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 Trust in me ԓ Madame Morelia

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Kaa
Madame Morelia
✦ Libre pour RP ? : 3/3

✦ Double-compte : Jan / Ofelia / Tsurugul



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Maquerelle
✦ Pouvoir: Hypnose par le regard
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Trust in me ԓ Madame Morelia   Dim 17 Avr - 2:46
Il était une fois...

Derrière l'écran

Pseudo - M.
Avatar - Un original de Kali Ciesemier
Comment as-tu connu le forum ? - J’ai déjà trois visages dessus
Suggestion, réclamation, un petit mot ? - Arrêtez d’être aussi inspirants allons.

Mon image

Rapide portrait


Personnage de conte - Kaa, du Livre de la Jungle
Nationalité / Origine - A ses papiers français depuis 01.
Profession - Mère maquerelle
Groupe - Criminels
Pouvoir - Hypnose légère. Pourrait être comparée à un fort potentiel de persuasion. La Mère Morelia arrivera souvent à vous convaincre que sa pensée, ses idées ou même ses règles sont les meilleures à suivre, pour votre bien-être. Elle arrive généralement à ses fins et obtient la plupart de ses envies sans trop de difficultés. Néanmoins, ce pouvoir ne lui sert en aucun cas à vous avoir sous son joug le plus entier. Vous gardez le contrôle même sous influence et ne trahirez jamais votre véritable nature ni vos convictions. Si vous penchez en faveur de sa balance, vous tomberez, comme sous l’effet d’une pichenette. Ce n’est qu’une simple influence, fort pratique dans son métier, notamment pour convaincre les filles. Mais ça n’a rien à voir avec ces tours de magicien où les personnes s’agitent telles des marionnettes : cette idée la rend parfois perplexe, mais provoque bien souvent son hilarité.

particularités

Elle a pour habitude de compter les mots, c’est ainsi. Quand on lui parle, comme Casque D’Or le fait en cet instant, elle note le nombre précis dans un coin de son crâne, sans pour autant perdre le fil de la discussion. C’est un tic, depuis l’enfance – mais son enfance, elle ne préfère pas en parler. Elle aime à croire que sa vie a commencé le jour où elle a trouvé une place ici, à la Tour de la Lanterne, rue Chabanais. A cette époque, elle n’était alors qu’une putain comme les autres, aux milles origines, et à mi-voix, en attendant son tour aux sanitaires, sous le regard acéré d’un médecin payé grassement par madame Rosalie, elle échangeait les noms de ses anciennes maison de passe avec les autres, gloussant quand certaines avaient partagé la même identité – des noms de fleurs, pour certaines boutiques, de parfums, pour d’autres, ou des pseudonymes alléchant, comme Rose Bonbon ou Verve Vive.

La vie était alors bien plus simple, plus pauvre sans doute, mais au moins elle ne trottinait pas dehors, à claquer des talons sur les trottoirs comme certaines insoumises, malheureuses livrées à la police quand les contrôles judiciaires venaient à les épingler.

A sont des tas,
Qu'a plus d'appas,
Et qui n'a pas,
d'sous dans leurs bas,
Pierreuses,
Trotteuses,
A marchent l'soir
Quand il fait noir
Sur le trottoir


Mais aujourd’hui, elle est riche – et compte les mots, 7 pour la phrase d’avant, 12 pour celle que Casque D’Or vient de former, d’une voix hachée un peu tremblante. Quand elle obtiendra une phrase de dix, elle cherchera un mot composé d’une autre dizaine, et sourira. Si elle ne sourit pas, ce n’est pas bon signe. Et la fille qui lui fait face a beau être le portrait le plus demandé de sa clientèle, elle en paiera le prix. C’est cela, quand on obtient des privilèges des clients sans payer la taxe. Madame Morelia se trouve pourtant bien raisonnable. Elle leur laisse les bijoux et les lettres, les parfums, même les foulards que certains drôles, plus sentimentales que les autres – et certes, ils sont un certain nombre – daignent envoyer à leurs catins préférées. Mais la monnaie doit être divisée.

