Why must I be the thief? - Abraham & TJ

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Double-compte : Andreas Ström

Lun 30 Mai - 18:00

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Tu remues doucement des oreilles sous ton capuchon face à la bruine qui s'annonce. Tu n'aimes pas la pluie ici… Elle te semble poisseuse, comme l'air de cette ville. L'eau qui tombe du ciel ici te semble aussi épaisse que les bourbiers que tu évitais dans ta lande natale. Tu n'aimes pas la sentir sur le bout de tes doigts ou sur ta cape poisseuse et miteuse. Tu clignes de yeux et observes le ciel de tes yeux d'or, cherchant dans les nuages une réponse à des questions que tu ne te poses pas réellement. Tu sens que la pluie va venir, tu sens que bientôt, c'est elle qui battra le pavé et non plus les humains. Ta queue s'enroule autour de ta jambe et un frisson dévale ton échine. Tu n'aimes vraiment pas la pluie, car si avant tu pouvais t'en protéger en te cachant sous un arbre ou en restant au chaud dans la chaumière de la vieille dame, aujourd'hui tes refuges se font moins sûrs… Si avant tu avais un toit et une belle place près d'un feu de cheminée, désormais tu n'as plus que des greniers abandonnés ou le porche d'une boutique pour te cacher… Tu plisses le nez. Oui la pluie arrive. Tu peux déjà l'entendre, l'imaginer s'écraser sur le sol ou les carreaux, tu peux déjà voir les passants qui iront se mettre à l'abris et toi… Toi tu devras accepter d'être trempé. Tu cesses de fixer le ciel et à la place, ton regard se perd dans la foule qui grouille autour de toi. Les passants t'évitent sans même t'accorder un regard. Pour eux, tu n'es qu'un traîne-misère de plus, une ombre, un nuisible qui ne mérite pas leur attention. Tu n'existes pas. Tu n'es qu'une présence qu'ils évitent… Un être puant et inutile qu'ils ne veulent pas voir. Dans ce monde d'humain, tu n'as pas ta place. Tu n'es rien. Simplement une pauvre chose perdue qui doit voler et mendier pour faire taire ton estomac qui hurle de faim. Avant tu étais capable de te nourrir, avant tu savais chasser, avant tu mangeais dans la main parcheminée de cette femme qui te caressait alors que tu étais sur ses genoux. Avant tu avais une existence que certains auraient pu envier… Et maintenant ? Maintenant tu n'as plus rien. Maintenant tu n'es plus rien. Quelqu'un te bouscule et tu sors de tes pensées, tu reviens à la réalité. La pluie arrive mais la faim te ronge. Il faut que tu trouves quelque chose à dérober. N'importe quoi, tant que ça brille et que l'homme aux dents noires veut te l'échanger contre quelques pièces qui te permettront d'avoir de quoi manger. Alors, tu commences à chasser. L'homme dit aimer les bijoux, les pierres et les montres. C'est ce que tu privilégies. Il dit ne plus vouloir de pots ou de tasses. Selon lui, personne n'en a besoin. Ainsi, ce que tu commences à guetter, ce sont des perles, des chevalières et des montres que tu cherches. Au milieu de cette atmosphère brumeuse et grisâtre qui caractérise si bien Londres, tu cherches l'éclat qui attirera ton regard. Tu cherches la petite chose qui te permettra de gagner deux sous et un morceau de pain. Et tu dois trouver vite… La pluie arrive, souviens-toi.

Tu regardes tout autour de moi et rapidement, ta langue passe sur tes lèvres alors que tu cherches. Les dames ne portent rien de trop voyant en ce jour et les hommes… Non, tu trouves rien. Mais tu es patient. Tu sais que les oiseaux ne se posent pas tout le temps sur la branche la plus basse. Tu sais qu'il faut savoir guetter et attendre. Tu sais que tu vas trouver, tu le dois. Tu reprends tes vieilles habitudes de chasseur et te tapis dans un coin, laissant la foule glisser tout autour de toi tandis que tu attends l'imprudent qui aura en sa possession quelque chose dont tu auras plus besoin et envie que lui. Un frisson d'excitation court sur ta peau et enfin… Enfin tu trouves ta proie du jour. Tu es incapable de dire si l'homme sur lequel tu as jeté ton dévolu est jeune ou assez âgé… Tout ce que tu penses, c'est qu'avec sa longue cape sombre et sa silhouette fine, tu lui trouves un air de ressemble avec les corbeaux. Ou une pie… Oui, plutôt une pie… Sa chemise blanche ressemble à la tache que tu avais à l'époque dans ta fourrure et la chaînette dorée qui brille à son veston te pousse à penser qu'il est une pie. Seules elles ont les plus beaux objets… Et toi, aujourd'hui, tu as besoin de ce qu'il a dans le bec. C'est donc sans attendre que tu entames ta chasse. Si avant tu bondissais sur ta proie en sortant autant les crocs que les griffes, maintenant tu te contentes d'avancer vers ta cible, te cachant sous ta cape. Si avant tu enfonçais tes crocs dans le plumage et la chair de tes proies, maintenant tu te contentes de les bousculer et de leur arracher ce que tu veux. Et dans le cas de cet homme… C'est sa montre que tu veux. Alors tu t'approches et comme pour les autres, tu lui rentres dedans, gardant la tête basse pour qu'il ne puisse pas croiser ton regard. Le choc est léger et alors qu'il pose très certainement ton regard sur ta silhouette, se disant sûrement que ton odeur est repoussante, tu es là, à refermer tes doigts sur la chaînette dorée. Mais tout cela, tu ne t'en occupes guère. Non, tout ce compte c'est la montre qui est désormais entre tes griffes. Le métal doré brille entre tes doigts et déjà, alors que tu la serres tout contre ton coeur, tu fuis. Tu n'attends pas qu'il se rende compte que tu l'as lesté de son bien. Tu fends la foule comme une ombre, ne cherchant pas à te retourner pour savoir si il est sur tes talons. Non tout ce qui compte, c'est que tu as ce dont tu avais besoin. Un léger sourire se dessine sur tes lèvres et histoire d'être sûr de lui échapper, tu t'engouffres dans une allée sombre, le souffle court. Tu dois te mettre en sécurité et vite. Tu regardes tout autour de toi et la seule solution qui s'offre à toi, c'est de grimper. Tu regardes un balcon et glisse la montre entre tes crocs le temps de grimper. Chose que tu fais avec l'habilité et la souplesse que tu avais autrefois. Ainsi, bien rapidement, tu te retrouves à l'abris sur ce balcon. Tu pousses un soupire et t'assieds alors, simplement pour observer la montre. Elle est plus finement ouvragée que les précédentes et comme les autres, tu cherches à l'ouvrir. Oui, mais cette fois-ci… Tu sais comment faire. Quelqu'un t'a montré comment faire… Tes griffes n'abiment pas le métal et cette fois-ci, tu appuies simplement sur le mécanisme qui t'offres alors accès au cadran. Un sourire se dessine sur tes lèvres quand tu regardes les aiguilles à peine bouger sous ton regard émerveillé. Tu viens poser le bout de tes doigt sur le verre qui protège le mécanisme sans remarquer le reste, bien trop fasciné par cette petite merveille de technologie que tu n'as presque plus envie de vendre. Le tic-tac te plait… Ça te rassure et tu aimes sentir le métal se réchauffer entre tes mains… Plus les secondes sont décomptées par le bruit régulier de l'ensemble de rouages, plus tu t'attaches à cette petite chose…

"Mien….", murmures-tu alors que tu décides sans vraiment le dire que tu ne veux plus quitter ce que tu estimes être désormais ta propriété.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Mar 31 Mai - 19:43
TJ & Abraham.
Abraham. Abraham écoute-moi.
Non.
Abraham ne nous ignore pas! Tu nous entends!
Taisez-vous!
Abraham tu dois nous aider. Tu dois faire ce que nous te demandons.
J'ai tenu ma promesse, vous m'avez aidé pour le garçon, et j'ai écrit les lettres à vos proches. Ils savent tout ce que vous voulez leur dire.
Pas pour moi. Pas pour moi...
Alors aide-moi et je t'aiderai. Maintenant cessez!


Comme si je fermais une porte je les fais taire en secouant la tête et soupire alors que je marche d'un pas rapide sur Trafalgar Square. Mon don et ma malédiction à la fois. Médecin et aussi sorcier. La plupart du temps, je me sors seul des auscultations, utilisant simplement les savoirs que m'a enseignés la médecine. Des heures et des heures passées sur d'épais volumes reliés de papier pelure aussi fin qu'un souffle suffisait à tourner une page translucide, à retenir les symptômes et les posologies, les compositions de remèdes et les traitements. Tout ceci dans la bibliothèque glacée de l'académie de médecine où le diable en personne avait décidé de faire souffler un courant d'air diabolique. Des heures, des jours à recopier tel un scribe des listes et des notes sur des petites feuilles de papier cartonné à carreaux, que je tenais du bout de mes doigts tâchés d'encre. Pourtant, pourtant malgré tout cela... J'ai très vite pris conscience que la médecine avait ses limites. Ou que depuis un long moment les médecins s'étaient évertués à inventer des remèdes aussi coûteux que compliqués, alors qu'ils méprisaient les rebouteux et les vieilles femmes qui préparaient des soins avec des simples. Ils préféraient prescrire des solutions de mercure plutôt que des infusions de passiflore et de vigne rouge. Ils préféraient saigner à outrance comme si ôter du sang était le remède unique à tous les maux. Pourtant, je puisais davantage dans mes connaissances de sorcier et de guérisseur. C'étaient elles qui avaient rendu ma famille célèbre dans la lointaine Roumanie, au point que les gens venaient de lui, parfois de deux ou trois jours de cheval pour voir un des miens et recevoir soins comme conseils. Et même si je disais aux professeurs ce qu'ils voulaient entendre, je repassais constamment derrière pour ajouter quelques gouttes de teinture ou une infusion aux plantes de ma composition, et les grands pontes s'étonnaient toujours de voir que j'appliquais si bien leurs recommandations que les patients guérissaient de façon surprenante. S'ils savaient. S'ils savaient que la plupart du temps je changeais la posologie et les ingrédients, leur mentant ouvertement. Devant eux je disais ce que les pesants ouvrages recommandaient, alors que dans l'herboristerie de père, je préparais mes propres mélanges...

C'est vrai, la plupart du temps, le simple savoir des livres, des simples et de la nature suffisait à me permettre de trouver la ou les causes du mal et de les soigner plutôt correctement. Pourtant, il y avait encore des cas où les actions conjuguées de la médecine et de la nature ne suffisaient pas. Il y avait des cas comme celui-ci, avec ce petit garçon, où ni les livres ni les leçons de mon père ne pouvaient m'aider. J'ai eu beau l'examiner aussi attentivement que possible je ne trouve rien. Et pire que tout cela, ses fièvres sont violentes, et il est incapable de communiquer avec moi et à répondre à mes questions. Alors que sans cela, sans ces détails, je ne peux rien. Rien du tout. Je suis démuni, et je crains surtout de lui administrer un traitement qui fera plus de mal que de bien... J'ai eu besoin d'aide, et ce n'était pas celle d'un confrère. Après une longue heure à son chevet, sans rien trouver, je me suis absenté une seconde, j'ai ouvert la montre à gousset que m'avait offerte mon père lors de ma remise de diplôme et j'en ai sorti une des deux petites fioles qui s'y trouvent toujours. J'en ai vidée une sous ma langue, et j'ai inspiré profondément.

Comme à chaque fois, les voix sont venues doucement. Un murmure d'abord, léger, indistinct, puis plus prononcé. Un léger brouhaha. Puis des discussions, étouffées, avant de s'affirmer. Des mots. Des phrases. Des intonations.

J'ai besoin de votre aide. Le pauvre petit est malade et je ne sais quoi faire. Aidez-moi.
Attends Abraham. Attends et je reviens.

Je suis retourné au chevet du petit garçon et j'ai senti les énergies l'envelopper doucement, comme si des mains le palpaient. Avant que la voix qui me guidait ne s'élève au milieu des autres.

Du plomb. Mauvais. Mauvais. Du plomb dans son sang. Dans sa chair. Partout, partout!
Merci à toi...


Et j'ai pu préparer un antidote que je lui ai administré. Je suis resté encore un peu près de lui et par chance son état s'est amélioré. J'ai ensuite promis aux parents que j'allais repasser le lendemain, et qu'entre temps il devait se reposer, boire beaucoup, et surtout qu'ils devaient le tenir éloigné de sa petite fabrique de soldats de plomb qu'il s'amusait à fondre et à peindre lui-même, d'après mon conseiller. Les parents n'en revenaient pas, et je suis sorti. Encore préoccupé par toutes ces voix qui résonnaient dans ma tête je n'ai pas fait attention à ma démarche, et j'ai violemment heurté un passant. Je suis sur le point de m'excuser quand je sens une main contre mon veston, et une seconde plus tard, je vois l'éclat de ma montre qui luit au soleil avait de disparaître dans la main d'un mendiant.

Il me faut une seconde pour me lancer à sa poursuite, sauf qu'il y a foule et que ce n'est pas aisé de retrouver une aiguille dans une meule de foin. Je cours à perdre haleine mais rien. Alors je m'arrête et je rouvre la porte. Les voix reviennent, souvent différentes.

Où est-elle?
Là-haut, là haut!
Mais où?
Droit, tout droit vers les cloches. Mais avant va vers le soleil levant.


Bon sang je peux détester leurs métaphores par moments! Je me mets à courir de plus belle, entendant les voix à mon oreille à mesure que je progresse.

Main gauche!
Main droite à présent!
Stop! Maintenant grimpe.


Je lève les yeux et comprends que mon voleur est perché sur les toits. Je fais rapidement le tour du bâtiment avant de remarquer la gouttière. Bon sang Abraham qu'est-ce que tu ne dois pas faire... Je soupire et commence à escalader, mes souliers de ville étant bien peu pratiques pour ce type d'expédition... Enfin qu'importe. Hors de question que je perde cette montre, et surtout ce qu'elle contient. Je grimpe après avoir caché ma sacoche et mon lourd manteau derrière un tas de planches qui se trouvait au pied de l'immeuble, et je me rapproche. Par chance, je vois une silhouette et je comprends que c'est mon voleur. Je grimpe encore et arrive à sa hauteur. D'un bond, et en me forçant à ne pas regarder en bas, je saute de la gouttière au balcon.

Bon, tu as quelque chose qui m'appartient. Alors tu vas me le rendre et je n'irai pas prévenir la police. Est-ce clair? Donne moi ma montre et je disparais!


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T. James
Cat Sidhe
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✦ Double-compte : Andreas Ström

Mer 1 Juin - 18:32

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Tic-tac, tic-tac… Les aiguilles bougent pour toi. Tes doigts se referment un peu plus sur la montre. Tu ne veux plus la quitter. Plus jamais même. Celle-ci a la couleur du soleil et la douceur du miel. Tu veux qu'elle reste tout contre ton coeur, tu veux t'accrocher à elle pendant la nuit, alors que tu tenteras de trouver le sommeil. La vendre n'est plus une option, t'en séparer te semble inconcevable. Non, elle est tienne à présent. C'est ta montre. Ta précieuse possession. Tes griffes caressent doucement le verre sans le rayer alors que tu balances légèrement les pieds dans le vide, à la manière d'un gamin heureux. Tu l'aimes cette montre. Si tu avais un veston, tu pourrais l'y accrocher et la porter fièrement… Mais sous cette cape miteuse, tu n'as qu'une chemise trouée et un pantalon en toile usé… Jamais tu ne pourras la porter comme les humains le font… Non, tu devrais simplement accepter de la garder tout contre coeur, à l'abri des regards. Du pouce tu caresses la surface convexe de l'objet, remarquant alors la petite fiole qui était à l'intérieur. Tu l'as saisis entre deux doigts et devant tes yeux curieux, tu remues doucement le liquide, l'observant former quelques bulles. Tu plisses doucement le nez et le temps d'une seconde, tu es tenté de simplement jeter par-dessus le balcon cette petite chose sans importance avant de te raviser. Si l'homme l'avait avec lui, c'est que ça doit valoir quelque chose… Quelqu'un voudra peut-être te racheter ça à prix d'or. Tes doigts se referment sur la fiole et au moment même où tu décides de garder cette petite chose pour toi, une voix retentit dans ton dos. Et si celle-ci est calme, voir presque douce, tu sursautes. Tu ne l'avais pas entendu… Bien trop perdu dans la contemplation de ta prise, tu n'as pas entendu ses pas sur les toits et son atterrissage derrière-toi. Tu as été imprudent. Si tu avais été encore un chat sauvage, ceci serait ta dernière erreur avant la mort. D'un geste sec tu refermes la montre et la garde tout contre ton coeur, te relevant pour lui faire face. Déjà tu montres les crocs sous ton capuchon et pose sur lui ton regard doré. Tu retrousses les lèvres et dévoiles un peu plus ta dentition presque monstrueuse. Des crocs de chat dans une bouche humaine. Tu dois être laid à observer en cet instant. Tu dois être un monstre. Si il avait une pierre pour toi, tu sais qu'il te la jetterait en disant que tu es une créature démoniaque. Un petit monstre dont il devrait se débarrasser. Tes doigts se referment un peu plus sur la montre.

"Non ! Elle est à moi ! C'est ma montre maintenant !"

Tu es prêt à l'attaquer. Tu défendras cette petite chose avec férocité. C'est ta montre désormais. La tienne. Il aurait dû faire plus attention. Tu feules pour l'avertir mais l'humain refuse de reculer. Pire, il fait un pas vers toi. Qu'il en fasse un autre et tu attaqueras.

"C'est ma montre ! J'en ai besoin !"

