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 Exposition universelle - 16 janvier 6

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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mer 13 Avr - 16:51

Le dôme central de la galerie des machines - Louis Béroud

Industrie, innovation et culture !


Ces trois mots se répétaient sur les affiches, les articles et les annonces radiophoniques. Maxime de l'exposition universelle qui se tiendrait pendant cinq jours, au sein de Paris, sur le Champ de Mars. Un franc l'entrée, rendant accessible l’événement même aux ouvriers. L'entreprise même de l'exposition avait été motivée par les entreprises Von Matagot, connues pour se lancer corps et âme dans l'industrie des transports, en particulier l'automobile. L'idée avait été approuvée et secondée par la couronne de France, invitant tout un chacun à venir. Aussi bien les pays que l'inventeur œuvrant, seul, dans son atelier.

La Scandinavie demeurait la grande absente, n'acceptant pas de côtoyer le moindre stand industriel, pas même un embryon de techno-magie.

L'exposition s'était ouverte face à une foule bigarrée qui se rua sur les stands, désireuse d'observer et d'apprendre. La reine de France avait mené, elle-même, l'ouverture, veillant ce jour-là sur la bonne tenue des stands, saluant les exposants, veillant à tout ce que soit parfait.

Le second jour de l'exposition s'entamait à peine, et la foule ne désemplissait pas. La reine avait décidé de mener une visite moins protocolaire, en compagnie de Kay Sokolov, sous couvert de veiller à sa sécurité. Ronce jeta un œil au pavillon de la France où, à l'entrée, Gustave Eiffel, ingénieur industriel, vantait son futur projet, aux côtés d'une maquette de sa tour, d'une hauteur de cinq mètres.

« Cette tour ne sera pas seulement un pic, un roc, ou même une péninsule sur le visage de la France. Elle pourra servir d'antenne radio, aider au réseau télégraphique, ou même à l'observation de la météo. Elle sera objet de science, monument et symbole de notre Patrie ! »

Gustave secoua une feuille.

« Si vous êtes intéressés, Messieurs, dames, il vous suffit de signer. Si nous atteignons un certain nombre de signatures, nous aurons l'accord de la couronne pour ériger ce chef-d’œuvre ! »

Ronce eut un sourire en entendant la verve de l'ingénieur. Elle ne savait que penser de ce projet. La tour de Gustave Eiffel n'avait guère l'élégance de Versailles. Elle était encore trop... moderne à son goût.

Levant les yeux, Ronce eut un sursaut à la vue du navire volant luxembelgeois. Elle avait beau l'avoir vu la veille, elle ne s'y ferait jamais. Le navire lui rappelait bien trop celui qui était venu s'immiscer au sein de l'exposition universelle austro-hongroise il y a de cela deux ans. Dépliant la carte, la même qui était remise aux visiteurs pour les guider au sein de l'exposition, Ronce jaugea les stands présents, se demandant par lequel commencer sa visite.

Hésitante elle finit par mettre la carte sous le nez du lieutenant russe.

« Selon vous, par quoi devrions-nous commencer ? »



Citation :
Le décor est planté, à vous de le peaufiner ! Pour vous inspirer, quelques photographies de l'exposition universelle à Paris. Pour toute question, vous pouvez les poser dans ce sujet. Bon jeu !



♔ Reine de France ♔
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Ceniza de Burbona
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 14 Avr - 12:15
Aujourd'hui, c'était le deuxième jour de l'Exposition Universelle de l'an 06. Quelle belle idée pour commencer l'année ! me disais-je. Le Pavillon de l'Espagne était un curieusement fait : il prenait la forme d'une étoile à cinq branches et l'architecture était d'inspiration musulmane, notamment les entrées situées des deux côtés desdites branches.

L'intérieur était un mélange de cultures hispanico-latines et une partie du premier étage était fait en verre. Il était à noter qu'une innovation avait été faite dans ce Pavillon, en ce qui concerne la manière de se déplacer : des tapis roulants expérimentaux avaient étés construits pour amener les visiteurs d'un étage à un autre dans l'un et l'autre sens. Nous allons commencer par vous faire un plan détaillé du Pavillon, si notre lecteur le veut bien :

Rez de chaussé : musée des Origines -c'est-à-dire, de la Préhistoire où nous pouvons admirer des silex, entres autres- ; musée de la Technologie -qui présentait un choix d'avancées faîtes depuis l'ère Médiévale - ; musée de la Médecine -idem mais depuis l'Antiquité.

Premier étage : musée de la Colonisation - la Reine avait fait importer des colonies des objets d'Art et des autochtones qui partageaient leur savoir-faire ; serre tropicale -la partie faites en verre dans laquelle ont étés amenées des espèces et des plantes exotiques et inoffensives des pays colonisés Latins afin de donner l'impression au spectateur de se retrouver sur l'autre continent.

Deuxième étage : Arts maritimes ; Arts sensoriels - des musiciens, des peintres, des danseurs, des cuisiniers... sont venus pour exposer et produire leurs créations aux yeux du public et un salle avec un jeu d'optique a même été crée.

"J'ai hâte !" m'exclamais-je joyeuse, dans mon petit bureau du navire royal. "J'espère juste que Sa Majesté d'Autre-Hongrie ne m'en voudra pas d'avoir exposer notre culture musicale et picturale" continuais-je avec humour.

Arrivés à Paris, mon garde du corps et ma dame de compagnie Soledad descendions pour rejoindre le site de l'Exposition. Quelles merveilles ! Le guichet passé, nous déplions la carte pour savoir où aller. Que Paris était belle. N'ayant put réellement choisir, nous décidâmes de flâner car c'est là que nous pouvons faire de belles connaissances et trouver d'agréables choses...

La Reine de dos:
 

HORS RPG:
 
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Paul Bunyan
Clarke O'Callaghan
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Ven 15 Avr - 17:36




Janvier de l'An 06




“Many of life's failures are people who did not realize how close they were to success when they gave up.” Thomas Edison, scientist and CEO of Edison Eletric Light Compagny.

Un nouveau visage pour une Amérique nouvelle. Après les cow-boys à Vienne, que réservaient donc les américains pour cette Exposition Universelle à Paris ? L’événement battait son plein, tout comme l’effervescence qui régnait au sein pavillon de la Fédération des Etats d’Amérique. Ce dernier avait la forme d’une large Pentagone d’acier et de verre, qui s’illuminait une fois la nuit tombée sous la lueur des ampoules incandescentes Edison. De chaque côté du pavillon d’immenses portes accueillaient les badauds curieux d’explorer ce ventre de métal. Ces derniers arrivaient pour la plupart à pied, mais si vous étiez chanceux, peut-être réussirez-vous à monter dans un tramway électrique? Pour l’occasion, les ingénieurs américains avaient installé un réseau autour du pavillon, s’étendant parfois même au-delà du terrain alloué à la Fédération.

Une fois entré à l’intérieur, les joyaux de la Fédération s’ouvraient à vous. Au-dessus de vos têtes un long plafond de verre s’étendait le long des allées. Tandis que, les différentes ailes du pavillon, dévoilaient chacune les réalisations américaines. Ainsi, vous voguiez parmi les inventions du prolifique Thomas Edison. D’ailleurs vous en profitez déjà ! Tout autour de vous, un titanesque réseau de distribution électrique parcoure le bâtiment et les alentours. Paraît-il, on retrouve ces mêmes installations en Amérique, servant à alimenter efficacement les villes. L’électricité ne vous suffit pas ? Arrêtez donc vous au stand de la Colt's Manufacturing Company, pour essayer les dernières innovations en matière d’arme à feu ! Attention, cela est bien évidemment interdit pour les enfants, qui pourront tout de même se régaler avec le Popping-corn de chez Cretors, la gomme à mâcher de chez Colgan. Et si vous aimez les bulles, il y a la boisson de feu docteur Pemberton. Le pauvre croyait dur comme fer, jusqu’à sa mort, que sa trouvaille bénéficierez d’un succès planétaire plus tard. Quelle bonne blague !

Tiens, mais qui voilà ! Clarke O’Callaghan suivit de près par son assistant, qui descendaient les marches d’un large escalier. Ce dernier menait tout droit vers le centre du « Pentagone », où se dressait un large gazon et ses tribunes tout autour. Il est un art, dans lequel l’Amérique excelle et qui rassemble des plus aisés au plus démunis, c’est le sport. Un antre dédiait à la passion de tout un pays. Bien sûr, il allait de soi que des confrontations auraient lieu au cours de l’Exposition. Tout le monde pouvait s’adonner à la joie du sport, puisque les lieux étaient ouverts au grand public

Le géant regardait le pavillon d’un air plus que satisfait. Le deuxième jour de l’Exposition Universelle se déroulait à la perfection aux yeux du barbu. Les curieux continuaient à affluaient dans le pavillon. Certes, pas autant que chez certains de ses voisins, mais au-delà des expectatives des officiels de la Fédération. Voyant l’heure tourner, le visage de l’américain se décomposa et d’un pas vif, l’homme au costume fait sur-mesure traversa la foule et sortit du Pentagone.

« Si j’attrape Edison, promettez-moi de me retenir Alden ! Où est-ce que ce gredin est-il encore allé ? Nous avons besoins de lui et le voilà qui disparaît, vociféra le barbu embarrassé.

- Monsieur Edison est, si je ne me trompe pas, allé visiter la salle des machines…

- Bon sang ! Retrouvez-le, avant que je ne le fasse par moi-même ! Seigneur Dieu ! Vous avez vu l’heure ! Dépêchons, sinon nous serons en retard pour la rencontre ! Par ici, le tramway !


Le barbu déplia maladroitement le plan du parc d’exposition, avant de se précipiter vers le premier tramway à sa portée. Clarke était visiblement remonté comme une horloge, au grand désespoir de son subordonné, qui avait bien du mal à suivre les sauts d’humeurs du dirigeant. Ce n’était pas encore le moment, pour ces deux messieurs de papillonner… Son regard s’arrêta un instant sur le navire volant, stationnant dans le ciel. Un sourire de satisfaction naquit sur ces larges lèvres, puis il se tourna vers son assistant.

- Alden, rappelez-moi de vous donner congé avant la fin de l’après-midi, vous l’avez bien mérité.

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La gardeuse d'oies près de la fontaine
Kapphären Jan
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Ven 15 Avr - 20:40


Exposition Universelle de 06

A Paris, Palais des Mécanismes et des Découvertes



Spoiler:
 

Le point d'orgue de toute cette organisation avait été de convaincre le conseil luxembelgeois de la nécessité de placer un navire volant au-dessus du stand et de son palais au toit vitré. Jan avait été derrière ce projet dans la moindre de ses réalisations, engageant lui-même les architectes et veillant sur la construction en échangeant moult missives avec Clarke O'Callaghan ayant très vite sympathisé avec le gouverneur. Il lui avait été obligatoire de placer leurs stands côte à côte, monnayant avec la délicieuse Reine de France qu'il avait pour ainsi dire soudoyé en tenues rococo d'une extravagance folle pour obtenir gain de cause. Le Lansing, bijou royal, brandissait donc ses triples bannières du Luxembourg-België, du Michigan et de la fédération américaine, avec accès par un escalier d'une sécurité plus qu'assurée menant directement à l'arrêt du tramway du gouverneur.

Le principal soucis avait donc été de rassurer les visiteurs de l'exposition universelle en cette douce année 06, et si les conseillers avaient tenté de le dissuader de présenter un appareil rappelant beaucoup trop celui qui avait attaqué la précédente année, Jan avait su frapper du poing sur la table, arguant que ce n'était pas avec les pieds ancrés dans la peur qu'on avançait. Il avait tout de même pris soin d'engager une centaine de français, plus civils que le mot, chargés de diffuser la publicité au hasard de témoignages dispersés dans toute l'exposition. Ainsi qu'un portraitiste qui vous griffonnait le portrait pour la modeste somme de cinq sous, une oeuvre d'art à accrocher dans votre salon ou l'un de vos couloirs, la preuve évidente qu'en avant-première, vous aviez pu poser vos bottines et vos escarpins sur le futur ruban bleu de la flotte aéronautique Luxembelgeoise-Michigan.

Ce partenariat économique avait été signé lors d'une précédente visite du roi et si le deuil assombrissait toujours son visage comme celui de sa future femme, enceinte d'à peine un mois, Jan avait pu profiter de son séjour et de l'hospitalité du gouverneur avec une rare délectation. Les fonds américains se trouvaient déjà bien au chaud au coeur de ses banques et la flotte touristique qui allait s'ouvrir en mars de cette année amènerait bien vite de nouvelles mines de fer plus à l'est, une conquête inespérée qui allait regonfler la réputation du Luxembourg-Belgïe. Cela, plus les colonies, plus la mode, plus les échanges toujours amicaux avec l'Empereur Austro-Hongrois, tout l'amenait à penser qu'il tirait son épingle du jeu, toujours en toute neutralité.

Ne manquait qu'Ebène pour parfaire son bonheur.

A cet instant, Jan souriait de la bêtise espagnole, contemplant leur stand de l'autre côté du parc, froidement rassuré de ne pas être placé aux côtés de cet odieux symbole ottoman qui allait immanquablement en fâcher plus d'un. Pourtant, il n'était en rien croyant, mais se gardait de s'en vanter.

Le stand Luxembelgeois se présentait ainsi:

Une galerie de marbre blanc, vitrée, de trente mètres de long, parée d'arches qui amenaient sur trois parties clairement distinctes. Chaque arche était surplombée de colonnes elles-mêmes surmontées des drapeaux du Luxembourg-Belgie et de Kastamer. Le toit, sans être ouvert, était d'une transparence acceptable pour contempler le Lansing.

La première partie de la galerie, séparée des autres par une voûte sans portes, concernait évidemment les colonies. Son oeuvre centrale était la présence de la pierre de rosette, étroitement surveillée par les gardes.

La seconde partie, surmontée d'un dôme, était le point majeur de son exposition axée sur la machinerie - il comptait bien impressionner les actionnaires en aéronautique responsables des nominations et se retourna vers l'intérieur du palais pour contempler la scène où Andriessen devrait mener un exposé de deux heures, répondant aux questions du peuple et des spécialistes à ses pieds.

La dernière, dans un style beaucoup plus chargé et immanquablement Autrichien, se targuait d'être le lieu de rendez vous à ne pas manquer pour les coquettes françaises ou d'ailleurs. On pouvait déjà passer commande à d'éminents couturiers et la majorité des nez et des parfumeurs se disputaient les plus belles fragrances de cet hiver et du printemps à venir.

Jan se trouvait à l'orée des arches, près de la partie centrale des machineries quand son regard croisa celui, empressé, d'un Edison au plus haut de sa forme. D'un mouvement de cape rouge, le roi lui ouvrit les bras, écartant les gardes comme Klaus Freckert son conseiller nouvellement gradé qui eut un regard désaprobateur, ayant tout de même le bon ton de fermer son clapet. Il évoquait une fouine, aux yeux de Jan. Mais une fouine à soudoyer aussi efficace que l'était Crapaud, mais dans un tout autre registre: la comptabilité et la géopolitique. Jan comptait beaucoup sur ses avis mais prenait autant qu'il en laissait. Concernant Edison, il fallait donc lui céder ses caprices et le roi, tout sourire, s'en vint à la rencontre de l'inventeur, fouillant du regard le paysage.

