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 Février 06. Recrutement

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Le taureau bleu
Ragnar Mjöllnir
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MessageSujet: Février 06. Recrutement   Mer 25 Mai - 23:01
Tenue de Ragnar (sans le chapeau)

Londres empestait. Depuis que Ragnar avait posé un pied sur les pavés anglais, il sentait ses poumons s'encrasser. Il avait du se plier, bon gré mal gré, aux protocoles d'entrée, le pays étant farouchement surveillé depuis la mort de l'ancienne souveraine et de sa sœur. Une histoire que l'hybride avait vaguement entendu – un confit entre femmes qui s'était terminé par une double-mort. Apparemment cela avait suffit à mettre la sécurité sur les dents. Ragnar avait laissé la police compulser les papiers avant d'entrer de plein pied dans la ville.

Tandis que Asbjorn s'était rendue à l'autre bout du monde, son général avait décidé de recruter de nouveaux bras. Les bras ne manquaient pas mais, Ragnar le sentait, ils ne devaient pas rechigner à chercher de nouvelles têtes. Des individus en marge de ces pays technologiques, des mercenaires prêts à se reconvertir. L'hybride savait déjà quel serait le premier argument salvateur. « En Scandinavie l'air est pur, vous vous sentirez rajeunir. Et le ciel est pas masqué par la fumée des usines ! »

Et si ça ne suffisait pas quelques mots sur la bonne chère de l'empire et les femmes devraient suffire. Qu'importe le pays, les hommes étaient tous sensibles à ces thèmes-là.

L'hybride avait fini par se précipiter vers le premier lopin de terre bienvenu. Un parc qu'ils nommaient ça. Aux yeux de Ragnar, ce n'était que quelques broussailles, un jardin de nobles bien entretenu. Rien qui ne valait les belles plaines de la Scandinavie, ni les montagnes. Néanmoins, au sein de Kensington Gardens, l'hybride pouvait respirer un peu mieux.

Une vieille dame, occupée à nourrir des pigeons, écarquilla des yeux en le voyant s'asseoir à côté d'elle. De son côté Ragnar haussa un sourcil. Il avait fait des efforts pour ne pas attirer l'attention. Du moins ne se promenait-il pas, torse à l'air – on lui avait bien fait comprendre que, hors de la Scandinavie, ce n'était pas une tenue acceptable. Suivant le regard de la vieille femme, Ragnar comprit.

« Les cornes hein ? Z'inquiétez pas. Je vous empalerais pas avec. De toute façon, z'êtes plus de la première fraîcheur. »

La vieille femme cracha un « Clochard ! », rassemblant ses jupes en quittant le parc, furibonde. Ah oui il avait oublié ce détail. Les fées avaient enchanté son pendentif, inoculant des sorts de traduction. Persuadé de parler dans sa langue, il avait omis que, désormais, chacune de ses paroles serait traduite magiquement, compréhensible pour tous.

Un profond soupir s'échappa des lèvres de Ragnar.

« Bon. Le recrutement va pas s' faire tout seul. »

Avisant une fontaine proche, le Scandinave se posta sur la margelle sous les regards dubitatifs des promeneurs – la plupart des gosses et des nurses venus mener la promenade quotidienne. Ragnar leva haut les mains, interpellant l'attention de tous.

« M'sieurs dames. Vous avez marre de l'air pollué de vot' pays ? Vous avez marre de mendier ? Vous avez marre de vot' vie ? » Du poing, Ragnar frappa contre son torse. « J'suis Ragnar Mjöllnir, soldat, général de Scandinavie. On a besoin d'bras, d' tous les bras. Si même vous avez des frères, des amis qui veulent combattre, ramenez-les moi. On sait r'connaitre la valeur des bons gars par chez nous ! »

Ragnar désigna, au hasard, un individu.

« Toi ? Ça te tente un boulot avec un toit et une gamelle pleine ? »


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Cat Sidhe
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Jeu 26 Mai - 20:30

Recrutement

Ragnar & TJ

C'est peut-être l'endroit que tu préfères dans tout Londres. Celui où tu te sens le plus à la maison… Ici tu n'as pas l'impression d'être en cage ou étouffé par la foule qui ne t'adresse aucun regard. Ici tu as l'impression d'être de nouveau sauvage. Sous tes pas tu peux sentir l'herbe et le gravier là où normalement tu n'as le droit qu'aux pavés et à la boue… Ici l'air est moins lourd et le ciel plus clair. Ici tu peux trouver une certaine paix quand on ne te pointe pas du doigt ou qu'on ne te chasse pas. Ici tu y reviens toujours, te disant que si tu pouvais, tu quitterais cette cité pour retourner retrouver les landes sauvages et peut-être cette chaumière que tu n'aurais jamais dû quitter. Voilà ce qui trouble ton esprit et tes yeux d'or alors que toujours enroulé dans tes guenilles, tu te dissimules et déambules dans le parc, caressant du bout des doigts ta prise du jour. Tes griffes caressent doucement la montre à gousset en argent que tu examines avec attention, frôlant les passants sans vraiment t'en rendre compte. Non, tout ce qui importe en cet instant, c'est cette montre que tu veux ouvrir, dont tu veux découvrir les mécanismes et les secrets… Tic-tac…Tic-tac. Tu l'entends chantonner entre tes griffes et tu fronces les sourcils. Tu n'aimes pas vraiment les montres. Tu les trouves capricieuses. Si les humains arrivent à les ouvrir sans souci, toi tu peines bien plus, simplement parce que tu n'arrives pas à saisir le mécanisme de ses objets fort ouvragés… Au début tu rayais le métal de tes griffes ou de tes dents, allant jusqu'à fracasser la pauvre montre contre un mur pour être simplement déçu face aux engrenages et au silence qu'elles t'offraient. Désormais tu es plus délicat avec elles, tu comprends qu'elles sont fragiles et qu'elles n'offrent leurs secrets qu'à ceux qui savent se faire patients et persévérants. Tu comprends que le monde t'est encore complètement inconnu et que tu n'es au fond qu'un animal qui peine à rentrer dans la norme… Mais comment pourrais-tu ? Tu n'es pas fait du même bois que les humains. Tu n'as pas bénéficié de la moindre éducation… Tu n'as pas leurs manières. Tu es encore sauvage, et tu n'as d'humain que ton apparence… Et encore. Mi-chat sauvage, mi-jeune homme gracile. Tu pourrais être beau si tu n'étais pas enfouis sous des guenilles puantes, si ta tignasse brune était plus correctement coiffé, si tu étais lavé… Oui là tu serais peut-être beau… Mais pour l'instant, tu ressembles plus au vagabond que tu es, à l'enfant perdu qui cherche tant à rentrer chez lui…

Perdu dans tes pensées et dans la contemplation de cette montre que tu n'arrives pas à ouvrir, tu ne remarques pas l'autre hybride devant lequel tu passes et c'est seulement quand il élève la voix que tu le vois enfin. Sa voix puissante te fait sursauter et ce sont des yeux craintifs que tu lèves vers lui… Tes pupilles se dilatent au moment-même où tu saisis son imposante carrure. Tes lèvres s'entrouvrent mais tu ne dis rien, bien trop impressionné par ses larges épaules et ses cornes immenses qui semblent presque gratter les cieux. Tu retiens ton souffle et tu te dis que c'est un géant, qu'il est comme ses arbres imposants dont le feuillage n'est à porté que des oiseaux… "Je pourrais voir la ville de là-haut", penses-tu alors qu'il se présente. Ragnar est son nom mais c'est à peine si tu retiens ça. Tout ce que tu vois ce sont ses vêtements bien étranges et ses cornes… Et son discours ? Il te passe au-dessus de la tête. Tu n'es pas fait pour combattre, non, tu as beau avoir des griffes et des crocs, ceux-ci sont conçus pour survivre, pour chasser… Pas pour mener des combats que tu ne comprends pas. La nature t'a façonné pour que tu sois capable de vivre comme tu l'entends, pas pour embrasser des causes et mener des guerres. Par contre, tu sursautes et te raccroches à ta prise du jour quand il te désigne. Tu croises son regard, presque apeuré, sentant tes oreilles se rabattre, sous l'épaisse capuche que tu portes. Un boulot. Tu ne sais même pas ce que c'est… Travailler… Ce n'est pas pour les créatures comme toi. Tu es encore si imparfait, si incomplet, si bancal… Tu ne saurais travailler. Tu n'es bon qu'à voler. Tu es un chapardeur, un opportuniste. Et l'hybride qui te fait face le verra peut-être. Tu hésites, pendant de longues secondes tu n'oses bouger avant de te détendre, voyant qu'il n'est pas agressif envers toi… Lentement tu t'approches de lui et jettes des regards tout autour de toi sans comprendre ce qu'il te veut vraiment. Puis tu regardes la montre entre tes doigts. Peut-être est-ce qu'il veut ? Tu n'en sais rien, mais tu arrives face à lui, à lever la tête pour croiser ses prunelles. Et là, tu lui tends ta prise du jour, comme tu le fais pour ses receleurs qui parfois acceptent de lâcher une pièce dans le creux de tes mains… Une pièce que souvent tu échanges pour un peu de pain ou de la viande. Tu lui offres la montre à gousset, pensant sincèrement que c'est qu'il veut. Puis tu souris doucement, dévoilant tes crocs alors que tu fais entendre de ta petite voix.

"Pour manger. Pour le toit. On échange."

Tu ne t'encombres pas de mots inutiles. Tu restes efficace et tu préfères aller à l'essentiel. Parfois sans comprendre que ce que tu dis n'est pas forcément clair ou juste. C'est l'émotion, le fond qui est important. Et non pas la forme. La montre est offerte entre tes doigts alors que le mécanisme continue de tourner, produisant un tic-tac presque aussi régulier que les battements de ton coeur.


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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Sam 28 Mai - 18:59
L'individu que Ragnar a désigné, par le plus grand des hasards, l'hybride serait incapable de définir s'il est homme ou femme. Son visage est masqué par une capuche rabattue. Son allure est celle d'un vagabond, un traîne-savates aux souliers encroûtés de poussière et de boue. Sûrement un pauvre gars jeté à la rue à la suite d'une déconvenue. En Scandinavie il aurait pu rejoindre une guilde, un groupement d'aventuriers qui lui aurait fourni de quoi vivre en échange de ses talents.

Ragnar se pencha en avant, curieux d'entendre ce qu'allait déclamer l'inconnu tandis que ce dernier avançait à sa rencontre. Ses sourcils se froncèrent à la vue de l'objet que lui tendait l'individu. Ça brillait comme le fer d'une épée, comme l'argent dans le palais du Hildegarde Castel. Ragnar prit l'objet entre deux de ses doigts, le portant à son oreille.

Tic, tac.

Un gamin en costume de marin voulut se montrer obligeant. C'est que ça l'étonnait ce petit de voir un adulte aussi colossal complètement perplexe devant un si petit objet.

« C'est une montre, m'sieur ! »

Ragnar tourna la tête vers l'enfant. Merci les fées d'avoir ensorcelé son pendentif pour être compris, et comprendre dans toutes les langues.

« Montre ? »
« Ça sert à savoir l'heure qu'il est. Mon père en a toujours une comme ça dans sa poche. Même que y a que des horlogers qui peuvent savoir les réparer... Vous voulez que je vous montre comment ça s'ouvre ? »

Ragnar tendit la montre au gamin qui s'était rapproché de lui. La foule retenait son souffle. Tous s'attendaient à ce que l'hybride écrase l'enfant – par inadvertance ou sciemment. Mais rien ne se passa – au grand soulagement de la plupart, au déplaisir de certains qui auraient voulu un peu d'action. Adroitement l'enfant ouvrit la montre dévoilant le contenu avec un sourire jusqu'aux oreilles. Ragnar se pencha plus avant, détaillant les aiguilles qui bougeaient sur le cadr an.

« Magie ? »
« Oh non c'est de la technologie m'a dit mon père et – Ah ! »

Le cri avait explosé en même temps que la montre. L'enfant recula d'un pas, estomaqué. Le pied de Ragnar s'abattit sur la montre, finissant d'éparpiller les morceaux de verre.

« Pas de technologie. C'est... » Mauvais, sale, dégoûtant. « … mal. »

L'enfant ne pipa pas un mot. Son sourire s'était transfiguré en une grimace terrorisée.

Le corps de Ragnar tourna, d'un bloc, vers l'individu encapuchonné.

« Mauvaise pioche. Je veux pas de tes... montres. Je viens d'un pays où on interdit la technologie. Si tu veux me suivre, faudra que tu te débarrasses de tout ça. »

Sinon l'homme risquait de finir tranché par le premier quidam venu.

« Si tu veux un toit, à manger, il faudra te battre. Tu sais te battre ? Pas avec des armes à feu, ça aussi c'est interdit. »

De l'index, Ragnar toucha la capuche de l'individu.

« C'est quoi ton nom ? Et pourquoi tu te caches ? La sage-femme qui t'a mis au monde y est allée avec une pelle que tu oses pas montrer ta trogne ? »




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Cat Sidhe
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mer 1 Juin - 14:03

Recrutement

Ragnar & TJ

Le colosse se penche vers toi et sans tenter de retenir ta précieuse montre, tu le laisses l'emporter dans ses doigts immenses, levant vers lui un regard aussi curieux que malicieux. Il a accepté ton cadeau et si il est comme l'homme aux dents noires… Il te donnera peut-être de quoi faire pour manger. Peut-être auras-tu deux sous ? Ou peut-être tira-t-il de sa tenue un morceau de pain dans lequel tu pourras planter tes crocs ? Tu aimerais. Mais pour l'instant tu dois juste l'observer froncer les sourcils face à ton cadeau. C'est étrange, ce n'est pas la réaction que les autres ont normalement. Lui ne semble pas savoir ce que c'est.. Il la porte à son oreille et c'est toi qui fronces les sourcils cette fois. "C'est la première qu'il a entre les mains ?", penses-tu alors qu'un petit humain s'approche et commence à expliquer à l'imposant hybride ce que tu viens de lui offrir. Oui, une montre. Tu hoches de la tête avec un sourire. Tu t'approches un peu et tout émerveillé, tu apprends comment on ouvre une montre. Tu veux savoir toi aussi… Car si tu adores les voler et les garder tout contre ton coeur pour les écouter chanter, tu ne sais pas comment accéder à ce qui se cache sous la coque en métal. Mais patience, voilà que l'enfant dévoile tout à ton regard. Il appuie sur un bouton et le mécanisme se révèle à toi. Sur la pointe des pieds, tu observes pour la première fois l'intérieur d'une montre. Tu découvres les aiguilles qui bougent, les chiffres qui n'évoquent rien à tes yeux, le tout protégé par une fine couche de verre. C'est encore plus beau que ce tu imaginais. Tout semble danser sous tes prunelles ébahies et maintenant tu comprends pourquoi les humains les regarde si souvent… Tu ronronnes presque pour cette petite chose brillante que tu as désormais envie de récupérer. Si tu avais su… Tu ne le lui aurais pas donné… Mais trop tard. Tu as accepté de t'en séparer. C'est trop tard. Mais tu te consoles vite… Tu en voleras une autre. "Une plus belle encore", te dis-tu… Peut-être une qui brille comme le soleil… Oui, tu aimerais en avoir un creux de ta main. Un petit astre qui ne chantera que pour toi. Tic-tac, tic-tac, tu pourras t'endormir avec elle contre ton oreille… Tu pourrais. Tu voudrais. Mais tu interrompu par la question du géant. De la magie ? Tu plisses doucement le nez sous ton capuchon avant de te reculer, apeuré alors qu'en plein milieu des explications de l'enfant, il vient briser la montre au sol. Le bruit et la vue des rouages sur le sol t'arraches un léger cri alors que tu portes tes mains à tes lèvres.