Les mots suffisent par fois aux humains. Mais tu sais bien que pour survivre dans ce monde, tu dois montrer les crocs et être impitoyable. Il n'y a pas de place pour les faibles ici-bas. Tu dois sortir les griffes pour te faire respecter et défendre ce qui à toi. Il n'y a que chez la vieille dame où tu étais réellement en sécurité, mais elle et sa chaumière font parties d'un temps qui est révolu. Tu ne pourras jamais y retourner. Maintenant, tu es redevenu sauvage et tu dois accepter cette nature première qui a toujours été la tienne. Tu es un animal. Tu dois te battre. Et tu sais que ceux qui attendent sont ceux qui se font manger. Alors tu bondis. Tu cherches à toucher ses yeux mais il est bien trop grand pour toi, bien trop vigilant aussi. Tes griffes ne font qu'écorcher son menton. Puis porté par ton élan tu lui tournes le dos et décide qu'il est plus intelligent de fuir. Tu enjambes la rambarde du balcon et du décides que les caisses en bois qui sont en bas. Tu penses naïvement que tu as encore ton ancienne constitution, celle qui était assez souple pour te permettre d'encaisser de telles chutes. Mais ça, tu n'en pas pas conscience, non tu te jettes simplement dans le vide, pensant être capable de retomber sur tes pattes comme avant. Sauf que ce n'est pas le cas. Si tu chutes espère atterrir comme une plume sur les caisses, la réalité de ta condition te rappelle que tout ceci n'est plus possible. Tu retombes lourdement sur les caisses, sentant celles-ci céder sous ton poids. Un gémissement douloureux t'échappes et rapidement tu sens le bois déchirer autant tes vêtements que ta chair. La montre t'échappes et tes doigts se referment dans le vide. C'est trop tard. Tu viens de la perdre. Un morceau de bois vient heurter ta tempe et rapidement, tu la sens devenir poisseuse de sang. Le métal émet un drôle de bruit dans les pavés et à moitié sonné, tu gémis, tendant les doigts vers cet objet que tu désires tant retrouver.

"À moi…"

Tout n'est qu'un gémissement alors que ta vue se brouille et que déjà, tu sombres. Tu aurais dû être plus malin et le pousser lui du balcon.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Lun 6 Juin - 0:23
TJ & Abraham.
Plus haut Abraham! Au royaume des pigeons. Des pigeons!
Je sais, je sais, je grimpe!
Il s'est arrêté. Il ne bouge plus.
Comment ça?
Il contemple son oeuvre.
Vous voulez dire son larcin.
Oh non il est fier de ce qu'il a fait. Pour lui tu as bien volé. Une brise sur un pétale de fleur. C'est ce qu'il se dit. Il se dit. Du velours sous les doigts.
J'ai compris. J'ai compris merci.


Je progresse, un peu rassuré d'apprendre que ma pie voleuse s'est arrêtée plutôt que de continuer à s'envoler à tire d'ailes sur les toits d'ardoise. Les effets de ma potion se font encore sentire mais diminuent, et bientôt les voix se tairont, me laissant dans une solitude que j'apprécie. Alors bien sûr je ne critique absolument pas les esprits que j'arrive à entendre, car ce sont de merveilleux conseillers, tout comme leurs savoirs sont souvent prodigieux mais... ils ont une tendance à s'éparpiller ou à utiliser des métaphores dignes de lord Byron et il m'a fallu du temps pour m'y habituer, et surtout, pour les comprendre. Surtout que maintenant je suis un homme qui, par les bons soins de la Providence, est éduqué et cultivé, mais lorsque mon père, vers les quatorze ans, a commencé à me faire lever le voile entre nos mondes, il est évident que je suis très souvent demeuré totalement perplexe face aux indications ou aux réponses que les esprits me donnaient. Converser avec eux revient à jouer à la devinette en permanence, d'une certaine façon.

Comme maintenant, où je suis en pleine ascension, et qu'elles se querellent ou discutent alors que j'ai un grand besoin de me concentrer pour ne pas finir des mètres plus bas sur les pavés. Par chance j'arrive sur le balcon sans encombres. Une silhouette encapuchonnée est installée sur le parapet et je vois l'éclat de ma montre alors qu'elle est examinée par des mains cachées sous une cape noire miteuse. J'attire son attention, et lui parle sans détours. Intérieurement je me dis que de l'aborder de la sorte permettra de récupérer plus facilement ma montre, si je lui promets qu'il n'a qu'à me la rendre pour que je le laisse filer, et ne pas risquer de poursuites de la part d'un agent de sa Très Gracieuse Majesté. Pourtant, à peine ma proposition tout à fait convenable énoncée, le voici qui referme d'un coup sec ma montre à gousset avant de se relever. Il est plus petit que moi. Peut-être un adolescent encore. Je ne vois pas son visage, caché sous le tissu sombre, mais je perçois bien le mouvement de recul, et la menace qui se dégage de son attitude. Ainsi mon voleur ne veut pas se montrer coopératif... Je lève la main en signe de paix.

Non, ça reste avant tout du vol, sachant que cette montre était et restera à moi. Tu me l'a prise sans mon accord donc c'est du vol.

Je fais un pas vers lui et j'entends une sorte de grondement provenir des profondeurs du capuchon. Est-il malade? Dieu du ciel ne m'ayez pas envoyé un tuberculeux... Pourtant un léger rire m'échappe quand j'entends sa réponse.

Mais ça ne me regarde pas, que tu en aies besoin ou pas. Elle est à moi et je veux la reprendre. Maintenant tu vas me la donner, ou la déposer sur le sol et vaquer à n'importe quelle occupation de garnement qu'il te siéra. Je n'ai pas toute la journée, alors décidons nous. Allez!

Je fais un nouveau pas vers lui, et pendant une seconde je le vois hésiter. Pendant une seconde je vois sa tête qui bouge au gré de son regard qui cherche vraisemblablement une issue pour ce tirer de ce mauvais pas. Puis d'un coup et sans que je remarque quoi que ce soit je sens une douleur au menton qui me fais sursauter. Oh le garnement est armé! Je porte la main à ma blessure pendant que je tends l'autre main, et le voilà qui d'un bond souple enjambe la rambarde du balcon.

Oh bon sang non, arrêtez! Ne sautez pas!

Sauf que mes paroles ne rencontrent que le balcon maintenant déserté, alors que l'inconnu a tout bonnement sauté dans le vide. Mais il est fou! Totalement fou! Une seconde à peine et on entend un bruit sourd, de bois qu'on casse.

Il s'est pris pour un corbeau!
Et les chats ne volent pas!
Chut! Vous dites n'importe quoi!
Non, les chats ne volent pas, tout le monde le sait. Tout le monde.
Oui je le sais mais...oh je n'ai pas le temps!


Je monte à mon tour sur le parapet, pour constater que ma pie voleuse est étendue sur les caisses brisées entassées juste en-dessous, enfin, à quelques mètres tout de même. Je redescends rapidement, sans regarder en bas, et remercie le ciel une fois que je peux me laisser retomber sans risques sur le pavé. Je me précipite ensuite auprès de notre pie qui a visiblement du plomb dans l'aile. Il gît au milieu de caisses éventrées, immobile. Mon premier réflexe est de porter mes mains à sa bouche pour vérifier qu'il respire encore, et pour cela, je dois ôter sa capuche. Je fais glisser le tissu et je sursaute violemment en voyant ce qui s'y trouvait caché. Un hybride. Mon voleur est un hybride, mi chat, mi humain. Bon sang ils sont rares, très rares, alors en trouver un ici, à Londres, qui s'en prend à ma montre! Mais cessons, il y a plus important : le sauver.

Je commence à l'examiner rapidement mais il ne semble pas souffrir d'une quelconque lésion interne. Il y a des écorchures, des coupures et des contusions, mais rien d'extrêmement grave. Seul la marque d'un coup sur la tempe m'inquiète, mais nous verrons cela à la maison. Pour l'instant, par chance, il vit. Mais comment le ramener? Jenkins, mon majordome, m'attend quelques rues plus loin. C'est alors que je remarque un gamin des rues, humain celui-ci, qui lorgne tout cela, à moitié caché derrière d'autres caisses. Je lui fais signe de venir. Il hésite, mais je le presse, et finalement il s'approche, les genoux écorchés, et les chaussures aux semelles décollées qui baillent à chacun de ses pas.

Mon garçon,tu sais où se trouve Mulberry?
Oui m'sieur.
Bien. Très bien. Tu vas y aller et trouver une berline dont les initiales sur la porte sont A.S agrémenté du symbole des médecins. Deux serpents sur un bâton. Tu comprends?
Oui m'sieur.
Une fois là bas tu guideras le cocher jusqu'ici. Et fais ça vite. Tu as une couronne maintenant, et l'autre quand tu m'auras ramené mon chauffeur.
Oui m'sieur!


Je le vois détaler à la seconde où je lui ai lancé la pièce, comme s'il avait la mort aux trousses. Pendant ce temps je m'active. J'ai récupéré mallette et manteau de leur cachette et j'entreprends déjà de parer au plus pressé. Sa tête est bandée, et j'allais m'attaquer à la plaie de son flanc quand je reconnais le trot de ma brave Molly. Jenkins s'étonne d'abord du sang sur mon visage, puis se précipite, une fois que je l'ai rassuré, au bas de son siège pour m'aider à transporter ma pie sur la banquette, et je le rejoins à l'intérieur alors qu'il remet la jument au grand trot. Un million de questions traversent mon esprit alors que les rues défilent, et nous arrivons enfin. Jenkins m'aide à l'installer dans une chambre d'amis, et je réponds à sa question muette qu'il se pose en découvrant le visage de l'inconnu en détail. Je termine les soins, suture sa plaie après l'avoir anesthésie en glissant une gorgée de laudanum dans sa gorge, et je prends enfin le temps de l'examiner pendant qu'il se repose, m'installant près de lui pour le veiller.

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Double-compte : Andreas Ström

Mer 8 Juin - 16:14

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Les chats ne volent pas. Ils ne font que retomber sur leurs pattes. Inconscient et blessé, tu gis dans ce tas de bois informe qui était autrefois des caisses. La chute est dure et le retour à la réalité aussi. Mais il te faut bien apprendre de tes erreurs, non ? Le sang continue de perler et rouler sur ton visage crasseux alors que la montre continue sa vie bien loin de tes doigts et de tes griffes. Son propriétaire vient déjà la récupérer et il s'approche de toi. De là où tu es, tu ne sens pas ta capuche qui glisse et dévoile ta frimousse crasseuse, tu ne sens pas tes oreilles s'accrocher au tissu miteux et simplement retomber contre ton crâne. Ta queue elle-même se dénoue de ta taille et glisse simplement le long de tes jambes. Ton corps abandonne peu après ton esprit et c'est totalement la merci de ta victime que tu es. Tu tentes de te débattre dans cette mélasse dans laquelle tu sombres… Mais c'est trop tard. Tu dois accepter les conséquences de tes actes. L'humain peut faire ce qu'il veut de toi, en cet instant, tu es sa chose, sa proie. Mais si tu voyais la surprise dans ses yeux en comprenant ce que tu es… Peut-être aurais-tu plus confiance en ton avenir… Peut-être que tu verrais qu'il y a d'autre humains semblables à la vieille dame que tu regrettes tant. En attendant, tu te laisses transporter comme une poupée de chiffon, passant de ses bras à lui, à la banquette en cuir de sa berline. Et bercé par le trot du cheval, tu deviens une curiosité qu'il observe et qui créer chez lui mille et une questions qu'il te posera très certainement à ton réveil…. Mais pour l'instant, dors. Le sang continue de poisser ta peau déjà sale alors que ton coeur lui, cogne doucement dans ta poitrine douloureuse. Si tu étais conscient, tu pourrais croiser son regard et voir que tu es à ses yeux plus une chose rare qu'un voleur désormais, tu pourrais lire dans ses prunelles une certaine fascination à ton égard. Seulement tu ne perçois rien, ni le fait que vous arriviez chez lui ou qu'il te transporte dans une chambre d'ami où tu as le droit à un lit confortable et des draps qui sentent la lessive. Ta tête trouve refuge dans un oreiller de plumes moelleux et sous son regard bienveillant et ses doigts experts, tu deviens son patient. Les yeux clos, tu le laisses désinfecter et panser tes blessures, appréciant d'un léger frémissement des oreilles le coton qui lave tes plaies. Sous ses doigts, tu redeviens presque le chat qu'on caressait et à qui on n'offrait que des regards teintés d'un attachement profond. Tu redeviens une petite créature qui a besoin d'un peu d'attention. Lentement l'inconscience devient un sommeil léger qui lui-même s'étiole. Peu à peu tu prends conscience de la douceur des draps sur ta peau, de l'oreiller qui maintient si bien ta tête et du matelas qui épouse ta silhouette fine. D'instinct, tes doigts se referment quelque peu et tes griffes cherchent à se planter dans quelque chose alors que tes oreilles remuent doucement. Toujours vêtu de ta chemise usée et ton pantalon de toile crasseux, tu gigotes entre les draps, te recroquevilles et pousses quelques soupirs, ignorant la douleur qui glisse dans tes veines au même titre que ton sang. Ici il fait chaud et sec… Ici tu te sens bien… Derrière tes paupières closes, tu as presque l'impression d'être de retour à la maison… Un sourire se glisse sur tes lèvres à cette idée et dans ton sommeil, tu commences presque à ronronner, t'imaginant que dans peu de temps, tu vas sentir les doigts osseux de l'humaine dans la fourrure qui est à la base de ta nuque. Sauf que ce n'est pas le cas. À ton réveil... Tu n'as le droit qu'à un silence et un regard qui pèse sur ta personne. Un regard que tu croises presque craintivement alors que tes oreilles se plaquent contre ton crâne et que tes pupilles se rétractent, ne devenant qu'une fente dans un lac doré. "Non", penses-tu avec effroi. Il est là. Tu dois être chez lui. Tu dois être son prisonnier… Voilà les angoisses qui étreignent ton coeur et font couler un poison bien étrange dans tes veines. D'un bond tu te redresses et tu tentes de le fuir, essayant de repousser les draps alors que ton corps peine à te répondre. Un léger gémissement t'échappes et bien contre toi tu te retrouves à devoir être raisonnable et suivre pour une fois ce que ton corps te demande. Paniqué et le souffle court, tu ne peux qu'observer, impuissant, l'humain face à toi. Tu croises son regard et te perds dans ses prunelles avant de montrer les dents. À nouveau tu craches et lui dévoiles ta dentition animale, cherchant à le faire fuir. Parce qu'au fond… Tu le crains. Tu as peur de ce qu'il pourrait te faire. Tu veux fuir. Loin. Très loin. En moins d'une seconde, tu oublies la montre et la raison pour laquelle tu te retrouves ici. "Disparaitre." Ton coeur semble vouloir jaillir de ta poitrine. "Fuir." Tu montres un peu plus les crocs et gronde pour lui. "Ombre." Tu ne veux pas lui faire de mal, juste ne pas être blessé. Tu as peur, tu as si peur, mais peut-être le voit-il ? Peut-être te comprend-t-il mieux que les autres ? Tu vois la plaie sur son menton et tu y reconnais la marque de tes griffes qui sont venues lacérer la peau fine de son visage. Tu feules. Regarde-toi. Animal que tu es. Lui veut t'aider mais tu refuses de comprendre ce que tu lis dans ses yeux. Tu ne veux rien voir, rien entendre, rien comprendre. Tu veux ta cape, ta montre et ta liberté. La tête te tourne mais tu te refuses à faillir. Ici c'est la lande. Ici tu dois être un prédateur si tu ne veux pas être dévoré.

"Recule humain ! Recule !"

Tes griffes sifflent dans l'air en guise d'avertissement. Le prochain coup ne sera pas là pour lui faire lever les mains une fois de plus. Tu ne veux pas entendre ce qu'il te dit et pourtant tu trembles, tes griffes lacérant les draps.

"Ma cape. Je veux ma cape !"

Tu exiges. Tu veux tes affaires et ensuite… Tu veux partir. Tu veux fuir. Loin de cet homme aux attentions que tu ne comprends pas.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Ven 17 Juin - 0:42
Abraham Sanders a écrit:
TJ & Abraham.
Le chat s'est pris pour un corbeau.
Pas vraiment un chat non. Encore moins un corbeau. Ni tout autre oiseau.
Mélange. Curieux mélange. La vieille n'avait plus toute sa tête. Plus toute sa tête. Elle la partageait avec plusieurs.
Chut. J'ai besoin de calme je vous prie.


Comme des vieilles femmes offusquées je les entends ronchonner alors que leurs voix se font plus diffuses, plus lointaines. Je les entends comme à travers un rideau de pluie ou du brouillard, alors que leur son s'évanouit petit à petit, pour ne rester qu'un bruit de fond étouffé, comme lorsqu'on lit dans un café et que les conversations des autres clients forme un fond sonore indistinct. Bien. Elles me sont d'une grande aide, mais présentement, j'ai besoin d'avoir l'esprit clair, sans devoir jouer aux devinettes pour comprendre ce qu'elles me disent. Il faut avant tout que je m'assure de l'état de mon fuyard, et surtout, que je retrouve ma montre bien aimée. Ma possession la plus précieuse parce que c'est d'elle qu'émane mon pouvoir. Sans elle je serai perdu, nu, comme privé d'une partie de moi-même et tout cela est tout bonnement inconcevable.

Et pendant que ce gamin des rues me rend un fier service en jouant les coursiers improvisés, je m'inquiète du voleur. Il était armé, il m'a volé et menacé, blessé même. Pourtant j'ai prêté serment à la fin de mes études, le serment d'Hippocrate qui est juré par chaque nouveau médecin depuis l'invention de la médecine elle-même, à l'époque des amphithéâtres grecs et des gorgones. Il a besoin de moi et j'ai le savoir nécessaire pour l'aider. Quitte à le remettre au Yard après. Puis la découverte, et le sens des paroles de mes conseillères s'éclaire. Voilà pourquoi elles ont parlé de chat qui s'est pris pour un corbeau... il l'est en effet, bien qu'à moitié. Vu son état, les temps ont dû être durs pour lui, et un sentiment de pitié mêlé de compassion commence à naître en moi. Il n'a pas l'air en bonne forme, il est sale, et il ne mange clairement pas à sa faim. Je le plains, car je connais la situation des créatures telles que lui, obligées de se cacher pour éviter soit la bêtise du commun, qui voit en eux des monstres, ou l'envie de ceux qui pensent en tirer profit. Et j'ai eu la chance de ne connaître cette sensation que par les récits de mon père, lorsque sa famille, notre famille, s'est trouvée persécutée... Lui est tombé dans la rapine pour pouvoir survivre, et se cache sous ces oripeaux pour se glisser parmi les ombres...

Diantre je sens la magie qui émane de lui alors que sa tête est posée sur mes genoux, que je maintiens la plus droite et immobile possible tout au long du chemin. Et j'aimerais lui poser tellement de questions. Tellement. Pourtant il est inconscient, et je n'aurai mes réponses que plus tard. Si je les ai un jour. J'en profite pour détailler ses traits, ses oreilles souples qui dépassent de ses cheveux bruns sales et en bataille, grouillant certainement de poux et de puces. Son visage fin pourtant, ses dents plus pointues que la normale, ses doigts longs et fins, aux ongles acérés... Quelle étrange créature...

