Partagez | 
 

 Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Shéhérazade des Milles et une nuits
Sahar Mahjtani
✦ Libre pour RP ? : Oui



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Poétesse, conteuse, écrivaine
✦ Pouvoir: Manipulation de l'encre
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani   Dim 10 Avr - 23:35
Il était une fois...

Derrière l'écran

Pseudo - Pha
Avatar - Neon by mah-freire
Comment as-tu connu le forum ? - ça fait longtemps qu'on m'en parle alors j'ai décidé de me lancer :)
Suggestion, réclamation, un petit mot ? - J'en ai entendu beaucoup de bien et pour le moment, je suis pas déçue.

Mon image

Rapide portrait


Personnage de conte - Schéhérazade
Nationalité / Origine - Perse
Profession - Poétesse, écrivaine, conteuse polymorphe
Groupe - Hybride.
Sahar n'était qu'une petite fille quand, d'un vœu d'enfant susurré à une oreille taquine, naquit son don. Sa condition et sa magie vont ensemble : nul ne sait toutefois qui s'est un jour penché sur elle pour recueillir cette confidence et la concrétiser.
Pouvoir - On dit que son sang est fait d'encre. On dit que la couleur, liquide, variante, lumineuse et obscure, sont des émanations de sa chair, qu'on ne pourrait distinguer ce qui est fait d'elle, et ce qui est fait de pigments et d'eau. C'est aller un peu vite en besogne, mais en vérité et aussi loin qu'elle s'en souvienne, Sahar a toujours eu ce lien viscéral, profond, quasi mystique avec la substance dont on fait les livres et les peintures. Des encres qu'elle confectionne elle-même selon des recettes tenues secrètes depuis des siècles par sa famille, la poétesse en a le contrôle, comme elle l'a de son souffle, de ses artères, de ses pensées : sous son impulsion, elle s'imprègne, s'élève, se meut, se répand ou reflue. D'un geste, d'une pensée : c'est intime, presque instinctif. Elle-même ne saurait expliquer comment cela fonctionne : sauriez-vous dire comment vous faites battre votre coeur ?

En vérité, ses encres sont des prolongations d'elle-même et lui obéissent comme des calmes serpents de couleur qui vont et viennent, imprègnent sa peau ou la délaissent sans laisser de traces. Sur le papier, elle n'use pas toujours de la plume ou du calame car ses doigts et ses songes font de bien meilleurs pinceaux. Mais cela demande de la concentration, beaucoup de concentration : la fatigue, les soucis, les distractions mettent à mal ces processus subtils et c'est sans doute pour cela qu'elle use à ce point de drogues afin de maintenir son esprit dans l'état adéquat à ce type d'exercices. Qu'on la trouble ou qu'on l'interrompe, et tout cesse, tout retombe, comme des flaques inertes.

particularités

Elle est secrète, Sahar, et bien malin serait celui qui prétendrait la connaître. On la sait éprise de certains plaisirs de la vie, de ceux qui s'envolent aisément en fumée ou qui se servent dans un verre de cristal, mais on sait peu ces paradoxes et ces vertiges où elle évolue entre les délices de l'ivresse et les failles où les Autres aiment à s'immiscer. Elle ne laisse personne, ou presque, pénétrer dans son cabinet de travail, là où elle prépare ses encres, lisse ses tablettes et ses parchemins et conserve la trace des contes et des histoires. Là, elle est méticuleuse, soigneuse comme une mère avec ses chatons, et gare à celui ou celle qui dérangerait l'ordre bien mis de cette alcôve plus intime encore que son boudoir.

caractère

D'encre et de papier, comme tout le reste de ce qu'elle est. Sahar se déchiffre à fleur de peau, dans ses silences, dans ses paroles, dans les reflets de ses yeux outremer. Elle surprend souvent, au premier abord : une langueur muette, qui ne semble prêter attention à rien, autour d'elle. Quelque chose de hautain, un peu, une attitude très noble et très digne de demoiselle de bonne famille toute attifée de caftans sombres et de voiles bleutés, et pas un mot, souvent, au premier abord. Ce n'est pas la sympathie qu'elle inspire, mais elle vient bien souvent quand les apparences s'émoussent et que vient le premier sourire, long, un peu timide comme une aurore de printemps sur le sable froid.

