre.

Mais alors que le barbu le tenait sous l'eau Alexender se laissait faire. Toute cette douleur, que lui provoquait ce manque d'air, était d'une saveur qui lui plaisait. En fait il ne pensait même pas à cette douleur dans sa gorge à cause de l'air qui se raréfiait. Il ne pensait qu'à ce plaisir que cela lui provoquait. Mais aussi à comment il pourrait détruire ce petit homme d'un seul coup. Il y avait bien des manières. Mais non, pas encore, pas maintenant. Il pouvait lui provoquer encore plus de plaisir, encore plus d'extase dans cette souffrance au combat, qui serait prolongée par les régénérations douloureuses, pour se sentir à nouveau comme neuf.

Puis l’androïde se fit sortir de l'eau, enfin la tête. Ils étaient tous deux les pied dans l'eau. Alexender avait toujours le sourire aux lèvres, encore plus face aux paroles de cet stupide géant.

– Tu sais j'aurais pas dit mieux. En plus je crois que le courant passe bien entre nous.

Le sang coulait de la bouche de l’androïde. Mais même avec la douleur le sourire était toujours présent et il allait mettre ses paroles précédentes en action.

– Fuck off gentleman.

Alexender pressa la détente de son pistolet Vashka, qu'il n'avait pas lâché un seul instant, pour viser l'eau dans lequel ils se trouvaient tous les deux. Où se déversa maintenant une salve d’électricité dans l'eau.

La douleur parcourait tout le corps de l’androïde, lui hérissant tous les poils du corps et les cheveux. La douleur était telle que les deux opposants finirent par tomber, chacun de leur côté, à peine conscients suite à cette décharge dans un élément si conducteur.

L’androïde était mal en point. Mais qu’importe. Il n'était pas le seul et c’était bien là le but recherché.

Hrp :
 
Alexender Rammsteiner
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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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✦ Libre pour RP ? : Oui !

Lun 30 Mai - 23:43





Janvier de l'An 06



– Tu sais j'aurais pas dit mieux. En plus je crois que le courant passe bien entre nous.

Tiens donc ? Cette expression lui était familière et pas des moindres. Aussi pendant quelques secondes, les flashes de souvenirs enfouis dans les tréfonds de sa mémoire ressurgirent. Un homme affalé au sol après un malheureux accident de travail. Le pauvre avait pris un sacré coup de jus en buvant tout un sceau d’ampère. Ce dernier n’était pas au courant pour les travaux de raccordement électrique. Un comble pour un électricien. Si bien, qu’il en devint lumineux comme une ampoule , au sens propre et figuré. Le sacré bonhomme avait fait sauter un plomb et plongé tout un quartier dans la pénombre. Au petit matin, le thanatopracteur ou croquemort avait récupéré le corps en riant un bon coup. « Ce bon monsieur et la mort ont de la chance, le courant passe fort bien entre eux »… Depuis, Clarke n’avait pas oublié ce rire inopportun et cette expression macabre, qui revenait à chaque fois qu’on la lui répétait.

– Fuck off gentleman.

Trop tard, le gredin avait la main agrippée à son arme et pressait déjà la détente avec son index. Sur le coup, Clarke n’eut pas d’autres choix que de pester comme un charretier.

- Oh le sale fumier !

Les doigts serrés autour du col de l’androïde. Le géant sentit les volts parcourir chacun de ses muscles. Peu à peu, ses membres tétanisèrent à tout rompre. Pendant quelques instants, le cœur de Clarke défaillit, puis son système respiratoire commença à lâcher à son tour. Finalement, la décharge s’arrêta, laissant les deux antagonistes s’effondrer dans le bassin. Les battements cardiaques et la respiration du gouverneur étaient à peine perceptibles.

Le moment de rejoindre le Seigneur était-il venu ? Non ! Pas question ! Clarke avait encore beaucoup trop de choses à accomplir pour partir prématurément. Dans un râle, le gouverneur tentait de se mouvoir difficilement. Comme la providence, une main puis d’autres s’emparèrent du géant, pour le tirer hors de l’eau.

-Bon sang, il est lourd comme un cheval ! Dépêchons, de les tirer hors de l’eau ! Celui-là est encore plus lourd ! Attrapez des cordes et servez-vous en pour le tirer !

Des hommes, des miliciens, s’étaient approchés du lavoir, intrigués par le soudain silence qui avait envahi les lieux. Et voyant les deux corps en train de flotter, ces derniers s’étaient précipités pour sortir les deux individus de l’eau croupie.

* * *

La main posait sur la boucle de sa ceinture, le capitaine Algren écoutait minutieusement les paroles de la demoiselle. Cette dernière, à son grand soulagement, s'était séparée de son Smith & Wesson sans montrer de résistance. Pendant un bref instant, lorsque l'androïde évoqua la mort du vieux Morris, l'officier eut une triste pensée pour le pauvre homme. Il avait beau ne pas le connaître, mais il savait tout de même, que lui rendre justice et faire la lumière sur ce soi-disant "accident", serait le seul moyen de respecter sa mémoire. Malheureusement, la tournure des évènements laissait à penser qu'il serait peu probable d'agir en faveur du défunt.

Et pour rien n’arranger, une exaspération lasse s’empara brutalement de l’officier. Allons donc, la situation était déjà chaotique. Pourquoi fallait-il qu’elle soit aussi épineuse ? Ce qu’il venait d’apprendre ne le réjouissait pas, loin de là. L’idée même de devoir tirer un obus lui hérisser le poil, tant les dommages collatéraux seraient considérables. Aussi, pour ne pas avoir à s’imposer cela, le soldat se donna plus de temps. De surcroît, la nouvelle de la présence d’un individu avéré dangereux le mettait de fâcheuse humeur et dans une position inconfortable.

Bien dans ce cas, ne tardons pas plus longtemps. Nous allons faire de notre possible, pour ne pas à avoir recours à la pire des solutions.

Sa voix se fit plus martiale, se tournant alors vers les deux miliciens à ses côtés. Il n’était pas capitaine dans la toute jeune armée fédérale pour rien. Si bien, qu’il le fit savoir sans vergogne.

Vous-là !

Il pointa du doigt le plus petit des deux hommes.

Trouvez-moi une radio, n’importe quoi, ce que vous voulez pour contacter celui qui dirige ce navire. Tant que vous y êtes, prenez des hommes pour retrouver le gouverneur et « le chien fou » que vient de décrire la demoiselle.

Les deux hommes se dévisagèrent, le milicien jeta un regard à son collègue avant de se tourner vers Algren.

