Février 06. Création d'une alliance magique.

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Tennō Yamato Hideo
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Ven 20 Mai - 12:48

Hideo avait reçu les nouvelles des ces futurs potentiels alliés à son projet magique : créer une puissante et solide alliance magique, avec des pays n'acceptant pas la technologie en leurs terres. Il y avait bien aussi le Brésil qui correspondait à ses critères. Mais une base de trois pays lui semblait plus juste. À trois il ne pouvait pas y avoir d'égalité qui laisserait une décision dans l'impasse. Mais comme il l'avait sous-entendu dans ses lettres, l'alliance pourrait grandir.

Ce fut en février qu'il avait donné rendez-vous aux dirigeants de la Mongolie et de la Scandinavie. La Mongolie rejoindrait directement l'île d'Hawaï grâce à un Léviathan. Alors que la Scandinavie arriverait sur l'île du Japon pour aller emprunter un Waira afin de faire le chemin jusqu'à Hawaï. Hideo ne pourrait pas être présent pour accueillir l'impératrice. Il avait préparé un accueil, comme il se devait, par des hybrides en tout genre avec une lettre d'excuse pour son absence. Il était parti vérifier que tout était fin prêt pour accueillir la coalition magique.


Début février 06 sur l’île d’Hawaï.


Le Tenno n'appréciait pas forcement la chaleur de l'île. Mais cette île était une réserve naturelle impressionnante. C'est pour ce détail qu'il avait choisi ce lieu : une telle réserve naturelle rappellerait la nature et la magie.

Il avait fait construire, dans le côté Est de l'île, un bâtiment en bambou. Après avoir fait le tour du lieu, il avait décidé de jouer la neutralité. S'il devait y avoir des modifications sur le lieu de la réunion, les décisions seraient discutées et validées par les trois piliers de l'alliance magique.

La seule chose qu'il avait fait personnaliser consistait en trois chambres, en annexes de la salle de réunion. Chaque chambre avait été aménagée selon la culture de chacun des participants. Ainsi le Khan comme l'impératrice avaient un lieu où se reposer, s'ils le souhaitaient.

— Bien. Tout me semble prêt. Il ne manque plus que nos invités.

Hideo s'était installé sur un des trois sièges qui entourait la toile de bois triangulaire, chaque siège placé au sommet d'une table.

Hrp :
Pour voyager l'Empereur du Japon utilise comme moyen de transport aérien un Waira. Il n'est pas plus grand qu'un navire volant européen. Les Wairas sont des créatures plutôt rares, surtout ceux de cette taille. Sur le dos de cet animal un temple a été bâti pour accueillir le Tennō lors de ses voyages. Il y a quelques autres temples sur le dos de cette créature pour transporter d'autres personnes.

- Pour ce qui est des transports maritimes le Tennō se déplace avec un léviathan, grand animal marin dont la carapace a été creusée pour y loger plusieurs personnes.
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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Dim 22 Mai - 8:49
A peine arrivée au Japon que l'impératrice devait repartir le lendemain pour la réunion. Si la jeune femme trépignait littéralement sur place à l'idée d'avoir une conversation avec deux autres souverains pour la sauvegarde de l'art de la magie, elle n'avait pas spécialement le temps de visiter le pays avant de lever le camp, et la seule chose qu'elle vit chez la vue de sa chambre et une demi douzaine de servants du Tennô pour s'excuser platement de l'absence de ce dernier. Excuses acceptées, bien évidemment, et Asbjorn les écouta même qu'à moitié, plutôt occupée par la joie et le dépaysement de voir qu'elle avait été accueillie par une assemblée d'hybrides. Mise à part Ragnar et quelques autres de ça et là, elle n'en avait pas croisé autant, et encore moins réunis au même endroit.

Asbjorn commençait gentiment à apprendre la sorcellerie avec son nouveau professeur Nikolas, sous le regard bienveillant de Fafnir, mais rien de bien concret pour le moment. Apprenant d'ailleurs les tenants et aboutissant de la réunion, il avait insisté d'ailleurs pour être présent, alors qu'il était plus ermite qu'un ours en hiver. Enfin, insister pour lui c'était poser la même question deux fois, mais la jeune femme n'avait vu aucune raison de lui refuser quoique ce soit, et à dire vrai, si il y avait bien quelqu'un pour comprendre quoique ce soit à ce genre d'histoire c'était bel et bien lui.

Islniss s'était déjà bien amusé avec son histoire de malédiction, prétendant de devenir un ours une fois la nuit tombée, bien que la femme de chambre et tout le reste du palais n'étaient pas spécialement ravis, pour faire dans l'euphémisme. Au moins il trouverait de quoi s'occuper pendant qu'elle serait en pleine réunion, et d'ailleurs elle ne s'était jamais inquiété pour lui à ce sujet.

Mais c'est le lendemain matin, alors qu'elle avait enfilé une armure légère, bien prévenue qu'il allait faire assez chaud sur l'île du rendez vous, que sa joie atteint son paroxysme. Précisément quand on lui présenta son moyen de transport.
On lui avait proposé une créature capable de voguer sur l'océan, ou une capable de voler. Sans savoir à quoi s'attendre, trop habituée aux drakkars, trouvant la perspective de flotter trop ennuyante, et préférant oublier sa seule expérience, parfaitement déplorable, avec un aéronef, elle avait choisit le Waira.

Elle fixa l'animal géant avec des yeux exorbités. Une géante et mystique créature, assez massive pour avoir un bâtiment sur elle. Celle là n'avait qu'une simple selle quoique colossale vu la taille de la bestiole, et encore, on lui avait indiqué que l'animal était encore très jeune. Son aspect stoïque laissa très bientôt place à une hystérie digne d'une enfant devant ses cadeaux de noël, et sans aucune cérémonie, elle sauta sur la créature et s'envola sur le champ. Avec un Fafnir en arrière plan qui préférait méditer pour oublier où il était.

La sensation de voler fut grisante au début, ponctuée par des exclamations de joies de l'impératrice qui restait droite, les bras écartés, savourant l'adrénaline, loin de ses saloperies polluantes qui pourrissaient le ciel sacré. Mais très vite voler manqua bien de sensation fortes, et Asbjorn se mit à titiller l'animal avec des rennes de fortunes, probablement une attention du Tennô sachant que son peuple était des habitués des chevaux, pour voir si il avait autant envie de jouer qu'elle. Chance était de son côté, le Waira fut extrêmement réceptif à l'idée de faire un peu d'exercice, et très vite la monture et l'impératrice slalomèrent entre les nuages, se mirent à suivre des vols d'oiseaux et alternaient pics et vrilles. Et quand l'île d'Hawaï apparue et que l'animal ralenti, Asbjorn eut l'excellente idée de faire des loopings pour atérrir.

Sautant à pied joints sur le sol pour flatter l'encolure de l'animal, comme elle l'aurait fait pour un cheval. Elle riait toujours à gorge déployée alors qu'elle s'avançait vers le Tennô. Sachant bien que cela aurait put être très mal prit, elle tenta de contenir les soubresauts qui l'envahissait, mais peine perdue. C'était la première fois depuis qu'elle était montée sur le trône qu'elle s'était autant amusée, et qu'elle avait eu un aussi fort souvenir de la vieille époque. Celle où tout était si simple, que les soucis n'existaient pas, et que chevaucher des trolls des montagnes était un sport comme un autre.

Elle salua pourtant bien bas le Tennô, ayant vaguement comprit que pour les japonais, un penchement du buste était la base de toute salutation.
“Merci beaucoup de votre invitation honorable Tennô.” Fit-elle en s'éventant pour arrêter de rire. Ses sorciers avaient assez travaillé leur sortilège de traduction pour qu'enfin elle ait une discussion politique sans avoir un traducteur à côté d'elle, mais le stress de dire une ânerie, ou une grossièreté, voir les deux, la calma sur le champ. Elle essuya des larmes de rires qui perlaient au coin de ses yeux, pour mieux observé le souverain du Japon. Un hybride tortue, comme on lui avait indiqué. La surprise n'était pas là, et vu sa haute stature, il aurait de quoi l'impressionner, mais quand on a été élevé par un taureau, on a pas de quoi avoir peur, et encore moins quand cet homme avait été poli et courtois dans ses missives et respirait la forte tranquille.

“Merci pour m'avoir prêté le Waira, comme vous pouvez le voir, j'ai adoré mon voyage.” Un bref rire lui échappa encore. “C'est bien de vous voir en vrai après les lettres envoyées. Tout le royaume Scandinave est très fier d'avoir été choisit pour cette alliance. Oui, les nouvelles font vite chez moi.”

Son discours était particulièrement maladroit, mais elle espérait que sa persuasion naturelle, et surtout sa sincérité, empêche les autres dirigeant de la bouter au loin à cause de son franc parler. Mais si on lui demander de parler de ce qu'elle avait vu en Europe, peu de chance que sa verve n'explose pas.

Fafnir s'avança à ses côtés, stoïque et tranquille, hochant respectueusement la tête vers leur hôte. Asbjorn le désigna poliment.

“Et voici Fafni, mon Seidr. Mon “sorcier à la cours” comme disent les européens. La magie est son domaine, et j'ai pensé que c'était une bonne idée de l'avoir ici avec nous.”

Elle se tourna vers la mer pour regarder l'horizon, voir si le grand Khan apparaissait au loin. Son impatience de le revoir devait transpirait un peu trop alors qu'elle se tourna vers le Tennô en souriant.

“Je suppose que le Khan de Mongolie va pas tarder ? Vous l'avez déjà rencontré vous aussi ?”