« Bien le bonjour monsieur Edison, quel plaisir de vous revoir en ces territoires français. Je constate l'absence de monsieur Tesla, il n'a pu se libérer ? » Si Edison était passionnant, Nikola Tesla était fascinant et Jan se souvenait sans peine de la longue soirée américaine qu'ils avaient passé, murmurant questions comme réponses, buvant brandy sur whisky en déversant leur amour pour l'Autriche-Hongrie. Ses avancées sur les bobines Tesla qui n'allaient pas manquer de révolutionner le monde l'intéressaient au plus haut point pour inventer un système de communication entre ses navires, notamment pour préserver la sécurité des passagers. Les ondes radio, Jan en était le fervent défenseur, mais le visage d'Edison balaya sa bonne humeur d'une froide constatation.

« Je crois deviner une réponse négative. »

Edison n'eut pas le temps de répondre. Toussotant dans son dos, le conseiller Freckert s'avança d'un pas pour diriger sa main vers le tramway et les wagons qui s'avançaient vers eux.

« Le gouverneur s'en vient, et à l'instant où le duc d'Andriessen s'apprête à commencer son exposé. » La foule se faisait importante, si ce n'est dense, et Jan laissa les gardes écarter les curieux de son passage, Edison demeurant à ses côtés après avoir transmis des salutations plus formelles à l'égard du souverain. Jan l'écoutait à peine. La veille il n'avait pas eu l'occasion de croiser son confrère américain et comptait bien rattraper cela avec sa venue. Comme d'avoir son avis sur la beauté de leur navire qui, sans grouiller de monde, commençait à être apprivoisée des passants, son pont percuté par les talonnettes des demoiselles impressionnées par le luxe des premières et des secondes classes déjà mises en place.

Les ingénieurs, eux, se disputaient bien évidemment la confection du moteur comme de la finesse de l'alliage en fer. Et cela ne ferait qu'en s'améliorant. Jan le croyait.








Dynasty decapitated
You just might see a ghost tonight
And if you don't know now you know


Dernière édition par Kapphären Jan le Jeu 12 Mai - 19:59, édité 1 fois
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Arsène Martes
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Lun 18 Avr - 23:00



La France avait été choisie pour accueillir la nouvelle exposition Universelle après une année blanche. La précédente, en 04, juste avant le déclenchement de l’épidémie de Delirium, s'était tenue en Autriche-Hongrie et était devenue tristement célèbre. La Reine Ronce de France avait failli y perdre la vie et l'empereur lui même avait prit une balle dans le bras lors d'un attentat spectaculaire orchestré par une bande de voyous américains.

Arsène n'avait pas eut l'occasion d'y assister.

A cette délicieuse époque, il bénéficiait de l'hospitalité des caves de la Comtessa Vassilissa de Valeroso et de son gout exquis pour la torture. Heureusement cette truie était morte, égorgée par ses propres rêves de grandeur. Et sa soeur vengée de fait.
Cette dernière reposait en paix, Sur le sol de sa douce France. Le "Père Noël" - où qui que soit ce bienfaiteur- avait retrouvé le corps d’Epine pour le lui rendre le jour du seigneur. Certains auraient pu espérer que ce geste apaiserait les désirs de destruction du Milan. Il n'en était rien. Rose avait pu le constater de ses yeux : Ebène Maintenon avait vu sa volonté s'affirmer d'avantage.
Pour survivre ce monde devait faire table rase.
Parce qu'il y avait encore du beau et du bon sur cette terre souillée, il fallait défricher. Il avait commencé par siphonner les Fables et la royauté Espagnole. Et depuis ses actions et ceux de ses frères s'étaient étendues. Les ailes de Rostrhamus déployaient leurs ombres sur toute la planète.

Mais là n'étaient pas ses préoccupations pour le moment.

Le pavillon français avait naturellement une vitrine consacrée à la médecine et son plus éminent représentant offrait quelques conférences à heures fixe durant les festivités. Plusieurs confrères de qualité le rejoignait alors pour débattre des dernières avancées. La France était pour le moment bien assise sur son trône de pays le plus en avance en matière d'épidémiologie, notamment avec la découverte et l'exploitation de la pénicilline. La méthode Martès avait fait ses preuves et était copiée de part le monde.

Pour l'heure, c'est en tant qu'époux qu'Ebène errait dans la foule de visiteurs. Un mois. Un mois qu'il n'avait pu voir Jan. Il était au supplice. Le savoir présent en France et, qui plus est, en délégation à Versailles n'avait fait qu'accroitre le sentiment d'urgence. Il se devait pourtant d'être prudent : tout deux portaient leurs costumes officiels, soit autant de barreaux à leurs cages respectives.
Alors, pour combler son manque de lui, Arsène s'était rendu au pavillon luxembelgeois, juste pour le voir au loin, laisser ses prunelles sombres courir sur sa silhouette droite et respectable afin de mieux le mettre à nu, sans le desservir. Le navire volant présenté était un bijou de modernité et de raffinement à l'image du jeune dirigeant. On allait bientôt faire un exposé dont Arsène n'avait cure : Il regardait sa moitié fendre la foule d'anonymes dont il faisait parti, en silence, en retrait, douloureusement invisible.


On le poussa quelque peu et dans le mouvement de foule, il percuta quelqu'un. Il se retourna poliment pour s'excuser.

- Pardonnez ma maladresse... fit-il en soulevant son chapeau.



Dernière édition par Arsène Martes le Ven 29 Avr - 19:18, édité 1 fois
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Galaad
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mar 19 Avr - 3:39
Malgré son nez perpétuellement plongé dans les plans de certains projets ou à la mise en œuvre, aux tests et aux modifications des travaux pour un client allemand, le Baron Périlleux avait soigneusement préparé l'exposition parisienne à grands coups de consignes d'une précision millimétrée et de production, dans l'atelier New Yorkais, d'une édition limitée d'animechanic miniatures limités aux fonctions tourner en rond et émettre le cri de l'animal, rechargeable grâce à un tour de clé : les P'tits Amis. Pour une somme modique, les visiteurs modestes gâtaient leurs rejetons d'un souvenir de l'exposition et compagnon de jeu techno-magique. Pour les plus fortunés, les versions standards bénéficiaient d'un stock préalable pour encourager l'achat spontané - une idée de Bors - et une hôtesse se chargeait de prendre les adresses et commandes pour les demandes personnalisées. Aux habituels chiens, chat et écureuils de la gamme standard, se joignait pour l'occasion un coq français, clin d'oeil amical au cocorico du pays. Mot qui faillit faire mourir de rire Percy lorsque Galaad le prononça en français. Après avoir obligé la jeune femme qui ne se doutait de rien à le répéter plusieurs fois, une phase de sous-entendus graveleux avait gagné l'équipe au plus grand désarroi de la demoiselle. Autant dire que lorsqu'enfin elle saisit tout le côté vulgaire et potache, elle n'osa plus leur adresser la parole du reste de la journée, bien trop gênée.

Faisant fi de la soigneuse planification et du bon goût français, Walls avait imposé son style, démesure à l'américaine et whisky - caché derrière le comptoir de vente des "P'tits Amis" -. Aussi, Walls Workshop Ltd bénéficiait d'un des plus grands stands du pavillon des inventeurs et entreprises particulières, non liés à un gouvernement spécifique. Tape-à-l'oeil, des ampoules parfois colorées éclairaient chaque invention pour que chacun puisse les voir en détails et favoriser la lecture de panneaux expliquant en français, anglais et espagnol, leurs caractéristiques techniques vulgarisés pour être compréhensibles par tous de chaque appareil. Les employés se relayaient pour guider les visiteurs et leur expliquer, en espagnol, et permettre à tous de toucher un peu à cette fameuse techno-magie. Tout à fait littéralement avec des courses d'animechanics organisés pour les grands mais surtout les petits. Pour peu, on aurait presque pu s'attendre à voir Percy débarquer sur un fond de fanfare et de feux d'artifice en beuglant "AMERICA FUCK YEEEAH !" Certes le gaillard restait irlandais jusqu'au bout des ongles et tétait le whisky comme le lait maternel, mais il chérissait sa seconde patrie et sa démocratie au plus haut point.

Clou de l'exposition Walls, au centre de l'espace alloué, trônait un bathyscaphe d'exploration : L'Atlantis Explorer Module WWBP3 affectueusement surnommé "Poulpiou". Ce petit sous-marin était sorti récemment des méandres du génie du Baron Périlleux - à prononcer à la française, s'il vous plait - avait récemment fait l'objet d'un article, signé par un certain Ludwig A. Ritter, publié dans plusieurs journaux à travers le monde. Et pour cause ! Il avait réussi pour la première fois à permettre à l'Homme de découvrir les fonds marins de ses propres yeux. Une série de clichés, relativement flous, avait exposé, aux regards ébahis, les débris, alourdis d'algues et entourés de poissons, d'un navire échoué au large de New York depuis une bonne centaine d'année. L'étrange poulpe métallique dardait son oeil sur la foule impatiente tandis que Percy lui-même permettait tous les quinze minutes à sept chanceux de monter à l'intérieur et d'admirer le travail d'orfèvre de l'ingénieur mystérieux. La veille, pour célébrer le début de l'exposition, il avait même été fait une démonstration des deux bras-pinces de l'appareil avec un jeté de confetti.

Dans la zone détaillant les caractéristiques du sous-marin et de l'épopée d'inauguration grâce à différentes photographies ou croquis, se dressait aussi comme une sentinelle, une sorte d'armure de toile et de métal. Surmonté d'un casque rond, ce scaphandre indépendant techno-magie se nommait "Atlantis Breath WWBPSG1". Il permettait une plongée libre de plusieurs heures et se rechargeait naturellement après un temps de pause. De plus, un procédé permettait de durcir l'ensemble durant une période donnée pour résister aux fortes pressions des fonds marins.

Les fameuses ailes "Icarus" s'étalaient d'abord entièrement mécanique, de toile et d'une ossature légère. Puis, techno-magique, elles se déployaient, presque irrévérencieuses, comme les ailes d'un ange d'acier et de magie. Chaque plume mimiquait la réalité aussi fidèlement que possible et des symboles magiques s'illuminaient d'une faible lueur bleutée. Dans une vitrine verrouillée, les armes à feu de la marque maison s'affichaient au regard, de qualité mais sans grande originalité. Dans d'autres vitrines, quelques mots détaillaient des inventions d'importances moindres avec leur petit encart technique. Un comptoir géré par deux françaises avenantes vendait les "P'tits Amis", des animechanics ou de la poudre à rapetisser. Elles prenaient les commandes des éventuels clients et distribuaient des cartes de visite. Sous l'intitulé "Futurs Travaux du Baron Périlleux", une liste non-exhaustive et quelques croquis avaient été jetés, sibyllins : Icarus Wings TM2, Prototype "Atlantis Nautilus DSV1", Projets Lara, Blackhawk et ETR. Si certains laissaient penser à des modifications, des améliorations d'inventions existantes ou leur continuité, d'autres n'évoquaient de primes abord rien de particulier pour le visiteur lambda. Peut-être d'autres seront-ils plus curieux et découvriront de quoi ils retournent.

Venait enfin une piste aménagée en différentes rangées avec deux bancs. Des gens, jeunes adultes et enfants, y criaient après des animechanics en pleine course, jouant à deviner quel concurrent serait le vainqueur. Chacun de ces animechanics mit à disposition du public portait un nom particulier, une gamme avec des coûts différents, des composants différents et bénéficiaient de sa petite niche avec informations, un arbre à chat ou encore un perchoir pour l'écureuil ou un nid pour le coq. Y reposaient un modèle neuf que le client pouvait acheter, nommer à son gré et emmener directement dans la suite de l'exposition. Mais seulement une fois l'appareil acheté et payé. Avant cela, ils conservaient leur parfaite immobilité, sculptures mécaniques vides.

Toujours excédée que le rouquin n'ait pas respecté un minima ses recommandations, Jane profita de la seconde journée de l'exposition pour s'enfuir loin des inventions qu'elle connaissait par coeur. De toute manière, hormis la vente, personne ne la prenait au sérieux. Son statut féminin de mécanicienne avait peut-être fait l'objet d'un article dans un journal, mais elle se voyait reléguer au stade de potiche. Ils s'émerveillaient et s'enthousiasmait. Mais pourtant, elle était inutile. Même pour Percy agissant pour organiser cette exposition, dans son pays natal sans tenir compte de ses recommandations. Sans avoir un égo surdimensionné, le constat restait blessant.

La blessure ne dura que trente secondes : la française s'élança libre, dans son pays, dans un lieu dédié au savoir, à l'inventivité, à la création et à la gloire de la France ! Euphorique, elle trottinait à travers les couloirs. Elle s'arrêtait parfois jusqu'à vingt minutes comme une imbécile devant les comptoirs dont les trouvailles la fascinaient ou l'inspirait. Elle annotait régulièrement son carnet, avant de le ranger dans une des poches de son sac en cuir sombre transporté en bandoulière. Le pas énergique l'échevelait et les boucles denses s'échappaient tant du chignon lâche que du gavroche épais protégeant ses oreilles du froid de janvier. Bottines usées et fourrées trépignèrent ensuite dans une allée bondée. Soucieuse de ses biens, la demoiselle ramena sa sacoche contre elle et maintint la sangle d'une main gantée. Écharpe absente et lunettes d'ingénieur présentes, oubli de précipitation, le col d'une robe sombre, étrangement tissée de soie épaisse et résistante, dépassait de son manteau cintré, mettant en valeur la taille étroite et élancée de la jeune femme.

Quelques minutes plus tard, Jeanne sortait triomphante de la mêlée avec la raison du rassemblement dans une main : Une gaufre outrageusement sucrée ! Avec une gourmandise religieuse, le nez curieux vers le navire flottant au-dessus de leur tête, la française renouait avec les douceurs européennes. Aussi, l'incident arriva avec une évidence statistique calculable. La gaufre voltigea pour s'écraser par terre avec un patatra presque sonore. Jeanne percuta-t-elle l'inconnu ou fut-elle bousculée ? La question restera éternellement sans réponse. Le regard turquoise vacilla un instant dans une tristesse de prolétaire face au gâchis alimentaire et la lippe ourlée bouda avec candeur. Naturellement, le rouge monta aux joues de la jeune femme lorsqu'elle constata qu'elle n'avait pas bougé et qu'un homme s'excusait. Très vite, pour réparer l'outrage, les mots jaillirent de ses lèvres. Intelligibles, tant le débits et le patois anglais déformaient le discours, le seul mot retenu fut un "sorry" de circonstance.

Automatiquement, la teinte rouge se réchauffa encore. Sa paume se pressa un instant contre ses lèvres comme si elle voulait ravaler son propos ou simplement cacher sa honte passagère. Contenance reprise en un soupire, elle déclara dans un français avec un accent du sud chantant et une presque révérence.

- Je suis navrée, Monsieur : l'habitude de converser en anglais n'est guère aisée à chasser.

Le regard franc malgré la réserve évidente s'accrocha au regard de son interlocuteur avec naturel.

- Je vous prie de bien vouloir m'excuser. Mon intérêt était capturé ailleurs bien plus qu'il ne le devrait lors d'un déplacement.

Méticuleusement, elle analysa ensuite les vêtements de l'homme à la recherche d'une tâche catastrophique qu'elle aurait pu provoquer.

- Vous ai-je sali avec ma gourmandise, Monsieur ?

S'inquiéta-t-elle avec le sous-entendu explicatif que non, elle ne le reluquait pas comme une malpropre sans raison.

Tenue de Galaad:
 


Remarque HRP : Les dialogues de Galaad sont en teal et les mots en français dans les discours en anglais ou espagnol seront signalés en italique.