"Non !"

Elle était tienne… Elle était ton assurance d'avoir à manger… Et lui ? Lui a détruit ton cadeau sans raison. Tu ne voulais que faire bonne impression et obtenir quelque chose de lui… Si il croise ton regard, il ne peut y lire que ton incompréhension… Pourquoi faire une telle chose ? Si lui n'en voulait pas, tu aurais pu la reprendre et la vendre à quelque d'autre… Et maintenant, que te reste-t-il ? Le regard de l'hybride aux cornes immenses ? Il faut bien te consoler, alors c'est dans ses yeux que tu cherches une réponse à son geste. Pourquoi ? "Pourquoi me retirer le pain de la bouche ?", penses-tu. La technologie est mal ? Comment ? Pourquoi ? Voilà toutes les questions qui traversent ton esprit. Jusque ici…. Tu n'en as pas souffert, au contraire. C'est en volant ses petites choses que tu as pu survivre… Alors pourquoi d'un coup, il faudrait que tu arrêtes de t'en approcher ? Tu n'en sais rien, et l'hybride face à toi, le fameux Ragnar, ne semble pas vouloir t'éclairer plus que ça. Non à la place, il semble même te mettre en garde, te disant que tu ne dois plus y toucher si tu désires le suivre. Mais en as-tu seulement envie ? De partir dans un pays lointain à suivre un homme que tu ne connais pas ? N'as-tu pas un endroit où tu dois retourner ? N'as-tu pas une maison qui t'attend ? Tu baisses les yeux et respire doucement, tentant de calmer ton coeur. Tu es en colère contre l'homme qui vient de détruire ta précieuse montre, mais tu es aussi inquiet. Inquiet de ne jamais être capable de rentrer à la maison. Car tu sais que le toit qu'il t'offre mais celui que tu avais avant. Tu comprends qu'il ne te propose pas de rentrer chez toi, mais de te trouver un autre chez toi. Un foyer pour lequel tu devras te battre si tu l'écoutes. Seulement, tu ne veux pas ça, pas vrai ? Tu ne veux pas te battre, tu le fais déjà au quotidien et tu aimerais juste revenir à l'époque où tout était simple… Celle où tu pouvais paresser sur les genoux de la vieille dame et manger les restes qu'elle te mettait sur le rebord de la fenêtre. Tu ne veux pas te battre, tout comme tu ne veux plus poursuivre cette vie de misère qui est la tienne désormais. C'est ton foyer que tu veux. Tu veux simplement rentrer à la maison. Tu lèves les yeux vers l'inconnu, te reculant vivement quand d'un doigt il vient effleurer ta capuche. Tu feules presque alors que tu sors les griffes pour venir écorcher la paume de sa main. C'est un avertissement. Qu'il te touche une fois de plus et tu montreras les crocs.

"Non ! Je me cache parce que si les humains me voient… Ils recommenceront…. Ils voudront me chasser à coup de pierres."

Dans tes yeux il peut lire la crainte mais aussi une résignation qui effleure l'indignation. Tu voudrais ne pas avoir à te cacher sous cette cape puante. Tu voudrais pouvoir te déplacer librement sans écraser tes oreilles sous ce capuchon, pouvoir dérouler ta queue de ta taille… Tu aimerais être libre. Mais tu ne fais pas confiance aux humains. Ceux qui étaient dans la lande avaient tentés de te tuer, simplement parce qu'ils pensaient que tu étais un messager de la Faucheuse… Alors ici, tu crains ce qu'ils pourraient penser de toi. Tes yeux passent de l'hybride à la foule et nerveusement, tu rabats presque ta capuche sur le bout de ton museau. Tu ne veux pas être vu. Tu veux redevenir la petite ombre que personne ne voit. Le petit chapardeur qui se cache dans l'ombre des rues de Londres.

"Je dois me cacher…" murmures-tu avant de relever la tête vers lui. "J'aimais bien cette montre. Si tu n'en voulais pas, tu aurais dû me la rendre. J'aurais pu la revendre pour manger. Maintenant à cause de toi, je vais devoir voler de quoi manger."

Tu te renfrognes presque avant d'ajouter.

"Et toi tu n'as pas peur ? Tu n'as pas peur qu'ils te voient ainsi ? Tu ne crains pas leurs regards ?"


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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Sam 4 Juin - 23:00
La douleur fut cuisante. Piquante comme du vinaigre. Ragnar observa sa main, remarqua les fines coupures laissées par l'inconnu. Des plaies provoquées par des griffes, fines mais aussi tranchantes que du bon acier. Une lueur de fascination brilla dans l'oeil unique de l'hybride. Ce dernier n'avait pas vu l'homme, en face de lui, sortir une quelconque arme. Ce qui pouvait induire qu'il usait d'un poignard finement dissimulé et savait aisément s'en servir, tel un voleur de bas-fond dont la lame pouvait trancher poches et cordons de bourse. Ou alors... L'homme avait quelque prédisposition magique lui permettant de posséder des griffes animales. Aucun ongle humain ne pouvait provoquer tel stigmate.

La seconde théorie semblait être la bonne au vu des propos que se mit à tenir l'homme. Les humains. Il mentionnait les êtres humains non comme ces semblables mais comme appartenant à une autre race que la sienne. Son attitude était celle d'une bête traquée cherchant à se dissimuler aux yeux des autres. Les sourcils de Ragnar se froncèrent tant qu'un pli se forma sur son front.

« Voler ? Y a donc pas d' charité ici ? »

En Scandinavie personne n'aurait garder sa porte close à un vagabond quel que soit sa nature. Même le plus humble des habitants trouverait toujours une écuelle et un bout de couverture à partager. Ragnar tourna la tête, laissant son regard glisser sur les quelques badauds qui s'étaient rassemblés.

« C'est pas vous les chrétiens qui dit' toujours de prêter s'cours à son prochain ? La bel' affaire. Ça s' dit des saints mais ça sait juste polir le bois des bancs avec son cul. »

Une vague de désapprobation souleva la foule. Des nurses bouchèrent les oreilles de leurs protégés à grands cris estomaqués. Le poulailler sommait au renard de quitter la place, séance tenante. On n'avait pas idée de tenir pareils propos en place publique. Et devant des enfants. Que le sauvage retourne donc en son pays. Les critiques succédaient aux cris, les index se levaient, sentencieux. Dehors le sauvage, dehors la bête.

La haine gonflait les poitrines. Ragnar eut, à peine, un haussement d'épaules. Ce n'étaient que paroles. Aucun d'eux n'avait assez de courage pour s'approcher de lui et oser le frapper. Ils auraient trop peur de se salir ces pudibonds d'Anglais.

« T' vois ? » lança-t-il à James. « Ils me terrifient pas du tout. Me faut plus qu' quelques cris pour m' faire lâcher ma vessie. J'ai déjà croisé des trolls, gravi des montagnes au risque d'en perdre mes orteils... Je crois que j'en ai perdu deux la d'rnière fois.... Faudrait qu' j' recompte. Tout ça pour t' dire que, non, j'ai pas peur. Pourquoi j' serais terrifié ? »

Ragnar tendit sa main blessée à l'hybride-chat. Montrant, sans aucune pudeur, les plaies encore sanglantes.

« Tu d'vrais pas avoir peur non plus. Tu peux t' défendre. T'as des armes. Et je peux t'emmener dans un pays où tu seras pas traité en paria. Mais en semblable. »

Les doigts de Ragnar s'approchèrent si près de James qu'ils auraient pu frôler son visage.

« Viens avec moi si t' veux vivre. »


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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mar 7 Juin - 15:02

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Ragnar & TJ

La charité. Non, tu ne sais pas ce que c'est. Enfin, disons plutôt que tu l'as expérimenté par le passé sans t'en rendre compte. La vieille dame qui t'a recueilli à l'époque avait fait preuve d'une certaine forme de charité… Elle t'avait offert un toit, de quoi manger, de quoi boire, des genoux sur lesquels te rouler en boule et ronronner, des doigts osseux avec lesquels jouer… À l'époque tu ne t'es pas rendu compte de la chance que tu avais… Tu pensais simplement à l'instant présent… Mais maintenant, tu possèdes le fardeau des humains. Tu as des regrets, tu regardes par-dessus ton épaule et tu penses à un passé que tu trouves plus lumineux que ton avenir sombre. Avant tu étais libre et aimé… Maintenant, tu es prisonnier et voué à être seul. À tes yeux, ta seule planche de salut est de retrouver ton ancien foyer. Vers l'hybride tu lèves tes prunelles pour hocher négativement de la tête. Non, personne ici n'a la douceur ou la générosité de la vieille femme. Personne ne te tend la main ou te donne un petit quelque chose pour que tu puisses survivre un jour de plus. Ici c'est encore plus cruel que ta lande natale. Ici tu n'es pas adapté pour cette vie qui est un combat perpétuel. Tu n'as pas ta place à Londres et c'est ce que la ville te martèle chaque jour qui passe. Les chats ne font pas de vieux os ici. C'est ce que tu crois entendre dans le murmure de la foule. L'hybride aux cornes imposantes détourne le regard et tu fais de même, tentant de comprendre ce qui attire son attention. Tes yeux balayent la foule mais sous ton capuchon, tes oreilles remuent doucement alors que le ton monte entre lui et les humains. Tu ne comprends pas tout ses propos mais tu es d'accord avec son indignation. Aucun n'a voulu t'aider. Personne n'a le coeur de cette vieille femme et pourtant, oh, tout ce que tu aurais donné pour un humain qui te tende la main et t'offre un toit. Des murmures courent dans la foule et à nouveau tu cherches à te faire plus petit. Les cris et les critiques te semblent vous être adressés. Quand tu entends "dehors le sauvage, dehors le monstre !", tu penses que c'est pour toi. Et si tu es prêt à te mettre à courir, l'autre est tel une montagne. Il refuse de se courber pour le vent et étrangement, tu es impressionné par sa force, par sa volonté. "Il est la montagne. Il est le chêne. Intombable et inébranlable. Force et respect.", voilà ce que tu penses alors que tu observes sa silhouette imposante. Émerveillé comme seul les enfants peuvent l'être, tu l'écoutes et souris, dévoilant ta dentition animale alors que tu hoches de la tête, comprenant ce qu'il veut dire. "Oui, après tout… Pourquoi la montagne aurait-elle à craindre le vent ?" Puis il a un geste vers toi et si quelques secondes auparavant tu aurais reculé en montrant les crocs, tu décides de faire comme lui, d'être comme la falaise face à la mer. Tu refuses de bouger et tu te redresses même légèrement. "Force et respect.", te murmures-tu. Dans ses yeux tu jettes ton regard de félin avant d'observer sa main blessée. Tu regardes le sang perler et rouler sur sa paume, buvant ses paroles sans trop savoir quoi répondre. Tout ce que tu sais pour l'instant, c'est que tu n'es pas encore prêt à le laisser te toucher… Quant à vivre… ? Sais-tu réellement ce que tu veux ? Et as-tu confiance en lui ? Tu sais que tu es loin de la maison et tu veux… Tu veux la retrouver elle. Tu ne veux pas d'un toit, tu veux ta maison. Tu veux vivre, pas comme lui ou les autres te le proposent mais comme toi tu l'entends. Tu veux choisir et non plus subir. Et refuser est un choix. C'est une réponse possible. Mais tu hésites. Tu ne sais pas comment lui dire ça. Alors timidement, tu tends une main vers lui, le forçant du bout de tes doigts à replier les siens alors que de l'autre, tu viens saisir son poignet.

"Je n'aurais plus peur à l'avenir. Je serais comme toi, Ragnar la Montagne. Je serais fort."

C'est avec une pointe d'admiration que tu lui dis ça alors que tu sens quelque chose gonfler ton coeur. Tu ne sais pas si c'est de la fierté ou une force intérieure que tu ne soupçonnais pas. Et pourtant, tu es là, à lui tenir tête, ou du moins, à lui expliquer ce qui se passe dans ta tête. Ta main quitte son poignet et pour être enfin égaux, tu décides de retirer ta capuche, te dévoilant enfin à lui. Pour lui tu exposes ta frimousse et tes cheveux emmêlés doucement secoués par tes oreilles que tu redresses. Maintenant il peut te voir comme ce que tu es. Et si la foule s'indigne à nouveau, ce n'est pas ton problème. Tu ne veux plus te cacher. Tu veux être comme le fameux Ragnar. Une moue presque boudeuse se glisse sur tes lèvres alors que tu fronces les sourcils, déterminé à faire entendre de ta voix.

"Je n'ai pas d'armes et je ne veux pas me battre. Je ne veux pas de tout ça. Ce que je veux, c'est être libre et rentrer chez moi. Alors si tu m'aides à retrouver mon foyer, j'irais avec toi. Mais je ne veux pas me battre, je ne veux pas faire la guerre. Je ne suis pas fait pour ça. Je suis de ceux qui sont libres, de ceux qui regardent le monde d'en-haut.", termines-tu en désignant du menton ses épaules sur lesquelles tu rêves de grimper.


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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Jeu 9 Juin - 21:07
Ragnar n'était pas un homme plein de sagesse sachant trouver les bons mots pour rassurer et guider les âmes en peine. Il était plein de bonne volonté mais doté d'une profonde maladresse pouvant se révéler presque mortelle envers ses victimes. Il était de ceux qui, pour vous débarrasser de votre phobie de l'eau, vous immergeait de force dans la mer après un plongeon dantesque. Du coup il s'était attendu à ce que l'inconnu ne décida de se rétracter et de fuir, la queue entre les jambes, trop apeuré pour sauter le pas. Ou que, pris au piège, ne décida de le suivre sans mot dire.

L'hybride ne s'était pas préparé à entendre un Anglais refuser de le suivre. C'en était si étonnant que Ragnar laissa échapper un grognement interloqué. Pourquoi voulait-il rester dans un pays où personne ne l'appréciait à sa juste valeur ? Une telle situation aurait fait monter la moutarde au nez de Ragnar, et l'aurait si échauffé qu'il aurait manqué d'en perdre ses cornes. Comment pouvait-on accepter d'être rabaissé ?

"Je n'ai pas d'armes et je ne veux pas me battre. Je ne veux pas de tout ça. Ce que je veux, c'est être libre et rentrer chez moi. Alors si tu m'aides à retrouver mon foyer, j'irais avec toi. Mais je ne veux pas me battre, je ne veux pas faire la guerre. Je ne suis pas fait pour ça. Je suis de ceux qui sont libres, de ceux qui regardent le monde d'en-haut."

