The Hawke Eye State

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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Mar 3 Mai - 21:45



Coupure de journal du Washington Post
datant du 14 février 06.
-Gros Titre-


L'Amérique à l'Heure Austro-Hongroise

Le 14 février 06, l'Empereur d'Autriche Hongrie, Friedrich Franz Edelstein et son épouse Zahnfee V. Edelstein s'invitent à Steamtown pour annoncer triomphalement l’avènement de leurs "colonies" autro-hongroises. En effet, les états de Californie, du Nevada, de l'Utah, du Wyoming, du Nebraska et du Kansas ont rallié la bannière de l'Empire. La délégation impériale a entamé un voyage protocolaire afin de visiter chacune de leurs nouveaux protégés. Car c'est bien de cette manière que se voient les deux dirigeants : des parents protecteurs qui veillent sur leurs différents enfants avec bienveillance, leur permettant de trouver leur propre voix et de briller par leurs propres spécificités. A cet image, la ville de Steamtown dirigée par le maire Alice Liddel, Lady protectrice des androïdes qui a transformé cette ville sinistrée en refuge pour le gens de sa nature et qui...



Coupure de journal du New York Times
datant du 14 février 06.
-Gros Titre-


L‘invasion du vieux continent

Le vieil oppresseur européen aurait-il la prétention de reprendre la liberté si chèrement acquise des américains ? Non ! s‘en défend l‘Empereur d‘Autriche-Hongrie qui se voit comme un père pour les états qu‘il a pris sous son aile et non comme un colonisateur. Ainsi, lui et sa femme souhaitent préserver l‘histoire, le patrimoine et les vertus de chacun de leurs « enfants ». Alors, véritable opération bienveillante ou calcul savant d’un futur dictateur ? Malgré le discours éclatant du nouveau Père du Peuple américain durant la cérémonie d’investiture de ses colonies à Steamtown ce 14 février, les tractations avec les différents gouverneurs ayant ratifié leur allégeance à ce vieil empire, ont été sournoisement effectuées dans l’ombre, à l’abri de toute transparence. On peut se demander , à juste titre, ce qu’a vraiment promis Friedrich Franz Edelstein à ces politiques avides. Les promesses d‘un bonheur utopiste sous le règne des époux impériaux sont belles. Pour autant seront-elles tenables ?…


Les coupures de presse, soigneusement découpées, rejoignent une série d'autres, alignées consciencieusement dans leur rang d'oignons de colle. J’aime les collections bien ordonnancées. Friedrich a du rependre le chemin du vieux continent, pressé par une urgente affaire. Je jouis seule désormais des retombées de notre formidable annonce. Quelque soit l’impact sur les consciences, notre prise de position brutale aux Etats-Unis -Etats-Désunis seraient plus juste-, que certains qualifient de « hold-up » a fait grand bruit. Déjà nos opposants désorganisés tentent de redresser la barre et de ne pas ployer sous la marée.
Je me gausse de notre réussite, c’est qu’elle prend racine dans un désir profond de protéger les miens : Pitt, Alice, et même ce crétin d’Alexender n’ont que trop souffert de l’oppression de ces nouveaux nababs, qui après avoir chassé l’oppresseur européen sous couvert de liberté, la bafoue en s’auto-désignant rois de quartiers. Des chefs de gangs, des brutes, des arrivistes sans ordre, ni discipline… c’est tout ce que sont ces cowboys, ces fondateurs de ligues, de groupuscules et de cabales, ces politiques qui nous ensevelissent sous le courriers et les invitations à diner.
Alice mérite Steamtown qu’elle a assaini et reconstruite de ses mains.
Pitt est le fondateur légitime de l’utopie de New-Wonderland.
Et je veillerais à ce que les artistes, les indigènes, les androïdes, les apatrides et les sans-loi, trouve leur foyer entre mes bras.
Moi Zahnfee V. Edelstein, Imperatrice et diplomate austro-hongroise.
Femme de nulle-part et fille de chaos.
J’ai désormais un chez-moi, et il est votre mes enfants…

D’un bref mouvement de coupe-papier, j’éventre une missive de Matthew Jameson, gouverneur de l’Iowa, qui aimerait nous inviter moi et mon Fantôme à passer quelques jours en sa demeure pour nous faire visiter son « Hawke Eye State ». Il est notre voisin -et notre rempart contre la Fédération. Quelle malapprise je ferais si je n’honorais pas cette généreuse invitation ?