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Kay de La Reine des Neiges
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mer 20 Avr - 1:11
On avait demandé à Kay d'organiser la sécurité de l'exposition universelle. On lui avait spécifié que les tristes événements de la première exposition universelle ne devaient pas se reproduire sur le sol français. Et bien qu'il était Russe la reine en personne lui offrait une confiance absolue pour la sécurité des lieux.

Et pour le malheur de certains policiers de Paris, ils s'étaient retrouvés à travailler sous les ordres de l'inspecteur, qui régissait tout d'une poigne aussi froide que la glace de la Mère Patrie. Les policiers avait été briefés par monsieur Sokolov en personne, qui avait fait exécuter plusieurs répétitions pendant que les exposants installaient leurs stands. Cela lui permettait, par la même occasion, de surveiller que tout se passait bien.

Tout avait donc parfaitement été répété sur les rondes à effectuer, sur les mesures à prendre en cas de problème. Kay avait même, pour l'occasion, donner à toutes les personnes de la sécurité un miroir magique de poche. Ils étaient tous reliés entre eux pour communiquer directement. Une invention qui existait déjà dans le monde. Mais cette version, sortie de l'université de techno-magie de Russie, étaient différents. On pouvait communiquer entre plusieurs personnes, en même temps, et dans une certaine zone. Cet appareil avait été inventé pour les opérations de police russe. Mais un de ses contacts, au commissariat de Saint-Pétersbourg, lui avait fourni une vingtaine de ces petits bijoux qu'il devrait rendre, dans le meilleur état possible, à la fin de l'exposition.

Le deuxième jour de l'exposition, Kay Sokolv était dans l'exposition universelle, en qualité de garde du corps de la reine de France. Ce qui lui convenait plutôt bien à vrai dire. Il fallait dire que ses rapports avec Ronce de France étaient plutôt... intimes. Et, pour le moment, tout se passait bien. C'était sûrement aussi pour cela que la reine avait une confiance si grande en Kay pour la sécurité de l'exposition.

Le sursaut de la reine le sortit de ses pensées. Il posa ses mains sur les épaules de Ronce pour la rassurer. Tout était sous contrôle. C'était là le navire du dirigeant luxembelgeoise.

Mais cela n'affecta pas plus que cela Ronce qui avait déplié la carte et ne savait pas où aller dans cette grande exposition.

— J'ai entendu qu'on parlait beaucoup du stand espagnol. Ce pourrait être bien d'aller faire un tour de ce coté là ? Vous ne pensez pas ?

Kay avait du mal, à force, à vouvoyer Ronce en public. Il avait pris l'habitude en privé de la tutoyer. Et pour ce qui concernait l'Espagne, qui sait, peut être que les choses pouvaient s'arranger entre Ronce et la reine d'Espagne.


Hrp et Résumé:
 


☆ For Mother Russia ☆
 
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mer 20 Avr - 20:45
L'Espagne. C'était assez cocasse de voir combien la mention de ce pays, et surtout de sa souveraine, hérissait le poil de la reine de France. Alors que quelques années auparavant elle aurait été, d'elle-même, jusqu'au stand afin d'accueillir le roi et son peuple. La rencontre avec la reine Ceniza de Burbona avait jeté un froid sur les relations entre ces deux royaumes voisins. Et la lettre de Noël envoyée par la souveraine espagnole n'avait fait que jeter de l'huile sur le feu.

Ronce retint un soupir, replia la carte.

« Allons voir. » concéda-t-elle d'une voix morne, peu enthousiaste à l'idée de croiser la souveraine espagnole. Après tout elle avait veillé à ne guère approcher le stand, même la veille, afin de n'attiser aucun conflit. Un cessez-le-feu avait été mené, mais cette paix demeurait fragile, Ronce en était consciente.

Arrivée devant le stand, Ronce écarquilla les yeux. Dépliant la carte elle y jeta un coup d’œil, regarda à nouveau le stand avant de vérifier, une énième fois, l'emplacement. Face à cette architecture orientale, Ronce avait cru que le stand était celui des Ottomans. (Qui, pourtant, n'avaient pas été invités aux festivités)

« Vous êtes certain que nous sommes au bon endroit ? » Ronce héla un homme en faction devant une des entrées du stand. « Mon brave, à qui appartient ce stand, je vous prie ? »
« À sa Majesté royale Ceniza de Burbona, votre Majesté. »
« Fort bien... Rassurez-moi sur un point... Cette structure a la forme d'une étoile... »
« À cinq branches, votre Majesté. »

Le soupir de lassitude lui échappa. Ronce se pinça l'arête du nez, expirant lentement. Mais elle semblait bouillir autant qu'une cocotte-minute.

« Donc la couronne espagnole a décidé d'ériger un stand reprenant le symbole des Ottomans et, par extension, celle des musulmans. Fort bien. Kay ! Rappelez-moi de rédiger, au plus vite, une lettre au Saint Père. Qu'il ne pense pas que je cautionne ce changement, soudain, de confession religieuse. Puis-je parler à sa Majesté Ceniza de Burbona ? »
« Elle n'est pas là... Votre Majesté. »

Le pauvre homme semblait littéralement fondre sous sa livrée aux couleurs espagnoles. Ronce le remercia du bout des lèvres avant de faire volte-face. Entre ses doigts la carte se froissait.

« Seigneur, pourquoi n'ai-je pas surveillé la construction... Kay, dites à vos hommes de la chercher. Je veux la voir et lui parler au plus vite ! »

Ronce inspira un grand coup.

« Seigneur, j'ai besoin d'un calmant... Du sucre, quelque chose... Ils n'offrent pas du sucre au stand de la Fédération ? Je dois me changer les idées. »

Et elle ne pouvait pas se permettre de retourner à Versailles pour aller se calmer au stand du tir. Ce ne serait pas correct.

Citation :
Nouveau tour lancé et prochain tour le 27 avril.
Résumé des actions de mon personnage : scandale envers le stand de l'Espagne. Je n'ai pas voulu m'avancer vu qu'y a déjà pas mal d'interactions, amusez-vous !


♔ Reine de France ♔
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Ven 22 Avr - 15:56




Janvier de l'An 06




« Great discoveries and improvements invariably involve the coopération of many minds. I may be given credit fro having blazed the trail, but when i look at the subsequent developments I feels the credits is due to the others rather than myself. » Alexander Graham Bell, American Scientist.


La rame de tramway fonçait à toute allure le long des rails à une vitesse convenable, laissant le temps aux passagers d’entrevoir les paysages atypiques du parc d’exposition. Entassé au milieu des visiteurs émerveillés, Clarke et son assistant Alden attendaient que le tramway atteigne la prochaine station. Comme d’habitude lorsqu’il prenait les transports, le géant affichait une mine pataude. Décidément, il avait le chic pour se fourrer dans les lieux exigus pour un homme de sa corpulence. Son haut de forme restait dans ses mains, contrairement à d’autres gentlemen, qui pouvaient porter tranquillement leurs couvre-chefs, sans craindre de toucher le plafond. Pour passer le temps et oublier ses petits soucis, le gouverneur préférait se délecter du paysage autour de lui et écouter les voyageurs satisfaits du tramway de manufacture américaine.

Cependant, les cris de joie et d’admiration, laissèrent place à des murmures révoltés, affreusement inquiétants aux oreilles du gouverneur. Son assistant s’empressa alors de rassurer le grand barbu, avant de pointer son doigt vers le pavillon qui défilait au loin.

- Il s’agit du pavillon du Royaume d’Espagne, monsieur le gouverneur. Il semble créer une certaine agitation dans les esprits, monsieur le gouverneur.

Le dirigeant américain jeta un œil à sa carte, puis balaya du regard le stand espagnol. Ce dernier semblait ignorer la cause de ce remous, la faute à ses méconnaissances encore trop vastes à propos des autres nations et des relations internationales. Ceci étant, la Fédération des Etats d’Amérique était encore une jeune nation.

- Que le Seigneur nous vienne en aide et prions pour que ce trouble s’atténue pour la suite des festivités, dit le gouverneur en levant les yeux au ciel.

Bientôt, le trajet arriva à son terme au pas du pavillon de la nation Luxembelgeoise, où trônait dans le ciel, un majestueux navire volant. Clarke ne put s’empêcher de sourire en apercevant les bannières de la Fédération et de l’état du Michigan. L’avenir, voilà ce qui dessinait sous les yeux. Hasard de circonstances ? On ne le sait pas. Les façades du Luxembourg-Bergië et de la Fédération des Etats d’Amérique étaient côte à côte à l’occasion de l’Exposition Universelle. Heureux hasard, quand on sait que ces deux pays ont récemment signé une série de traité. De sérieux liens avaient été forgés et une amitié solide semblait naître entre les deux peuples. Notamment une ligne, longue de plusieurs milliers de kilomètres, qui les relieraient par les airs !

Le crissement des roues en acier raisonnèrent en même temps, que les tintements de cloches du tramway. Arrêt ! Pavillon du Luxembourg-België ! Plusieurs personnes commencèrent à descendre, tout comme Clarke et son secrétaire. La silhouette du géant émergea en dernière de la rame, dépliant sa haute stature sous le regard fébrile des visiteurs. Aussitôt, le gouverneur leva la tête pour admirer une énième fois le Lansing, qui se présentait sous ses yeux. Comment ne pas être émerveillé devant une telle réalisation ! Et par-dessus tout, l’Amérique allait aussi contribuait à l’envol du navire et des autres futurs modèles, qui en découleraient.

Plus heureux que jamais, c’est un Clarke allègre, qui foula le chemin, menant à l’intérieur du stand Luxembelgeois. L’américain avait les yeux brillants, comme ceux d’un enfant découvrant un nouveau jouet. Il dévorait du regard le bâtiment magnifiquement bâti. Alors qu’il traversait la foule, son regard croisa la silhouette de son homologue luxembelgeois et celle de Thomas Edison… Le chenapan ! Voilà donc, où se trouvait l’inventeur depuis tout ce temps. Si cela ne tenait qu’à lui, le géant se serait jeté sur le génie, pour lui faire comprendre l’arrière de ses pensées. Soudain, la masse de personne s’écarta brusquement, dévoilant un passage pour le gouverneur et son subordonné. D’un pas résolu, le géant marcha à grands pas vers son confrère. Clarke était ravi de revoir ce dernier et le faisait savoir par un sourire resplendissant.

- Votre Altesse, je suis fort heureux de voir, que vous vous portez bien depuis notre dernière rencontre. Pardonnez mon retard, mais quelques affaires m’ont empêché de venir plus tôt à votre rencontre.

Le géant dépassait largement son confrère avec sa stature, pourtant une aura intense émanait du Luxemblegeois. Sa main, large comme un plat à tarte, se tendit vers son interlocuteur, afin de serrer la sienne.

- Il fait un temps radieux, vous ne trouvez pas ? Avec ce majestueux navire dans les airs, le ciel et moi-même sommes comblés. Savez-vous à quel point j’ai hâte de voir de plus près de cette merveille ?

Son regard croisa brièvement celui d’un inventeur, qui ne tarda pas à se ranger au côté du gouverneur. Le génie aux cheveux grisonnant adressa un sourire malicieux, au géant qui se garda de soupirer d’exaspération.

- Je constate que son Altesse a déjà fait connaissance avec monsieur Edison. Dans ce cas, voilà une bonne chose de faite. J’ai amené avec moi, un présent qui devrait vous réjouir. Alden, si vous voulez bien me remettre le cahier.

Aussitôt demandé, le secrétaire s’exécuta et sortit de son attaché-case, un document de plusieurs dizaines de pages, recouvert d’une fine couverture en cuir noir dans laquelle était gravé l’emblème de la Fédération et du Luxembourg-Bergië. A l’intérieur, résidait le labeur d’une vingtaine d’ingénieurs et savants américains, concernant la contribution de l’Amérique dans la construction des navires volants. Le rapport mentionnait un nouvel alliage spécialement adapté pour l’occasion et d’autres optimisations. Bien sûr, un certain génie n’avait pu s’empêcher de faire apparaître sa signature en fin de page, pour indiquer sa collaboration. Clarke jeta un regard affable au magnat de l’électricité.

- C’est avec honneur, que la Fédération des Etats Américains vous remet le fruit de sa contribution. Je vous l’assure d’avance, vous ne serez pas déçu par les travaux de nos hommes.

Le précieux livret passa ainsi d’une main à une autre. Toute la fierté de Clarke pouvait se lire sur son visage. Pendant un léger instant, le gouverneur se sentit défigurer par le regard sévère, d’un individu vilain comme un pou, juste en retrait derrière le Kappharën. L’individu ne plaisait pas à Clarke, ni à Alden son conseiller, et encore moins à cette tête de mule d’Edison. Tous se disaient la même chose dans leurs esprits, ils avaient bien envie de lui mettre une paire de claques. C’est sérieux, on ne regarde pas un américain de travers, à moins de vouloir à la roulette russe avec six balle dans le barillet… Cependant, aucun d’eux ne l’exprima, si ce n’est un léger éclat au fond de leurs yeux. Le géant oublia tout de suite ce détail mineur

- Le Lansing est splendide, il dépasse toutes nos attentes, votre Altesse. J’ai plus que hâte de le visiter par la suite. Si vous ne voyez aucun inconvénient à cela, bien sûr, le regard tourné vers le navire volant.

Visiter le navire… Clarke en avait plus qu’envie, car après tout, qui n’a jamais eu envie de voir le monde depuis les cieux ? Observer Paris depuis les airs, avec un verre à la main ne serait pas de refus. Pas un simple verre à boire d’un trait, mais une collation que l’on oublie rarement au vue de l’événement.

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Arsène Martes
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Ven 22 Avr - 16:15


Tenue et manteau d'Arsène:
 

- Pardonnez ma maladresse...

- blablablabla Sorry blabla...
- Don't worry, Miss. It was just an accident, répondit-il tranquillement dans un anglais fluide bien que marqué d'un fort accent français.

Il regarda la pauvre gaufre, morte trop tôt, dans la fleur du sucre chaud. Par chance, son décès n'avait fait que l'effleurer et il épousseta le sucre glace de son manteau gris.

- Je suis navrée, Monsieur : l'habitude de converser en anglais n'est guère aisée à chasser.
- Je ne m'en formalise pas, Mademoiselle, n'ayez crainte. Nous sommes dans un lieu propice aux rencontres cosmopolites. Je suis d'avantage navré pour votre pâtisserie.
- Je vous prie de bien vouloir m'excuser. Mon intérêt était capturé ailleurs bien plus qu'il ne le devrait lors d'un déplacement. Vous ai-je sali avec ma gourmandise, Monsieur ?
- Martès, Arsène Martès. Mademoiselle.... ?


Un regard plus approfondi le renseigna plus qu'aucun livre sur la jeune femme qu'il avait en face de lui. Elle était jeune, pétillante, naturelle avec l'inconnu qu'il était. Ses habits pratiques mais bienséants, de facture honorable, lui indiquèrent, en outre, qu'elle devait probablement être américaine. Une européenne de cet âge et de cette condition, sans chaperon, était presque un crime, surtout pour les anglais. Elle n'était définitivement pas anglaise. Ses prunelles sombres cillèrent sur son gros sac en bandoulière, manquant de vomir son contenu. Un brin fantasque, peut-être. Une américaine plus que définitivement.

C’est pourquoi, plutôt que le baise-main qu'exigeait l'étiquette traditionnelle, il lui tendit la paume pour une poignée de main ferme et sans équivoque. Non sans avoir retirer son haut de forme, comme tout gentleman le ferait.

