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 Exposition universelle - 16 janvier 6

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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Ven 13 Mai - 0:11
Si la propriétaire du stand répondit aux interrogations avisées de la reine elles furent promptement étouffées par les éclats de voix d'un groupe de visiteurs sortant en trombe du stand du Luxembourg-Belgie. De toute évidence le discours du Duc avait fait sensation – dans tous les sens du terme. Déjà des débats naissaient, comme autant de bombes prêtes à exploser au visage du premier opposant venu. Le tumulte se faisait grandissant, enflant tel un ballon, passant auprès du stand de Hitomi telle une déferlante. Les discours, hachés, entrecoupés d'éclats de voix et, parfois même, d'insultes rendaient le sujet même de la discussion totalement obscur. Ronce ne perçut que quelques mots : fichage, magie, gouverneur américain...

« Encore une décision politique qui doit faire jaser. » lâcha Ronce, ne voulant pas se mouiller dans un quelconque débat sans connaître toute la teneur du sujet en question.

Voulant revenir à ses moutons, Ronce revint vers Hitomi et fut alors interpellé par une voix masculine. Tournant la tête, la reine ouvrit de grands yeux en reconnaissant l'homme qui s'adressait à sa personne. Elle avait déjà aperçu son portrait dans bien des journaux. Néanmoins c'était la première fois qu'elle le voyait. Étrange de constater qu'elle avait croisé la route de la reine du Brésil, un pays exotique et éloigné de plusieurs milliers de kilomètres, mais qui lui avait fallu le double d'années pour faire face à un voisin frontalier.

« Votre Al-Kapphären ! » se rattrapa Ronce en retrouvant, in-extremis, le nouveau titre du dirigeant Jan dans sa mémoire. « C'est un plaisir que de vous rencontrer ! »

Et c'était sincère. La voix de Ronce n'aurait pas eu cette inflexion face à feu le roi Gottlieb. Bien au contraire ses paroles auraient été enrobées d'hypocrite politesse. Elle ne connaissait guère l'homme qui portait le titre de Kapphären mais il était, incontestablement, bien éduqué. Face à la remarque sur sa tenue, Ronce ne put retenir un rire ravi.

« Vous avez l’œil, Kapphären. Elle sied d'ailleurs à ravir avec votre présent de Noël. Le prince Ciel a été aussi très touché par votre présent. J'aurais aimé vous le présenter, mais sa santé déclinante l'empêche d'assister à pareil événement. »

Elle-même avait senti ses nerfs gravement échauffés, alors elle n'osait imaginer dans quel état se serait trouvé Ciel. Pressé par la foule, mais aussi bien trop empathique à ce que ressentait sa sœur, sa faiblesse physique aurait repris le dessus. Là où il se trouvait, désormais, il était préservé de tout ceci.

« Je m'excuse d'ailleurs de ne point avoir pu assister au discours du Duc Andriessen. Malheureusement des... imprévus m'ont empêché d'arriver à temps. C'est une faute que je réparerais dès le lendemain, soyez-en certain ! »

Croyant comprendre que le Kapphären voulait s'éclipser, Ronce se permit de le retenir.

« Vous ne me dérangez nullement. Bien au contraire. Profitons de cette opportunité qu'est l'exposition pour deviser. Nous pourrions la visiter ensemble après la prédiction de cette dame. Je vous laisse le choix de la destination si vous le souhaitez. »

Trop empressée à mener à bien son rôle de dirigeante Ronce en avait oublié de mener les présentations d'usage. Se frappant mentalement, la jeune femme présenta Kay comme il se devait.

« Je ne vous ai pas présenté Monsieur Sokolov, lieutenant de la police russe. Il est mon aman-mon garde du corps chargé de la sécurité de l'exposition ! » s'empressa-t-elle d'ajouter dans un débit rapide.

Oh Seigneur.

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Kay de La Reine des Neiges
Kay de France
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Lun 16 Mai - 22:17

Kay était aux cotés de Ronce, devant le stand de voyance, quand un homme arriva. Il comprit, au discourt de Ronce, qu'il s'agissait là du dirigeant et voisin du nord de la France. De suite l'attitude de l'homme changea de celle qu'il avait eu envers la reine d'Espagne. Non pas car il y avait une différence de sexe. Après tout il avait toujours été fidèle à la Mère Patrie, qui était une femme.

Cet homme avait été, en à peine quelques paroles, plus respectueux que la reine d'Espagne dans tout leur échange verbale. N'ayant pas été de suite présenté, le lieutenant russe resta en retrait et se contentait d'observer l'homme à la tête du Luxembourg-Bergie. Il ne connaissait pas grand chose de ce pays. Il avait entendu parler de la mort de l’ancien roi, sûrement le père de l'homme qui lui faisait face.

Il faut dire que la mort d'un roi, quel qu’il soit, fait toujours parler de lui, qu'il soit dirigeant aimant ou haï du peuple. Du coup Kay connaissait quelques détails vraiment léger. Pas de quoi tenir un discours de longue durée avec le dirigeant.

Kay se demanda ce qu'une royauté, aussi droite, pouvait cacher. Et il avait un moyen de voir ce genre de chose grâce à son œil gauche, celui-là même qui avait reçu l’éclat d'un miroir magique.

Ainsi il pensa la formule qui lui permettait d'activer le pouvoir de son œil : « Miroir, mon beau miroir, dis-moi ce que cet homme cache comme peur. »

L’œil du lieutenant se mit à changer comme si son œil était un œil de verre brisé, parcouru de fissures. C’était une des conséquences de ce morceau de verre qui avait « fusionné » avec son œil et lui donnait son pouvoir.

Ainsi c'est une étrange vision qui se dessina devant lui. Il aperçut le dirigeant avec une longue chevelure noire, bien brossée. La chevelure d'une femme ? Il en doutait. Mais le doute était maintenant ancré en lui. Mais le plus étrange était que, sous cette chevelure, l'homme avait laissé place à une statue de sel. Quel rapport y avait-il entre les deux ? Aucune ? Cela l'intriguait et il se renseignerait sûrement prochainement...

Kay s’arrêta de réfléchir. Est-ce qu'il avait bien entendu ? Ronce venait, à demi mots, d'avouer leur relation à cet « homme ». Kay ne put que mettre sa main sur son visage et regarder le ciel. Mais il devait rester calme et maître de ses émotions. Il avait déjà été dans des situations bien pires que celle-ci, si on retirait le facteur royauté. Ainsi le lieutenant tendit la main au dirigeant luxembergeois.

— Kay Sokolov, actuellement au service de sa majesté Ronce de France. Je suis en charge de sa sécurité ainsi que celle de l'exposition. Je mets un point d'honneur à ce que rien ne vienne perturber cette exposition. Vous avez ma parole que rien de fâcheux n'arrivera à votre stand.

Et il le pensait. Les Russes n'avaient qu'une parole. Il espérait, avec cette petite tirade, avoir étouffé ce qu'il lui avait semblé entendre et perturbé au point de lui couper l'utilisation de son pouvoir. Il doutait que si lui l'avait entendu, leur interlocuteur n'avait pas entendu lui aussi.

— Ainsi si votre personne souhaite accompagner sa majesté Ronce, je vous demanderais de ne pas faire de mouvement suspect. Bien que sa majesté a l'air de vous faire confiance. Je ne fais là que mon travail.

Il avait changé le sujet de discussion. Il fallait espérer que personne ne revienne sur la faute verbale de Ronce. Mais encore une fois il en doutait. C'est le genre de potins que les haut placés aimaient bien connaître.

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Galaad
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mar 17 Mai - 1:51
Pendant un instant, Galaad s'imagina Arsène désirer être ailleurs, tant il avait suivi du regard le Käppharen. La présence du gouverneur, un irlandais de souche, comme Percy, elle en était certaine, l'avait-elle même captivé un moment. Un sacré bestiau ! Il semblait tout droit sortie d'un livre sur les géants et les chevaliers. Aussi, elle s'autorisa à toucher l'épaule du docteur pour réitérer sa demande en attirant son attention sur elle, la voix presque plus douce comme pour ne pas interrompre le fils des pensées d'un si éminent scientifique.

Toute la discussion au sujet du fichage lui entra dans une oreille pour sortir par l'autre. Probablement le sujet la passionnerait-elle en temps normal s'il n'y avait pas autant de choses à voir dans l'exposition. Un coup d'oeil à une des horloges lui fit écarquiller les yeux et elle adressa quelques mots à Arsène, d'un air navré.

- Docteur Martès, l'heure avançant, je me dois de retourner au stand tenu par notre entreprise, Walls Workshop. Désirez-vous venir voir nos innovations ?

Peut-être y croiseraient-ils d'autres gens ? Peut-être rencontreraient-ils dans la Reine de France - la simple pensée de voir sa majesté faisait trépigner Jeanne d'impatience et d'appréhension mêlées- ?

HRP:
 


Remarque HRP : Les dialogues de Galaad sont en teal et les mots en français dans les discours en anglais ou espagnol seront signalés en italique.

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La tisserande
Hitomi Hoshizora
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mar 17 Mai - 23:56
Hitomi attendait patiemment de ferrer sa première proie, quand une dame d'une grande distinction s'avança vers elle, précédée par un homme qui semblait être son garde du corps. La jeune escroc savait bien entendu cacher ses émotions à la perfection, pourtant la prestance de cette femme la frappa et lui soutira une expression admirative... qu'elle s'empressa de dissimuler derrière un sourire malicieux.
La cliente lui demanda une séance de voyance en s'exprimant en espagnol, ce qui réjouit Hitomi : cette personne semblait très riche et issue de la haute, voire très haute société, aussi il y aurait de grandes chances pour qu'elle mette la main à la poche sans retenue. Néanmoins la jeune japonaise avait un peu de mal avec l'espagnol qu'elle maîtrisait mal, aussi essaya-t-elle de répondre en anglais, espérant que la dame la comprendrait.

- Bien sûr, répondit Hitomi avec un sourire envoûtant, je vous en prie, asseyez-vous. Et veuillez m'excuser pour la piètre apparence de ce stand...

La voyante commença à mélanger ses cartes et les disposa devant sa cliente. Un autre homme de la haute-société rejoignit le duo à son stand, et Hitomi sourit de voir sa prestation appréciée du public. Le nouveau-venu lui tendit une perche, de ce qu'elle compris, perche qu'elle saisit avec un clin d'oeil malicieux :

- Qui sait, le destin peut parfois s'avérer clément... Ou cruel. Sachez cependant que les cartes ne mentent jamais, bien qu'elles ne disent souvent la vérité qu'à demi-mot...

La belle dame renchérit ensuite d'une question sur la prestance du stand de voyance de la jeune fille, à laquelle l'intéressée répondit de sorte à se faire comprendre :

- Et bien, je vous avouerai que ce stand est improvisé, expliqua Hitomi avec un sourire candide et désolé. Je me suis installé là toute à l'heure, je ne fais pas vraiment partie de l'exposition. Mais j'espère pouvoir être utile aux âmes désirant connaître leur avenir... termina-t-elle sur une note mystérieuse. Bien, choisissez trois cartes, n'importe lesquelles. Suivez votre instinct et votre coeur...