Keisarinna Asbjorn
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Tsurugul Khan
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Tsurugul Khan
Dim 22 Mai - 12:01


Création d'une Alliance magique

with Tennô et Asbjorn



L’année 06 allait marquer un tournant décisif pour la Mongolie mais en ce mois de février, l’ère nouvelle n’était qu’une esquisse désœuvrée dans les prunelles figées du grand Khan. Passant ses journées au temple pour ne plus entendre le grondement furieux de son peuple, ce dernier se concertait avec lui-même pour ne pas déclarer une guerre pure et simple à son suzerain. La Chine avait agi avec malice et fourberie en leur rajoutant la taxe précédemment enlevée, gardant bien évidemment les soldats offerts pendant la transaction. Wu Ming avait rédigé nombre de missives en réponse à ces souhaits de nouvel an que Tsurugul avait tout bonnement refusé. Et face à l’incompréhension de son plus fidèle conseiller, avait fini par avouer que plus aucun acte de diplomatie ou d’amabilité ne serait engagé envers la Chine.

Cela avait été donc avec une hésitation presque coupable que Wu Ming avait déchiré les missives devant lui.

La fidélité de son conseiller n’était fort heureusement plus à prouver. Au-delà de la déception, le chinois avait montré un de ses rares moments de colère et d’incompréhension à la réception des vœux de l’Empereur. Et c’était lui qui, avec sa timidité et sa pudeur naturelle, lui avait finalement confié l’idée de tourner ses pensées vers des empires tout aussi importants. La Scandinavie, par leur alliance, montrait une puissance et une richesse à ne pas négliger en ces heures sombres où la technologie semblait frapper leur monde avec plus de rudesse et de vantardise. Ayant dénigré les vagues échos occidentaux quant à l’exposition universelle – assemblage de pédants et de fous aux divinités orgueilleuses en souffrance – il avait été plus que ravi de recevoir, un matin de janvier, une invitation explicite du Tennô du Japon.

Mais à son ravissement flatté s’était ajoutée la confusion quand Wu Ming, après avoir lu et répondu à la lettre, avait murmuré.

« Je pourrais vous trouver un traducteur japonais de grande valeur, mon Seigneur. »

Tsurugul n’était pas idiot au point de ne pas comprendre le recul de son conseiller. Et cela avait été avec une certaine rudesse qu’il s’était permis de le questionner.

« Combien de langues parles-tu, avec tes capacités ? »
« Mon pouvoir, grand Khan, me permet de parler jusqu’à sept langues couramment. Le mongole, le chinois, le russe, l’espagnol, l’allemand, le scandinave désormais et. Et le japonais. »
« Alors en quoi aurais-je besoin d’un autre traducteur ? »

Wu Ming avait essayé de bégayer quelques propos intimidés sur sa nature de chinois mais Tsurugul, levant une main pour l’interrompre, avait mis fin à toute conversation.

« Écris lui que nous viendrons par la mer, que nous le remercions une nouvelle fois de son appel, que j’y réponds par ma venue et celle de mon conseiller dont je me porte entièrement garant. »

Puis un sourire avait fleuri ses lèvres meurtries par un mois de quasi silence.

« Il me tarde quand même de retrouver la walkyrie. »





L’air de la mer lui fouettait les cheveux, y déposant des embruns de sel, mais malgré son aveuglement et les tremblements sous ses jambes de l’animal en pleine avancée, Tsurugul se refusait de rentrer à l’abri. Contre toute-attente, il avait interdit la présence d’armes au sein du Leviathan. Ses gardes yaks l’avaient donc accompagné jusqu’à la mer avant de le laisser aux soins de son conseiller. Hélas pour lui, Wu Ming avait passé la totalité de la traversée à vomir par-dessus les installations, le teint jaune blafard et le regard vitreux.

Tsu, lui, avait goûté l’océan avec un délice qu’il ne se connaissait pas. Car c’était bien la première fois qu’il rencontrait la grande salée.

Le Leviathan émit soudain un brusque appel, comme un cri lancé vers l’horizon et effectuant un prudent demi-tour, Tsurugul se laissa revenir vers l’intérieur du navire, claquant simplement des doigts envers son conseiller qui, maladroitement, essuya ses lèvres, but un grand verre d’eau et se précipita à ses côtés pour peigner ses cheveux et préparer sa tenue.

Vêtu d’un habit traditionnel mongole, à savoir un pantalon bouffon noir sous une tunique rouge ceinturé d’un foulard doré, le Khan refusa tout de même toute attache dans ses cheveux, n’acceptant que la présence du janjin sur le sommet de son crâne.

Sans épée et sans arc, ce fut debout sur la proue longeant le cou du Leviathan que Tsurugul revint se placer, les gestes calmes n’allant pas avec la nervosité impatiente de son cerveau. Il laissa pourtant la bête s’échouer sur la côte en douceur et descendit à pas lents, s’appuyant sur sa canne, les jambes rongées par l’humidité du terrain.

« Le Tennô vous fait face à cinquante mètres. La jeune impératrice se tient à ses côtés. » Murmura Wu Ming, soulagé de retrouver la terre ferme.
« Son Islniss est-il présent ? »
« Non, mon seigneur. »
« Tu lui en feras la remarque. »

Obéissant aux indications du chinois, Tsurugul se présenta bien vite face à son hôte et à la seconde invitée, s’inclinant avec peine mais respect.

« Tennô, Votre Altesse, c’est avec plaisir et fierté que je me tiens aujourd’hui devant vous. Votre demande nous honore, moi et mon pays et je suis heureux aujourd’hui de participer à cette rencontre pour la pérennité de la magie. »

Ces quelques mots, en japonais, avaient été soigneusement répétés le long de sa traversée mais Tsurugul, d’un signe discret de la main, fit s’avancer Wu Ming. Le conseiller chinois, déjà ployé vers l'avant, ne fit que quelques pas avant de murmurer, la langue plus agile donnant aux variations la complexité de sa frayeur et de son humilité.

« Au nom de la Mongolie dont je suis aujourd’hui le traducteur et l’un des représentants, je me permets de vous offrir mes services de traducteur pour la continuité de cette réunion. A l’Impératrice Asbjorn, je me permets ces quelques mots scandinaves pour vous transmettre la satisfaction du Khan quant à ces retrouvailles. Le Khan espère que vous vous portez à merveille depuis votre dernière rencontre et le défi qui a suivi. Et s’il s’étonne de l’absence de votre conseiller, le Seigneur se félicite d’un peu plus de tranquillité. »

Puis à nouveau au Tennô.

« La Mongolie, ses habitants et ses représentants se plient à votre autorité et vous envoient des présents qu’ils espèrent pouvoir vous plaire. » A savoir des caisses remplies de vêtements, objets de décoration en l’honneur de Boudha, tapis de prières, bougeoirs et encens, assiettes précieuses et des armures légères de confection entièrement mongole. A cela auraient été très certainement ajoutés des chevaux d’une grande fiabilité mais le Khan craignant pour leur bien-être avait remis cette offrande à plus tard. Se replaçant un peu plus en avant de son conseiller, Tsurugul le laissa donc traduire ses propos.

« Hawaï sera un parfait berceau pour notre première rencontre. Et le cadre parfait pour les discussions qui s’en viennent. Nous avons, je peux l’imaginer, beaucoup à parler. »




Tsurugul Khan
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Tennō Yamato Hideo
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Jeu 26 Mai - 23:27

La première arrivante fut l'impératrice de Scandinavie. Et quelle entrée en matière ! Hideo ne put s'empêcher de se demander si tous les Scandinaves étaient aussi démonstratifs. Ou peut-être étaient-ils jaloux de n'avoir jamais songé à user d'un tel moyen de transport.

Quand l'impératrice fut au sol, elle salua le Tennō d'une façon dont il ne s'attendait pas : à la japonaise. Voilà une attitude qui lui plaisait fortement. Néanmoins, ici à Hawaï, ils se trouvaient dans un terrain neutre. Le Tennō salua donc l'impératrice en saisissant, délicatement, sa main dans une poigne amicale. Il lui semblait que c'était ainsi qu'on saluait en Scandinavie. L'impératrice avait respecté ses coutumes, il était d'usage qu'il en fasse de même.

—  Je suis ravi que le Waira vous plaise, Majesté. » Il aurait fallu être aveugle pour ne pas le remarquer. « Si vous le désirez, je vous l'offre de bon cœur. Je sens, qu'entre vos mains, cette créature sera pleinement heureuse. 

Et en Scandinavie elle pourrait respirer de l'air aussi frais et pur qu'au Japon.

— Je suis honoré que vous ayez répondu à mon invitation. J'espère, avec votre aide et celle du Khan de Mongolie, que nous allons apporter de grands changements dans le monde de la magie. Au vu de la réputation de votre empire en la matière, vous choisir comme pilier de cette alliance tombait sous le sens. 

Le Tennō alla ensuite saluer Fafnir, de la même façon qu'il avait salué l'impératrice. L'homme dégageait une impression de calme à laquelle l'empereur n'était pas indifférent.

— J'espère avoir l'occasion de parler magie en votre compagnie. J'ai toujours été curieux de comparer la magie de mon empire à celle d'autres contrées. » Se tournant vers Asbjorn, il déclara. « J'espère que le climat n'est point trop chaud pour vous. Il est bien différent de votre empire. 

Face à la mention du Khan, le Tennō secoua la tête.

— Je n'ai jamais encore eu l'occasion de rencontrer le Khan. Nos liens réciproques avec la Chine nous en ont toujours... empêché. Aujourd'hui signera notre première entrevue. D'ailleurs, quand on parle du loup... 