Iowa
Des moines, Capitale de l’état.
Manoir des Jameson
Par une fin d’après-midi de mars.


Mon arrivée à Des Moines fut fracassante dans une certaine mesure. J’avais répondu à Jameson à l’affirmative, sans préciser que Friedrich ne serait pas des nôtres. Aussi le pauvre homme fut quelque peu décontenancé de me voir descendre seule avec mon secrétaire particulier, mes deux gardes du corps et mes trois caméristes. Il avait mobilisé toute la pompe de la ville pour un empereur et il fut bien obligé de ne pas perdre la face devant sa seule épouse.

J’avais su soigner mon entrée tout en soulignant que je représentais mon époux en toute autorité.

A présent que mes gens et moi-même sommes rafraichis et disposés, nous rejoignons les convives de Mr. Jameson et de sa femme Veronica. Ces deux là sont ce qu’on s’imagine typiquement de fermiers ayant fait fortune de leurs bêtes. Jameson est un des propriétaires terriens les plus riches de l’état et possédait un ranch pourvus de magnifique chevaux qu’il me promet de me montrer au plus tôt. Grand et trapus, le cheveux châtain délavé aussi rare que sa moustache est fournie, il porte sur le visage les marques burinées d’une vie au soleil. Il ne parait pas bien intelligent mais je le soupçonne d’être un homme d’affaire redoutable et un fin politique sous ses airs rondouillards inoffensifs. Il n’est pas arrivé à la tête de cette région sans avoir du nez. Il a du être musclé dans le temps mais sa quarantaine prospère l’a rendu plus bedonnant qu’imposant. Sa femme lui est parfaitement assortie : une forte donzelle aux hanches larges, au roux incertain et aux joues roses poinçonnées de son, qui ne force sur aucun de ses sourires. Ils ont une tripoté de gosses qui gambadent sur un large éventail d’âges. L‘ainé, Philip, ne doit pas avoir plus de cinq ans d’écart avec moi et me jette des regards troublés d’adolescent en émois.
Amusant.
Afin de ne pas les écraser avec une tenue de soirée trop luxueuse, j’ai opté pour une « evening dress » sage, d’un crème respectable qui ne fait que ressortir mon teint de lait et ma blondeur.

Tenue de Zahnfee:
 

Je suis magnifique, il faut bien l’avouer.

- Votre majesté impériale
,
fait Jameson en m’annonçant sans pudeur, ponctuant son salut d’une révérence, vos quartiers vous plaisent-ils ?

J’ai connu plus petit, j’ai connu plus grand. J’ai connu la belle étoile aussi. On ne va pas faire la fine bouche !

- Ils sont agréablement ensoleillés, c’est un plaisir d’avoir une vue si belle.

La demeure de Jameson est typique des vastes maisonnées coloniales américaines, à larges fenêtres et colonnades blanches. Le coté craquant du bois donne de la vie au lieu, somme toute coquet. Le tout est meublé richement quoique avec un certain style « plouc » caractéristique de ces campagnards qui n’ont jamais vraiment su abandonner les motifs à carreaux en devenant bourgeois.
Flatté, somme toute, Jameson se propose de me chaperonner et de faire quelque présentations.

- Cela doit vous dépayser ! Venez donc avec moi, ma chère, j’aimerais vous présenter quelques grands contributeurs à l’identité florissante de notre état : on nous baptise le grenier de l’Amérique, savez-vous ?

- Oh, vraiment ? Dis-je faussement impressionnée.

Flattons la bête. Après-tout, je suis là pour faire mes preuve en diplomatie…



Zahnfee V. Edelstein
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Clarke O'Callaghan
Paul Bunyan
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✦ Libre pour RP ? : Oui !

Mar 17 Mai - 3:38
 




 

   
Mars de l'An 06


 

Ce jour-là, tout le gratin de l’Iowa était réuni sous le même toit. Des pommes de terre, du fromage… Non, rien de très comestibles dans l’ensemble. Seulement un parterre d’hommes, désolé mesdames, froqués de leurs habits du dimanche. Parmi eux, surplombant chacune des têtes, le dirigeant de la Fédération des Etats Américains faisait connaissance avec les grandes pontes de l’état.

 

À occasion exceptionnelle, une tenue décente s’imposait. Pour sa part, Clarke s’était mis d’accord avec son épouse, pour son attirail composé entre autres : D’une chemise blanche en coton, accompagné d’un veston bleu marine et de sa cravate assortie. Le tout surmontait par une redingote sombre, taillé sur mesure à la hauteur de sa démesure. Métriquement parlant, bien sûr.