Sahar est le résultat de l’union improbable de deux caractères d’une force peu commune, et aussi très opposés. En cela, elle ne pouvait être autre que chaotique et contradictoire. Un peu cynique et pourtant idéaliste, un peu mélancolique et pourtant très vive : en résulte un mélange détonnant, un tempérament enflammé qui se fait parfois brutal et qui s’emmêle souvent les pinceaux dans les circonvolutions d’une créativité débordante, d’un esprit passionné qui s’éprend de tout et de rien. Tout est en mouvement, perpétuel, comme alimenté par la force des fracas et des confrontations, comme un orage permanent. Sahar épuise, souvent, par son agitation perpétuelle, par ses frasques et ses langueurs, ces alternances soudaines qui vont d’un extrême à l’autre.

Elle peut être raisonnée, timide, sage et douce ; elle peut être colérique, désordonnée, irréaliste dans ses aspirations et ses projets. Elle peut être lascive et paresseuse autant qu’affairée et décidée à s’épuiser à la tâche. C’est un être qui se nourrit des choses les plus extrêmes, qui alterne les moments de calme et les désordres les plus furieux, parce que c’est de cette énergie sans cesse produite par les chocs, les contradictions, les alternances brusques que ce nourrit son esprit. Elle se tient en permanence sur la frontière fragile qui sépare l’ombre et la lumière, danse sans cesse une pavane périlleuse entre l’orage et le beau temps, elle vit et se ravit de cette frontière incertaine qui n’appartient vraiment à aucun univers et plonge ses racines de chaque côté.

Sahar aime et hait avec la même passion, les arts, les lettres, la beauté, la laideur. La connaissance est pour elle un fruit délicieux, et rien ne lui plaît plus que d’apprendre, partager, découvrir, sans cesse alimenter les rouages de son esprit pour y jeter plus de formes et de mots à jeter sur le papier. Plus que le corps, c’est l’esprit qui la fait vivre, encore qu’elle ne dédaigne point certains des plaisirs qu’on peut s’offrir sans vergogne. Mais, plus que les unions charnelles, elle aime les conversations, les débats, les controverses, elle aime parler, passionnément : échanger, dialoguer, se plonger dans les complexités de réflexions multiples.

Elle craint le silence, et l'aime tout à la fois, comme elle chérit et redoute la solitude de son étude, l'isolement monacal dans lequel elle se plonge pour écrire : c'est souvent là, dans la veille, le sommeil, l'oisiveté, dans les fractures, les insterstices et les moments de doute que les Autres se plaisent à s'immiscer. Elle entend leurs voix, elle sent leurs présences qui rôdent, et qui supplient, qui supplient, ordonnent, reprochent, envient. Ils veulent vivre, ils ne comprennent pas, parfois, ce qu'ils sont, et pourquoi ils sont condamnés aux ténèbres, à n'avoir d'existence que lorsqu'elle leur prête sa voix.


passage sur la piste

Dans la salle, tous ont fait silence. Seul le battement du tambour résonne encore, feutré, amoindri, un battement de coeur précipité qui précède l'aurore qui arrive. La lumière, faible, rasante, éclaire à peine le vide au milieu des draperies précieuses qui font comme un décor vague de broderies alertes et de brocards scintillants. On a disposé, à même le sol, une myriade de petites lanternes où des flammèches ondoient derrière les carreaux de verre sourd, en cercle, autour de la silhouette affaissée sous un grand manteau noir. Des coupelles d'encres colorées reflètent les lueurs vagues, comme des fragments de nuit claire, d'océan, de sang versé. Et soudain, soudain tout s'élève quand la voix fait résonner, telle la parole divine au premier jour du monde, les premiers mots du conte : "il était une fois..."