Tennô venait d'entendre l'appel du Leviathan – une interpellation grave et basse. Le Tennō se tourna vers la plage où accostait le Khan, accompagné de son traducteur. L'empereur japonais laissa les deux dirigeants mener leurs retrouvailles, s'autorisant un sourire. Une entente se formait déjà entre deux membres de l'alliance, ce qui pouvait sonner comme un auguste présage. Son regard dériva sur le traducteur qui demeurait en retrait, silencieux, la tête baissée. Tout son être criait l'ascendant chinois, à n'en pas douter. Néanmoins l'homme se présentait comme un serviteur de la Mongolie, et ne faisait pas étalage d'orgueil comme l'aurait fait l'empereur Wu. Hideo se promit de le garder à l’œil, mais de se taire sur le sujet. Si l'homme menait des efforts, l'empereur n'avait aucune raison de le critiquer.

Lorsque le Khan vint à sa rencontre, le Tennō le salua humblement, évitant bien évidemment la poignée de main à l'occidentale. Point d'attouchements entre confrères asiatiques.

— C'est à moi de vous remercier pour votre présence en ces lieux. Je suis votre obligé et serais touché que vous acceptiez de conserver, avec vous, le Leviathan qui vous a permis de venir jusqu'ici. 

L'empereur ploya le buste avec un léger craquement comparable à celui d'un arbre subissant un vent violent.

— Je vous remercie, Khan et impératrice, d'avoir mené un tel périple jusqu'à cette île isolée, de m'avoir accordé votre confiance. J'espère ne pas vous décevoir. 

Après tout ce projet d'alliance aurait pu n'être qu'un piège afin d'isoler deux figures importantes de la sphère politique, et les faire disparaître. Un acte déshonorant pour un Japonais qui n'aurait pas même traversé l'esprit du Tennō. Une telle bassesse n'était pas de son ressort, mais plus du goût de la Chine. Le Tennō se redressa, lentement.

— Nous avons beaucoup à dire. Nous pouvons rejoindre le pavillon qui a été érigé afin de vous accueillir. Ou visiter l'île. L'air y est sain, et revigorant. 

Comme pour parfaire ses dires, une fleur de camélia ouvrit ses pétales, s'épanouissant sur son crâne.
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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Sam 28 Mai - 20:06
“Vraiment ?!”

S'emporta l'impératrice alors qu'elle venait de se faire offrir sa monture. Elle se tourna vers le Waira avec un sourire bien trop grand pour son petit visage, et était déjà en train d'imaginer comment elle pourrait combiner son Waira et sa Vouivre. Il y devait y avoir d'autres bestioles aussi grande qu'elle pourrait monter, et les alentours du château étaient largement assez grands pour faire une ménagerie géante et les laisser vagabonder en paix. Quel tableau ça pourrait faire ! Même les dieux depuis Asgard pourraient le voir! Et si elle tentait de convaincre un troll de venir près du château aussi ?

Elle salua une nouvelle fois le Tennô, les zygomatiques brûlant à force de sourire, c'était devenu si rare pour elle maintenant, elle y était plus si habituée.
“Merci encore une fois ! J'ai aussi des cadeaux pour vous, ils vous attendent dans votre palais.”

Pour des raisons logiques, il était un peu stupide de les apporter ici si il devait le ramener au Japon juste après. Elle s'était cependant pas moqué de lui, et avait rapporté beaucoup d'objets de valeurs en or et argent, bien souvent des vases et des bijoux, ainsi qu'une collection complète de tableaux animés retraçant la légende de Durard la flamme qui danse. Les gravures s'animant au gré des guerres et des duels. Et en dernier mais non pas des moindres, une massive Drakkar richement décorée. La proue ornée d'une énorme Sculpture en bois représentant Fafnir le Dragon. Le reste était incrusté de fines gravures de runes et de fresques qui s'illuminaient par magie dans l'obscurité. Un cadeau colossal dont la jeune femme n'était pas peu fière.

Fafnir lui serra la main en haussant la tête respectueusement. “Ravi.” Fit il sobrement, mais sincèrement, quoique son expression fermée n'était pas un bon indice de ce dernier fait.

“Il faut un peu chaud oui.”Fit Asbjorn en tirant sur sa chemise. Elle ignorait comment ne plus subir ça sans se mettre toute nue cependant. “Mais ça ira, merci.” Si tant est qu'il y a de bons rafraîchissement sur cette ile.

Elle entendit le Khan arriver en même temps que le Tennô, et fut ravie de voir son allié débarqué sur l'île. Elle eut même le luxe de glisser au Tenno. “Il va vous plaire.” En tout cas, il lui avait personnellement fait bonne impression.

Quand finalement le Khan arriva avec son traducteur. Asbjorn avait toujours de la peine pour lui, qui essayait de corriger comme toujours ses écarts de langage et grimaçait dés qu'elle parlait. Il allait être soit rassuré de voir qu'il n'aurait pas à le faire cette fois-ci, attendant sagement qu'elle se plante toute seule en parlant comme une poissonnière, ou alors serait incroyablement vexé, elle l'ignorait. Comme toujours ce fut ce dernier qui prit la parole, et la réflexion concernant Islniss lui arracha un bref rire, alors que Fafnir haussa son unique oeil au ciel. Le Seidr n'avait pas spécialement d'affection pour la fée, même si c'était absolument pas réciproque et que Islniss laissait rarement Fafnir en paix quand ils étaient relativement proches. Elle regarda le Khan et le salua en penchant largement le buste.

“Salut à vous, Honorable Khan ! Je suis contente qu'on se revoit enfin. Et en plus pour une excellente raison. Pour célébrer ça, mes sorciers m'ont offert de quoi communiquer directement avec vous. " Cette alliance magique était une aubaine pour tout le monde. Mais elle fut on ne peut plus fière de montrer que cette fois-ci ils pouvait directement communiquer. Même si cela laissait une belle ouverture pour son manque de verbiage, et ferait probablement perdre une grande partie de son cachet.
“Pour faire la moyenne avec mon conseiller j'ai ramené son parfait contraire !” Elle désigna Fafnir, bras croisé derrière elle, qui hocha la tête, mais dont quelque chose chez le Khan avait retenu son attention.“Voici mon Seidr, Fafnir, il saura nous aiguiller si il trouve quelque chose à redire.”


Au vu de leur cicatrices disposées au même endroit, on pourrait croire qu'il s'agissait d'un air de famille. Se positionnant face au Tennô, non loin du Khan, elle sourit devant la fleur qui poussait au sommet de son crâne, on put même voir l’œil de Fafnir briller un instant face à ça.

“Oui, nous avons beaucoup à dire.” Et si elle éprouvait le besoin de marcher un peu, elle pensa au Khan, et ne voudrait pas le gêner à réclamer de l'exercice physique alors qu'il avait des difficultés. Pour ce qu'elle le connaissait, elle savait qu'il ne dirait rien et supporterait tout en silence, mais soit.

“Allons donc au pavillon. Nous pourrions promener quand la nuit commencera à tomber et qu'il fera moins chaud.” Fit elle en ponctuant en s'éventant légèrement avec sa main. L'autre main sur la garde de son épée, elle commença à avancer. Elle bouillait d'envie de commencer les hostilités en insultant l'Europe de tout son saoul, mais elle jugea que ce n'était pas à elle de le faire. A son plus grand dam.


Keisarinna Asbjorn
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Tsurugul Khan
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Tsurugul Khan
Sam 28 Mai - 21:19


Création d'une Alliance magique

with Tennô et Asbjorn



Wu Ming une fois reculé, Tsurugul s’offrit aux salutations du Tennô, s’inclinant à peine pour le remercier du cadeau, secrètement ravi mais s'interdisant toute marque d'enthousiasme trop prononcé, de l’opportunité de conserver le Leviathan. Avec sa dignité coutumière, il offrit son visage implacable à l’impératrice ainsi qu’à son conseiller, ne prenant pas conscience de l’intérêt de ce dernier, simplement enchanté de pouvoir entendre la voix de la jeune femme – et de la comprendre – à l’aide de cet objet enchanté qu’Asbjorn transportait avec elle.

Certes, le ton et la formulation étaient en-cela bien différents de ce que son traducteur avait su moduler jusqu’alors. Mais loin de se formaliser de cette soudaine promiscuité, transmise par son ton quelque peu familier, Tsurugul préféra lui offrir un semblant de sourire sous son aveuglement. Se renconcentrant sur le Tennô, il inspira l’air brusquement chargé en parfum de fleurs, et considérant les deux propositions, laissa Asbjorn y répondre en premier.

Le voyage avait été long et quelque peu éprouvant, premièrement parce qu’ils avaient dû longer les différentes frontières, sans aucune délégation autre que la protection de ses gardes, pour atteindre la mer et prendre le Leviathan. Il y avait fort à parier qu’en ces heures de tension, l’empereur Shisan devait être au courant de ce déplacement et peut-être même de l’objet de cette visite. Pour le coup, le Khan n’en eut cure, pensant simplement à la possibilité stratégique et politique que lui offrirait potentiellement cette réunion. Mais en plus de la fatigue, de son esprit tiraillé et de ses jambes rongées par le sel d’une telle expédition, il était avant tout presque impatient de commencer les discussions.

Aussi fut-il soulagé d’entendre Asbjorn préférer le pavillon à la visite, la remettant à plus tard, aux bienfaits du crépuscule.

Ne pouvant rien observer de l’île magnifique, à ce qu’on lui avait décrit, Tsurugul hocha simplement la tête avant de prononcer, clairement et calmement.

« Cette île est gage de magie, de tranquillité et de continuité. Sous votre invitation, Tennô, nous avons la promesse de la visiter et d’en profiter pendant de longues journées et nuitées. Mais cette possibilité, de prendre notre temps, jouerait en notre défaveur car il nous importe de prendre au plus vite de multiples décisions concernant la magie. Et nos vies. »

L’air vrilla du rire invisible de Misheel et plus que jamais, Tsurugul regretta son absence à ses côtés.