Aidé de Jenkins nous l'installons dans une des chambres d'amis, et je lui prodigue les meilleurs soins avant de le laisser se reposer sur le lit confortable, allongé sur l'édredon moelleux. Et à mesure que je le débarbouille un peu, que je nettoie son visage, je souris quand il se met à rentrer et sortir les griffes de ses mains posées sur les couvertures, alors que ses oreilles s'agitent au gré des sons qui résonnent dans la pièce. Il s'abandonne, se laisse porter par le narcotique, et a l'air enfin serein. Mes doigts effleurent ses cheveux sales alors que je l'observe dormir, paisible. Bien...repose toi. Repose toi étrange personnage, car ici rien ni personne ne te fera de mal. Je le laisse ensuite, me lavant les mains avant de m'installer près de son lit, un livre à la main, et une plateau contenant du thé devant moi. Pendant une heure, les seuls bruits qui s'élèvent dans la pièce sont le crépitement du feu dans la cheminée, la pluie qui bat les carreaux et le tictac de la pendule sur le linteau de cheminée. Puis il s'agite. Il bouge. Je glisse un marque page dans le livre et le repose, me levant pour me rapprocher de mon rescapé.

La première chose que je remarque quand il ouvre les yeux, ce sont ses yeux, justement. Deux prunelles dorées, tels billes de pyrite, qui errent quelques secondes autour de lui, hagardes, avant de se poser sur moi. Je lui souris, tentant de lui faire bon accueil, mais après la surprise, c'est la panique que je lis en lui. Il se redresse, veut se lever, se bagarrant avec les draps. Je tends la main vers lui, craignant qu'il ne se blesse encore davantage en s'agitant ainsi.

Doucement, doucement... Tu as été blessé et je t'ai ramené ici pour te soigner. Je m'appelle Abraham et je ne te veux pas de mal.

Son regard se pose encore sur moi, et là il devient clairement menaçant. Ses lèvres se retroussent pour dévoiler ses crocs, et il feule en ma direction. Je reste immobile, sachant me défendre au cas où il tenterait de m'attaquer...

Eh...ne t'en fais pas. Tu es ici chez moi et je suis médecin. Euh...docteur. Moi docteur. Tu étais malade. Blessé...

Mon dieu je ne sais pas si c'est le choc qui lui fait avoir l'air si perdu et paniqué, ou bien si ses capacités mentales sont limitées, n'étant que celles de la moitié de bête qu'il abrite. Le fait est que je me sens ridicule à m'adresser à lui d'une façon aussi...basique. Son souffle est court, et son regard fou de crainte se promène tout autour de lui, revenant sur moi avant de repartir. Et il s'épuise, cela se voit immédiatement. Il faudrait que je lui redonne une dose de sédatif...mais là, dans l'état actuel des choses, ce sera impossible...

Calme toi... calme toi... je ne veux pas de mal. Tu entends? Je ne te ferai rien... rien du tout. Je suis un ami...

Je m'approche mais il m'ordonne de reculer, tenant un premier coup de griffe dans ma direction. Je recule d'un pas, fronçant les sourcils tout en le regardant faire. Je lève les mains alors que j'entends le tissu des draps se déchirer. J'en connais un là en-bas qui ne va pas être très content de ce qui se passe...mais qu'importe, ce ne sont que quelques morceaux de tissu.

Non, tu ne peux pas avoir ta cape. Tu l'as déchirée en tombant du toit. Elle est...déchirée. Cassée.

Ou pour être honnête, après en avoir sorti ses maigres possessions, Jenkins a probablement dû la mettre au feu pour se débarrasser de la vermine qui devait très certainement y grouiller, compte tenu de l'odeur. Je fais une nouvelle tentative pour me rapprocher de lui mais un nouveau coup de griffe me menace. Je ne peux pas le laisser se fatiguer de la sorte, et risquer de se faire encore plus mal. Je décide de me rapprocher, petit à petit, les mains levées.

Je m'appelle Abraham. C'est mon nom. Et toi? Tu t'appelles comment?

Puis, voyant qu'il ne m'attaque pas, je prends l'assiette de petits sandwiches et biscuits qui accompagnaient le thé, et la tend vers mon rescapé.

Tu as faim? Tu voudrais manger? Alors tout ça est pour toi. Mange...

Je la dépose au pied du lit avant de reculer d'un pas, guettant sa réaction.

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Libre pour RP ? : Of course !

✦ Double-compte : Andreas Ström

Lun 20 Juin - 14:21

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Abraham. Voilà le nom de l'humain dont tu es désormais le prisonnier. Oui, car c'est ce que tu penses. Tu te penses être prisonnier de cet homme qui cherche simplement à t'aider. Alors certes, il ne t'enchaîne pas mais tu sens ton corps être plus lourd et ton esprit être fatigué. Il a dû te faire quelque chose, tu en es sûr. Et c'est pour ça que tu montres les crocs, sors les griffes et feules pour cet homme qui n'aurait jamais dû t'attraper. Tu t'en veux d'avoir été aussi négligeant. Car si avant tu étais le chasseur, tu es devenu sa proie… Et tu sais ce que l'on fait aux proies. L'humain a beau dire qu'il ne veut pas te faire le moindre mal, tu refuses de te calmer, montrant les crocs pour le faire reculer."C'est ça… Reste loin.", penses-tu quand tu le vois reculer une première, puis une deuxième fois avant de rester immobile. C'est un humain, il est forcément comme les autres… Tu penses qu'il va tenter de te faire du mal comme tout ses semblables avant lui… Tu penses qu'il tentera de te jeter quelque chose au visage ou de te battre. Tu as peur. Terriblement peur et en cet instant, tu luttes pour ta vie, du moins, tu as l'impression que c'est ce que tu es en train de faire. De lutter pour ne pas être le faible qui se fait tuer. Lutter pour redevenir le chasseur. L'humain se dit médecin. Tu tiques légèrement à ce mot, simplement parce qu'il t'est inconnu. "Qu'est-ce donc encore qu'un médecin ?" Le temps d'une réflexion tu regardes ailleurs, fronçant légèrement les sourcils alors qu'une de tes oreilles remue frénétiquement, dévoilant un tic nerveux provoqué par l'angoisse. Tu ne comprends pas. Tu ne sais pas ce qu'il est et ce qu'il te veut. Il parait qu'il veut t'aider. Tu n'y crois pas. Les humains n'aident personne. Ils sont égoïstes et mauvais. Ils ne tendent la main à personne, pas même à ceux de leur espèce… Alors toi ? Non. Abraham l'humain ne peut pas te vouloir du bien. Si tu es là, c'est pour une bonne raison. Puis voyant que tu ne te calme pas, il ose prétendre être un ami… Ta queue fouette l'air alors que tu l'observes, cherchant à démêler les mensonges qu'il tente de te faire avaler. Un ami ? Comme Jun' ? Non. Il ne peut pas… Tu ne peux y croire. Il n'est pas Jun'… Il ne peut pas te vouloir du bien. Il tente d'approcher à nouveau et tu te fais de nouveau sauvage et mauvais. Tu grognes, montre les dents et sors les griffes comme l'animal que tu es. Les draps se déchirent sous tes doigts alors que la tête te tourne. Tu es faible, si faible en cet instant, la faim te tiraille toujours et une étrange fatigue ne semble pas vouloir délaisser ton être. Tu te sens prisonnier et condamné. Tu as peur. Peur de ce qui pourrait t'arriver. Peur que ce soit la fin. L'humain s'approche à nouveau, t'apprenant d'une voix douce qu'il ne peut te rendre ta cape. Tu te figes. Tu y tenais à cette cape. Elle portait ton odeur et avait encore un goût de ton ancien foyer. Tu l'avais volé à un homme alors que tu déambulais encore dans ta lande natale… Elle était certes miteuse et usée mais tu l'aimais. Alors entendre qu'elle n'est plus… Tu as un pincement au coeur. Tu détournes le regard et semble te calmer un peu, accusant cet aveu. Plus de cape. Tout ce qu'il te reste désormais, c'est la chemise usée que tu portes et ton pantalon de toile. Le reste n'est plus. Ta cap e qui te permettait de te faire passer pour une ombre n'est plus. Perdre quelque chose de précieux est si douloureux pour toi. Tu possèdes déjà peu… Si peu… Alors perdre ce peu… Ça te brise le coeur.

"Ma cape…", souffles-tu du bout des lèvres alors que l'humain se présente, te demandant ton prénom.

Tes pupilles dorées retrouvent son regard et tu hésites à répondre. Pourquoi veut-il savoir… ? Sans chercher à l'attaquer tu l'observes, comprenant de moins en moins ce qu'il te veut. Tu ne sais plus désormais si il veut vraiment te faire du mal. Tu commences à penser qu'il est étrange. Silencieux tu restes alors qu'il s'approche de toi, te tendant une assiette de biscuits et autres petites choses à grignoter. Tes pupilles se dilatent d'un coup et tes oreilles se redressent alors que tu observes la nourriture qu'il t'offre. C'est pour toi. Mange. Sans te faire prier, tu saisis l'assiette et l'amène à toi, commençant déjà à saisir l'un des biscuits pour le dévorer. Le goût sucré de celui-ci te fait sourire alors que tu mâches la bouche ouverte à cause de ta dentition animale. Sans un regard pour lui tu enfourne un autre biscuit avant d'attraper un sandwich. Et rapidement, tu dévores tout, appréciant simplement de calmer ta faim sans vraiment chercher à en apprécier le goût. Le bout des tes griffes tintent contre la porcelaine et dans l'espoir de récupérer encore quelques miettes, tu viens passer ta langue râpeuse sur celle-ci, la lui rendant quand celle-ci brille presque. Tu passes ta langue sur tes lèvres et croise ensuite son regard, bien moins agressif qu'avant. Peut-être est-il vraiment un ami après tout ? Il t'a donné à manger comme la vieille femme l'a fait avec toi à l'époque et maintenant que tu es un peu plus calme, tu remarques que son odeur à quelque chose de légèrement familière. Peut-être te veut-il vraiment du bien… Tes oreilles remuent à nouveau et du bout des lèvres tu acceptes de lui donner ton prénom.

"Thomas… Ou James. Ou les deux. TJ c'est bien aussi."

À vrai dire, tu ne sais pas lequel est vraiment ton prénom… Tu sais juste que la femme te nommait ainsi. TJ… C'est plus un bon compromis pour ne pas avoir à choisir. Craintif, tu le considères toujours, ne sachant pas quoi faire de lui. L'attaquer ? Discuter… ? Le remercier ? Tu ne sais pas. tes griffes s'enfoncent nerveusement dans les draps déjà bien abimés alors que tu finis par simplement lui poser la question qui te brûle les lèvres.

"Pourquoi suis-je là ? C'est pour la montre ? Je l'ai plus. Je l'ai perdu en sautant…"

Tu sembles presque désolé en lui avouant ça. La vérité est que cette montre te plaisait et que tu aurais la garder pour toi. Seulement, vous êtes désormais deux à déplorer sa perte. Puis une idée fait son chemin dans ton esprit. Les médecins sont ceux qui doivent attraper les chapardeurs. Il va donc te faire du mal. Comme les autres. Mais alors pourquoi te nourrir ? Tu ne comprends rien. Confus tu commences à t'agacer de cette situation.

"Tu vas me faire du mal, Abraham le médecin ?" demandes-tu finalement alors que tu remontes tes genoux contre ta poitrine, l'observant comme le ferait un enfant qui aurait peur de se faire corriger trop sévèrement.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Sam 25 Juin - 1:06
TJ & Abraham.
Il est fascinant. Ce mélange entre l'humain et l'animal, et comment les deux espèce ne forment qu'une seule créature, qu'un seul être... tout cela est une merveille de la nature. Un prodige des forces conjuguées de Dame Nature et de la magie, qui ont travaillé de concert pour former cet hybride face à moi. Et je serai bien curieux de savoir qui a pu accomplir cela. Quelle sorcière, ou sorcier, avait assez de connaissances et de pouvoir pour transformer ce chat en humain à moitié, en quelque sorte. Peut-être l'apprendrais-je un jour, et peut-être pourrais-je même rencontrer cette personne, et discuter avec elle de la façon de faire et de procéder. C'est vrai que je n'ai eu que bien trop peu de contacts avec d'autres sorciers, et encore moins partageant ma nature magique, à part mon père. Alors pouvoir m'entretenir de ces choses, des mystères de la magie pourrait être une source d'enrichissement sans pareille. Allons Abraham, tu t'emballes. Ressaisis-toi. Présentement c'est du médecin dont il a besoin, pour l'aider à se remettre de ses blessures, et ensuite, il sera toujours temps d'effleurer la magie du bout des doigts.

En attendant il est là, face à moi, terrifié et menaçant parce qu'il vient de se réveiller, dans un endroit inconnu et face à quelqu'un qu'il voit pour la première fois. Il y a de quoi ne pas être totalement rassuré. De plus, il a été blessé, et je ne sais pas encore ce qu'il arrive à comprendre et ce qui dépasse ses facultés. J'essaie de paraître clair, mais je ne sais même pas si mes mots atteignent leur but. S'il me comprend. Si mes explications le rassurent... Alors je répète simplement qu'il est à l'abri ici, et que je ne lui veux pas de mal. Et pourtant je suis surpris qu'un de ses premiers et seuls mots à mon encontre soient à propos de sa cape. Je lui explique qu'il ne pourra la récupérer, compte tenu de son état, et d'un coup je peux lire de la déception mais aussi de la...tristesse. Comme s'il y tenait vraiment et qu'il regrettait de l'avoir perdue. Ce n'est qu'une cape... Mais...peut-être que, vu l'état d'indigence dans lequel il vivait, ce morceau de tissu élimé représentait une de ses possessions les plus importantes... Qu'importe, si cela lui tient tant à coeur, je lui en achèterai une autre, neuve et plus chaude...

Puis, pour gagner sa confiance, je lui tends l'assiette de petites choses à grignoter, et comme je l'avais prévu, ou tout du moins supposé, le voilà qui se jette dessus à la seconde où mes doigts ont quitté la porcelaine, abandonnant l'assiette au bout du lit et reculant d'un pas. Il dévore plutôt qu'il mange tout ce qui était sur le plat, allant jusqu'à lécher l'émail avant d'abandonner sa trouvaille quand il n'y a plus rien à en tirer, impeccable.

Tu veux encore à manger? Tu as encore faim? Tu pourrais avoir encore autre chose si tu veux. Tu as juste à le demander...

Je lui souris, tant pour l'encourager que lorsque je vois qu'il semble se détendre petit à petit. Il se calme, ses mouvements sont moins brusques et moins nerveux. Et là, à ma grande surprise, il me donne son nom. Alors il en a bien un! Thomas. James. TJ. Je hoche la tête, satisfait, et me dirige rapidement vers la porte. Fidèle à lui-même Jenkins était non loin et je lui demande d'apporter un vrai repas pour notre invité. Puis je referme la porte et je m'assieds dans un fauteuil face à lui.

Et qu'est-ce que tu préfères? Thomas? James ou TJ? Je t'appellerai par celui que tu aimes le plus.

Je l'observe, toujours sur ses gardes mais beaucoup moins qu'avant, et plus curieux de tout ce qui l'entoure, observant sans panique l'endroit où il se trouve. J'ai un léger rire alors qu'il demande la raison pour laquelle il est là, et si c'est lié à la montre.

Non... je tiens beaucoup à cette montre mais si tu es ici c'est surtout parce que tu t'es blessé. Et je t'ai soigné. C'est ce que je fais. Je suis médecin. Les médecins soignent les gens qui sont cassés.

Dieu que c'est simpliste et réducteur, mais face à TJ, j'ai l'impression que je ne dois pas trop complexifier les choses. Tout du moins pour le moment. Et rester dans les limites de ce qu'il peut comprendre. Je porte la main à ma tempe et effleure ma peau du bout des doigts.

Ici tu saignais, mais ça va mieux. Je t'ai aussi réparé ici... et là...

Je lui montre les autres endroits où je l'ai soigné, sur moi-même, avant de le désigner en pointant mon index. Même si, en d'autres circonstances, je sais que c'est totalement inconvenant.

Tu vois? Je ne veux pas te faire de mal. Pas du tout. Tu étais cassé et je t'ai soigné. Maintenant, si tu veux, tu peux rester ici. Le temps de dormi et de manger, pour pouvoir mieux guérir. Tu pourrais dormir dans cette chambre. Ca serait...chez toi. Un peu...comme ta maison, si tu veux...

Après tout, c'est vrai. Vu son état, avait-il au moins un endroit où dormir? Et surtout, un endroit décent? Et surtout, une créature comme lui, livrée à lui même et sans aucune connaissance de ce qu'il est pourrait être une proie facile pour des sorciers de bas étage ou des gens peu scrupuleux qui souhaiteraient abuser de lui, ou utiliser la magie dont il regorge à de mauvaises fins. On toque légèrement et je vois TJ qui sursaute, se recroquevillant un peu plus sur le lit alors que je tends la main vers lui pour le rassurer.

Ce n'est rien. Rien du tout. C'est le repas qui arrive.

Je me lève et récupère le plateau des mains de Jenkins, que je remercie avant de revenir vers lui. J'entends la porte qui est refermée dans un soupir alors que je dépose le dîner au bout du lit avant de reculer. C'est simple mais ça comblera certainement un affamé. Un reste de rôti froid, des oeufs brouillés, du pain, un peu de fromage, quelques fruits. Je désigne tout cela d'un geste.

Tiens, tout ça est pour toi. Mange... ne t'en fais pas, personne ne va te le prendre. C'est tout pour toi.

Et je prends délicatement la théière du plateau de thé ramené plus tôt et j'en sers deux tasses, en gardant une pour moi, et je pose l'autre devant lui, sur le plateau bien garni.

C'est du thé. Je ne sais pas si tu aimes, mais fais attention, c'est chaud...

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Libre pour RP ? : Of course !

