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 Un geant et un loup rentrent dans un cabaret...

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Paul Bunyan
Clarke O'Callaghan
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Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Chef du Cabinet Fédéral de la FEA et gouverneur du Michigan
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MessageSujet: Un geant et un loup rentrent dans un cabaret...   Dim 17 Avr - 5:24




Janvier de l'An 06



Réception, champagne et fine bulle, voilà quel était le programme d’un gouverneur à la veille de l’aube de l’Exposition Universelle. Affublé de son costume taillé sur mesure, Clarke se sentait fort mal à l’aise, comme une ampoule mal visée. Son nœud papillon horriblement serré, remercions sa charmante épouse aux doigts d’acier, l’étouffait plus qu’autre chose. Ou était-ce la pièce saturée de monde, qui lui donnait cette impression. Bref, il ne se plaisait pas dans ce type d’événement, où les « madame la marquise » était de rigueur. Mais alors pas du tout.

Sa flûte à la main, le géant était en compagnie de ses conseillers et de quelques rares investisseurs étrangers venus sonder le ventre de l’Amérique nouvelle. Après tout, ils étaient là pour fêter la fin des travaux sur le pavillon américain. Et nombreux étaient les curieux, venus tirer les vers du nez du gouverneur, sur ce que renfermait le fameux « Pentagone » d’acier construit par les ingénieurs américains. Si pour certains le bâtiment pouvait cruellement manquer d’esthétique, le natif du Michigan n’en démordait pas, ceci était le chef-d’œuvre de toute une nation. Le nouveau visage de l’Amérique, disait-il !

La soirée continuait inlassablement sous les rires et les discussions. Le barbu passablement assommé par la soirée monotone, avait l’idée en tête de s’éclipser en toute discrétion. Ses conseillers pouvaient très bien gérer les affaires en son absence. Pour l’heure, il lui était nécessaire de changer d’air le plus vite possible. Délaissant aimablement sa compagnie, sous prétexte de la fatigue, Clarke se dirigea vers l’arrière du hall de réception, commandant au passage à son assistant Alden de lui commander un fiacre pour le ramener à l’hôtel particulier de la délégation américaine.

Une fois sortie, le blond se précipita sur la voiture, non sans regarder derrière lui. Il y avait-il quelqu’un qui le suivait ? Quelle idée saugrenue, qui voudrait s’approcher d’un géant comme lui. On le prenait plus pour un mangeur d’homme ou un rustre en apparence, du moins en dehors de l’Amérique. Finalement, le géant à lunette se ravisa en voyant le compartiment effroyablement petit.

« Cocher, finalement je prendrais mes deux jambes pour marcher.

Vous êtes sur monsieur le gouverneur ? La nuit comme ça ? Cela pourrait être dangereux…

Ne vous inquiétez pas pour moi, je garde toujours mon Colt sur moi au cas où. Rentrez mon brave, vous allez prendre froid. Ah ! Tenez, voilà pour vous, pour le déplacement.


L’homme tendit quelques pièces à l’attention du travailleur.

Comme vous voudrez, monsieur le gouverneur, à votre service.

Sans attendre plus longtemps, le fiacre s’en alla, laissant Clarke dans la pénombre sous la lueur faible des lampadaires. Ce dernier marcha de longues minutes, tournant en rond comme une bête affolée. Diable ! Qui pouvait bien le suivre à cette heure ? Finalement, le barbu décida de disparaître des trottoirs pour rentrer dans le premier établissement encore ouvert à une heure avancée. « Le Moulin Rouge », le nom sonnait joliment dans l’oreille du gouverneur, qui espérait trouver de quoi se remplir, voire se désaltérer le gosier. En même temps, on ne nourrit pas un géant avec des tartelettes et de vin pétillant, que croyez-vous ?