Elle aurait aimé cette île. Elle aurait été la fée de Mongolie la plus heureuse sur terre, accrochée à son bras et usant de ses pouvoirs pour mieux aider à la conservation de ce qui leur importait à tous. Elle aurait été l’image même de ce qu’ils adoraient et de ce qu’ils cherchaient à défendre en venant jusqu’ici.

Mais Tsurugul inspira sans se troubler, sans montrer d’états d’âme. Et toujours tranquillement, continua :

« De l’autre côté des territoires de l’Est, des expositions orgueilleuses et sans Dieux se font et se présentent aux yeux d’un monde fasciné par une technologie qui ne cesse de salir l’essentiel de ce que la nature, les esprits et la terre peuvent nous offrir. Sans vouloir vous presser, et avec tout le respect que je vous dois, Tennô, je préférerai à mon tour rejoindre le pavillon pour que nous commencions à discuter de nos actions futures pour protéger ce qui est important. Nos horloges sont celles des plantes et des papillons, face aux machines qui s’avancent. »

Et sans paraître souffrir de la chaleur, malgré la fraîcheur de ses terres natales, sans même entendre Wu Ming traduisant les derniers mots de sa réponse, Tsurugul attendit, le dos droit, le port fier, que l’empereur du Japon décide de la décision finale. A ses côtés, l’air embaumait de la sueur légère d’Asbjorn, de cette présence qui lui avait semblé familière, lors de sa visite en Mongolie. Et il réalisa, froidement et sans s’y attarder, qu’elle lui avait profondément manqué.





Tsurugul Khan
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Tennō Yamato Hideo
La tortue de la fable
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Dim 5 Juin - 23:33

Hideo remercia l'impératrice de Scandinavie. Il ne manquerait pas d'aller voir le présent aussitôt de retour en ses terres. Hideo réfléchissait, tout en écoutant l'impératrice. Elle avait beau dire qu'elle supporterait la chaleur, la voir ainsi secouer sa chemise pour évacuer le surplus de chaleur semblait dire tout autre chose. À moins que ce n'était là une façon, chez elle, d'approcher les hommes. Mais non. Il était persuadé que, même dans les terres froides de Scandinavie, ils ne devaient pas être de ce genre. L'empereur du Japon devait avouer qu'il avait, face à lui, une femme bien comme il faut. Pas une brindille qui se casse à la moindre poignée de main.

Quand Asbjorn lui annonça « Il va vous plaire », en parlant du second invité, Hideo chassa toute pensée. Il avait hâte de rencontrer cet homme. On ne lui en avait vendu que du bien. Il devait avouer qu'il n'était pas déçu de la rencontre. Bien que l'homme soit privé de vue, la prestance de l'homme était on ne peut plus agréable à admirer.

Les présentations finies, ils se dirigèrent vers le pavillon. Le Tennō avait bien vu le petit changement sur le visage du conseiller magique de l'impératrice. Voilà une personne qui était vraiment un amoureux de la magie.

Hideo guida ses deux compères jusqu'au lieu qu'il avait fait construire. Il les invita à entrer et à s'installer, présentant une place pour Tsurugul et une autre pour Asbjorn, pour ensuite prendre lui même place sur le dernier siège de bambou. D'autres sièges étaient présents pour le conseiller du Khan et le sorcier de Asbjorn.

— Je tiens encore une fois à vous remercier pour votre réponse à cet appel. Avant de commencer, si vous me permettez, je n'ai pu m'empêcher de remarquer que vous aviez l'air de supporter moins facilement la chaleur que nous autre asiatiques, Keisarinna. N'y voyez nullement une critique. Je ne pense pas forcement réussir à m'adapter facilement au climat de vos terres. Mais je vous propose, si vous le désirez, un habit plus léger. Nous appelons celas des yukatas. Un habit typique de mon pays. Si cela peut vous aidez à vous sentir mieux. Ce sera, pour moi, un honneur de vous aider.

Il n'aurait, par contre, que des modèles masculins. Il n'avait pas pensé que ce cas de figure se présenterait. Mais cela ne dérangerait peut être pas l'impératrice. Le Tennō attendit la réponse à sa question et reprit, après que cela soit réglé, pour adresser la parole à Tsurugul.

— Khan, vous avez parlé de réunion, ou plutôt d'exposition, qui réunissait les hommes de l'autre continent. Pourriez-vous développer ? Je dois vous avouer que mon empire est resté à l'écart de toute ouverture pendant des siècles. Je ne connais pas bien ce qu'il se passe, hormis ce que certains de mes hommes m'ont rapportés.

Puis Hideo regarda Asbjorn.

— À moins que vous, Keisarinna, qui êtes plus proche d'eux en terme de proximité, pouvait peut-être un peu plus nous éclairer sur cette chose et ce qu'il se passe dans les pays qui sont non loin de chez vous ? Vous êtes peut être la mieux placée pour nous en parler ?

Le Tennō se dressa au fond de son siège. Il n'avait pas l'habitude de s'asseoir ainsi. Mais il devait endurer cela. Il ne voulait pas imposer sa culture en ce lieu.

— J'aimerais connaître l'avis sur le monde extérieur de la part des premières personnes que j'ai choisi pour ma première sortie diplomatique. Même si, à mon sens, ce n'est pas vraiment diplomatique. Mais plutôt une réunion de confrères dirigeants prônant la nature et la magie, à l'encontre de cette industrie grandissante nommée technologie.

Hideo était une personne franche et il n'allait pas emprunter divers chemins. Ainsi pour finir son tour il allait dévoiler qu'il avait déjà quelque chose à soumettre.

— Et ensuite je pourrais, si vous le désirez, vous soumettre une idée un peu folle qui découlerait de cette alliance. Je n'allais pas faire l'affront de vous demander de nous réunir sans avoir à vous soumettre au moins une idée. Qu'en dites-vous, mes amis ?

Une pointe de familiarité plutôt rare pour un japonais, mais on ne peut plus sincère.

Spoiler:
 
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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Mer 15 Juin - 5:49
Il était toujours bizarre pour l'impératrice de se retrouver entouré de deux hommes au vocabulaires si fleurit que sans devoir y être confronté tout les jours de sa vie depuis quelques mois, elle n'y aurait probablement pas comprit grand chose. Si elle se sentait à l'aise sur cette île, et avait presque le sentiment d'être dans un environnement familier et accueillant, elle ne pouvait, encore et toujours, se sentir en net décalage avec ses confrères. Il était d'ailleurs aussi dur de les décrypter. Outre la barrière de la culture, les asiatiques étaient beaucoup moins expressifs que les nordiques. Le Khan lui avait certes sourit, mais elle ignorait toujours si c'était par pure politesse. Elle avait naturellement tendit la main vers lui par réflexe quand ils se dirigeaient de concert vers le pavillon, mais se ravisa alors qu'elle l'avait effleuré, se souvenant soudainement que les mongoles n'étaient absolument pas tactiles. Elle fit mine de n'avoir rien fait, espérant que le Khan n'eut rien senti, et invita Fafnir avec une grande claque dans le dos pour le faire avancer. Ce dernier ne broncha pas, habitué parfois à ce qu'elle grimpe sur son dos, sans raison particulière.

En direction du pavillon, Asbjorn écouta, un peu surprise, la proposition du Tenno japonais. Bien évidemment, s'éventant avec sa pauvre main, elle devait faire peine à voir. Mais l'idée de porter quelque chose d'autre que ses vêtements habituels, surtout qu'elle avait remarqué la singularité des vêtements japonais, et doutait de se sentir bien dedans, elle déclina poliment l'offre en le saluant.

“Merci de votre proposition, mais j'ai apporté quoi me changer en prévision des jours prochains. J'ai juste la sale manie de m'habiller tout le temps comme si j'allais en guerre.”

Elle se tourna vers Fafnir, qui ne disait rien. Il n'était pas vêtu moins chaudement qu'elle, mais il ne semblait pas en souffrir. Peut être qu'il était en nage mais qu'il refusait de perdre sa superbe un seul instant. Le Seidr était un personnage compliqué, même pour elle.
La Keisarinna s'assit sur un des fauteuil duement offert par leur hôte, et tenta de s'y asseoir le plus dignement possible, mais peine perdue, une paire de minute avait suffit pour qu'elle y soit déjà le dos avaché, les jambes tendues, et les pieds croisés. Mais c'était un très bon moyen pour elle de bien écouter, étrangement. Un net contraste avec Fafnir qui n'avait même pas prit la peine de s'asseoir. Couplé avec l'arc dans son dos et son épée à la taille, il semblait plus jouer le rôle du garde que du mage, mais Asbjorn s'y était vite fait.

Et déjà on abordait le vif du sujet, à la plus grande joie de cette dernière. Le Khan n'avait pas mâché ses mots sur cette exposition universelle dont on avait rabâché les oreilles de l'impératrice. Gustav, son diplomate français à la cours de Versailles, lui avait fait des dizaines de suppliques par courrier pour au moins qu'elle s'y déplace juste pour montrer sa bonne foi envers la cours de France. Suppliques rejetées et mise au feu, il était parfaitement hors de question pour l'impératrice de venir tenir la chandelle dans une réunion de blasphémateur au cul pincé.

Le Tennô se tourna vers elle, et Asbjorn se pencha sur le champ sur sa chaise pour être plus à l'aise pour parler, même si sa grâce, déjà pas bien présente, en pâtissait largement.

“Honorable Khan a bien résumé la situation, mais de façon bien plus polie que je l'aurais fait.

J'ai été en France, là où y'avait cette exposition de la honte, et j'ai plus vu d'horreur dans leur rue les plus banales que dans le pire des coupes gorges Scandinaves. Des pauvres partout, des enfants se roulant dans la crasse, mendiant pour manger des pierres, et le reste de l'Europe n'est pas mieux. Sans oublier leur traitement des femmes qui est à mi chemin entre le déshonneur et la crétinerie !”