- Par chance mon manteau a eut moins à pâtir que le sol, du suicide littérale de votre gaufre. Puis-je me permettre de vous en offrir une autre, afin d'en finir au plus tôt avec le deuil de feu celle-ci ?

Il eut un sourire charmant et appliqué, comme il savait si bien les produire sur commande. Il présentait bien dans son costume gris à la coupe sobre mais impeccable. Quand à ses origines, son phrasé comme son nez, le trahissait comme français. Indubitablement.

Cette rencontre s'avérait une diversion salutaire à l'obsession première du Médecin Royal.

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La tisserande
Hitomi Hoshizora
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Sam 23 Avr - 0:13
Hitomi venait d'entrer au sein de l'Exposition universelle, après des heures de route qui furent un supplice : elle avait été écrasée contre les gens sur le bateau traversant la Manche, et certains s'en étaient sortis avec des piqûres d'aiguilles dans les fesses (dont ils ne découvriraient jamais l'origine) lorsque leur proximité relevait de l'indécence. Poser le pieds sur le pavé parisien avait été pour l'extravagante jeune fille un soulagement incommensurable. Fort heureusement, elle avait choisi de porter des bottines anglaises sous son kimono, en lieu et place des traditionnelles getas japonaises, ce qui rendait la marche à pieds beaucoup moins éprouvante.

Hitomi était aux anges. Elle n'était pas encore arrivée à hauteur des palais et grands bâtiments érigés pour le grand évènement, mais elle pouvait déjà en percevoir les lumières, les tours et la foule qui s'y précipitait. Et elle n'avait qu'une envie : y être déjà! Elle se rapprocha donc de la gigantesque tour de métal en sautillant et fredonnant gaiement.

En arrivant à l'épicentre de l'Exposition, Hitomi put mettre la main sur une brochure avec un plan mais, ne sachant par où commencer, se dirigea vers l'endroit le plus proche à savoir : un grand hall où étaient exposées des tas de machines révolutionnaires. Emportée par la curiosité, la jeune fille s'y précipita, un grand sourire sur le visage. On aurait dit une gamine dans un magasin de jouets, mais la concernée s'en fichait : elle était aux anges.

- ça valait le coup de sacrifier une partie de mes économies! pensa-t-elle à voix haute en
découvrant l'intérieur du bâtiment bruyant et bondé.

Des étoiles dans les yeux, elle fit le tour des stands, s'attardant sur ceux qui lui paraissaient les plus intéressants et les plus innovants. Mais pour la jeune fille, tout ce qui était gros, en métal, qui crachait de la vapeur et qui avait plein de boulons, était révolutionnaire. Elle remarqua des gens fort bien habillés, et songea que si elle était restée dans sa famille, elle aurait peut-être pu convaincre son père de l'y emmener en abordant une robe aussi jolie que celle des ladies. Mais son père ne l'aurait jamais laissée sortir, alors bon... Hitomi haussa les épaules et reprit sa visite en fredonnant un air qu'elle avait entendu à son arrivée, joué par un orchestre en plein air.

Une pensée traversa alors l'esprit de la criminelle : avec toutes ces machines, jouer des farces juteuses pourrait être facile et particulièrement impressionnant. Un sourire félin se dessina sur son visage, mais elle secoua la tête et se donna des petites gifles : hors de question de semer la pagaille dans un endroit aussi extraordinaire que celui-ci! D'autant plus que c'était les rêves des gens qui étaient exposés ici, alors raison de plus pour ne pas y toucher!
Tiens...
Les rêves des gens...
Et avec tout ce monde...

- Et si je montais mon stand de voyance dans un coin de cette exposition? songea-t-elle à nouveau à vois haute, en tapant son poing dans la paume de sa main. Je pourrais me faire un peu d'argent tout en profitant de l'Exposition! Où est-ce que j'ai mis mon jeu de tarot...?

La jeune fille sortit de sa besace son paquet de carte qui ne l'avait plus quittée depuis un an maintenant. Tant pis pour la boule de cristal, tirer les cartes suffirait amplement à impressionner les passants et à se faire un peu d'argent.

Hitomi quitta alors le hall des machines après en avoir fait le tour, et se mit en quête d'un petit espace disponible en extérieur. Elle trouva son bonheur sur le bord d'une allée, en-dessous d'un lampadaire trônant à l'ombre d'un arbre. C'était parfait! Croisant les doigts pour que son petit coin de voyance à elle reste disponible, elle partit acheter une nappe très jolie à un stand Français de tissus et revint avec son bien sous le bras. D'un geste expert, elle étendit la nappe sur le pavé, sortit son deck de tarot qu'elle prépara devant elle, et s'assit en seiza comme la politesse japonaise le demandait.
Puis elle attendit, un sourire calme aux lèvres, et une petite lueur malicieuse dans le regard. De temps à autres, elle essayait d'attirer les clients à la criée, tout en conservant une aura mystérieuse qu'elle basait essentiellement sur son physique typé asiatique. Elle reçut quelques clients, surtout des couples de jeunes mariés ou des jeunes femmes vivant un amour secret. Ces dernières étaient les meilleures : elles pouvaient dépenser des mille et des cent juste pour qu'une voyante quelconque leur promette un avenir radieux et une romance digne des plus grandes pièces de théâtre. Et ça ne rata pas : en quelques heures, Hitomi se fit un petit paquet d'argent qu'elle comptait bien utiliser pour s'acheter plein de souvenirs, et rembourser une partie de son voyage. Mais pour cela, il faudrait bien sûr qu'elle continue son "travail" encore quelques heures. Et il fallait aussi qu'elle poursuive sa visite de l'Exposition!

Tant de choses à faire, tant de choses à découvrir... Hitomi avait l'impression d'avoir un avant-goût de son voyage autour du monde tant convoité!



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Ceniza de Burbona
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Sam 23 Avr - 22:01
L'Exposition Universelle était une franche réussite, il fallait bien l'avouer. C'était tellement beau de voir tout ces pays réunis en un seul endroit. Une pensée farfelue passa dans mon esprit : créer les États-Unis d'Europe (ou du Monde). Bien entendu, il faudra trouver la capital de ces États-Unis Européens (voir mondiaux), mais aussi l'hymne (ce qui pourrait être difficile vus les goûts musicaux différents) et ainsi que créer une monnaie unique (simplifiant ainsi les échanges). La Reine que je suis ria silencieusement dans son éventail : franchement, quelle hypothétique idée. Et puis, qui voudrait bien la rejoindre dans sa réflexion.
J’aperçus sur mon flan gauche que ma nouvelle dame de compagnie n'était pas à son aise.

« Allons donc ! Que se passe-t-il ? Vous êtes tracassée par quelque chose ? » demandais-je d'un ton maternel. « Eh bien... » commença-t-elle « Veuillez m'excuser mais... Faire la structure de notre pavillon de cette forme... N'est-ce pas dangereux ? »

Je compris tout de suite ce qu'elle craignais. Il est vrai que faire une étoile à cinq branche était un énorme affront fait à la Chrétienté. D'ailleurs, mon garde du corps de l'autre côté était du même avis. Je pouvais risquer - et risquais - beaucoup de choses avec une construction aux pareilles traits.

« Ne vous affolez donc pas. J'assume complétement cela. » disais-je rassurante bien que je ne l'était pas tout autant. « Mon brave, il faut vous rappelez que la Culture est aussi à l'honneur et... » Mais je ne put terminer ma phrase : des policiers à l'uniforme de la France arrivait vers moi ; ils étaient cinq ou six.
« À Sa Majesté royale Ceniza de Burbona : Sa Majesté royale Ronce de France souhaite vous voir et vous parler dans les plus brefs délais. »
« Fort bien... Amenez-moi jusqu'à elle mais je souhaite savoir pour quoi. Ne sortez donc pas votre arme M. Iñigo de Turrientes, ils sont plus nombreux. »
« Nous n'avons pas vraiment d'explication mais il se peut que ce soit Votre pavillon à cinq branches, Votre Majesté. »

J'eus un petit sourire du coin de la bouche. Elle avait fait vite, la Française. Moi qui pensais qu'elle ne cherchait qu'à m'éviter depuis Décembre. Nous nous décidâmes à les suivre, ou plutôt nous n'avions pas réellement le choix. Je les suivait donc jusqu'à notre pavillon avec mes deux éternels compagnons de route. L'endroit était en effervescence.

« Bonjour Votre Majesté. A vous aussi, Monsieur... ? » dis-je sur un ton naturel avant de reprendre, une fois que l'homme m'avait donné son identité.. « Je suis venue dès que j'ai sus que vous vouliez vous entretenir avec moi. »

Je m'attendais à voir une Reine en colère et je ne fût pas déçue. Elle devait faire des efforts monstrueux pour garder son calme. J'écoutais et suivait attentivement la Reine de France tout en hochant la tête de haut en bas, de temps à autres. Je lui répondit avec un calme créant un grand contraste ; car si les deux parties s'énervent, aucun dialogue ne peut se nouer.

« Que je vous rassure : il n'est pas question que je change de confession, sauf sous la menace si cela peut sauver mon peuple. Ensuite, je vous rappelle seulement que cela s'explique par le fait que l'Espagne avait il y a jadis, les peuples de confession musulmane sur son territoire qui ont étés expulsés de ses terres durant la Reconquista. Cela fait une partie intégrante de notre héritage culturel que nous le voulions ou non.
Certes, cela n'est pas très catholique, je le conçois, mais il ne faut pas oublier que cette part, dont l'esthétique est très belle si je puis me permettre, continue encore à influencer notre architecture. N’envoyons pas une lettre au Saint Père, il a sans doute plus important.
N'y voyez pas non plus un geste de sympathie vers ces gens dont la confession n'est pas la même que la notre ; mais seulement que c'est grâce aux différences et aux expériences de chacun que nous arrivons à progresser et à faire de jolies choses, comme ce pavillon, par exemple. Ne croyez-vous pas ? »


La Reine n'était certes pas forte pour faire des explications apaisantes et pour faire de jolis discours, mais elle espérait que Ronce de France soit déjà rassurée sur ces points capitaux. C'est qu'elle avait l'air d'avoir un tempérament sanguin, la Française.

« Souhaitez-vous quelque chose pour vous reposez ? En toute...
(elle failli dire amitié) Bonne fois, je vous conseilleras seulement de ménager votre être après cela. » Bien qu'elle devinait pertinemment que la blonde n'en avait cure.

Spoiler:
 
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La gardeuse d'oies près de la fontaine
Kapphären Jan
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Dim 24 Avr - 21:33


Exposition Universelle de 06

A Paris, Palais des Mécanismes et des Découvertes



Un frisson lui longea la nuque, hérissant ses plus fins cheveux noirs. Et ce fut à grande peine que Jan demeura immobile, cherchant seulement du regard la cause de ce trouble soudain. Il devinait sans peine la raison de ce soudain magnétisme, et esquissa un sourire presque secret, à l’abri de la protection de ses garde, tournant la tête imperceptiblement. Quand la foule se mua en nuée dense, babillant et errant dans son palais, il les laissa l’encadrer, les yeux bleu-roi à nouveau rivés sur la venue du gouverneur. Auquel il offrit son visage le plus rayonnant, bien que toujours princier.

« Votre retard est tout excusé ! Je dois bien avouer que le soleil du Michigan me manque dans cet hiver occidental. J’espère que les températures ont été clémentes, malgré l’humidité des derniers jours. Comme vous pouvez le constater, cela n’a pas ralenti les travailleurs français et nous avons, tous deux, des pavillons dignes de nos rangs respectifs. Il me tarde de pouvoir visiter votre Amérique, Gouverneur O’Callaghan ! Comment se porte votre épouse ? La Duchesse Andriessen se lasse de demeurer au palais sans profiter de sa présence et de ses bons conseils en matière de pâtisserie. La dernière fois je l’entendais encore me dire, de sa voix timide, qu’il lui tardait de pouvoir cuisiner. »

Un rire suivit sa phrase, comme moqueuse à l’égard de cette dame de haut rang se prêtant aux activités d’une pauvre servante. Mais la main de Jan vint se poser sur l'épaule du Gouverneur, avec une certaine familiarité, qui ne dura que quelques secondes. Des journalistes étaient présents et il lui importait de marquer cette union autrement que par les liens mécaniques d’un navire volant et de ses porte-drapeaux.

« J’ai pu discuter quelques secondes avec Monsieur Edison mais j’avoue être désappointé par l’absence de monsieur Tesla. Il méritait d’avoir sa place aux tribunes pour expliquer ses théories sur les bobines radiophoniques. Celles que tous nos navires utiliseront bientôt pour coordonner leurs positions et assurer la sécurité de notre flotte. » Bien évidemment, tel exposé ne pouvait se dérouler qu’au pavillon américain mais Jan passa outre ce désagrément pour se saisir du cahier, présenté par Alden, cela sous le regard inquisiteur de son propre conseiller.

« Je ne suis que rarement déçu de mes avancements, notamment quand nous discutons modernisme avec des ingénieurs et des mathématiciens aussi brillants que le sont les américains. » Petit sourire honoré. Il en revint aux lignes rédigées, semblant y passer sans trop s’y attarder.

Semblant seulement.

« Cela fera le bonheur du Duc. Le voilà qui se présente déjà sur la scène. Les points abordés sont ceux de la présentation que vous ai transmis par missive, il y a quelques jours. Prenons la peine d’en être témoin, au moins pour assurer certaines questions aux gratte-papiers qui sont présents aujourd’hui et – voilà que je remarque la présence de Monsieur Sharper et le Baron Esposino, les représentants des attributions du Ruban Bleu. Souriez mon cher Gouverneur. Nous sommes dans leur ligne de visée. » Murmura-t-il à peine plus bas, sans prendre la peine de saluer les deux hommes qui manquèrent de les effleurer avant de se diriger vers la scène. Jan s'assura de leur départ, sous le regard courroucé de son propre conseillé, avant de montrer le Lansing de la main, tout aussi discrètement.

« Et je vais vous faire un cadeau, mon cher. J’ai fait mander un photographe point trop occupé à mitrailler l’invention de ce Gustave Eiffel pour venir nous prendre le portrait sur le pont du Lansing. Il nous y attend certainement déjà mais nous le ferons attendre, le temps d’assister au discours. Puis nous visiterons notre œuvre commune. La décoration a subi une influence Autrichienne-Hongroise, j’espère que vous me le pardonnerez. Mais je trouvais que cela donnait beaucoup plus de cachet aux suites des premières classes. »

L’hommage était discret mais bel et bien présent. Et la voix du Duc Andriessen tonna bien vite sous le dôme. Présentant tout d’abord ses salutations avant d’obtenir le silence complet de la foule.

« Nul doute que les spectateurs ne comprendront que peu les termes précis comme le revêtement des hélices et des visses à tête mais que la perspective de franchir l’Atlantique en trois jours, cela dans des conditions optimales, sauront les séduire assez pour quelques précommandes. Nous avons fixé le billet à 15 dollars pour les cabines groupées de 3ème classe, 30 pour les doubles. 65 dollars pour les cabines simples de deuxième classe. 80 dollars pour les plus grandes. 150 dollars pour une cabine de première classe. Et 800 dollars pour les appartements à promenade. Comme il était convenu. »

Le prix, bien évidemment, dépendait du pays d’accostage mais Jan les connaissait tous, qu’ils soient luxembelgeois, français, ou américains. Par égard aux désagréments causés par l’Angleterre en année 05, les discussions étaient encore en cours pour un atterrissage à Londres, voire à Dublin. Mais il était fort possible que deux nouveaux ports s’ajoutent à la liste. Ce qui annonçait une augmentation du nombre de passagers et du rendement à un niveau nettement supérieur à celui prévu.