Elle ne touche que 5% de ces offrandes. 5% placés dans une cagnotte globale qui vise à améliorer les conditions de travail des filles.

Cela ne la rend pas douce ou crédule pour autant.

Une maison de passe, cela se gère d’une main ferme. Cela se dirige et cela se surveille. Surtout quand on partage un immeuble mitoyen aux autres, que malgré une réputation quasi européenne il n’y a pas un jour qui passe sans une plainte déposée à la police par les voisins récalcitrants, et qu’il faut harponner la stupide qui s’amuse à ouvrir les fenêtres, seins nus, hors des horaires d’aération, tout ça pour fumer ses maudites cigarettes.

Si madame Morelia est à peine plus âgée que les autres, du haut de ses 32 ans, elle n’est pas tant une mère pour certaines de ses pauvres filles qu’un phare, un repère, une institutrice qui frappe de la règle quand on lui manque de respect.

C’est le cas de Casque D’Or, et ses suppliques n’y changeront rien.

Madame Morelia soupèse.

10% de la taxe, pour la punir.
Ou le bain d’eau froid, pour étouffer ses ardeurs d’égoïste.

C’est selon sa prochaine phrase et discrètement, elle tapote du bout des doigts le bord de son bureau en chêne, inspirant calmement, toujours maîtresse d’elle-même. On ne la connait rieuse que lors des échanges les plus familiers. Intransigeante avec les clients, pour garder ce profil qui les fait fantasmer. La discrétion, quand on mentionne le nom de son époux. La docile, devant les officiers venus contrôler son registre et les papiers. La cancante, aux sorties mondaines auxquelles il faut parfois se plier.

Même si le beau monde, elle en voit dans sa boutique, faut pas croire.

« Je voulais juste vous faire un cadeau, Madame Morelia. » Casque D’Or hoquette.

« Un cadeau pour votre prochain anniversaire, c’était seulement une surprise. »

10 mots.

« 10%. Et je ne veux plus rien entendre de ces sottises, ma fille. Tu sais que je suis intemporelle. »


La prostituée frissonne, puis acquiesce. Elle viendra lui donner l’argent, bien sûr.

Et ne manquera plus à sa parole. Jamais.

Aujourd’hui était une bonne journée.

caractère


« 23 filles, dont 5 têtes d’affiches. Toutes ont été visité par le docteur Morel, voici les carnets et les fiches attenantes. Nous avons eu une épidémie de poux, il y a de cela deux semaines, mais fort heureusement le traitement a marché et avec un peu plus de lessive, nous avons su éradiquer le problème. Cela nous venait de l’un des petits, mais la fille l’a ramené à sa nourrice et depuis, nous n’avons plus aucun soucis. »

Le policier surveille les fiches, et tique légèrement.

« Un enfant ? »
« Le fils de Blanche. »
« Ici ? »
« Bien évidemment que non, sergent. Elle l’a vu pendant ses heures de visite. Mais sa tête était pleine quand elle est rentrée. » L’homme détaille le profil de la femme qui lui fait face. Avec son épaisse chevelure brune et ses yeux foncés, elle n’a pas le charme d’une Casque D’Or, ou la beauté métissée si fascinante de la Martiniquaise. Pourtant, quelque chose de magnétique lui fait relever les yeux, à chaque instant. Et il se racle la gorge, triturant son alliance, machinalement.

« Combien de nouvelles arrivées ? »
« 6, ce mois-ci. Pour sept départs, comme vous pouvez le constater. Elles sont dans le salon, nous pouvons aller à leur rencontre. » Mais l’homme de loi flaire l’entourloupe. Plusieurs de ses collègues se sont fait avoir ainsi. Sous prétexte de voir les nouvelles têtes, c’est la marchandise qu’ils ont fini par tâter. Avec le prix qui va avec l’épingle accrochée à leurs uniformes. Ça, et les préfets, les bourgeois et même certains nobles. Il a eu vent de certaines identités et doit faire honneur à la maison royale.