 

Entre les échanges de bons procédés et discussions cordiales, Clarke ne tarda pas à sympathiser avec l'élite locale. D'une oreille attentive, il captait avec intérêt les mots de chacun. Des paroles mielleuses ourdies par d'ambition aux coquilles vides jetaient pour le complaire. Il notait minutieusement ce qu'on lui disait, comme s'il ramassait des grains de sables avec des pincettes. Tout cela pourrait s'avérer fort utile pour les heures à venir, afin de tirer ses épingles de son jeu. Et des épingles, il allait lui falloir un bon paquet pour ce qui s'annonçait.



Il y avait de cela moins d’un mois son hôte, le gouverneur Matthew Jameson de l’Iowa, lui avait fait parvenir une missive. Sur le papier jauni, les quelques lignes invitaient le géant des Grands Lacs et son épouse, à séjourner dans les terres de cet état voisin de la Fédération. Une simple visite de courtoisie ? Allons personne n'était assez dupe pour croire à cela. Surtout lorsqu'on savait, qu'un autre invité de marque avait fait son arrivée en grande pompe quelques heures plus tôt.



Petit état rural devient un gros magot. Qu'entend-je par "magot" ? Disons que l'Iowa a bien plus de valeur, qu'il n'y paraît. Enclavé entre deux puissances du continent américain, au-delà du Mississippi la Fédération des Etats Américains, tandis qu'à l'ouest sauvage se dressait les colonies de l'Autriche-Hongrie. Autant vous dire, "The Hawkeye State" était devenu une place stratégique à pourvoir, malgré lui.



Sans l'ombre de la moindre hésitation, Clarke avait accepté de sortir de ses frontières, pour se rendre dans l'Iowa. Le couple O'Callaghan et sa suite arrivèrent donc en train, comme on en voyait pas souvent à la gare de Des Moines, grand et bleu, orné d'un aigle entouré de six étoiles. La machine siffla trois fois à leur descente, sous le regard de leur comité de bienvenue. À sa tête, le gouverneur local Matthew Jameson et sa famille, qui saluèrent chaleureusement Clarke et la première dame.



Un peu plus tard, les deux familles, Jameson et O'Callaghan partagèrent la même table, pour le repas du midi. Bien sûr, le géant se tint convenablement et retint ainsi, son appétit légendaire. En même temps, sa chère épouse le tenait à l'œil. Aussi, pour se consoler l'homme, grand comme un sapin, s'était plongé dans la lecture d'un journal local.




THE DAILY IOWAN:
 



Voilà qui était fort intéressant. Finalement, Clarke avait bien fait d'envoyer son secrétaire en ville, pour lui ramener cette nouvelle aux petits oignons. Sa faim avait prématurément disparu, rassasiée comme par magie. Il aurait accepté volontiers une discussion avec son confrère, en encas de quatre heures. Cependant, ce dernier avait fort à faire avec l'arrivée de son autre invité et avait poliment décliné. En voilà un qui allait faire des courbettes à son échine.



Au final, le gouverneur de l'Iowa introduit son invité auprès de ses "amis". Ceux qui avaient participé à ce qu'était devenu l'état d'aujourd'hui. Quoi de mieux pour ce faire à son tour des "amis". Ainsi, Clarke fut ravi de se rapprocher des quelques individus, qui laissaient entendre leur adhésion aux idées fédéralistes et de l'Union. Il était toujours bon d'avoir quelques "amis" à portée de main. Avec un peu plus de temps, ces hommes auraient même formés un petit cercle, pour fumer, boire du brandy et parler jusqu'au soir.



Malheureusement pour eux, le temps passa à une vitesse phénoménale. Bientôt, la porte de la salle s'ouvrit, laissant entrevoir Jameson et sa moustache métaphasique. Ce dernier pénétra à l'intérieur de la pièce. Le bougre n'était pas seul. Aussi, d'une voix empreint de déférence, l'homme s'adressa à l'assemblée.



- Messieurs, veuillez saluez et accueillir comme il se doit son Altesse Impériale, l'impératrice Zahnfee V. Edelstein d'Autriche-Hongrie.



Clarke regarda le spectacle avec un visage de bois. Un à un, les éminences de l'Iowa adressaient leurs salutations, jointes à une révérence. Le géant crut même en apercevoir un, qui touchait le plancher avec son nez. Lui se contenta de ne pas se mouvoir d'un centimètre. Tandis que le gouverneur de l'Iowa présentaient les personnes à son invité.