Z’avez pas à nous donner des ordres à ce que je sache. On n’appartient pas à l’armée de chiens de garde du gouvernement, m’sieur Algren. On reçoit nos ordres, uniquement de…

Agacé le regard de l’officier s’assombrit, à croire qu’il allait décharger son barillet sur le milicien récalcitrant. Une froide colère pouvait se lire dans ses yeux.

Capitaine ! Pour vous cela sera capitaine ! Et rien d’autres ! Vous n’avez pas été fichu de défendre cette ville, vous et votre foutu milice. L’armée prend donc les dispositions, là où vous avez failli ! Maintenant, si vous voulez que je vous traîne devant une cour martiale, puis jusqu’à un poteau. On peut continuer à jouer à ce petit jeu-là ! Dans le cas contraire… Exécution !

Ni une ni deux, l’individu au visage crasseux se retrouva droit comme un I, plus aucuns mots ne sortis de sa bouche. Un hoquet de surprise coincé dans la gorge. Seul réponse, un hochement de tête affirmatif laissait transparaître sa défaite. Le milicien se dépêcha donc de détaler. De son côté le gradé se détendit, retournant vers les deux androïdes. Il venait de se faire un ennemi. Peu importe, c’était le prix dans son métier. Une rivalité toxique entre miliciens et militaires de l’armée, qui empoisonnait les relations.

Allons-y, nous avons perdu assez de temps comme ça. Il nous faut mettre en sécurité votre ami et vous soigner, avant de continuer.

Il jeta un œil sur la blessure. Une grimace tira les traits de son visage. S'il ne faisait rien, l'androïde allait passer de sales heures à venir. Aussi, le capitaine ne traîna pas et emmena le groupe dans le drugstore le plus proche, qui à son grand soulagement n'avait pas été déserté par ses propriétaires. Si bien qu'il trouva rapidement les instruments nécessaires pour panser la plaie de la jeune femme. Algren avait de l'expérience, ce n'était pas la première fois qu'il soignait une blessure par balle. Le nombre de fois où il avait secouru des compagnons ne se comptaient plus. Aussi, il prit soin à ne pas trop tarder à extraire le plomb à l'aide d'une paire de pinces, avant de recouvrir le tout avec du sucre et des bandages. Rien de très extraordinaire en somme, mais cela empêcherait sûrement la jeune femme de tourner de l'œil. Dans un coin, le second androïde gisait sur une couverture, ses fers avaient été en partie enlevés. Peu de chances qu'il s'en aille de lui-même après tout.

Entre temps, on vint lui apporter des nouvelles, ainsi qu'une lourde boîte, qui fut posée sans ménagement sur une table. À l'intérieur, le capitaine y trouve une radio et son équipement de communication. La machine n'était pas toute neuve, mais pas non plus vétuste. Sans perdre de temps, le militaire s'évertua à brancher l'objet et à le faire fonctionner. Il était plus à l'aise avec une arme, qu'avec une radio...

- Votre camarade... Il a bien de la chance, de pouvoir compter sur des gens aussi attentionnés que vous.

Le capitaine s'était égaré un instant. Si tous les américains avaient montré autant de verve à se soutenir, alors le continent aurait été pacifié, depuis fort longtemps. Ceci étant dit, Algren regagna sa constance martiale d'un raclement de gorge.

- Assez discuté, revenons-en, à votre ami dans son coucou volant. On a là, une radio, en espérant qu'elle marche, afin de contacter le navire. Ce bouton sert à ouvrir la fréquence, cette molette pour changer de fréquence et le micro pour parler. Je ne vous laisse pas plus de dix minutes, on a retrouvé le gouverneur et votre camarade aux cheveux blancs, flottant au milieu d'un lavoir... En d'autres termes, nous allons devoir les rejoindre en vitesse, dès votre appel passé. Vous pourrez sûrement le rencontrer et lui parler, s'il se trouve en l'état pour bien sûr...

Encore heureux, on ne lui avait pas annoncé décès. Néanmoins, le premier homme de l'état était dans un état misérable. Tout portait à croire, qu'il s'était battu avec l'androïde. Cette histoire risquait d'avoir un retentissement prochain, il n'y avait pas de doute au vue de tout ce tohu-bohu. Three Oaks allait garder de sacrer marque du passage des androïdes. Le capitaine était sorti du local un instant. La journée ne connaissait pas de fin. La seule chose qu'il était en mesure de faire maintenant, c'était de ramasser les pots cassés.


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Alice Liddell
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Alice Liddell
Dim 5 Juin - 22:37
Alice observa la dextérité des soins prodigués par le capitaine avec une fascination presque palpable. La jeune femme avait toujours admiré ceux dotés d'un talent dans un domaine, elle qui n'avait reçu aucune instruction et s'était retrouvée, avec son séjour à l'asile, amputée d'un savoir qu'elle essayait de regagner avec le temps. Les gestes du capitaine étaient précis, dénués de toute fioriture. Efficacité et rapidité. Alice se laissa faire, sans mot dire, ne voulant pas briser la concentration du capitaine Algren. Elle ne savait encore si elle pouvait placer toute sa confiance en cet homme, néanmoins il n'était pas dénué d'un minimum de savoir-vivre. Tout le contraire des mercenaires qui l'avaient accueilli à son arrivée.

- Votre camarade... Il a bien de la chance, de pouvoir compter sur des gens aussi attentionnés que vous.

Alice n'aurait su dire si le capitaine mentionnait là l'androïde qu'elle était venue sauver, ou Alexender. Dans le doute, elle eut un haussement d'épaules.

« Dans la vie, capitaine, on doit se serrer les coudes. J'ai juré de prêter secours à mes semblables, les Androïdes. À leur offrir ce que le monde leur refuse. Chaleur, compassion, foyer. Je suis pas une héroïne. Juste une femme qui veut le bien pour les siens. »

De l'héroïsme ordinaire, rien de plus.

La radio fut apportée, gigantesque carcasse que Alice caressa du bout des doigts comme si elle tentait d'apprivoiser un curieux animal. Ses doigts se posèrent, tour à tour, sur chaque élément désigné par le capitaine, écoutant, apprenant. Ce ne devait pas être si compliqué. Du moins, fallait-il l'espérer.

Un sourcil s'arqua en apprenant que Alexender avait été trouvé à proximité du gouverneur. Était-ce étonnant venant de sa part ? Du tout. L'Allemand était à l'image de son pays natal : brut, dénué de concession, fonçant au sein de la mêlée avec l'ardeur d'un bélier enragé. Il fallait simplement espérer que le combat s'était clos sans trop d'effusion de sang. Sans quoi Alice avait peu de chance d'être véritablement écoutée.