A vrai dire, Hitomi avait un peu de scrupules, pour une fois. Sa cliente dégageait une aura très particulière, avec quelque chose d'implacable, de bienveillant, mais de fragile également... Ne parlant pas bien le français du tout, la voyante n'avait pas bien compris le dialogue qui s'était déroulé sous ses yeux, mais il lui avait semblé comprendre que la personne devant elle était quelqu'un d'important. Si sa supercherie était découverte, risquerait-elle gros? Elle haussa intérieurement les épaules. Jamais elle n'avait été accusée d'escroquerie, il n'y avait aucune raison que cela commence ici et maintenant. Et puis, cette cliente suscitait chez elle comme... de l'excitation? Hitomi prenait cette séance de divination autant comme un jeu que comme un défi. Son sourire se fit imperceptiblement plus acéré.
Elle en était sûre à présent, elle avait bien fait d'improviser ce stand... L'argent et le divertissement couleraient à flots!


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Le loup de la fable "Le chien et le loup"
Erwin Meyer
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 19 Mai - 0:18
Un géant blond s’approcha bientôt de la scène, avant d’y monter. Voilà un nouveau visage inconnu pour le jeune inventeur. Ce n’est pas ce qui l’intéressait de toute manière. Il voulut prendre la parole, mais il entendit des bruits étranges sur sa droite. Des gens semblaient se pousser, et s’agacer. Distrait, il rata une chance de se faire remarquer, et se résout donc à écouter les journalistes et curieux poser des questions qui lui semblèrent plus inutile les unes que les autres. Il se fichait bien de la signification profonde du projet, et de l’alliance entre les Etats-Unis et le Luxembourg-België. Tout au plus, serait t’il plus aisé pour lui de se rendre sur le nouveau continent, si il y voyait un jour l’interêt, mais ce n’était pas le cas aujourd’hui.

L’apparition d’un géant blond sur la scène intrigua le jeune homme. Voilà un nouveau visage inconnu pour le jeune inventeur. Ce n’est pas ce qui l’intéressait de toute manière. Il voulut prendre la parole, mais il entendit des bruits étranges sur sa droite.Soudain, il se retrouva pris dans un mouvement de foule. C’est une blague? La foule était tellement dense qu’Erwin se retrouva soudain propulsé en arrière. Il ne contrôlait plus grand chose. Il finit par atterrir dans un coin plus calme, où il put s’arrêter quelques secondes pour reprendre son souffle. Il ne voyait plus grand chose d’ici… Il n’était pas très grand, et les chapeaux de ses messieurs et de ces dames ne l’aidaient pas du tout Il avait même du mal à entendre ce qui se disait. Bon sang, alors qu’il aurait put obtenir des informations intéressantes! Il commença à se déplacer vers une zone un peu moins dense pour tenter de se rapprocher de nouveau quand il entra en collision avec quelqu’un. C’était allé bien trop vite pour qu’il ne voit venir l’autre, ou qu’il puisse l’identifier. Les gens autour de lui étaient hilares. Génial…

Il se redressa et se retourna vers l’autre « victime » de l’incident. Et il se figea soudain. Il sentit soudain un frisson le parcourir. Autant il n’avait pas reconnus grand monde en regardant sur la scène, mais ce visage là, il le connaissait. Il l’avait déjà vu dans les journaux, et il l’avait conservé dans un coin de sa tête, comme celui de tous les créateurs célèbres. Edison. Il semblait vexer, et il fusillait le jeune homme du regard. Bon, bah, pour une première rencontre, il avait déjà vu mieux. Heureusement pour lui, la haine de l’inventeur se retourna contre les bourgeois hilares qui les entouraient. Il se redressa, fier comme un paon, et fit mine de s’éloigner soudain.

« Attendez s’il vous plait, Monsieur Edison! »

… Génial l'intervention Erwin… Et tu continues comment maintenant?

HRP:
 
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Invité
Arsène Martes

MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 19 Mai - 9:12


Alors qu'il se préparait à écouter le discours de propagande affuté pour l'occasion par le Duc Aalbert Andriessen, un mouvement de foule fit surgir Jan devant lui. Pour ceux qui ne le connaissait pas, rien ne sembla émouvoir le visage du médecin. Mais son amant ne put que percevoir immédiatement le trouble aigu de ses prunelles opaques. Jane, elle-même au coude à coude, put peut-être effleurer du doigt l'aura d'excitation brutale d'Ebène.

-Monsieur Martès ! Mademoiselle...
-Jane Walls,
précisa le Médecin de la cour royale avec retenue tout en posant une main sur l'épaule de la jeune femme.
- C'est un honneur, votre Majesté.

Jane se vit gratifier d'un baise-main qui sembla la tournebouler au plus haut point. On ne pouvait guère lui en vouloir, Jan avait de quoi émoustiller le coeur des jeunes filles en fleur. D'un geste discret mais sans doute un peu familier, Arsène épousseta la joue du Baron Périlleux sur laquelle trônait encore un peu de sucre glace.

-Quel plaisir de vous revoir, une nouvelle fois, en des circonstances bien moins tragiques que ma première venue en France. Monsieur Arsène Martès ici présent est le médecin royal de Versailles et celui qui fut en mesure, en ces heures tragiques du Delirium, de préserver la Couronne ainsi que beaucoup de français par l’élaboration d’un concept sanitaire d’une remarquable efficacité. Vous n’avez sans doute pas échappé à son nom. Il me semble d’ailleurs l’avoir déjà mentionné… introduisit l'amour de sa vie à un géant -littéralement- blond et moustachu qui lui tendit une grosse paluche.
-Monsieur Martès, je suis honoré de faire la connaissance d’une éminence du monde médical, tel que vous. Le peu que j’ai entendu à votre sujet, m’a déjà permis de vous considérer avec grande estime, monsieur. Aussi, je vous souhaite une agréable conférence, à vous et à votre charmante compagne.
- Appelez-moi Docteur, je vous prie. Fit Arsène en serrant la main énorme et il se tourna vers le dirigeant luxembelgeois. Je suis heureux de vous savoir en pleine santé, votre majesté.
-Mademoiselle, je ne vous volerai pas compagnie si agréable bien que je suis certain que monsieur Edison et monsieur Martès seraient absolument enchantés de converser à nos dépends. Les hommes de sciences et de savoir sont ce qu’ils sont. Je me contenterai de vous présenter mes hommages à vous et à votre discrète épouse, Monsieur Martès. En espérant que vous puissiez, vous et votre compagne de ce jour, apprécier au mieux la conférence de monsieur le Duc. Mademoiselle, un très bon appétit.
- Merci de cette délicate attention, votre altesse.
La main sur l'épaule de Jane se crispa légèrement. Mes hommages à votre propre épouse.

Et Jan s'en fut.
Arsène retira sa prise quasi rapace sur la jeune fille qu'il chaperonnait pour l'occasion. Il lui souffla à l'oreille :

- Pardonnez cette brusque mise en lumière.
- Je vous prie d'excuser mon comportement et espère ne pas vous avoir fait honte.
- Aucunement , Miss. Vous êtes d'une politesse charmante.


Un fin sourire accueillit son propos qu'il n'eut pas beaucoup à forcer. Il y avait une certaine chaleur naturelle et bienveillante à rester ainsi aux cotés d'une demoiselle qui aurait pu être sa petite soeur. La présentation en grande pompe du vaisseau commença et Jane tira subitement sur la manche d'Arsène qui se pencha pour écouter sa doléance.

- Docteur ? Il n'est guère séant qu'une jeune femme s'exprime fortement en public, pourriez-vous interroger le duc sur le combustible de son moteur ? Quel type ? Quelle consommation ? Ainsi que sur la puissance de propulsion ?
- Bien entendu, Miss Walls.


Il s'apprêtait à lever la main pour prendre la parole quand un journaliste le devança , lançant sur le tapis un sujet polémique. Ebène resta en suspend quelques minutes, suivant l'échange désastreux à propos de la Magie et des restrictions de droits instaurées par le Kapphären . Le gouverneur quitta brusquement la scène, laissant Jan à la merci des affamés de scandales politique. Ses yeux suivaient sa moitié se débattre avec les détracteurs, sourd aux suppliques de sa compagne. Jan avait fait un choix courageux tel un véritable enfant de Rostrhamus. Son mari en éprouvait une fierté profonde et son coeur lui dictait sottement d'aller écraser ses poings sur tous ceux qui ternissaient le plumage de son Oiseau Bleu. Il exsudait de lui une violence sourde et contenue qui glaça l’atmosphère.

La présence de Jane fut salutaire.

- Docteur Martès, l'heure avançant, je me dois de retourner au stand tenu par notre entreprise, Walls Workshop. Désirez-vous venir voir nos innovations ?
- Oui,
fit-il sec et laconique.

Il attrapa le coude de Jane et la tira hors de la foule avec une brusquerie qu'il n'avait pas démontrée jusqu’à présent. Ce ne fut que dehors, loin de la foule et du pavillon luxembelgeois qu'il prit conscience de la poigne trop ferme sur sa frêle compagne et son expression, sans aucun doute effroyable.

- Je....


On prenait rarement Arsène Martès en défaut. Mais rarement ne signifiait pas jamais.
Il relâcha la petite Walls et fit un pas pour s'écarter. Depuis le meurtre du père de Jan, il sentait ses émotions lui échapper quelque peu. Lui, d'habitude si composé et si égal peinait à le rester. Le manque de Jan aurait traduit Katarina avec une moue mauvaise. C'était inadmissible, il en était tout aussi conscient que son amie.

- Je vous prie de m'excuser. Le sujet m'a mis mal à l'aise et m'a rappelé d'horribles souvenirs. J'ai du vous sembler incroyablement discourtois.

Il s'inclina, désireux de se faire pardonner.

- Je ne souhaitez pas vous inquiéter. Je serais honoré que vous m'accordiez encore un peu de votre temps précieux pour me présenter votre travail. Si vous voulez bien encore supporter mon indélicate présence.


Résumé:
 


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La gardeuse d'oies près de la fontaine
Kapphären Jan
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 19 Mai - 19:57


Exposition Universelle de 06

A Paris, Palais des Mécanismes et des Découvertes



Amant ?

Foutre-à-bois, Ronce de France venait-elle de prononcer ce mot, presque clairement ? Ronce de France ? La vierge centenaire ? La reine sacrée du pays endormi ? La juvénile vieille fille ? La jamais-mariée ? Déniaisée – ou peut-être savourant une énième bagatelle – avec un stentor musclé d’une tête de plus que lui, correctement rasé, le regard vif et la prestance d’un homme d’action. Un russe ?!

Bougre de Sainte-Bourse !

Choqué, voire même abasourdi par le lapsus révélateur de la souveraine, Jan en oublia de prêter trop d’attention au regard critique que le garde du corps lui lançait justement et le laissa donc découvrir ses peurs les plus profondes sans aucun indice trahissant cette tragique observation. Il ne put que demeurer coi, pendant de longues secondes, le regard bleu-roi troublé par cette nouvelle information et une partie de sa conscience littéralement crevée de rire sur l'herbe quant à l’ironie d’une telle situation.