Elle s'éclaircit la gorge, sentant sa verve revenir. Elle tourna un oeil vers Fafnir pour trouver un regard sévère de sa part, mais comme d'habitude, il n'en avait rien à faire.

“La technologie, selon leur discours bien propret, est une évolution permettant l'avancé de l'humanité. Mais j'ai battu le terrain, et j'ai vu la vérité. C'est juste un autre moyen de creuser l'écart entre les très riches et les très pauvres, d'imposer leurs croyances, et de nous voir comme des sauvages trop stupides. J'ai l'impression d'avoir souillé tout mon pays juste en laissant un Aeronef venir me chercher pour ne pas m'attirer les foudres de l'Empereur d'Autriche Hongrie. De plus, j'ai apprit par mes éclaireurs qu'ils étaient en pleine chasse pour imposer leur mode de vie à de nouveaux pays par dela les mers. Il faut pas être voyant pour savoir que de pauvres nations magiques vont souffrir, voir être détruites, à cause de ça.”

Elle se tourna vers le Tenno, bras croisés sur son genou.

“Je suis venue ici avec comme but d'être active pour cette alliance. Dites nous donc votre idée, elle sera toujours moins folle que celui qui s'est dit que la machine à vapeur était une bonne chose.”


Keisarinna Asbjorn
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Tsurugul Khan
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Tsurugul Khan
Mer 15 Juin - 20:55


Création d'une Alliance magique

with Tennô et Asbjorn



Tsurugul n’avait que peu l’habitude des sièges. Par confort envers les étrangers et par dignité de son palais copié sur l’impérialisme chinois, il s’était obligé à présenter une table garnie de chaises aux dorures et aux décorations aussi riches que discrètes. Mais ainsi installé dans la chaleur humide de l’île d’Hawaï, tranchant avec l’hiver qui sévissait encore sur les terres mongoles, il se sentait coincé, encastré sur son assise, les os endoloris et les mains presque tremblantes. Wu Ming, le connaissant presque autant que feu, sa pauvre mère cilla dans sa direction pour mesurer sa peine. Et se nota de préparer au Khan un élixir l’aidant à dormir. Cette nuit n’aurait pas la liberté de celle passée en compagnie d’Asbjorn, cuvant tout deux dans l’alcool, pour parler et aussi oublier.

Néanmoins, le Khan demeurait à l’écoute des paroles échangées, opinant lentement aux propos bien moins nobles mais beaucoup plus fonctionnels d’Asbjorn à l’égard des occidentaux. Le regard aveugle mais l’esprit concentré sur les deux attablés, il ne put que demeurer silencieux, conscient que l’occident tournerait bien vite sa tête d’hydre dans leur direction pour mieux tenter de les écraser et les dompter de leur technologie. Cette alliance proposée par le Tennô leur garantissait autant la survie que la certitude de pouvoir défendre au mieux la magie. Seulement, il y avait un bémol à tout ceci et Tsurugul, se redressant calmement malgré ses douleurs, appuya la dernière parole de la walkyrie d’une voix ferme :

« Cette idée m’intrigue tout autant que l’impératrice. Néanmoins, ma participation à cette alliance est placée sous un couperet dont je ne peux m’extraire à présent. Je me suis permis de venir et je devrais en affronter les conséquences à mon retour. Car l’occident n’est pas le seul à renier la magie et à vouloir la salir, si ce n’est la détruire. »

Lentement, il croisa les mains, pour s’éviter de perdre contrôle, claquant de la langue machinalement pour mieux les écholocaliser. La silhouette d’Asbjorn lui fut aussitôt perceptible, comme si sa conscience se maintenait autour de celle qui l’intriguait au plus haut point sentimentalement. Mais la masse du Tennô envahit son écran et ce fut presque avec surprise qu’il redressa le menton, comme pour croiser son regard.

« La Mongolie est sous suzeraineté chinoise depuis de nombreuses années. Et à cause de cela, mon pays se déchire d’une manière intolérable. Des mongoles attaquent d’autres mongoles. Mon peuple souffre autant des taxes de l’empereur que des divergences qui courent et filent le long des flèches et des épées. Au lieu de nous unir, nous nous dispersons. Et si mon père a commis cette erreur, il est de mon devoir de ne pas la reproduire. J’ai déjà trahis la magie, une fois. »

Le vent eut le parfum de Misheel, un court instant. Le temps d’une caresse invisible. D’une énième moquerie.

« Mais mon peuple n’a pas à en payer le prix. L’empereur combat la magie et la hait, de toutes ses maigres forces. Il compte sur la technologie pour assurer son pouvoir et alerté par ma visite à Hawaï, ne tardera pas à comprendre ce que j’espère accomplir en venant ici. Mais cela se fera, avec ou sans votre soutiens. L’alliance serait une excellente opportunité pour la Mongolie de retrouver son indépendance et son intégrité. Pourtant, si vous décidiez que ce combat n’est pas le vôtre, ce que je comprendrais, je vous demanderais simplement le temps d’une guerre, avant de vous rejoindre. »

A aucun moment il n’entreprit de parler ou de penser à son probable échec, si la guerre devait se mener entre mongoles et chinois uniquement. Tsurugul n’était pas homme de défaite, mais un Khan qui donnerait sa vie sans l’ombre d’une hésitation pour défendre ses valeurs. A cela, on pouvait effectivement dire qu’il représentait à merveille son pays : Abattu, blessé, handicapé, il se tenait là, prêt à porter la main à l’arc, sa monture en guise de jambes, son honneur en colonne vertébrale. Il n’avait pas de fils, pour prendre la relève mais les Oïrats étaient des combattants fiers, aux capitaines valeureux et celui qui les menait actuellement ferait sans doute un bon Khan si le Tsogtou-taïdjii venait à perdre la vie au combat.

Mais en attendant, il était là. Il dirigeait. Il possédait le titre de ses aïeuls et les rendrait fiers.

« Cela ne vous empêche pas de nous expliciter votre idée, Tennô. Bien que notre enthousiasme lui donne déjà toute sa réalité. »

Et doucement, comme un mirage, Tsurugul se mit à sourire.





Tsurugul Khan
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Tennō Yamato Hideo
La tortue de la fable
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Mer 22 Juin - 1:06

Hideo comprit le refus de la scandinave en ce qui concernait le yukata et ne s'en formalisa absolument pas.

Il écouta attentivement l'avis d'Asbjorn. Il connaissait vraiment moins bien l’Europe que l’Asie où son pays avait lui même, par le passé, été sous la domination de ces jaunes de Chinois imbus de leur personne,

— Je ne connais pas beaucoup ce coin du monde et ne peut que croire que ce que vous me rapportez. Les seules informations que mes envoyés m'ont rapporté sur ce qui s'appelle, l’Europe, est que le dirigeant de l'Autriche-Hongrie est en pleine colonisation. Ne jouant ni sur la magie ni sur la technologie, il aurait le fessier entre deux chaises sur le sujet. Cela est donc, comme vous le suggérez, à surveiller. Mais néanmoins de ce qu'on m'a rapporté il y a bien plus dangereux. La Roumanie m'a l'air les pires de tous. Ils ont fabriqué ce qu'ils appellent des androïdes. Des humains modifiés par d'autres humains. J'en ait les feuilles qui en jaunissent rien que d'imaginer les atrocités commises en ce lieu.

Hideo prit un peu d'eau.

— Car comme notre ami Kahn l'a si bien fait remarquer les Chinois sont un problème de même nature. Bien qu'ils n'ont pas fait de telles atrocités à ma connaissance. Si vous me permettez de parler au nom de l'alliance, si elle voit officiellement le jour, le joug de la Chine sur les terres mongoles devra être révolue. Avec nos trois forces cela devrait être une possibilité. Avec de bons conseillers en stratégie communs entre nos trois pays, et attaquer de plusieurs fronts en même temps s'ils ne veulent pas vous rendre votre liberté. Ils seront alors perdants. Mais imaginer ces même Chinois et Roumains s'allier pour développer, à plus grande ampleur, ces androïdes... Il n'est pas dit que nous courrons à certaines pertes.

Après avoir parlé sur le plan physique de l'alliance il avait annoncé avoir une idée. Il devait maintenant leur soumettre vu que cela avait apparemment vivement piqué leur curiosité.

— Écoutez-moi je vous prie. Cette île me fait penser à une réserve naturelle. Cela va très bien avec ce projet qui a germé dans ma tête. J'ai baptisé cette idée, ou projet comme vous le préférez, « le projet Rapture ». Il s'agirait d'un projet à long terme. Ce n'est pas quelque chose qui se battit avec les bras d'un seul pays. Mon idée est de faire une espèce de capitale de la magie en créant une ville sous l'eau. Avec la magie beaucoup de choses sont réalisables. Une ville en dehors du temps. Une ville où tous les êtres de magie seraient libres de vivre comme bon leur semble. Vivre sans la crainte que la technologie les rattrape.

Tout simplement vivre en tant qu’être de magie et loin de ces pays qui veulent supprimer la magie. Je vous prie de croire que ce projet me tient fortement à cœur. Je vous prie de croire que je ne demande qu'à voir les fées, les hybrides, les sorciers et même certaines créatures magique vivre sans craindre pour le lendemain. Bien que la menace sera toujours à la surface . Mais nous pouvons rendre ce rêve possible. Je vous prie de croire en cette ville.