✦ Double-compte : Andreas Ström

Mar 5 Juil - 15:34

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Le temps d'un instant il s'éloigne pour aller jusqu'à la porte et tu repousses simplement les draps, ayant quelque peu trop chaud, alors qu'il souhaite connaître le prénom qui te plait le plus. Intrigué par sa demande tu relèves une oreille alors que l'autre s'abaisse, esquissant une légère moue boudeuse. Comment aimes-tu être nommé ? Vaste question. Tout te convient et tout sait te définir. Que ce soit TJ, James ou Thomas, c'est de toute façon ce que tu es. Thomas, c'est toi. James, c'est toi aussi et TJ, c'est un mélange des deux qui est aussi ce que tu es. Tu n'as pas de préférence et en cet instant, il est difficile pour toi de choisir. Alors tu préfères rester silencieux, le laissant revenir tandis qu'il te rassure, te disant qu'il a déjà récupéré sa montre et que tu n'es là que parce que tu étais blessé et que son travail à lui, son devoir, c'est de soigner les blessés. Tes oreilles remuent délicatement quand il commence à te montrer là où il a dû te soigner et du regard, tu contemples les quelques bandages ou pansements que tu as, hochant la tête de temps à autre pour lui faire comprendre que tu vois ce qu'il veut dire. En fait ton regard ne s'illumine réellement que lorsque qu'il te dit que tu peux rester autant que tu veux chez lui, puisque selon lui, tu es comme à la maison. Et d'une certaine façon, tu sais qu'il a raison. Ici aussi il y a un lit sur lequel tu peux t'allonger, de la nourriture qu'il te donne avec plaisir et même cette odeur étrange qui l'entoure comme une aura. Tu la sens. Celle qui a les notes du réglisse. Il est un peu comme elle, même si lui a l'esprit qui fonctionne encore… Lui tu sens qu'il te voit vraiment quand il te regarde. Tu vois dans ses prunelles qu'il sait que tu es là. Un sourire se glisse sur tes lèvres alors que tu peines à penser que tout ceci est vrai. Tu t'apprêtes à le remercier, tout heureux, quand un bruit te fait sursauter. Avant que tu n'aies le temps de réellement paniquer, il te rassure, te disant que c'est simplement le repas. Ton estomac gronde à nouveau et tu passes ta langue sur tes lèvres en voyant le plateau qu'il t'apporte. Tes oreilles frémissent face à la nourriture alléchante qui trône sur le plateau qu'il dépose non loin de toi. Sans attendre son autorisation, tu te jettes sur le rôti, le dévorant d'un ou deux coups de crocs, avant de t'occuper du reste. Tout aussi rapidement, tu manges les oeufs, le fromage et les fruits avec plaisir, te léchant les babines entre deux mastications bruyantes. Tu ne t'en rends pas compte mais tu dois ressembler vraiment à l'animal que tu étais avant. Bram doit voir que tu as simplement l'apparence d'un être humain et non les manières ou le comportement. Tu es un animal. Une pauvre créature qui n'a pas demandé à être ce que tu es aujourd'hui. Tu lèves les yeux vers lui quand il dépose une tasse de thé sur tout plateau avant de bien rapidement continuer à manger, ne t'intéressant à la tasse que lorsque tu as bien soigneusement nettoyé les assiettes. Tes doigts se referment sur la porcelaine chaude et prudemment tu portes celle-ci à tes lèvres, soufflant doucement sur le liquide brûlant. Au travers de la légère fumée qui s'échappe de celle-ci, tu observes le médecin, lui murmurant doucement.

"James. J'aime bien James. Mais j'aime bien aussi TJ."

Tu tentes de plonger le bout de ta langue dans le thé brûlant mais tout ce que ça t'arraches, c'est un léger feulement. C'est bien trop chaud à ton goût. Tu reposes la tasse et remue de la queue, vaguement contrarié par ce breuvage qu'il t'offre. Tu pinces doucement les lèvres et tu marmonnes quelque peu.

"Je n'aime pas. C'est trop chaud."


Du bout des griffes tu viens te gratter derrière les oreilles, poussant un léger soupir. Un silence se pose entre vous et tu ne sais pas quoi lui dire. Tes griffes continuent de maltraiter les draps et lentement, tu te détends, ou du moins, tu acceptes sa présence. Il ne veut pas te faire du mal. Peut-être est-il comme Jun', penses-tu. Tes oreilles remuent à nouveau et enfin tu trouves les mots pour lui.

"Tu vas me garder ici ? Tu vas me recueillir ? Parce qu'ici… C'est bien. C'est plus grand que la maison… Et la nourriture est bonne. Je dois te donner quelque chose en échange ? Je peux te voler d'autres montres pour te payer."

Tu te grattes à nouveau derrière l'oreille, étant légèrement gêné par le bandage autour de ta tête.

"Donc… Tu ne vas pas me faire du mal… Tu vas me laisser rester ici…. Et tu m'as même soigné… Les humains ne font pas ça, normalement ils me disent que je suis un monstre et ils tentent de me faire du mal…."

Lentement tu t'approches de lui, restant tout de même assis sur le lit.

"Je n'ai rien à te donner pour te remercier. Mais je peux essayer de trouver…."
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Mar 12 Juil - 23:55
TJ & Abraham.
Depuis quand cette...créature, ou plutôt cet être n'a-t-il pas mangé? Vu la voracité avec laquelle il fait disparaître la nourriture du plateau, longtemps. Et pire dans tout cela, je remarque qu'il ne se sert pas de ses couverts. Est-il si affamé qu'il n'y prête pas attention? Non... car en le voyant porter l'assiette à ses lèvres et lécher soigneusement la porcelaine, j'en viens à la conclusion qu'on ne lui a tout simplement pas appris à se comporter en société. Chaque minute passée à son contact me renseigne sur le fait qu'il a l'air d'avoir été totalement livré à lui-même, sans personne pour l'accompagner après sa transformation. Mais diantre, qu'a donc fait le sorcier qui l'a transformé? Il en était responsable! On ne crée pas un hybride sans assumer son rôle de créateur et de maître. On doit habituer cet animal transformé à une vie parmi nous, humains, à lui apprendre nos usages, à le guider. Après une telle prouesse magique, on ne se débarrasse pas de l'animal qu'on a amené au stade d'humain comme une redingote démodée dont on se lasse et qu'on laisse aux chiffonniers. Là ce pauvre chat s'est retrouvé seul et abandonné face à un monde dans lequel normalement il n'a pas sa place. Il a dû affronter seul toutes les transformations qui lui sont survenues. En cela je sens une colère poindre quant à son créateur, et si un jour nos chemins se croisent, nous allons avoir une discussion bien sérieuse...

En attendant je l'observe s'apaiser minute après minute, en réalisant qu'il ne lui arrive rien en ma demeure et qu'au contraire, il n'y a que des avantages à demeurer sous mon toit. Je ne l'ai pas blessé, ni hurlé, je ne lui ai pas fait de mal, et au contraire, je l'ai soigné. Au lieu de le mettre dehors, je lui ai ouvert la porte... Il n'est plus sur la défensive, il a l'air surtout curieux, intrigué. Tant mieux s'il ne me craint plus. Ou tout du moins plus autant.

Alors ce sera James si tu veux bien.

Je l'observe porter le thé à ses lèvres puis grimacer quand le breuvage bien trop chaud lui brûle la langue. Sa queue fouaille l'air alors qu'il repose la tasse.

Je t'avais dit de faire attention...parce que oui, c'était chaud...

J'ai un léger rire en le voyant se gratter comme un animal, alors que ses griffes s'accrochent mécaniquement le tissu des draps. Le mal est fait après tout... Je laisse le silence s'installer, surtout qu'il n'est pas gênant. Au contraire, je remarque simplement que James est aux prises avec une profonde réflexion et les premiers mots qui sortent de sa bouche après ça ne font que confirmer mon hypothèse. Avant de rire en entendant sa proposition de me payer.

Eh bien si tu n'as nulle part où aller tu peux rester ici. Ma maison est grande et tu pourras y rester autant que tu veux. Tu y seras au chaud, au sec, tu y trouveras de la nourriture, et surtout, tu seras à l'abri. Personne ne te fera de mal. Et non, je n'ai besoin d'aucun paiement. Je m'inquiète juste pour toi et je veux que tu ailles mieux simplement. Donc, pour l'amour du ciel, tu n'as plus besoin de voler des choses, surtout des montres. C'est mal de voler. On ne doit pas faire ça...

J'ai eu une chance de tous les diables et l'aide des voix pour le retrouver, et ainsi récupérer ma précieuse montre. C'est elle le centre de mes pouvoirs, elle qui me permet d'exercer tel que je le fais, d'avoir une aide surnaturelle quand mes connaissances se trouvent dépassées ou insuffisantes. Cela s'est joué à si peu de choses que j'en frissonne. Sans ma montre je me serais senti nu et impuissant... Et dire que par ce vol je tombe sur un hybride, et un hybride sauvage, qui plus est... Je tends la main quand je le vois se gratter à nouveau.

Fais attention au bandage... tu pourrais rouvrir tes blessures...

Je le sens de plus en plus calme, comme s'il avait compris qu'il ne lui arriverait rien ici. Que ma maison était un lieu de paix. Et surtout, que moi je n'étais pas un ennemi. C'est un progrès. Un progrès immense si je veux pouvoir gagner sa confiance, une pour l'aider, et deux pour avoir la chance d'étudier sa magie de plus près. Enfin, la magie qui lui a permettre de se transformer et arriver parmi nous. Puis je m'assombris à la suite des ses paroles. Ce n'est pas étonnant qu'il ait été tant malmené. Une créature comme lui, en plein Londres, seul, dans l'inconnu, et entouré d'ignorants qui ne comprennent pas en quoi il est si spécial. En quoi il est un prodige et un tour de force que moi même je ne pourrai accomplir...

Je suis désolé que tu n'aies rencontré que des gens qui n'étaient pas gentils avec toi. Tu n'es pas un monstre James. C'est juste que les créatures comme toi sont rares et les gens ont peur de ce qu'ils ne connaissent pas. Ici il ne t'arrivera rien. Personne ne te fera du mal dans cette maison. Tous les humains ne sont pas méchants... j'espère te montrer que je ne suis pas comme ceux que tu as rencontrés... En attendant, maintenant que tu as mangé... Est-ce que tu aimerais dormir encore un peu? Que je te montre la maison ou que je te laisse prendre un bain? Dis moi ce qui te ferait plaisir James.

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Double-compte : Andreas Ström

Sam 16 Juil - 13:34

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Abraham te dit que voler c'est mal. Toi tu penses qu'Abraham ne sait pas ce que c'est de vivre dans la rue et de ne pas pouvoir manger à sa faim. Lui ne sait pas ce que c'est d'être un paria et de devoir sans cesse vivre dans l'ombre d'une cité et apprendre à se faire oublier pour être capable de manger. Lui n'a pas vécu ainsi et ne peut comprendre ou même admettre que voler n'est pas une chose si mauvaise quand on doit nourrir un estomac qui gronde depuis bien trop longtemps. Non, plus tu croises son regard, tu te dis qu'il n'a jamais dû connaitre la faim et la misère. Mais est-ce que tu lui en tiens rigueur ? Non. Après tout, le médecin est un bon humain. Un qui te tend la main comme Juniper a pu le faire à une époque, donc pourquoi lui en vouloir pour des mots ? Ce serait idiot. Tes oreilles remuent un peu plus, captant des sons que tu ne connais pas tandis que dans les paroles du médecin, tu perçois une pointe d'inquiétude. Un soupçon de compassion qui t'aide à te détendre un peu plus, et à voir en lui non pas une menace mais peut-être un ami. C'est amusant de constater que tu es toujours aussi naïf et qu'il suffit de quelques mots pour endormir ta méfiance. Certains te diraient qu'il faut que tu sois plus prudent, mais à quoi bon ? Si à une époque tu n'offrais que de la méfiance au monde qui t'entoure, tu as désormais besoin de quelqu'un à qui te raccrocher… Ton humanité t'a rendu dépendant et sûrement plus fragile que tu ne l'étais. Avant tu étais une créature sauvage, tu as désormais besoin d'une certaine attention… Si avant tu ne craignais pas grand chose, tu es désormais un être effrayé et perdu qui a besoin d'un guide dans l'obscurité. Quelqu'un pour prendre ta main et te dire que tu es à la maison et en sécurité. Quelqu'un qui saurait glisser ses doigts dans tes cheveux et te faire sentir à ta place. Quelque qui serait comme la vielle dame que tu souhaites toujours retrouver. Un soupir se glisse d'entre tes lèvres et tu fais simplement non de la tête quand il te demande si tu veux encore dormir. Étrangement, même si tu sens que ton corps aurait besoin d'un peu plus de repos, ta curiosité te pousse à te lever et à explorer cet endroit aux sons étranges et aux odeurs nouvelles quoi que familières. Alors quand il te demande ce qui te ferait plaisir, tu ne sais quoi répondre, tu hausses simplement les épaules tandis que tu quittes le lit, commençant à faire le tour de la chambre.

"Je ne veux plus dormir… Mais un bain… Ça dépends ce que c'est. Ça se mange ?" demandes-tu alors que tu t'approches de la fenêtre et des rideaux que tu viens caresser du bout des tes griffes.

Le tissu est bien plus lourd que celui des draps et par la fenêtre, tu observes la ville sous un angle que tu ne connaissais pas. Ta queue remue doucement dans l'air alors que tu contemples la cité, te disant que même d'ici, elle ne semble pas plus accueillante… À tes yeux, tout n'est toujours qu'un dédale sur lequel pèse un lourd nuage de suie, une ville dont tu ne peux sortir et qui d'une certaine façon est une prison. Tes petits crocs s'entrechoquent et bien vite tu te détournes pour examiner le reste de la pièce, touchant les bibelots avec intérêts avant d'attraper les livres que tu ouvres rapidement pour faire chanter les pages avant de délaisser l'ouvrage pour une autre découverte. Ainsi, tu fais le tour de la chambre, presque sur la pointe des pieds, n'écoutant pas ce que le médecin peut bien te dire. Après qu'il t'ait dit qu'un bain n'est pas quelque chose qui se mange, tu as cessé de réellement l'écouter… Non tu te concentres plus sur les odeurs qui règnent en cet endroit. Le nez en l'air, tu humes l'atmosphère, sentant au milieu de toutes les fragrances inconnues, celle d'un ami. Au milieu de l'odeur de la lessive, du médecin, du bois, de la poussière et du tabac, il y a celle de Jun'…. Timide et à peine perceptible. Tes pupilles se dilatent et voilà que chasseur tu redeviens. Tu ouvres la porte de la chambre et passe la tête dans le couloir, suivant la piste de ton ami.

"Jun'… Jun' est là.", murmures-tu alors que tu t'engages dans ta chasse, remontant déjà le couloir en suivant la trace olfactive qu'il a laissé pour toi.

La piste est fragile, peut-être ancienne et pourtant, tu la suis et la trouve, ayant l'impression de marcher dans les pas de celui qui te prend dans ses bras. Le bruit de tes pas est mangé par le tapis moelleux sur lequel tu marches. Juniper était là, lui aussi. Tu ne saurais dire quand, mais il est passé dans ce couloir, il a marché sur ce tapis, il est passé devant cette porte et… Rien. La piste prend fin. Un air peiné se peint sur ta frimousse et perdu, tu murmures son prénom, comme si tu cherchais à l'invoquer en ce lieu.

"Jun'… Jun'…. Il était là…. Je veux le voir…" dis-tu alors que tu te tournes vers Abraham. "Je veux le voir si il est encore là…"

Ton être si frêle se met à trembler et inquiet, tu l'observes, les oreilles basses et la mine triste. Tu ne comprends pas pourquoi ton ami était là, mais tu aimerais le voir, tu aimerais pouvoir trouver du réconfort dans ses bras et oublier tout le reste.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Jeu 28 Juil - 13:31
TJ & Abraham.
Mon regard de médecin inquiet pour son patient, tout comme celui du magicien fasciné par l'hybride qui se tient face à lui l'observe alors qu'il se lève du lit dans lequel il s'est reposé, examinant plus en détail tout ce qui l'entoure, faisant courir ses doigts sur les bibelots ou les cadres tout en répondant à ma question. Et je ne peux pas me retenir d'éclater de rire en entendant ce que ses lèvres roses ont laissé échapper. Quelle naïveté. Quelle innocence. Chaque seconde passée en sa compagnie me fait éprouver davantage de tendresse à son encontre, en découvrant petit à petit à quel point il est naïf, à quel point il est innocent et pur, et surtout, à quel point il est seul. Seul et totalement inadapté à toutes les rudesses que la vie dans une grande ville implique. La violence, les vols, la pauvreté et la faim. Tout ce dont il a été victime et qui pourtant ne semblent pas avoir entaché son innocence. Il est devenu méfiant, évidemment, mais c'est touchant de voir qu'à peine un peu de gentillesse à son encontre et il s'adoucit, s'en remettant à moi.

Un bain est une grande cuve d'eau dans laquelle on se lave. Ca ne se mange pas. Mais tu as encore faim? Tu veux autre chose à manger?

Je me lève, continuant à m'extasier de le voir découvrir cette pièce, observer l'extérieur, avant de reporter son attention sur les livres, le vase, les lampes, sans sembler porter attention aux explications que je lui donne sur la pièce. Mais quand bien même. On parle bien aux bêtes sauvages pour les apaiser et les mettre en confiance alors...pourquoi pas lui?

Cette pièce pourrait être ta chambre. Toi seul dormirait dans ce lit, et tu pourrais mettre des affaires dans les placards et dans la commode. Personne ne te les prendra. Si tu le souhaites tu pourras même avoir les clés des placards si tu ne me fais pas confiance ou si tu as peur...

Confiance... sait-il seulement ce que ce mot veut dire? Il en a la notion inconsciente, le fait de ne pas avoir peur de quelqu'un, sentir que quelqu'un ne lui fera pas de mal. Mais l'idée, la saisit-elle? Je ne crois pas. Bien sûr que non. Il est enfant dans un corps qui n'est pas naturel. Une bête simple, aux préoccupations simples, jeté dans les griffes d'un monde bien trop dur et impitoyable que lui, sans guide ni sans carte. Il est un feu follet dont la lumière bien trop vive peut attirer des convoitises s'il ne fait pas attention. Moineau entouré par les aigles... Maintenant qu'il est rassuré, et en confiance, je vois qu'il a seulement besoin de quelqu'un qui le protégerait des autres, qui l'aiderait. Et la fascination pour sa magie, et le phénomène extraordinaire qu'il représente est peu à peu remplacé par le besoin de le protéger. De veiller sur lui. J'ai envie de le tirer de la rue, du froid et de la faim, parce qu'il n'a rien fait pour s'y retrouver. On l'a forcé à devenir un hybride, puis on l'a abandonné, sans aide, sans explication. Rien. Il a été seul, totalement seul. Enfin... pas tant que ça.