Le regard de l'hybride-chat était éloquent. Ragnar observa, amusé, ses oreilles duveteuses de félin. L'idée lui traversa l'esprit d'emporter l'homme, contre son gré, en Scandinavie et de l'offrir à Asbjorn en guise de chat de compagnie. Il serait bien plus amusant à câliner que cette fée aux bottes crasseuses qu'était Islniss. Néanmoins l'homme voulait retrouver son foyer. Et Ragnar n'était pas en droit de lui refuser.

« On a tous besoin d'un foyer. »

Même sa compagnie, les Fiers de Hache, avait eu un foyer : une modeste cabane au sein de la Scandinavie, un repaire ne payant pas de mine mais dans lequel il passait le temps lorsque l'hiver était trop rigoureux, qu'ils avaient besoin de temps pour panser leurs blessures. La compagnie formait un foyer à elle seule – Asbjorn elle-même avait pu l'expérimenter en devenant leur protégée.

La foule continuait ses invectives, indifférente aux sentiments des deux hybrides. Les enfants tentaient bien de faire entendre leurs voix, fascinés qu'ils étaient par ces créatures, mais leurs faibles voix finissaient écrasées sous la masse des adultes. Tous ces cris commençaient à taper sur les nerfs du Scandinave. En son pays on aurait déjà renversé des tables et entamé une bagarre pour calmer toute cette fureur. Mais il se doutait, qu'en ce pays, à agir ainsi il risquait la prison.

« Grimpe. » fit-il à James. Et n'attendant pas que l'hybride-chat ne grimpa de lui-même, Ragnar le saisit sous les aisselles pour le déposer sur ses épaules. « Aie pas peur de planter les griffes. J'ai l'habitude avec ma femme. »

Sans un mot de plus, Ragnar s'élança, marchant à grandes foulées vers la sortie la plus proche, les cris de la foule résonnant dans son dos. Un « Bon débarras ! » claironna fièrement parmi la cohue. Cornes au vent, tête haute, l'hybride-taureau menait sa marche comme s'il était un noble refusant de courber l'échine face à la plèbe.

« Il est où ton foyer, 'tit ? » Ne connaissant pas son nom, il se permettait des marques de familiarité. « 'Fin si tu savais tu l'aurais déjà trouvé. Hm, faudrait monter à un endroit très très haut pour pouvoir voir toute la ville. Z'avez une grande tour ? Une grande horloge ?  Un grand bâtiment pour grimper dessus ? »

Le Scandinave ne connaissait rien de Londres, sans quoi il aurait séjour à la tour de Londres ou encore au Tower Bridge.

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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Dim 12 Juin - 13:58

Recrutement

Ragnar & TJ

Un sourire se glisse sur tes lèvres. Le géant qui te fait face comprend. Lui sait et t'entend. Tout le monde a besoin d'un foyer, surtout toi. Tu en as un, loin d'ici, qui t'attend et une vieille dame qui rêve certainement de retrouver son bon Thomas. Tu apprécies que le géant entende ce que tu as dire et mieux, tu sens ton coeur se gonfler de gratitude quand il te dit que tu as raison. Tu ne demandes pas grand chose, non, vraiment pas. Tout ce que tu veux, c'est rentrer chez toi. Certains veulent de l'or, des femmes ou même la reconnaissance de leurs semblables mais toi, la seule chose qui te donne envie de te lever le matin et de continuer à poursuivre ton existence misérable, c'est ton désir de retrouver ton foyer. Au fond de ton coeur qui bat pour maintenir ta carcasse en vie, tu sais que tu retourneras un jour la voir. Tu en es persuadé et à aucun moment tu ne te dis qu'elle a peut-être trouvé un autre animal de compagnie. Non tu te refuses à penser qu'elle puisse te remplacer. Tout ton être ne vit qu'avec cette idée qu'elle t'attend sûrement et que tout les jours, dans l'espoir de te faire rentrer, elle dépose un bol de crème sur le rebord de la fenêtre… Et tu sais qu'un jour, le plaisir de salir le bout de ton museau sera tien. Le sourire que tu as devient plus lumineux encore et bientôt, voilà que tu es là à dévoiler tes crocs pour lui alors que tu ignores la foule qui s'agite autour de vous. Tu ne remarques ni les enfants qui s'émerveillent à la vue de tes oreilles duveteuses ou des cornes immenses de ton nouveau compagnon, ni les adultes qui s'offensent et qui commencent à s'indigner de votre simple présence. Tu as peut-être un regard pour eux, un coup d'oeil qui trahit ton incompréhension. Qu'as-tu fait ? Tes oreilles remuent doucement et un léger hoquet de surprise t'échappe quand le géant te soulève sans peine. Avant que tu n'aies le temps de lui demander ce qu'il veut faire de toi, voilà que tu te retrouves à observer le monde d'en-haut.

"Oh."

C'est de l'émerveillement pur qui force tes lèvres à tracer cette syllabe. "C'est encore mieux que ce que j'imaginais….", penses-tu avec alors que tes mains se posent déjà sur ses cornes. "Le monde a l'air moins effrayant d'ici…" Ton regard parcourt la foule et déjà tu te redresses, riant alors qu'il fait un pas, puis un autre, vous frayant un chemin au milieu de la mer d'humain. Tu t'accroches un peu plus à lui et comme un gamin sur les épaules de son père, tu découvres ce que c'est d'être lui… Tu vois le monde comme lui doit le percevoir au quotidien et tu regrettes presque d'être aussi petit. Toi aussi tu aimerais être une montagne, un géant capable de se dresser au milieu des humains sans rien craindre… Le vent vient caresser ta joue et ébouriffer des cheveux alors que tu resserres une peu plus tes cuisses autour de son cou, baissant légèrement la tête vers lui quand il te demande où se trouve ta maison. Et si ton sourire s'efface, tu le laisses continuer jusqu'à remuer doucement sur ses épaules, donnant une légère tape sur l'une de ses cornes du bout des griffes.

"Oui ! Là !"

Du doigt tu désignes l'immense Tower Bridge dont le prénom t'échappe. Pour toi, c'est juste l'endroit le plus haut de Londres, celui du haut du quel tu peux admirer la ville et la rivière… C'est ta montagne à toi. Comme si il était un destrier, tu remues sur ses épaules, reprenant avec empressement.

"De là on voit tout ! Le ciel, les humains, la ville… De là on pourra voir ma maison !"

L'idée fait battre ton coeur avec une impatience que tu n'avais plus ressenti depuis longtemps… À quand cela remonte-t-il ? Tu serais bien incapable de le dire. Tout ce que tu sais… C'est que maintenant, sur les épaules de Ragnar, tu penses que ton foyer qui te manque tant est à portée de griffes désormais.

"Je t'y conduis ! Continue jusqu'à sortir du parc…."

Et sagement, avec plus ou moins de clarté, tu l'aides à trouver son chemin dans cette cité qui n'est pas la sienne. "Là ! Là !", tu fais pression sur une corne pour lui faire tourner la tête afin de l'aiguiller sur le chemin à prendre… Peut-être serait-ce plus simple si tu lui disais quelle direction prendre… Mais ce serait moins amusant. Tu préfères le faire gambader et lui donner les directions quand tu y penses…. Car d'en-haut, tu peines à te concentrer. Maintenant que tu vois le monde ainsi, tu te rends compte qu'il a beaucoup de choses que tu ne voyais pas avant… Alors il n'est pas rare qu'au lieu de lui dire où aller, tu es là, à observer les humains qui vous observent avec crainte et méfiance… Mais tu ne t'en préoccupe pas… Tu es l'homme sur les épaules de la montagne. Tu ne crains rien. Tu redresses les oreilles et lève le nez au ciel alors que d'un coup, tu lui fais tourner la tête sur la gauche.

"Là, là ! C'est juste là ! Tu vois ?"

Même si tu lui as fait faire pas mal de détours, le perdant un peu dans les rues de Londres , vous finissez par atteindre cette fameuse tour sur l'eau. À nouveau tu recommences à t'agiter sur lui, tout impatient à l'idée de grimper là-haut. Déjà tu cherches à quitter ses épaules, te mettant debout sur celles-ci alors que du bout des griffes, tu cherches déjà un endroit où t'accrocher. Et finalement, quand tes doigts trouvent une prise adéquate, tu commences ton ascension sans l'attendre. Sans un regard pour lui, tu t'élèves avec aisance, frissonnant simplement quand le vent commence à faire battre ta cape. Tu te raccroches à l'architecture un instant avant de reprendre ton ascension… Et finalement, tu arrives en haut, le souffle court. Ici le vent semble vouloir te faire basculer mais tu tiens bon. Tu refermes ta cape sur tes épaules et assis, les pieds dans le vide, tu attends ton compagnon de route avec un léger sourire.

"Tu ne grimpes pas bien vite Ragnar… Comment fais-tu quand on cherche à t'attraper ?"

Tu l'attends sagement et une fois qu'il est enfin à tes côtés, tu tends le bras vers l'horizon.

"J'habite derrière la ville. Loin, loin derrière celle-ci. Je viens d'un endroit où il n'y a pas autant de gens et où la nature est reine. C'est là-bas que la vieille dame m'attend… Je dois la retrouver."

Tu lève les yeux vers lui, et attrape sa manche, tirant doucement dessus alors que tu répètes d'une toute petite voix tes derniers mots. "Je dois la retrouver… Je dois rentrer."
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Lun 13 Juin - 21:59

Toute cette scène aurait pu faire l'objet d'une blague potache comme on entend tant dans les cafés populaires. « C'est l'histoire d'un chat qui voulut être aussi grand qu'un taureau. Par ruse, l'agile félin s'agrippa au dos du bovidé et mena grand voyage ! » Ce aurait pu être une fable aussi. Qui sait la scène évoqua peut-être une telle image parmi les passants, parmi ceux qui n'étaient pas choqués par la scène et s'en amusaient ? Qui sait.

En tout cas le duo ne passa pas inaperçu. On ne voyait pas tous les jours un chat sur les épaules d'un taureau, guidant sa monture comme l'aurait fait un cavalier usant de ses rênes. Ragnar grogna plus d'une fois, plus pour la forme que par réelle nécessité. L'escapade lui aurait plu davantage sans la présence, étouffante, de toutes ces ruelles où s'accolaient de hauts bâtiments, et sans la grisaille du ciel étouffé par la pollution citadine.

Le périple prit fin aux abords d'un pont. Ragnar leva la tête, observant les hautes tours crénelées comparables à celle d'un château. Était-ce la demeure d'un noble ? Curieux choix, alors, d'avoir élu domicile près d'un pont. Mais il devait avoir une vue prodigieuse de là haut, ça Ragnar ne pouvait le démentir. Leste comme un chat de gouttière, James avait déjà entrepris son escalade.

« Y a pas d'escalier ? » demanda Ragnar de sa voix de baryton.

Voyant que le chat n'escomptait pas descendre, Ragnar remonta ses manches, palpant la pierre rugueuse. Dépourvu de griffes, l'hybride ne pouvait compter que sur sa vénérable expérience d'aventurier. Son ascension fut bien moins rapide que celle du chat, le taureau veillant à trouver la meilleure prise, à contrebalancer son poids afin de ne pas s'écraser, des mètres plus bas, sur le pavé. En contrebas la foule s'agglutinait, curieuse et terrifiée.

« Mais il va se rompre le cou ! »
« Ce sont des saltimbanques ? »
« Mais que fait Scotland Yard ? »


La queue de James se balançait devant Ragnar, le guidant presque comme un fanal. De temps à autre, l'hybride se permettait d'observer le décor qui se présentait devant ses yeux. La Tamise serpentant tel un gigantesque anaconda, scindant la cité en deux. Le panache de fumée des usines ajoutant leur touche de grisaille. Les bâtiments serrés les uns contre les autres. Les rares lopins de verdure, poumons atrophiés au sein de la mégalopole.

Ragnar appuya sur ses bras pour se jucher sur la balustrade, s'essuyant le front d'un revers de manche.

"Tu ne grimpes pas bien vite Ragnar… Comment fais-tu quand on cherche à t'attraper ?"

C'est qu'il se moquait de lui le mouflet ! Ragnar lui aurait bien envoyé une accolade bien sentie, mais se retint en se rappelant qu'ils étaient juchés à des mètres au-dessus du sol. Certes ainsi Ragnar aurait pu vérifier si tous les chats tombaient sur leurs pattes, néanmoins le risque demeurait trop important. Alors le colosse se contenta de lui filer une claque derrière le crâne.

« J' grimpe des montagnes, moi. Ça a plus d' gueule qu' vos tours. »

Du regard, Ragnar suivit le bras tendu de James. Plissant les yeux, le Scandinave chercha à voir au-delà de la ville. Mais il n'y arrivait pas. Londres lui bouchait la vue. Londres et ses rues malpropres, Londres et ses multiples quartiers, Londres et son fog couplé à la pollution. Ragnar ne la voyait pas la lande verte, majestueuse, d'où venait James. Il ne voyait que l'univers des humains, des citadins, des Anglais aussi gris que leur capitale.

« M'a l'air très très loin ton foyer. Aussi loin que mon pays. »

James lui tira la manche, l'implorant. Avec une voix qui lui fit songer à son Moineau, à Asbjorn. La voix d'un enfant apeuré. Et si quelque chose pouvait toucher le cœur de Ragnar sous toute cette masse de muscles c'était bien la voix d'un enfant.

« T'inquiète 'tit père. » Ragnar ébouriffa tendrement les cheveux de James. « On va la retrouver ta vieille dame. C'était ta grand-mamie ? Tu sais au moins comment elle s'appelait la ville où t'étais avant ? »

Sinon ils ne trouveraient jamais, ça, Ragnar était certain. Ou seulement après des années et des années de voyage. Il ne pouvait pas se permettre de rester aussi longtemps dans un tel pays. Sa contrée avait besoin de lui.

Presque sous leurs pieds pendant négligemment s'ouvrit une fenêtre. Une tête passa par l'ouverture – celle d'un policier de Scotland Yard, moustachu comme l'exigeait sa fonction. De la main droite il brandit une matraque et s'égosilla dans un anglais fort fleuri.

« Messieurs ! Je vous serais grès de descendre immédiatement ! Vous vous trouvez sur un monument cher à notre Majesté le roi. Vous n'avez pas à vous y asseoir comme... comme si vous preniez le thé ! »
« Je n'ai pas vu de panneau interdisant ça. » souligna Ragnar, goguenard.

La moustache du policeman en frémit.

« Quel odieux outrage ! Descendez ou je vous coffre ! »

Le flegme légendaire des Anglais ne devait être qu'une légende. Ou alors ils étaient tombés sur le seul Anglais au sang chaud. Mais au vu des tâches de rousseur marquant ses pommettes, il devait avoir du sang irlandais. Ragnar se pencha plus en avant, ses mains agrippant la balustrade pour l'empêcher de tomber.

« On descendra mais seulement si vous nous aidiez... Vous voyez mon ami ? » D'un geste du menton, Ragnar désigna James. « Il cherche sa maison. Il est tout perdu. » Tapotant l'épaule de James, Ragnar l'encouragea. « Allez dis-lui à quoi ressemble ta piaule. Il la connaît t'être. »

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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Dim 19 Juin - 0:17

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L'autre hybride ne voit pas de quoi tu parles, qui le pourrait après tout ? Tu n'es pas particulièrement clair, tu parles de ta lande sans dire où elle est. Pour toi, c'est une contrée qui est derrière cette ville crasseuse qu'est Londres et l'horizon. Pour toi, c'est évident qu'elle se trouve là-bas… Mais pour lui ? Ça ne doit pas avoir le moindre sens. À t'entendre… Que peut-il penser de toi ? Rien de méchant, mais tu ne t'étonnes pas quand il te dit simplement que ta lande est aussi lointaine que le pays dont il vient. Tu lèves le museau vers lui et c'est pour ça que tu commences à l'implorer d'une petite voix. Car si lui vient d'un pays aussi lointain de que le tiens… Peut-être peut-il t'aider ? Si lui est capable d'effectuer de longs voyages… Lui peut peut-être t'aider à retourner jusqu'à cette chaumière qui te manque tant. Lui pourrait peut-être te rendre à cette vieille dame à l'esprit confus et aux odeurs de réglisse. Dans ses prunelles tu lis un possible retour à la maison, une lueur d'espoir qui réchauffe doucement ton coeur et te fait sourire au même titre que sa main immense qui vient ébouriffer tes cheveux déjà salement emmêlés. Un rire t'échappe peut-être et alors que tu passes une main derrière l'un de tes oreilles, sûrement pour calmer une légère démangeaison naissante ou simplement par envie de discipliner tes cheveux, tu réfléchis à ses mots, l'air plus pensif. Ta grand-mamie ? Tu ne sais même pas de quoi il parle… Pour toi, c'est juste ta vieille dame, celle qui caressait ta fourrure en chantonnant et qui la nuit te laissait dormir sur son lit avec elle. C'est celle qui te nourrissait et te laissait paresser au soleil… C'est elle ta maison. Elle est ta famille. Elle est tout ce que tu as. C'est tout ce que tu sais. Tu baisses légèrement les oreilles et déjà tu fais non de la tête, lui faisant comprendre qu'avant que tout ça ne t'arrive, tu ne savais pas grand chose d'où tu étais et de qui elle était… Et maintenant… Maintenant tu restes toujours aussi ignorant. Tu viens de la lande… C'est tout ce que tu sais. Et elle… Pour toi c'était juste la vieille femme… Tu n'as jamais entendu son prénom, et à vrai dire, tu ne pensais pas qu'elle puisse en avoir un.

"C'est la vieille dame…"

Ce n'est sûrement pas ce qu'il veut entendre mais c'est tout ce que tu peux dire à son propos. Tu n'as pas de nom, pas d'adresse et encore moins un village qui pourrait l'aider à se repérer. Tu n'as rien. Tout ce que tu as ce sont des images gravées dans ta mémoire et des odeurs de poussière et de réglisse. Tu n'as que ça. Ce ne sont que des souvenirs, des sensations qui ne pourront jamais devenir des mots. Ta main reste posée sur la manche de Ragnar, tes doigts s'y agrippent même, comme si tu étais un enfant qui refusait que son père le quitte. Tes pieds se balancent lentement dans le vide alors que sous ceux-ci une fenêtre s'ouvre, dévoilant un homme portant un uniforme qui t'est familier. Celui-ci commence à brailler, te faisant de ce fait rabattre tes oreilles de mécontentement. "Nous ne faisons rien de mal… Pourquoi tout est interdit dans cette ville ?", penses-tu alors que tu fronces les sourcils, souriant simplement face à la répartie de Ragnar. Puis tu suis l'échange avec attention jusqu'au moment où Ragnar se tourne vers toi, t'encourageant à parler de ton foyer. Tu remues quelque peu des oreilles avant de poser ton regard sur l'homme armé qui ne semble pas croire ce qu'il entend. Tu te penches vers lui et avec un sourire, tu lui racontes bien rapidement d'où tu viens.

"C'est… C'est une vieille maison en bois, qui sent le réglisse et la poussière… C'est bien là-bas. Il fait toujours chaud, malgré la pluie…. Et… La vieille dame, elle sent le vieux chêne… Elle porte toujours un châle sur les épaules, il est pleins de trous mais…."

L'homme te regarde sans trop comprendre. À vrai dire, l'humain n'a pas vraiment envie de te comprendre. Tout ce qui lui importe, c'est que vous quittez votre perchoir, le reste… Il n'en a que faire. Tu ne l'intéresses pas, tout comme ton histoire. C'est d'ailleurs pour ça qu'il se permet de t'attraper par la cheville et de commencer à agiter sa matraque, te menaçant.

"Je ne discute pas de telles choses avec des vagabonds de votre genre. C'est votre dernier avertissement Messieurs ! Descendez ou je me charge de le faire pour vous coffrer !"

Tu ne comprends son agressivité. Vous ne faites rien de mal et pire, en aucun cas toi ou Ragnar n'avaient été agressifs… Tout ça te semble démesuré et pire, commence sincèrement à t'agacer. Si jusque là tu étais plutôt calme, tu commences à montrer les crocs et gronder. Tu t'agaces de cette situation et bien rapidement, tu redeviens le chat que tu as toujours été, un animal lunatique qui a ses humeurs, surtout quand tu ne demandes rien à personne.

"Lâchez-moi."

C'est un avertissement que tu lui adresses. Le seul qu'il aura avant que tu ne sortes les griffes. L'homme s'offusque presque et voilà qu'il commence à te tirer vers le bras, cherchant visiblement à te faire descendre. Un feulement t'échappe et voilà que tu lâches la manche de Ragnar pour donner à l'homme ce que tu lui avais promis : un coup de griffe. C'est son visage que tu aimerais blesser mais seule sa main est à ta portée. Tant pis. Ça fera l'affaire. Tes griffes lacèrent sans soucis sa chair et un glapissement lui échappe alors qu'il te lâche.

"Mieux."

Et alors que l'homme se retire, autant paniqué que blessé, tu relèves les yeux vers ton compagnon aux cornes immenses, posant une nouvelle patte sur son bras.

"Il faut descendre… Ils ne peuvent pas nous aider… Les humains n'aident jamais… Ils ne savent pas faire ça… Ils ne sont bons qu'à lancer des pierres sur ce qu'ils ne comprennent pas. Ils ne peuvent rien pour nous…"

Ton ton est presque triste alors que tu lui avoues cette vérité que tu sembles avoir encore du mal à accepter. Oui, les humains ne sont pas bons. Pire que ça… Ils ne tendent la main qu'à leurs semblables. Et encore. Tu as bien vite découvert que ce sont des êtres cruels. Peu sont bons. Juniper l'est. Mais il est bien le seul. Les autres… Les autres sont comme ce policier.

"Ils ne peuvent pas m'aider à la retrouver."

C'est presque résigné que tu annonces cela, entamant alors ta descente avec une pointe de déception. Peut-être n'arriveras-tu jamais à rentrer chez toi…. Peut-être es-tu condamné à rester le vagabond que tu es désormais.
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mer 22 Juin - 19:44
Ragnar avait ri sous cape en voyant le policier recevoir une bonne rossée. L'attaque de James lui avait rappelé celles menées, plus d'une fois, par sa fière compagnie face à quelques gardes qui tentaient d'instaurer un tant soit peu de règles. Ils s'étaient amusés à les faire tourner chèvre ces pauvres bougres, se jouant d'eux et de leurs règles. Au risque de se retrouver en prison pour purger une peine, pour la forme, pour « outrage à agent dans l'exercice de ses fonctions ». Ragnar ne plaignait pas le policeman. Quelques cicatrices lui vaudraient d'être courtisés par des demoiselles et, s'il n'était pas sot, il mentirait sur leurs origines afin de se vanter d'une gloire factice.

Les dernières paroles de James, confiées du bout des lèvres, firent bouillir le sang du taureau. Lui qui venait d'une contrée où la magie était acceptée, et même honorée, ne pouvait concevoir une telle haine sous le seul prétexte de la différence. Il ne pouvait comprendre une attitude aussi méprisable, indigne d'un guerrier. Jamais, en Scandinavie, on n'aurait accepté une telle attitude. Pas sans châtier, en retour, ceux qui osaient lapider ainsi un individu – probablement en l'attachant à un rocher en mer, observant son agonie lorsque la marée haute arrivait.

« Tu d'vrais quitter c' pays. » cracha Ragnar comme s'il avait mordu dans un citron et que l'acidité lui imprégnait encore la bouche. « T' mérites pas d'être traité comm' ça. »

Même à des chiens, on témoignait plus de respect.

Ragnar se fit muet le temps de la descente, ne voulant pas se déconcentrer. Le policeman irlandais se fit voir en contrebas, mais détourna volontairement les yeux des hauteurs, repoussant la foule à grands renforts de « Circulez y a rien à voir ! » d'une voix qui n'admettait aucune réplique. Dès qu'il eut posé pied à terre, Ragnar se permit, néanmoins, d'aller auprès de l'homme pour lui adresser quelques mots.

« La sortie la plus proche ? »
« Je vous demande pardon ? »
« Pour sortir d' la ville. J' veux pas respirer vot' air vicié plus longtemps. »

Le policeman désigna une rue indiquant qu'il fallait simplement la remonter pour arriver à une des sorties de la ville. Dès que Ragnar fut hors de portée de voie, l'homme se permit un « Bon débarras » à peine étouffé. Ragnar n'entendit rien, déjà trop éloigné du policeman. Sa main s'abattit sur l'épaule de James.

« On va préparer ta sortie d'ici. Si t'as des trucs à récupérer c'est l' moment. Pas d' retour en arrière. On va trouver ta maison. » Après un temps de silence, l'hybride ajouta. « Tu sais, dans mon pays, les humains se soucient des gens comm' toi. Si jamais... On va pas tenter Loki mais... Si on trouvait pas ta maison, je peux t'en offrir une autre. Où on te jettera pas d' pierres. »


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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mar 5 Juil - 12:43

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Ragnar & TJ

Tu touches le sol et les mots de Ragnar continuent de tourner dans ton esprit. Oui tu devrais quitter la ville, mais tu erres depuis si longtemps dans les entrailles de cette cité que tu as finis par trouver au milieu de ce brouillard permanent une certaine routine, sans parler de tes quelques compagnons d'infortunes que tu croises de temps à autre. Oui Londres est devenue familière et pourtant, tu sais que tu devrais la quitter. Tu sais que tu devrais abandonner tout ça derrière-toi et enfin rentrer chez toi, retrouver ton foyer et ainsi te lover dans les bras de la vieille femme. Mais pour ce qui est du reste… Tu ne peux pas vraiment dire si tu mérites mieux ou pas… Tu sais simplement que les humains sont cruels et peu aptes à aider leurs prochains… Et que toi… Toi tu n'es qu'une chose étrange qu'ils n'arrivent pas à accepter. Tu repasses ton capuchon et te caches à nouveau du reste du monde, t'éloignant déjà de la foule et du policier qui t'adresse un regard noir, laissant Ragnar demander les renseignements dont il a besoin. Tu fais quelques pas sans lui et fixe le ciel gris, humant l'air tentant de guetter l'arrivée de la pluie, en vain. L'air pollué te fait plisser le nez et éternuer tandis que le scandinave revient à ton niveau, t'arrachant un hoquet de surprise quand il abat sa main immense sur ta frêle épaule. Tu chancèles et manque de t'écrouler, là où l'immense hybride a les mots qui te font sourire. Il va t'aider. Il veut t'aider. En sa compagnie il souhaite que tu retrouves ta maison et ton existence passée. Un immense sourire se glisse sur tes lèvres, dévoilant tes crocs alors que tes pupilles se dilatent de bonheur. Tu vas rentrer à la maison. avec lui, tu vas rentrer. Te rends tu compte ? Le coin de tes yeux se font peut-être un peu plus humides alors que tu commences déjà à réfléchir à ce que tu vas emmener ou non. De toute façon, à part tes vêtements miteux, tu ne possèdes rien. Peut-être quelques éclats de verres colorés que tu gardes précieusement dans une de tes cachettes… Mais tu es le seul à en vouloir donc tu sais que personne ne viendra te les voler… Non. C'est bon tu as tout. Tu croises son regard et pendant quelques secondes, tu hésites avant de finalement te jeter dans ses bras, nouant tes les tiens autour de son cou immense alors que tu ronronnes.

"Merci ! Oh…. Merci !"

Tu ne sais pas comment exprimer réellement le bonheur qui t'étreint à l'idée de rentrer à la maison. Alors tu te recules et croises son regard avant de sourire, lui promettant alors :

"Je te devrais quelque chose. J'aurais une dette envers toi Ragnar. Demande et j'essayerais de t'aider."

Tu ne promets pas d'être capable de satisfaire les attentes d'un être aussi impressionnant que lui, mais tu penses pouvoir essayer, ou plutôt, tu veux essayer. Parce que ce qu'il t'offre en cet instant, c'est le monde à tes yeux. C'est tout ce que tu souhaitais depuis presque une année. Lentement tu glisses hors de ses bras et secoues légèrement ta cape.

"J'ai tout ce dont j'ai besoin sur moi…. Oh !"

Tu portes une main à tes lèvres alors que tu penses à Juniper. Que dirait-il ou penserait-il si il ne te voyait plus revenir ? Il serait sûrement inquiet. Il penserait que quelque chose t'es arrivé. Tu dois le prévenir ou du moins, lui laisser un message pour qu'il sache, pour qu'il ne s'inquiète pas et qu'il t'attend… L'angoisse se lit sur ton petit minois avant que tu ne reprennes d'une petite voix.

"Je dois prévenir quelqu'un… Sinon, il va s'inquiéter et je ne veux pas que ce soit le cas… Il a déjà beaucoup à faire. Est-ce que tu m'autoriserais à lui dire où je vais… ? Ou alors ! Peut-on l'emmener avec nous ?! Juniper est gentil, il est humain mais il nous ressemble plus… Il a un coeur comme le tien Ragnar. il aide les autres."

Du moins de ton point de vue c'est ce qu'il fait.. Pour ce qui est de la réalité, il y a bien des choses qui t'échappent encore.

"Après… Après nous pourrons partir… Je t'en prie."

Tu ne cherches pas à retarder le départ, au contraire, tu donnerais tout pour quitter les pavés de cette ville et retrouver la nature sauvage qui te manque tant. Tu as envie de sentir à nouveau la terre sous tes pieds et la rosée matinale sur le bout de tes oreilles. Oui, tu veux revivre tout ça, mais avant cela, tu veux simplement être sûr que Juniper ira bien… Pour le reste… Tu es prêt à laisser cette ville derrière-toi.
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mar 5 Juil - 21:37
Ragnar accueillit l'embrassade d'un hybride d'un rire grondant. Il lui rappela Moineau en cet instant, avec ses embrassades imprévues, sa façon qu'elle avait de l'attraper par le cou, ou en se perchant à ses cornes. L'hybride secoua la tête face à l'affirmation de l'homme-chat, aussi amusé par son comportement que touché par ses paroles. Il n'avait pas la carrure d'un guerrier, mais il avait l'âme d'un homme d'honneur. Ce qui rendait l'affront que lui était fait par ce peuple encore plus épouvantable encore.

« T'as aucune dette 'vers moi. C' qu' j' fais est humain, rien d' plus. »

N'importe quel habitant de cette ville aurait déjà pu aider ce pauvre chat errant. Tendre la main était un concept si simple aux yeux de Ragnar. Il l'avait toujours fait, depuis son plus jeune âge. Sa mère lui avait inculqué ce précepte qu'il n'avait cessé de répéter. Tendant la main aux nécessiteux, aux parias, à ceux laissés sur le bas-côté. Se faisant alors des amis, trouvant même une fille qu'il aimait comme si elle était de son sang, épousant une femme qu'il avait toujours admiré.

Alors aider un pauvre chat abandonné à retrouver sa maison... C'était, à ses yeux, si humain qu'il ne voyait pas pourquoi il devait être récompensé. Ce n'était pas comme s'il avait vaincu un troll en plein Londres.

« Juniper est un ami à toi ? Tu peux lui dire d' nous rejoindre. Je s'rais ravi de l' rencontrer ton compère ! »

De la main, Ragnar fit signe à TJ qu'il pouvait partir.

« Va donc l' prévenir. On s' retrouvera là. » Du pouce, l'hybride désigna la sortie de la ville à quelques pas de lui, dans son dos. « Promis je pars pas sans toi. »

Dès que TJ eut tourné les talons, l'hybride se mit en devoir d'aller mener quelques emplettes. Et de questionner quelques badauds pas trop farouches à l'idée de discuter avec un homme aussi cornu qu'un cocu. Autrement dit les filles de joie en promenade dominicale, les mendiants qui tentaient d'obtenir un sou en échange – la lie de la société qui ne jugeait pas, ni ne méprisait tant elle-même croulait sous les critiques.

Quand TJ revint, il put remarquer que chaque mendiant détenait un sachet en papier empli de victuailles et souriaient comme des bienheureux. Ça et Ragnar qui trônait devant les portes de la ville, un gros sac sur l'épaule, une main posée sur une vieille charrette.

« J'ai trouvé un chariot ! Un vieux m'sieur qui doit r'tourner chez lui. Vers un 'tit village dont j' sais plus l' nom. »

Le vieil homme en question était déjà à l'attelage, et branla du chef en cancanant un mot que Ragnar accueillit d'un haussement d'épaules.

« Si vous v'lez, vot' langue j' la comprends pas.Alors 'tit ? Prêt pour l'aventure ? »

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mar 12 Juil - 20:48

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Ragnar & TJ

Tu ne penses pas une seule seconde que Ragnar puisse te refuser cette simple requête et pourtant tu attends presque sa réponse avec une certaine angoisse, comme si tu avais peur qu'il se contente de te soulever et de porter sur l'un de ses larges épaules pour ensuite t'emmener parcourir le pays pour retrouver ta lande natale. Et si tu adorais ça, tu te sens tout de même obligé de d'abord devoir passer voir Juniper pour le rassurer et lui dire que tu vas bien… Tu ne sais pas encore si tu pourras lui dire que tu reviendras un jour, mais, tu as envie de pouvoir croiser une dernière fois son regard avant de quitter cette ville que tu n'aimes pas. Tu as envie de lui dire qu'il va te manquer et que tu penseras à lui à chacun de tes pas. C'est en pensant à tout ça, le coeur tout affolé que tu croises le regard de Ragnar, ne souriant que lorsqu'il te dit que tu peux aller le prévenir l'esprit tranquille, car lui t'attendra le temps que tu fasses tes adieux à ton seul ami. Une fois de plus tu dévoiles tes crocs et trépignes presque sur place, brûlant d'envie de lui sauter une fois de plus au cou.

"Je ne serais pas long ! Promis, juste… Donne-moi juste le temps d'aller le voir et… Et je reviens… !"
, dis-tu avec empressement alors que tu vérifie que ta cape te dissimule bien aux regards des autres.

Dans un froissement soyeux, tu abandonnes là l'immense hybride, commençant à courir dans la rue, fendant la foule pour ensuite te glisser dans les allées que tu connais si bien. Au fil de ta course, ton souffle se fait plus court et ton coeur s'agite comme un oiseau affolé le ferait entre tes griffes. Même ton souffle trahit ton envie de retrouver rapidement cet ami si cher à ta personne. Juniper, Juniper… Voilà ce que ta respiration hachée semble murmurer. Tu remontes les ruelles de cette cité crasseuse et au bout d'une course qui te laisse sans souffle, tu trouves enfin cette cachette que tu connais si bien. Sans hésiter tu grimpes jusqu'à son repaire et comme à ton habitude, tu t'y glisses, espérant y trouver Jun' en train de lire à la lueur d'une bougie… Tu passes la porte avec un sourire mais celui-ci s'efface bien pour laisser place à une déception qui te fait murmurer son prénom.

"Jun' ?"

Mais personne ne vient. Personne ne te réponds. Tu observes sa tanière vide et ton petit coeur se serre. Tu aurais aimé qu'il soit pour une dernière étreinte. Tu aurais aimé qu'une dernière fois il joue avec le bout de tes oreilles duveteuses…. Mais il n'y a que le silence pour t'accueillir et te souhaiter bon voyage… Tu aimerais laisser un mot mais incapable d'écrire, tu te contentes de lui laisser une trace de toi. Une mèche de cheveux que tu coupes de tes griffes avant de la glisser entre les pages du livre qu'il est en train de lire… C'est tout ce que tu peux lui laisser comme adieux… Un échantillon de ta personne qui sera les mots que tu aurais aimé lui laisser ou lui murmurer. "Ne t'inquiètes pas, je reviendrais et je vais bien." Voilà ce que signifie cette petite mèche brune que tu intercales dans son roman. Tu as un dernier soupir et finalement, tu quittes cet endroit, sans vouloir penser que c'était peut-être ta dernière chance de le voir. Non, tu préfères simplement tourner les talons, allant retrouver Ragnar. Avec moins d'entrain et peut-être le coeur un peu plus lourd, tu remontes les rues jusqu'aux portes de la ville, trouvant alors l'hybride aux cornes immenses, avec un sac sur l'épaule tandis que les mendiants du coin portent des sacs, ayant sur les lèvres un sourire qui te fait quelque peu hausser les sourcils. Tu ne te doutes pas de ce que ton comparse a pu faire en ton absence et franchement, tu n'oses pas poser la question, considérant que le scandinave a simplement prouvé sa générosité une fois de plus. Face à lui, tu lève les yeux pour croiser son regard avant de fixer la charrette qu'il te désigne. Es-tu prêt ? Oui, plus rien ne te retient ici pour être franc… Jun' aurait pu être capable de te retenir… Mais c'est bien tout. Ici ne se trouve pas ton foyer…. Ici il n'y a que la misère et l'indifférence des humains. Ta seule chance d'être heureux est de quitter cette ville polluée et de partir l'aventure. Mais le comprends-tu seulement ? Non, tout ce que tu penses, c'est qu'il est temps pour toi de retrouver la vieille femme, il est temps pour toi de retourner sur les traces de ton passé et enfin reprendre le chemin de la maison. Tu hoches de la tête pour lui dire que oui, tu es prêt à quitter cet endroit qui t'est hostile.

"Jun' n'était pas là mais oui… Partons."

Tu attrapes la main de Ragnar et la tire doucement jusqu'à la charrette et t'y installes, un vague sourire aux lèvres. Tu te rends compte… ? Tu rentres à la maison. Enfin. Le voyage sera peut-être long mais, quelle importance cela a ? Tu es avec Ragnar, la Montagne… Rien ne peux t'arriver et si quelqu'un peut t'aider à rentrer… C'est bien lui. Une fois Ragnar avec toi, tu sens la charrette se mettre en mouvement et déjà tu fixes la ville qui s'éloigne. Tu retires ta capuche et pousse un léger soupir.

"Je ne pensais pas qu'un jour je quitterais cet endroit… D'ailleurs… Pourquoi avoir quitté ta maison pour venir jusqu'ici ? Tu n'as personne qui ne tienne à toi là-bas ?"

C'est avec une inquiétude sincère que tu lui poses cette question, te demandant si lui aussi est sur les routes parce qu'il est seul ou si c'est simplement pour venir récupérer les personnes dans ta situation.
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Dim 17 Juil - 0:03
La charrette se mit en roule, bringuebalante, tressautant sur les pavés londoniens avant de rejoindre la campagne qui, peu à peu, se clairsemait tandis qu'ils quittaient les alentours de la capitale, et son fog étouffant. Ragnar sentit un air plus pur entrer au sein de ses poumons. Il inhala puissamment, voulant emplir son corps tout entier de cet air qui, loin d'égaler celle de la Scandinavie, au moins ne lui donnait pas l'impression de respirer des gaz toxiques.

"Je ne pensais pas qu'un jour je quitterais cet endroit… D'ailleurs… Pourquoi avoir quitté ta maison pour venir jusqu'ici ? Tu n'as personne qui ne tienne à toi là-bas ?"

Ragnar rouvrit un œil. L'hybride taureau s'était presque entièrement allongé dans la charrette, sa grande carcasse appuyée contre des caisses qui occupaient la carriole. L'hybride ne se releva même pas, profitant du soleil et de ses rayons. À Londres il avait bien cru évoluer sous une cloche de brume.

« Je suis v'nue chercher des gens. Des guerriers. Des hommes et des femmes prêts à s' battre pour défendre une nouvel' maison. Après tout ça j' retournerais chez moi. Retrouver ma femme et ma fille. »

Autour d'eux la campagne se densifiait. Le pavé laissait place à l'herbe verte, les arbres se multipliaient. Parfois une ombre déposée par les branchages glissait sur eux, leur apportant un peu de fraîcheur. Une fois une automobile passa, pétaradant comme un instrument du Diable. Ragnar réprima un grognement.

« Ma femme est une ourse. Enfin, ça dépend d' sa période si elle est en colère ou pas... Elle peut s' transformer en ourse et, crois-moi, elle fait un carnage quand el' devient comm' ça. C'est une superb' femme... » Les mains de Ragnar dessinèrent, dans le vide, la silhouette de Brunhilde. « Fort' comme un homme, et qui a plus d' couilles que bien des gars que j'ai croisé dans c'te ville qu'on vient d' quitter. Et ma fille... c'est l'impératrice d' Scandinavie. »

Ragnar annonçait cela comme s'il parlait du temps qu'il allait faire demain. Il était fier en son cœur de père de voir que sa fille était arrivée jusque là, même si c'était d'une manière peu orthodoxe, mais il n'étalait pas cela avec l'envie d'être flatté en retour.

Durant le reste du voyage, l'hybride narra plus d'une histoire à James. Il lui raconta ses exploits passés, les aventures menées avec son équipe de fiers-à-bras au sein de toute la Scandinavie. Si T. James lui posa des questions sur sa fille, Ragnar lui expliqua qu'il avait connu l'impératrice avant qu'elle monte sur le trône et avait vécu un lien si puissant avec elle qu'il n'y avait nul besoin de sang pour qu'il la considère comme sa progéniture. Il resta évasif sur les origines véritables de l'impératrice, sur ses antécédents – il avait bien compris que cela pouvait nuire à Asbjorn et il se devait d'être prudent pour elle.

La charrette finit par ralentir à l'approche d'un village, celui du conducteur. Il s'excusa auprès de ses passagers mais il devait stopper là. Ragnar le remercia, sautant à bas de leur véhicule. Le village avait un charme rustique pas désagréable. Ce pays semblait conserver encore quelques parcelles de beauté que la technologie n'avait pas souillé.

Avant de quitter l'homme, Ragnar lui demanda s'il savait où se trouvait la lande. C'était un des maigres indices délivrés par T James. L'homme réfléchit quelques instants avant de désigner l'horizon vers l'ouest.

« L' Pays d' Galles qu'y a là-bas. C'est plein de lande. Ou l'Irlande plus loin. »
« Combien d' jours d' marches ? »
« Marche ? » L'homme avait ouvert de grands yeux comme si l'hybride venait de déclarer qu'il pouvait changer l'eau en bière. « Mais ça vous prendrait des s'maines ! Y a bien l' train ou... »
« Pas de technologie. Vous z'avez des chevaux ? »
« Y a bien l' vieux Tom... »

L'homme désigna vaguement une direction. Ragnar le remercia d'un hochement de tête avant de se tourner vers T. James.

« Le coin te dit rien par hasard ? Sinon on va aller à ce... pays de gale. Tu sais monter à ch'val ou faudra qu' j' t' porte sur mon dos ? »

Qu'il sache combien de chevaux il devait payer en plus des frais de voyage. Il fallait espérer que les ministres du castel n'allaient pas se pâmer d'horreur en apprenant comment avait été dilapidé le trésor impérial.


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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mer 20 Juil - 14:51

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Ragnar & TJ

Alors que lui est allongé au milieu des caisses qui encombrent la charrette, tu restes pour ta part sagement assis sur l'une d'entre elle, remuant doucement tes oreilles face au soleil qui perce enfin au travers des nuages et qui vient doucement caresser ta peau diaphane. Le temps d'une seconde ou d'un silence, tu fermes les yeux et apprécie de retrouver cette nature généreuse qui t'avait tant manqué… Derrière tes paupières closes, tu revis ta vie d'avant… Tu repenses à cette époque où tu pouvais marcher dans la terre humide et te cacher dans les fourrés, tu repenses aux longues marches que tu faisais dans la lande, à la façon dont la rosée s'accrochait à tes moustaches… Oui, tu repenses à tout ça tandis que tu te laisses bercer, au même titre que Ragnar par la démarche paresseuse de la charrette et de l'animal qui la tire. Tu rouvres les yeux pour sa voix rauque et grave qui fait vibrer tes os, souriant doucement à sa réponse. Lui à une maison contrairement à toi, au sein de laquelle l'attendent sa femme et sa fille. Derrière ton sourire et tes petites quenottes, il n'y a ni jalousie ou peine, juste un certain soulagement qui trahit ton innocence. Tu aurais été triste de savoir que comme toi, il n'a pas de foyer où retourner. Tu poses ton regard doré sur lui et laisses tes griffes doucement racler le bois de la caisse sur laquelle tu te trouves, l'écoutant te parler de sa femme, ayant même un rire quand tu le vois dessiner dans l'air sa fameuse femme ourse. Le geste ne te dit absolument rien et ne t'aide pas vraiment à voir à quoi ressemble sa femme mais au moins, ça a le mérite de te faire sourire, contrairement à la suite de sa phrase qui te fait doucement froncer les sourcils.

"Si j'avais un foyer comme le tien, je crois que je ne le quitterais jamais… J'y passerais ma vie, juste pour être auprès des miens…" dis-tu alors qu'à ton tour tu t'allonges comme tu le peux, tout de même conscient que tu prends bien moins de place que Ragnar.

Tu croises tes bras et en fait un oreiller pour ta tête, lui posant alors bien des questions, qui ne sont pas motivées par une envie de récupérer des informations, mais simplement par une curiosité naïve. C'est peut-être pourquoi tu ne remarques pas qu'il est évasif sur certaines réponses, se contentant à la place de te narrer milles et une histoires qui lentement te bercent. Non pas qu'elles ne soient pas à ton goût, bien au contraire… Mais c'est le voyage qui doucement te fait somnoler, ça plus le soleil qui réchauffe ta peau, l'air frais de la campagne qui caresse ta peau et ébouriffe tes cheveux… Oui, tout ça te fait sûrement somnoler. Les histoires sont comme du coton dans lequel tu t'enroules et dont tu te délectes. Tu les trouves même plus agréables et stimulantes que celles que Jun' peut parfois te lire le soir, quand il accepte que tu restes avec lui. Et ainsi, durant tout le voyage, tu le laisses te narrer ses exploits, faisant rapidement de lui un héros dans ton esprit et ton coeur. Ragnar la Montagne, l'invincible guerrier de Scandinavie. Il en faudrait peu pour que tu commences à l'idéaliser mais votre arrivée au village et de l'homme qui s'excuse de devoir vous laisser là. Tu t'étires longuement avant de sauter hors de la charrette, en profitant alors pour observer le paysage… Ça ne ressemble clairement plus à Londres mais ce n'est pas encore à la maison. Le ciel est encore trop bleu et l'air pas assez humide. Non le chemin vers ton foyer est encore bien loin. Et c'est ce que ton regard semble dire quand Ragnar te demande si c'est de là d'où tu viens.

"Non… La maison de la vieille dame est plus loin… La nature n'est pas assez souveraine ici… L'air est trop sec et l'herbe pas assez humide… Il faut aller plus loin.", réponds-tu d'une petite voix.

La cape sur tes épaules te semble bien lourde alors qu'il poursuit, t'arrachant alors un mouvement de recul. Tes oreilles se plaquent sur l'arrière de ton crâne alors que tes pupilles dorées font des allers-retours entre le cheval et l'hybride.

"Monter ?! Là-dessus ?!" dis-tu en désignant d'une griffe le vieux cheval qui n'a pas l'air fougueux ou ombrageux pour un sou. "Non, non…. ! Il ne faut pas s'approcher et grimer dessus ! C'est des sales bêtes ! Mauvaises !" Tu craches presque alors que vivement tu fais non de la tête, te cachant presque derrière lui. "Ils mordent, ils ruent et ils tentent ensuite de t'écraser… Non… Je préfère grimper sur tes épaules, toi au moins, tu ne me fais pas de mal." ajoutes-tu d'une petite voix.
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Dim 24 Juil - 21:30
L’infortuné cheval qui les avait mené jusqu'ici s'ébroua longuement – signe, probablement, qu'il se moquait bien des remontrances de cet homme-chat qui osait l'insulter lui et tous ses congénères. Ragnar ne comprenait guère la peur de T. James. Les chevaux étaient de braves montures. Certes certaines pouvaient se montrer des plus violentes mais la faute revenait à leurs propriétaires qui les maltraitaient, et leur apprenaient que mordre un pauvre gars qui passait par là était une bonne chose. Le taureau était certain que le dénommé Vieux Tom n'était pas de ces gens-là.

« Mauvaise expérience ? » en conclut Ragnar en tapotant l'encolure du cheval, tentant d'apaiser sa colère grondante alors que, du sabot, l'animal frappait la terre en cadence.

Mais si son compagnon ne voulait pas monter, il n'allait pas insister. Ragnar perdrait bien trop de temps à tenter d'apaiser sa peur – un temps précieux qui leur permettrait d'avancer. Le taureau leva les deux mains en signe d'abdication.

« Va pour la marche à pieds. Laisse moi l' temps de dégoter des provisions et on s' met en branle. » Tournant les talons, Ragnar se figea un instant avec un sourire goguenard. « Et évite que l' canasson t' bouffe le croupion. »

Le dit canasson tourna la tête dans la direction opposée à T. James l'ignorant superbement.

Une poignée de minutes plus tard Ragnar revint avec un énorme baluchon sur l'épaule. Pliant les genoux il fit signe à T. James de grimper sur lui, comme il l'avait fait auparavant. Plus d'un villageois observa le curieux duo prendre la route, se sentant presque revenir des siècles en arrière à la vue de ces voyageurs menant périple à l'ancienne. Une curiosité qui s'estompa aussi vite que leurs silhouettes.

Le voyage fut long. Le « pays de gale » comme le nommait Ragnar, sa langue butant sur les mots, n'était pas la porte à côté. Il fallut braver les automobiles qui, lorsqu'elles ne manquaient pas de les heurter de plein fouet, les aspergeait de poussière et d'eau. Parfois ils croisaient des marchands qui les menait, un bout de chemin, dans leurs carrioles. Les averses pouvaient se montrer tenaces, les obligeant à trouver abri sous un auvent – ce qui ne valait pas les grottes scandinaves selon Ragnar. Le taureau ne flanchait pas, demeurant le dos droit, posant parfois des questions à T. James sur la flore et la faune qu'ils pouvaient rencontrer. Complétant, parfois, sa méconnaissance par quelque chasse rapide, digne d'un braconnier, comparant la saveur du lapin européen à ses cousins nordiques.

Jusqu'au jour où ils la virent. La lande. Un océan de verdure qui léchait les genoux de Ragnar. Un parfum de nature et de sève. Ragnar demeura coi, pour une fois, attendant le verdict de T. James. Espérant qu'il prononcerait le mot maison.



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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Sam 30 Juil - 13:32

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Ragnar & TJ

Tu te contentes de faire la moue quand Ragnar te demande si tu as une telle opinion des chevaux à cause d'une mauvaise expérience. Il te serait aisé de le dire mais à la place tu préfères croiser tes bras sur ta poitrine et foudroyer de ton regard doré l'animal qui t'ignore superbement. Tu pourrais grimacer envers sa personne et tenter de lui faire payer les outrages des siens en tirant la langue ou d'un feulement mais tu n'es pas aussi téméraire qu'on pourrait le penser. Non, en cet instant, tu es plutôt du genre peureux, à rester loin de la bête que Ragnar caresse pourtant comme si il était un ami ou quelqu'un sur lequel on pouvait compter. Tu hésites presque à montrer les crocs avant de simplement devenir livide quand il te met en garde de faire attention à ton derrière. Prudemment tu fais un pas en arrière et darde sur l'équidé un regard mauvais, attrapant entre tes doigts ta queue que tu gardes tout contre ton coeur.

"Je ne te ferais pas ce plaisir." siffles-tu presque alors que la bourrique se contente de regarder ailleurs, poussant un long soupir qui semble tout dire.

Durant de longues minutes, le temps que Ragnar prenne ce dont vous aurez sûrement besoin pour entamer ce long voyage qui s'annonce être long jusqu'à ta maison, tu restes ainsi à bonne distance du cheval, décidant de t'assoir dans l'herbe, caressant celle-ci du bout de tes doigts. La caresse des brins d'herbes te fait sourire et rire même alors que Ragnar réapparait enfin, amenant avec lui des victuailles que vous pourrez manger sur le chemin, que ce soit à l'abri dans une grange ou autour d'un feu dans un champ. Le baluchon te semble immense et à le voir ainsi, tu te dis que seul Ragnar pourrait être capable de le soulever. Impressionné tu souris à Ragnar et n'ose lui dire qu'à chaque seconde qui passe, il devient un peu plus un héros invincible auquel tu voudrais ressembler… Non pas que tu veuilles devenir une montagne de muscles comme lui mais plus que tu voudrais avoir son coeur qui ne souffre d'aucune craintes. Oui, tu aimerais peut-être devenir plus fort. Pas au point d'être capable de soulever des baluchons trop lourds mais plus d'être capable de te dresser contre les obstacles que la vie dresse sur ton chemin. Mais peut-être voit-il tout ça dans ton regard à chaque fois que tu lèves le museau vers lui ? Tu ne veux pas réellement te poser la question, surtout pas alors que tu grimpes à nouveau sur ses épaules avec un immense sourire, riant aux éclats comme une gamin heureux alors que vous vous mettez en route pour la maison. Le coeur en liesse tu poses tes mains sur ses cornes et resserres tes cuisses autour de son cou, tandis que ta queue fait un légère mouvement de balancier dans son dos que tu caresses ainsi surement. Vous vous mettez en route, entamant le long voyage de ton retour à la maison.

Et il n'est pas simple. Loin de là. La marche est longue, autant pour Ragnar que pour toi, car si tu passes bien du temps sur ses épaules, à admirer le paysage qui s'offrait à toi, tu as quand même marché à ses côtés, ne serait-ce que pour ne pas être pesant par instant. Vous avez dû subit la pluie, les automobiles qui vous ont aspergées de boue ou de terre quand le temps était humide. Quand il était sec, c'était la poussière qui te collait à la langue et aux cheveux. Mais est-ce que cela vous a découragé ? Non. Ragnar n'a jamais baissé les bras et toi non plus. Il n'a jamais dit qu'il était impossible de trouver ta maison et malgré les averses qui tentaient de vous décourager, il a toujours mis un pied devant l'autre pour toi, pour t'aider à rentrer. Pendant le voyage tu en as aussi profité pour apprendre à Ragnar à connaître ce pays qui t'a vu naître. Quand il ne savait pas reconnaître un animal ou une herbe, tu étais là pour lui expliquer à quoi elle servait et si il pouvait la manger… Comme un professeur tu as été, lui apprenant à éviter les pièges sournois de cette nature que tu connais si bien.

Mais aujourd'hui… Le voyage semble toucher à sa fin. Aujourd'hui, alors que tu es assis sur ses épaules, tu observes l'océan de verdure qui s'étend face à vous. Les oreilles droites et le coeur en vrac, tu regardes l'herbe danser sous les caresses du vent, le ciel avoir cette couleur si particulière alors que les odeurs familières viennent doucement réchauffer ton être, semblant te murmurer que tu es enfin rentré à la maison. Et si tu pensais que tu aurais un rire ou un sourire pour cette lande que tu retrouves enfin, la vérité est toute autre… C'est une larme qui roule sur ta joue, suivie d'une seconde.

"On y est…." murmures-tu alors que tu glisses de ses épaules, arrivant sur la pointe des pieds au sol.

Tu passes à ses côtés, et laisse doucement une de tes mains caresser son bras pour finalement trouver sa main que tu attrapes, la tirant doucement alors que tu le dépasses. De l'autre tu caresses l'herbe douce, reprenant d'une petite voix alors que tes oreilles remuent dans tout les sens, trahissant les nombreuses émotions qui tempêtent au sein de ton être.

"C'est au bout… Tout au bout de la lande-", dis-tu tandis que tu désignes l'horizon du doigt, "C'est une vieille chaumière aux confins de la lande… Il faut suivre le vent et monter encore et encore… Quitter les routes et se perdre dans la lande… Continuer de se perdre et on trouvera ma maison… Celle où la vieille dame m'attend…"
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mar 2 Aoû - 0:39
« Allons-y. »

La réponse de Ragnar était bien laconique comparé à l'épanchement de James. Mais Ragnar n'était pas homme à pleurer, à laisse s'exprimer de tels sentiments. Il était une montagne. Il riait aussi puissamment que la tonnerre, frappait durement, exprimait sa colère avec effusion. Mais les pleurs, ça, il n'y arrivait pas. Même lorsque son Moineau était parti mener sa vie, il n'avait pas eu une larme. Mais un pincement au cœur. Un coup de lame entre les côtes. Une amertume en bouche.

Ses doigts serrèrent la main de T. James l'enveloppant. Il se laissa guider par le chat, observant ses oreilles s'agiter en tout sens, sa longue queue fouetter l'air et les herbes. La lande les enveloppa bientôt si bien que Ragnar n'aurait pas su retrouver son chemin. L'herbe lui chatouillait les mollets, le parfum des plantes imprégnait l'air. Ragnar aurait été bien en peine d'en décrire la fragrance. Il aurait simplement pu vous dire que « ça sent comme les z'erbes des sorcières, celles qu'elles vous filent pour que vous pussiez pioncer. » Une odeur apaisante, enivrante.

Ragnar n'avait jamais su à quoi ressemblait la chaumière de la grand-mère. Il ne connaissait pas la couleur des volets, ni des pierres. Mais lorsqu'elle surgit de la lande, toute tortueuse, Ragnar eut l'intuition que c'était elle. La maison de T. James. Il sentit le chat se tendre, sa main serrer convulsivement la sienne. L'hybride taureau accéléra le pas, aidant son comparse à briser la distance.

Devant la porte Ragnar lâcha la main de T. James, la désigna d'un geste du menton.

« C'est à toi de l'ouvrir. » C'était à lui d'entrer le premier, de saluer la vieille dame. « J' reste derrière toi. » Manière de l'encourager, de lui dire qu'il ne l'abandonnait pas.

On n'entendait que le vent dans la lande, le pépiement d'oiseaux, la vie sous-jacente des insectes. Un silence profond, celui qui accompagne tout grand geste.

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Dernière édition par Ragnar Mjöllnir le Sam 6 Aoû - 22:12, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Jeu 4 Aoû - 22:21

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Ragnar & TJ

Heureusement qu'il est là à tes côtés, en cet instant. Car, alors que son immense main se resserre un peu plus sur doigts frêles, tu as l'impression de redevenir le chaton que tu as été un jour… Les oreilles basses et la mine triste, tu observes cette végétation abondante t'avaler et t'étreindre comme si tu lui avais manqué. Étrangement, ce n'est pas ainsi que tu t'imaginais rentrer à la maison… Quand tu y pensais, sagement perché sur un toit, à fixer l'horizon lointain, tu te disais que tu serais forcément heureux… Que tu rirais aux éclats en te roulant dans l'herbe avant d'observer le ciel… Tu t'imaginais courir jusqu'à en perdre le souffle et pousser la porte de ta maison pour simplement te jeter dans les bras de la vielle dame. Tu voulais tout ça… Tu pensais que tu serais assez fort pour ça… Mais la réalité est toute autre, pas vrai ? Tu as peur. Terriblement peur de ce que tu pourrais trouver dans cette maison que tu as quitté depuis bien longtemps. L'herbe vient caresser ta taille et tu renifles une dernière fois, posant sur Ragnar un regard humide qu'il ne te rend pas. "Les montagnes ne pleurent pas.", penses-tu avec un pincement au coeur, craignant qu'à un moment il te dise que tu es faible…. Chose que tu es mais là…. Tu ne comprends pas pourquoi. C'est chez toi après tout… Tu foules ici la terre qui t'a vue naître. Celle qui a fait de toi un être capable de survivre à la dureté de ce monde… Tu devrais te sentir fort, courageux et valeureux… Mais non, tu trembles, hésitant et peureux. C'est dur, mais il faut être fort. C'est ton heure, ton moment, ta chance, d'avancer et de rentrer à la maison. C'est l'instant où tu dois être brave, celui où tu dois décider de rentrer. En Ragnar tu trouves le courage de te remettre en route et c'est sans lâcher sa main que tu avances, laissant l'herbe haute vous dévorer et bientôt vous engloutir. Au fil de votre marche, vous faites ce que tu avais prédis… Vous suivez le vent, vous perdez, acceptez d'écouter la lande, avec lui tu avances et tu te perds, jusqu'à finalement la voir, ta maison. Surpris de vois la silhouette de la chaumière se dessiner au loin, tu t'immobilises, t'agrippant à Ragnar comme le ferait un homme au bord de la noyade avec une bouée. La peur te cloue sur place et te fait trembler comme un enfant. Tu te colles à lui et pose ton autre main sur son bras, cherchant en lui un réconfort dont tu ne pensais pas avoir besoin pour des retrouvailles qui devraient te rendre heureux. "C'est la maison…. C'est là." Et pourtant… Tu ne bouges pas, en proie à une terreur qui te fait te recroqueviller sur toi-même. Elle est si proche… Presque à portée de mains. Tu n'aurais à faire que quelques pas mais tu n'y arrives pas. Tu as peur. Tu as peur qu'elle ne soit plus là, qu'un autre chat soit sur ses genoux ou pire… Qu'elle ne se souvienne plus de toi… Car tu ne peux ignorer les souvenirs qui te reviennent en cet instant, tu ne peux oublier la femme âgée dont l'esprit avait depuis bien longtemps son corps fatigué. Le souffle court tu observe les pierres sombres et usées, le toit plus si apte à assurer l'étanchéité de la chaumière ainsi que la fenêtre qui est fermée et sur le bord de laquelle il y a encore ta coupelle qui sûrement vide. Le silence révèle la peur qui scelle tes lèvres et c'est uniquement parce que Ragnar entame une marche forcée que tu combles la distance qui te séparait encore de ta maison. Ta quête touche à sa fin… Pourquoi trembler ? Apeuré tu suis l'hybride et une fois face à la porte en bois, tu baisses les yeux quand il te dit que c'est à toi de pousser cette porte que tu connais si bien. "Je n'y arriverais pas… Même avec lui à mes côtés…" admets-tu alors que timidement, tu soulèves une patte pour simplement poser la paume de ta main sur le bois que tu as jadis malmené de tes petites griffes. Tu te souviens qu'un jour, tu as été aussi sur le pas de cette porte, à observer la femme qui voulait te nourrir et qui te disait que tu rentrais enfin. "Thomas." avait-elle dit. Et où est-elle aujourd'hui ? "Sûrement derrière la porte. Elle doit m'attendre." Tu n'as qu'à la pousser pour le savoir. À prendre ton courage à deux mains, mais pour l'instant, seules tes griffes s'enfoncent dans les sillons du bois. "Si j'ouvre… Elle sera sûrement heureuse de me retrouver… Elle ne fera pas comme les autres… Elle viendra me caresser derrière les oreilles et me dire que je lui avais manqué… Oui… Sa voix de corbeau croassera un James ou un Thomas et j'aurais le droit à mon bol de crème… C'est la maison après tout… C'est là où je dois être." Tu prends une grande inspiration, tu fermes les yeux un instant et enfin, tu trouves en toi le courage de pousser la porte de cette chaumière que tu rêvais de retrouver depuis bien bien trop longtemps. La porte grince tout autant qu'à l'époque mais malheureusement… Personne n'est derrière pour t'accueillir.

Tes épaules s'affaissent alors que tu contemples enfin cet intérieur que tu connais si bien. Comme l'animal que tu es tu commence à humer l'air, plissant le nez face à l'odeur de poussière qui t'agresse les narines. Quelque chose ne va pas et tu le sens ou du moins tu en as l'impression. Tu fais un pas et le plancher craque mais toujours rien. Pas un son, pas un mouvement. Ta queue remue dans l'air et tes oreilles se redressent.

"Elle devrait être là…" murmures-tu alors que tu entres enfin dans cette petite chaumière qui n'est bonne qu'à abriter qu'une vieille femme qui perd l'esprit.

Même l'odeur de réglisse semble se faire recouvrir par celle de la poussière. Timidement, tu viens passer tes doigts sur les meubles et tu comprends qu'elle n'a pas fait le ménage depuis longtemps… Même la coupelle sur la fenêtre semble ne pas avoir été déplacé depuis des jours, voir des mois. Ton petit coeur s'affole et paniqué, en proie à trop d'émotions à la fois, tu te tournes et te retournes dans tout les sens, marchant sur place, passant d'une pièce à l'autre pour remuer les toiles d'araignées et la poussière, ne pouvant qu'affronter son absence.

"Elle devrait être là, elle est toujours là… " répètes-tu presque fiévreusement alors que sur tes joues coulent des larmes.

Tu as le coeur brisé. Tes genoux eux-mêmes ne semblent plus vouloir te porter et finalement, fatigué par le voyage et surtout abattu par la déception, tu te laisses simplement retomber au sol, t'écroulant simplement pour contempler le vide qu'est ton passé. Tu n'as plus rien. Absolument plus rien. Plus de maison, plus de vieille dame à retrouver… Rien. Un sanglot traverse enfin tes lèvres et tu oublies Ragnar, tu oublies tout le reste, tu te roules simplement en boule sur le plancher, pleurant comme un enfant.

"Elle m'attend… Elle va revenir. Si ça ce trouve, elle a eu peur pour moi et elle me cherche. Mais si je reste là… Elle reviendra… Elle reviendra…. Elle m'aime après tout, je suis son Thomas, son James… Je suis son chat." tentes-tu de te rassurer, les griffes enfoncées dans le plancher.
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Sam 6 Aoû - 22:29

La main de Ragnar se tendit, se posa doucement, le plus doucement possible, sur James. Lui étreignant l'épaule en un geste qui se voulait rassurant, un geste de soutien. L'hybride taureau finit par se relever, inspectant la chaumière à son tour. Une demeure aussi petite qu'une coquille de noix dont on fait rapidement le tour en quelques minutes. La poussière s'était accumulée. L'odeur de renfermé flottait dans l'air en compagnie de celle, plus âpre, de l'humidité. Ouvrant une fenêtre pour regarder à l'extérieur, Ragnar la vit alors.

Quel que soit le pays, quel que soit les croyances, elles se ressemblaient toutes. Stèles de pierre, de bois, amoncellement de cailloux, elles portaient toute cette volonté de ne pas effacer la trace de ceux qui avaient vécu. De conserver une image. Les doigts de Ragnar saisirent la rambarde de la fenêtre tandis que l'hybride hésitait. Un temps. Avant de se pencher vers James et de, doucement, tenter de le relever, ses mains glissant sur le torse de T. James pour l'ôter du sol.

« Ell' viendra plus. »

Un grondement bas – le grondement d'un orage annonçant prochainement une pluie bienfaisante. Ragnar déposa l'hybride-chat sur le lit à la couverture élimée, aux couleurs défraîchies par le temps. Il ne pouvait pas le mettre devant le fait accompli, face à ce qu'il avait vu par la fenêtre, derrière la chaumière. Ployant les genoux, Ragnar se mit à hauteur de T. James.

« Ça va êtr' dur. » Peut-être trop. « L'était vieille la dame tu m'as dit. On finit tous par... mourir. S'endormir. Les humains vivent plus longtemps qu' les chats. Elle a vécu déjà bien longtemps avant de t' voir. »

Ragnar ne savait pas ce qu'on pouvait ressentir quand on perdait quelqu'un qu'on avait considéré comme étant son seul foyer. Son cœur s'était emballé plus d'une fois par le passé – quand il avait appris pour sa fille, quand sa femme ou ses hommes avaient manqué de mourir lors d'une expédition. Mais tout ça c'était lié à la prise de risques, à leur façon de vivre en jouant avec le feu. Ce n'était pas la mort, sèche, brutale d'une fin de vie. Ragnar songea à sa mère. Comprit, à demi-mots, en demi-teintes, ce que devait ressentir T. James. Un vide. Un creux là où se lovait le cœur.

« On va rester là tout l' temps qu'il t' faut. Tout l' temps qu'il t' faudra pour lui faire tes adieux. »

Se levant, Ragnar désigna la fenêtre d'un geste du menton. Caressée par la lande, la tombe attendait. Patiente.

« J' suis certain qu'elle s'ra content' que t' lui dises un mot. »

Si T. James le souhaitait, il l'accompagnerait – ou resterait en retrait. Ragnar respecterait son deuil.

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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Mer 10 Aoû - 23:50

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Ragnar & TJ

Sa grande main se pose sur ton épaule et tout ce que ça t'arrache, c'est un gémissement plaintif qui est le prélude à un autre sanglot. Le geste se veut rassurant mais en cet instant, il n'est pas donné par la bonne personne. Mais qu'aurais-tu voulu ? Que ce soit elle qui apparaisse et vienne s'accroupir à tes côtés pour te consoler et te dire que tout va rentrer dans l'ordre ? Oui… C'est ça que tu cherchais tant en venant ici… Ses doigts dans ta fourrure, sa voix à tes oreilles, le calme de la lande, l'odeur de la poussière… En ce lieu qui était autrefois ton foyer, tu espérais retrouver un semblant de sécurité et de normalité… En cet endroit qui n'est désormais plus qu'une coquille vide, tu es simplement en train de comprendre la réalité de ce monde. Une réalité qui pourtant t'était bien plus familière quand tu n'étais qu'un animal… Avant tu acceptais cette fatalité, cette mortalité qui touchait tout les êtres vivants de ton univers certes restreint. Avant tu savais qu'un jour tu ne serais plus capable de respirer ou même d'ouvrir les yeux… Avant tu savais que toute chose aurait une fin, toi inclus. Et maintenant ? Maintenant tu ne sais plus. Tu es perdu. Prisonnier d'un état et d'une existence qui ne semble avoir aucun sens. La paume de sa main s'éloigne et difficilement, tu rouvres les yeux pour simplement l'observer faire le tour de ta demeure. "Elle reviendra… Elle doit revenir…" essayes-tu de murmurer tandis que l'hybride que tu adules tant revient finalement vers toi pour te soulever du sol. Le museau encore humide, tu te laisses sagement faire, allant même t'accrocher à lui alors que sa voix se fait pareille à un grondement pour t'annoncer ce que tu ne veux pas encore admettre.

"Ell' viendra plus."

Tu le sais. Tu sais qu'elle ne reviendra jamais. Au fond de toi, au moment même où tu as poussé la porte, tu savais qu'elle n'était plus là depuis longtemps. Quand tes doigts n'ont trouvé que de la poussière et des toiles d'araignées… Tu savais qu'il y avait bien un moment qu'elle n'était plus là. Mais voulais-tu le voir ? Non. Sur un lit tu te retrouves déposé et comme un gamin c'est du revers de la main que tu essuies tes joues et ton nez, reniflant bruyamment alors que tes lèvres tremblotent encore. Elle était tout ce que tu avais, tout ce qui te définissait et qui te maintenait en vie… Si tu acceptais tout ce que l'univers te faisait subir, c'était simplement parce que tu pensais que ce n'était que des obstacles sur le chemin de ton retour à la maison… Mais maintenant… Maintenant que même la Montagne t'avoue qu'elle ne reviendra jamais… Tu ne sais plus quoi faire. Face à Ragnar qui s'accroupit pour être capable de croiser son regard, tu te fais si petit, si faible que tu n'oses croiser son regard. Les oreilles basses et la mine sombre, tu contemples le vide de ton existence, refusant d'écouter la vérité qui glisse d'entre ses lèvres. Bien sûr que c'est dur. Il t'est dur d'admettre que la femme avait déjà bien vécu avant ton arrivée et qu'elle aussi un jour aurait le droit au repos éternel. Tout ça tu le sais et pourtant tu détournes la tête, faisant presque non de celle-ci comme un enfant le ferait. "Tais-toi ! Tais-toi…", voilà ce que tu aimerais lui crier en pleurant. La vielle dame ne peut être morte. Elle ne peut pas t'avoir abandonné. Tu es son James, son Thomas… Non ? Ne devrait-elle pas être toujours là pour t'accueillir en ses bras ? L'hybride se relève et si il t'assure que tu as tout le temps du monde pour accepter le vide qui remplace désormais ton coeur, tu n'arrives pas à bouger, te contentant de t'enlacer dans tes bras. Il te faut de longues minutes pour retrouver un semblant de calme, un apaisement qui n'est dû qu'au fait que tu acceptes sa disparition. Timidement, tu attrapes l'une de ses mains entre tes doigts griffus, murmurant avec la faiblesse d'un être dont le monde vient de s'écrouler.

"Tu penses ?"

Tu lèves ta frimousse vers lui et entre tes mèches de cheveux qui collent à tes joues humides, tu cherches dans son regard de quoi panser les maux de ton âme. Tu as envie de croire qu'elle serait heureuse de t'entendre, de te "revoir", la seule chose que tu crains c'est qu'elle ne t'entende pas, mais ça, tu te gardes bien de le souligner. Tu quittes le lit et viens te glisser doucement contre lui, cherchant en sa personne tout le réconfort dont tu as besoin. C'est amusant, à te voir ainsi, tu ressembles bien à l'enfant que tu es… Un gamin des rues qui cherche en cette figure paternelle que vient de devenir Ragnar à tes yeux, l'amour et la protection que tu cherches depuis des années. Tes oreilles duveteuses remuent à peine et alors que tu regardes par la fenêtre qu'il a désigné d'un coup de menton, tu renifles doucement, découvrant alors la nouvelle demeure de la vieille femme.

"Je ne veux pas être seul…" déclares-tu alors que tu l'entraînes avec toi hors de la chaumière qui n'est désormais plus la tienne et vers le petit monticule de terre et de pierres.

Ton coeur s'affole à nouveau et le souffle court, tu marches dans l'herbe grasse et humide, arrivant enfin face à elle. Là, après avoir serré brièvement la main de Ragnar, tu la lâches pour t'approcher un peu plus jusqu'à être capable d'effleurer du bout des doigts la stèle de pierre grossièrement taillée. Tes griffes s'accrochent aux arrêtes de celle-ci et tout tremblant, tu restes d'abord silencieux avant de laisser échapper une douloureuse vérité.

"Je ne voulais pas partir…"

Tu t'accroches à la stèle. Tu sens le monde recommencer à tourner tout autour de toi. Le vide dans ta poitrine semble te dévorer désormais. La plaie béante au sein de ton être te pousse à avoir un autre sanglot. Non tu ne voulais pas partir… Mais ça, elle ne le saura peut-être jamais.

"C'était pas ma faute… Je voulais rentrer… Mais je me suis perdu… Je… Je voulais revenir à la maison…"

Tu baisses la tête et retire tes doigts, t'en voulant au fond de ne pas avoir été capable de rentrer plus tôt. Tu aurais dû être là, avec elle, alors qu'elle fermait les yeux pour de bon. Tu te sens coupable. Tu essuies une dernière fois tes joues avant de sourire, forçant un léger rire.

"Mais… Je suis là maintenant… Je suis rentré."

Lentement tu remues de la queue alors qu'une légère brise vient soulever ta cape. Tu lèves les yeux au ciel et pousse un long soupir qui trahit ton envie de tomber à genoux à nouveau. Tu as le droit d'être faible en cet instant, de te laisser tomber… Et pourtant tu restes là, à simplement sécher tes larmes, prenant le temps que Ragnar t'accorde.