Et Hideo attendit le verdict. Il était ouvert aux critiques.
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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Mer 29 Juin - 4:29
Les histoires avec la Chine avaient déjà été sous entendus pendant leurs discussions durant sa visite en Mongolie, mais la jeune femme n'avait pas imaginé que cela soit aussi dramatique. Par politesse, et pour éviter un énième incident diplomatique, Asbjorn n'avait rien dit sur le sujet, pourtant ce n'était pas l'envie et la curiosité qui lui manquait.
Ce qui l'étonnait le plus avec le Khan, c'était au delà de sa superbe, sa cécité n'était visible en rien si on oubliait la couleur lactée de ses globes occulaires. Il semblait toujours fixer dans les yeux, sûr de lui et déterminé. Elle aurait été bien incapable de dire si elle aurait été capable de faire de même dans sa situation, et pourtant elle ne savait pas grand chose de son passé. Elle avait bien trop bu pour s'en souvenir. Mais Tsugurul était un leader né comparé à elle. Elle ne pouvait s'empécher de l'admirer pour cela. Les mongoles étaient peut être un peuple où les guerriers étaient valorisés, comme la Scandinavie, mais contrairement à elle, il n'avait pas eu besoin de ça pour se faire respecté. Il avait le sang et le caractère d'un leader. Elle respectait ça.

Le Tenno aussi avait cette aisance naturelle, celle où elle faisait incroyablement tâche dans le décor. Mais elle tentait, comme une vraie viking, d'être digne de son rang. Elle était rentrée avec une Vouivre en guise de monture, par Odin. Si ça c'était pas un signe divin. Elle tourna son regard vers le Khan, sachant très bien, sans trop savoir comment, qu'il n'avait pas besoin d'avoir la vue pour savoir qu'elle le regardait, et hocha la tête pour appuyer les dire du Khan.

“Je dirige un empire représentant la guerre elle même. Mes hommes sont des héritiers de Tyr en personne. Nous nous battrons avec vous, Honorable Khan. Je suggère de prendre les devants avant qu'il ne puisse réunir des alliés. Nombre d’européens seraient probablement trop heureux de pouvoir nous clouer le bec une bonne fois pour toute.”

Elle se redressa sur sa chaise et continua :

“Mes guerriers présents avec moi sur le sol de Mongolie gardent un très bon souvenir de leur voyage et de vous. Ils ont probablement déjà convaincu leurs hommes de votre sens de l'honneur, et je n'aurais aucun problème à les convaincre de venir se battre. Moi même et mes généraux en chef y seront. Et je dois avouer, que sans guerre, je crains que mon peuple ne finissent par s'entretuer pour avoir le plaisir de taper quelque chose.”

Peu de chance que sa blague soit très appréciée, mais pour le moment, le Tenno reprit la parole, et l'impératrice l'écouta avec attention.

Son idée avait un certain potentiel, à ne pas en douter. Voilà bien longtemps que la magie avait besoin d'une place pour se développer. Mais Asbjorn avait peur que cette idée laisse la place a la technologie à la surface et oblige les êtres de magie à se cacher sous l'eau pour pouvoir continuer à exister. Surtout que si plusieurs nations sont pro magie, est-ce pas se priver de citoyens au final de leur sous entendre qu'ils seraient plus à l'abris loin du tout ?

“J'aime beaucoup cette idée, Cher Tenno! ” Commença Asbjorn avec enthousiasme en se claquant vigoureusement la cuisse pour appuyer son propos, ne possédant pas de choppe pour le faire.

“Mais j'avoue avoir peur de l'image que cela peut renvoyer de la magie au reste du monde. Beaucoup de gens, alliées ou ennemis, peuvent penser que nous nous réfugions sous terre pour échapper à la technologie. Plus précisement : avouer une défaite. Et je ne suis pas sûre que nos royaumes puissent se passer des services de nos sorciers les plus chevronnés. Personnellement mon royaume tente de développer la magie, et si mes soldats me quittent pour travailler dans l'océan, pour faire simple: je me retrouve cul nu au milieu des requins.”

Elle se frotta le crâne et ajouta en grimaça :[color=brick] “Ceci dit je ne sais pas si les autres ont la technologie d'attaquer sous l'eau, mais j'aurais intérêt à vite trouver un moyen de protéger Rapture.”

Keisarinna Asbjorn
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Tsurugul Khan
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Tsurugul Khan
Dim 3 Juil - 22:12


Création d'une Alliance magique

with Tennô et Asbjorn



Ils mèneraient donc ces combats de front, à trois, face à l’impérialisme et à la dictature de l’empereur chinois. D’imaginer la tête de Shisan affrontant les trois puissances magiques en ce monde arracha à Tsurugul un nouveau sourire amèrement satisfait. Il ne se sentait pourtant pas coupable de ce projet, bien que trahissant – de fait – la mémoire et les derniers actes de son père. Mais aujourd’hui il avait une walkyrie scandinave prête à rougir de sang son épée et un empereur, japonais, honorable et digne de confiance, qui le soutenait sans l’ombre d’une hésitation. Assit sur son piège, inspirant l’air pur de la future réserve, Tsurugul se sentit en paix avec lui-même pour la première fois depuis de longues années.

« Votre projet, Tennô, est à saluer et à acclamer. Et croyez bien que je ne suis pas du genre à m’enthousiasmer. » A dire vrai, il était même nécessaire de le préciser à l’oral tant son visage, affable, ne démontrait rien de son allégresse à l’idée de participer à ce projet. « Cette réserve, bien que je ne puisse rien en voir, est prometteuse pour la magie en ce monde. Sorciers et fées pourront y trouver refuge mais c’est là que je souhaite vous détromper Asbjorn. Cela ne sera en rien une cachette. Et nous ne n’y demeurerons pas, dissimulés comme les rats craignant les chats, car c’est bien la technologie qui se doit d’avoir peur de nous. »

Son bras se déplia et posément, son poing heurta la table de ralliement.

« Ils sont limités. En choses, en hommes, en foi. Ils sont dépossédés de tout ce qui nous anime, le feu, la connaissance, les possibilités. La magie nous soutien quand la technologie n’a ni dieu ni maître. Elle ne leur donne que l’illusion du pouvoir. Ce que la Roumanie accomplit actuellement, ces… »

Il chercha le mot, oublié, dénié. Et Wu Ming vint à son aide, le murmurant tout bas.

« Androïdes. Oui ce sont des horreurs. Inhumaines. Qui ne devraient pas fouler ce sol. Des rejetons de métal et de sang, des automates prêts à servir dans l’armée pour attaquer hommes, femmes, enfants, sans aucune forme de conscience. Ce n’est pas ainsi que je considère la guerre et il nous faudra les anéantir. »

Tsurugul caressa la table, comme balayant les invisibles du seul souffle de sa présence. Puis sa main s’étendit, sur le paysage qui s’offrait à eux et dont il ne pouvait rien voir.

« Cette île magique se protégera seule. Elle n’a pas besoin de nos soldats. Elle n’a pas besoin de surplus militaire, comme ceux des occidentaux. Les sortilèges nous seront bien plus utiles que n’importe quelle vie humaine. J’imagine que le Tennô a déjà pensé à la rendre invisible, inattaquable, sous quelque forme que ce soit. »

Le sourire revint, maigre esquisse, tout aussi amical que les mots de l’empereur à son égard. Oui il commençait à les estimer, voire à les sur-estimer. Leur accordant toute sa confiance et prêt, de fait, à les défendre jusqu’à la mort.

« Et de réserve, elle sera une puissance que les autres pourront craindre. La preuve que la magie sait se protéger et se défendre. Qu’elle existe et forme encore à travers les âges. Qu’elle survivra au-delà de toutes ces guerres qu’ils veulent mener en vain et de leurs vies qu’ils gâchent par arrogance. La magie nous survivra à tous et ce lègue à venir, je me dois d’y participer. »





Tsurugul Khan
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Tennō Yamato Hideo
La tortue de la fable
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Ven 8 Juil - 17:47

Hideo avait écouté attentivement ses deux confrères et comprenait le point de vue de la scandinave. Mais peut-être était-ce là plus une pensées plus asiatique, c'est ce que l'hybride pensa quand il entendit le discours venant de la part du traducteur de Tsurugul.

— Je comprends vos paroles et chacun de vos points de vue. Mais laissez-moi vous dire, Khan, que je n'ai pas encore prévu une quelconque protection sur cette île pour plusieurs raisons. Bien que j'espérais de tout cœur que vous acceptez mon invitation pour cette alliance, je n'avais aucune garantie. Mais surtout, pour ce genre dé décision, je préférais voir les modalités avec toutes les personnes concernées. Il m'est arrivé de penser que des hybrides marins du Japon pourraient assurer une partie de la sécurité sous-marine de la future ville, ou de l'île. Tout comme j'avais pensé que la ville serait sous cette île. Mais tout cela doit être vu par les membres fondateurs de l'alliance, c'est-à-dire nous trois.

Hideo plaça ses deux mains sur la table gardant un calme serein et imperturbable en toute circonstance.

— Mais sachez, cher Keisarinna, que je comprends votre point de vue. Mais comme l'a dit le Khan, je n'ai pas eu cette idée dans l'idée de fuir. Une ville ne peut malheureusement pas héberger nos trois pays, ou alors il va falloir des années de travaux pour pouvoir arriver à ce terme. Mais je pensais plus à pouvoir protéger ceux qui ont le plus peur de la technologie, qui veulent vivre sans crainte. Ces être de magie, aussi bien fées, qu'hybrides, que sorciers. Je pense aussi peut-être à certains humains partisans de la magie. Il me semble que dans vos terres, Keisarinna, il y a des humains, par nature, qui ne sont pas des êtres de magie à proprement parler, mais qui défendent nos convictions. Selon moi si ces personnes le désirent, ils pourraient rejoindre cette ville aussi.

Hideo espéra avoir la parole juste pour convaincre la Scandinave.