Si on exceptait son brûlant Ebène et la nuit qu’ils allaient bientôt passer ensemble pour fêter leurs retrouvailles, il y avait bien évidemment au premier plan le spectre récalcitrant de son père qui avait souvent pensé à lier les deux nations par un mariage agrandissant les territoires du Luxembourg-Belgie. Et voilà que la jeune blonde à la poigne de fer et à la gorge abondante s’était trouvée son affaire en la personne de cet étranger qui maniait l’espagnol avec un accent à couper au couteau. Il fleurait bon le café et la vodka, cet indigène là, mais au risque de se prendre une droite bien sentie de la part de son vis-à-vis, Jan joua de prudence, dissimulant ses pensées pour mieux saluer le nouveau bras droit de Ronce, d'une légère inclination.

Car oui, à coup sûr que celui-ci devait avoir l’oreille attentive de la reine. Son milan allait devoir se faire un tantinet plus discret.

Profitant de l’attention demandée par la jeune voyante, Jan se permit tout de même de susurrer.

« Monsieur Sokolov vous me voyez enchanté d’une telle présentation ô combien professionnelle. Mais je puis vous assurer que ni moi, ni même mes gardes, n’oseront un geste ou une parole déplacée à l’encontre de notre souveraine. Cette dernière se montre d’ailleurs si accueillante avec les étrangers que je ne puis que la remercier de son amabilité et de sa prudence à choisir des hommes valeureux et – si je puis me permettre – aussi déterminés pour veiller à sa sécurité. »

Le regard du dirigeant cilla tout de même sur le stand improvisé et, presque coquin, Jan pinça des lèvres, répondant à la japonaise.

« Il est toutefois malvenu, mademoiselle, d’annoncer de but en blanc que l’on s’est installée en toute impunité au sein d’une exposition aux places réservées. Surtout face aux gardes et à l’homme de main de Sa Majesté. Mais j’imagine que vous ne pensiez pas à mal et puisque la distraction semble convenir à Son Altesse, je prends en charge votre amende, pour ramener en sus de quoi nous installer plus confortablement. Après tout, on ne fait pas asseoir une reine à la toilette si soignée sur le pavé de Paris. Et cela sera une façon pour moi de la remercier pour son autorisation quant à mon propre stand. N'est-ce pas, Reine Ronce ? »

D’un regard entendu à Kay, Jan leva la main vers ses gardes, et lança ses ordres en Luxembelgeois, plutôt qu’en espagnol.

« Une table, et des sièges, pour trois. Cela sera bien suffisant. » Nul doute que Kay Sokolov allait préférer demeurer levé et prêt à agir plutôt que d'être confortablement assis aux côtés de la noblesse.

Un garde en armure se détacha aussitôt de sa délégation, se dirigeant vers le pavillon du Luxembelgie d’un pas ferme et rapide. En quelques minutes seulement, il revint avec les objets ordonnés, apporté par quatre faire-valoir qui firent place nette pour la jeune voyante et sa cliente. Jan, tout à son observation, et curieux des présages, laissa Ronce choisir ses cartes, tout en murmurant à nouveau.

« Votre altesse, si les pensées positives peuvent influencer la chance, sachez que j'ai bon espoir quant à votre futur. Qui sait si les astres ne vous enverront pas les auspices bienfaitrices d’une longue lignée. Fort heureusement pour nous autres, tout ne se joue pas avec de la magie et de la chance. N'est-ce pas monsieur Kay Sokolov ? »

Un bâtard à venir ? Que nenni. Si l'empereur Edelstein avait su anoblir et épouser en seconde noce une confiseuse, Sokolov avait toutes ses chances.

Et les encouragements de Jan.

Spoiler:
 







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Ronce de France
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Ven 20 Mai - 12:28
Le lapsus avait été écarté, enfoui sous la politesse du Kappharen qui veilla, sciemment, à détourner le sujet de la conversation. Dans sa panique Ronce crut que l'homme n'avait rien perçu et s'autorisa un soupir. Il lui faudrait apprendre à tenir sa langue et à ne pas babiller comme ces oiselles bavardes de Versailles. Elles commençaient à l'influencer, c'était mauvais signe.

La demoiselle asiatique leur répondit en un anglais qui, malgré l'accent, demeurait tout à fait intelligible. Même si les deux royaumes étaient à couteaux tirés, Ronce connaissait la langue de Shakespeare. Sans quoi elle n'aurait pu prêter main forte à feu Carren Taylor du temps de sa résistance. Si elle avait su la fin tragique de cette coalition, Ronce aurait probablement éviter de tremper dans l'affaire.

La reine prit place sur un des sièges amenés par la garde luxembelgeoise.

« Veuillez excuser monsieur Sokolov, Kappharen. La sécurité de l'exposition et de tous ces participants lui tient particulièrement à cœur. Il est passionné par son travail. Nous avons eu quelques... différends avec un des exposants. Le fameux imprévu qui m'a empêché d'assister au discours du Duc. Monsieur Sokolov est donc, comme on dit si bien en France, sur les dents. »

Les cartes avaient été déposées sur la table fraîchement amenée. Ronce en choisit trois, laissant la gérante du stand les retourner et déclamer la prédiction réalisée. La reine lui adressa la parole en anglais vu que la demoiselle semblait mieux manier celle-ci que l'espagnol.

« La prochaine fois que vous souhaitez intégrer une exposition, demandez la permission. Si le Kappharen ne s'était pas proposé à payer votre amende, votre stand aurait été retiré et vous auriez été sortie de force de l'exposition. C'eut été dommage, non ? La chance ne se répétera peut-être pas deux fois. »

Ce n'était nullement une menace, mais davantage une mise en garde. Le monde n'était nullement rose et, selon le pays, le racisme pouvait si bien jouer sur les décisions qu'on jugeait à vue. Le fameux délit de faciès.

« Et je serais curieuse de savoir pourquoi vous avez voulu organiser un tel stand au sein d'une exposition internationale. D'ailleurs... » Ronce se retourna vers Jan. « Je n'ai pas encore eu l'occasion d'admirer le stand de la Fédération américaine. Il me semble qu'elle est voisine à la vôtre. Est-ce que vous accepteriez que nous nous y rendions après la séance de divination ?  Ou nous pouvons nous rendre ailleurs. »

Un détail crucial revint, au même instant, à l'esprit de Ronce. Sa main agita le bâtonnet où était empalé la pomme d'amour.

« D'ailleurs, monsieur Sokolov, vous n'oublierez pas de payer la séance à la demoiselle. Deux sols devraient suffire. »

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Ven 20 Mai - 23:36



    
Janvier de l'An 06





" Controversy is only dreaded by the advocates of error.
" Benjamin Rush, american doctor


L’ego de l’homme était piqué à vif et les rires déplacés le confortaient dans son idée qu’il s’était fait. Ce n’étaient qu’une bande d’imbécile ! Si seulement ces effrontés avaient connaissance de son identité. Leurs sourires insolents s’effaceraient comme de la craie sur une ardoise. Ils ignoraient tout bonnement, que l’homme dont ils se jouaient, pouvaient racheter sans difficulté leurs misérables bicoques et les jeter à la rue stricto sensu. Heureusement pour eux, Thomas Alva Edison n’avait pas de temps à perdre avec de pareilles peccadilles. Le temps était argent comptant, qu’il préférait consacrer à son travail et à son entreprise General Electric.

Le magnat de l’électricité releva son postérieur en un rien de temps, refusant une quelconque aide extérieure. Ce dernier était remonté comme un alternateur… Fichtre soit ce mot. Qui avait donc eu l’audace de le bousculer de la sorte pendant sa réflexion ? Voyez comment le génie ressortait sa mauvaise foi, jetant sous tapis sa propre inattention. Bientôt, il s’aperçut de la présence du jeune à ses côtés, qu’il avait entre-temps oublié pendant quelques minutes. Son regard inquisiteur dévisagea de la tête aux pieds le malheureux, qui bafouilla des paroles inaudibles. Que voulez-vous ! Lorsqu’on est presque sourd comme un pot, il ne faut pas s’attendre à des miracles.

-Parlez donc plus fort ! Dois-je rappeler à chaque fois, que je suis à moitié sourd ! Parlez fort et distinctement, Nikol…

Ses mots coulèrent comme une épave dans une violente quinte de toux, bien sûr simulée. Diable, que lui était-il donc passé par la tête ! Sa langue avait fourché, sortant le patronyme de cet infâme marsouin, qui lui avait servi d’apprenti. Rapidement, le génie se reprit et retrouva de sa prestance. Il se réserva le droit de prendre congé. D’ailleurs il avait assez perdu de temps comme cela, c’était donc ce qu’il allait faire. Après avoir entendu ce que ce jeunot avait à dire.

-Pardonnez-moi, je disais donc, jeune homme parlez fort et vite ! Je n’ai pas de temps à perdre moi ! J’ai des inventions à faire tourner !

Des regards embarrassés s’allumèrent dans la foule. Voilà une démonstration de la légendaire politesse de Thomas Edison, connu pour être le « génie le plus exécrable de la décennie ». Ce n’était pas une personne très patiente loin de là. L’américain continuait à deviner ce que pouvait bien être cet individu. Pas un riche en tout cas ! Il avait l’air trop débraillé. Enfin, il pouvait parler avec sa fortune considérable et son costume vieux de dix ans, qu’il portait encore aujourd’hui.

-Allons donc, vous allez parler ? 

Edison était sur le point de larguer le malheureux, avant même que ce dernier eut le temps de décrocher un mot. Les affaires ne pouvaient pas attendre ! D’ailleurs il était sur le point de ruiner et racheter pour une bouchée de pain, les travaux de… de… de ce monsieur Meliès et ses films, avec cela il pourrait certainement taper sur les doigts de ce bon à rien de Tesla. L’inventeur observait d’un œil scrutateur. Alors, c’était pour aujourd’hui ou pour demain ! 

* * * * *  
 
Maudit soit ce gratte-papier ! S’il lui mettait la main dessus, vous pouviez être certains que le géant en ferait de la chair à canon. Les traits tirés de son visage ne laissaient aucun doute sur l’agacement et la contrariété qui l’étranglait. Clarke avait les sourcils froncés comme un vieux babouin et les lèvres pincées comme ceux d’une huître fermée à double tours. Comment tout cela avait bien-t-il put arriver ? La question tournait en boucle dans la caboche du gouverneur. 

-Comment cela a pu-t-il se produite Alden ! 

Pauvre Alden… Ce dernier avait beau tenir le confortable poste de secrétaire, il était toujours en première ligne lors des coups de sang de son supérieur. 

-Il semblerait qu’il y ait eu effraction dans le salon diplomatique de notre pavillon…. Un envoyé du secrétaire d’état Conrad vient de m’informer à l’instant que l’un de nos bureaux a été cambriolé dans la matinée. Nous sommes en train de recenser l’ensemble des documents manquants.

L’humeur du blond ne s’arrangea pas, ses poings se crispèrent de plus bel. Tandis qu’il se frayait un chemin dans la foule, ignorant les colporteurs et autres individus susceptibles de le mettre hors de ses gonds.

-En plein jour vous dites ! Seigneur, comme je commence à aimer cette journée. Dites-moi une bonne nouvelle Alden et vite.

-J’informe son excellence, qu’aucun document concernant le projet avec le Luxembougr-Bergië n’a été dérobé. Le secrétaire Conrad les tous a en sa possession.