Dernière édition par Clarke O'Callaghan le Sam 23 Avr - 22:49, édité 1 fois
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Ludwig Ritter

MessageSujet: Re: Un geant et un loup rentrent dans un cabaret...   Ven 22 Avr - 0:56
La France.
Paris.

Je me rappelle qu'avant le Réveil, le pays et sa capitale, faisait figure de paradis merveilleux. Les exilés parqués dans les différents ghettos allemands propageaient cette image de perfection et de joie de vivre qui délaissait chaque année un peu plus mon pays. Nous nous figurions alors que chacun vivait dans un château digne ou un petit Louvre comme sur les peintures emportées. Les femmes avaient sûrement les joues roses, le visage avenant et la bouche gourmande. Les seins si engoncés dans leur corset qu'ils en débordaient devaient difficilement tenir au creux de la main. Naturellement, l'exil avait renforcé le fantasme auprès des habitants sauvés de la magie mais relégués à un statut de parasite bien souvent. Ce fantasme d'une terre promise les aidait assurément à continuer. Cette utopie, conjointement à une Autriche-Hongrie qui bénéficiait d'un traitement similaire dans l'imagerie populaire, tenait chaud aux soldats et encourageait parfois à déserter. "Ailleurs, ça ne peut être que mieux". Combien de fois m'étais-je moi-même répéter ces quelques mots durant mes années de service ?

La France.
Paris.

De mes camarades exilés dans ce paradis promis, j'avais recueilli les premières déceptions, les premières réalités. Non, la France n'était pas ce pays de Cocagne que nous espérions tous. Non, les femmes, à la fois plus libres et plus prisonnières, ne vous embrassaient pas à tous les coins de rues. Mais oui, il subsistait encore dans ce pays, un ciel bleu non souillé par les hautes cheminées des usines. Une sorte d'espoir planait encore dans l'air. Même moi, plongé dans les quartiers pauvres de la cité, mon porte-monnaie subtilisé par des petits doigts agiles, je me laissai emporter par ce courant. Nous, Allemands, oublions dans les méandres de nos guerres internes que le pouvoir lointain et ses désirs n'avaient pas à régir nos vies en continue. Nous rejetions souvent la faute sur notre gouvernement sans pour autant nous rassembler dans un même élan. Ici, la volonté de se sortir des années d'isolement et du retard unissaient le pays. Chez nous, peut-être devrions-nous retourner nos armes contre nos maîtres capricieux.

Laissons-la mes velléités révolutionnaires, chers Lecteurs.

Dans l'attente de l'ouverture de l'exposition française, j'arpentais les rues de sa capitale pour recueillir différents avis sur le sujet mais aussi pour appréhender moins subjectivement la vie ici. Un gamin, alors que je m'apprêtais à pays son camarade pour une feuille de chou locale, m'avait purement et simplement pris des mains tout l'argent dont je disposais sur moi. L'audace me laissa autant stupéfiait qu'admiratif. Si bien que je ne lui ai pas donné la chasse mais que j'ai éclaté de rire. A gorge déployé. Les crocs. Mettons que le "vendeur de journal", celui qui distrayait le client dans ce genre de vol organisé, en aura eu pour la peur de sa courte vie. D'ailleurs, nous avons mis les bouts chacun de notre coté. Pourquoi fuir me demanderez-vous, chers Lecteurs ? Parce qu'un imbécile de cureton a soudainement décidé de me prendre pour un démon et m'exorciser en latin. Certes, il n'avait aucune chance que son baragouinage ne donne quoique ce soit. Il attirait toutefois bien trop l'attention sur moi.

Je me perdis donc dans Paris. Mon hôtel à l'autre bout de la ville, proche du terrain de l'exposition pour m'y faufiler dès l'ouverture et y rester jusqu'à la fermeture constituait mon seul repaire. A défaut d'argent, j'arpentais la ville les mains dans les poches, chapeau enfoncé sur le crâne et cigarette à la bouche. Une belle manière de découvrir la cité. Du moins jusqu'à ce que mon estomac ne se plaigne. J'alpaguais alors un fiacre que je convainquis de m'emmener jusqu'à l'hôtel où je réglais la course.