"On guérit de ça ?" demandes-tu à l'hybride après de longues minutes de silence, une main sur le coeur, à espérer qu'un jour tu pourras ressentir autre chose que ce vide abyssal qui semble lentement te consumer.
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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Lun 15 Aoû - 21:05
C'est triste une tombe. Triste à en pleurer. Ragnar ne proféra pas un mot laissant T. James s'épancher devant la tombe. Une pierre érodée par la pluie et le temps, une plaque recouverte du nom de la vieille dame. Ragnar ne saurait déchiffrer l'inscription, lui qui ne sait ni lire, ni écrire. Elle restera donc la dame de la lande. Une inconnue, un visage flou au parfum de réglisse. Elle est triste cette tombe, triste à en pleurer. D'un gris terne, une simple plaque. Elle n'a pas la majesté des cairns qu'on édifie sur les tertres scandinaves, ni le prestige de ces barques qu'on enflamme, voguant en oriflammes sur les rivières.

Elle est triste, triste à en pleurer. À l'image de l'expression qui transfigure le visage de T. James. Ragnar posa deux doigts sur la main de l'hybride, celle qui étreignait l'endroit où se trouvait son cœur.

« Avec l' temps on guérit d' tout. Même d' ça. »

Sa mère, sorcière de clan, aurait pu proposer à T. James d'appeler l'esprit de la dame pour une ultime conversation. Ragnar n'en a pas le pouvoir. Les arcanes de la magie lui sont toujours apparus confus, nébuleux. Il peut que proposer une chose : entamer le deuil. Mais selon les rites scandinaves, les seuls qu'il connaît. Les seuls qui ont du sens à ses yeux.

« Dans mon pays on fait fête lorsqu'y a mort. Pour accompagner l' défunt. Qu'il parte heureux. Sans regrets. »

La chaumière était aussi vide que si elle avait été pillée. Ragnar se posa la question, pendant quelques instants, de savoir qui avait bien pu enterrer la vieille dame, elle qui semblait être retirée du monde, loin de tout. Peut-être un voyageur de passage qui avait eu la bonté de lui élever cette modeste tombe.

Puisant dans leurs ressources, Ragnar dressa un pique-nique improvisé aux abords de la tombe. Rompant le pain, il en déposa un morceau sur la terre retournée au pied de la stèle.

« Elle en aura besoin pour l'aider dans son voyage si el' l'est pas déjà arrivée. »

Ragnar tut un pan de la tradition scandinave et de leurs rites associés à la mort. Il évita de mentionner qu'on laissait, auprès de la tombe du défunt, non seulement nourriture et objets, mais aussi ses animaux de compagnie afin de rendre son voyage agréable. Il ne voulait pas que T. James ait l'idée de demeurer ici, de se laisser mourir.

Le vent faisait bruire l'herbe de la lande. Ici, devant la tombe, Ragnar avait véritablement la sensation de se retrouver au bout du monde.

« J' sais pas ce qu'on dit chez vous quand quelqu'un est mort. Mais dans mon pays, on sait qu'ils vivent ailleurs. Dans un 'tit coin bien sympa. Rien à voir avec un Enfer où vous brûlez les gars qui ont pas été réglos. J' sais pas tes croyances et ça m' regarde pas. » Est-ce que les chats croyaient au Paradis ? Bonne question. « Mais où qu'elle est, elle t'attendra. J' suis sûr. »

La main de Ragnar se posa dans le dos de T. James, entre ses omoplates. Le laissant doucement faire son deuil. Tourner la page de son passé.

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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Ven 26 Aoû - 14:21

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Ragnar & TJ

C'est une bien triste journée pour toi, celle où tu apprends que les humains ne vivent pas éternellement et que tu n'avais pas tout le temps du monde pour rentrer à la maison… C'est l'instant où tu comprends que la maison n'est pas une chose figée dans le temps, mais un fragile château de cartes qui menace de s'écrouler au moindre coup de vent. Face à la tombe, les genoux dans la terre, tu renifles longuement, cherchant à faire ton deuil. Le bout de tes oreilles remuent au rythme de tes pensées et des caresses de la brise humide. C'est dur. Ragnar a beau te dire que le temps t'aidera à guérir de tout ça, posant sur ta main deux doigts, tu as l'impression de ne jamais être capable d'y parvenir. Tu aimerais qu'il soit capable de réparer ça tout de suite. Qu'il te fasse oublier cette vérité bien trop compliquée à affronter et que tu retombes dans une douce ignorance. Tu voudrais que tout s'arrête. Que ce moment prenne fin. Tu aimerais fermer les yeux, t'endormir et te réveiller de ce que tu as envie de considérer comme un cauchemar. Ragnar reste à tes côtés et pendant de longues minutes, tu restes silencieux, te contentant d'essuyer tes joues du revers de tes manches, ne relevant le nez vers lui que lorsqu'il te parle de ses coutumes. Les yeux rougis par les larmes, tu l'observes, tentant d'imaginer le genre de fêtes qu'ils peuvent bien faire… Chantent-ils ? Dansent-ils ? Tu as envie de penser que oui. La vieille n'aimait pas tant le bruit, ni l'agitation… Elle aimait le calme de ta présence, tes ronronnements… Elle aimait chanter pour toi tandis que sur ses genoux tu dormais. Elle aimait glisser ses doigts osseux dans ta fourrure et entonner un air qui aujourd'hui encore te reste en tête. Tu voudrais chanter mais quand tu entrouvres les lèvres, c'est pour rester muet. Tu n'as pas le coeur à ça. Tu ne veux pas lui dire adieu. Tu ne veux pas la laisser partir. À côté de toi, Ragnar s'affaire à dresser un repas sommaire. Tu déglutis lentement et te dis que tu n'as pas le coeur à manger. Un bout de pain est déposé sur la terre et les oreilles basses, tu hoches doucement de la tête, faisant signe à l'autre hybride que tu comprends, à défaut d'accepter.

Jamais avant aujourd'hui tu n'avais songé à ce voyage là. Avant tu pensais, et savais, que ça arrivait, mais jamais tu n'avais eu à craindre le comment. Jamais avant tu ne t'étais demandé si le voyage serait long et pénible ou tranquille et serein. Tu ne sais pas si voyager vers l'au-delà est comme marcher dans la lande aux côtés de Ragnar. Tu aimerais que ce soit le cas. Ça te rassurait. Ça t'apaiserait. Tu renifles et espère qu'elle a quelqu'un à ses côtés pour ce long voyage… Puis avec un pincement au coeur… Tu te dis que tu devrais être à ses côtés pour lui tenir compagnie. Tu espères qu'en effet, elle vit dans une maison tout aussi belle que celle-ci. Tu fermes rapidement les yeux et renifles, tentant un sourire qui est si dur à tenir sans verser une autre larme. Tu batailles avec ton souffle de longues secondes, cherchant à rester calme, là où d'une main dans ton dos, Ragnar te fait comprendre que tu as tout le temps du monde. Tu ravales tes larmes et pousse un long soupir, fixant la stèle face à toi.

"J'aurais aimé pouvoir l'accompagner…"
commences-tu. "Personne ne devrait avoir à voyager seul, sans compagnon pour l'épauler et l'aider. Moi j'ai eu besoin de toi pour rentrer à la maison, mais elle, qui l'aidera à trouver la sienne ?"

Le vent se fait comme une caresse sur ta peau et dans tes cheveux, te laissant avec l'étrange sensation que la lande elle-même comprend ton deuil. Comme si c'est elle qui avait murmuré à la nature de prendre soin de toi si elle n'avait pas eu la force de t'attendre. Tu prends une autre grande inspiration et gonfles tes poumons, cherchant en l'air pur de ton pays, le courage de continuer.

"Je ne sais pas ce qu'il y a après. Je ne sais pas si il y a la maison ou le néant… Mais j'ai envie de croire qu'elle va quelque part… Peut-être… Loin derrière l'horizon… Là où il n'y a que de la lande et la mer. Là où elle pourra chanter…"

Lentement, tu viens défaire ta cape et si le vent essaye de l'emporter, tu résistes, t'éloignant de Ragnar pour venir attacher à la stèle ce pardessus élimé qui t'est si cher. Tu le noues comme tu peux autour de l'immense pierre et frissonne, te retrouvant désormais vêtu d'une simple chemise trouée. Tu renifles et étouffes un sanglot, peinant à parler.

"Avec ça… Tu pourras aller où tu veux. Elle te tiendra chaud… Et tu pourras toujours me la rendre quand je te rejoindrais… À la maison."

Ton coeur est lourd, peut-être autant que la pierre qui te fait face. C'est dur. Tu as envie de t'effondrer… Mais Ragnar a dit qu'il fallait faire la fête pour elle, qu'il fallait l'aider dans son voyage… Et pas la retenir. Tu ne veux pas qu'elle reste parce que tu n'es pas capable de sourire. Tu ne veux pas qu'elle s'inquiète. Elle doit partir après tout… Sans toi, certes, mais elle doit entamer son long voyage et te laisser avec Ragnar. Tu dois la laisser partir. Il faut que tu l'acceptes. Tu dois être fort et célébrer son départ. L'encourager à commencer ce périple jusqu'aux horizons lointains…. Jusqu'à sa demeure éternelle. Tu fais un pas en arrière, acceptant lentement l'idée de la quitter. C'est comme si sa main glissait bien loin de la tienne. C'est la dernière fois que tu es près d'elle et tu as envie de croire que la lande t'étreint comme elle le ferait une dernière fois, que le vent est ses phalanges sur ta joue. Ce sont vos adieux, ceux avant des retrouvailles qui se feront peut-être dans des années. Tu as l'impression de quitter ses bras et de lui dire une fois de plus que tu reviendras. Ton coeur se serre. Tu reviens vers Ragnar et tu utilises les manches de ta chemise comme mouchoir pour essuyer ton visage et le bout de ton nez. Il te faut célébrer, la rassurer, l'accompagner. Tu hésites longuement avant d'oser. Cet air qu'elle chantait. Tu le connais. Tu le connais trop bien. Il était comme une berceuse pour toi. Une doucement mélopée qui savait te rassurer et qu'aujourd'hui encore tu es capable d'entonner.

"Home is behind,
The world is ahead
And there are many path to tread…"
, murmures-tu de ta petite voix pareille à celle d'un enfant. Tu aimerais lui chanter quelque chose de plus joyeux, mais le coeur n'y est pas. C'est ça que tu veux lui offrir pour son départ. Tu veux qu'elle emporte avec elle plus qu'un souvenir de toi, afin qu'elle puisse ne jamais t'oublier et te garder une place quand tu viendras.

"…Trough shadow,
To the edge of the night,
Until the stars are all alight,
Mist and shadow,
Cloud and shade,
All shall fade."


Ta voix se meurt et un silence tombe. Ce n'est peut-être pas la meilleure chanson pour un départ, mais c'est la seule que tu connaisses. Tu te sens las.Tu frissonnes à nouveau et croises les bras, cherchant à te réchauffer. Un soupir glisse d'entre tes lèvres et enfin, tu arrives de nouveau à parler.

"Ne m'en veux pas, je n'ai plus le coeur à célébrer. Je veux…"

Tu t'interromps. Tu ne sais pas ce que tu veux, ou plutôt, ce que tu veux n'est plus envisageable. Rentrer à la maison n'est plus une option. Tu n'as plus de maison. Tu n'as jamais rien eu et ce que tu pensais posséder n'était que poussière dans le vent, ou pierre dans la terre.

"Je veux trouver ma place… Je veux en avoir une et ne plus être une âme perdue. Je veux rentrer à la maison." souffles-tu sans oser poser ton regard sur Ragnar, préférant simplement chercher dans ses bras immenses un moyen de te rassurer. Tu ne sanglotes plus, non, tu t'accroches simplement à lui et enfouis ton visage dans le tissu épais de sa tenue, tremblant simplement à cause de la fatigue et de la peur qui doucement deviennent un poison qui pourrait avoir raison de petit être. C'est bien trop pour toi en un jour… Mais l'univers n'est pas tendre, tu le sais, surtout pas avec les petites créatures de ton genre.
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Le taureau bleu
Ragnar Mjöllnir
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✦ Double-compte : Reine Ronce, Alice Liddell, Sigmund Rammsteiner, Hildegarde Müller, Shísān Wǔ, Orendi



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Général
✦ Pouvoir: Aucun
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Lun 29 Aoû - 21:36

Ragnar ne pouvait pas répondre à toutes les questions de l'hybride-chat. Il n'était qu'un aventurier, un homme du terrain. Les questions métaphysiques, il les laissait aux érudits qui savaient mieux manier les mots que lui, à ces hommes et femmes qui se vantaient de pouvoir communiquer avec les dieux. Oui la vieille dame pouvait être seule, ou marcher en compagnie d'autres spectres, d'autres morts. Le vent fit claquer la capeline que T. James venait d'attacher à la stèle. Ragnar acquiesça sans un mot, approuvant aussi bien le geste que les paroles qui l'accompagnaient.

Lorsque T. James entonna son chant, Ragnar baissa la tête ouvrant grand les oreilles, se recueillant auprès de cette âme inconnue, percevant ce chant comme un ultime adieu. Même s'il n'en comprenait pas les paroles, les sentiments, eux, étaient palpables. Et perceptibles dans toutes les langues.

Les bras de Ragnar se refermèrent sur T. James l'enveloppant dans un cocon réconfortant.

« Tu veux r'venir à Londres ? »

Il crut sentir T. James acquiescer, ou étaient-ce les pleurs qui l'agitaient de soubresauts ?

« Je peux toujours t'emmener avec moi si tu l' souhaites. On peut partir maintenant. » Mais voyant que l'hybride était encore trop déboussolé pour prendre la moindre initiative, Ragnar ajouta. « On va passer la nuit loin d' la chaumière. Et demain tu m' diras ton choix. »

Une main posée sur l'épaule de T. James, Ragnar l'éloigna à petits pas de la stèle. La porte de la chaumière fut refermée, cloisonnant la bâtisse sans même un bruit. Le vent agita la capeline. S'infiltrant dessous, une goulée d'air la gonfla faisant songer, l'espace d'un instant, qu'elle enveloppait des épaules invisibles.

Les hautes herbes de la lande leur caressèrent les genoux, les fleurs embaumaient l'air. On ne percevait que le chant, lointain, d'un oiseau solitaire. La nuit tomba bien avant qu'ils n'aient atteint la lisière de la lande. Ce furent sous les étoiles qui dormirent, Ragnar donnant leurs noms à T. James. Des noms que lui et sa compagnie avaient inventés de toutes pièces. La Vierge au Bouclier, le Corbeau, Fenrir... Les histoires se muèrent en ronflements lorsque Ragnar s'endormit. Et il dormait encore alors qu'un papillon s'était posée sur la pointe d'une de ses cornes. L'hybride-taureau se retourna dans un mouvement brusque et ouvrit un œil.

« James ? » marmonna-t-il d'une voix pâteuse, se redressant à demi.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Février 06. Recrutement   Aujourd'hui à 18:31
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Février 06. Recrutement

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