« Je fais au plus vite, capitaine. »

Par mimétisme, l'Androïde salua le capitaine Algren comme elle avait vu les mercenaires et autres hommes le faire à son encontre, sa main androïde posée sur son front. Puis elle baissa la main, se concentrant sur la radio. Les ondes crachotèrent, bruits parasites qui firent grincer des dents Alice. Tout en tournant les boutons, tentant d'avancer degré par degré n'ayant aucune idée de la fréquence désirée, l'Androïde ne cessait d'appeler son pilote. Finalement une voix se fit entendre, de plus en plus audible au fur et à mesure que Alice ajustait les paramètres.

« …'lice ? Alice, c'est ta 'tite voix que j'entends là ? »
« Lorenzo ! J'ai cru jamais y arriver. Je peux pas rester longtemps. Écoute. Je vais voir le gouverneur sur cette histoire, régler ça avec lui. Mais en échange faut que tu quittes la ville. »
« Hé ! J' t'abandonne pas, gamine ! L'est hors de qu-... »
« Laisse-moi finir ! Ce sera juste l'histoire de quelques heures. Je compte bien nous ramener tous au pays moi, Alex et le nouveau venu. Il faut juste que tu t'éloignes de la ville. Reste dans les environs et je te rappellerais quand ça ira mieux. »
« … Me plaît pas c'te histoire... » Alice entendit un profond soupir, suivi d'une longue bouffée. Lorenzo avait du s'allumer une énième cigarette. « Mais c'est toi l' chef. Je vais faire c' que tu dis mais j' garde une œil sur la ville. Au cas où. »
« Bien. »
« Oh et... Alice ? Le gars qui s'est pris l' tonneau ? C'était... »
« Un pauvre gars qui voulait pas me tirer dessus. »
« M'rde. Bon. Y a pas d' guerre sans dommage collatéral. À tout à l'heure. »

Alice se rejeta en arrière dans son siège. En toute logique Lorenzo avait déjà amorcé son parcours, éloignant assez son navire pour qu'il ne représente plus une menace pour Three Oaks. Quittant son siège, Alice alla aider l'androïde à se lever. Désormais elle conserverait un œil sur lui. Les fers immobilisant ses bras étaient toujours présents. Alice posa sa main dans le dos de l'homme en un geste réconfortant. En attendant de pouvoir rencontrer le gouverneur, elle ne pouvait guère agir davantage.

Le capitaine Algren revint dans le drugstore. Alice le soupçonna d'être demeuré à proximité afin de veiller à ce que le navire ait bien suivi les directives demandées. Peut-être même avait-il perçu l'échange. Aucune de ces suppositions ne gênait Alice en soit. Elle n'avait rien à cacher et se doutait bien qu'une totale transparence ne pouvait que l'aider au vu de la situation actuelle. Le capitaine leur fit savoir que le gouverneur et « le chien fou » avaient été ramenés au sein de l'hôtel de ville.

Ce fut donc escorté du capitaine Algren que les deux Androïdes rejoignirent le bâtiment. Non sans attiser plus d'un regard curieux, que ce soit des badauds qui jetaient des coups d’œil derrière leurs volets ou des hommes armés campés dans les rues. Ou encore celui du domestique qui leur ouvrit les portes de l'hôtel de ville indiquant au trio que « Monsieur le gouverneur et... son invité... se trouvent dans la salle de réception... au fond du couloir. » Salle de réception qui, aux yeux de Alice, était fastueuse. Et ce malgré les chaises reculées contre les murs et les brancards de fortune installés dans la pièce. Alice se permit un regard émerveillé envers le lustre avant de s'attarder sur les deux gisants.

« Mais il est immense ! » s'écria-t-elle à la vue du gouverneur. Alice fit le tour du corps comme si elle observait un animal fabuleux. « J'ai jamais vu quelqu'un d'aussi grand. C'est un géant ? Comme dans les contes ? »

Ils vivaient bien dans un monde peuplé de fées, de sorcières, de nisses, d'hybrides et autres créatures farfelues. Une tribu de géants, cachée au fin fond des terres américaines, semblait presque évident.

Alice se tourna ensuite vers Alexender. Se penchant vers lui, elle colla son oreille contre sa poitrine. Ça bourdonnait avec l'exactitude d'une montre bien réglé. Armant son bras droit, Alice colla une gifle à l'Allemand.

« Debout là dedans ! On a pas que ça... » La douleur se rappela à elle, lui faisant grincer des dents. « Ah scheisse. J'avais oublié... »

Spoiler:
 
Alice Liddell
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Alexender Rammsteiner
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Alexender Rammsteiner
Mer 22 Juin - 1:01


Alexender se réveilla avec un picotement à la joue. Il tourna la tête. Il y avait Alice à côté de lui. Il avait du perdre connaissance avec son coup de foudre à Three Oaks.

–Humm yo Alice. Tu sais que tu es sexy quand tu parles allemand. On dirait que la mort n'a toujours pas voulu de moi. Je suis toujours vivant.

L'allemand se releva pour s’asseoir en étirant les bras et baillant sans aucune gêne. Chaque mouvement était accompagné de petits bruits d’électricité statique. Comme pour vérifier que tout allait bien chez lui, Alexender plaça son pouce au-dessus de son index pour écraser ce dernier et le faire craquer.

– Ahh je suis bourré d’électricité statique à avoir voulu buter l'autre chieur. D'ailleurs pourquoi je suis pas dans l'eau, encore ? Et ta main doit être engourdie ?

Alexender regarda partout autour de lui, ne pensant déjà plus à la main d'Alice. Il aperçut un miroir. Il avait les cheveux en épis sur sa tête, plus de haut de vêtement et une seule jambe à son pantalon. L’androïde haussa les épaules.

– Bah, la routine quoi… Par contre cette tête, tu trouves comment mon nouveau style, Alice ?

Puis Alexender aperçut le gouverneur pas très loin de lui. Il eut pour réflexe de placer son bras devant Alice et prit son pistolet non magique.

– Cette saloperie est encore en vie. Je vais en finir une balle entre les deux yeux pendant son sommeil. Il sentira rien.

Alexender avança doucement avant de placer son arme en direction du géant qui dormait.

– Fuck off gentleman. Dors pour cent ans. Avant ta prochaine vie.
Alexender Rammsteiner
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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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✦ Libre pour RP ? : Oui !