— Il ne faut pas voir une image de fuite, mais bien une image de protection de nos citoyens qui ne désirent plus vivre avec une sécurité supplémentaire et entre personnes vivant pour la magie. Et surtout, comme le Khan l'a si bien dit, cela renverra une image puissante de la magie, de montrer ce que la magie peut créer dans des domaines encore aujourd'hui non conquis. Tout cela ne peut être qu'une bonne chose. J'en suis intimement convaincu.

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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Mar 2 Aoû - 18:48
Se retrancher n'était pas vraiment une technique viking. Beaucoup d'empereur avaient perdu leur armée, membres, voir même leur trône en restant sur le champ de bataille alors que la logique aurait voulu qu'ils quittent les lieux dare dare. Pour cette raison, Asbjorn, bien qu'elle saluait l'idée, avait tout de même des réserves quant à l'idée de plonger, littéralement. Le Khan fut le premier à la détromper, son faciès n'affichant pas le débordement de joie qu'il semblait affirmé, mais la Keisarinna en avait l'habitude. Le Tenno prit la parole également, réfutant toute idée de fuir, parlant plutôt de protection. L'idée restait tout de même très abstraite pour la viking, mais elle hocha la tête, de bonne foi.

“J'ai entendu parlé de ces androïdes. Les dieux me gardent d'en voir un de mes yeux, mais les anciens souverains de mon Empire avaient déjà prit des dispositions contre eux. Fafnir, ici présent, les flèche à vu, visiblement certains ont déjà pensé à venir pollué mon chez-moi. Quelque uns de mes gardes les plus chevronnés m'ont ramené fièrement des bouts de ferraille également.”

Ulrik et ses hommes étaient de loin les plus doués pour les débusquer et les chasser. Mais elle continua :

“Nombre de mes sujets, bien que n'étant en rien des êtres de magies, sont invités à se présenter à de nouvelles écoles de sorcelleries, tout âge et toute classe sociale confondu. J'aimerais qu'en plus de vivre dans l'harmonie, chaque personne de mon peuple comprenne l'importance de la magie et soit invité à la pratiquer, même à petite échelle.”

Pour la première fois, Fafnir prit la parole. Assez soudainement pour faire sursauter même l'impératrice.

“L'Empire a besoin de ses créatures magiques.” Il raffirma ses bras croisés. “Rapture est nécéssaire. Mais je ne quitterais pas Asbjorn pour vivre en paix. Un Scandinave ne cherche pas la paix.”

Elle haussa les épaules en souriant, pas du genre à se vautrer dans la flatterie. Asbjorn savait bien que la moitié de ses soldats mourrait pour elle, et l'autre moitié la suivrait en Enfer. C'était très nordique, la loyauté. Elle n'avait pas de raison d'en douter parce qu'Ulrik les avait laissé en vie. Et de ses admirateurs le plus zélé, Fafnir avait une excellente position.

“Si même mon conseiller magique concent à la construction de Rapture, je n'ai aucune raison de refuser. Comme il vient de vous le dire, il est peu probable que les Nordiques soit en majorité sur place. Fafnir a raison, le jour où les fées décident de quitter le pays pour une contrée plus douce, mon château tombe en ruine et mon pays finit en feu et à sang. Mais j'ai bon espoir pour qu'ils aient conscience de leur rôle à jouer dans l'organisation de mon pays pour ne pas me laisser seule. Freya m'en protège.”

Elle se frotta les mains, même si l'idée d'organiser des quotas de départ si l'exode était massif ne lui plaisait pas. Mais bon... le Tenno avait raison. Les êtres de magies étaient persécutes, et avaient besoin d'un abri. La Scandinavie n'était pas une généralité dans le monde magique.

“En parlant d'être magique, mes éclaireurs m'ont rapporté de source sûre que la magie sur le nouveau continent est menacée par l'envahisseur colon. Ceci dit une grande parti du territoire est encore passablement libre, mais ça risque de vite changer.”

Elle se rassit dans son fauteuil. Jouant avec le pommeau de son épée.

“Je pense partir pour les rencontrer moi même. Ils sont peut être ceux qui ont le plus besoin d'un refuge comme Rapture. Ou au moins d'un siège à notre table.”

Keisarinna Asbjorn
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Tsurugul Khan
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Tsurugul Khan
Jeu 4 Aoû - 19:44


Création d'une Alliance magique

with Tennô et Asbjorn



Sans sursauter comme l’impératrice – et manquant d’ailleurs de poser une main presque protectrice [comme si elle en avait besoin] sur son avant-bras – Tsurugul fut tout de même étonné d’entendre le second d’Asbjorn élever la voix pour offrir son point de vue. Son conseiller chinois, se raclant discrètement la gorge pour mieux traduire les propos encourageants du soldat, paraissait lui-même mal à l’aise de ce manque flagrant de convention sociale. Mais estimant que ses traditions n’avaient très certainement aucun rapport, de près ou de loin, avec celles scandinaves, Tsurugul ne se permit aucune réflexion et hocha même la tête. Appréciant l'engouement du soldat comme il aurait apprécié le point de vue de n’importe lequel de ses guerriers.

Cet accord presque signé entre leurs trois pays, il leur fallait désormais tourner leurs pensées vers les points les plus préoccupants de leur Histoire. Le Khan ayant déjà fait part de ses difficultés avec l’ascendant chinois de son propre empereur, c’était désormais au tour de la Scandinave de leur rapporter ses inquiétudes quant aux territoires au-delà des mers. Les sourcils à peine froncés, réfléchissant sur l’existence d’un tel continent, lui qui avait déjà du mal à visualiser l’ensemble des terres étrangères, de l’autre côté de ses frontières ouest, il tourna la tête vers Wu Ming, comme pour s’assurer de ces dires.

Un court échange en mongole, à mi-voix, se siffla alors entre les deux hommes. Et écoutant la description fidèle de ces « Amériques » inconnues, Tsurugul eut un brusque mouvement d’humeur, les mains étendues sur la table, le regard vide mais étonnant brûlant.

« La conquête… Quand ils sont incapables de se défendre, c’est avec plus d’acharnement que ces peuples « civilisés » attaquent ceux qui tentent de survivre sur leurs propres terres. De ce que je viens d’apprendre, nombre d’entre eux sont exterminés par des forces guerrières, beaucoup trop armées face à des villages de femmes et d’enfants ? Est-ce encore vrai aujourd’hui ? »

Puis son profil se tourna vers le camélia, et présentant sa colère de manière aussi assourdie que possible face à l’empereur, Tsurugul laissa entendre sa révolte.

« Armés d’arcs et de flèches, mes ancêtres ont conquis des territoires sous un code d’honneur que peu, aujourd’hui, peuvent prétendre respecter. Nous avons abattus nos ennemis dans le sang et dans la dignité. Mais jamais, et je le jure sur ma lignée passée comme sur la future »

Oh ce rire…

« nous n’avons rasé des villages d’innocents. Les territoires se sont pliés à notre coupe après un combat acharné. Pas par la maladie, la faiblesse, la trahison et leur violence absurde de fer et de feu. L’alliance devrait s’ouvrir, dans un futur plus que proche, aux nations qui prônent la magie, sans cette salissure de technologie qui fait naître des géants de métal, arrachent les membres des enfants pour concevoir des armes robotiques sans cœurs et sans honneur. Il n’y aura aucune tolérance à faire envers ceux qui se tendront vers la curiosité technologique. Et mes armes sont pour ceux qui voudront se défendre contre l’envahisseur occidental. Si Rapture décide d’ouvrir ses portes à ces demandeurs, c’est une bonne chose. »

Pourtant son poing vint frapper la table, à l’en faire trembler.

« Mais je n’accorderai pas l’asile à ces habitants du nouveau monde. Pas sans avoir tenté de leur faire retrouver leurs terres. Quitte à traverser le lac salé, là où le soleil se couche. Quitte à y envoyer la totalité de mes hommes, une fois l’unité retrouvée. »

Le ton de Tsurugul, bel et bien emporté mais sans cris, obligeait son conseiller à traduire à grande vitesse, presque essoufflé. Pourtant, malgré la servitude fidèle du chinois, on pouvait aisément déceler l’inquiétude dans son regard noir. Celle de voir son Khan se perdre trop loin de ses propres terres pour protéger les Mongoles d’une riposte chinoise. Hélas, il ne pouvait encore rien lui dire. Mais se promit d’en toucher quelques mots à son dirigeant, une fois leur solitude retrouvée.

Il n’avait pas le courage du guerrier scandinave pour tenter de les contredire en ces instants précieux d’alliance magique.

Et baissant la tête, il laissa Tsurugul se tourner vers Asbjorn. Exprimant, maladroitement, sa pensée dans la langue abrupte de l’impératrice :

« Ainsi est le remboursement de ma dette. Si pacte, si victoire vous m’offrez face aux chinois, nous irons croiser le fer de manière plus honorable contre ces colons. Et contre qui menacera la magie. »

Une preuve de plus qu’il ne fuirait devant l’ennemi sans combattre. Sans mourir.




Tsurugul Khan
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Tennō Yamato Hideo
La tortue de la fable
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Lun 8 Aoû - 1:09
Il ne fut pas étonné de voir l'homme, qui secondait la dirigeante scandinave, prendre la parole. Il avait envisagé cette possibilité. Ce qu'il n'avait pas prévu c'est qu'Asborn, elle aussi, l'étonne. Mais après tout peut être que c'était normal dans les pays du nord. Néanmoins les paroles de se conseiller magique appuyait les paroles des deux dirigeants asiatiques ce qui avait l'air du même coup, de finir de convaincre sa dirigeante.