Dans ma chambre, coquette au demeurant, je passai l'obligatoire tenue de soirée pour un dîner auprès du directeur d'une maison de presse dans laquelle j'avais publié certains articles. Je détestais copieusement le conformisme obligatoire dans la tenue masculine, bien que l'air français redonnait un peu de personnalité à l'obligatoire chemise plastronnée, gilet et noeud papillon blanc, la queue de pie et pantalon étroit noir. Ainsi, j'avais substitué à l'uniforme protocolaire une cravate lavallière avec une belle épingle à cravate offerte par mon aîné à noël et un gilet en brocard clair. Avec soulagement. Vous n'imaginez pas l'horreur que c'est de retirer un noeud papillon avec des griffes...

La soirée en elle-même m'avait paru d'un ennui mortel. J'avais été présenté à une dizaine de gens inintéressants mais qui, par masturbation intellectuelle, adoraient m'expliquer mes propres articles en les décortiquant avec plus d'empressement que le corsage de leurs épouses. J'en suspectai un de vouloir m'entraîner dans une "soirée entre hommes" tant il insistait à me faire découvrir le hammam installé dans son hôtel particulier. Le sous-entendu manquait d'élégance si bien qu'il me fallut un certain contrôle sur moi-même pour lui éviter mon poing dans la gueule. Je m'esquivai néanmoins de la discussion pour me concentrer sur d'autres personnes dont les noms garniraient mon carnet d'adresses de manière plus intéressante. Non sans noter le détail sur le gaillard. Qui savait ce qui pourrait me servir plus tard dans un article ? Après cet intense professionnalisme, j' avais pris congé sous prétexte d'un réveil matinal.

Voir Paris de nuit, les mains dans les poches et à pied avait une certaine saveur. Mes pas me traînèrent rapidement dans une rue plus "chaude". A l'origine, je me figurai découvrir la fameuse "Tour de la Lanterne" dont j'avais entendu parler dans certaines rumeurs. A la place, ce fut un certain "Moulin Rouge". Je troquai un bordel contre un cabaret. Si les services des premières employées avaient un charme indéniable, les secondes avaient un intérêt professionnel. Connaître les étoiles montantes des cabarets permettaient de reconnaître les futures maîtresses des riches hommes d'affaires. Les deux ne se dissociaient que rarement. Le journaliste ne rôdait jamais loin de ce genre de potins. Pas que les histoires de fesses d'un directeur d'entreprise, d'un politicien ou d'un aristocrate me branchaient vraiment, mais le microcosme adjacent, les secrets enfouis, les jalousies, les querelles entre "gentlemen", les satires d'artistes y prenaient souvent naissance.

La salle bien pleine, je m'installai au bar tranquillement et commandai, après une certaine hésitation, un whisky avec une belle robe ambré. Un pianiste égrainait quelques notes qu'une jeune demoiselle blonde au corsage particulièrement garni s'empressait de décorer d'une voix mélodieuse et enjouée. Les paroles racontaient, en résumé, son histoire depuis le départ de sa cambrousse natale, sa montée dans la capitale pour y devenir une dame et des déboires auprès d'hommes un peu trop empressés. Elle rencontrait finalement le pianiste mais surtout le chant, le seul amant auquel elle voulait bien se donner avec déraison. Elle enjoignait ensuite le public à chercher à la convaincre que la gente masculine avait bien plus d'attrait. Un peu distrait par les atouts de la chanteuse, je n'aperçus pas l'homme prenant place sur le tabouret adjacent au mien.