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Kay de La Reine des Neiges
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Lun 25 Avr - 19:12
Kay avait beau réfléchir il ne voyait pas pourquoi un pays voulait mettre en avant le fait qu'il avait été soumis à un autre pays. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, tout pays qui avait était soumis par le peuple ottoman avait ce symbole d’étoile à cinq branches dans son drapeau.

Était-ce là une manière de faire comprendre que l’Espagne était de nouveau soumise aux Ottomans et donc, par extension, à ceux qui avaient conquis les Ottomans il y a peu ? C'était un vrai casse-tête.

Ronce avait l'air tellement perturbée qu'elle l'avait appelé par son prénom, contrairement au protocole qu'ils avaient mis en place sur leur relation.

— Bien, votre majesté Ronce de France. Je vous rappellerais cela, ce soir, à Versailles. Et je m'occupe de vous faire amener la reine d'Espagne.

Kay prit le miroir de poche et ordonna à deux de ses hommes de faire venir la reine d'Espagne auprès de la reine de France, devant le stand de l'Espagne, au sujet de ce dernier.

— J'ai envoyé deux hommes. Ils nous rejoindront ici même. D'ici là attendez et prenez une crêpe chantilly à ce stand. Un peu de sucre vous fera le plus grand bien, votre majesté.

Quelque minutes plus tard six gardes escortaient la reine d'Espagne. Kay soupira. Avant même que tout personne puisse parler, il congédiq les six gardes pour leur incompétence à comprendre un ordre.

« Bonjour Votre Majesté. A vous aussi, Monsieur... ?Je suis venue dès que j'ai sus que vous vouliez vous entretenir avec moi. »

Kay se plaça entre Ronce et la reine d'Espagne. Avant de partir un des gardes lui avait expliqué l'agissement du garde de la reine, ainsi que les paroles de cette dernière. Kay n'avait, du coup, aucune confiance en cet homme. Kay n’était peut être pas roi mais le ton employé par la reine d'Espagne envers Ronce, comme si elle parlait à une enfant, le mettais légèrement hors de lui .

— Pour vous, votre Majesté royale, ce sera lieutenant Kay Sokolov, responsable de la sécurité de cette exposition.

Mais Kay ne put continue ce qu'il avait à dire que la reine commença à s'embourber dans des explications plutôt bizarres, à parler de choses qui avaient été dites plus tôt. Avait-elle un espion, posté à l'entrée, qui lui avait répété tout ce que Ronce lui avait dit plus tôt ?

— Avant même que sa majesté Ronce de France puisse vous répondre, j'aimerais que vous répondiez de vos actions devant moi qui suis responsable de la sécurité.
On m'a rapporté que votre garde du corps a voulu sortir son arme face au personnel de la sécurité. Pour toute réprimande vous avez dit à votre garde de ranger son arme car ils étaient trop nombreux face à lui. Est-ce là une blague espagnole ? Que je sache vous n’êtes pas en terrain conquis ici... Je vais commencer par vous demander de me remettre les armes de votre garde. On ne sait jamais qu'une petit fille l'approche de trop près et qu'il lui tire dessus. Comme il avait l'intention de le faire envers des agents mandatés par sa Majesté, la reine en personne.


Kay jeta un coup d'œil à Ronce, mais il n'avait pas fini.

— Je ne connais aucune reine qui, pour le bien de son peuple, rappelle à ce dernier qu'il a été colonisé et soumis à un autre peuple. De plus ce n'est pas parce que c'est beau qu'il faut forcément l'afficher. Pourquoi ne pas faire construire chez les Ottomans un bâtiment en forme de croix chrétienne, avec Jésus dessus ? Après tout c'est joli ! Et comme si tout cela n'était pas déjà assez fou, vous parlez d'une potentielle lettre au Saint Père. Sa majesté Ronce n'a pas évoquer le Saint Père en votre présence. N'assumez vous donc pas, comme vous le sous entendiez, vos actions ? Du moins c'est ce que votre demande concernant cette lettre laisse sous-entendre.

Kay n'avait préféré pas revenir sur le geste totalement hypocrite de la reine d'Espagne concernant le repos pour Ronce. Kay avait juste envie de lui hurler que si la reine était dans cet état, et aussi dépitée, elle en était la seule responsable.

— Savez-vous seulement qu'avec tout cela si sa Majesté Ronce de France le désire elle peut, tout simplement, faire fermer votre bâtiment pour non-conformité aux règles soumises en France ?

Il n’était pas roi mais garde du corps de la reine. Ronce allait peut être le reprendre sur certains points. Mais il en allait de la santé et la sécurité de cette dernière. Il n'avait pas dit de choses déplacées. Du moins il le pensait.

Hrp :
Spoiler:
 

Résumé du post. Kay prend la défense de Ronce face à Ceniza. Face à l'action précédente de son garde, il exige que ce dernier se défasse de son arme afin d'éviter tout futur incident.


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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mar 26 Avr - 7:13
A l'énoncé du nom "Martès", le cerveau de la jeune femme effectua automatiquement les parallèles qui s'imposaient. En face d'elle se tenait l'homme ayant mis en place les mesures sanitaires durant le délirium avec une efficacité avérée. Avec son équipe, il avait élaboré l'équilibrium ayant soulagé des milliers de victimes. Même si la médecine n'avait pas les préférences scientifiques de Galaad, celle-ci avait décortiqué chaque article et ouvrages publiés sur le sujet pour la simple et bonne raison que cela venait du Pays. Elle en décortiquait la moindre avancée, le moindre événement arrivant jusqu'à elle, pour en extirper, en substance, son propre remède au mal du pays.

- Jane Walls. C'est un grand honneur de vous rencontrer, Docteur Martès.

L'informa-t-elle en serrant la main tendue avec vigeur mais sans brutalité. Habituée à la poignée de main, fréquentant après tout un milieu essentiellement masculin, le baise-main pourtant plus protoclaire ne lui effleura même pas l'esprit. En plus d'empêcher le contact direct de la peau, comme il se devait, les gants camouflait aussi les cales nombreux sur les doigts et les paumes. Nées d'une vie de labeur, sesn marques ne pouvaient être arborées par une dame de qualité. Contrairement à son anglais précédent et usuel, de même que son espagnol, le français de Jeanne avait la rigueur attendue pour une Ithier, posant les mots avec précision sur une portée maîtrisée, et un printanier accent de Provence.

- Bien que je sois à peu près certaine que le blâme est mien, ma gourmandise ne peut se morfondre plus longtemps sur la défunte.

Avec la franchise naïve d'une rosière, elle esquissa un sourire nitescent. Lorsqu'un gentleman proposait de vous offrir une gaufre suite à votre perte sotte de la précédente, refuser aurait été un affront d'une impolitesse rare. D'autant plus quand l'homme en question avait sauvé des milliers de vies de vos compatriotes, fréquentait la cour et avait la confiance d'une souveraine vénérée.

- Une autre au sucre, sans vouloir vous commander, Docteur.

Légèrement, l'esprit romanesque de la jeune fille s'égara sur l'arrête aïgue d'une mâchoire, sur les épaules larges et rassurantes ainsi que l'ébène de la chevelure. Ne s'attardant pas, la pensée fut reléguée aux oubliettes avec les autres. Ne mettant nullement en doute le charme de Martès, Jeanne avait simplement la faculté innée de dissiper tous les efforts subtiles de ses soupirants ou de son propre corps face aux choses de l'amour. Sans rentre-dedans, l'information ne faisait que transiter comme un bruit parasite perdu milieu des rouages ingénieux du Baron Périlleux. Jaquil Glover, ce séducteur de pacotilles aux yeux entêtants, paressait lui comme un serpent quelques parts dans les rêves limbiques de la chaste baronne. Percy chassait usuellement ce genre de parasite avant qu'ils n'arrivent à s'approcher suffisamment de la demoiselle sans défense sur ce sujet. Glover avait juste mérité son surnom en frappant en l'absence de l'Irlandais.

Au retour du médecin, après une dizaine de merci, au bas mot, elle saisit de la douceur. Sans chipoter d'avantage, elle s'en délecta en silence sans perdre un instant de crainte qu'elle ne s'écrase à nouveau. Entre deux bouchées, lèvres tamponnées de l'excédent sucré à l'aide d'un joli mouchoir brodé, elle reprit pour celui-ci.

- Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour la demande cavalière suivante : Je souhaitais me rendre à la conférence de Monsieur le Duc Andriessen au sujet de son navire volant. Je me suis néanmoins rendu compte, à temps, qu'une femme sans chaperon ne ferait qu'attirer trop d'attention sur elle. Pourriez-vous m'accompagner, s'il vous plait ?

Il va sans dire que la jeune femme avait gagné une presque luminescence rougeâtre tant elle était gênée. Elle tenait courageusement bon, droite comme un i, sa gaufre entamée dans une main. Pourtant, elle ne détourna pas pudiquement le regard mais fixait de ses prunelles turquoises celles si sombres d'Arsène.

- N-Naturellement, je serai plus que ravie de récompenser votre aide en vous offrant un café, un thé ou une autre boisson de votre choix.

Résumé HRP:
 


Remarque HRP : Les dialogues de Galaad sont en teal et les mots en français dans les discours en anglais ou espagnol seront signalés en italique.

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mar 26 Avr - 21:02
L’exposition universelle. Depuis qu’il en avait entendu parler, ces mots repassaient en boucle dans sa tête. Une exposition présentant les plus grands inventeurs des différents pays… Le paradis sur Terre. L’entrée n’était même pas chère! Il avait bien pensé y aller en temps qu’exposant, mais il n’avait pas de grandes inventions à présenter, et se sentait un peu ridicule à coté de ces beaux stands. De plus, il n’était pas sur de se sentir à son aise dans le pavillon allemand, car il n’avait jamais vraiment aimé ce pays, et il voulait aussi pouvoir garder sa liberté de mouvement. A quoi bon venir ici si il ne pouvait pas rencontrer d’autres inventeurs, et découvrir les dernières nouveautés? Les hôtels étaient bondés, et ceux à qui il restait des places avaient gonflé les prix, ce qui l’agaça au plus haut point, mais il trouva malgré tout une chambre miteuse à un prix acceptable. Pour une chambre de luxe. Heureusement qu’il avait encore quelques économies, mais il faudrait qu’il trouve très vite une nouvelle source de revenu après ça…

Il n’alla pas sur place le premier jour, il y avait trop d’officiels, ce qui avaient rendus certains stands complètement inaccessible aux simples gens comme lui. Enfin, c’était ce qu’il pensait, mais la foule était toujours très dense le lendemain. Il ne savait pas trop par où commencer puis il leva les yeux. Le navire volant luxembourgeois… Pourquoi ne pas commencer par là? Il avait bien entendu parler de l’exposition universelle précédente, mais il n’avait pas à l’époque put s’y rendre, faute de moyen, et il s’intéressait bien plus au fonctionnement de cet engin qu’au passé des navires volants. Il avait entendu parler d’une conférence sur cet engin, mais il n’était plus sur de l’heure, peut être serait-elle indiqué dans le pavillon? Il était sur qu’elle n’était pas encore passée. Il arriva devant le tramway. Il ne savait pas exactement qui en était à l’origine, mais il promit de se renseigner, voilà un moyen de transport plus agréable et surtout bien plus silencieux que les automobiles! Il n’avait jamais eu l’occasion de monter dans l’un de ses engins, et il saisit l’occasion. Il y avait toujours beaucoup de monde, et surtout beaucoup de bavards, ce qui agaça l’inventeur. Oui, les pavillons étaient beaus, tout le monde les voyaient, ne pouvaient-ils pas juste se taire? Il reconnaissait volontiers que l’art n’était pas son domaine de compétence, mais il ne s’extasiait pas non plus à voix haute à propos du tramway! Et pourtant, il admirait le fonctionnement de cet engin… Il aurait adoré pouvoir en voir plus, mais la carrosserie l’en empêchait.

Ils arrivèrent finalement au pavillon du Luxembourg-België et Erwin se retint de sauter du train au sens propre. De nombreux inventeurs étaient probablement dans la foule, et il ne voulait surtout pas prendre le risque de choquer l’un d’entre eux. Il ne croulait déjà pas sous les offres d’emploi après tout… Le pavillon du Luxembourg-België. Et surtout ce merveilleux navire volant qui le surplombait. Il aurait put passer la journée à le regarder, mais son cou ne partageait pas son avis, et il voulait être sur de ne pas rater la conférence à venir. Il entra dans la première partie, mais les colonies ne l’intéressaient pas vraiment, et il passa vite dans la deuxième partie du pavillon. L’exposition axée sur la machinerie l’intéressait, elle, au plus au point. Toute cette technologie… Il vit passer quelques personnes qui d’après leur attitude devaient être des inventeurs ou plus vraisemblablement des ingénieurs. Il fallait du monde pour faire tourner cette boutique après tout.

Il sentit petit à petit la foule se densifier. Tiens? Aurait-il eut de la chance? Ou bien etait-ce pour une autre raison que… Ah. Les photographes qui passèrent devant ses yeux l’ammernèrent plutôt à penser qu’une tête couronnée, ou quelqu’un d’important devait être en balade. Malgré tout, les gens commençaient à s’amasser autour de la scène. La foule l’entraina à moitié, mais il n’était pas vraiment enthousiaste… Les pays venaient pour montrer leur puissance à l’exposition, et le navire n’était qu’une demonstration parmi tant d’autre. Quelqu’un pouvait très bien se presser ici pour une autre présentation par exemple. Pourquoi ne pouvait-il pas se rappeler de l’heure prévue pour cette fichue conférence? Et pourquoi n’avait-il pas prêté plus attention au programme? Il fallait vraiment qu’il s’organise mieux… Le brun tenta de mobiliser ses rares connaissances sur le pays qui présentait ce pavillon afin de determiner qui pourrait bien venir, mais il ne parvint pas à grand chose. Il s’intéressait plus à la situation en Allemagne et en Espagne qu’aux autres pays. Aucun nom ne lui vint en tête. Il n’y avait plus qu’à espérer que la présentation de début de discours lui rafraîchisse la mémoire.

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mer 27 Avr - 21:57
Lassée, éreintée. La reine de France avait exprimé ses inquiétudes d'une voix froide, sans se laisser aller gagner par des emportements digne d'une enfant. Elle n'en était plus une depuis bien longtemps. Les justifications de la reine d'Espagne lui firent hausser un sourcil. Le discours du lieutenant acheva de hausser le second. La situation était électrique, tendue. De toute évidence jamais aucun échange entre les deux souveraines ne se déroulerait sans anicroche.

« Je suis libre d'envoyer une lettre à qui je souhaite, votre Majesté. »

De toute, si elle s'adressait au Pape c'était, avant tout, pour éviter toute retombée sur son royaume. Peu lui importait ce qui pourrait advenir au royaume d'Espagne. La reine croisa ses bras sous sa poitrine.

« Quant au repos... Une reine ne se repose jamais. Du moins est-ce ainsi qu'on m'a éduqué. Il m'en faut bien plus pour fragiliser mes nerfs. Je ne suis pas taillée dans le sucre, ne vous en déplaise. »

Le ton condescendant de sa Majesté espagnole, pareille à celle d'une mère voulant gourmander sa fille, ne lui avait pas échappé.