Comme à sa femme, enceinte de leur troisième enfant.

« Cela sera inutile, vous avez leurs fiches ? Les anciennes adresses ? »
« Deux me viennent de Rouen, trois du Pas-de-Calais, et la dernière est arrivée d’Allemagne. »
« Le tampon de la douane ? »
« Est apposé bien évidemment. Avec le scandale causé par cette clandestine espagnole il y a quatre mois, je prends mes précautions. Madame Rosalie ne m’a pas nommé à la succession pour que je gaspille votre temps, comme celui de la maison. »

Sourire parfait, attitude digne et non pas indolente, elle parait bien moins sévère que son ancienne maquerelle, mais ses sombres iris, à la couleur presque changeante, ne cessent de le contempler avec une dureté qui lui déplaît.

Non pas par orgueil de mâle, quoique celle-ci saurait sans doute le cajoler. Mais par cet ascendant qu’elle semble pouvoir prendre sur lui, malgré tous ses efforts.

« Y’ aurait-il un problème, sergent Dutronc ? »
« On nous a appelé, suite à une troublante déclaration basée sur le témoignage de l’un de vos voisins. »

Madame Morelia hausse un sourcil brun, comme intriguée.

« Sur quoi portait cette déclaration, la beauté de l’une de nos filles accoudées à la fenêtre ou le profil fort connu d’une personnalité publique ? Sachez que nous faisons preuve d’une grande discrétion mais ce qui se passe dans nos rues ne peut être contrôlé – »
« Votre voisin aurait entendu des rugissements. En provenance des portes du jardin donnant sur la réserve, en sous-sol. »

Si la maquerelle reste de marbre, le sergent devine sans peine qu’il vient de toucher un point qui la dérange. La faute à la fixité soudaine de son regard, ou de la crispation presque invisible de sa mâchoire. Il la domine pourtant d’une bonne tête, ce bout de femme assez commune, trop mince pour son époque, trop fragile aussi. Alors pourquoi cette impression subsiste ?

D’un imperceptible danger.

« Des rugissements ? » Répète-t-elle, soudain songeuse. « Nous avons eu un problème technique avec la chaudière qui soufflait fort. Mon mari n’ayant pu s’en charger, faute d’être mécanicien, nous avons dû faire appel à un professionnel. J’ai toujours sa note. Ce problème n’a pas dû se reproduire depuis. N’est-ce pas, sergent, qu’il ne s’est pas reproduit. »

Hélas, il doit bien le concéder. Même si rien, dans la formulation, ne laissait entendre une question.

« Et aujourd’hui, on n’entend plus rien. »

Nouveau hochement de tête.

« Voulez-vous la note de l’artisan ou ça ne sera pas utile. »
« Ca. Ne sera pas vraiment utile, madame Morelia. »
« Alors il n’y a plus aucun soucis. »
« … Non. »
« Et nos fiches sont à jour. »
« …. …….. oui. »
« Alors puis-je vous raccompagner. »
« Vous seriez très aimable. »

Un sourire se déchire sur le marbre de la femme. Et la pince sur sa nuque se fait à peine moins forte. Plus tard, ses tempes bourdonneront faiblement, ce qui obligera son épouse à charger son lait chaud de rhum pour faire passer le mal plutôt que d’appeler le médecin. En attendant, le trouble s’agite en lui. Une vague nausée, comme celle qui lui vient aux abords des falaises. Et la pression sur son crâne se fait main insistante, pour le faire basculer.