Pourtant, le loustic prenait de la place et ne passait guère inaperçu. Son visage ne m'était pas inconnu. Il me fallut néanmoins jeter un coup d'œil à mes notes pour remettre le géant à sa place. Un gouverneur américain, rien que ça ! Nos regards se croisèrent alors. Logique, je le dévisageai depuis presque trente seconde sans détourner le mien. Je levai mon verre vers lui, avec un sourire poli - crocs cachés -, symbole universel de l'excuse jovial quand on squattait le même comptoir.

- Ludwig Ritter.

Me présentai-je ensuite, avec une petite inclinaison du chef.

- Avez-vous fui vos obligations, Monsieur le Gouverneur ?

Lui demandai-je avec taquinerie.
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Paul Bunyan
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MessageSujet: Re: Un geant et un loup rentrent dans un cabaret...   Mar 3 Mai - 21:41




Janvier de l'An 06


Dès les premiers pas à l’intérieur du cabaret, l’américain eut l’impression de débarquer dans un tout autre univers. Il venait à peine de passer le pas de porte du vestibule, que déjà, une atmosphère attirante et délectable fit tourner la tête du gouverneur. Une jeune femme en tenue osée pour ne pas dire indécente, l’accueillit et le délesta de son manteau pour le ranger avec les autres, derrière un rideau. Clarke ne manqua pas d’admirer inopinément les jambes de cette dernière, qui apparaissaient furtivement derrière les pans de la robe fendue. Ce qui, bien évidemment, ne laissa pas le quadragénaire indifférent. Il avait beau être marié, il n’en restait pas moins homme après tout…

Bientôt, la demoiselle remarqua le regard baladeur de Clarke et le lui rendit par un malicieux, qui jeta le gouverneur dans l’embarras. D’un raclement de gorge, l’ancien mineur reprit de sa consistance avant d’entrer dans l’enceinte principale du Moulin-Rouge, accompagné par le « passez une agréable soirée » de celle qui l’avait accueilli. Apparemment, il était loin d’être le seul individu venu se soulager dans l’ambiance voluptueuse des lieux. Certains se laissaient bercer par les bras d’une donzelle, tandis que d’autres écoutaient d’une oreille distraite le chant d’une demoiselle. Leurs yeux dévorant le corps de cette dernière.

En ce qui concernait l’américain, le barbu se dirigea vers le comptoir, non sans se rincer l’œil en direction de la chanteuse. Pendant un moment, Clarke pensa devoir prendre deux sièges pour s’asseoir. Mais heureusement pour lui, le meuble supporta son poids de mastodonte, pour son plus grand plaisir. Quelques minutes plus tard, le blond se retrouvait avec une « grande » pinte de bière dans la main. Toutefois, un simple verre ne lui suffisait pas. Non, Clarke voulait se remplir la panse. Aussi, il négocia auprès de l’hôtesse du bar, monnayant bonne somme, un repas de derrière les fagots à la hauteur de son appétit. Et dans l'attente de sa gamelle, l'américain se mit à regarder goulûment sa bière blonde au parfum floral. De longues gorgées de bonheur, voilà ce qui attendait le gouverneur. Toutefois, quelque chose trouble ce moment de plénitude, puisque Clarke se surprit à reposer son verre à mi-chemin. Ce dernier sentit que son voisin de comptoir lorgnait de l'œil sur sa personne. Perturbé par la situation, le géant se tourna vers l'individu en question qui se contenta de lever son verre, le visage empreint de jovialité. En bon gentleman, Clarke lui rendit la politesse et leva à son tour son verre ou vase.

- Clarke O'Callaghan, répondit le gouverneur avec un sourire affable.

Pourtant, son sourire fut de courte durée. Un peu plus et Clarke s’étouffait avec sa bière, si ce dernier avait tardé à s’adresser à lui. Comment pouvait-il être au courant de son identité ? Prudence, les murs avaient des oreilles, en de tels lieux. Aussi, l’homme haut comme sept nains retourna sa réponse, avec le même trait d’humour dont avait fait preuve son interlocuteur.