Depuis quelques secondes je l'ai vu lever la tête et humer l'air comme un chien le fait sur la piste de gibier. Que sent-il? De la nourriture? Possible. Il doit certainement avoir un odorat bien plus développé que le mien, et sans doute doit-il percevoir les effluves du dîner que Jenkins est en train de préparer. Sauf qu'à ses paroles, je comprends vite qu'il n'a pas senti quelque chose, mais quelqu'un. Tout d'abord, je crois avoir mal entendu, alors qu'il semble suivre une piste, sortant de la chambre pour s'engager dans le couloir donnant sur les chambres. Je le suis, intrigué.

Qui? Qui est ici?

Il se répète, encore, et bien vite j'en arrive avec stupéfaction à l'évidence : il parle de Juniper. Je ne sais comment, il connaît l'autre chat errant que j'ai ramené dans cette demeure il y a quelques temps déjà.

Juniper? Tu parles de Juniper n'est-ce pas? Un jeune homme?

Comme un limier sur une piste il continue à suivre la trace de mon rescapé, avant de la perdre et se tourner vers moi. La déception et la tristesse qui envahissent son visage sont si fortes que j'ai brutalement envie de le prendre dans mes bras pour le rassurer. Mais au lieu de cela je viens simplement prendre sa main et croiser son regard.

James... James regarde moi. Voilà. James, tu as raison, Juniper est déjà venu plusieurs fois ici. Comme toi je l'ai soigné et secouru alors qu'il avait été blessé. Il revient me voir de temps en temps. James. James? Ecoute-moi.

J'hésite avant de lever la main et caresser doucement sa joue.

Juniper n'est pas là aujourd'hui, mais si tu restes ici je pourrai lui demander de venir et vous pourrez vous retrouver. Qu'en dis-tu? Tu aimerais ça? Ca te plairait? Voilà. Tout va bien. Ne sois pas triste, au contraire. C'est bien que tu aies un ami, et Juniper est gentil.

Intérieurement, je me retiens de dire qu'il est quand même un voleur à la sauvette, même si ses combines me permettent d'avoir accès à quelques substances introuvables par les voies légales. Enfin, c'est une preuve pour James qu'il peut me faire confiance, si son ami a résidé ici et vient souvent. Peut-être que cette découverte va le persuader de rester ici? De demeurer sous mon toit où je saurai que rien ne lui arrivera... Ma main quitte sa joue et se pose dans son dos pour le ramener vers la salle de bains.

Viens... on parlait de bain tout à l'heure. Je vais te montrer ce que c'est d'accord? Ca te fera du bien.

Et à moi aussi. Par tous les saints depuis combien de temps ne s'est-il pas lavé correctement? Il est grand temps de remédier à tout cela... Je le guide jusqu'à la salle de bains. Une fois là je lui désigne la baignoire.

C'est là dedans qu'on prend un bain. Tout d'abord il faut de l'eau.

Je mets le bouchon dans le siphon et tourne les robinets qui laissent échapper une cascade d'eau claire. Puis je verse une poignée de sels de bains et l'observe alors que de la mousse commence à se former à la surface de l'eau.

L'idée c'est que tu rentres là-dedans pour te nettoyer et enlever les saletés sur toi. Mais avant, tu dois te deshabiller. Je te donnerai de nouveaux vêtements une fois que tu seras sorti du bain. Propres et chauds. Qu'en dis-tu?

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Double-compte : Andreas Ström

Dim 31 Juil - 14:44

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Juniper était là. Il est passé dans ce couloir, l'a sûrement exploré et pourtant, toi qui te tiens au milieu de celui-ci, tu n'es pas capable de le retrouver. Ton coeur se serre et tes oreilles se baissent, tandis que sur ta frimousse se dépeint une tristesse que tu n'essayes pas de dissimuler. Juniper était là et tu n'as pas réussis à le retrouver. Il était chez ce médecin et rien… Ta queue fouette doucement l'air autour de toi et les lèvres entrouvertes, tu soutiens le regard d'Abraham, attendant simplement qu'il te rassure et qu'il t'emmène jusqu'à ton ami. Quelques tremblements discrets secouent tes épaules et le silence qu'il t'offre n'est pas pour te rassurer. Alors qu'il s'approche de toi, tu baisses les yeux, ayant d'une certaine façon déjà deviné ce qu'il va te dire. Oui Jun' était là mais il est parti.. Il vient attraper ta main et tu serres à peine ses doigts entre les tiens, l'écoutant effectivement confirmer tes craintes. Tu as encore manqué une occasion de retrouver Jun' et de te jeter dans ses bras. Une fois de plus tu as été incapable de le retenir pour avoir le droit de l'enlacer et de manger un morceau de pain avec lui. Les oreilles basses tu les remues légèrement, ne levant les yeux vers le médecin que lorsqu'il t'ordonne d'une voix étrangement douce de l'écouter. Là tu plonges tes prunelles dorées dans les siennes, étant surpris par la paume de sa main qui épouse si bien la courbe de ta joue crasseuse. L'envie de te reculer traverse ton esprit mais tu finis par simplement attendre un coup qui ne vient pas, te détendant au bout de quelques secondes quand tu comprends qu'il a pour toi le même genre de geste tendre que Jun'. Tu fermes les yeux et pousse un léger soupir, remuant doucement des oreilles alors que ton souffle se fait plus régulier. Oui… C'est une bonne chose que tu aies un ami comme Jun'… Tu te sens chanceux de le connaître et d'avoir le droit d'être dans ses bras ou de contempler un de ses sourires. Tu le sais, mais ça te rassure tout de même que le médecin te le dise. Tu rouvres tes yeux et esquisse un sourire presque timide, osant enfin lui répondre.

"Je veux bien. J'attendrais Jun' ici… Et puis, si il est venu chez toi… C'est que tu dois être aussi un de ses amis…"

Alors tu restes. Tu lui fais confiance sans vraiment lui dire, pensant nativement qu'il doit s'en douter. Et c'est le cas. Il doit voir dans ton regard que la crainte n'est plus qu'une teinte infime au milieu des sentiments plus positifs que tu as à son égard. Sa main quitte ta joue avant que tu n'aies le temps de vraiment ronronner pour lui, préférant désormais se perdre dans ton dos pour gentiment t'indiquer la direction à suivre pour ce fameux bain dont il te parlait. Sans résister tu avances et pose ton regard sur son profil élégant, ayant une légère moue.

"En fait… Tu veux me laver."
dis-tu avec une pointe d'amusement, "Mais tu sais, je suis grand, je peux le faire tout seul… Et je n'ai même pas besoin de ton "bain" pour ça."

Serais-tu en train de lui expliquer que comme le grand chat que tu es, tu n'as plus besoin de personne pour te laver ? Oui. C'est exactement ce que tu essayes de lui faire comprendre. L'époque où ta mère devait s'occuper de ta fourrure est bien lointaine et même avant que tu ne quittes la maison de la vieille femme, tu t'occupais de ta toilette seul, le faisant souvent avant une bonne sieste sur une étagère ou après un bon repas… Et jusqu'ici, même en étant humain, tu n'as jamais cessé de te nettoyer ainsi. Alors certes, tu te rends compte que désormais tu as plus de mal à t'occuper de ton dos mais pour le reste… Tu y arrives. Seulement Bram ne semble pas réellement vouloir t'entendre. Il continue de te guider jusqu'à la salle de bain et après avoir poussé une lourde porte, il te fait découvrir la première que tu vois réellement… Ce qui est à tes yeux en réalité, une grande cuve bien propre. Fasciné tu observes tout cela et t'approches avec lui, posant tes deux mains sur le bord de la cuve qu'il commence à remplir d'eau chaude. Tu humes rapidement l'air et fouette de nouveau de ta queue l'air, plissant quelque peu le nez face aux odeurs puissantes qui commencent à envahir la pièce. Tes oreilles se dressent d'un coup quand tu vois la mousse se former à la surface de l'eau et tes pupilles se dilatent alors qu'il t'explique que tu dois rentrer là-dedans pour faire ta toilette. "Quelle étrange idée", penses-tu tandis que tu fixes l'eau chaude avec une certaine crainte. "Se jeter dans l'eau et attendre qu'elle nous lave." Les humains sont décidément une espèce bien étrange que tu peines à saisir par moment. C'est comme Jun' avec ses livres, tu ne comprends pas pourquoi il les aime autant. Timidement tu avances une main vers l'eau et commence à simplement y plonger le bout de tes griffes, puis de tes doigts, frissonnant face à la chaleur de celle-ci. C'est agréable mais…. Étrange. La pluie est glacée, l'eau des torrents aussi… Et pourtant, ces eaux là ne lavent pas très bien, c'est même tout l'inverse… Elles font plutôt ressortir les mauvaises odeurs de tes vêtements. Tu retires vivement tes doigts quand tu manques de toucher de la mousse, n'étant pas encore sûr que tu aies envie d'effleurer cette chose-là. Non… L'eau pour l'instant. Le reste, ce sera pour plus tard. Tu replonges le bout de tes doigts dans l'eau chaude et les retires une fois de plus, faisant ça durant une bonne minute avant de commencer à toucher la mousse. Et ça… Ça t'amuses bien plus. Car la mousse est finalement comme l'écume que produit la mer : c'est insaisissable et terriblement joueur. Ça glisse d'entre tes doigts et t'échappe sans cesse pour ton plus grand plaisir… C'est un partenaire de jeu que tu trouves délicieusement injuste. Un sourire se glisse sur tes lèvres et comme un chaton, tu t'amuses avec de longues minutes, plongeant de plus en plus tes mains dans l'eau, n'hésitant plus à te mouiller jusqu'aux poignets.

"J'aime bien le bain… Mais je dois vraiment entrer dedans ?" lui demandes-tu alors que tu ne quittes pas des yeux la mousse qui semble te narguer sur la surface de l'eau.

Oui te fait-il comprendre. Il faut que tu retires tes vêtements et que te glisse dans l'eau. Une légère moue remplace ton sourire mais tu ne cherches pas à lui tenir tête… "Soit, si il faut entrer dans l'eau…. Entrons." Tu te recules d'un pas seulement et défaits rapidement ta chemise usée la laissant tomber à tes pieds avant de te débarrasser de ton pantalon de toile miteux qui malheureusement dévoile déjà ta peau nue et la fine ligne de fourrure qui surplombe l'entre de tes cuisses. Sans la moindre honte, tu restes nu à ses côtés, hésitant avant de finalement mettre un premier pied dans l'eau… Puis le second. Un tressaillement te fait remuer les oreilles et finalement, prenant ton courage à deux mains, tu t'assois dans la baignoire, la faisant légèrement déborder avant de pousser un soupir, te rendant compte au fil des secondes qui passent que c'est bien agréable d'être dans cette immense cuve d'eau chaude. Un semblant de ronronnement t'échappe et tu souris, montrant tes petites quenottes aiguisées.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Ven 5 Aoû - 14:46
TJ & Abraham.
Je suis fasciné par la vitesse à laquelle il change d'expression, à la vitesse avec laquelle il passe du rire aux larmes, ou tout du moins de l'enthousiasme le plus communicateur à la tristesse et la déception les plus profondes. Pauvre, pauvre créature qu'on a jeté dans un monde impitoyable sans t'y avoir préparé, sans aide, sans personne. Rien que le fait qu'il ait survécu aussi longtemps est un miracle, une prouesse, qui en dit long sur ses facultés d'adaptation et ses capacités de survie. Pourtant, il mérite un toit, une maison qui sera son refuge. C'est pour cela que de le voir aussi perdu quand je lui explique que son ami Juniper n'est pas là pour l'instant me serre le coeur, en même temps que cela soulève une foule de questions. J'espère simplement qu'il restera assez longtemps auprès de moi, de son plein gré, pour m'apporter les réponses que j'attends. Néanmoins, à comprendre qu'il connaît mon "fournisseur", je me dis que le destin est bien facétieux de lui faire connaître et apprécier la seule personne de ce monde que je connaisse et fréquente régulièrement, en dehors de l'après-midi au dispensaire que je fais pour aider les plus démunis. D'ailleurs, je pense qu'il ne doit pas avoir beaucoup d'amis bienveillants, rien qu'à voir comment il s'est tendu alors que ma main ne faisait que caresser sa joue, avant de s'apaiser en voyant que je ne lui faisais rien. Au moins commence-t-il à me voir comme un allié et non comme une menace ou un ennemi... Je souris quand il ferme les yeux et savoure mon geste.

Bien sûr, tu peux l'attendre autant que tu veux ici. Et comme je te l'ai promis, tu pourras même avoir une chambre rien qu'à toi...

Je l'entraîne ensuite vers la seconde étape de son adaptation, après avoir le ventre plein, il faut qu'il se décrasse un peu. Sauf qu'une fois dans la salle de bains, après m'avoir vu tourner les robinets et m'avoir entendu lui expliquer ce qui allait se passer, il conclut qu'en fait je veux le laver. Et j'ai un léger rire quand il me dit qu'il peut faire ça tout seul.

Eh bien... je crains que ce ne soit pas tout à fait vrai. Les chats peuvent en effet se laver seuls mais tu n'es plus un chat maintenant James. Tu es aussi un humain, et pour être vraiment propres, les humains ont besoin de prendre des bains. Ils ont besoin d'eau et de savon.

Je le regarde contempler la baignoire où apparaît de la mousse, inquiet au début en voyant la mousse se former et s'amasser à la surface de l'eau. Je me retiens de rire, lui laissant tout le temps nécessaire pour s'habituer à toutes ces découvertes. Depuis sa transformation, peut-être n'a-t-il jamais vécu dans une maison? Peut-être a-t-il été totalement livré à lui même, sans personne pour lui expliquer les règles les plus élémentaires d'hygiène. Il ne savait déjà pas manger en utilisant des couverts, alors prendre un bain... Je me doute bien qu'il ne s'est pas lavé les dents non plus... Autant de choses qu'il doit découvrir à mes côtés. Dans un mélange de curiosité et de bravoure, il plonge sa main dans l'eau, et semble s'étonner de tant de choses à ce simple contact. Il bouge sa main, la plongeant et la ressortant de l'eau, avant de s'aventurer jusqu'à la mousse. Hésitant d'abord, le voilà qui ne s'arrête plus face au monstre qu'est le bain, et il a l'air de s'amuser sincèrement. Pendant tout ce temps je ne dis rien, le laissant découvrir à son rythme, par lui-même, sans l'influencer ou l'effrayer. Enfin il semble se rappeler que je suis toujours là, et tourne la tête vers moi, de l'eau jusqu'aux coudes.

Tant mieux si tu apprécies! Mais oui, si tu veux vraiment te laver, tu dois rentrer dedans. Regarde...

Je prends doucement son bras, y refait couler de l'eau et, saisissant l'éponge, je frotte lentement sa peau, y décollant aisément la crasse qui disparaît dans l'eau du bain en quelques gouttes brunâtres.

Tu vois? Tu étais sale, mais grâce au bain tu seras à nouveau tout propre.

Un enfant. Un vrai enfant. Un petit garçon dans un corps étrange, perdu entre deux espèces qui ne devraient pas se mêler en temps normal. Une anomalie mais tellement attachante. Un enfant perdu, comme dans le roman de Barrie. Puis enfin il cède, je vois ses mains se porter aux boutons de sa chemise à moitié trempée et la faire tomber sur le sol, tout comme son pantalon qui atterrit sur le carrelage bleu nuit. C'est là que je constate certaines zones couvertes de poils, mais surtout, qu'à part ces deux vêtements, il n'a rien. Pas de chaussettes, pas de dessous, pas de maillot de corps... Pauvre de toi petit chat... mais ne t'en fais pas... ici tu seras bien. Ici personne ne te fera de mal... et je me fais déjà la remarque de devoir envoyer Jenkins lui acheter un trousseau basique pour qu'il puisse sortir décemment dans la rue, et non pas comme un mendiant. Tout en réfléchissant à tout cela je ne le quitte pas des yeux alors qu'il s'approche de la baignoire, y plongeant une jambe, puis l'autre, avant de s'asseoir dans l'eau bien chaude. Jenkins ne s'offusquera pas d'avoir légèrement inondé le carrelage, si c'est pour prévenir la maison d'une infection de puces et autres vermines... Il sourit, et je l'entends...ronronner? Ainsi peut-il faire cela? Il a gardé cette capacité de cette première vie et c'est charmant.

Alors, c'est plutôt agréable ne trouves-tu pas? En général on prend un bain tous les jours, ou tous les deux jours. Si tu restes ici, il faut que tu en prennes au moins un par semaine, c'est le minimum. Et pour vraiment te décrasser, regarde.

J'attrape le pain de savon que je fais courir sur son bras, avant de frotter doucement avec l'éponge, révélant sa peau rosée. Je lui tends ensuite le tout.

Et si tu essayais? Tu vas être tout beau.

Je l'observe faire, s'amuser de voir la crasse disparaître et de mon côté je prends une bouteille de shampooing de ma composition qui a la particularité de tuer poux et puces, venant en verser un peu dans ma main. Je me place derrière lui.

Je vais te laver les cheveux. Ne penche pas la tête en avant sinon le liquide pourrait te piquer les yeux. D'accord? Fais attention. Au bout de quelques fois, tu ne te gratteras plus du tout!

Je plonge mes doigts dans sa tignasse crasseuse et commence à frotter après lui avoir mouillé les cheveux. Rapidement ses cheveux se couvrent de mousse à leur tour, alors que je frictionne doucement sa tignasse.

Ca va? Je ne te fais pas mal?

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Double-compte : Andreas Ström

Lun 8 Aoû - 16:47

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Tu ronronnes, doucement certes, mais te voilà pourtant dans la baignoire d'un humain à lui faire part de ton contentement. Et si tes petites canines font leur apparition en un sourire sincère, c'est les yeux clos que tu apprends à apprécier les vertus de l'eau brûlante qui au fil des secondes délasse et apaise tes muscles. Un soupir glisse peut-être d'entre tes lèvres et c'est uniquement lorsque sa voix grave bien que douce ne fasse frémir l'une de tes oreilles duveteuses que tu lèves le museau vers lui, buvant ses paroles avec une candeur qui souligne la méfiance qui te fait désormais défaut. Tu plisses légèrement le nez et avec une pointe d'amusement dans la voix, tu ne peux que trouver cela étrange de devoir se laver ainsi.