Son regard balaya l'impératrice de la tête aux pieds. Sa première impression ? Méfiant et un poil deçu. Au-delà des apparences, le blond avait appris à prendre les personnes avec des gants, encore plus quand il s'agissait de dirigeant que ce soit de simples patrons ou de têtes couronnées. Deçu, parce que Clarke s'attendait à rencontrer l'empereur. Mais aussi par la tenue, il aurait pensé plus extravagante, plus chic, plus Austro-Hongroise... Bref, comme ces vêtements hors de prix, que son épouse lorgnait dans ses magazines Vogue...



La main calleuse de Matthew Jameson se posa sur le bras de Clarke.



- Gouverneur O'Callaghan, vous tombez bien ! Approchez donc, que je vous présente le fameux invité dont je vous ai parlé.



Pourquoi diable le géant n'était pas surpris par la présence de la personne en face de lui. Le journal ! Non... En faite cela paraissait tout bonnement prévisible, comme un troupeau de bison au milieu d'une voie ferrée.



- Allons donc, votre Altesse Impériale. Je vous présente son Excellence, Clarke O'Callaghan, gouverneur du Michigan et dirigeant de la Fédération des Etats Américains. J'ai pris la liberté de l'invité à séjourner ici, en espérant que vous apprécierez.



Tu l'as dit bouffi. En bon gentleman, le géant se décida enfin de saluer la dame, par une légère inclinaison de la tête. Puis il tendit sa large main. Au moins, on ne pourra lui reprocher de manquer de manières.



- Votre Altesse Impériale, nous nous rencontrons enfin.



Après deux mois, les deux nations voisines avaient enfin daigné s'adresser la parole. Il fallait dire en même temps... Que ni Clarke et son administration, ni même un seul membre du Congrès, avait osé envoyer une missive à la couronne d'Autruche-Hongrie. Et si cela avait était le cas, les quelques lignes auraient loin de là, souhaité la bienvenue à l'Empire. La voix du géant était blanche de même que son regard.



- Il semblerait que sa Majesté Impériale soit absente. J'espère qu'il se porte bien ? En tout cas, je vous prie de bien vouloir lui transmettre les hommages de ma part et de la Fédération.



Une absence aussi distinguée, il tirait déjà les premières salves en pointant du doigt devant ces messieurs.



- Nous aurons beaucoup de choses à nous dire, je pense. Ce séjour risque d'être fort... Prometteur.



Sa langue appuya sur le "T". Puis il sourit, en direction de la dame et du gouverneur de L'Iowa, qui se pavanait d'un regard fier.



Ces prochains jours risquaient d'être longs... Au même très courts, comme Dieu le voudra.
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Zahnfee V. Edelstein
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Zahnfee V. Edelstein
Mer 27 Juil - 1:45
Epilogue


Le malheur faucha l'impératrice en plein rayonnement.
Zahnfee attrapa une fièvre brutale durant son séjour en Iowa. Rapatriée en urgence auprès des siens, elle mourra durant le voyage après une crise brutale de suées. Ses derniers mots furent pour son époux et ses deux enfants avant de sombrer dans le coma et de décéder plusieurs jours après. On diagnostiqua plus tard que la magie mal domestiquée de son âme de fée ressoudée à son corps était la cause du mal. Elle n'avait pas consacré assez de temps à son entrainement pour harmoniser sa nouvelle nature et sa grossesse accéléra l'épuisement causé par la "greffe". Elle laissa derrière elle quantité de lettres à ses soeurs, à Pitt, à Dahlia à son époux et à son père (jamais envoyées celles-ci). L'une de ces lettres destinée à Friedrich stipulait que si jamais elle venait à disparaitre, elle lèguerait ses dents à chacun de ses enfant comme talisman de protection.
Ainsi disparu la Fée des Quenottes.

(HRP : Désolée pour ce RP avorté qui était pourtant prometteur. Je ne me fais pas de soucis pour ta conquête des US. Bon jeu à toi, Clarke ! ^^)
Zahnfee V. Edelstein
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Dim 31 Juil - 16:12

Suite au début de fièvre de l'impératrice, le gouverneur et membre de la Fédération décida de prendre congé. Au vu des événements, et du rapatriement en urgence de la souveraine, il n'était guère avisé, ni poli, de demeurer davantage au sein de l'Iowa.

RP terminé


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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