Dim 10 Juil - 21:45




Janvier de l'An 06



Il était un bonhomme au teint verdâtre, flanqué d'un nez de vautour, qui effectuait chaque vendredi le tour de sa ville, pour quérir des nouvelles de chacun. Un brave personnage me direz-vous. Seulement, son costume noir et son rire sinistre de charognard, auront vite fait de vous taire sur l'instant. Vous ne voudriez certainement pas rejoindre la rubrique nécrologique, que cet étrange monsieur entretenait pour Three Oaks. La mort était sa meilleure amie et cliente, par-dessus tout, elle lui faisait des petits cadeaux chaque mois. Un cas de scarlatine ou une malencontreuse chute, ces choses-là, le curieux homme les adorait comme un enfant et les caramels de grand-mère entre les mains. Croquemort de père en fils, on ne riait jamais au nez de la faucheuse, c'était sacrilège !


Affalés sur des civières de fortune, Clarke et "le chien fou" avaient attiré cet oiseau de mauvais augure, ricanant à l'idée d'entendre un râle d'agonie. Il rodait autour d'eux, comme s'il attendait son repas sur un plateau d'argent et prenait quelques mesures, pour les futures couches de ces messieurs. Tiens, on croirait entendre le glas ou était-ce les pas de l'officier Algren, qui jeta dehors, manu militari, le thanatopracteur, arguant du bon vivant des deux hommes. Cela n'était pas demain la veille, qu'on l'y prendrait à regarder son supérieur recevoir l'extrême-onction. Sous ses yeux, la demoiselle à l'appendice inorganique se laissa aller à une curiosité folle. Une tribu de géant ? Certainement pas... Pour sa petite histoire, Clarke était le cadet d'une famille d'ouvriers, dont les membres étaient la plupart rabougris. C'est dire, la surprise de sa mère, lorsqu'elle mit au monde un bébé bâti comme une cheminée. Quant à son paternel, celui-ci avait bien cru être la victime d'un cocufiage, lorsqu'il pesa le marmot qui faisait plusieurs onces de plus, que ses aînés à la naissance.


Puisque les moutons avaient décampés, revenons-en à nos loups. La respiration du gouverneur avait retrouvé un rythme régulier, à partir du moment où l'on avait retiré les eaux de ses bronches. De plus, on appliqua les premiers soins à son pied, qui laissait entrevoir de douloureux moments à vivre. La balle avait vilainement amoché certains os, qui présentaient l'allure de cailloux éclatés. Pas de quoi lui amputer le membre, une belle veine pouvait-on dire. Il dormait comme un ours aigri par l'hiver, dont le repos ne tenait qu'à un fil. Si bien, que les paroles crachées par l'androïde eurent vite fait de troubler son sommeil. Ses paupières s’ouvrirent, accompagnées par des soubresauts qui le prirent dans tout le corps. Encore dans le brouillard, Clarke cherchait ses repères, quand il aperçut l’extrémité d’un canon juste sous son nez. Charmant accueil au réveil, la vision d’une arme pointée sur lui, le remit instantanément d’aplomb, comme le Christ sortant de sa tombe.


Holy Shit ! Semblable à un animal en péril, son instinct de survie prit le pas pour lui permettre de s’en tirer vivant. L’idée d’une confrontation directe était impensable, auquel cas, il risquait de voir sa cervelle exploser sur le plancher. Pas question de clamser dans un endroit pareil, sa femme ne lui pardonnerait certainement pas cela et lui ferait sûrement payer plus tard, dans le domaine de Saint-Pierre. Spontanément, sans même trop réfléchir, le géant bascula vers la droite, au prix d'un douloureux effort. Puis, dans un mouvement réflexe pour éloigner son agresseur, Clarke se saisit du brancard et le jeta sans ménagement sur l'androïde, comme s'il devait écraser un insecte avec le plat de sa main. Une fois hors de danger, si l'on pouvait le considérer comme tel, le gouverneur tenta de se relever dans un titubement d'homme ivre.


Figé de stupeur, peut-être parce qu'il n'imaginait pas qu'une arme, ait été laissée à la portée de l'individu aux cheveux blancs, Algren avait regardé la scène en serrant les dents. Quel fut son soulagement, en voyant le blond s'en tirer vivant, alors qu'une fin tragique s'était esquissée sous les yeux de tous. Sans perdre plus de temps, qu'il n'en fallait, le militaire dégaina son arme, une énième fois, et porta assistance au gouverneur en prenant soin de s'interposer entre le malouin et ce dernier.


- Bon sang Algren ! Vous avez pris votre temps pour venir. Un peu plus et vous ratiez mon enterrement...


Entendre le géant rassura Algren, qui passa outre les ruminations, s'assurant en priorité du bien-être du dirigeant. S'il avait la force de se plaindre, il allait de soi, que Clarke était en état de parlementer avec les androïdes. Mais encore fallait-il qu'il soit d'humeur à vouloir entendre parler d'un éventuel compromis. Comprenant la délicatesse de la situation, la tunique bleue décida de l'informer au plus vite de la teneur des faits, avant qu'un autre le fasse. S'il y avait bien une personne pour le raisonner, c'était bien l'attaché militaire. Aussi, se montra-t-il prévenant en offrant son épaule, afin que le géant puisse soulager son pied.


- Gouverneur O'Callaghan, je dois vous faire part d'une requête de premier ordre.


- Allons, croyez-vous que c'est le moment de...


- Elle émane des androïdes, ils demandent à pourparler.


La nouvelle fit plusieurs tours dans son oreille, avant que celle-ci atteigne son cerveau. Était-ce une blague, parce que si c'était le cas, elle était de fort mauvais goût.


- Je vous demande pardon, vous pouvez répéter, je crains d'avoir mal entendu.


Sa confrontation avec l'autre écervelé n'avait pas arrangé les choses et l'avait conforté dans sa méfiance. Après tout, on venait d'attenter à sa vie, quoi de plus normal. Cependant, Algren se répéta de nouveau et détailla brièvement le déroulement des incidents, faisant fi de la présence des androïdes à côté d'eux. Les miliciens, le vaisseau, le tonneau et la radio, il n'omit aucun détail pour ne pas fausser le jugement de Clarke, qui jetait des regards sévères, à l'encontre des trois individus.


- Vous savez que l'on vous tiendra pour responsable, si les discussions échouent. En êtes-vous pleinement conscient capitaine ?


- En toute connaissance de cause, j'en suis conscient, monsieur.


- Du culot j'en ai vu jusqu'ici, mais des comme vous et comme eux, jamais encore. Ne m'en voulez pas, mais j'ai du mal à croire que l'on veuille régler cette affaire à l'amiable, alors même que l'on a tenté de trouer il y a quelques secondes.