Il était une fois, cent fois, mille fois, toujours retisser une infinité de nouvelles tapisseries sur d'anciennes trames érodées. Raconter, encore, encore, incarner, une fois de plus, les personnages familiers qui sont sa chair, son esprit et sa substance : Sahar sait qu'ils se fâchent quand elle les délaisse trop longtemps. Ce soir, ils se succèdent, sagement : le marin courageux qui vogue au long cours sur des eaux périlleuses, et la sorcière qui l'a changé en pourceau. Le géant de terre, l'oiseau de mer, les soldats apeurés, la mère qui pleure le retour d'un fils qui ne vient pas, l'épouse en deuil, l'espoir, l'amour, la mort. Elle raconte, Sahar, elle raconte et elle vit : quand elle élève les mains, les encres s'écoulent sagement de leurs réceptacles pour s'élever en longs serpents fluides qui brillent dans la pénombre. Ils se lèvent, ondoient, et viennent épouser sa peau de sable pour y dessiner des motifs, feindre l'âge, la maladie, le visage d'un homme ou les grimaces hideuses de quelque créature des profondeurs.

Elle danse, elle chante, elle dit : elle s'anime, elle bondit, sa longue tunique effleure les flammes à ses pieds, et toujours sa voix résonne sans jamais faiblir. C'est le ruban continu des mots, de sa présence, même quand elle ménage les silences propices à suspendre l'auditoire en haleine, qui prennent tout l'espace et semblent transporter tout le monde hors du temps. On se prend à épier, par-dessus son épaule, les ombres mouvantes de la cour où on a pris place, cherchant tour à tour l'écume marine, le frisson humide des jungles sauvages ou les étendues désertiques de quelque contrée aride où le héros perdu cherche en vain son chemin.

Très vite, la conteuse happe à nouveau l'attention de chacun. Elle se meut tour à tour avec des grâces de diablesse, des violences d'ouragan, des noblesses de tyran. Ceux qui savent, ceux qui connaissent le secret enclos dans l'âme trouble de la poétesse sauraient dire à quel moment, quel infime instant elle perd pied, quand il est déjà trop tard et qu'elle n'est plus vraiment elle-même. Là, derrière les cheveux en cascade, on voit ses yeux se troubler, et tout repart de plus belle, les voix se meuvent, s'écorchent, s'élèvent, plongent et replongent au point que l'on croirait écouter tout une troupe d'acteurs, quand elle n'est que seule à incarner chaque personnage.

Et puis, et puis tout prend fin, le conte s'achemine vers sa conclusion, une à une les figures s'en vont. Sahar retombe comme une poupée de chiffon, un pantin sans fils. Elle respire, lentement, douloureusement. Certains s'accrochent, certains s'attachent : donne nous la vie, disent-ils, donne nous ton corps, que nous puissions être libres ! Je ne veux pas repartir, crient-ils quand il s'agrippent et refusent de lâcher prise. Ne me laisse pas, ne me laisse pas revenir à l'ombre, à l'ombre muette où je ne suis plus, laisse moi vivre, encore un peu, encore un peu, raconte encore, ne laisse pas le silence se faire...

Alors, parfois, il faut un peu d'aide, et quelqu'un vient la soulever, l'emmener à l'écart pour lui faire respirer quelques essences propres à ramener l'âme sur le droit chemin et à réveiller les morts. On lui parle, doucement, comme on en a l'habitude, pour chasser les autres et ne garder que Sahar. On efface, sur son visage, sur ses bras, les marques d'encre dont elle s'était parée pour mimer telle ou telle chose, et parfois, quand un Autre refuse trop longtemps de partir, on pique une aiguille dans la chair pour que la douleur la ramène à elle-même.

Quelques-uns chuchotent, mais cela est bien secret, que parfois quand le fer perce la peau, c'est une goutte d'encre noire qui jaillit.
(c) fiche crée par rits-u sur epicode


"La nuit ne communique pas avec le jour. Elle y brûle. On la porte au bûcher à l'aube. Et avec elle les poètes, les buveurs, les amants."