« Il se fait tard et votre service se termine bientôt il me semble. Ne trainons pas. »

A nouveau il opine du nez et, presque contrit, se dirige d’un pas peu rassuré vers la porte épaisse qui les sépare de la rue. Il ne supporte pas cette odeur de parfums et de poudres à visages qui surchargent l’atmosphère des filles en attente de viande. Et toutes rangées dans leurs literie en cercueil ou bien assises sur les coussins des différents salons, lui semblent une meute prête à charger l’intrus, à le mettre en pièce.

Confusément, il pense aux sirènes des mythologies grecques et jette un regard en arrière, la main sur la crosse de son pistolet. Agissant comme un animal traqué, bien plus qu’en homme de loi. A croire que le sort que Madame Morelia vient d’user pour influencer ses décisions a déverrouillé des portes en lui, agissant par instinct de préservation autant que par contrecoup.

« Ça ne sera pas utile. Revenez nous voir quand bon vous semblera. » Chuchote-t-elle, douce, à son oreille. Avant de le mettre dehors.

Et tandis que le sergent repart, après une dernière hésitation sur le seuil, Madame Morelia s’en retourne à son bureau, claquant les fiches sur son sous-main, avant de ranger les dossiers dans son placard, fermé à double-tour.

Comme aurait dû l’être la cave, il y a presque deux semaines de cela.
Comme aurait dû l’être la grande gueule tigrée de son hybride de mari.




passage sur la piste


Il était d’un autre continent, la peau mate et les yeux bleus. Elle faisait ses passes dans une maison roumaine, bien moins luxueuse que les demeures parisiennes. Ils se sont aimés aussi froidement que le pouvaient deux criminels sur la sellette. Prêts à sombrer dans l’oubli, au détour d’une ruelle. Elle ne pouvait avoir d’enfants, lui avait d’autres projets de vie. Ils se sont mis à voyager, pour ne jamais se faire attraper. Elle l’appelait sa brute. Et lui la laissait écarter les cuisses pour d’autres. A croire que le sexe, entre eux, avait surtout une valeur marchande. Ca ne les empêchait pas de faire l’amour. Aussi souvent que le maquereau ou la maquerelle le leur permettait.

Elle ne devint jamais une tête d’affiche mais elle fut toujours bonne travailleuse, malgré une tendance inexplicable à la paresse de bon matin. Lui persévéra dans ses folies d’hybridation, y voyant là l’avenir, plutôt que chez les inventeurs. Faute de moyens, ils ne parvinrent jamais à fouler le continent japonais. Mais ça ne l’empêcha pas de se lier avec quelques connaissances spécialisées. Au corps aussi anéanti et animal que l’hybridation pouvait le permettre.

Il se voulait tigre. Elle, n’était qu’un oiseau sans chanson, dans des cages étroites ou bien dorées. Elle étendait ses ailes, laissait les clients voler sur son corps et certains soirs de la semaine, retrouvait la couche de son homme, lui embrassant les épaules, sans jamais mentionner les passes ou la maison close. C’était interdit. Ca, et faire le trottoir. Elle avait assez donné d’être clandestine.

Puis ils trouvèrent la France. Lui, un métier de ramoneur. Elle, une place de sous-maitresse chez madame Rosalie. Une véritable aubaine, pour une fille aussi vieille – après tout, elle approchait des 27 ans. Mais elle était mariée, et sans enfants, et la maquerelle voyait en elle une succession efficace, obéissante, digne de son règne. Elle tenait la tour de la lanterne de sa propre mère mais la lignée s’était arrêtée à son ventre stérile. Dans ce handicap les femmes s’étaient reconnues.

Sans se plaire, pas de ça ici.

Madame Rosalie gérait les filles. Héloïse les éduquait. Pablo changeait. Se montrait à la fois plus distant et plus impulsif, sans sombrer dans la violence absurde qui maintenait leur monde – il ne la frappait jamais sans raison, et ses claques étaient toujours méritées.