Un autre sujet vits s'ajouter : des êtres de magie chassés de leurs terres sur le continent, à l'Est de ses frontière, à l'Est même de cette île. Le Tenno ne connaissait pas bien ce continent, encore moins que l’Europe. Il avait eu vent de certaines rumeurs, mais sans plus de précision. Apparemment il y avait certaines personnes qui, là-bas, chassaient la magie. Quel monde décadent. Alors que la magie et la nature étaient la source même de cette terre. Il devait bien y avoir des êtres en dehors des trois, ici présent, qui devaient penser à ne pas opprimer tout ce qui passait sous leurs mains.

Le discours du Mongol surprit l'empereur du Japon. Il s'attendait à des discours sur un ton de ce genre, mais plutôt de la part de la dirigeante Scandinave. Il ne fallait juste pas précipiter les choses. Il y avait tant de choses à faire. Cela ne faisait aucun doute. Mais il ne fallait pas non plus se précipiter la tête la première. C'est ainsi, qu'une fois le discours du Khan terminé, le Tenno prit une grande inspiration pour expirer doucement, comme pour évacuer tout pensée de son esprit.

— Rien ne sert de courir après le lièvre occidental sans préparation. Il faut être sur de nos avancées à pas de tortue pour prendre le lièvre à son propre jeu. Mais ce que vous nous rapportez, Keisarinna, est un fait vraiment troublant. La magie n'est vraiment plus en sécurité nulle part en ce monde.

Hideo posa ses deux immense mains verdâtres sur la table. Un regard doux mais qui ne laisser part à aucun doute.

— Rapture ne pourra se construire en un jour. Nous ne pourrons pas les amener dans cette ville magique de suite et à aller trop vite dans la future construction. Cela pourrait fragiliser les bases. Je pense donc que, comme vous l'avez suggéré, qu'aller à leur rencontre est une idée primordiale. Si vous vous proposez d'aller à leur rencontre vous même je n'y vois, personnellement, aucun inconvénient. Et si ils ont un représentant qui pourrait parler en leur nom, nous pourrions le recevoir et, si tout le monde est d'accord, lui accorder un siège au sein de cette alliance. Mais cela devra être fait, comme le Khan le suggérait, en parallèle de la future indépendance de la Mongolie. Pour que le Khan puisse lutter avec la conscience tranquille. Qu'il ne soit plus sous l'emprise du dictateur chinois.

Le Tenno but un peu d'eau en s'excusant. La chaleur jouait contre sa nature hybride.

— Si nous regardons vers le futur, que pouvons nous voir ? Une seconde rencontre entre nous trois ? Un bilan des forces disponibles pour l’indépendance de la Mongolie pour savoir comment utiliser nos forces dans un seul sens, et non dispersé. Mais aussi les découverte du nouveau continent que vous nous apporterez. Ainsi que les préparatifs pour Rapture.

Le Tenno pensait avoir résumer grossièrement ce qu'il pensait du futur proche. Il essayait d’être calme. D’être la voix qui apaise les mots plus haut que les autres.

— Qu'en pensez vous ? Que proposez vous d'autre pour notre futur, ou même, pour la suite de cette entrevue ?

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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Mer 24 Aoû - 8:20
Les yeux tournés vers le Khan, Asbjorn hocha silencieusement la tête. Les anciens souverains avaient certes menés une longue politique militaire et territoriale, mais leur conquête ne s'étaient fait de façon sale et outrageuses. Des soldats contre d'autres soldats, des raids de villages, des accords parlementés, des alliances forgées, mais jamais par la maladie ou par des couteaux dans le dos. Il était vrai qu'on ne faisait aucune guerre sans perte, mais encore fallait-il qu'il s'agisse de guerre et non pas de massacre pur et simple. Des pillages par ci par là étaient quelque chose, un génocide en était bien une autre. Les guerres, on les affrontait de face. On ne se mouvait pas comme une vipère entre deux rochers à attaquer des petits insectes qui ne savent même pas ce qui leur tombe dessus.

La résolution dans le regard vide du Khan, sans oublier ce décisif poing sur la table, lui plut. Et lui plut même fortement. Déjà admirative et respectueuse du Khan, elle se surprit à voir qu'il pouvait encore plus monter dans son estime. Elle hocha vivement la tête en posant non loin son poing près du sien, sans frapper et sans le toucher, juste pour qu'il sente vaguement qu'elle était bel et bien de son avis.

“Si ils sont aussi attachés à leur terre que nous, ils n'accepterons de toute façon pas l'asile. Nous allons leur donner des armes pour lutter contre la technologie, et leur offrir un siège et un soutien que le reste du monde ne peut pas leur donner. Si le reste de l'Europe doit fermer les yeux, c'est qu'ils encouragent ce genre de pratique.”

Ses doigts pianotèrent sur la table pour cacher sa rage au ventre. “J'ai pas voyagé aussi loin pour jouer les ignorantes sur l'attaque de pauvres gens. Merci Honorable Khan de me prêter main forte. Mon armée et moi seront à vos côtés contre la Chine. Et je sais que vous ferez de même quand je vous demanderais votre aide pour protéger ce qui doit l'être.”

Elle lui accorda un franc sourire, sans savoir si il le saurait ou non, et conclue. “Nous sommes ensemble dans le sang et dans les mots.” Elle se tourna vers le Tenno pour achever sa phrase. “Tous ensemble.”

Les paroles de ce dernier furent écoutés avec attention et furent également saluées par un hochement de tête poli. “J'irais moi même sur place. J'ai des montures pour faire un rapide aller retour pendant que mon armée se prépare sur la guerre. Je promets de ne commencer rien de plus que des négociations tant que la Chine reste un ennemi majeur. De toute façon ils n'iront surement pas me faire confiance trop vite. Si ils sont aussi menacés que j'entends, ils seront probablement méfiant envers quiconque traverse l'océan. Je prendrais le temps d'inviter leur chef à cette table pour que nous puissions en discuter.”

Elle se redressa sur son fauteuil en tirant une nouvelle fois le col de sa chemise, noyée dans la chaleur.

“Je propose d'organiser une nouvelle rencontre quand cela sera le cas. Bien sûr, il nous faut aussi un rapport complet des forces chinoise pour que nous puissions nous organiser. J'aimerais aussi savoir l'étendue de vos forces à ce moment là, que nous puissions organiser une stratégie intéressante.”

Elle leva les mains, l'air fière et même rieuse. “Il parait que les Scandinaves sont des barbares, mais je vous jure que quand nous faisons la guerre, nous faisons ça proprement !”

Elle fit craquer ses poignets d'un geste peu élégant.

“Pour la suite de cet entrevue, je propose déjà de boire un verre en honneur de ce que nous avons décidé tous ensemble, pour sceller ce premier pas de l'alliance magique !”

Keisarinna Asbjorn
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Tsurugul Khan
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Tsurugul Khan
Dim 28 Aoû - 20:32


Création d'une Alliance magique

with Tennô et Asbjorn



La sagesse et la volonté du Tenno furent saluées par un mouvement de recul et de dignité de la part du Khan. Loin de se laisser aller à nouveau à cet élan brutal qui l’avait saisi dans son sens de l’équité au nom de la Magie, il se rasséréna tranquillement tout en écoutant, en aveugle, les propos échangés entre l’impératrice et l’empereur. Assis entre eux dans ce triangle en équilibre et en force brute, il ne se sentait ni soumis ou rabaissé d’une quelconque manière. Son indépendance avait de la valeur aux yeux de ces deux dirigeants et c’était sans mal qu’ils avaient accepté de le seconder, quitte à agir en parallèle sur d’autres fronts, comme le Tenno venait de le suggérer.

Tsurugul attendit donc la réponse d’Asbjorn, devinant son allégresse non à la forme de son poing, malgré le coup porté qui sembla, un instant, éveiller son écholocalisation, mais en se fiant au ton de sa voix comme à ce rire en morsure qui éclata dans l’air et fit pétiller la nature. Ne pouvant s’empêcher de sourire pour tout commentaire, il attendit quelques secondes en buvant à son tour, ne trouvant pas son plaisir dans l’eau certes pure de cette île magnifique, mais trop terne pour un tel événement.

« Au futur lointain, Keisarinna Asbjorn a déjà bien parlé et je ne peux que me rejoindre à sa volonté d’organiser une nouvelle rencontre. Et d’inviter, bien évidemment dans des séances un peu plus lointaines, d’autres représentants de la magie et des pays fidèles à son nom à cette table. Notre trio n’en demeurera pas un bien longtemps, j’en suis certain. » Et c’était bien aux chefs indiens auxquels il pensait à cet instant.

« Néanmoins, pour plus de proximité dans notre temps, je crois me rappeler d’une invitation à visiter votre île. Le soleil a décliné mais je ne sens pas la fraîcheur de la nuit. Il est peut-être encore temps d’y faire un tour, tout en savourant un verre pour célébrer dignement cette alliance. »


La sudation commençant à perler à son front, son conseiller se rapprocha aussitôt pour la lui éponger, jetant un faible coup d’œil au visage humide de la Keisarinna comme à son décolleté. Le geste, aussi indigne de sa condition que déplacé, lui infligea une morsure cuisante à même sa langue. Et s’inclinant en excuse, le conseiller évita aussitôt le regard du compagnon de l’impératrice. Souhaitant avant tout échapper à une double punition plus que méritée.

Ignorant de ce triste spectacle, Tsurugul attendit simplement que sa proposition soit validé ou modifié. Et joignant les mains au-dessus de la table, encadrant ainsi son verre d’eau vide, remercia Boudha en silence de sa chance comme de la volonté de son maître, lui ayant permis de rencontrer d’aussi impressionnants nouveaux alliés.




Tsurugul Khan
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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mar 1 Nov - 16:29

Sous le soleil rayonnant de Hawaï, une alliance durable se forma. Scellée au sein de ce comité, elle n'attendait plus qu'à grandir et à se développer afin de mettre, en son giron, tous ceux considérant la magie comme l'unique voie possible.

RP terminé


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