Négocier ? Le timbre de sa voix était clairement empreint de scepticisme. Il ne s'en cacha pas et adressa même à la jeune femme un regard aigre. Pas question de se montrer tendre, ni de se montrer conciliant, tant qu'il n'avait pas de preuve de leur bonne foi.


- Si ce n'est que pour commencer, à qui ai-je l'honneur ?



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Alice Liddell
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Alice Liddell
Jeu 14 Juil - 22:14
Alice sentit l'électricité lui parcourir les veines et lui picoter les doigts. Lorsque, par réflexe, la jeune femme porta ses doigts à sa bouche elle eut un bref sursaut – picotement sur le bout de la langue suivie d'un courant électrique dans son échine. Face aux boutades de l'Allemand, la Roumaine n'émit aucune réplique se contentant de hausser les yeux au ciel. Parfois elle avait l'impression de faire face à un adolescent en pleine crise qui se moquait du monde.

Néanmoins lorsque l'Allemand décida de mettre fin à la vie du gouverneur, Alice tenta de s'interposer. Son estomac cogna contre le bras tendu d'Alexender alors que la jeune femme avait tenté de passer le barrage. Sa main gauche accrocha l'épaule de l'homme.

« Ne fais pas l'imbécile ! On va discuter et... »

Et rien du tout. Le colosse se releva si vivement que Alice recula tout en relâchant Alexender. Bien lui en prit. Alexender fut envoyé contre le mur le plus proche comme si le gouverneur venait de frapper une mouche avec une tapette. Sans prononcer un seul mot, Alice suivit l'échange entre le gouverneur et le capitaine. Algren lui plaisait. Si jamais les choses devaient dégénérer, elle veillerait à ce qu'il s'en sorte – lui et sa famille s'il en avait une.

Sous le regard du gouverneur, Alice s'inclina gauchement, tenant son bras blessé contre elle.

« Alice Liddell, monsieur le gouverneur. Maire d'un refuge pour Androïdes dont je tairais le nom car... On ne sait jamais dans quelle oreille ce genre d'informations peut tomber, et je ne voudrais pas que mes réfugiés en payent le prix. »

Du doigt elle désigna Alexender.

« Lui c'est Alexender Rammsteiner. Il est toujours comme ça. Il prend sa mission de protéger ses semblables très à cœur. C'est moi qui ai demandé un pourparler. J'ai bien compris que la violence ne réglerait rien. »

Elle avait déjà manqué d'être tuée par le roi de Roumanie, la balle ayant évité le cœur de peu. Elle ne voulait pas retenter l'expérience. Le gouverneur était puissant, ses hommes armés et bien entraînés. Il fallait parfois savoir agiter le drapeau blanc et mener des compromis.

« Je suis venue chercher cet homme. » précisa-t-elle en désignant l'androïde toujours menotté. « Je m'engage à le mener dans mon refuge. Vous n'entendrez plus jamais parler de lui. Je vous débarrasse d'un gêneur et moi j'offre un foyer à un homme dans le besoin. C'est plutôt un bon marché, non ? »

Et elle le pensait vraiment.
Alice Liddell
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Alexender Rammsteiner
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Alexender Rammsteiner
Mar 2 Aoû - 13:02

Alice avait agrippé l’épaule de l’androïde détournant son attention à peine quelques secondes. Mais quelques secondes de trop. Il avait juste eu le temps de remonter ses avants bras au niveau de son torse pour encaisser le coup et être envoyé, à nouveau, contre un mur. À croire que les murs l'aimaient bien, toujours là pour amortir sa chute.

L’androïde, dans sa chute, avait soulevé un gros nuage de poussière. On ne le voyait pas alors qu'Alice menait sa plaidoirie. Ah les femmes… Plus apte à parler qu'à agir. Plus apte à subir et à se laisser faire. Enfin pas toutes. Alice avait déjà démontré qu'elle n’était pas du genre à se laisser faire. La tête blanche qu'il était la respectait pour ça.

Mais là elle partait en discussion avec l'asperge grillée. Ce qui ne plaisait pas vraiment à l'albinos, qui avait du subir les assauts de l'autre en premier. C'est ce grand blond qui avait déclaré qu'il allait régler ça par les poings en demandant à Alexender de se rendre gentiment. Lui dire ça était comme lui dire « Viens ici sale pleutre, je vais te casser les dents. »

– Bla bla bla. Dis-moi l'asperge tu vas parler gentiment ? Mais notre combat il est fini ?

L’androïde était sur le sol ne prenant même pas la peine de se relever. Son pantalon était maintenant lui aussi en lambeaux. Bientôt il allait finir nu si cela continuer. Bah ça lui rappellera le bon temps en Allemagne quand il était nu devant d'autres personnes, et surtout une femme.

– Je te signale que si je prend ça trop à cœur c'est pour toi hein. Et que en plus c'est lui qui est en tort. Pourquoi toute cette merde devrait être à cause de moi encore une fois ?

L’androïde tourna le regard vers le capitaine. Il se releva avec un demi pantalon et le torse nu, sans aucun bandage sur sa nuque, laissant voir son « collier » et la forme de son imposante colonne vertébral de métal dans son dos qui ressortait plus qu'une colonne basique.

– Dis-moi, oh mon capitaine, t'aurais pas une bière ? Car si on doit discuter gentiment j'vais vite avoir la migraine à les écouter sans rien faire moi.

Un bon cliché de mec qui ne savait rien faire d'autre que taper. Même si l’androïde avait déjà prouvé, pendant le combat, qu'il pouvait faire preuve de réflexion réfléchie. Mais cela l'ennuyait et il se fichait de l'image qu'on avait de lui. Les seules réflexions sur son image qui l'importait venaient de son frère et de sa femme. Les autres il s'en moquait complètement.
Alexender Rammsteiner
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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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Sam 11 Mar - 21:06




Janvier de l'An 06



« Gimme some drink, boy ! », une longue gorgée de whisky, voilà ce qu’il fallut au gouverneur pour avaler les informations apportées par la demoiselle. Son regard explicite ne passa pas inaperçu, obligeant le militaire à ses côtés à trouver appui à son postérieur poussiéreux. La providence voulut qu’une caisse de vieux whisky traînât par là. Si bien que l’on peut trouver boisson et support pour reposer le géant amoché.

Un court silence suivit les paroles des deux androïdes, suffisamment long pour permettre à Clarke d’ouvrir une bouteille et engloutir un demi-volume d’alcool. Si ce n’est pas malheureux, un bon Jack Daniel’s siphonné sans dégustation, ni raffinement.