-Merveilleux… Prévenez le secrétaire de ne se séparer sous aucun prétexte des documents. Ordonnez à un homme de se tenir à ses côtés. Vous m’entendez ? Alertez la sécurité du parc d’exposition, mais discrètement. Je ne veux pas de remous, nous en avons déjà eux assez comme cela.

Au moins, le plus important aura été mis en sécurité. Ce qui pour autant, ne rassura pas Clarke qui s’agitait frénétiquement sur le quai de la station de tramway. L’heure tournait à une allure phénoménale, bien trop vite à son goût. Une grimace d’exaspération secoua les commissures de ses lèvres. Son emploi du temps le réclamait au pavillon de la Fédération. La visite du Lansing devait être reportée à plus tard. Son regard lourd de regrets se perdit sur le navire volant, tandis qu’il grimpa dans la première voiture à sa portée. 

Bientôt, les gigantesques portes du pavillon engloutirent le tramway. Clarke était de retour au sein du Pentagone, qui était objet d’une effervescence bonne à voir. Les gens se plaisaient et tant mieux ! Les enfants se délectaient de sucreries et de bandes dessinées amusantes. Fort sympathique à lire, ces dessins étaient forts appréciés en Amérique. Aussi, les imprimeurs avaient ramené avec eux des dessinateurs, pour faire découvrir les joies de ces « weekly comics » aux petits et aux plus grands. Entre les animaux parlants et les bonhommes, les histoires déchaînaient les rires et les sourires. 

Le géant descendit de la rame et précipita vers une porte dérobée, qui donnait sur une large salle, où se tenaient une dizaine d’hommes en chemise froissées leurs cravates dénouées. Tous se tournèrent vers le gouverneur du Michigan, qui accueillit le silence avec soulagement.

-Messieurs, vous avez fait du bon travail pour ce deuxième jour d’exposition et je vous en suis profondément reconnaissant. Cependant, cela n’est encore terminé. Beaucoup de choses restent à faire, il nous faut donc commencer la mise en place la représentation de ce soir. Aussi, nous devons lancer la parade maintenant pour gagner du temps.

Des « oui » d’affirmations sortirent de toute part. Des hommes sortirent de la salle, tandis que d’autres se dépêchèrent de répondre à divers appels radios. A cet instant, le pentagone ressemblait à une fourmilière. 

Dans les allées de la structure, un individu en uniforme bleu traversait la foule pour faire parvenir un message : « C’est l’heure ! ». Un brouhaha plus infernal se mit à secouer les lieux. Les membres du pavillon fermèrent un à un leurs stands, affichant une pancarte : « fermé pour cause de Ticker Tape Parade » .Bientôt une voix, élégante et rassurante, somma aux visiteurs d’évacuer le pavillon. L’étonnement saisit la foule, puis l’excitation. Qu’était donc cette fameuse Ticker Tape Parade. 

-Mesdames et Messieurs, ici le Capitaine Rogers qui vous parle. Pour votre sécurité et votre plus grand bonheur. Moi-même et la Fédération des Etats d’Amérique, nous vous prions de vous rendre à l’extérieur pour assister à la Ticker Tape Parade ! 

Il ne fallut pas plus pour convaincre les curieux, s’interrogeant sur cette surprise que réservait ce fabuleux pavillon. Sur le toit du Pentagone, des montgolfières aux mille couleurs firent leurs apparitions dans le ciel d’azur. Les voies des tramways de la porte une étaient dégagées et la foule se massait aux bords de ces dernières. Un cortège d’homme en uniforme bleue marine pointa le bout de son nez. Dans leurs mains, des armes de divertissement massives prêtes à abattre les gens dans l’extase. Une, deux, trois, quatre !


Le défilé commença, selon un tempo solennel. Ceux en pointe débutèrent leurs prestations musicales, enchaînant les percussions et les chants. Les visiteurs s’attendaient à mieux sans doute ! Soudain, la musique s’arrêta et le meneur s’égosilla. 

- Messieurs ! Faisons honneur à ce glorieux jour en l’honneur de l’Amérique et des nations présentes !
 
Des cris surgirent de nulle part dans le corps de militaire. Puis un roulement de tambour et un autre, les autres suivirent comme des dominos. Le rythme des percussions entraîna la foule agréablement surprises et les soldats, qui se laissèrent aller à des cris de joie. L’heure était à la fête après tout. Le cortège se mit en marche au pas de course. Dans le ciel, des morceaux de papiers tombèrent par milliers comme des confettis, au-dessus de la foule. Plus tard, certains se rendront compte que ces fameux bouts de papiers, étaient des bandes de téléscripteurs boursiers. Les applaudissements et les acclamations faisaient oublier les tourments qu’avait subis le géant dans l’enceinte du pavillon luxembelgeois. 


Les percussions allaient de bon train. Peu après, les premiers chars du défilé apparurent, des tramways soigneusement préparés pour l’occasion. Les véhicules avançaient d’après les coups de baguettes. Certains donnaient un spectacle pour les yeux avec leurs robes fleuries. Alors que d’autres offraient à la foule des présents, pour le bonheur de chacun. Entre les petits gobelets de bière et les shillings tamponnés en l’honneur de l’exposition, il était difficile de savoir où donner de la tête. L’euphorie s’était emparée des spectateurs. Peut-être la faute à une certaine boisson gazeuse à la robe brune qui circulait. Le char rouge et blanc faisait un malheur. Paraît-il, un ingrédient mystère rendait les consommateurs forts joyeux, un gaz aux effets particuliers que l’on se servait parfois comme anesthésiant… Mais chut ! Ceci est un secret.

Des personnages déguisaient parcouraient la foule, distribuant aux plus chanceux un ticket bleu et rouge. Parmi eux, un personnage de roman, dont la renommée n’était plus à faire en Amérique ! Il arrivait timidement en Europe, mais il était certain, qu’il saurait faire sa place dans l’avenir. Le fameux Captain Rogers, héros des américains, des plus petits en particulier. Avec son bouclier et sa combinaison saillante, ce protecteur de la justice et des plus faibles était réclamé de toute part. D’ailleurs, ce dernier avait une mission à accomplir ! Fidèle à lui-même, le héros au casque ailé se faufilait en direction de la Reine de France et du Kapphären. Une fois à leur hauteur, le personnage fit son apparition comme s’il arrivait de nulle part. Il plongea sa main dans le revers de son uniforme, pour en sortir des brillants tickets, qu’il tendit aux intéressés. Vous pensiez à quoi ? Un revolver ? Et puis quoi encore !

-Votre Majesté, votre Kapphären, avec les hommages de la Fédération américaine, nous vous invitons à assister à la représentation sportive qui se tiendra en clôture de cette journée, au Pentagone.

Le brave Captain Rogers fit une révérence, avant de disparaître aussi vite qu’il était venu. 

Captain Rogers:
 

Clarke se tenait à bord du char qui succéda à l'équipe nationale de football américain. Il profitait de la foule et saluait les visiteurs du haut de ses deux mètres. Il se sentait fier de cette vitrine de l'Amérique, une Amérique nouvelle forgeant sa propre culture du bon vivre. Derrière lui, son secrétaire Alden se tenait en retrait, griffonnant sur un carnet. Tandis que deux soldats des corps armées "Earthling" encadraient le dirigeant américain. Eux n'étaient pas en tenue d'apparat, comparé à leurs camarades présents dans le cortège. Comme quoi, la sécurité avait été resserré chez les américains. Perché au commande de la rame, Clarke balayait la foule en espérant voir ses homologues. Auquel cas, il les aurait fort volontiers invité à bord de son char, pour assister de près à la parade. Afin d'en avoir le cœur net, le gouverneur décida d'envoyer le pauvre Alden accompagné d'un garde du corps, à la recherche des chefs d'état. Le malheureux avait fort intérêt à demander une augmentation à la fin du mois. Comment noyer une polémique ? Clarke vous répondrait : "En jettant dans l'eau quelque chose de plus gros encore...", comme une parade monstre par exemple.

HRP:
 


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Galaad
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mar 24 Mai - 3:56
Pendant que le médecin cogitait, Jane avait tout le loisir de s'arrêter plus longuement sur les palabres politiques dont les mots n'avaient fait qu'effleurer son esprit auparavant. Si elle n'avait pas fini de dévorer ses gaufres comme une mendiante affamée, sans doute se serait-elle étouffée avec tout ce trop plein de sucre qui masquait l'amertume et l'aigreur des décisions que les journalistes fourragèrent. Une interdiction de séjour pour les créatures féeriques dans le pays du jeune Kapphären rencontré précédemment ? Pourquoi ? Il lui avait paru si gentil et intelligent. Empathiquement, Galaad s'imagina de suite qu'une mauvaise sorcière ou fée avait dû le torturer de quelques horribles de malédictions pour le mener si loin sur un sentier haineux.

En bonne Ithier, elle devait néanmoins reconnaître qu'il y avait un réel problème de cohabitation entre créatures magiques et humains. Certains lois devaient garantir des droits à chacun et des devoirs. Des sanctions devaient être mise en place pour châtier les fées comme celle qui avait endormi sa chère France. Galaad songea brièvement à une sorte de table ronde avec des être susceptibles de résoudre ce genre de problème. Peut-être le Blackhawk, une fois entièrement paré au vol et au combat, pourrait remplir ce type d'office. Oui, à défaut de devenir la Baronne d'Aubagne, peut-être pourrait-elle être à jamais le Baron Périlleux, lancé dans une croisade pour que la Magie, Dieu et les hommes, peu importe leurs origines, couleurs de peaux ou genre, et leur magie, puissent vivre en paix.

Une fichue utopie, Galaad esquissa un sourire mélancolique éteint. Elle n'était pas fichue de briser les convenances, de se déclarer ouvertement en tant qu'inventeur de génie ou simplement de regarder ses propres terres. Aurait-elle été plus cynique, plus consciente de la pensée qu'elle en aurait lâché un rire cynique. Elle craignait que subitement, quelqu'un ne vienne ne l'attaquer, alors que, hormis un dérapage presque enfantins ou deux, elle n'avait jamais accordé de don à qui que ce soit. Qu'on fiche les gens avec des armes et des compétences de combat dans ce cas ! Ronchonna-t-elle intérieurement avant de songer que son propre niveau de dangerosité devait atteindre des sommets pour cette raison. Peut-être devrait-on simplement en rester à des données factuelles, enregistrer les gens commettant des crimes, en étant la catégorie aux crimes magiques. Après tout, des humains avec un don pouvait se révéler bien plus dangereux qu'une fée herboriste et guérisseuse.

Il fallut qu'Arsène ne revienne à lui et la tire avec une certaine virulence hors de la foule pour que Galaad n'en revienne parfaitement à elle-même. Son esprit divaguant, la présence auparavant rassurante de Martès, avait éteint temporairement la méfiance de la demoiselle et elle n'avait même pas songé à se défendre, bien trop stupéfaite. Elle couina même parce que les doigts d'Arsène la pinçaient. Hors de la foule, elle cabra néanmoins sur ses talons et, au moment où il la lâcha, se détacha avec plus de force que ne laissait présager sa nature gracile. Sa main droite coula même en direction du baudrier absent pour se porter sur la garde de Mémoire de sang et son corps naturellement passa en posture de garde "dite du serpent".