Dernière édition par Sahar Mahjtani le Lun 11 Avr - 22:07, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La belle au bois dormant
Ronce de France
✦ Libre pour RP ? : 1 place libre.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Reine de France
✦ Pouvoir: Vieillissement accéléré
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani   Lun 11 Avr - 19:00
Bienvenue Sahar !

J'ai dévoré ta fiche comme un gâteau au miel. C'était savoureux, envoutant, oriental. J'avais pu voir les ébauches lors des échanges sur la chat-box et la création finale est charmante comme tout. Elle aurait presque pu faire une hybride encre si les légendes à son sujet disent vrais. (Mais c'est peut-être une idée que tu as déjà en tête) Comme je ne sais pas si la fiche était terminée ou non, j'attends de savoir avant de te valider !


♔ Reine de France ♔

© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Shéhérazade des Milles et une nuits
Sahar Mahjtani
✦ Libre pour RP ? : Oui



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Poétesse, conteuse, écrivaine
✦ Pouvoir: Manipulation de l'encre
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani   Lun 11 Avr - 22:08
Eeeeet c'est terminay yay yay !

Merci pour l'idée de l'hybride, j'avoue n'y avoir pas pensé ;)



"La nuit ne communique pas avec le jour. Elle y brûle. On la porte au bûcher à l'aube. Et avec elle les poètes, les buveurs, les amants."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Père Noël
Nikolas Klaus
✦ Libre pour RP ? : Yep

✦ Double-compte : Chester//Friedrich F. Edelstein//Alexender//Kay//Hanako//Hideo



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Directeur d'un orphelinat en Scandinavie
✦ Pouvoir: Manipulation du bois
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani   Lun 11 Avr - 22:39
Bienvenue à toi manipulatrice d'encre.

J’espère que tu te plairas parmi nous. Je te souhaite un bon jeu sur Contes Défaits.

ps: Vive l'art !


☆ Santa Klaus ☆
Défis:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
La belle au bois dormant
Ronce de France
✦ Libre pour RP ? : 1 place libre.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Reine de France
✦ Pouvoir: Vieillissement accéléré
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani   Lun 11 Avr - 22:50
Oh en plus j'avais lancé l'idée de l'hybride comme ça, en lisant la fiche. Si ça t'a inspiré, c'est génial. Te voici validée et peinturlurée de couleurs ! Bon voyage parmi nous. :aristo:

Validé avec les honneurs !
Maintenant que les portes de l'univers du forum te sont ouverts, voici quelques clefs pour t'aider à ne pas te perdre.

✘ Pour trouver un compagnon de RP. Tu peux aussi accomplir une mission ou une quête !
✘ Le mémoire qui te permet de rédiger un suivi du parcours de ton personnage.
✘ Les réseaux sociaux pour mener des relations épistolaires, par exemple.
✘ Une envie de créer un personnage ? Propose un prédéfini ou un scénario.

Passe un bon séjour parmi nous.



♔ Reine de France ♔

© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
L'ombre
Jahan Shah Farvahar
✦ Libre pour RP ? : Libre



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Shah de Perse
✦ Pouvoir: Nuit Vivante : Métamorphose en Ombre tangible et intangible
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani   Lun 11 Avr - 23:49
Bonjour et bienvenue à toi.

*fait genre il est calme alors qu'en fait, ça se passe un peu comme ça en vrai, avec plus de paillettes : *





Ombres et Lumières d'un Sylphe:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité

MessageSujet: Re: Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani   Mer 13 Avr - 17:09
Bienvenue chère conteuse <3 !

Très beau personnage, tout en finesse, j'ai adoré !
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani   Aujourd'hui à 17:17
Revenir en haut Aller en bas
 

Sahar al Khâtiba bint Ehjazi Mahjtani

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: Il était une fois, dans un lointain royaume... :: Faire son entrée dans le monde :: Accomplir son destin-
saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat