[Perse] Première rencontre...

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Emélie Gregoriu
La dame blanche
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Ven 10 Juin - 22:08
Une rumeur se fit entendre entre les bancs du bateau, comme quoi nous arrivions enfin à notre destination. Voilà des heures et des heures que nous attendions, amassés sur d'inconfortables bancs de bois. Je me penchais vers le hublot où était déjà agglutinées plusieurs personnes, tentant de voir un peu le paysage qui m'attendrais à la sortie.

De grands déserts, à perte de vue. Mais à quoi aurais-je dû m'attendre ? Partout en Roumanie on décrivait ces déserts arides et inaccueillants, dont les habitants vous sautaient à la gorge ou vous capturaient dans un harem pour l'éternité. Mais avais-je le choix ?
J'avais demandé au port à un vieux loup de ciel où pouvais-je voyager (enfin, fuir, mais je l'ai passé sous silence), et celui-ci m'avait immédiatement conseillé la Perse. Il avait réfuté tous mes préjugés, et avait décris le lieu comme un pays aux palais grandioses, et aux habitants aussi chaleureux que le climat. Mais bon, pour le moment je ne voyais que du sable…

Alors, le bateau fit un revers. En dehors de la secousse que cela provoqua, cela fit apparaître un nouveau paysage dans la petite fenêtre, qui me coupa littéralement me souffle.

C'était pile le genre d'endroits dans lequel aurait pu se dérouler une des histoires que je racontais aux enfants. Un paradis de verdure contrastant avec les plaines arides alentours, et dont s'élevait des maison d'une architecture qui m'est totalement nouvelle. Et, au centre, un somptueux palais aux courbes délicates et au raffinement qui contrastaient complètement avec nos châteaux de Roumanie. Tandis que j'admirais, émerveillée, ce nouveau monde, le bateau entama une descente, nous approchant un peu plus de la ville. De la où j'étais, je pouvais commencer à voir les couleurs éclatantes de tissus sur les places, la foule grouillante dans les rues… Je restais subjuguée durant toute la descente, observant tout comme une enfant qui arrivait dans une nouvelle maison.

Mais déjà nous étions arrivés. J'appréhendais un peu ce moment, malgré mon excitation durant le vol. Et si cela se passait mal ? Que pourrais-je faire ? Je ne connaissais rien ici, à peine quelques rudiments de la langue appris pendant le vol, et mes bases d'espagnol qui, je l’espérais, me permettraient d'être à-peu-près comprise.

Je me pressais dans la foule qui se dirigeait vers la sortie, suivant le mouvement de la vague de monde qui ne souhaitait plus que retourner à l'air libre. Lorsque je passa la porte pour arriver sur la passerelle, je fut éblouie par la lumière alentour. Jamais en Roumanie je n'avais vu une telle lumière, ressenti une telle chaleur. Je m'arrêtais un instant, étourdie, quand du monde m'invitait fortement à avancer, alors je descendit rapidement de la passerelle, essayant de regarder autour de moi tandis que mes yeux s'habituaient un peu à la lumière…
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Hesam Raml Alheïri
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Hesam Raml Alheïri
Sam 11 Juin - 16:16
Il ne fallait pas que je m'éternise ici, le palais était un endroit charmant mais malgré cela, il demeurait un petit peu trop calme à mon goût comme à son habitude et je sentais comme un besoin irrépressible d'aller me mêler à la foule et si j'en avais l'occasion, de charmer pourquoi pas quelques demoiselles. Quitte à ce que ce soit une bonne journée, autant qu'elle soit la plus agréable possible. De plus, cela faisait un petit moment que je ne suis pas allé rendre visite à Nazir au Port et je savais pertinemment que si je ne le faisais pas, il allait me faire la tête pendant au moins une semaine. Les Rokh avaient beau êtres des compagnons très fidèles, celui-là, devenait très vite boudeur quand on ne s'occupait pas de lui -un peu comme certaines femmes d'ailleurs- et cela tombait bien, car je profiterais de cette occasion pour aller jeter un coup d’œil sur les nouvelles marchandises tout juste débarqué.

Sans m'attarder, j’ajustai mon turban laissant de grosses mèches violettes dépasser et je me précipitai, torse à l'air, vers la sortie du palais tentant de tromper la vigilance des gardes mais ce fut une tentative qui échoua lamentablement. À peine j'avais passé la gigantesque porte que déjà, deux soldats me collaient aux talons. Je savais que c'était l'une des règles et que lorsqu'un membre haut placé sortait, il devait toujours être accompagné pour sa sécurité, néanmoins je me sentais plus materné qu'autre chose mais comme à mon habitude, je savais que ça ne durerait pas et que je leur fausserais compagnie.

Après avoir fait une grande partie de cache-cache dans les rues bondées de la ville avec mes deux nourrices, j’arrivai enfin seul au port aérien où la concentration de monde était plus importante que de partout ailleurs. Les cris des marchands vantant leurs produits, se mêlaient aux bruits ambiants de déchargement et de chargement des marchandises des navires et de la cohue de la foule. Les odeurs d'épices, de parfums, de nourritures et d'autres fragrances que je n'arrivais pas à identifier se mélangeaient à mes narines et je ne pu m’empêcher de prendre une grande inspiration, un sourire niait aux lèvres. Le port était le centre névralgique de la cité, c'était le lieu qui ne dormait jamais, le lieu où il fallait se rendre, si le sommeil ne dégainer pas venir.

Sans perdre de temps, je m'enfonçai dans la foule saluant au passage les citoyens et les marchands qui me reconnaissaient tout en me dirigeant à l’endroit où Nazir devait m'attendre avec impatience. Je n'avais fait que quelques mètres quand soudain quelque chose attira mon regard. Non, pas quelque chose mais bien quelqu'un. Une femme, une occidentale à la peau blanche comme la neige aux cheveux clairs et aux courbes harmonieuses. Il est vrai que pour repérer de jolies femmes j'étais un véritable détecteur ambulant mais cette fois-ci mon regard avait été attiré par le contraste qu'elle dégageait par rapport à l'ambiance général. Elle avait l'air totalement perdu, ne sachant pas où aller. Je me faufilai donc entre les passants me dirigeant dans sa direction, un léger sourire au visage en essayant d'être le plus discret possible. Arrivé à sa hauteur, je me penchai légèrement vers elle.

-Madame... .

J’adoptai un ton et une attitude qui se voulait le plus rassurant possible, pour ne pas inquiéter mon interlocutrice et tout en défaisant mon turban, je continuai toujours d'une voix calme.

-Vous ne devez pas avoir l'habitude d'une telle chaleur de là où vous venez, surtout qu'aujourd'hui le soleil et particulièrement puissant. Tenez prenez mon turban, j'ai l'habitude et vous en avez évidemment plus besoin que moi, je ne voudrais pas que vous attrapiez une insolation.

Tendant ma coiffe vers elle dans l'espoir qu'elle la prenne, avec un grand sourire aux lèvres je ne m’arrêtais plus.

-J'oublie les bonnes manières, je suis Hesam ! Qu'est-ce qui vous amène dans notre si beau pays, vous devez être si loin de chez vous ?
Hesam Raml Alheïri
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Emélie Gregoriu
La dame blanche
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Dim 12 Juin - 11:23
Très vite, je me sentais étourdie à cause du bruit et de la chaleur environnante. J'avais beau avoir été prévenue du climat, jamais mon corps n'aurai pu imaginer une telle chaleur, et je commençais à voir trouble. Vite, il me fallait trouver de l'ombre. Je regardait autour de moi, mais tout allait si vite, les gens toujours en mouvement, que cela ne fit qu’accentuer mon vertige. De plus, il y avait cette odeur, cette odeur d'épice forte et entêtante qui, bien qu'elle était loin d'être désagréable, commençait à me monter à l'esprit.

Je cherchais du regard quelqu'un, n'importe qui qui serait assez aimable pour cesser un instant ses activités et m'indiquer un lieu où me rafraîchir. Mais les gens passaient sans répondre à mes interrogations, sans doute trop occupés pour répondre à la simple touriste que je suis. Je soupirais et portais ma main à mes tempes, si seulement j'avais pu mieux préparer ce voyage… Mais le temps avait joué contre moi, et je n'avais certainement pas pu me documenter tranquillement avec une accusation de sorcellerie doublée de meurtre sur mon dos…

« Madame... »


Alors, une voix masculine se fit entendre prêt de moi, une voix plutôt douce, rassurante, mais surtout, oui surtout, en espagnol, enfin une langue que je pouvais comprendre ! Je sursautais d'abord, surprise, avant de me tourner vers mon interlocuteur. Un homme, plutôt jeune, à la peau dorée comme je ne l'avais jamais vu auparavant, et aux cheveux d'une couleur très atypique ; violets. Je clignais plusieurs fois des yeux, surprise par ce détail, avant de remarquer autre chose ; mon interlocuteur se promenait torse nu dans le plus grand des calmes, comme s'il s'agissait de quelque chose de normal. Alors qu'en Roumanie, cette tenue incomplète aurait fait rougir plus d'un… Je reportais vite mon regard à son visage, tandis que le jeune homme défaisait un morceau de tissu noué sur sa tête, ce qui faisait tomber sur ses épaules ses longs cheveux, plus longs que les miens, même !

« Vous ne devez pas avoir l'habitude d'une telle chaleur de là où vous venez, surtout qu'aujourd'hui le soleil et particulièrement puissant. Tenez prenez mon turban, j'ai l'habitude et vous en avez évidemment plus besoin que moi, je ne voudrais pas que vous attrapiez une insolation. »


J'essayais de saisir ce qu'il me disais, car malgré mes maigres courts d'espagnol, je n'avais jamais pratiqué directement la langue. Mais il devait avoir compris mon soucis avec la chaleur, ce qui me rassurait énormément, et je lui répondis par un grand sourire. Il me tendait les morceau de tissu qu'il portait sur la tête quelques instants auparavant, mais que devais-je en faire ? Le porter de la même façon ? Je le pris malgré tout, et le regardait, perplexe. Tandis que je l'amenais à l'arrière de mon crâne, le jeune homme continuait à parler.

« J'oublie les bonnes manières, je suis Hesam ! Qu'est-ce qui vous amène dans notre si beau pays, vous devez être si loin de chez vous ? »


Ah, une présentation, ça, je connaissais ! Je m’empressais de lui répondre, un peu hésitante, dans un espagnole qui devait être approximatif et très marqué par mon accent.

« Je… Je suis Emélie, Emélie Grégoriu ! Et... »
Je réfléchissais à comment formuler ma phrase « Je viens de Roumanie, et je voulais voyager... »

Oui, même dans le peu que j'avais dit, il y avais une part de mensonge. Mais il était hors-de-question d'expliquer les réelles raisons de mon voyage à un inconnu. Et puis, je ne savais même pas si j'en était capable, vu mon réel problème de langue.

« Ah, et merci pour ce... »
J'essayais de me souvenir du mot qu'il avait employé « Turban ? C'est très aimable »

Mais pendant que je parlais, je continuais de me battre avec les morceau de tissu, me demandant comme Hesam avait bien pu le faire tenir sur sa tête quelques minutes plus tôt, car j'avais beau essayer de le nouer dans tout les sens, ce « turban » finissait toujours par glisser.
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Hesam Raml Alheïri
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Hesam Raml Alheïri
Dim 12 Juin - 14:15
Tout en l'écoutant avec attention, je la regardais avec amusement se débattre avec le turban que je lui avais offert et je ne pu m’empêcher de sourire à pleines dents, non pas pour me moquer mais bien, parce que je trouvais ça vraiment attendrissant. Je me voyais en elle quand j'avais à peine quelques années, apprenant à nouer cette coiffe pour la première fois.

-Enchanté, Emélie. Donc vous venez de Roumanie, je vois qu'on ne vous apprends pas à attacher un turban chez vous hahaha, mais vous ne devez pas en avoir une grande utilité. Tenez je vais vous aider !

M'approchant de la jolie jeune femme, je me glissais dans son dos pour rassembler ses cheveux en effleurant non sans faire exprès sa fine nuque du bout de mes doigts et tout en enroulant le tissu autour de ses cheveux blonds, je continuais mon discours.

-Vous avez fait un très bon choix de destination pour votre voyage, le climat et l'ambiance de chez nous, vont vous changer de la Roumanie. Je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller pourtant, je voyage beaucoup moi aussi, mais d'après ce que j'ai entendu, c'est un pays plutôt... froid.

J'avais employé le dernier mot avec une pointe d'humour dans la voix, pour ne pas froisser mon interlocutrice. Je savais que beaucoup de personnes dont moi, étaient très fières de leurs nations et je ne pouvais me risquer de paraître impoli en manquant de tact.
Une fois la coiffe correctement nouée sur sa tête, je reculai d'un pas tout en écartant les bras et en admirant le travail.

-Et voilà, c'est terminé ! C'est beaucoup mieux comme ça ! Vous avez sans aucun doute le plus beau turban de toute la ville en ce moment. Dis-je en lui lançant un clin d’œil complice. Et ce n'était pas complètement faux, j'y avais mis tout mon savoir-faire, pour ne pas qu'elle souffre de la chaleur et aussi d'une part pour l'impressionner même si, je savais bien que ce n'était qu'un pauvre bout de tissu noué.

-Et bien Emélie de Roumanie, je vous souhaite un agréable séjour parmi nous et que vos futurs voyages soient doux et agréables.

Dans un dernier sourire, je fis demi-tour pour rejoindre Nazir, mais après quelques pas, je m’arrêta brusquement en fronçant les sourcils. Je ne pouvais certainement pas la laisser toute seule livré à elle-même, surtout qu'elle paraissait complètement déboussolé et que c'était une magnifique jeune femme. C'était complètement indigne de ma part et mes ancêtres devaient probablement me maudire en voyant cela. Je revins donc vers elle avec le même sourire aussi chaleureux, espérant qu'elle ne me tiendrait pas rigueur de ce maque de politesse.

-Je ne sais pas si vous aviez des projets pour aujourd'hui, mais passons un peu de temps ensemble. Vous avez déjà vu un Rokh de vos propres yeux ? Je crois que chez vous, vous les appelez Griffons.
Hesam Raml Alheïri
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Emélie Gregoriu
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Dim 12 Juin - 15:28
« Enchanté, Emélie. Donc vous venez de Roumanie, je vois qu'on ne vous apprends pas à attacher un turban chez vous hahaha, mais vous ne devez pas en avoir une grande utilité. Tenez je vais vous aider ! »

Et bien, heureusement, Hesam ne semblait pas avoir l'intention de me laisser me débattre plus longtemps avec ce bout de tissu. Il souriait alors, et, bien que, vu le contexte, j'aurais pu m'en offusquer, je ne voyais dans ce sourire aucune moquerie particulière. Et puis, même s'il riait de moi, il aurait sans doute de bonnes raison de le faire, vu comme je devais être ridicule en ce moment-même. Je lui adressais donc un sourire gêné en le remerciant à nouveau, tandis qu'il se plaçait dans mon dos pour m'attacher ce fameux turban, et un frisson me parcouru tandis qu'il rassemblait mes cheveux. Ses doigts avaient doucement frôlé ma nuque avant de remonter, et je me demandais si ce geste était volontaire… Mais le voila qui recommençait à parler, et je me concentrais pour saisir ce qu'il disait.

« Vous avez fait un très bon choix de destination pour votre voyage, le climat et l'ambiance de chez nous, vont vous changer de la Roumanie. Je n'ai jamais eu l'occasion d'y aller pourtant, je voyage beaucoup moi aussi, mais d'après ce que j'ai entendu, c'est un pays plutôt... froid. »


Heureusement, je saisissait à-peu-près tout, certains mots s'approchant tout de même de ma langue natale.

« Oui, il fait beaucoup moins chaud en Roumanie, et… L'ambiance est très, très différente. »

J'hésitais un peu, avant d'ajouter.

« … Beaucoup moins agréable qu'ici »

Même si je venais tout juste d'arriver et que je n'avais eu qu'un vague aperçu, je dois avouer que tout ça me plaisait plutôt. Oui, c'est exactement ce que m'avait dit ce voyageur, sur le port. Un lieu à l'ambiance et aux habitants accueillants, comme si… J'étais chez moi. Même si je ne m'étais jamais sentie à l'écart chez mes maîtres, en Roumanie, je savais qu'on ne m'aurais pas traitée comme Hesam le faisait si vite, alors que j'étais encore une inconnue. Il finissait de nouer le turban, et me regardait, l'air plutôt fier de lui.