"C'est bien… Mais c'est compliqué. Tu dis que je devrais faire ça souvent ? C'est fatiguant."

Du moins tu trouves que ça l'est. Pour toi il est bien plus simple d'utiliser ta langue et de faire comme ta mère te l'a montré à une époque. "Les humains sont compliqués… Utiliser autant d'eau juste pour se mouiller." Et pourtant, tu te laisses faire, lui offrant presque élégamment ton bras, l'observant passer sur ta peau une bien drôle de chose dont l'odeur te fait remuer les oreilles. La chose est douce sur ta peau mais ce n'est rien face à l'éponge qui la frotte ensuite, faisant disparaitre la crasse en de timides gouttelettes brunâtres qui disparaissent dans l'eau. Fasciné tu sens tes pupilles se dilater et tes oreilles se redresser alors que sous la surface de l'eau, ta queue remue paresseusement. L'éponge quitte ton bras et pour la première fois depuis longtemps, tu contemples ta peau propre. Curieux tu y passes le bout de tes doigts avant de lever à nouveau les yeux vers lui, attrapant du bout des doigts ce qu'il te tend alors que ses mots ne t'atteignent pas. La beauté est un concept qui t'échappe, qui te semble bien étrange et même complètement anecdotique… Être tout beau n'est pour toi qu'un paquet de mots qu'il prononce mais qui n'ont aucun sens. "Il parle beaucoup."; te dis-tu tandis que comme un enfant qui apprend, tu imites ses gestes, commençant à passer sur ta peau le pain de savon à l'odeur alléchante. Tu observes la traînée de mousse que cela laisse sur ta peau et viens ensuite, bien sagement y appliquer ton éponge dont la caresse t'arrache un autre ronronnement discret. Cet instant, au milieu de la mousse et de l'eau chaude est bien doux. Le temps qui passe semble presque être une caresse et sans vraiment t'en rendre compte, tu t'apaises. Sans vraiment le voir ou vouloir l'admettre, tu trouves en cet instant de paix, un moment de flottement dans ton existence qui l'air de rien, insuffle en toi une impression de nostalgie qui te rappelle ton doux foyer. Au milieu des bulles de savon et de l'eau chaude, la douce sensation d'être de retour chez toi t'étreint, laissant dans ton coeur autant une douce chaleur qu'une pointe de tristesse. Tu aurais aimé la retrouver, te glisser dans ses bras et être son James…. Mais désormais, c'est une chose que tu sais t'être interdite… Tu sais que jamais plus tu ne pourras sentir ses doigts osseux dans ta fourrure, ni même entendre sa voix de corbeaux. Tu sais que tout ça n'est plus possible. Tu sais que désormais, ta seule maison ne pourra être plus qu'un refuge. Un frisson dévale ton échine et c'est seulement quand tu sens ses doigts se perdre dans ta chevelure que tu reviens à toi, l'observant du coin de l'oeil. Un espèce de feulement t'échappe tandis que tu essayes de fuir ses doigts, montrant les crocs d'une manière bien moins sympathique qu'avant.

"J'aime pas… Ça pue.", grondes-tu en plissant le nez alors que tes oreilles se plaquent sur ton crâne, espérant ainsi éviter la moindre goutte d'eau qui pourrait s'y infiltrer et te causer ce genre de douleurs lancinantes qui ne veulent pas te lâcher.

Tu gigotes et lâches ce que tu as entre les pattes, cherchant à le repousser.

"Arrête… ! Je n'aime pas !"

Cette fois-ci tu montres bien les crocs et te réfugies dans le coin opposé à la baignoire, recroquevillé sur toi-même. Tout dans ton attitude montre ton mécontentement face à cette situation. "Se laver était amusant, ça non.", grondes-tu plus pour toi que pour lui alors que tu contemples son air surpris. Contrarié tu commences à passer tes griffes dans tes cheveux, cherchant à faire disparaitre cette odeur étrange qui réveille en toi une démangeaison que tu soulages comme tu le peux.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Jeu 25 Aoû - 23:54
TJ & Abraham.
Enfin mon rescapé accepte de goûter aux joies de l'eau, et maintenant qu'il y est, il a l'air d'apprécier. Il sourit, ronronnant de sentir son corps se délasser, surtout que ses muscles doivent être bien endoloris après sa chute survenue un peu plus tôt. Etrangement, je suis plus que content de le voir si bien dans ma maison, sous mon toit. Personne ne semble lui avoir procuré autant t'attentions et de soins, et je n'ai pas envie de le voir retourner à la rue, une parce que c'est un prodige magique, mais aussi parce que c'est une créature perdue qui n'a rien demandé à part de continuer à vivre sa vie de chat, à l'époque. Et alors que je lui explique les consignes du bain, je ris en entendant sa conclusion que tout ça est bien compliqué, voire fatiguant.

Et en quoi c'est compliqué et fatiguant d'être simplement allongé dans de l'eau chaude et qui sent bon? Hein?

Pendant de longues minutes c'est simplement un spectacle charmant que de le voir se laver comme un humain, avec une éponge et un pain de savon. A voir l'expression sur son visage, ce prodige tiendrait presque de la magie ou de l'enchantement, la capacité à faire réapparaître la vraie couleur de sa peau. La démonstration a fait son petit effet, et maintenant c'est lui qui promène l'éponge sur tout son corps, ronronnant doucement. Alors mystérieux James... depuis quand est-ce qu'on n'a plus veillé sur toi? Depuis quand est-ce que personne ne t'a donné une caresse plutôt qu'un coup? Depuis quand on a fait attention à toi, à ce que tu sois bien, propre et nourri? Longtemps, à en juger par ton état. Longtemps c'est vaste, mais ça pourrait faire des mois, des années presque. Des années à chaparder, à vivre dans la rue, revêtu de haillons, et à craindre l'espèce qui l'a réduit à cet état. Mais maintenant ça va changer. Maintenant s'il le veut cette chambre sera la sienne et il pourra appeler ma demeure ''chez lui''. Il y aura tant à lui apprendre, bien sûr, mais si j'y arrive, quelle victoire! L'avoir civilisé, et surtout, l'avoir tiré de la rue. Lui avoir offert une vie calme et heureuse, sans dangers, sans froid, sans faim, sans coups. Rien ne vient troubler le calme de cet instant, où les seuls bruits sont les clapotis de l'eau dans le bain, et le tictac de l'horloge dans la pièce d'à côté, ainsi que son léger ronronnement. Il s'est abandonné, il me fait confiance, moi qu'il connaît à peine, parce que j'ai été un des seuls à avoir été gentil avec lui, tout comme Juniper. D'ailleurs, j'espère pouvoir le faire venir rapidement, pour que les deux se retrouvent, et que ça donne une raison supplémentaire à TJ de rester demeurer chez moi, ici. Un cadre agréable, des amis...tout pour le mettre en confiance et apaiser ses craintes et faire de sa période d'errance un mauvais souvenir et rien de plus...

Le sourire toujours aux lèvres, j'entreprends de nettoyer sa tignasse et frictionne doucement son crâne quand je le sens se raidir sous mes doigts et commencer à bouger.

James ne bouge pas. Il faut que je fasse ça aussi.

Sauf qu'il renâcle et se défile de sous mes mains, se réfugiant à l'autre bout de la baignoire, me laissant, surpris, les manches retroussées et les doigts pleins de mousse.

Tout va bien...tout va bien James. Il fallait que j'utilise ce shampooing pour tuer les puces et les poux qui vivaient dans tes cheveux. Toutes ces bêtes t'embêtaient et te faisaient te gratter. Grâce à ça c'est fini. Bientôt elles ne seront plus là et tu n'auras plus mal. C'est un savon pour la tête. J'ai terminé d'utiliser le produit, alors on va te l'enlever. Reviens et je t'enlève ça, je te verse de l'eau sur la tête et tout sera parti. D'accord? Jusqu'à présent, tout ce que je t'ai dit était vrai non? Alors tu peux me croire pour ça aussi. On va te mettre de l'eau sur la tête et rincer tout ça.

Au bout de longues minutes de parlementation, il cède enfin et en le faisant se rallonger, ma main devant ses yeux pour éviter sur le shampooing ne vienne lui brûler les yeux, je grimace en voyant la couler de l'eau qui dégouline le long de ses épaules maigres, entraînant avec elles toutes sortes de choses auxquelles je ne veux même pas prêter attention. Bien sûr il faudra réitérer l'opération mais c'est un bon début pour se débarrasser de tous les hôtes indésirables qui avaient élu domicile dans sa tignasse. Je le fais ensuite se relever, rinçant ses membres au fur et à mesure qu'il sort de l'eau pour éviter qu'une puce ou un pou le s'agrippe à lui dans un ultime élan de survie. D'ailleurs c'est toute une colonie qui flotte joyeusement alors qu'il est complètement dehors. Je l'enroule dans un grand linge et commence à le sécher, le frictionnant pour qu'il ne prenne pas froid malgré le feu qui ronfle dans la pièce d'à côté.

Voilà! C'est mieux ainsi tu ne trouves pas? D'être propre et presque sec! Et maintenant on va te rhabiller. Tu ne vas pas rester tout nu, ça ne se fait pas...

Je l'emmène doucement dans sa chambre et vois le pyjama déposé par Jenkins, dans lequel il a aménagé un emplacement pour la queue, ayant pris le temps de coudre une boutonnière pour le fermer plus facilement et que ce soit plus confortable. Je tends la tenue à James.

Voilà, enfile ça, tu verras tu seras bien dedans, tu auras bien chaud... Et ici c'est exprès pour mettre ta queue, qu'elle ne te gène pas. Ca te plait? Allez je ne bouge pas, je te regarde faire. Si tu as besoin d'aide demande moi simplement d'accord?

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Libre pour RP ? : Of course !

✦ Double-compte : Andreas Ström

Mer 7 Sep - 18:04

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Tu n'aimes pas le shampoing. Tu n'aimes pas l'odeur que cela à et tu n'aimes pas la façon dont ça empoisse ta chevelure emmêlée. Non, tu n'aimes pas cette nouvelle façon de se laver. Tu n'aimes pas ce liquide mousseux qui pourrait blesser tes oreilles et agacé, tu te réfugies à l'autre bout de la baignoire, montrant les crocs et sortant les griffes pour lui faire comprendre que tu n'es plus amusé par ce bain qu'il te fait prendre. Tu râles et ne lui caches pas ton mécontentement, acceptant simplement de l'écouter quand sur toi il pose un regard plein d'incompréhension et de patience. Il dit qu'il fait ça pour ton bien, pour te débarrasser des parasites qui te démangent tant et qui parfois te font te griffer jusqu'au sang… Tu l'écoutes te dire qu'il pourrait t'en protéger et t'aider à ne plus avoir à les supporter et c'est là que tu relèves une oreille, te disant que oui, ça pourrait être bien… Ça pourrait être aussi plaisant que d'être propre et ce serait tout aussi simple… Juste un peu d'eau sur la tête et tu serais tranquille. Tu hésites, désormais plus calme. Tu ne montres plus les crocs mais n'est pas pour autant si confiant que ça. Certes le médecin est bien doux avec toi mais cette pratique qu'il veut t'inculquer te gêne. Tu as envie de lui faire plaisir, ou du moins de ne pas t'attirer ses foudres mais d'un autre côté, tu ne peux retenir ta nature profonde de félin, celle qui te dicte de refuser ce qui ne te plait pas. Quand tu appartenais encore à la vieille dame, tu n'aimais pas toujours être caressé ou dérangé, et étrangement, en cet instant, c'est ce même sentiment qui te pousse à le fuir. Tout était amusant jusqu'au moment où tu as décidé que ce n'était plus le cas. Tu es un chat après tout… Tu as tes humeurs, tes envies et ce côté presque lunatique qui parfois te rend imprévisible. Et c'est pour ça qu'il faut de longues minutes au médecin pour te convaincre de revenir. De longues minutes où recroquevillé dans ton coin, tu l'observes, quelque agacé tandis que le produit continue de poisser tes cheveux. Il lui faut s'amer de patience, ce qu'il semble avoir, pour te convaincre. Au fond, maintenant que tu n'es plus vraiment un animal, tu es plus un enfant qu'il faut éduquer avec qui il faut composer. Tu penses encore que tu peux échapper à certaines choses, comme si parce que tu n'es pas né dans ce corps qui est désormais le tien, tu peux vivre hors des lois et des règles des humains. Tu as encore du mal à envisager que tu dois rentrer dans leur cadre… Tu peines à concevoir que tu vas devoir devenir comme eux… Et pourtant, si parmi eux tu veux vivre, il va falloir que tu apprennes à être un parfait humain. Tu hésites encore, longuement, avant de finalement revenir vers lui, acceptant de te laisser rincer, tes deux mains simplement crispés sur les rebords de la baignoire. T'adapter sera compliqué, mais pas impensable… Certes il ne pourra jamais altérer ce que tu es mais il pourra toujours t'apprendre à paraitre et à mieux faire. Tu pourrais être une personne si particulière si tu avais son éducation… Mi-animal, mi-être civilisé… Tu serais une curiosité délicieuse. Un chat avec les manières d'un gentleman… Un être candide qui pourrait vivre dans ce monde cruel qu'est celui des hommes… Ses doigts se glissent dans ta tignasse et comme promis, il ne fait que rincer ta tête, veillant à ce que tu ne reçois de l'eau ni dans les yeux ou les oreilles, te permettant ainsi de contempler la crasse et les puces cascader le long de tes épaules maigres. Un sourire se glisse sur tes lèvres et du bout des griffes, tu troubles la surface de l'eau, poussant les parasites qui se noient sous tes yeux. Le médecin te demande ensuite de te lever et bien sagement, tu te laisses faire, posant sur sa personne un regard légèrement amusé alors qu'il s'occupe de te rincer, puis de te faire sortir de la baignoire pour te sécher. Un rire t'échappe et joueur, tu te laisses prendre au jeu, ronronnant de plaisir tandis qu'il sèche ta peau, tes cheveux et tes oreilles. La sensation te plait, elle est nouvelle et alors que tu la découvres, tu te dis que tu aurais aimé pouvoir te sécher comme ça… Plutôt que d'attendre au soleil ou à l'abri que l'eau accepte bien de cesser de rouler sur ta peau ou tes vêtements. C'est donc en riant comme un enfant heureux que tu te fais sécher, posant sur lui un regard pétillant de malice quand il arrête et t'enroule simplement dans la serviette. Ta queue remue doucement sous celle-ci et sur la pointe des pieds, tu le suis, frissonnant légèrement malgré la chaleur qui règne en cet endroit. Vos pas vous ramènent dans la chambre et curieux, tu observes le pyjama qu'il te tend, humant discrètement l'air pour vérifier l'état des vêtements qu'il te tend. "Ça ne porte l'odeur de personne… C'est agréable.", penses-tu alors que tu laisses la serviette glisser le long de ton corps jusqu'au sol, te retrouvant nu face à lui. Du bout des doigts tu attrapes le pyjama moelleux que tu fais tourner entre tes griffes durant de longues minutes. Le tissu épais à l'odeur de lessive glisse entre tes doigts et finalement, tu enfile sans soucis le bas, avant de tenter de faire de même avec le haut. Sans le déboutonner tu tentes une première fois de le mettre, en vain. Un léger grognement t'échappe et contrarié, tu viens couper les deux premiers boutons qui tombent dans un tintement délicat sur le plancher. Le col s'ouvre pour toi et dans un mouvement souple tu enfiles enfin le haut, remuant doucement les oreilles alors que sur tes lèvres se dessine un sourire éclatant.

"Il est bien…" dis-tu en un ronronnement, appréciant du regard la façon dont les manches tombent sur tes poignets. "C'est chaud… Et doux."

Tu aimes bien… Tu ne porterais pas tout le temps ça, mais pour l'instant, ça te convient. D'amusement, tu viens planter tes petites griffes dans le tissu de ton pyjama, ne pouvant retenir un léger ronronnement. Puis rapidement tu te lasses de ce jeu et reposes sur lui tes prunelles dorées.

"Je peux sortir maintenant que je suis habillé ? Je veux voir ce que Jun' a vu."
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Mer 14 Sep - 22:45
TJ & Abraham.
Mon petit chat... Je ne peux pas me retenir de sourire en le voyant feuler contre quelque chose d'aussi anodin que le shampooing dans ses cheveux gras, emmêlés et infestés de puces et de vermine. Quelque chose m'amuse dans ses réactions aussi enfantines que spontanées, et en même temps j'ai peur. Peur qu'il s'en aille, qu'il fuie de ma maison à la moindre contrariété, et qu'il retourne dans cette jungle de brique et de charbon là-dehors. Qu'il tombe sur des gens bien moins intentionnés que moi, qui verront en lui autre chose qu'un simple gamin perdu ou une curiosité magique. Ils pourraient l'exploiter comme phénomène de foire, le revendre à je ne sais qui... et m'imaginer le voir condamné à une vie d'animal de cirque est tout bonnement révoltant...

Je repense à tout ça quand je le rince, faisant cascader sur sa peau de l'eau claire et chaude, le débarrassant de tout ce qui le gênait, de sa saleté, sa crasse, tout. Personne n'a plus fait ça pour lui depuis bien longtemps, ça se voit. Peut-être que je suis le premier à m'occuper de lui ainsi. Il est si naïf, s'abandonnant à moi alors que j'aurais eu dix, vingt occasions de lui faire du mal depuis qu'il est arrivé chez moi, depuis que je l'ai ramassé, littéralement, dans cette ruelle. Il est d'une telle simplicité, et d'une telle innocence... malgré ce que ses cicatrices sur son corps trop maigre dévoilent. Et là, le simple fait de sécher sa peau propre le fait ronronner de plaisir, et fait naître un sourire sur ses lèvres, dévoilant ses quenottes blanches comme du nacre. Il va falloir que je lui apprenne à se brosser les dents, mais on fera ça plus tard. Pour l'instant, je l'emmène et lui tends un de mes pyjamas, amélioré par Jenkins, et l'aide à l'enfiler. Curieusement, sa première remarque me fait sourire et m'émeut légèrement lorsqu'il dit que ces vêtements sont chauds et doux. Je me doute bien que personne ne lui a offert les hardes qu'il portait jusqu'à présent, et il avait sûrement dû les voler... et qu'il n'a pas connu le plaisir de mettre de vrais vêtements...