Sans aucune manière, le blond essuya ses lèvres avec le revers de sa manche en y laissant une savante trace de sang et d’alcool. La boisson, le remède universel à tous les maux dans le Nouveau-Monde. La chaleur dans l’œsophage, l’homme dévisagea la jeune femme sans décrocher un mot. Il tendit le récipient en direction de cette dernière. Il s’agissait-là d’un semblant de sympathie, puis c’était la moindre des choses lorsque l’on recevait une dame.


- Buvez, j’crois qul’on aura bien besoin pour régler not’ différent.


L’accent argotique de Clarke fit surface à son grand dépit, un fameux mélange de patois de Nouvelle-Angleterre et d’anglais. Il était partagé, les androïdes semblaient être bien plus que de simples créatures issues de l’inconnu. A vrai dire, l’attachement à leur semblable ne laissa pas l’américain indifférent. Lui aussi connaissait la chose, il avait juré de protéger et sauver les citoyens qui avaient déposé leur confiance en sa personne. En temps normal, les trois androïdes auraient pu s’en tirer à bon compte. Si seulement, nous vivions dans une période normale…


Algren délivra la bouteille d’alcool et la déposa dans les mains la fameuse Alice, avant de se placer entre les deux parties. La tête de métal qui avait batt… qui s’était battue avec le gouverneur, avait sérieusement besoin de vêtement avant tout. Si bien qu’il s’éclipsa, non sans réticence, pour chercher de quoi couvrir l’état misérable de l’androïde. Bien à lui, pendant ce temps, un Clarke avec l’esprit tuméfié par les coups et noyé par la boisson continua à faire la conversation.


- Si j’comprends bien, z’êtes venus dans cette ville pour récupérer vot’ ami, d’accord. Cela aurait été avec plaisir ma ‘tite dame, mais j’peux pas vous laisser partie comme ça. Certainement pas dans ces circonstances.


Le « ma ‘tite dame » avait échappé à Clarke. Cela ne signifiait certainement pas qu’il traitait la demoiselle avec insolence. Non, ce dernier visiblement fatigué n’avait pas plus d’envie de tenir ses manières. Après tout, un marché avait bien plus valeur lorsque l’on parlait avec franchise et sans arrière-pensée.


- Un homm’ est mort aujourd’hui, un homm’ sous ma responsabilité. J’tiens à sa personne, autant que vous t’nez à vot’ camarade. Comprenez donc, que j’ne souhaite pas lâcher l’affaire d’la sorte.



« Don't think you can get away like that, mam' ». Clarke jeta alors un œil à celui qui l'avait tenu tête. Ses sourcils froncèrent, tandis qu'il émit un raclement de gorge. Il brossa frénétiquement sa barbe fraîchement défaite.


- Mais j’pense que l’on pourra s’entendre à que’que chose.




Il s'accouda sur la cuisse de sa dernière jambe valide, puis se pencha à la façon d'un escroc vous abordant au milieu du saloon. Que croyez-vous, les discussions en bas de table n’avaient rien d'une discussion de courtoisie. Le sérieux était de mise, si bien que Clarke se força à nouveau à parler normalement.


- Je ne peux décemment pas balayer et oublier ce qui a eu lieu aujourd’hui. Néanmoins, nous pourrons réécrire l’histoire pour que les choses paraissent comme nous le souhaitons. Nous pouvons envisager de vous laisser partir. Mais je vous demanderais en retour de bien vouloir accepter quelques conditions.


L'histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d'accord. Cela était une citation d’un homme dont Clarke avait oublié l’identité. Il avait lu, pour autant, cela ne voulait pas dire qu’il en avait retenu grand-chose. Un grand homme disait-on, mais à la taille ridicule, qu’il ne touchait pas terre au sommet de son cheval.


- Il n’y aura jamais eu de mort aujourd’hui, enfin pour l’opinion, pas pour nous. Afin de nous en assurer, je vous demanderais de prendre en charge la sépulture de cet homme. Il vous faudra lui fournir un lieu où reposer, je souhaite que vous le fassiez de vous-même. Si les citoyens de Three Oaks l’apprenaient, croyez-bien que vous n’auriez pas la possibilité de quitter la ville.


Pouvait-on considérer un tel calcul pareil avec humanité ? Clarke doutait de cet aspect, mais cela était nécessaire pour le bien de tous. L’idée de faire oublier la mémoire d’un homme ne le plaisait pas, aussi prévoyait-t-il de la garder intacte par ce moyen. Il savait d’avance, que plus tard cette décision le hanterait jusqu’à sa propre mort.


- Il y a des lois dans ce pays, les lois sont faites pour être respectées. Le trouble commis, la violence à l’encontre d’innocents, je ne peux pas laisser passer ces dernières choses. Aussi, je vous demanderais de nous laisser Tête de boulo… Mr Rammsteiner. J’espère que vous n’y voyez aucune objection, Madame Liddle ?


Clarke croisa les bras pour signifier sa fermeté. Il avait fait cette proposition en connaissant pertinemment l’issu qui encourait. De cette façon, il souhaitait dégager une meilleure marge dans les discussions. Puis, non sans une pointe de revanche, l’américain entendait bien clouer le bec à petit malpoli.


Au même moment, alors que le gouverneur se tût, un Algren au visage stoïque comme à son habitude revint dans la pièce avec les bras chargés. Ne se doutant de rien dans un premier temps, le militaire confia à Alenxender des vêtements, qu’il avait trouvés dans le premier placard à sa portée.


- Voici de quoi vous couvrir m’sieur, je vous demanderais de ne rien oublier.


Par ne rien oublier, le capitaine signifiait la paire de fers cachée entre la chemise et le pantalon. Dans un excès de prudence, il trouva bon de demander aux plus turbulents de se restreindre. Une bonne chose ? Reste à savoir comment-finirait la suite.






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Alice Liddell
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Alice Liddell
Mer 22 Mar - 9:37
Alice eut un soupir de mère exténuée de s'occuper de son enfant. Sa voix tenta de moduler un ton qui invitait au calme et non à un rallumage de toute étincelle de conflit.

« Je sais. » souffla-t-elle à Alexender. « Mais tente de te poser deux secondes, d'accord ? Ce n'est pas parce que tu as la peau dure que ton corps est dénué de limites. »

La jeune femme était volontairement restée évasive sur les propriétés particulières de l'Allemand. La magie n'était pas forcément appréciée de tous et une capacité comme celle d'Alexender pouvait susciter une convoitise fortement déplacée. Inutile de provoquer une énième chasse aux sorcières alors qu'ils avaient la possibilité de quitter cet endroit en limitant les dommages collatéraux.