- Si par obligations, vous entendez, plaire à ces messieurs les marquis. Dans ce cas, je plaide coupable… En toute franchise, je ne suis pas grand amateur pour ce genre de réception.

A quoi beau mentir ? Rien ne servait de se cacher, lorsque l’on est prit, la main dans le pot de confiture. Le géant se rapprocha donc de son nouveau compagnon de comptoir, sortant au passage sa tabatière et du papier à rouler. Il se mit alors à rouler son tabac de Virginie, pour en faire un petit cylindre régulier, qu’il porta à sa bouche.

- Vous voulez une ?demanda le géant, tandis qu’il présenta la réserve de feuilles et le papier blanc à son voisin.

Puis il attrapa une allumette, qu’il craqua, afin d’allumer sa cigarette. Le barbu tira une longue bouffée. Ensuite, il laissa la fumée s’échapper et se dissiper dans l’air. Pendant un instant, Clarke se sentait redevenir l’homme qu’il était auparavant. C’est un dire un cul crasseux. Finalement, l’alcool et le tabac n’étaient pas suffisants pour lui faire oublier la réalité. Il resta pensif quelques secondes, qui parurent interminables, avant de se revenir sur terre.

- Monsieur Ritter ? Ludwig ? Comment dois-je vous appeler ? Pour ma part, appelez-moi par mon prénom si cela vous chante, je préfère cela à mon titre de gouverneur. Pas que je n’aime pas cela, seulement, je ne suis pas venu ici en tant que gouverneur. Aussi, vous et moi sommes tous deux des hommes nés sous le même ciel. Alors pourquoi s’imposer une hiérarchie.

Si son secrétaire l’entendait, celui-ci l’aurait sermonné pendant des heures sur l’image que Clarke devait véhiculer auprès du monde. Hors, ce dernier n’était pas là pour lui rappeler et encore moins pour lui tirer les oreilles. Pour l’heure, le géant était une personne lambda, il s’en portait très bien d’ailleurs. Au diable le protocole, ce soir Clarke était redevenu simple citoyen américain.

- Si je ne me trompe pas, vous n’êtes pas français ? Vous et votre accent ne semblez pas être du coin. D’ailleurs, si vous le voulez bien, pouvez-vous me dire qui vous êtes ? Vous n’êtes juste un amateur de whisky, pour savoir mon statut, je me trompe ?

Derrière ses petits binocles, le géant lançait un regard profond à l’individu et son verre de whisky. Clarke en profita pour terminer son verre, avant de faire une proposition.

- Je serais curieux d’en apprendre un peu plus sur vous. Aussi, accepteriez-vous de partager ma table pour une collation frugale ? Nous pourrions échanger plus amplement, si vous le souhaitez.

Frugale était un mot fort léger, en comparaison au repas de pachyderme, qui s’apprêtait à sortir des cuisines du Moulin-Rouge. Mais cela était bien égal à l’ancien mineur, du moment où il en apprenait plus sur son voisin de comptoir. En attendant, un fumet de viande rouge remonta aux narines de tous, mêlé aux arômes d’alcool et à la voix de la demoiselle sur son perchoir. L’exaltation des sens était là.
 


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MessageSujet: Re: Un geant et un loup rentrent dans un cabaret...   Mar 12 Juil - 21:21

L'Allemand accepta l'invitation du gouverneur. Les deux hommes discutèrent longuement, pour ainsi dire toute la nuit. L'alcool coula à flot dans les gosiers, cheminant gaiement dans leurs veines, les grisant. Jusqu'à l'euphorie, jusqu'à la franche camaraderie, jusqu'à la cuite monumentale qui se solda, au matin, par une migraine qui n'émoussa pas, pour autant, le lien tissé entre les deux compères. Les deux hommes se séparèrent bons amis, chacun emportant avec lui son lot de souvenirs de cette nuit mouvementée.

RP terminé


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MessageSujet: Re: Un geant et un loup rentrent dans un cabaret...   
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