« Sur ce, après avoir ôté à votre garde du corps tout moyen de causer un quelconque incident, nous pourrons nous séparer et retourner chacune à nos occupations. Je tiens, toutefois, à souligner que c'est la dernière fois que votre personne, votre Majesté, viendra sur le territoire français. J'ai mieux à accomplir qu'être spectatrice de vos bévues. »

Ronce espérait que la reine d'Espagne se soumettrait aux directives sans tergiverser. Si elle était venue à l'exposition universelle ce n'était, sûrement pas, pour répéter cette visite qu'elle avait mené en Espagne.

Citation :
Désolé pour le petit temps de latence du post. Prochain tour : 4 mai.
Résumé des actions. Discours avec Ceniza.


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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 28 Avr - 20:46


Jane Walls.
Ainsi donc, le destin avait-il décidé de mettre le "Baron Périlleux" sur sa route. Stanislas lui avait fait un rapport complet des progrès considérables effectuée par la jeune ingénieure. Grâce à elle, le projet "Paradise" prenait une tournure des plus appréciables après des mois de stagnation. Glover avait appuyé les dires de l'allemand avec sa drôle de nonchalance : c'ets lui qui l'avait dégottée, pour dire vrai, comme si elle avait toujours été destiné à être un écrou indispensable des rouages de leur destinée commune.
Arsène avait conclu que Jaquil n'était pas indifférent au charme naturel de la jeune femme. Qui ne le serait pas ? Elle était fraiche, enjouée, et sa manière ampoulée de parler français avec quelque chose de touchant et d’éminemment drolatique.

- Une autre au sucre, sans vouloir vous commander, Docteur.
- Qui oserait se mutiner contre pareil commandant,
fit-il avec un petit sourire.

Il partit en quête de l'étal du confiseur. Fort heureusement pour lui, la petite baraque à sucre du vendeur ambulant n'était pas trop loin. Nénamoins il du jouer de scoudes en revenant avec non pas une mais deux gaufres.

- Miss Walls, je ne pouvais vous laisser vous barbouiller de sucre glace seule, expliqua-t-il avec un soupçon de taquinerie.

Il forçait à peine son masque social. A dire vrai, la compagnie de la jeune femme le gratifiait d'une bouffée d'air bienvenue. Par certains cotés, Jane lui rappelait Épine.Il réalisa alors brusquement qu'il était en apnée depuis des mois.

- Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour la demande cavalière suivante : Je souhaitais me rendre à la conférence de Monsieur le Duc Andriessen au sujet de son navire volant. Je me suis néanmoins rendu compte, à temps, qu'une femme sans chaperon ne ferait qu'attirer trop d'attention sur elle. Pourriez-vous m'accompagner, s'il vous plait ?

Il plissa les yeux, suspendant sa bouche avant la toute première bouchée de pâtisserie.

- N-Naturellement, je serai plus que ravie de récompenser votre aide en vous offrant un café, un thé ou une autre boisson de votre choix.

Pour toute réponse, il lui tendit la anse de son coude.

- J'en serais honoré, Miss Walls. J'accepte votre invitation à égayer ma journée avec joie.

Et sans plus de chichis, il la conduisit au plus près de la scène où l'on s’apprêtait à lancer l'exposé. Arsène n'y prêta qu'une oreille distraite. Il se concentrait d'avantage sur les faciès des gens présents et celui de sa compagne en particulier. Avec courtoisie, il lui proposa silencieusement de consommer également sa part de gaufre à laquelle il n'avait finalement pas touché.

résumé:
 

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mar 3 Mai - 19:52


Exposition Universelle de 06

A Paris, Palais des Mécanismes et des Découvertes



Comme un frisson dans la foule, l’information s’en revint à sa nuque et la hérissa de plus belle tandis que Jan attrapait le mouvement d’un œil presque égaré. Avec courtoisie, il enjoignit le gouverneur à le suivre, ne semblant prêter aucune attention à Edison ou à son propre conseiller, laissant seulement les gardes refermer leur étreinte sécuritaire autour de leur duo. Il y avait foule, aujourd’hui. Des spectateurs attentifs à la venue du Duc qui osa un regard dans sa direction quand il remarqua l’avancée de son beau-fils.

Loin de s’en soucier, Jan garda un sourire aimable et poli de circonstance, sans pour autant lui offrir la possibilité de commencer son discours. Il avait à faire, brièvement et laissa les gardes se présenter au-devant du couple, attirant bien évidemment l’attention des témoins alentours comme des quelques journalistes à l’affut de ses réactions.

« Monsieur Martès ! » S’exclama-t-il dans un premier temps, le regard pétillant. « Mademoiselle… » Elle avait certes les mains pleines mais Jan joua d’humour en lui attrapant le poignet avec une délicatesse non feinte, feignant un baiser et essuyant du sucre glace imaginaire à ses propres lèvres. Puis il s’en retourna au médecin. « Quel plaisir de vous revoir, une nouvelle fois, en des circonstances bien moins tragiques que ma première venue en France. »

Et pour ménager Clarke O’Gallaghan, il daigna expliquer.

« Monsieur Arsène Martès ici présent est le médecin royal de Versailles et celui qui fut en mesure, en ces heures tragiques du Delirium, de préserver la Couronne ainsi que beaucoup de français par l’élaboration d’un concept sanitaire d’une remarquable efficacité. Vous n’avez sans doute pas échappé à son nom. Il me semble d’ailleurs l’avoir déjà mentionné…»

Les pupilles bleu-roi passèrent à nouveau sur sa compagne – qui était-elle et où se trouvait son intérêt à assister à telle représentation. Et naïvement il recula d’un pas. Après tout, leurs retrouvailles se feraient plus tard, pour prendre soin de celui qui, depuis un certain temps, n'avait pas eu la possibilité de réellement souffler. Il lui tardait déjà de retourner à Versailles.

« Mademoiselle, je ne vous volerai pas compagnie si agréable bien que je suis certain que monsieur Edison et monsieur Martès seraient absolument enchantés de converser à nos dépends. Les hommes de sciences et de savoir sont ce qu’ils sont. Je me contenterai de vous présenter mes hommages à vous et à votre discrète épouse, Monsieur Martès. En espérant que vous puissiez, vous et votre compagne de ce jour, apprécier au mieux la conférence de monsieur le Duc. Mademoiselle, un très bon appétit. »


Sur scène, le Duc se racla la gorge. Et éleva aussitôt la voix.


~



« Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, je suis enchanté de me présenter à vous en ce deuxième jour d’exposition universelle. Au nom du Luxembourg-Belgie et de la société Andriessen dont je suis le directeur et le porte-parole aujourd’hui, je tiens avant toute chose à remercier la Reine de France, ses représentants et son peuple pour leur accueil et leur enthousiasme à l’égard de cet aigle qui prendra bien vite son envol du port d’Antwerpen à la glorieuse capitale du Michigan : Le Lansing ! Un aigle qui fendra les cieux en moins de quatre jours, et cela aux dépends de toutes les flottes jamais construites en ce monde, par les compétences de nos usines sidérurgiques, de nos architectes et de nos artisans ! »

Aalbert Andriessen, dans la cinquantaine, la barbe et le cheveu blanc, leva un doigt vers le ciel. Son habit d’un bleu aussi sombre que les prunelles d’un Jan toujours souriant, le fit apparaitre plus grand qu’il ne l’était en vérité. Plus qu’un Duc, il donnait l’impression d’un homme d’affaire tiré de la bourgeoisie la plus élémentaire – ce qu’il était, bien évidemment. Il contempla la foule d’un regard perçant mais ne manqua en rien l’expression du visage de son beau-fils ni l’intérêt grandissant des membres du jury aspirants à l’accréditation d’un nouveau ruban bleu. Son torse se gonfla comme celui d’un coq, et sans l’aide d’un souffleur ou d’un aide-mémoire, il exprima :

« Par sa beauté, Le Lansing est en quatre fois supérieur aux normes actuelles. Ses différents niveaux correspondent et sont réservés à une classe différente et chacune des classes, mesdames et messieurs, se verra offrir le luxe et le confort de sa condition. Les couchettes de la troisième classe, de coton et de fer solide, peuvent accueillir dans une chambrée près de quatre personnes d’une même famille. Sont aussi mises à dispositions de véritables appartements de six à huit lits pour des voyages groupés, pour nos fiers conquérants partant à l’Ouest ! La salle de réception de première et de deuxième classe accueillera sur des bancs des bois du Luxembourg les 250 âmes qui auront l’opportunité et la chance d’acheter un billet à notre compagnie ! En première classe, d’inspiration Autrichienne et Hongroise, les chambres se divisent en de véritables suites aux douches de porcelaine et aux lits de soie. Sont réservables des ensembles de chambres et de pièces laissant aux premières classes la possibilité de s’offrir un hôtel particulier donnant sur promenade, pour la modique somme de 800 dollars ! Sois 500 pièces d’or françaises ! »

Des exclamations étouffées de surprise égayèrent ce dernier point, ce qui lui fit hocher la tête avec une brusquerie presque chevaline.

« Des salles de sport, une bibliothèque et un fumoir pour les galants, sont bien évidemment à dispositions pour vous divertir. Nos ponts promenades, sécurisés pour les enfants, sont de 6 mètres de large, pour laisser le plaisir à nos dames et demoiselles de s’alanguir sur un fauteuil le temps de leur traversée. Au diner, des menus seront composés par des chefs français et leur composition choisie selon des cartes distribuées dans vos chambres. Ce service est non seulement disponible en première classe mais AUSSI en deuxième ! »

De brefs applaudissements ponctuèrent le propos.

« Mais sa rapidité ne vaut rien aux décorations, lambris et sculptures qui adouciront votre regard. Non. Sa rapidité n’a pas pour seuil l’escalier menant aux trois étages et à la vue au sommet des nuages. Non ! Sa rapidité se vaut à la fiabilité de ses concepteurs, au traitement des pièces métalliques par procédé de réduction au zinc ! Ce que nos architectes et nos usines appellent : la Galvanisation ! »

Dans la foule, Edison émit un « hum » amer qui fut son seul commentaire. L’orgueil de l’homme pêchait là.

« Un alliage solide et résistant de notre architecture interne sonne les épousailles du titane de nos minerais d’orient à l’aluminium le plus fiable pour rendre l’armature de nos navires volants toujours plus légère mais aussi, et surtout, solide ! A l’épreuve de n’importe quelle tempête ! Nos hélices sont recouvertes de cobalt qui, s’il convient à apprécier le visage d’une de nos épouses ou de nos filles, sert aussi à diminuer les frottements de l’air sous la poussée du moteur ! Et comment parler du moteur sans évoquer nos recherches, toujours persistantes et je vous l’avoue aujourd’hui, presque entièrement couronnées de succès, sur l’élaboration d’un système de propulsion thermorésistant ! »

La main du Duc se tendit vers Thomas Edison.

« Si nos architectes ont conçu ce navire, des scientifiques sont à la tête de ce projet, des vis à tête fraisée pour améliorer les performances aérodynamique sur la surface externe du navire au plus complexe du système électrique créé par monsieur Edison, ici présent ! Vos applaudissements mesdames et messieurs car ce système, reposant par une distribution équitable et économique, nous permet aussi de vous proposer de ce fait des billets d’un prix appréciable pour un temps de trajet record ! »

La foule obéit en masse et tranquillement, regrettant pourtant son manque de présence sur la scène, Edison s’inclina alentour, présentant ses révérences.

« Nous sommes en route pour une conception de navires qui dépassera bientôt les attentes de chacun ! Ce rêve n’en sera bientôt plus un et les entreprises Andriessen, comme les concepteurs américains se rassemblent aujourd’hui sous les deux bannières pour répondre bien évidemment à vos questions. Car c’est vous qui, dès demain, jugerez de notre terrible efficacité ! »

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mer 4 Mai - 19:36
Tout à fait naturellement, la demoiselle d'Ithier déposa délicatement sa main gantée sur le bras offert, sans s'y appuyer ou s'y suspendre comme une jeune fille enamourée. L'espace des quelques pas les menant plus proche de la conférence, l'absence de regards désapprobateurs, pourtant fort coutumiers, la déboussola tellement qu'elle aurait pu se figurer porter des atours plus nobles et voir un anneau d'or à son doigt. L'éphémère magie de l'esprit s'estompa néanmoins presque aussitôt. Pire encore, lorsque le jeune souverain du Luxembourg-Belgie fendit la foule pour s'approcher d'eux et saluer son compagnon de l'instant, la situation lui échappa des mains.

Plus vermeille, tu meures.
Rouge phosphorent jusqu'à la pointe des oreilles.
Trop d'attentions ! Trop de regards !
Son coeur battait la chamade comme après une course échevelée.

Malgré tout, l'éducation reprenait le dessus. Son buste resta droit. Les yeux turquoises se baissèrent avec politesse. La pointe du pied décrivit un bref arc de cercle pour fléchir, à l'angle exact requis, tandis qu'elle souleva, à l'aide des petits doigts pour ne pas mettre du sucre partout, légèrement les cotés de sa jupe, pas vraiment faite pour ce genre de salut. Néanmoins, la révérence était parfaite... pour la cour de Versailles. Pas vraiment pour une exposition et à cette époque, mais on ne pouvait pas tout avoir. Jane connaissait ses leçons sur le bout des doigts, mais les rares personnes devant lesquelles elle avait dû s'incliner depuis l'exil se comptaient sur les doigts d'une main et aucune n'avait exigé la complète salutation protocolaire.

Le baise-main taquin réussit à colorer plus encore ses joues et probablement que si elle avait porté son corset aussi serré qu'une aristocrate - il y a des limites à la torture qu'on s'imposait soi-même, une camériste avait le laçage plus implacable -, les palpitations l'auraient fait vaciller comme une rosière de roman pour jeune fille. Rassemblant le courage dont elle ne manquait pas, le sourire fleurit sur les lèvres, charmant et naturel. D'une voix un peu lente, pour éviter de bouffer ses mots comme toujours en anglais, elle salua à son tour.

- C'est un honneur, votre Majesté.

Hormis le portrait du jeune éphèbe, qui avait brisé des cœurs en prenant une épouse, Galaad ne connaissait rien de sa réputation, de ses avis ou de la politique qu'il menait à son pays. Aussi évita-t-elle les constations creuses, les considérations pour un quelconque événement récent, avant de se souvenir, plus tard, dans la journée, du décès du roi son père. Une jeune femme célibataire ne devant pas se présenter elle-même, surtout à une tête couronnée, et encore plus sous sous sa véritable identité, Jane évita d'annoncer tout de go qu'elle avait l'habitude des échanges scientifiques.

- Pouvoir entendre l'échange de deux esprits aussi brillants serait probablement ... passionnant.

Ajouta-t-elle malgré tout, un peu d'exaltation dans la voix, attisée par la perspective imaginaire de converser autant avec Martès qu'Edison sur les Sciences. Évidemment, la mention suivante quant à son appétit, pointa si directement sa gourmandise qu'elle en bafouilla un simple "merci" rougissant. Au départ du Kapphären, elle s'inclina une nouvelle fois.

Un ange passa.

Gênée, elle risque un coup d'œil vers Arsène et s'excusa, d'une piteuse petite voix, en français à nouveau.

- Je vous prie d'excuser mon comportement et espère ne pas vous avoir fait honte.