« Et voilà, c'est terminé ! C'est beaucoup mieux comme ça ! Vous avez sans aucun doute le plus beau turban de toute la ville en ce moment. »


Je portais ma main sur ma tête et touchais du bout des doigts le nœud complexe qu'il y avait fait, très délicatement de peur qu'il ne se défasse. Et, contre toute attente, ce turban me provoquait le même effet que si j'étais à l'ombre. Je lui souriait donc sincèrement.

« Merci beaucoup ! C'est… C'est génial, j'ai moins chaud maintenant »


Il me souriait, puis me lançait avant de faire demi-tour ;

« Et bien Emélie de Roumanie, je vous souhaite un agréable séjour parmi nous et que vos futurs voyages soient doux et agréables. »


Mh ? Il partait déjà ? Une petite vague de déception me traversait, tandis qu'il marchait dans le sens opposé. C'était la première personne à qui je parlais depuis mon arrivée, en quelque sorte la seule attache que j'avais à cette ville… Mais bon, il avait sans doute des choses à faire, et en aucun cas je ne devais trop compter sur les autres. Il me fallait maintenant trouver au moins un lieu où manger et dormir.

Mais alors que je balayais encore la rue du regard à la recherche d'une sorte d'auberge, quand Hesam revint vers moi, à ma plus grande surprise, souriant toujours autant.

« Je ne sais pas si vous aviez des projets pour aujourd'hui, mais passons un peu de temps ensemble. Vous avez déjà vu un Rokh de vos propres yeux ? Je crois que chez vous, vous les appelez Griffons. »


Déjà plutôt étonnée par sa proposition, je restait bouche bée en entendant le nom de la créature.

« Un… Un griffon ? »

La seule fois que j'en avait « vu » un, c'était sur les dessins des livres que je lisais aux enfants. Et, tout le monde savait en Roumanie que ces créatures n'existaient pas, du moins pas dans le pays. Et quand bien même il y en aurait eu, sa Majesté se serait chargée de les éliminer, en temps que créatures magiques.

« I-Il y en a vraiment ? Vous en avez déjà vu ? »


Je regardais mon interlocuteur avec une légère pointe d'émerveillement, et surtout de curiosité. Si les griffons existaient réellement, je tenais absolument à pouvoir en admirer un.
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Hesam Raml Alheïri
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Hesam Raml Alheïri
Dim 12 Juin - 18:43
Devant l'air surpris et les étoiles qui apparaissaient dans les yeux d'Emélie à l’évocation du Griffon, je fus moi-même satisfait de l'effet que j'avais produit. Elle allait pouvoir rencontrer un être de légende que tant d'occidentaux rêvaient de voir une fois dans leur existence, et cela, en seulement moins d'une heure passée en terre Perse. Je me penchai donc vers elle pour lui répondre en lui chuchotant à l'oreille.

-Oui ils existent ! Et je vais vous en montrer un de prés... de très prés même !

Je m'écartai de son visage un sourire en coin accompagné d'un clin d’œil complice. J’espérais que cette proximité ne la mettait pas mal à l'aise car, je me savais être une personne extravertie et directe, même pour un Perse et ce trait de personnalité venait comme par hasard à être exagéré en présence de la gente féminine. Il m'arrivait même parfois à me demander, si je n'avais pas un gros problème de libido et au vue des réactions et de l'évidente timidité que je pouvais apercevoir sur le visage d'Emélie, j'arrivais aisément à comprendre qu'elle n'était pas habituée à ce genre de contact... du moins pas si vite. Et il fallait avouer que la réputation que portait son pays en matière de pudeur et de relations, n'allait pas arranger la chose mais cela, ne me découragerait pas. Il fallait que je me montre conciliant et patient, après tout elle venait juste d'arriver dans un pays aux coutumes étrangères au siens et peut-être qu'au fil du temps, je déteindrais un peu sur elle et l'aiderais à se détendre un peu.

-Avant de nous mettre en route, je vais faire quelque chose pour vous. Ne bougez pas.