Si les excuses qui suivirent furent accueillies d'abord avec un certain scepticisme, le nombre de tentatives d'enlèvement connu par la demoiselle avait une certaine constance et une variété de raison étendue. Reprenant une posture plus usuel, la poitrine se souleva fortement pour une large inspiration mourant sur un soupir.

- Vous êtes pardonné.

Conclus-t-elle avant de rougir légèrement, détournant le visage pour examiner avec attention une paroi vitrée. Plusieurs sentiments contradictoires faisaient palpiter son petit cœur dans sa poitrine : Elle s'insurgeait d'avoir été véhémentée sans raison. Elle s'interrogeait sur les horribles mauvais souvenir. Elle était soulagée de ne pas avoir commis d'impair qui eut courroucé ainsi le Docteur Martès. S'armant de courage, elle dévisagea réellement Arsène pour la première fois, jusqu'à l'os, comme le Baron Périlleux le ferait en analysant une machine dont il veut saisir le fonctionnement. Comme une fée le ferait pour saisir le don dont été affublé une personne ou sa malédiction pour l'aider. Puis, elle déclara, de but en blanc, à Arsène.

- Je suis navrée.

Un temps.

- Pour ce que vous a fait la magie.

Un autre temps.

- Toutes les fées ne sont pas comme Farah. La plupart veulent simplement vivre comme tout un chacun et aider.

Une troisième temps.

- Veuillez m'excuser, je n'essayai pas là de... diminuer les épreuves que vous avez traversé. Je suis très consciente de ce que le Grand Sommeil a eu comme impact négatif sur notre peuple.

Tout du long, le ton s'était paré d'une douceur pudique et l'accent du sud avait roulé hors des lèvres avec plus de force qu'auparavant. Puis, il y avait eu ce lapsus ce "notre peuple" en révélant si peu et tellement. Elle avait souri ensuite gracieusement, un sourire de madone qui finirait probablement sacrifiée. N'osant pas reprendre le bras du docteur de crainte de le froisser encore ou de provoquer du dégoût pour sa nature féerique, elle avait joint ses deux mains et s'était retournée pour pointer une direction tout en reprenant la marche vers le stand Walls. Pour masquer sa gêne, elle aurait vraiment voulu plaire au médecin une sorte de petite épreuve avant de rencontrer sa reine, elle reprit d'un ton professoral, commentant presque mécaniquement.

- J'espère que nos innovations vous plai...

PAF !!! Nouvelle catastrophe ! Elle percuta presque férocement un jeune homme brun en grande conversation, ou plutôt subissant, un Edison apparemment furieux...

HRP Résumé:
 


Remarque HRP : Les dialogues de Galaad sont en teal et les mots en français dans les discours en anglais ou espagnol seront signalés en italique.

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Kay de La Reine des Neiges
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mer 25 Mai - 19:55
Le dirigeant Luxembourgeois était plutôt prévenant. Avant même que le lieutenant ne dise quoi que ce soit, on le brossait dans le sens du poil et réprimandait la clandestine bien plus gentiment que l'aurait fait le lieutenant. Mais il ne pouvait pas reprendre une royauté. Cela mettrait sûrement Ronce dans un embarras certain. Il se contenta donc de remercier pour les compliments qu'il avait reçu, et exprima son plaisir de travailler avec la garde du dirigeant.

Une fois tout cela installé, le dirigeant lui posa une question qui prouvait qu'il avait entendu les paroles malheureuse de la reine de France. Une longue lignée. Peut-être était-elle déjà en train de germer en la reine, suite à cett événement de décembre.

— Je ne crois pas que la reine apprécie ce sous-entendu. Je ne fais que garder le corps de sa Majesté, comme cette dernière en a formulé le souhait. Et si je puis me permettre, la chance à beaucoup y faire. Des rencontres improbables sont, selon moi, une sorte de chance. Comme la première fois où j'ai rencontré sa Majesté Ronce.

Bon certes il avait apparemment percé, à jour, les choses en coulisses. Mais Ronce lui avait déjà demandé de rester discret sur leur relation. Du moins en public. Ainsi sa réponse lui semblait plutôt correcte. Bien que Ronce n'avait pas eu l'air d'avoir entendue les paroles de son confrère dirigeant et croyait qu'il n'avait rien entendu de son erreur, il faudra qu'il lui en parle en privé, une fois à Versailles.

Kay ne répliqua pas aux dires de son amante quand elle affirma que ce dernier était sur les dents. Si cela clôturer le sujet, ce n’étais pas plus mal. Il déposer la somme demandée sur la table du stand.

Mais d'un seul coup un grand gugusse débarqua, sans aucune politesse, ni aucune manière. L'homme interrompit tout discours entre les dirigeants et la voyante, tout comme le foutoir sans nom qui résonnait dans l'exposition. Sur le coup Kay crut à une attaque surprise.

Alors que le capitaine repartait, Kay l'attrapa par le bras pour l'empêcher de disparaître au sein de la foule.

Entre temps il s’aperçut que tout cela semblait être une lubie qui venait du stand de la Fédération américaine. Mais ça n'excusait pas le comportement du clown, qui était immobilisé, et ses papiers renversés sur le sol..

— Le clown on se calme. Ce n'est ni la façon d'aborder des dirigeants d'un pays, ni une façon de leur parler. Sans parler de vos gestes équivoques. On aurait cru que vous alliez sortir un revolver ! Vous n'avez pas affaire aux cow-boy de vos prairies. Donc on va se calmer vite fait bien fait, sinon je te casse un bras sur le champ. Non mais je rêve. Il se fiche de moi celui-là pour arriver comme si de rien n’était, défiant toute la sécurité que je m'efforce à faire respecter. La reine de France et le dirigeant du Luxembourg-Bergie étaient en pleine consultation. Et tu débarques comme un chient errant demandant à ce qu'on l’écoute, en mettant à bas tout protocole !

Le lieutenant croyait rêver. Si ça avait été en Russie, il serait sûrement déjà en train d'avoir un interrogatoire musclé pour le punir d'autant de manque de respect envers la Mère Patrie.
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La tisserande
Hitomi Hoshizora
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 26 Mai - 0:23
Oups, Hitomi avait fait une petite bêtise en s'installant ici apparemment... Mais ses clients avaient eu la gentillesse de la sauver de ce mauvais pas. Mince, elle allait avoir des scrupules à les arnaquer maintenant ! Mais il fallait garder la tête froide, comme elle l'avait toujours fait.

- Je me suis dis que certaines personnes apprécierait d'être diverties un peu plus, et renseignées sur leur avenir, en se baladant dans cette merveilleuse Exposition. Et puis, je voulais aussi montrer une partie de la culture de mon pays natal, le Japon, que les stands de ce dernier ne montrent pas. La voyance est considérée par certains comme futile, mais c'est un art ancestral dans mon pays, répondit innocemment Hitomi à la question du pourquoi tenir ce stand ici.

C'est alors qu'en écoutant la conversation qui se déroulait devant elle, ses yeux s'écarquillèrent. C'était évident... Elle aurait dû le comprendre plus tôt ! La personne qu'elle s'apprêtait à rouler dans la farine n'était rien de moins que la Reine de France! La voyante déglutit discrètement, se concentrant pour ne pas perdre son sourire mystérieux une seule seconde. Se montrer déstabilisée était le pire faux-pas qu'elle pouvait commettre en tant qu'escroc.
Elle prit une profonde inspiration, et retourna les cartes sélectionnées par la Reine alors que celle-ci discutait avec les autres inconnus qui entouraient le stand.
Hitomi se racla la gorge de façon discrète afin d'attirer l'attention sur le jeu de cartes sans se montrer impolie.

- L'étoile... et la faucheuse, indiqua la jeune fille à voix haute sur un ton mystérieux. L'étoile peut désigner une personne importe, ici elle fait référence à vous, madame, et aux personnes qui vous sont personnellement proches. La faucheuse ne signifie pas obligatoirement la mort, ici elle a le sens d'un changement violent. La troisième carte que vous avez choisi est la tour.

Hitomi plongea son regard envoûtant dans celui impérieux de la Reine, et afficha sur son fin visage un sourire à la fois mystérieux et inquiétant.

- Madame, les cartes essayent de vous prévenir que vous serez, vous et vos proches, tôt ou tard confrontés de manière brutale à un combat violent. Cela peut être très concret, comme par exemple une guerre, ou plus abstrait, comme un dilemme ou un problème d'une importance capitale, pour lequel vous aurez à vous torturer l'esprit. Mais je ne doute pas que vous saurez faire face. Après tout vous êtes l'étoile, l'étendard de courage et de grâce qui guide le Royaume de France. Votre peuple sait qu'il peut à la fois compter sur vous et vous prêter main-forte. En temps et en heure, vous saurez faire les bons choix et protéger tout ce qui vous est cher.

Hitomi ramassa les cartes d'un geste grâcieux et rapide, et les étala de nouveau entre elle et sa cliente de marque.

- Peut-être un nouveau tirage vous permettra de voir plus clair dans votre avenir... ou dans celui d'un de vos amis...? proposa-t-elle en tournant son regard vers le garde du corps.

Hitomi jubilait intérieurement. Elle avait vraiment été douée sur ce coup-là ! Jamais elle n'avait fait de fausse prédiction aussi bonne ! L'avidité était peut-être un péché, mais peut-être que comme elle était partie, elle pourrait abuser de la générosité et de la naïveté de ses clients, si tant est qu'ils étaient naïfs.
Mais elle était confiante. Elle avait su jouer le double-rôle de la jeune fille innocente et de la voyante éclairée, elle n'aurait pas de mal à continuer son manège encore un peu...


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Le loup de la fable "Le chien et le loup"
Erwin Meyer
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 26 Mai - 0:26
-Parlez donc plus fort ! Dois-je rappeler à chaque fois, que je suis à moitié sourd ! Parlez fort et distinctement, Nikol…

Ces mots secs, qui finirent en quinte de toux qui semblait forcée, ne permirent pas à Erwin de gagner en confiance. Nikol? Vu qu’il semblait s’être arrêté, il pensait qu’il pouvait parler d’une Nicole ou d’un Nicolas… A sa connaissance, l’homme n’était pas marié, ni même fiancé, mais comme il ne s’intéressait pas aux potins, il n’en était plus trop sûr. Quand à un Nicolas, il ne se souvenait pas d’un inventeur qui aurait travailler avec Edison et qui aurait porté ce nom. Un apprenti peut être? C’était le plus probable vu le ton de son interlocuteur. On ne parlait pas comme ça à une femme, ou à un égal. Le plus jeune en aurait surement été capable, mais il ne généralisait pas son cas. Alors que le jeune homme était perdu dans ses pensées, l’homme face à lui retrouva de sa prestance, et reprit la parole. Personne n’osait l’interrompre.

-Pardonnez-moi, je disais donc, jeune homme parlez fort et vite ! Je n’ai pas de temps à perdre moi ! J’ai des inventions à faire tourner !