Elle voulait qu’il abandonne ses rêves, mais maquereau, ça ne le tentait pas tant que ça. Ils se savaient différents, sans être incompatibles, clairement pas des âmes sœurs, avant tout des partenaires assez efficaces pour persévérer sur la durée. Malgré les chemins pris, maquerelle pour l'une, félin pour l'autre, mais ils ne se séparèrent. A chaque instant, elle put compter sur lui, même dans ses obligations de discrétion. Et lui put compter sur elle, un soir de novembre 04.

Quand l’hybridation le renversa.

~

« Le délirium a atteint la ville mais avec le confinement sanitaire, aucun client malade n’a su franchir les portes de la tour. Les filles n’ont rien à craindre, moi non plus d’ailleurs, si tu t’inquiètes. »

Va-et-vient, du brandy dans son verre, de ses yeux sur les barreaux. Va-et-vient, certainement plus entre ses cuisses, et ça depuis des années. Pas de manque ceci dit. A trop bouffer des bonbons, on finit par avoir les dents gâtés, la langue engourdie. Dans son ventre, c’était la même indolence de faignasse. Elle se pardonnait ce péché là.

« La reine partira vers le Brésil, après son congrès auprès d’autres dirigeants. Je n’ai que peu suivi l’actualité, en ces temps troubles. Les hommes ont peur. La peur leur coupe la chique. Ce n’est pas bon pour les finances, mais on se maintient. »

Va-et-vient, de sa tête légèrement. De son pied, de la pointe de sa semelle. Souffle écrasé dans son corset, elle parvient tout de même à rire. Un rire sans joie.

« Casque D’Or est enceinte. Pas besoin de la faiseuse d’ange. Sa mère s’en chargera. Ca, et une pension. Elle l’a promis. Je lui laisserai peut-être la première taxe. En signe de bonne entente. Après tout, le médecin coûte moins cher que les services de La V- »

Un rugissement.
Le va et vient a stoppé. Dans le verre, dans la tête. Dans son cœur aussi, brusquement arrêté. Puis qui repart, à ses sourcils froncés. Héloïse manque de se troubler. Puis sourit, presque fière.

« Ca te déplait toujours, quand je parle de cela. Mais c’est la seule chose qui te fait réagir, maintenant. A force de tourner en cage. »

Le va-et-vient a des yeux mordorés. Gueule béante pleine de crocs. Odeur de fauve et il a bien fallu aérer. Mais quelqu’un a peut-être entendu le rugissement. Il lui faut fermer les portes de la cave au plus vite.

Le tigre, lui, ne s’échappera pas.

« Ca t’apprendra à délaisser ton mariage. » Murmure-t-elle avant de se relever. Défroissant le taffetas de sa robe, surveillant la mise en place de sa coiffure. « Je dois sortir. Un investissement, pour le loyer. Je doute que la propriétaire tienne longtemps avant de me le céder, ce maudit immeuble. Il me tarde de le racheter. »

Pour en faire quoi ? Elle n’a aucune lignée à laquelle le céder, mais revendre un tel établissement pourrait lui assurer des jours heureux. Ou le prix d’une salvation à obtenir vers l’Est. Là où les hybrides sont conformes à la tradition. Et ne se laissent pas maitriser par leur pouvoir, au point d’arborer cette nouvelle et sauvage identité.

Héloïse renifle l’air.

« Cela, au moins, ne change pas de nos matinées. Ta gueule empeste. Ton poils aussi. Et cesse de te vider près de la porte. Cela ne facilite pas le travail pour nettoyer ta litière. Bête stupide. » Le ton est pourtant attendri. Et tendrement elle caresse l’un des barreaux.

Avant que la patte ne siffle l’air, menaçante.

« Bonne journée à toi aussi, chéri. » Se moque-t-elle, avant de s’éloigner. « Et à demain, si tu es sage. Pense à manger. »

Y’a-t-il une conscience d’homme qui frappe dans la tête de son tigre ? Elle l’ignore, Héloïse. Mais sait au moins une chose.

Cette cage la protège de la crainte qu’il lui inspire. Cette cage est son seul salut, puisque l’hypnose n'y peut rien.