Objectivement, elle n'avait strictement rien à se reprocher. Elle s'était conduite dignement, suivant les protocoles à la lettre, et sans doute bien mieux que l'on pouvait espérer d'une demoiselle du peuple dans ce genre de circonstances. Le début du discours scella ses lèvres et dressa son échine d'attention, noyant parfaitement ses considérations d'étiquette bafouée.

La déception se lut très vite sur ses traits. Non pas que le navire en perdait de sa superbe. Tous ses décors devaient être somptueux et elle s'en émerveillerait sans doute si elle les avait sous les yeux. Non. Le Baron voulait du technique. Il voulait des prouesses. Il voulait des détails mécaniques et pas d'aménagements. Certes, elle saluait l'effort pour intéresser tout le monde à la création et à la prouesse technologique. Mais qu'est-ce qu'elle s'en foutait de la matière des plumards ! De retour à sa gourmandise, elle dévora avec appétit les deux gaufres, après s'être assurée quinze fois que Martès n'en voulait vraiment pas de la sienne. Aussi, elle avait la bouche un peu nimbée de sucre lorsque le mot magique fut prononcé.

Galvanisation.

Oh, c'était donc ainsi qu'ils avaient réussi à réduire le poids que leurs fanfreluches intérieures imposaient au bâtiment. Les yeux se perdirent instantanément sur le Lansing. Elle se laissa bercer par les quelques propos sibyllins concernant le procédé et les moteurs. Système de propulsion thermorésistant ? Comment ça ? Des détails que diable ! s'offusquait-elle à demi. Si le duc s'était trouvé devant elle, probablement l'aurait-elle secoué un peu par les épaules en lui réclamant autres choses que des arguments de vente. Probablement aurait-elle vite abandonné pour chercher les explications à la source, Edison, Tesla ou les ingénieurs du projet. Une question lui brûlait littéralement la langue. Elle se retourna alors vers le chaperon qu'elle s'était presque auto-adjugé pour lui pousser l'épaule du bout de l'index pour avoir son attention. En chuchotant, elle lui glissa.

- Docteur ? Il n'est guère séant qu'une jeune femme s'exprime fortement en public, pourriez-vous interroger le duc sur le combustible de son moteur ? Quel type ? Quelle consommation ? Ainsi que sur la puissance de propulsion ?

Bien qu'il lui suffisait de faire le calcul entre la masse de l'appareil, la distance à parcourir et le temps, pour savoir quelle était la poussée de l'engin... D'autres questions cavalaient dans sa caboche, mais elle préféra éviter d'assommer Arsène de son enthousiasme. Elle ignorait déjà s'il allait bien vouloir se faire porte-parole. Ne pas pousser sa chance, voilà qui lui semblait plus judicieux.

Puis, enfin, elle se rendit compte qu'elle avait les lèvres et une partie de la frimousse barbouillées de sucre. Écarlate, elle s'empressa de nettoyer celles-ci.





Remarque HRP : Les dialogues de Galaad sont en teal et les mots en français dans les discours en anglais ou espagnol seront signalés en italique.

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Kay de La Reine des Neiges
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mer 4 Mai - 21:26

Ronce avait, apparemment, été surprise par le discours du Russe. Du moins c'est ce qu'il croyait. Cela pouvait aussi être, uniquement, adressé à la reine d’Espagne. Mais quoi qu'il en soit la reine de France prit la parole et sans dénigrer son homologue espagnol.

Sur ce point le Russe avait tout à apprendre. Si c’était lui qui avait du parler au nom du pays, cela aurait sûrement pris une autre tournure. Mais la reine avait parlé et les paroles de la reine seraient respectées. Kay réquisitionna l'arme du garde du corps espagnol et demanda à un de ses hommes de vieller, discrètement, à ce que le garde du corps ne fasse pas de vague supplémentaire, pendant le reste de l'exposition.

— Maintenant que tout cela est réglé, si sa majesté Ronce de France est d'accord, nous allons prendre congé de votre personne.

Kay se retourna et, avec l'accord de Ronce, se dirigea loin du stand qui avait été à l'origine de tout ce remue ménage.

— Tu t'en es admirablement sorti, et tu as gardé un sang-froid plutôt admirable.

Il n'allait pas reconnaître que, lui, serait sorti de ses gonds au quart de tour. Mais il essayait de complimenter Ronce à sa manière et il n’était pas très doué pour ce genre de chose. Même avec une personne avec qui il était intime.

— Je vous offre une pomme d'amour, pour vous récompenser de cette conclusion. Le sucre te fera reprendre un peu de couleur.

Le duo était parti en quête d'un stand, ce qui fut vite trouvé. Le russe donna la pomme promise à Ronce quand il aperçut un petit stand qui, il était sûr, plairait à Ronce.

— Votre majesté royale. On dirait qu'une personne venant du continent asiatique a installé un stand de voyance. Cela vous tenterait-il d'essayer ? Quelque chose me dit que c'est le genre de choses qui doit vous plaire.

Kay attendit la réponse de la reine, mais il était en face du dit stand de voyance.

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 5 Mai - 0:09
Le discours commença. Ah, donc l’homme sur scène était le directeur de la société Andriessen. Ca, ça lui disait quelque chose. Bon, il n’avait toujours aucune idée du nom complet de cet homme, mais il savait ce qu’il faisait là. Ce dernier leva soudain un doigt vers le ciel, et les pensées de l’inventeur se mirent à dériver. Il se moquait bien de la publicité que le duc faisait autour du voyage. Il n’aurait pas les moyen de se le payer de toute façon, et il n’avait rien à faire en Amérique pour l’instant. Il n'était pas du genre à se payer un aller-retour juste pour profiter du luxe de l'appareil. Par contre, à mesure que le discours progressait, il était intrigué. Comment cette chose pouvait-elle aller aussi vite et aussi loin avec autant d’accessoires inutiles à bord? Et le public d’imbéciles qui s’exclamait ou applaudissait à chacune des phrases de l’orateur… Leur amour du luxe agaçait le jeune homme. Lui qui avait appris jeune à se débrouiller seul, à trouver sa voix, à faire avec les moyens du bord, au milieu de gens qui étaient nés avec une cuillère en argent dans la bouche. Ces réactions de la foule lui firent se demander un moment si il était bien à sa place. Il l’avait déjà sentit dans le tramway, mais au milieu de cette folle oppressante, la différence entre eux et lui se faisait encore plus sentir.

Soudain, l’attention d’Erwin fut de nouveau captée par le discours. La galvanisation. Voilà un mot qui lui était inconnu, et pourtant, il avait longtemps étudier les procédés utilisé sur les métaux (bien obligé avec tous ses rouages). Un procédé permettant d’obtenir un alliage plus léger et plus résistant? Voilà qui le fascinait. Bien sûr, si ils voulaient garder leur avantage, ils ne pouvaient pas en dire plus, mais l’inventeur se promis de faire ses propres recherches. Il ne savait pas non plus que le cobalt pouvait être utilisé de cette manière… Bon, il n’avait jamais rien inventé ou réparé qui puisse voler, donc il ne voyait pas d’application pour l’instant à cette découverte, mais il rangea quand même cette information dans un coin de sa tête. Son métier lui avait réserver plus d'une surprise. Un système de propulsion thermorésistant, des vis à tête fraisées, ou un système électrique! Voilà les mots qu’il voulait entendre depuis le début, et pas le blabla inutile sur le luxe dans le navire.

Malgré tout, sa curiosité était plus que piquée, et il tenait à peine en place. Il aurait voulut sauter sur les chercheurs pour leur poser toutes les questions qui se bousculaient dans son esprit. La conclusion du discours lui permit de retrouver son calme et un semblant de sang-froid, malgré la frustration dût à l'absence d'explication et de détails. Bon, il trépignait toujours comme un enfant devant l’entrée d’un magasin de jouets, mais les gens proches de lui ne semblaient pas le remarquer. Tant mieux. Le temps des remarques et des questions allait démarrer. Il hésitait à prendre la parole, car il avait tellement de chose à dire, de questions à poser… Laquelle choisir? Il était perdu dans ses propres pensées, mais l’oreille tendu vers les curieux qui posaient des questions. Peut être l’un d’entre eux aurait quelque chose d’intelligent à demander. Il craignait juste qu'il y ait des complices cachés qui occupent ce temps pour promouvoir une fois de plus ce beau voyage si cher, sans laisser parler les gens intéressants, mais il attendait de voir.

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 5 Mai - 9:38
Ronce sentit la tension retomber tandis qu'elle tournait le dos au stand de l'Espagne. Mentalement la souveraine croisa les doigts, espérant qu'aucun nouvel éclat ne secouerait l'Exposition quel qu'en soit la teneur. Une vive effervescence suintait du stand du Luxembourg-Bergië. Le Duc Andriessen devait mener une de ses conférences. Ronce pesta. Avec ces histoires elle avait raté le début. Et ce ne serait nullement correct d'arriver en plein milieu. Elle tâcherait d'assister à une autre conférence – plus tard dans la journée, ou le lendemain – et veillerait à s'excuser de son absence auprès du Duc et du Kapphären.

Une pomme d'amour fut brandi sous son nez. Ronce recula sa tête en arrière, surprise sur le coup, avant de se saisir du bâtonnet.

« Me prenez-vous pour une enfant ? » ne pût-elle s'empêcher de le gourmander.

Néanmoins il est vrai que le sucre avait cette curieuse faculté de l'apaiser. Et d'accroître l'arrondi de son ventre.

Ronce leva la tête vers le stand de voyance désigné par le lieutenant. De stand, il n'en avait que le nom. Il faisait même pitié à voir ce bout de lopin de terre, délimité par un bout de tissu, aux côtés des constructions gigantesques, mêlant répliques de palais et architectures complexes.

Marchant auprès du lieutenant, Ronce se rapprocha du stand. Comme l'avait précisé Kay, la demoiselle était on ne peut plus asiatique. Ses yeux en amande observaient les gens et son sourire avait quelque chose de doux, presque mystérieux. Elle n'avait pas ce sourire éclatant, à s'en décrocher la mâchoire, qu'abordent les Européens.

Ronce se pencha vers la jeune femme, usant de l'espagnol, langue commune en Europe. Elle se doutait bien que la demoiselle ne devait pas parler français.

« Bonjour... J'aimerais payer pour une séance... S'il vous plaît. »

Ronce veillait à ralentir le débit de sa voix, ne voulant pas plonger la demoiselle dans le trouble.

« On ne vous a pas donné de meilleur stand ? »

Même les vendeurs à la sauvette avaient droit à de meilleurs emplacements.

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Sam 7 Mai - 6:13



Janvier de l'An 06





"We get wise by asking questions, and even if these are not answered, we get wise, for a well-packed question carries its answer on its back as a snail carries its shell.
" James Stephen, Irish writer [...]




Perdu au milieu d’une marée humaine, Clarke semblait faire office phare parmi ces bancs d’individus, qui évitaient de se cogner à lui. Les allées du pavillon du Luxembourg-België étaient noires de monde à mesure que le discours du Duc Adriessen approchait. Bien évidemment, le géant était le premier à se faire emporter par ce flot incessant. Comme quoi, il était plus facile qu’il n’y paraissait de bousculer un géant, capable de toucher le plafond de verre avec son haut-de-forme proéminent.

Ce fut son confrère, le Kapphären, qui l’incita à fendre la foule, qui s’agglomérait en aval de l’estrade. Autour des deux dirigeants, les gardes s’efforçaient de former un cordon, de manière à assurer de leur sécurité. Pourtant, ils n’empêchèrent pas le gouverneur, qui se laissa aller à quelques poignées de main, ponctuaient par quelques salutations en bonne et due forme. Les gens semblaient apprécier l’attention du dirigeant américain et le rendaient bien à ce dernier. Ce bain de foule, bien qu’inopiné, avait le bon d’installer une proximité avec les spectateurs. De quoi soigner un peu plus l’image de Clarke, en tant que dirigeant élu du peuple, qui se voulait proche des individus.

Derrière lui, un Edison visiblement plus Edison que jamais, se faufilait entre les personnes sans même serrer la pince de quiconque. Le génie à l’oreille sourde se contentait d’incliner la tête, en guise de salutation pour le moins silencieuse. L’inventeur s’arrêta soudainement.

Un peu plus loin, le géant du Michigan se tenait aux côtés de son confrère, qui s’était empressé de le présenter à l’une de ses connaissances. Un français, médecin au château de Versailles, dont la réputation n’était pas à refaire, disait-on. Clarke avait eu vent de son patronyme par quelques occasions. Toutes faisaient par d’un homme brillant. En bon gentleman, l’américain ne négligea pas la politesse et se pressa de lui serrer la main avec poigne, ainsi que celle de sa compagne, mais avec une inhabituelle délicatesse bien typique des brutes irish.

-Monsieur Martès, je suis honoré de faire la connaissance d’une éminence du monde médical, tel que vous. Le peu que j’ai entendu à votre sujet, m’a déjà permis de vous considérer avec grande estime, monsieur. Aussi, je vous souhaite une agréable conférence, à vous et à votre charmante compagne.

Pendant ce temps, Edison dévisageait un jeune homme brun du regard. Son regard brillant croisa celui de l’individu, il scruta le fond des yeux de ce dernier. On aurait pu croire à une nouvelle frasque de l’inventeur. Mais celui-ci arrêta son inspection et s’en alla sans dire un mot de plus, désobligeant comme toujours. Sous le regard exaspéré du gouverneur et de son secrétaire, qui prenaient garde à ne pas perdre une nouvelle fois le magnat de l’électricité.

Le silence frappa comme un couperet, dont la lame aurait égorgé les voix des personnes venues assister à la conférence. Clarke s’était enfermé dans un silence quasi religieux. A mesure que le Duc Adriessen égrainait les détails, le géant se sentait transporter de fierté et de satisfaction, en voyant le savoir – faire de son pays mis en avant par le maître de conférences. Il se surprit à rêver un instant de ces citoyens à bords de navires, volant au-dessus de l’océan. Plus qu’un rêve, c’était une réalité qui se mettait en marche ! La seule ombre au tableau, était d’apprendre la présence de l’influence Austro-hongroise dans la décoration des suites de première classe. Que voulez-vous ? On ne peut pas tout apprécier ! Les simples rumeurs d’une potentielle présence de l’Empire sur le sol du continent nord-américain, avait suffi à lui retourner l’estomac, il y avait de cela plusieurs jours. Comprenez donc, que son humeur était peu encline à apprécier le luxe autrichien à sa juste valeur.

Mais trêve de mauvaises pensées ! Clarke balaya ces nuages de son esprit, pour se rendre compte du comportement d’Edison. Dès lors, le gouverneur eut droit à un spectacle, dont il n’était pas prêt d’oublier. Ce n’était pas tous les jours, que l’on pouvait observer un Edison en train de grincer des dents à s’en décrocher la mâchoire. L’homme avait un ego sensible et n’appréciait pas qu’on le pique de la sorte. Pourtant, l’ingénieur américain n’était pas un grand rancunier, puisqu’il fut le premier à applaudir le Duc à la fin de sa prestation. Au grand étonnement de Clarke, qui ne savait toujours pas comment amadouer cette forte tête. D’ailleurs, il ne fallut pas longtemps à Edison pour s’éclipser, profitant du fait que le géant regardait ailleurs. Cependant, l’inventeur n’alla pas bien loin. Car trop occupé à admirer le « Lansing » au travers du plafond de verre, ce dernier fut trop distrait pour éviter la personne qui se tenait sur sa route… La collision entre les deux personnes provoqua l’hilarité chez certains passants.