Une bouteille d'alcool lui fut tendue, une odeur forte lui emplit les narines. Alice accepta l'offrande mais, lorsqu'elle rejeta la tête en arrière, ne but pas même une gorgée, feignant simplement alors que l'alcool frôlait ses lèvres closes. Refuser aurait été impolie. Mais la jeune femme ne faisait guère confiance à l'alcool et aux limites de son propre corps se rappelant, trop bien, la fois où ses pas l'avaient mené à une maison close et que, sans l'aide d'un enfant volant, aurait pu mal se finir.

Alice passa la bouteille à Alexender espérant que le germanique accepterait d'en boire une gorgée et ne se plaindrait pas de la qualité de ce qu'on lui offrait. La Roumaine se concentra sur la palabre du gouverneur, discours aux antipodes même du pompeux phrasé des dirigeants qu'elle avait pu croiser jusqu'à présent. Il parlait comme ces paysans, rencontrés en lisière des frontières, engoncés dans leur quotidien stérile.

Plissement de bouche lorsque le gouverneur annonça que le marché proposé par Alice ne suffisait pas. La Roumaine se redressa légèrement, le bras valide prêt à stopper l'Allemand si jamais il tentait une protestation face à cette décision. Surtout que la suite ne semblait pas aussi catastrophique que ce que Alice aurait cru. Ils pouvaient partir, bon point. Mais devaient se charger de la sépulture de l'homme. Alice eut une approbation brève. Aucun problème à ce sujet non plus. Mais la suite l'empêcha de formuler quoi que ce soit pendant quelques minutes laissant toute latitude à Algren pour agir.

« Attendez ! »

Sa voix avait sonné comme un ordre et Alice s'en mordit les lèvres. Elle n'était pas en position d'exiger quoi que ce soit. La Roumaine inspira un coup, prenant le temps de rassembler les mots.

« Je prendrais en charge cet homme qui a été victime de l'effarouchée. Une tombe anonyme pour éviter que quiconque ne sache ce qui lui est advenu. Dans une parcelle de la Californie. »

Voilà. Commencer par exprimer sa bonne foi pour apaiser les esprits avant de reprendre.

« Gouverneur, je vous suis... reconnaissante de votre compréhension mais... comprenez aussi que j'ai quelques questions suite à votre demande. Je ne puis vous laisser Alexender sans savoir exactement pour combien de temps vous souhaitez le garder. Et quels seront les conditions de son... séjour parmi vous. Sera-t-il prisonnier ? Mis aux fers ? Devra-t-il travailler jusqu'à avoir... hé bien... rembourser sa dette ? »

Si le gouverneur exigeait une vie pour une vie, Alice se retrouverait alors bloquée.
Alice Liddell
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Clarke O'Callaghan
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Sam 8 Avr - 21:04
Un homme se tenait sur les berges du Potomac en train de contempler les flots des eaux. Son passé vint raisonner au travers de lui, malgré sa mémoire défaillante rongée par la maladie. Il n’arrivait pas à dormir, son esprit était bien trop préoccupé ces derniers temps. Debout sur les berges du Potomac, Clarke le géant aux cheveux désormais gris se souvint :

Était-ce l’effet des vapeurs d’alcool ? Plus la conversation se prolongeait plus le gouverneur semblait perdre patience. A moins qu’il ne s’agissait-là de la perte de sang, qui lui faisait tourner la tête.

Pour sûr, la demoiselle en avait dans le pantalon parlant sans détours au gouverneur. Tout compte fait, les androïdes ne semblaient pas bien différents des humains. Si, l’un d’eux avait de la considération pour la mémoire d’un seul homme qu’en était-il des autres ? La bonté de l’un ne rachetait certainement pas les torts de tous les autres. Seulement, les torts abondaient au-dessus de la tête du géant et des siens.

Ses mots furent polis et il rendit avec déférence la réplique à Alice :

- M’am, je ne peux que reconnaître votre sincérité. Pour ça, je crois pouvoir vous répondre en toute franchise. En temps normal, j’aurais demandé réparation en échange de la vie de votre compagnon.

La déclaration brute de sens ne laissait pas l’ombre d’un doute sur sa signification. Le plus sot des hommes aurait certainement compris. Un tel propos de la part du gouverneur ne pouvait que rallumer les feux aux poudres. A côté de l’albino, le Capitaine Algren paraissait lui-même se figer à l’écoute des paroles. Toutefois, Clarke décida de couper court à toute réaction ou interjection, levant son bras pour faire silence.

- Ce que nous vivons n’a rien de normal. Aussi, je ne souhaite pas voir la vie d’un tiers être perdue par cette querelle. Un mort nous suffira amplement pour aujourd’hui.

Sa main redescendit lentement, avant de s’écrouler subitement. Le temps de quelques secondes, l’américain se rapprocha dangereusement du sol. Clarke faisait un nouveau malaise et manqua de d’effondrer. Son homme d’armes ou samaritain s’était précipité à ses côtés. Algren avait cru un instant que le gouverneur avait franchi le trépas. Bien heureusement, l’homme n’était pas du genre à embrasser la mort au premier regard. Il était fidèle à son épouse avant tout.

La frayeur de sa mort s’éteint dès lors que le blond rouvrit les yeux. Dans un élan de précipitation, le soldat enquit l’androïde :

- Je crains que son Honneur soit de moins en moins capable de s’entretenir avec vous. Il en est rien contre vous, mais si le gouverneur venait à décéder. Croyez-bien, que vous et vos semblables ne seront pas épargnés…

Un froid se propagea. Soudain, un rire tonitruant éclata comme on aurait cassé une fenêtre. Clarke se redressa, gardant appui sur son subordonné. Il s’adressa à ceux tournés vers lui :

- Allons capitaine, je ne suis pas encore mort. Mais cela ne saurait tarder, si vous continuez à me couver ainsi. D’ailleurs…

Il hocha la tête en direction des menottes qui brillaient parmi les vêtements.

- Vous en avez fait encore trop.

- Je ne faisais que ce qui est dans l’intérêt de votre sécurité, sir.

- Et la vôtre ? Y avez-vous penser un seul instant ? Cette tête de bou… Cet androïde a été capable de me mettre dans cet état. Qu’est-ce qu’il serait resté de vous ? Vous m’obligez-là à prendre une sanction. Vous êtes mis à pied.

- Monsieur !

- Votre avis m’importe peu.

Clarke reporta son intérêt sur Alice, un éclat malicieux dans le fond de l’œil. Il avait quelque chose à l’esprit de terrible.

- Je ne vous demanderai qu’une dernière chose. Si je concède à vous laisser partir en toute sécurité, j’aimerais que vous emmeniez Algren chez vous. N’y voyez pas un signe de défiance, seulement d’autres enjeux interviennent dans notre situation.