Mais la situation est encore gérable, tant qu’il ne sillonne pas les rues de Paris. Et elle a encore beaucoup à faire, la maquerelle, dans cette jungle de froufrous, de désir de mâle, de papiers, de règles, de passes, de trottoirs et de chemins qui s’entremêlent.

Des tas de vies à engloutir, ou à disposer. Pour mieux assurer la sienne.

(c) fiche crée par rits-u sur epicode


Dernière édition par Madame Morelia le Mar 24 Mai - 8:17, édité 2 fois
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La kitsune
Hanako Hayashi
✦ Double-compte : Chester/Friedrich/Alexender/Nikolas Klaus/Kay/Hideo



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession:
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MessageSujet: Re: Trust in me ԓ Madame Morelia   Dim 17 Avr - 10:35
Re-bienvenue à toi.

J'aime le choix du personnage de contes. (Friedrich n'est plus le seul serpent. o/) Je trouve ton pouvoir bien avec les limites qu'il faut à ce genre de pouvoir qui, en général, me font un peu peur.

Je retrouve bien le Kaa dans ta fiche. Et ton homme qui a succombé à son hybridation héhé. Tennö approuve. Sinon je trouve que l'univers des maisons close est très bien respecté. J’aime du coup.

PS : Hanako aime ta maison et ta profession, mais pas pour y travailler pour Madame.

Amuse toi bien et à bientôt je pense. ~


❤ La kitsune ❤
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Kaa
Madame Morelia
✦ Libre pour RP ? : 3/3

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✦ Pouvoir: Hypnose par le regard
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Trust in me ԓ Madame Morelia   Dim 17 Avr - 11:51
merci hanako ! hâte de te croiser en jeu pour officialiser notre petit lien d'amour <3




Je domine les montagnes et me dirige vers Babylone
Je perdure dans le temps je me sens Sphynx


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La belle au bois dormant
Ronce de France
✦ Libre pour RP ? : 1 place libre.

✦ Double-compte : Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Ragnar Mjöllnir, Orendi


MessageSujet: Re: Trust in me ԓ Madame Morelia   Dim 17 Avr - 20:49
Re-bienvenue.

Avec l'Apollonide dans la tête, visionné il y a quelques jours, je pense que j'étais en parfaite condition pour lire cette fiche. On retrouve tellement l'ambiance des maisons closes de ce siècle, ce clinquant masquant le dur labeur des filles, ce théâtre typiquement parisien. Je n'aurais pas imaginé Kaa ainsi, mais le parallèle se fait tout en langueur au fil de la fiche. J'ai adoré. (et je veux en savoir plus sur ce Shere Kahn)

Je me suis permise de te mettre en violet vu que les maisons closes, la prostitution aussi réglementée était, à l'époque, tout à fait légal.

Amuses-toi donc à fond sous cette nouvelle peau ! :aristo:



© Avatars par Ofelia et leurs auteurs respectifs.

♔ Reine de France ♔
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Kaa
Madame Morelia
✦ Libre pour RP ? : 3/3

✦ Double-compte : Jan / Ofelia / Tsurugul



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✦ Profession: Maquerelle
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MessageSujet: Re: Trust in me ԓ Madame Morelia   Dim 17 Avr - 20:51
ronce, je te fais mille bisous ! c'est vrai que j'ignorais si les maisons closes étaient tout à fait acceptées alors j'ai plongé vers les criminels mais le violet me sied merveilleusement bien au regard huhu. j'ai vu aussi que tu as changé mon adresse mail et je te fais des câlins pour ça parce que c'est super pratique !

je fonce m'éclater avec ma maquerelle sur ton forum, au plaisir de croiser son altesse royale au détour d'un rp (sisi, juré, t'auras besoin de moi avec kay, on va s'amuser)




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MessageSujet: Re: Trust in me ԓ Madame Morelia   
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Trust in me ԓ Madame Morelia

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