Il se dépêtre maladroitement avant de sourire encore plus, malgré le sacrifice des deux boutons qui sautent avant que j'aie le temps de l'arrêter, ronronnant toujours alors que je l'observe. Je ris avec lui et hoche la tête.

Il est à toi maintenant. C'est ton pyjama. Mais attends...

Je me place derrière lui et lui fais passer sa queue par la petite boutonnière, pour que le pantalon reste en place mais qu'il puisse quand même avoir toute...amplitude de mouvement. Je recule ensuite d'un pas et le regarde s'habituer.

Alors? C'est bien comme ça? Tu te sens bien? A l'aise?

Je lui laisse quelques minutes à palper le tissu de son pyjama et à le griffer doucement avant de le voir relever la tête et croiser mon regard, avant de demander à aller rejoindre Juniper. Je lui souris et pose ma main sur son épaule.

Tu sais James, il est tard et Juniper est sûrement occupé maintenant. Mais demain, si tu veux, je pourrais lui demander de venir nous voir. Qu'est-ce que tu en dis? Ca te plairait? Et en attendant tu as faim? Viens...on va s'installer dans le salon.

Je l'entraîne au rez-de-chaussée jusqu'au salon, lui décrivant rapidement ce qu'il croise et où on est, jusqu'au moment où je l'installe sur le sofa en face de la cheminée. J'ai demandé à Jenkins de lui préparer un dernier petit quelque chose avant d'être tranquille pour la nuit, et en attendant que le plateau arrive, je m'assieds à côté et lui et j'hésite. J'espère qu'il ne va pas mal le prendre mais il faut que je sache...

James... et si tu me racontais ce qui s'est passé avant que tu arrives à Londres? D'où tu viens...qui s'occupait de toi avant... Tu veux bien faire ça?

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Libre pour RP ? : Of course !

✦ Double-compte : Andreas Ström

Lun 19 Sep - 21:18

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

D'une main sur l'épaule, il te fait comprendre que tes retrouvailles avec Juniper devront attendre. Tes oreilles remuent légèrement et si ton sourire se fait plus discret, tu acceptes pourtant d'entendre ce qu'il te dit, comprenant qu'en effet, Jun' ne peut pas être tout le temps là pour toi… Ton regard se perd sur le visage du médecin et tu souris quand il te parle d'un repas que vous pourriez tout les deux prendre à l'étage du dessous. Tu ronronnes doucement et te réjouis déjà à l'idée d'avoir le droit de manger à nouveau. Discrètement tu fais courir ta langue sur tes lèvres et tes crocs, faisant déjà un pas avec lui alors qu'il t'entraîne jusqu'au salon. Sur la pointe des pieds presque, tu déambules à ses côtés, imaginant déjà les plats que tu auras le droit de dévorer en cette soirée, toute cette nourriture que tu pourras manger et qui calmera ensuite ton estomac affamé. Tu as certes eu une collation en arrivant chez lui, dans ce lit alors que tu étais encore sale, mais ça ne pouvait calmer la faim d'un estomac qui se sait vide depuis des jours. Il est difficile pour toi de te nourrir quotidiennement et si souvent tu files chez ton ami de toujours pour quémander une petite miche de pain, tu dois surtout accepter le soir de t'endormir le ventre vide. Mais ici… Le médecin semble t'offrir tout ce que la vieille dame te donnait à une époque… Lui semble vouloir mettre un toit au-dessus de ta tête, de la nourriture entre tes pattes et mieux encore, il peut t'aider à conserver une hygiène plus convenable… Un sourire illumine ton visage et alors que ton regard se perd sur les objets ou meubles qu'ils te désignent. Curieux et étrangement attentifs, tu restes pendu à ses lèvres, découvrant sa demeure avec un sourire émerveillé. "C'est immense chez lui… La maison à côté ressemble à une coquille de noix…", penses-tu tandis qu'avec le regard d'un enfant, tu admires désormais le salon et surtout le sofa sur lequel il t'invite à t'assoir. Les oreilles bien droites et presque impatient de planter tes griffes dans le tissu moelleux de ce meuble, tu viens t'installer sur celui-ci. Amusé tu enfonces effectivement tes griffes dans le sofa et presque heureux, tu ronronnes, ne te tournant vers le médecin que lorsqu'il te demande si tu accepterais de lui parler de toi. Le temps de quelques secondes tu te contentes de simplement croiser son regard, étant plus en train de tenter de comprendre la gêne que tu penses percevoir chez lui que de réellement être surpris par sa question. Tu penches légèrement la tête sur le côté, et avec un sourire charmant et teinté d'une candeur adorable à observer, tu lui réponds sans gêne, cherchant plus à être honnête qu'à le rassurer.

"Ragnar aussi voulait savoir… Il voulait comprendre, comme toi…"


Ce n'est pas vraiment un réponse à sa question mais tant pis, tu décides de commencer ainsi, avec en fond sonore les crépitements des flammes et l'odeur du repas à venir. Tu ignores les grondements sourds de ton estomac et poses ton regard sur l'âtre et les buches qui lentement sont dévorés par le feu de cheminée. Tu prends une grande inspiration, comme pour te donner du courage et enfin, tu entames le récit de tes aventures.

"Avant j'habitais chez la vieille dame, dans un pays au Nord, pas loin de la mer, un endroit où y'a pas de maisons, de rues ou de technologie… Sa maison, c'était comme un refuge dans la lande. Elle était vieille… Très vieille… Selon Ragnar, elle avait déjà vécu au moins deux vies de chat… Voir plus."

Tu baisses légèrement les oreilles et passe ta langue sur tes lèvres, ayant un simple pincement au coeur quand tu repenses à cette tombe qui se dresse fièrement dans l'herbe grasse. Ce monument qui est la seule trace de cette humaine qui a un jour foulé cette terre. Tes griffes jouent, triturent presque le tissu avant que tu ne trouves le courage de te lever, allant t'assoir devant le feu pour tenter de te débarrasser de cette sensation qui semble te geler jusqu'aux os. Tu croises les bras et t'enlaces comme tu peux, fermant les yeux face au feu qui doucement ronronne pour toi.

"Je l'ai rencontré avec un bol de crème. Selon elle… J'étais Thomas… Et puis quelques jours plus tard, je suis devenu James… Plus tard encore j'étais TJ… Elle était pas tout le temps là. Son corps était dans la maison mais son esprit… Je ne sais pas… Il avait déjà entamé le long voyage."

Les flammes dansent devant tes yeux là où tu remues légèrement de la queue, prenant une autre inspiration. C'est encore dur pour toi d'admettre qu'elle n'est plus là et que sans toi elle a entamé un voyage pour cet endroit meilleur dont Ragnar t'a tant parlé. Tu peines encore à te dire que c'est normal et qu'il te faut simplement accepter que seul le temps pourra te consoler.

"Je suis resté longtemps avec elle… Et puis un jour je me suis perdu. Je n'ai plus retrouvé le chemin vers la maison… Ce corps…." Tu regardes tes mains. "Mon esprit savait mais mon corps lui… C'est comme si il avait oublié comment on marchait pour regagner son foyer…" Tu soupires à nouveau. "Je me suis perdu… Longtemps et quand je suis arrivé à Londres, il n'y avait personne pour m'aider… Personne avec un coeur comme celui de la vieille dame pour me donner un bol de crème et m'ouvrir sa porte… J'ai dû voler et mendier… Puis Ragnar est venu…."

Tu souris à cette simple pensée, revoyant ton ami, ou plutôt celui que tu considères comme un père depuis votre périple. Lentement tu laisses tes griffes crisser sur le plancher, veillant à n'y laisser que de très légères marques.

"Au début il voulait m'emmener dans son pays, en me disant que là-bas je serais respecté et que j'aurais même ma propre maison… Mais comme il a brisé ma montre et que je ne pouvais pas laisser Jun', j'ai dis que je ne pouvais pas… Ragnar comprenait pas… Surtout quand il a su que j'avais une maison qui me manquait… Alors on a grimpé tout en haut de la tour de Londres et je lui ai montré où j'habitais… Et ça lui a pas fait peur ! Non… Parce que Ragnar c'est une montagne. Il est sage et pour lui, tout ses ennemis doivent être comme le vent… Et on sait que le vent n'arrive jamais à faire tomber les montagnes, même les plus petites… Alors avec lui, j'ai voyagé jusqu'à la vieille dame… Mais elle n'était plus là. Y'avait juste une tombe et le silence."

Tu fais une pause dans ton récit, ne sachant plus comment reprendre. Elle n'est plus là, elle ne le sera plus jamais et Ragnar lui, est de nouveau dans son pays. Tu passe une main dans tes cheveux pour glisser une mèche derrière ton oreille.

"On lui a tenu compagnie jusqu'à la nuit et ensuite il m'a bercé en me parlant des étoiles… Et puis, il fallait que je rentre… Pour Jun'… Pour ne pas perdre quelqu'un d'autre et de nouveau ne pas être là pour les accompagner dans l'au-delà…. Parce que j'aurais dû être là pour elle. J'aurais dû entamer ce voyage à ses côtés… Je lui ai bien laissé une cape mais… Que va-t-elle faire sans son James ? Elle va se perdre… Ou pire… Ne jamais arriver… Et quand je devrais y aller à mon tour… Je ne sais même pas si je la retrouverais là-bas…"

Tu frissonnes malgré le feu qui tente de te réchauffer. Ce n'est pas simple de faire son deuil et encore moins pour une petite créature dans ton genre. Ta queue s'enroule autour de ta personne alors que tu reprends d'une petite voix.

"Ragnar n'est plus là… J'ai dû rester et lui ne pouvait pas m'attendre… Mais il m'a laissé de quoi le retrouver… Ainsi qu'une promesse de partir à nouveau à l'aventure…"
Tu souris, dévoilant tes petites quenottes. "Quand je serais plus courageux… Je pourrais le retrouver… Et là je pourrais apprendre à être comme lui, fort et courageux…"

L'idée te fait ronronner et enfin, tu ferme les yeux, appréciant la douce caresse du feu et de cette chaleur rassurante dans laquelle il t'enveloppe. Tu te détends presque et pousse un discret soupir de satisfaction, te disant qu'ici finalement, ce n'est pas si mal et que si Abraham est comme Jun', alors tu pourrais trouver en cet endroit un refuge confortable.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Sam 24 Sep - 15:33
TJ & Abraham.
Petit chat. Mon petit chat perdu... Plus il parle et plus j'ai envie d'en apprendre plus sur l'exception merveilleuse qu'il est. Pour l'instant il veut Juniper, comme un enfant qui demande sa mère, sans doute parce que mon revendeur particulier doit être une des seules personnes en qui le petit hybride semble avoir confiance. Une confiance absolue même... Mais heureusement pour moi, il est aussi enfantin dans ses réactions, et passe d'une humeur à l'autre, comme d'une idée à l'autre avec la rapidité d'un nuage balayé par le vent. Ma proposition de lui faire visiter le reste de la maison, et la perspective de pouvoir manger encore un petit quelque chose sont des arguments suffisants pour le pousser à me suivre, oubliant la tristesse de ne pas retrouver son ami pour la simple impatience d'avoir le ventre plein. Et je le comprends. La vie doit être bien dure pour le petit être sensible qu'il est... il est un moineau au milieu des vautours... Maintenant, en le voyant sourire face à toutes ces nouvelles choses qu'il croise alors que je l'emmène au salon, j'ai la sensation de plus en plus forte qu'il...qu'il doit demeurer ici. Que sa place est ici, dans une maison calme où on va veiller sur lui, et non pas dehors où il devra lutter pour survivre. Il pourra rester chez moi, au chaud, au calme et à l'abri...alors que je pourrais l'étudier. Bien sûr, son cas m'attriste, et j'ai sincèrement envie de l'aider, je suis aussi bien curieux d'en apprendre plus sur la magie qui émane de lui, et qui l'a créé. Je le vois garder son sourire, ses doigts fins et griffus effleurant les bibelots ou les rideaux, comme s'il se trouvait dans un pays merveilleux tout droit sorti d'un conte de fées. Alors que ce n'est simplement qu'un confortable hôtel particulier, bien loin de l'opulence de certains salons londoniens...

Je le mène dans le salon et m'installe sur le sofa, où il me rejoint avec un plaisir évident, et observant le feu de cheminée face à lui. Il est surpris lorsque je lui demande de me parler de lui, et de me raconter comment il est devenu ce qu'il est, et comment il est arrivé à Londres. Je suis surpris de le voir sourire, comme s'il était enchanté par ma question, et commence en me disant que je ne suis pas le premier à chercher à en savoir plus. Il mentionne un certain Ragnar, dont je n'ai jamais entendu parler, et garde ce nom particulier dans un coin de ma mémoire pour lui poser éventuellement la question plus tard. Il se concentre sur les flammes avant de se lancer, sans plus me regarder. Et moi je l'écoute, sans dire un mot, sans oser faire un bruit, suspendu à ses lèvres fines où ses fines quenottes scintillent légèrement à la lueur du feu comme de petites perles de nacre. J'entends le timbre de sa voix qui change au fur et à mesure de son récit, sa gorge qui se noue sous l'émotion, et je suis surpris de l'entendre parler aussi bien. Si à son réveil il m'avait semblé beaucoup plus limité, voilà qu'il se montre différemment et je le trouve vraiment volubile. Il est comme un enfant enthousiaste qui raconte ces dernières aventures à ses parents attendris.

Son histoire est stupéfiante... il est né chat, donc, et il a été transformé sans qu'il sache vraiment comment ou pourquoi, par une sorcière qui aurait vécu sur la lande... sorcière qui aurait veillé sur lui, jusqu'à ce que le malheureux se perde... son émotion est palpable et je l'entends me dire ce que je soupçonnais : la peur, la difficulté de la vie à Londres, ses combats. Et sans que je ne lui demande, il revient à ce fameux Ragnar dont il avait déjà parlé précédemment. Cet homme l'a aidé à retrouver sa maison, mais malheureusement il est arrivé trop tard et sa protectrice était morte. Le pauvre a l'air bouleversé rien qu'à évoquer cette perte, et il se recroqueville un peu plus sur le sofa, face aux flammes, avant de sourire à nouveau en mentionnant qu'il allait repartir à l'aventure sous peu.

Eh bien James...en voilà des aventures. En tout cas heureusement que tu as pu rencontrer Juniper et Ragnar, ils ont l'air d'avoir bien pris soin de toi, c'est important... Et si tu veux... j'aimerais bien devenir ton ami moi aussi. Je pourrais aussi m'occuper de toi, faire en sorte que tu ne sois plus obligé de voler ou de mendier... Ici tu auras toujours un endroit où dormir et un repas chaud... tout comme la sécurité, si les choses ne vont pas bien. Bien sûr Juniper pourra te rendre visite ici autant de fois que tu voudras... il a une chambre ici, où il laisse quelques affaires, et il m'emprunte des livres pour les lire. Tu pourrais laisser des affaires à toi, si tu veux être sûr que personne ne te les vole...

Un léger tintement me fait dresser l'oreille et je vois Jenkins passer la tête par la porte du salon.

Le dîner est servi monsieur.
Bien mon cher, nous arrivons.


Je me relève et souris à James, lui tendant la main.

Tu viens? On va aller manger, c'est prêt. Le repas nous attend dans la pièce à côté.

Il me suit et je l'emmène dans la salle à manger, ou deux couverts sont mis, l'un en face de l'autre. Une odeur de viande en sauce flotte dans l'air et quand je m'approche je remarque une fricassée de ce qui semble être du veau, ainsi que des pommes de terre au four, cuites dans du jus de viande. Dans un saladier, des petits légumes revenus à la poêle nous attendent.

Assieds toi James, je vais te servir.

Je glisse quelques cuillerées d'un peu de tout dans son assiette avant de la déposer devant lui, et faire de même pour moi. Je me rassieds et fais une rapide prière, avant de saisir ma fourchette.

Bon appétit! J'espère que tout ceci te plaira. Mais tu verras, Jenkins, mon majordome, cuisine vraiment très bien. Mange autant que tu veux, tu as besoin de reprendre des forces après ta chute de l'autre jour...

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Libre pour RP ? : Of course !

✦ Double-compte : Andreas Ström

Mer 28 Sep - 22:04

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Bram semble te comprendre. Ou du moins, il t'écoute, sans jamais chercher à t'interrompre ou à glisser dans tes aventures un semblant de logique ou de doutes. Le médecin accepte que ce soit décousu mais si il t'écoute avec attention, il verra que tout a un sens et que l'histoire est bien conté dans son intégralité. Tu ne frais pas son jugement, ni même ce qu'il pourrait penser de tes aventures, à vrai dire, tu t'en fiches un peu. Si il vient à te dire que ce que tu racontes n'est q'un épais de mensonges, tu seras simplement déçu de voir qu'il n'est pas aussi ouvert à l'aventure que peut l'être Juniper, mais c'est bien tout. Tu n'irais pas jusqu'à t'énerver et tenter de le convaincre. Non, tu accepterais et passerais à autre chose, tout simplement. Devant le feu tu frissonnes et accueilles ses paroles avec un léger sourire. Vers lui tu te tournes et remues doucement la queue, dévoilant à peine tes crocs. Tu apprécies qu'il cherche à devenir ton ami et qu'il t'offre en plus, une nouvelle maison au sein de laquelle tu pourrais être en sécurité et potentiellement heureux. Tu aimerais lui répondre, sauter dans ses bras et t'accrocher à son cou comme tu le fais avec Ragnar et tenter d'exprimer ce qui se passe actuellement dans ta tête. Seulement, au moment où tu aimerais initier ce saut dans ses bras, voilà qu'un tintement de clochette te fait sursauter et te cloue sur place, te faisant regarder avec crainte tout autour de toi. Tu n'aimes pas être pris par surprise et ne sachant pas d'où cela peut venir, te voilà prêt à sortir les griffes. Le domestique du médecin finit par apparaitre et c'est uniquement quand le mot "dîner" est prononcé que tu comprends que tu n'as pas à t'inquiéter. Délicatement tu remues les oreilles et attrapes la main de Bram pour te relever, un sourire aux lèvres.

"Encore ?"

Tu n'oses pas lui avouer que tu ne pensais pas avoir le droit à plusieurs repas dans la journée, ni même lui dire que tu t'estimes chanceux de pouvoir à nouveau faire taire la faim que tu côtoies au quotidien. Sans lâcher sa main tu le suis jusqu'à la salle à manger, le nez en l'air, alléché par les différentes odeurs qui te parviennent. Tes doigts ses resserrent un peu plus autour des siens alors que tu découvres sur la table dressée pour vous les différents plats. Tu le lâches uniquement au moment où il te fait signe de t'asseoir et c'est presque en trottinant que tu rejoins la place face à lui, posant tes griffes sur l'assiette que tu saisis et fais tourner entre tes doigts avant de lui la tendre quand il propose de te servir. Tout heureux et impatient tu lui tends celle-ci, te léchant à moitié les lèvres quant tu vois tout ce qu'il te sert. "C'est ce que je dois manger en un mois…", penses-tu, ignorant désormais ton estomac qui gronde d'impatience. Du regard, tu suis la nourriture qui passe des différents plats à ton assiette et quand il te rend celle-ci, tu n'attends pas qu'il se réinstalle pour manger. Non, tu ne l'observes pas faire de même, ni prier, préférant te jeter directement sur ton repas, attrapant à pleine mains la viandes et les légumes que tu portes à tes lèvres. La bouche grande ouverte tu mâches, prêtant à peine attention à la saveur des aliments que tu dévores, bien trop heureux d'avoir eu le droit à deux repas dans la même journée. À peine as-tu avalé que tu nettoies tes lèvres d'un grand coup de langue, souriant comme un gamin des rues qui réalise sa chance. Tu hoches de la tête à ses mots, plongeant à nouveau tes doigts dans ton assiette alors que tu lui réponds.

"C'est bon… J'aimerais pouvoir manger comme ça tout le temps…." dis-tu en portant tes doigts désormais graisseux à tes lèvres, ne reprenant que lorsque tu as la bouche pleine de légumes et de viande. "Ce serait bien de plus avoir faim sans cesse…" Tu déglutis et croque quand une pomme de terre. "Mais… Je ne suis pas tombé aujourd'hui ? Ou j'ai dormi pendant des jours ? J'ai pas l'impression que ce soit le cas…" Tu mâches, la gueule grande ouverte, n'ayant absolument pas conscience de l'image que tu offres de toi en cet instant. Tu regardes autour de toi, continuant de manger comme l'animal sauvage que tu es, te disant que finalement, c'est un bien bel endroit où s'installer et être choyé.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Mer 12 Oct - 18:09
TJ & Abraham.
Quel étrange et curieux petit personnage... quelle bien étrange histoire et quelle surprenante découverte. Mon petit prodige... Alors que je l'observe, me raconter son histoire avec attention et surtout passion, je me dis qu'il s'est fallu de bien peu de choses pour que ce petit James ne croise jamais ma route. Quelques secondes plus tôt ou plus tard, et il aurait volé la montre de quelqu'un d'autre. C'est dans une autre poche qu'il aurait glissé sa main griffue et à l'heure actuelle, il serait toujours dehors, à souffrir du froid et de la faim, voire peut-être pire. Et quelle était chance, dans toute la grande ville de Londres, cette cité la plus grande du monde, d'avoir une connaissance en commun, ce cher Juniper? Infime, tellement infime qu'elle représenterait un grain de sable dans un désert. Pourtant il est là, pourtant c'est dans ma poche qu'il est venu voler, et prendre ma montre avant de filer comme s'il avait la mort à ses trousses. Et voilà qu'à présent il est ici, assis sur mon sofa, en face de ma cheminée, à me conter sa fabuleuse mais triste histoire. Voilà que maintenant je lui propose de demeurer ici, sous mon toit, auprès de moi, s'il le souhaite, pour être à l'abri de tout ce qu'il pouvait craindre auparavant. Petite chose...si petite chose...

La cloche tinte et rapidement je l'emmène jusqu'à la salle à manger. Je souris quand sa petite main vient attraper la mienne et qu'il la laisse entre mes doigts le temps d'arriver dans la salle à manger. En temps normal je préfère dîner dans mon bureau, ou au salon, plutôt que seul dans cette pièce vide, à cette grande table où ne trône qu'un couvert. Mais là...les choses sont différentes, et nous avons un invité. Jenkins a sorti les chandeliers et l'argenterie rutile. Une appétissante odeur flotte dans l'air et je remarque son regard fasciné autant qu'impatient à la vue du repas. Pourtant, il y a bien des demeures à Londres ou les dîners sont plus recherchés, mais j'avoue que je préfère la simplicité. Un plat unique, un dessert, le thé, et cela me convient. Et puis je suis bien trop occupé pour me permettre le luxe des plus riches de paresser à table avec un service de trois, quatre ou cinq plats. D'ailleurs, cela arrange bien mon majordome, car cela lui fait moins de travail. Comme par magie, il nous a fait apparaître un repas pour deux qui fait luire ses petits crocs d'envie. Le pauvre... trois repas par jour semble être quelque chose qu'il n'a jamais vraiment connu... mais s'il reste, cela va changer.

Je le laisse s'installer, prenant place face à lui, et nous sers. Sauf que pendant que je prie rapidement, j'entends déjà un bruit de mastication tout sauf discret, et quand je rouvre les yeux, je vois qu'il est déjà en train de se servir...à pleines mains, dans son assiette, engloutissant quasiment des poignées de nourriture, et mâchant bruyamment la bouche ouverte. Je hausse une sourcil, et constate qu'il va vraiment falloir lui apprendre beaucoup, beaucoup de choses dans les jours, les semaines, voire les mois à venir... et en priorité, à se tenir à table. Puis je ne peux retenir un sourire quand il m'avoue qu'il aimerait pouvoir manger comme ça tout le temps.
Puis j'ai un léger rire quand je me rends compte que je me suis trompé, en l'écoutant.

Eh bien si tu restes ici tu auras trois repas par jour, et tu n'aurais plus faim...plus jamais. Et tu as raison, tu es tombé il y a seulement quelques heures, j'ai un peu perdu le fil du temps en attendant que tu te réveilles. Tu as seulement dormi l'après-midi rien de plus.

Je l'observe une seconde, à enfourner la nourriture comme un glisse des pelletées de charbon dans un poêle. Une fois qu'il a terminé son assiette, je me racle légèrement la gorge et désigne sa serviette en tissu qui attend sagement, enroulée dans un rond en argent.

James... Tu sais que quand on mange à table, on n'utilise pas ses doigts... tu devrais essayer d'utiliser ses couverts et de ne pas parler la bouche pleine. Tu voudrais...essayer?

Je lui ressers quelques pommes de terre que j'arrose avec de la sauce et quelques morceaux de viande avant de me rasseoir, terminant ma propre assiette lentement, et attrapant un bout de pain pour saucer.

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Libre pour RP ? : Of course !

✦ Double-compte : Andreas Ström

Mar 25 Oct - 14:07

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Tu manges sans penser que tes habitudes peuvent déranger. Sans honte, tu dévores à l'aide de tes tes doigts et lèches le bout de tes griffes comme tes lèvres avec la grâce d'un félin qui n'a pas mangé depuis quelques jours. Sans honte, sans gêne et sans la moindre pudeur, tu manges comme le chat sauvage que tu es, laissant ton regard courir sur les meubles et autres bibelots, tandis qu'au loin, tu perçois le bruit agaçant de l'argenterie contre la vaisselle. Tu remues quelque peu les oreilles en entendant Bram s'excuser de sa maladresse mais tu ne dis rien, te contenant de manger à ta faim. Qu'il se soit trompé n'est pas si grave après tout, la seule chose qui l'aurait été c'est que tu ne te réveilles jamais. Tu frissonnes légèrement à cette idée tandis que du bout de ta langue tu nettoies tes griffes et tes lèvres. Tu sursautes presque lorsqu'il se racle la gorge et pose ton regard doré sur lui quand il commence à t'expliquer qu'il ne faut pas manger avec ses doigts mais avec les couverts en argent qui se trouvent non loin de ton assiette. Tu fronces les sourcils et baisse les yeux vers l'argenterie là où lui tu ressers quelques pommes de terre. Pensif tu observes les objets briller pour toi et en un simple soupir, tu lui fais savoir que ça ne t'intéresse pas d'essayer.

"Non je n'ai pas envie." dis-tu, "Manger avec les doigts c'est plus simple et plus rapide. Par contre, je veux bien garder les couverts pour les échanger plus tard."

Tu les attrapes comme tu peux et les glisse ensuite dans la poche de ton pyjama, recommençant à manger à l'aide de tes doigts. Tu enfournes déjà une autre pomme de terre dans ta bouche que le médecin t'arrête, visiblement effaré que tu te comportes de la sorte. Le tubercule à quelques centimètres des lèvres, tu croises son regard et alors qu'il entame un laïus sur le vol, tu baisses quelques peu les oreilles. Tu continues cependant de manger et c'est quand il se tait enfin que tu laisses échapper un léger soupir de satisfaction. Tu entreprends de te laver le bout des doigts avant de reprendre.

"Ce n'est pas mal si ça t'aide à vivre ou à survivre. Pourquoi ne devrais-je pas ? C'est bien pour moi et ça ne fait de mal à personne. Les couverts….", tu saisis la fourchette entre tes griffes et la fait doucement tourner entre tes doigts fins. "Ils me serviront à avoir quelques pièces que je pourrais échanger contre une nouvelle cape ou des vrais souliers. Je ne vais pas les garder pour mon bon plaisir mais juste pour avoir des vêtements chauds sur le dos ou de quoi manger… Tu comprends ? Et puis, si tu n'as jamais eu à voler pour ne pas mourir de faim… Que sais-tu réellement de ce qui est bien ou non ? Tu dis que c'est mal parce que tu es de ceux qui ne manquent de rien, mais si tu venais à tout perdre… Te retiendrais-tu de voler simplement parce que ce n'est pas bien ?" Tu refermes un peu plus et autant que tu le peux tes doigts autour de la fourchette. "Si oui, tu serais idiot. Le monde n'est pas tendre et sit u ne veux pas devenir un proie et te faire manger, il faut être celui qui attaque et qui se bat pour sa survie."

La fourchette retourne avec le couteau dans ta poche avant que du bout des griffes tu ne viennes tapoter sur le bout de la table. Tu ne penses pas que Bram puisse comprendre ça, il n'est pas comme toi ou Juniper après tout.
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Abraham Sanders
Le médecin filleul de la Mort
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Jeu 16 Fév - 10:34
TJ & Abraham.
Je le regarde comme je pourrais regarder un animal au zoo, ou une curiosité de la nature. Je reste figé, dans un mélange de fascination et d'écoeurement face à sa manière de se jeter sur la nourriture, plongeant ses mains que je sais heureusement propres à présent dans les plats pour les amener directement à sa bouche, les mâchant à peine et les avalant rapidement avant d'attaquée la bouchée suivante, qui est plus une fournée qu'autre chose. Depuis quand n'as-tu plus mangé à ta faim hein? Longtemps, à en voir ton appétit... Et je sens que le moment est venu de continuer son apprentissage des bonnes manières. Je lui propose donc doucement et gentiment de fonctionner différemment, sauf que... le bougre n'a pas l'air de l'entendre de cette façon. Je hausse un sourcil, désarçonné lorsqu'il me dit que non, il n'a pas envie d'essayer. Eh bien... il n'a pas dit ça méchamment, il énonce juste un fait, et par la même, une invitation aussi polie que courtoise de ne pas me mêler de ses affaires. Avant de croire qu'il a la liberté de faire ce qu'il veut de mes couverts, à savoir les garder pour les revendre.

James... tout d'abord tu n'as pas besoin d'aller vite. Tu as tout le temps de manger ici, et personne ne viendra t'enlever ton repas avant que tu ne l'aies terminé. Là-dessus tu peux être tranquille d'accord? Ensuite, ces couverts sont à moi et c'est moi qui décide ce que je veux en faire. Ils vont rester ici et tu ne vas pas les revendre.

Je me racle doucement la gorge tout en le resservant, et tente une première leçon de morale alors qu'il engloutit la nouvelle fournée de pommes de terre avec le même appétit et le même entrain que la première.

Mon grand... voler c'est mal. Tu ne peux pas prendre les choses dont tu as envie sans demander la permission. Par exemple tout à l'heure quand tu as pris ma montre, j'ai été très triste et très inquiet parce que c'est un objet auquel je tiens beaucoup et qui m'est très précieux. Elle m'est très utile. Si tu me l'avais pris je n'aurais pas pu travailler correctement et j'aurais été très embêté.

Tout au long de mon discours il s'applique à vider son assiette une nouvelle fois, ne répondant que quand la porcelaine est étincelante et qu'il commence à se lécher le bout des doigts dans un bruit tout sauf élégant et gracieux. Il me répond ensuite, de façon plus censée que ce à quoi je me serais attendu, me faisant même la leçon en me laissant sous entendre que, vu que j'ai l'air de ne manquer de rien, je n'ai pas mon mot à dire. Et je me retiens de rire quand il conclut que si je ne comprenais pas ses arguments, j'étais un idiot. Le voilà qui fait preuve de plus d'esprit que ce que j'aurais imaginé, ce qui va certainement faciliter son apprentissage.

James, je comprends pourquoi tu as été obligé de voler, et je sais bien que c'était pour ne pas mourir de faim et tout simplement survivre. Ce que je te dis c'est que si tu restes ici tu n'auras plus besoin de le faire. Je te donnerai une nouvelle cape, des souliers et autres, ainsi qu'à manger, autant que tu le veux. Et que donc, tu n'auras pas besoin de voler. Je t'offrirai tout mais en contrepartie j'aimerais que tu ne touches pas à ce qui est à moi. Tu peux demeurer ici avec plaisir, et comme je te l'ai promis, avoir ta chambre où tu pourrais ranger tes affaires. Tu auras un toit sur la tête, de quoi t'habiller et te nourrir, et donc, tu pourras arrêter de voler car tu n'en auras plus besoin. Tu comprends?

Les couverts en argent ont disparu de la table alors que je termine mon petit discours et je souris, désignant sa poche d'un petit geste du menton.

Donc...ce que tu as dans ta poche peut sortir et être rangé avec les autres couverts. Et à la place tu pourrais avoir du dessert. Que dirais-tu d'un pudding? Ou d'une tarte aux fruits? Ca te ferait plaisir?

Je souris alors que je désigne les deux desserts qui attendent sagement sur un guéridon posé près de la table, avec un samovar et des tasses prêtes à être utilisées.

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T. James
Cat Sidhe
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✦ Libre pour RP ? : Of course !

✦ Double-compte : Andreas Ström

Dim 19 Fév - 19:52

Why I must be the thief ?

Oh Lord please won't you tell me, why must I be the thief ?

Ton repas à peine terminé, voilà que tu entames avec le médecin un débat qui en plus de te sembler futile, s'avère être agaçant pour toi à avoir. En effet, les oreilles plaquées sur ton crâne et les lèvres pincées, tu écoutes l'humain te faire la leçon et t'expliquer que tu as tort de vouloir continuer quelque chose qui jusque-là t'a permis de rester en vie et de ne pas complètement mourir de faim, et qui d'une certaine façon, vous a poussé à vous rencontrer. C'est pourquoi, une main posée sur le coeur, à l'endroit où se trouve la poche de ton pyjama et désormais les couverts en argent que tu penses pouvoir échanger dans un futur proche à l'homme qui sent un peu l'alcool et qui te donne toujours une pièce ou deux pour les babioles que tu voles aux humains qui ont la malchance de te croiser dans les ruelles puantes de Londres. Sans dire un mot, tu l'écoutes, ou du moins prétends l'écouter, remuant simplement de la queue tandis que glisse sur toi les arguments qu'il avance. "Il ne peut pas comprendre.", penses-tu. "Il est comme les autres humains... Il a toujours eu de quoi manger, une maison et n'a jamais été perdu." Tu retiens un soupir de justesse. "Il ne sait pas ce que c'est d'être loin de sa maison et de se coucher le ventre vide. C'est un humain. Pas un être sauvage." Tu penses cela sans la moindre méchanceté, comprenant simplement que les hommes ne peuvent comprendre les chats errants. Lui trouve que le vol est quelque chose de mal là où toi tu estimes que c'est nécessaire d'en venir là pour ne pas mourir. C'est ainsi que la vie est. Les humains ont tout ce dont ils ont besoin à portée de mains et toi... Toi tu dois chasser et voler pour ne pas périr. Et même si désormais tu vas avoir le droit de vivre chez lui, tu sais qu'il n'est pas la vieille dame et que contrairement à elle, il ne va peut-être pas éternellement te garder comme animal de compagnie, lui voudra peut-être un jour que tu quittes son salon si richement décoré pour t'en retourner à ta vie de chapardeur.. Tu baisses les yeux vers ton assiette désormais vide et alors qu'un léger silence s'invite à votre table, tu laisses doucement tes griffes s'enfoncer dans le bois de celle-ci, murmurant ainsi pour le médecin qui s'attend sûrement à ce que tu te ranges de son côté quant à la question de voler, t'appâtant en te promettant quelques desserts.

"Tu veux m'échanger les couverts contre du dessert ? Soit."

Délicatement, et du bout des doigts, tu viens saisir les couverts et les tires de ta poche, les reposant alors bien sagement à côté de ton assiette. Tu hésites un instant avant de finalement les lâcher, venant occuper tes doigts en jouant avec les boutons nacrés de ton pyjama. Penaud, tu lèves les yeux vers lui et bougonne un peu, les oreilles toujours basses tandis que ta queue se balance dans le vide, effleurant presque le tapis à vos pieds.

"Mais je veux deux desserts alors. Un parce que je t'ai rendu tes couverts et un second parce que j'ai été sage pendant que tu parlais."

Tu te retiens de justesse de lui dire que c'était pas simple parce que tu n'étais, et n'es toujours pas d'accord avec ce qu'il te dit, pensant que si tu veux manger du pudding et une tarte aux fruits, il faut que tu joues le gentil petit chat. Impatient comme le sont les enfants, tu commences à tapoter la table du bout de tes griffes, jetant quelques coups d'oeil rapides aux desserts qui n'attendent qu'une chose : que tu te jettes dessus.

"J'aurais pu garder les couverts ou dire que tu disais des choses stupides, mais je ne l'ai pas fait." insistes-tu, espérant ainsi le convaincre. "Mais je comprends aussi que tu es un humain et qu'il y a certaines choses que tu ne peux pas comprendre et que ce n'est pas de ta faute si tu as tort... Je t'en veux pas... Y'a plein de choses que je ne comprends pas non plus." Tu dresses une oreille avant de reprendre. "Les chats ne peuvent pas comprendre pourquoi les oiseaux aiment autant chanter après tout."
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