Toute en finesse. La réaction de son interlocuteur laissa le plus jeune perplexe. Il avait entendu parler de la « délicatesse » de son "confrère" (ou idole, tout dépend du point de vue...), mais la recevoir de plein fouet de la sorte, c’était différent. Il eut soudain une petite pensée pour tous les gens avec qui il avait été aussi direct et sec. Pas de la pitié, juste une petite pensée. Il sentit aussi l’atmosphère autour de lui changer. Il sentit les regard moqueurs, les attentifs,… Bref autant de gens qui attendaient qu’il se ridiculise devant eux. Il sentit son estomac se crisper légèrement. Il ne pouvait pas se ridiculiser devant tous ces gens, et surtout pas devant le grand Edisson. Pas maintenant.

-Allons donc, vous allez parler ? 

Malgré le regard toujours inquisiteur de son interlocuteur, le jeune homme se redressa, et tenta de se donner un air un peu plus sur de lui, mais sans arrogance. L'air d'un curieux qui a soif de connaissance. Il n’était pas sur que ça marche, mais il tentait le tout pour le tout.

-Je vous prie de m'excuser, Monsieur Edison. J’admire beaucoup votre travail, et j’ai entendu lors de la présentation du Lansing que vous aviez travaillé sur tout le système électrique. Quelle est la source d’énergie de tout ce système? Quel est sa capacité? Et son autonomie?

Toujours commencer par flatter l’orgueil de son interlocuteur, puis essayer d’attirer son attention avec des questions pertinentes. Enfin, qu'il espérait pertinentes...

Résumé:
 


Dernière édition par Erwin Meyer le Jeu 26 Mai - 13:35, édité 1 fois
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Invité
Arsène Martes

MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 26 Mai - 9:51


- Vous êtes pardonné.

Arsène se trouva étrangement soulagé d'un poids. Il n'avait pourtant pas à l'être. Il venait de lui mentir avec un aplomb parfait. Il était un menteur consommé. Pourtant, s'exprimait chez Jane, une candeur naturelle qui le poussait à effleurer du doigt sa propre sincérité.
Où bien il devenait faible comme le suggéra la petite Katarina tapis sous les voutes de son crâne.

- Je suis navrée....Pour ce que vous a fait la magie....Toutes les fées ne sont pas comme Farah. La plupart veulent simplement vivre comme tout un chacun et aider....Veuillez m'excuser, je n'essayai pas là de... diminuer les épreuves que vous avez traversé. Je suis très consciente de ce que le Grand Sommeil a eu comme impact négatif sur notre peuple.

Ebène se laissa aller à un élan inhabituel d'affection. Il lui prit la main qu'il pressa dans la sienne. Il l'observa avec une forte intensité. Elle n'y était pas du tout. Elle se trompait de bout en bout. La commisération du Baron n'était pourtant pas feinte. Son accent méridional caressa de manière inattendue de vieux souvenirs d'enfance. Le "notre" ne lui échappa nullement, et ne fit que renforcer l'effusion de son geste.

-Jane... Fit-il avec une expression moins composée que d'ordinaire. Plus vraie.

Je suis un menteur, un meurtrier et un révolutionnaire. Je détourne secrètement ton talent pour anéantir ton engeance. J'exulte de vous voir opprimés et je rêve de vous parquer dans autant de camps que nécessaire, de vous contrôler méthodiquement, consciencieusement pour que plus jamais vos "simples vies" ne constituent une menace pour la race humaine. Je suis un monstre, Jane, un mal nécessaire. Ne gâche pas ton pardon pour un cavalier de l'Apocalypse qui n'hésitera pas à t'égorger sur l'autel de sa cause.

-... Merci pour ces mots. Votre compassion me touche.

Les deux lacs noirs de ses yeux bouillonnaient comme du café trop chaud. Katarina avait sans doute raison. Jan avait ouvert une brèche dans le roc de sa carapace. Sa volonté d'aller jusqu’au bout suinterait-elle de la plaie pour s'émousser ? Il était trop tôt pour le dire.

- J'espère que nos innovations vous plai...

BLAM !
Elle fut sauvagement bousculée et le médecin la rattrapa au vol, la pressant contre son torse d'un grand mouvement de bras, afin qu'elle conserve son équilibre. Deux hommes, un jeune et un plus âgé, semblaient se disputer. Arsène reconnu Thomas Edison, l'inventeur, l'autre lui était inconnu. Aucun ne prit la peine de s'excuser.

- Messieurs ! lança-t-il avec autorité, d'une voix forte et grave qui couvrit les sirènes de la fanfare américaine en pleine démonstration. Votre impolitesse crasse m'est insoutenable. Veuillez-vous excusez pour avoir bousculer cette jeune fille. Et il pointa sont nez d'aigle vers le grand inventeur. Votre talent et votre notoriété ne vous exempt pas de bienséance.

Résumé:
 

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 26 Mai - 19:19


Exposition Universelle de 06

A Paris, Palais des Mécanismes et des Découvertes



Parfois Jan s’imaginait la vie comme une piste linéaire, droite et sans virages, sans surprises, sans cahots et sans chaos. Sur cette piste idéale les gens et les choses gravitaient sans se heurter, comme sur un immense mobile des berceaux. La conscience d’autrui, la prise en compte des règles et des espaces, laissaient le mécanisme évoluer dans un silence absolu, clair et compréhensible de tous.

Hélas, la vie n’avait rien d’utopique, et cela faisait certainement son charme. En cette deuxième journée d’exposition universelle, le Kapphären en doutait pourtant sincèrement.

Il y eut donc simultanément la prévision de la jeune japonaise – femme immigrée possédant apparemment assez d’imagination pour proclamer la présence d’un stand japonais au sein de cette exposition résolument européenne, n’en déplaise aux américains, en plus d’énoncer des prédictions aussi loufoques que terribles – et la venue du capitaine Rogers qui, débarquant comme un grain de sable sur ce mécanisme parfaitement huilé, vint rajouter du feu sur la tension existante.

Jan s’était empêché, à grand renfort d’étranglement mental, de rebondir sur la pique du policier à l’égard de la dignité chatouillée de la Reine de France. Gardant le dos droit et le sourire aux lèvres, il avait déposé sur le stand l’amende à payer, sans recevoir néanmoins un seul remerciement de la part de la voyante. Et voilà que l’américain, dans son excès de zèle, outrepassait toutes les règles de sécurité les plus élémentaires pour leur présenter des invitations à une démonstration sportive.

Clarke O’Callaghan n’avait peut-être pas eu vent de l’attaque cowboy à l’exposition précédente, ou bien sous-estimait-il simplement l’importance d’une telle action en terre française. La réaction de Kay Sokolov ne fut toutefois par surprenante.

Et immobilisant le soldat, plus vindicatif que jamais, le russe démontra son mécontentement de manière plus qu’explicite.

Jan se retint de peu de lever les yeux au ciel. Et s’inclinant face à Ronce, décida de porter sa première remarque à l’égard de la magicienne.

« Il me semblait qu’au Japon l’honneur prévalait sur bien des qualités, mais vous n’en êtes pas la digne représentante, mademoiselle. Si je ne m’attendais pas à un tirage gratuit – je laisse cette chance au lieutenant Sokolov et me permet de demeurer à l’écart de toutes ces sorcelleries dont je suis plutôt méfiant – il aurait été pourtant de bon temps de me présenter des salutations plus respectables que celles que vous m’avez accordé. Je laisse le soin à son altesse Ronce de France de juger de vos propos farfelus ainsi que de la fiabilité de votre stand, et m’en vais corriger de ce pas le malentendu qui menace cette belle journée. Il ne faudrait pas donner sens à de tels mauvais présages par la naissance d'un incident diplomatique. »

Et dignement, envers Ronce, il ajouta.

« Votre majesté, et non madame, si vous me permettez, je tiens à vous présenter mes plus sincères excuses pour cet incident. Ayant appuyé la venue des américains en sol français pour satisfaire la curiosité qui est mienne à l’égard de leurs avancées et présenter en double le Lansing, je me tiens pour responsable du comportement du capitaine Rogers. Le gouverneur du Michigan se fera néanmoins un plaisir de venir vous présenter ses respects comme il se doit, et sans tarder, je vous en fais la promesse. »

Il fallait désormais ménager l’iceberg. Et c’est à pas lent, les mains levées, comme précédemment, que Jan s’en revint auprès de Kay. L’attitude bien plus sérieuse, digne de son titre de dirigeant.

« Je suis réellement confus de l’attitude du représentant américain. Une folie poussée par son enthousiasme et le chambardement provoqué par la campagne américaine. » La parade battait encore son plein derrière eux, à grand renfort de feux d’artifices et de huées joyeuses de la part des passants. La démonstration américaine dans tout son excès. Jan commençait à en être habitué.

« Si vous me permettez, monsieur Sokolov, j’aimerais envoyer l’un de mes gardes chercher le gouverneur O’Callaghan, tout en ramenant le capitaine à son pentagone. Il va de soi qu’une compagnie française aura sa place dans cette mise au point, et si l’un de vos hommes pouvait accompagner le miens, cela serait beaucoup plus agréable pour tout le monde. Je suis navré de la présence de ces quelques nuages sombres mais je ne tiens pas particulièrement à gâcher cette journée technologique et culturelle par de fâcheux malentendus. Cependant, je tiens à féliciter la France d’avoir su trouver un homme aussi vaillant et déterminé à sa fonction, tel que vous. »

Inutile de lui passer de trop la pommade, c’était un coup à se prendre une remarque pour hypocrisie caractérisée alors qu’il n’en pensait pas moins. Ce bougre était foutrement efficace et Clarke allait devoir marcher sur des œufs en sa présence. On pouvait au moins féliciter Ronce pour cela : si elle tardait à défaire sa ceinture, elle ne le faisait apparemment pas avec n'importe qui.

« Cela nous permettra en sus d’annoncer notre programme pour cette démonstration. Suite à mon voyage aux Etats-Unis, je suis devenu assez friand de base-ball. Connaissez-vous ce sport, votre majesté ? » Demanda-t-il à Ronce, de nouveau avenant et paisible. « Je suis quasi certain qu’il mériterait votre intérêt. »

Ou alors un carrousel. Un joyeux et régulier carrousel, plutôt qu’une piste linéaire. C’était peut-être plus facile à espérer, dans les conditions actuelles. Il pouvait bien se permettre de rêver, non ?

Spoiler:
 









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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 26 Mai - 22:24
Poliment, Ronce écouta la voyante développer ses explications demeurant, tout de même, profondément circonspecte. La souveraine ne connaissait guère la culture japonaise, du moins la maîtrisait elle bien moins que les arcanes de la cour européenne. Cette contrée exotique, qui s'était ouverte au monde il y a peu, n'avait laissé filtrer jusqu'à elle que quelques échos et termes aussi sibyllins que charmants. Geishas et samouraïs lui apparaissaient aussi mystérieux que les trolls et vouivres de la Scandinavie. Mais présenter le tarot comme un art ancestral de ce pays asiatique n'était-ce pas présomptueux ?

Ronce détailla les cartes que retournait la voyante. Elles étaient en toutes points semblables au tarot de Marseille. Fait qu'elle souligna entre deux explications de la part de Hitomi sur la signification cachée des cartes.