Les acclamations s’élevèrent, faisant vibrer le pavillon et ceux qui l’avaient investi. Le bruit du succès dans toute sa splendeur, résonnait admirablement bien à l’oreille du gouverneur. Frénétiquement, le géant se frotta les mains, traduisant une satisfaction qu’il exprima vivement.

-Votre Altesse, s’il vous convient, je souhaiterais que nous nous rendions aux côtés du duc Adriessen. Je tiens à le féliciter pour sa verve, qui en toute vraisemblance, a largement convaincu l’assemblée, en espérant que ces messieurs au Ruban Bleu le soient aussi. Et puis, il s’agit-là d’une parfaite occasion pour nous d’asseoir le prestige de « notre », en rassasiant la curiosité de ces personnes.

L’enthousiasme souleva le cœur du blond à binocles, si bien qu’il fallut à ses jambes, que quelques pas pour rejoindre la plate-forme. Une fois monté, Clarke s’inclina respectueusement devant le Duc, avant de lui serrer la main, dans un geste chaleureux et viril. L’américain dépassait l’homme d’une bonne traite. Pourtant, le géant se sentait bien minuscule aux côtés de Duc, qui irradiait d’un charisme indéniable.

-Toutes mes sincères salutation et félicitation, votre Honneur. L’éloquence dont vous avez fait preuve est digne des plus grands orateurs. Et par-dessus tout, l’accomplissement du « Lansing » est de loin votre chef d’œuvre. L’Amérique vous porte toute sa considération, nous avons grandement hâte de collaborer pleinement à vos côtés.

Une fois ses hommages transmis, Clarke recula d’un pas pour laisser place au Kapphären. S’en suivit après, une série de questions à l’attention des acteurs du projet. La majeure partie fut attribuée au Duc, coqueluche de toutes les personnes présentes dans le pavillon. Néanmoins, certaines s’adressèrent à l’attention du gouverneur, qui se fit une joie d’y répondre.

- Monsieur le gouverneur O'Callaghan, à la vue de l'ampleur du projet, pouvez-vous nous indiquer jusqu'où s'étendra la contribution de la Fédération des Etats d'Amérique ?

-Dans l'optique de la réussite et du progrès, l'administration américaine a tenu à s'impliquer dans toutes les étapes, qui lui est possible de pourvoir. Notamment dans la conception des navires, comme l'a si bien précisé le Duc Adriessen. Où les ouvriers et ingénieurs élaboreront certaines pièces, ou se verront confiés des finitions particulières dans la construction des modèles similaires au Lansing. Par ailleurs, la Fédération prendra part dans l'extraction des matières premières, où les compagnies minières et sidérurgiques sauront faire leurs preuves. Vous pouvez d'ailleurs contempler nos machines dans ce domaine, qui sans équivoque, sont d'un calibre supérieur à celles de l'Empire Allemand ou encore de l'Empire Britannique. Nous sommes aussi investis dans l'aménagement de cette Ligne transatlantique. Dans laquelle nous aménageons actuellement les quais de débarquement en Amérique, pour le confort des voyageurs.

Il en finit avec une. Puis quelques minutes plus tard, une autre lui fut posée.

-Pour vous, monsieur le gouverneur, quelle signification a pour vous et pour vos citoyens, l'établissement de cette ligne entre la fédération et le Luxembourg-België ?

-Hmmm... Pour certains, tout cela pourrait se limiter à un simple rapprochement et la mise en place de relation strictement économique. Cependant, nous américains y voyons bien plus.

Clarke pointa du doigt le Lansing, entraînant les regards de l'assemblée.

-Nous voyons en tout cela, le renouveau. Cette année passée aura laissée des séquelles à chacun d'entre nous. Aussi, nous devons tourner cette page de l'histoire et regarder vers un nouvel avenir. Oui, il est temps pour nous de marcher vers le renouveau. Pour les américains, nous arborons cela comme un nouveau départ. Nous sommes une terre où une nouvelle vie est possible, pour ceux qui le veulent. Nous arborons ce projet avec beaucoup d'espoir.

Puis vint la question qui fâche... Quand Clarke en prit connaissance, sa lèvre inférieure tressaillit, puis se colla fermement à la supérieure. Son visage était tendu comme une peau de vache.

-Monsieur le gouverneur, d'après une certaine source, le département d'état de la Fédération envisage d'imposer l'enregistrement des voyageurs en provenance d'Europe. En particulier les individus touchant de loin ou de près à la magie, qui seraient alors l'objet de ce fameux "fichage" en ayant déjà lieu dans votre nation. Pouvez-vous nous le confirmer, monsieur le gouverneur.

Des murmures transcendèrent la foule, on pouvait entendre autant d'indignation que d'approbation dans le tumulte. En ce qui concernait Clarke, son sourire s'était évanouit, il affichait une mine grave. Note à lui-même et surtout pour son secrétaire, trouver cette fameuse source. Une telle fuite n'était pas tolérable, surtout devant le Kapphären qui n'était pas informé de cette mesure. Le géant avait l'intention de lui en toucher quelques mots, plus tard évidemment.

-Avant toute malencontreuse interprétation, messieurs et mesdames, je tiens en premier lieu à m'exprimer à ce sujet. Cette procédure, communément appelé la procédure « Ellis », est actuellement en vigueur au sein de la Fédération des Etats d’Amérique. Si le gouvernement fédéral venait à mettre en place cette mesure, cela serait, avant toute chose, pour assurer la sécurité de ses citoyens et des voyageurs en particulier. Ce n'est pas une décision facile à prendre. Néanmoins, tout cela sera l’objet d'une clause de confidentialité exceptionnelle, les informations resteront entre l'administration américaine et le passager. Par ailleurs toutes traces de ces informations seront détruites ou remises auprès des personnes concernées, après sortie du territoire. Les lois en vigueur ne peuvent pas être dérogées, nous avons donc tenu à les rendre moins pesantes pour les personnes aux séjours définis. La sécurité d'autrui est notre priorité. De ce fait, mesdames et messieurs, n'y voyaient pas une intrusion. Non, cela est une mesure nécessaire pour le bien de tous. Aussi, j'espère que vous saurez nous comprendre. Mais sachez, que ceci n'est encore à l'état d'esquisse et qu'il n'y a pas lieu à paniquer. Mesdames et messieurs, je vous remercie de votre attention.

Ni une ni deux, le géant quitta discrètement l’estrade, laissant derrière lui son confrère et le Duc. Pris de court par la situation, Clarke avait senti le besoin de se retirer momentanément. La question avait eu l’effet d’une bombe. Pourquoi avait-il fallut qu’une telle chose éclate maintenant ? Alden accourut immédiatement à ses côtés, puis s’approcha rapidement du dirigeant Luxembelgeois.

-Votre Altesse, son Excellence le gouverneur s’excuse auprès de votre personne. Mais il semblerait qu’il éprouve la nécessité de se retirer brièvement. Toutefois n’ayez aucune crainte, monsieur O’Callaghan vous retrouvera au pas du Lansing, comme prévu. Vous serez par ailleurs informer en temps voulu, concernant ce qui vient d’être évoqué.

Le secrétaire se retira aussi vite qu’il était apparu, rejoignant son supérieur hiérarchique qui s’était éloigné loin du regard de la foule. S’il mettait la main sur cette fameuse source, Clarke avait bien l’intention de lui faire passer un mauvais quart d’heure. Pendant un instant, le géant avait bien crut ressentir l’orage qui pointait son nez…

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 12 Mai - 19:50


Exposition Universelle de 06

A Paris, Palais des Mécanismes et des Découvertes



Voir Clarke O’Callaghan se frotter les mains avec la satisfaction d’un vendeur bédouin ayant réussi une bonne affaire eut de quoi faire sourire le Kapphären qui, clairement amusé et touché par sa réaction, lui offrit un simple hochement de tête en signe d’acceptation à sa demande. Bien plus discret que le gouverneur, par essence comme par habitude d’avoir été relégué dans un château, cloîtré avec son ancienne tutrice durant de longues années, Jan ne goûtait pas à ces démonstrations de pouvoir en public mais prit sur lui d’emboiter le pas à l’américain, saluant la foule d’un mouvement de main paisible, presque gracieux.

Il n’eut qu’un dernier regard sur Ebène et son étrange compagne, maladroite mais tout à fait délicieuse, avant de se rapprocher de son beau-père, suivant la poignée de main de Clarke en rajoutant la sienne, bien plus protocolaire. Aalbert Andriessen, tout d’abord surpris par cette arrivée puis honoré par l’enthousiasme évident du gouverneur, remballa toute grimace de désapprobation pour afficher un visage presque amical, bien loin de sa posture rigide et de sa voix forte de chef d’entreprise. Il y avait moyen, par ce trio étrangement formé sur scène, de montrer aux journalistes un aspect bien différent de leurs relations commerciales.

Jan laissa donc Clarke et le duc répondre aux questions sans s’en mêler, placé légèrement en retrait, comme un spectateur privilégié de ces échanges. Aux journalistes qui tentèrent des questions plus personnelles sur son épouse et sa grossesse, il répondit avec un naturel légèrement tranchant, ne désirant pas rentrer dans ces détails hors sujet en pleine scène française. Ravi que l’attention revienne à chaque fois au Lansing, il goûta à la justesse des propos de son collaborateur jusqu’à ce que la question fâcheuse ne soit posée. Jan eut alors tout le déplaisir de sentir le repli soudain du gouverneur du Michigan quant à cette annonce dont il ne savait absolument rien.

Le fichage donc. Déjà en vigueur au Luxembourg-Bergië qui raccompagnait les fées et les sorciers aux frontières depuis le mois de janvier, dans une discrétion aussi digne que formelle, il avait déjà pu goûter au tôlé provoqué par les nouveaux décrets, sobrement intitulés « Lois sur la Magie et ses Atteintes. »

Il avait pensé à l’instaurer sur les navires, avant de toucher du bout du doigt la menace économique d’une telle décision. Clarke, lui, s’était montré moins sage et moins impatient. Le Duc de son côté en perdait presque contenance dans ces questions politiques dont il ne connaissait presque rien à l’heure actuelle. O’Callaghan fuyait, les laissant donc à la portée des journalistes.

Ce fut donc les mains levées que Jan s’avança, souriant, étrangement calme.

« Votre Altesse ! » Appela un journaliste que Jan coupa aussitôt.

« Oh s’il vous plait, je me bats depuis ma succession pour laisser plus de place au titre de Kapphären. Son Altesse, c’était feu mon père, que sa mémoire soit respectée. Je ne répondrai qu’à quelques questions, soyez succincts, je vous en prie. »

Certains journalistes s’entreregardèrent puis l’un d’eux leva la main, guettant l’attention du dirigeant.

« Kapphären, au vu de votre nouvel axe politique concernant la magie que vous bannissez sur votre territoire, doit-on comprendre qu’une telle décision, concernant le fichage, était une volonté commune du pays Luxembelgie et de l’Etat du Michigan pour exclure la communauté magique de vos navires ? »

Jan haussa un sourcil.

« Il ne me semble pas que l’on ait mentionné le terme d’exclusion quand nous avons mis en place cet accord concernant, effectivement, la communauté magique. Il est toutefois décevant de susciter un tel mouvement de mécontentement quand nous offrons la possibilité de traiter les personnes dotées de capacités incongrues comme ce qu’elles sont : des êtres humains, possédant néanmoins un pouvoir que nous devons prendre en considération. De tout temps, les flottes navales puis aéronautiques ont mis en place des procédures de sécurité, mentionnées par mon collaborateur le gouverneur O’Callaghan, que cela soit envers les armes que les mesures sanitaires. Nous évitons les contaminations de poux, nous évitons la transmission de maladies communément acquises en espaces clos, nous évitons aux hommes de porter une arme chargée à bord, ce n’est pas pour traiter la communauté magique avec une indolence qui pourrait nous coûter. Un homme paye le prix de son voyage et se doit tout de même de respecter le règlement pour sa sécurité comme de celle de l’ensemble des passagers. Une fée ou un sorcier sera respecté comme le reste de nos voyageurs mais devra, lui aussi, se plier à déclarer toutes capacités sortant de l’ordinaire, par simple mesure préventive. »

Un autre journaliste leva la main.

« Mais concernant votre pays, l’exclusion est claire. Les fées et les sorciers ne doivent pas demeurer sur le territoire du Luxembelgie, et ceux qui se dissimulent encore à ce décret sont raccompagnés de force aux limites de votre pays. La question se pose donc sur la flotte aéronavale ! »

Le sourire de Jan s’accentua.

« Je ne suis pas ici pour présenter mes lois mais un partenariat économique durable pour tout ceux qui veulent voyager. Les décisions de mon pays me reviennent et n’ont pas à être justifiées au sein de cette exposition. Mais je vous assure que la communauté magique pourra bénéficier de ce service en se pliant simplement au règlement, comme le reste des passagers. J’espère toutefois que dans un temps futur, peut-être même proche, des lois soient bientôt édictées pour continuer à considérer la communauté magique comme un ensemble d’êtres humains aux capacités exceptionnelles certes mais en mesure d’être jugés comme tout un chacun. Un pouvoir ne vous rend pas intouchable. Un pouvoir vous confère de plus grandes responsabilités et les politiciens en ont la charge aussi. Une dernière question ? »

Une femme leva la voix dans la foule.

« Des ports d’accostes ouvriront-ils bientôt dans d’autres pays que la France ? »
« Nous espérons ouvrir trois autres ports dans trois pays, je dirais même, empires différents. »

Une vague de chuchotements déferla sur la salle et Jan s’inclina.

« Mesdames et messieurs, je vous laisse aux bons soins du Duc Andriessen pour la suite de vos questions. Bonne journée à vous, et vive la France. »

Se détournant rapidement, encadré de ses gardes, il chercha des yeux Alden, repartit comme il était venu sans lui laisser la moindre chance de réponse et dirigea finalement ses pas vers la sortie du pavillon Luxembelgeois. Peu désireux de recroiser le visage de Clarke de sitôt, la gorge un peu nouée et le cœur battant à tout rompre, il traversa le parc et ses chemins avec une lenteur toute refroidie de son précédent engouement, évitant avec soin le reste des journalistes et des photographes.

Relevant la tête, il aperçut soudain la crinière dorée de la reine de France, accompagnée de ses propres protecteurs ainsi que d’un homme dont il ignorait tout. Un nouveau sourire aux lèvres, souhaitant avant tout présenter ses hommages à Ronce avant de pouvoir se divertir, il les rejoignit en quelques pas devant le stand d’une divinatrice. Et salua bien bas.

« Votre altesse, je viens vous présenter mes hommages les plus officiels. Cette exposition est un véritable succès. Et je suis enchanté d’en faire partie cette année. Nous espérons que le pavillon Luxembelgeois est à votre goût. Qu’il saura vous divertir par ses quelques avancées. Si je puis me permettre ce chaste compliment, votre robe est une merveille de confection. Ne serait-elle pas de mes couturières ? »

Taquin, son regard bleu roi se dirigea sur le visage du russe. Et c’est d’un signe de tête poli qu’il le salua à son tour.

« Mais je ne souhaite ne pas vous déranger. Surtout devant des prédictions que j’espère bien bonnes pour votre pays, n’est-ce pas mademoiselle ? » Cette dernière question s’adressait avant tout à Hitomi.

Spoiler:
 








Dynasty decapitated
You just might see a ghost tonight
And if you don't know now you know


Dernière édition par Kapphären Jan le Ven 13 Mai - 13:07, édité 1 fois
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Exposition universelle - 16 janvier 6

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