Le géant regarda le pauvre androïde, maltraité par les siens au cours des derniers jours.

- Des enfants ont disparu au cours des derniers mois. Et votre ami est peut-être le seul à pouvoir nous permettre de les retrouver. Je souhaite donc que l’ex-capitaine Algren.

Un raclement de gorge.

- Que l’Ex-capitaine Algren recueille le témoignage de l’androïde. Une fois cela accomplis, ce dernier rentrera immédiatement chez nous. Ma proposition peut paraître déplacé. Et je sais bien qu’il vous sera difficile de me croire, mais je n’avais pas la première intention de mettre fin à la vie de votre camarade. Seulement, je ne pouvais pas le gracier sans le regard des miens.

Il espérait, priait pour qu’il existe aux yeux et au cœur de ces êtres une considération pour des innocents.



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Alice Liddell
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Alice Liddell
Dim 23 Avr - 19:00
Alice s'était figée aux aguets avec la mine d'un animal pris aux pièges lorsque Clarke énonça ce qu'elle craignait. Seule sa formulation la poussa à attendre, à l'écouter jusqu'au bout, à assister à la mise à pied de Algren. Alice n'avait aucune notion en politique. Ses connaissances se résumaient à savoir que tout gouvernement, royal ou démocrate, était au-dessus de la population et qu'un seul de ses ordres pouvait chambouler l'existence d'une population entière. Elle n'arrivait pas à discerner si la mise à pied de Algren était une punition ou une volonté de calmer la situation sans effusion de sang – les deux, qui sait.

De toute évidence Alice ne pouvait refuser la proposition du gouverneur. Et elle était bien consciente que demander plus serait totalement suicidaire.

« Je pense que... Oui c'est bien, très bien. Nous prendrons soin du capitaine Algren. Si jamais il revient à vous blessé, vous aurez tout droit de nous faire payer cet affront. »

Au final ils s'en sortaient sans trop de mal. Certes ils repartiraient plus nombreux qu'à leur arrivée, devraient s'occuper d'un invité aux allures d'otage mais après cela ils pourraient reprendre leurs vies. L'androïde concerné releva légèrement la tête jetant, à l'assemblée, des regards de chien battu n'osant pas croire qu'il allait changer de maître et finir au sein d'un foyer aimant. Pas à pas l'homme se rapprocha de Alice et Alexander, enfant se collant à ses nouveaux parents adoptifs.

« Je suppose que plus vite nous serons partis, mieux ce sera ? Le capitaine m'a permis de contacter mon pilote. Nous pouvons remonter dans notre navire aux abords de votre ville. Sous les yeux de votre peuple. Avec toute une mise en scène. »

Le séjour au palais de Schonbrunn avait laissé quelques influences sur l'esprit de Alice dont l'idée, bien ancrée, qu'un dirigeant aimait mettre en scène chacune de ses décisions à l'image d'une pièce de théâtre.

« Vous pourriez annoncer votre décision devant tous les habitants, à la frontière de la ville. Et nous partirons. Ainsi tous pourront constater la force de votre persuasion. Enfin... » ajouta Alice en s'inclinant. « … c'est vous qui dirigez, Monsieur. »
Alice Liddell
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Clarke O'Callaghan
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Mar 25 Juil - 18:10
La Mère Potence était partie, au revoir. La vieille en bois de sapin esseulé laissait derrière elle une corde orpheline. Triste de solitude, gisante dans la poussière granitique, elle trouvait réconfort chez les enfants, qui se donnaient à cœur joie de s’amuser avec elle. Faut-il dire que cela changeait des cervicales branlantes et des cous mal rasés. Seule grand-maman Dalton semblait ne pas approuver, lâchant par moment d’inaudibles propos, elle mettait en garde ses enfants : « Joe, Jack, William, Averell ! Ne jouez pas avec ce maudit objet, il ne vous apportera que des malheurs ! ».

Cet apparat de paix n’était que le fruit d’un tour de passe-passe. L’usage de la poudre de perlimpinpin n’était pas étranger aux politiques, ni même à Clarke. Et bien qu’il veuille se donner l’image d’un politicien modèle et honnête, le mensonge et la broderie de parole étaient un grumeau quotidien à son antre buccal. Aussi, aux abords de la ville, se dressait un simulacre, pour ne pas utiliser le terme de mascarade, sous les yeux médusés des locaux tendus comme peaux de bête.

L’alcoolémie volatile du gouverneur s’était éteinte. Tandis qu’il se prononçait devant un parterre de citoyens. Les gens faisaient plus attention à l’état de ce dernier, oubliant presque ce qu’il disait. Assis et non-debout, le blond faisait face dans un fauteuil en bois, il n’avait malheureusement plus les moyens ou la force de tenir debout. Il s’était promis de percer un trou au prochain androïde qu’il croiserait. Bien sûr, en cas de légitime défense. On marchait comme cela dans le Nouveau Monde.

Papier à la main, qu’il brandit sous le nez de ses semblables, Clarke s’égosillait comme un vendeur de pelle dans la Ruée vers l’Or. Cela n’était pas un simple chiffon administratif, bon pour la poubelle, mais bien la clé de la fin de nos problèmes : Le droit de Grâce.

« En qualité de gouverneur du Michigan, je prononce la grâce des présents individus, qui malgré la différence sont égaux à nos propres personnes. Ils chérissent leurs semblables comme nous, sont prêts à se battre pour protéger un frère, une sœur, ils méritent justice. Aujourd’hui, la crainte et la colère auront fait surgir une part effrayante de l’homme. Nous avons fauté mes concitoyens, ceux que l’on pensait coupable courent toujours. Aussi, nous devons reconnaître nos torts et les laisser repartir…

Menteur ! Coupable ! A mort ! Un grondement souffla, le peuple n’était pas content, loin d’être satisfait par les propos du dirigeant. L’américain moyen ne sait pas faire la différence entre le bien et le mal. Voilà pourquoi, il était plus pratique de s’exprimer avec un cordon de soldat, cela rendait les discussions plus positives et fructueuses.

- Enough! Law is the law, and the law isn’t mocked!

Les sergents en arme armèrent, tinrent en joue, puis firent repos. Il s’en était fallu de peu. Clarke regardait sa montre, il fallait partir ou il serait en retard pour le dîner. Mimine n’aimait pas les retards. Il eut une dernière pensée pour le désormais ex-capitaine Algren et les androïdes. Puis il quitta l’estrade et monta dans la première diligence pour Détroit. Une rude journée qui sentait le whisky, il n’avait plus soif.





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