« Les nobles de ma cour usent des mêmes cartes et du même procédé pour se dire la bonne aventure, lors des soirées. Et cela depuis plus d'un siècle. Je m'attendais à quelque chose de plus... magique venant d'une contrée telle que le Japon. »

Comme des cartes prenant vie sous les yeux du spectateur, des images se mouvant comme dans ces tableaux qui peuplaient les musées austro-hongrois et le château impérial scandinave. Seul le cadre changeait. Ronce ne pouvait s'empêcher d'être un brin déçue. Déçue par la prestation et par le manque de reconnaissance de la demoiselle.

Elle sentit Jan se hérisser à ses côtés, tel un chat. Elle ne pouvait décemment pas lui prendre la main pour tenter de l'apaiser. C'eut été déplacé et inconvenant. Elle ne pouvait qu'afficher un sourire de façade et espérer pouvoir apaiser l'incident diplomatique dès que la prestation serait terminée.

Un diable jaillit de sa boîte, tout auréolée de couleurs américaines, moustache gauloise au vent. Ronce sursauta sur son siège, tout bonnement surprise par cette apparition impromptue. Au même instant, une pluie de fines coupures de papier tomba du ciel. La reine leva les yeux et remarqua alors les montgolfières au bord desquelles des individus secouaient des sacs, faisant tomber sur la foule une pluie presque comparable à une averse neigeuse.

Baissant la tête, Ronce loucha sur un billet qu'on lui agitait sous le nez et qu'elle se saisit, poussée par la curiosité.

-Votre Majesté, votre Kapphären, avec les hommages de la Fédération américaine, nous vous invitons à assister à la représentation sportive qui se tiendra en clôture de cette journée, au Pentagone.

Que ? Quoi ? Tout bonnement décontenancée, la reine ne pipa mot laissant ainsi le champ libre au capitaine de repartir.. et de se faire stopper manu-militari par Kay. Cet homme avait-il tenté de l'attaquer elle et le Kapphären ? La main de Ronce tâta sa poitrine comme si elle cherchait une quelconque trace d'outrage envers sa personne, un impact de balle ou un coup de couteau. Mais rien. Le Kapphären vint à sa rescousse, lui expliquant la situation. Ronce hocha doucement la tête, tâchant de renouer les pièces de ce puzzle.

« Fort bien, Kapphären. Je vous rejoins au plus vite. »

Ses doigts repliés sur le ticket, Ronce laissa le dirigeant luxembelgeois régler l'affaire reportant son entière attention sur la voyante.

« Vous m'excuserez, mais une reine n'a guère le temps de se reposer. Je vous remercie pour cette prédiction même si, ma foi, elle ne m'a guère surprise. Ce que vous m'avez prédit n'est autre que mon quotidien en tant que souveraine. Et n'importe qui étant présent à l'exposition, depuis ce matin, peut facilement prédire une possible guerre larvée mettant en jeu la France. »

Ronce mentionnait là l'incident diplomatique qui avait éclaté envers le royaume d'Espagne. Les tensions entre les deux couronnes étaient déjà au plus haut depuis décembre dernier. L'incident d'aujourd'hui n'avait fait qu'ajouter de l'huile sur le feu et attiser les braises. Ronce se leva, époussetant vaguement sa robe, saluant Hitomi d'un « Profitez bien de votre journée, mademoiselle. Et n'oubliez pas d'être plus obligeante envers vos autres clients. » avant de s'éclipser. Abandonnant, sans y penser, sa pomme d'amour entamée sur le bord du stand de voyance.

Rejoignant les deux hommes, Ronce put alors remarquer que le Capitaine Rogers avait été relâché escorté de près par un garde luxembelgeois et un français dépêché par le lieutenant russe. L'incident semblait avoir été maîtrisé par le dirigeant et le lieutenant. Fort heureusement. Ronce n'avait guère envie de multiplier les incidents diplomatiques.

« Suite à mon voyage aux États-Unis, je suis devenu assez friand de base-ball. Connaissez-vous ce sport, votre majesté ? Je suis quasi certain qu’il mériterait votre intérêt. »

Ronce secoua la tête négativement.

« Je ne suis guère friande d'exploits sportifs. » Ses doigts lissèrent le ticket qu'elle avait tenu dans sa paume serrée. « Toutefois je serais fort curieuse d'en apprendre davantage. Le gouverneur pourrait m'en expliquer les règles. Ce sera sa manière de nous dédommager de l'incident survenu. Ceci et de bonnes places pour ce match. » Avec un sourire, elle ajouta. « Et des boissons rafraîchissantes pour nous tous. De l'alcool pour les hommes, je présume ? »

Ce n'était guère cher payé vu la frayeur provoqué par le capitaine Rogers et l'incident diplomatique qui avait manqué d'en découler. Obligeante, Ronce proposa aux deux hommes de s'avancer vers le Pentagone afin d'assister à cette fameuse représentation. Ils croiseraient bien le gouverneur, ou un de ses hommes, en route, non ?

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Ceniza de Burbona

MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Jeu 2 Juin - 20:38
Je ne fut pas tellement surprise par la réaction de la Reine Ronce (j'en avait déjà eut une certaine expérience en Espagne) alors je laissait donc couler.
Je vois. M. de Turrientes. Montrez donc au capitaine que l'Espagne suit les tout aussi bien les consignes que les autres. Nous la reprendrons donc à la fin de cette grandiose Exposition.
Laissant donc l'épée de mon garde du corps à la police de la Reine, on nous quitta alors. Heureusement que ce n'était pas sur le champs que nous devions partir car il y avait encore quelques chose à chercher.
Majesté, souhaitez-vous vous restaurez, il est déjà deux heures de l'après-midi. me dit Soledad.
Quelle bonne idée, mon amie ! Où se trouve donc un restaurant ici ?
Dépliants la carte de l'Exposition, nous avons put trouver un joli café, près de là, où Gustave Eiffel faisait la promotion de sa construction.
J'espère que nous ne verrons pas que la Reine de France et son chien de garde.

Puis nous commandions.
RESUME:
 
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Ven 3 Juin - 21:20
L'effervescence provoquée par la parade américaine avait du ralentir le gouverneur et ses hommes car aucun visage ne se profila parmi la masse des badauds. S'excusant auprès de la reine et du lieutenant, le Kappharen décida de rejoindre le Pentagone afin d'aller voir, par lui-même, le gouverneur. À peine le dirigeant du Luxembourg-Bergie se fut éloigné qu'un membre de la sécurité de l'exposition se précipita vers le lieutenant russe.

« Monsieur ! Nous avons un souci avec la sécurité. Une rumeur laisse croire que... des espions investiraient certains stands de l'exposition. Nous avons déjà eu l'écho d'un tel souci en provenance du stand de la Fédération. »

L'homme avait parlé sur un débit rapide, parlant bas tout en profitant de la fanfare de la parade pour ne pas être entendu par les passants. Ronce fronça un sourcil. C'était à croire qu'aucun événement ne pouvait se dérouler sans anicroche. Le gouverneur devait être passablement sur les nerfs, ce qui pouvait expliquer pourquoi il n'avait pas pu venir les saluer de lui-même.

« Messieurs. » Le terme s'adressait aussi bien au lieutenant qu'au garde. « Nous ne pouvons discuter de tout ceci dans les allées de l'exposition. Rejoignons un des postes dévolus à la sécurité. »

Cabanons de peu d'allure comparés aux stands, ils étaient disséminés à plusieurs endroits permettant aux membres chargés de la sécurité de se réunir et converser sans que les informations ne filtrent. Ce fut ainsi que Ronce laissa cette journée d'exposition continuer sans elle, passant le reste de la journée à tenter d'enquêter sur ces espions.

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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Sam 4 Juin - 0:09



   
Janvier de l'An 06






Doué d’une surdité particulière, Edison n’entendait que ce qui lui plaisait d’entendre. Les babillages insignifiants se perdaient mystérieusement dans les méandres auriculaires. Alors que les paroles attrayantes arrivaient à faire bon chemin jusqu’à ses tympans. Aussi, le président de General Eletric n’eut aucun mal à percevoir le jeune homme en face de lui. Le bougre ne manquait pas de questions… Néanmoins, elles ne paraissaient pas idiotes aux oreilles du génie, qui se contenta de hocher de la tête. Ce n’était pas tous les jours qu’un banal individu venait l’interrogeait sur ses travaux. D’habitude, on venait le harceler pour quelques balivernes sans intérêt. La curiosité du génie avait été remuée, comme une fourmilière dans laquelle on aurait donné un  coup de pied.

L’agacement du briscard semblait s’être évaporé. D’ailleurs, il s’apprêtait à répondre au jeune homme, non sans une once d’orgueil. Cependant, c’était sans compter la nouvelle bousculade qui se produisit. Ses yeux ne l’avaient pas trompé cette fois-ci, une jeune femme avait percuté son interlocuteur. Malheureusement, le médecin qui accompagnait cette dernière n’était pas du même avis. Malgré le tapage de la parade, ses compatriotes faisaient un tintamarre sauvage, l’ingénieur ne perdit pas une miette des remontrances, qui lui étaient faites. Son oreille gauche marchait encore pour l’y aider.

Les lèvres de l’inventeur tressaillirent, dévoilant l’outrage dont il se sentait victime. Il allait remettre ce couard à sa place et lui faire bouffer son doctorat ! Aussitôt, Edison pointa son doigt vers le français et le mitrailla du regard, comme une winchester sur un peloton. Sa voix incisive porta suffisamment pour parvenir jusqu’aux oreilles des personnes autour de lui. Son intonation se voulait sèche et acide.

- Monsieur, je ne vous permets pas d’émettre une telle diffamation ! Auriez-vous donc oublié de remettre vos yeux en face de vos orbites ? Je me demande si vous n’avez pas gagner votre doctorat à la loterie. Aussi je vous ferais remarquer, que c’est votre compagne qui a percuté ce jeune homme.

Son regard se tourna vers la dame. De la surprise traversa ses traits, ses yeux s’écarquillèrent, tandis qu’il reconnaissait la femme devant lui. Puis il reprit son air malappris, avant de recommencer à railler.

- Mademoiselle Wells, quelle surprise de vous voir ici. En faite, non, cela ne m'étonne pas... Si cela avait été en d’autres circonstances j’aurais fort bien voulu discuter avec vous. Cependant, je ne vous félicite pas pour avoir choisi un col bouffé comme compagnon. Si vous voulez bien m’excuser… C'est que j'ai des contrats à signer, qui m'attendent.

Vous l’aurez sans doute compris, Edison semblait avoir assez perdu de temps, selon lui. Il snoba le médecin royal et s’apprêta à partir. Toutefois, il s’arrêta pour montrer la seule pointe amicale de la journée, en se tournant vers le jeune homme. Le magnat de l’électricité sorti une carte et gribouilla dessus, avant de la fourrer dans la main de ce dernier. Puis il donna une légère tape latérale sur l’épaule du garçon.

- J’ai peut-être été un peu dur avec vous. Aussi pour me faire pardonner, je vous laisse mon adresse. Je loge là-bas, durant l'Exposition Universelle. Et je serais ravi de vous recevoir pour répondre à toutes vos questions.

Le regard brillant de l'homme en costume bon marché, en disait long. On retrouvait cette même flamme dans les yeux du jeunot.

-Vous n'aurez pas d'autres occasions. Réfléchissez bien à ce que vous recherchez.

Sur ce, le requin des affaires s'en alla vers d'autres eaux, laissant derrière lui ces personnes sans aucune gêne. Plus rien ne pouvait gâcher son soleil désormais.



* * *



Holy Shit ! Un discret blasphème échappa à Alden, tandis qu'il observait la Reine de France et le Kappharën du Luxembourg-Bergië. Caché parmi les passants, qui lui servaient de rideau, le sécrétaire n'avait pas assisté à la totalité de la scène. Néanmoins, le peu qui était parvenu à ses oreilles, lui indiquait que la situation sentait le camphre à plein nez. L'incident diplomatique pendait au nez de la Fédération. Un Captain Rogers blanc comme linge passa sous son nez, encadré par de sympathiques gardes. À croire qu'on lui avait cassé le nez, un peu plus tôt. Heureusement, pour un certain gouverneur, le fonctionnaire à lunettes avait le nez fin. Ainsi ce dernier ne s'attarda pas plus longtemps et s'éclipsa en compagnie du soldat au nez aquilin, qui le suivait comme son ombre.

Nez au vent, le secrétaire fendit la foule pour rejoindre le gouverneur, bousculant au passage un homme au nez épaté. Une fois en face du dirigeant américain, Alden fit un bref rapport des faits. Pendant un instant, on aurait cru voir de la fumée sortir par ses trous de nez. Mais le gouverneur regagna en consistance. Chaque problème était un pic à surmonter. Il fallait seulement redresser le cap, pour sortir de cet affreux bourbier. Aussitôt, Clarke brandit sa carcasse haute comme une péninsule et émit ses directives.

Le stand Colt devait baisser le rideau pour le reste de la journée. Les armes à feu étaient rangées et scellées. Et pour finir, les sept coups de canon et les vingt-et-un coups de fusils en l'honneur de ses invités, avaient été annulés. Pas un claquement ne devait raisonner jusqu'à demain. En faisant cela, le géant des Grands Lacs voulait éviter d'éveiller le nez aiguisé du chien de garde de la Reine. Un sacré laïka de Sibérie, qui avait beaucoup de flair et un mordant sans pareil.

Une fois arrivé au Pentagone, Clarke tomba nez à nez sur le Captain Rogers et son escorte, qui informèrent le gouverneur de la situation avant de prendre congé. Il fallut une bonne minute à l'américain pour stopper la moutarde qui lui montait au nez. De son côté, l'icône de la Fédération en avait par dessus le pif de cette journée. Si bien, qu'il fut autorisé à se retirer pour se faire remplacer.

Clarke pensait pouvoir retomber sur ses pattes, après cette journée mouvementée. Décidément le destin le tenait par la gorge. En effet, Alden qui s'était absenté, revint avec de bien mauvaises nouvelles pour le premier homme de la Fédération.

- Monsieur, la sécurité du parc a été informé de l'effraction. Cette dernière a fait savoir qu'elle se penche avec attention sur cette affaire. Par ailleurs, si l'on en croit le dernier message du secrétaire d'état, nous avons été la cible de potentiels espions...

Le coup de grâce, Clarke eut l'impression d'avoir été fusillé sur place. Des sueurs froides parcoururent son cou. D'une voix basse et vacillante, le gouverneur donna son dernier ordre de la journée à Alden.

- Le pavillon passe en état d'alerte maximale. À compter de cet instant, chaque pièce et allée du pavillon, doivent être surveillés. Convoquez le reste du cabinet, nous sommes en situation de crise... Vous pourrez aussi disposer de votre journée après cela.

Un verre aurait été la bienvenue et pas que de l'eau. Alors qu'il s'apprêtait à rejoindre son cabinet, Clarke aperçut une silhouette familière, celle du Kappharën. On pouvait admettre que sa venue tombait pour le moins mal... Haut les cœurs ! Prenant le taureau par les cornes, le gouverneur se présenta auprès de son confrère la mine grave. Il prit le temps de montrer déférence avant de prendre la parole, avec un timbre ferme, mais malgré tout fragile.

- Votre Altesse... Je tiens à m'excuser personellement pour cette journée, ponctuée de lourds désagréments. D'une part pour la conférence et d'autre part pour cet incident auprès de sa Majesté, la Reine de France. Je ne pensais pas que la prestation de l'un de nos acteurs, puisse déclencher un tel incident. Aussi, je vous présente mes excuses et je le ferais de même, auprès de notre hôte. Je crains, hélas, devoir vous quitter encore une fois, pour rejoindre mon cabinet. Je suis attristé de ne pas avoir pu admirer le Lansing en votre compagnie...

Il n'était pas question d'aborder ouvertement un sujet aussi explosif. Qui plus est, les murs avaient des oreilles.

- Cependant, je vous promets de vous rejoindre à un autre moment pour une visite. Pour l'heure je dois m'absenter, afin de régler certaines choses. Si vous voulez bien m'excuser.

Clarke s'inclina avec respect et quitta avec regret son homologue, pour rejoindre la cellule de crise, mise en place part son gouvernement. Derrière lui, la musique commençait à se taire, comme si on l'avait assassiné.

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Le loup de la fable "Le chien et le loup"
Erwin Meyer
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Mer 8 Juin - 19:15
La voix grave qui s’éleva dans son dos faillit faire sursauter Erwin. Il se contrôla, et se retourna vers le brun qui avait rattrapé une jeune fille au vol, d’après ses dires. Il semblait connaitre Edison, mais son visage ne disait rien au jeune inventeur. Il allait vraiment falloir qu’il se renseigne un peu sur les personnes connues. Comme ils semblaient se connaitre, c’est surtout sur l’américain que l’homme s’énerva, mais l’allemand sentait les regards des gens autour d’eux se poser sur lui. Des regards hautains, et scandalisés. Bon sang, qu’ils l’agaçaient, ces hypocrites, il n’avait pas fait exprès de la percuter et n’avait même rien sentit! Si il l’avait vu, il l’aurait rattrapée! (il avait plutôt de bon réflexes) Il n’était pas du genre à être méchant gratuitement, surtout devant le grand inventeur. Mais avant qu’il n’ait eu le temps de s’excuser auprès de la demoiselle et de son compagnon ( il n’était pas sur de leur relation, autant ne pas s’avancer, surtout qu’elle n’avait pas d’alliance), c’est l’autre qui répondit, mais de façon acide, sèche, en tendant un doigt vers l’homme qui les avaient interpellés. On sentait son animosité dans sa voix. Apparement, les deux hommes ne s’appréciaient pas vraiment (en même temps, Edison n’était pas réputé pour son caractère facile ou ses nombreux amis non plus).

- Monsieur, je ne vous permets pas d’émettre une telle diffamation ! Auriez-vous donc oublié de remettre vos yeux en face de vos orbites ? Je me demande si vous n’avez pas gagner votre doctorat à la loterie. Aussi je vous ferais remarquer, que c’est votre compagne qui a percuté ce jeune homme.

Doctorat? Oh, il était donc face à un docteur. Cela renforçait le sentiment d’Erwin comme quoi son « agresseur » était connu. Mais pas de lui. Par contre, l’autre ne prenait pas de pincettes. Non pas que ça dérange le jeune homme, bien au contraire, il avait toujours du mal à mettre les formes lui même, mais oser parlez de la sorte… Même quand i s’adressa à la jeune fille, il sentit de la raillerie dans sa voix. Une seconde, il la connaissait aussi?

- Mademoiselle Wells, quelle surprise de vous voir ici. En faite, non, cela ne m'étonne pas... Si cela avait été en d’autres circonstances j’aurais fort bien voulu discuter avec vous. Cependant, je ne vous félicite pas pour avoir choisi un col bouffé comme compagnon. Si vous voulez bien m’excuser… C'est que j'ai des contrats à signer, qui m'attendent.

Walls? Comme Walls Workshop? Le châtain s’attendait à voir Edison partir brusquement, et s’apprêtait à l’arrêter, mais il n’eut pas à le faire. Edison se tourna tout seul vers lui, avant de sortir une carte et de griffonner dessus.

- J’ai peut-être été un peu dur avec vous. Aussi pour me faire pardonner, je vous laisse mon adresse. Je loge là-bas, durant l'Exposition Universelle. Et je serais ravi de vous recevoir pour répondre à toutes vos questions. Vous n'aurez pas d'autres occasions. Réfléchissez bien à ce que vous recherchez.

Il saisit la carte griffonnée d’un geste mécanique. Ok, miracle. Erwin devait ressembler à un gamin à qui le père noël venait d’offrir le plus beau jouet du monde. Ou à robot après un court-circuit. C’est selon votre point de vue. Il ne pensait même pas à l’avertissement, la carte dans ses mains était un sésame qu’il n’ait jamais espérer obtenir! Mais il reprit vite ses esprits, et se tourna vers le couple (il n’avait pas trouvé de meilleur mot de les décrire). Cette demoiselle était de la famille Walls? Il lui semblait bien que Percy Walls avait une soeur, mais il ne l'avait jamais vue… Et il l’avait percutée de plein fouet. Après être rentré dans Edison. C’était sa journée décidément… Enfin, il lui devait des excuses maintenant.

« Je suis désolé de vous avoir percuté mademoiselle, je ne vous avais pas vu, et merci à vous de l’avoir rattrapée. Y a-t’il quelque chose que je pourrais faire pour me faire pardonner? »

Erwin se sentait d’une humeur généreuse à cet instant.

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La tisserande
Hitomi Hoshizora
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MessageSujet: Re: Exposition universelle - 16 janvier 6   Lun 13 Juin - 20:43
Wow, Hitomi avait été salement rembarrée... les remarques cinglantes lui étaient restées en travers de la gorge. Certes, ce n'était que de l'arnaque... mais ça faisait un peu mal quand même. Et puis, ses véritables talents se situaient bien loin de la bonne aventure...
Si la Reine était restée pour lui laisser le temps de répondre, Hitomi lui aurait bien volontiers fait remarquer qu'elle n'avait pas prévu à la base de mettre son stand ici, et donc elle n'avait pas pris la peine de s'encombrer de tout son matériel tape-à-l'oeil de voyante.
Et puis, Royauté ou pas, ils étaient gonflés de parler comme ça à une jeune fille "innocente", ces nobles prétentieux! Hitomi leur aurait bien montré ses talents de couturière, mais elle n'était pas bête : commettre un meurtre ici et sur ces personnes était impossible, et signe d'une condamnation à mort aussi sec. Aussi, la jeune voyante décida de laisser de côté ces remarques futiles, et de remballer son stand.
Car malgré tout, elle avait été payée.
Et cet argent, elle comptait bien le dépenser à s'amuser!
Hitomi renouvela sa façade mystérieuse et son sourire malicieux, pour se diriger avec enthousiasme vers la zone de l'exposition réservée aux nouvelles inventions. La nouveauté la passionnait, et tout ce qui pouvait lui rappeler de près ou de loin les contrées perdues du monde attisait sa curiosité.
De même que les stands de nourriture!
Suite du programme : passer le reste de la journée près des machines et des inventions, puis aller se trouver une bonne petite guinguette française pour manger le soir au bord du fleuve. Oui, c'était un sacré programme!
Au diable la Royauté et ses chaînes protocolaires, aujourd'hui la jeune fille s'amuserait comme elle ne s'était jamais amusée!


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Exposition universelle - 16 janvier 6

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