J'allais lui offrir une chose qui lui serait indispensable dans le pays et même dans les autres à venir, car toutes les personnes qu'elle croiserait, n'auront pas tous forcément des connaissances en espagnoles. Je tendis donc mes deux mains en direction de la tête d'Emélie, doucement, pour ne pas qu'elle s'inquiète et je les posa sur le turban que je lui avais offert. Me concentrant, je libérai la magie que tous les Djinns possédaient en eux : « J'offre à ce turban le don de traduction » fis-je en langue Perse. Je ressenti alors des fourmillements dans les mains, qui disparurent aussi vite qu'ils étaient venus. Le don avait fonctionné, je les retirai donc satisfait avec un énorme sourire me fendant le visage.

-Maintenant écoutez les gens autour de vous. Lui dis-je en espagnol et en lui laissant le temps d’appréhender la situation.

-Vous arrivez à comprendre ce qu'ils disent n'est-ce pas ? C'est grâce au turban que vous portez ! C'est pour vos futurs voyages. Désormais où que vous alliez dans le monde, on vous comprendra et vous comprendrez tout ce qu'on vous dira.

J'avais exprimé ma dernière phrase dans ma langue natale, pour lui prouver qu'elle n'était pas en plein rêve, mais bien dans la réalité et que cela, n'était pas une illusion.

- Ceci étant fait, suivez-moi, ce n'est pas très loin. Dis-je en désignant du doigt le bout du port et tout en marchand, j'approfondissais au sujet des Rokh.

- Vous allez voir, ils sont impressionnants au début et puis même maintenant, je reste encore subjugué par leur grâce. Je me souviens même la première fois où j'en ai vus un. J'étais avec mon père et mes frères et je ne rêvais que d'une chose, que l'on me transforme en l'une de ces créatures. Drôle de souhait non ? Dis-je avant d'éclater d'un rire tonitruant qui fit se retourner quelques passants intrigués.

Après quelques centaines de mètres parcourus et une description détaillé de l’espèce, on arrivait enfin à l'endroit où Nazir m'attendait. C'était un énorme terrain sablonneux, réservé spécialement à ceux de son espèce. Et qu'elle fut sa réaction quand il me vit ! Il poussa un long cri et se rua sur moi pour me faire la fête, ses neuf mètres de longueur, souleva une énorme chape de poussière à chacune de ses foulées. C'était un magnifique spécimen aux nuances dorées et fauve. Son ventre, son cou et le dessous de ses ailes, arboraient une couleurs blanc crème. Un grand sourire de fierté illuminait mon visage et tout en me tournant pour observer la réaction d'Emélie, curieux, je la rassurai sur l'intention du grand animal.

-Son nom est Nazir, il est un peu foufou, mais il ne faut pas lui en vouloir, il est encore jeune. Et ne vous en faite pas, s'il court vers nous comme ça ce n'est pas pour nous manger. Il n'apprécie pas vraiment la chair humaine. Dis-je d'un ton léger et plein d'humour.
Hesam Raml Alheïri
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Emélie Gregoriu
La dame blanche
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Dim 12 Juin - 22:09
« Oui ils existent ! Et je vais vous en montrer un de près... de très près même ! »

J'étais complètement partagée entre ma pudeur qui se révoltait contre cette proximité, et mon envie d'en voir plus sur ces créatures. Jamais en Roumanie je n'avais vu qui que ce soit se montrer aussi proche avec une femme, même dans des couples. Là-bas, tout le monde gardait une certaine distance avec les autres, ce genre de contact étant réservée à la vie privée. Alors qu'un homme se comporte ainsi dans une foule, qui plus est avec une parfaite inconnue, j'avouais que cela me faisais quelque peu rougir. Et, j'avais beau jeter des coups d’œil gênés aux personnes alentours, cela ne semblait gêner que moi… Au mieux on me lançait des petits sourire amusés par ma gêne, sinon on ignorait tout bonnement le scène… Sans doute cela faisait-il partie des mœurs perses, après tout… Ils avaient bien la réputation d'être extrêmement chaleureux et accueillants, j'avoue que cela m'étonnait tout de même ! Mais bon, je souriais tout de même à Hesam, espérant que me gêne ne se voie pas trop. Alors, il reprit la parole.

« Avant de nous mettre en route, je vais faire quelque chose pour vous. Ne bougez pas. »

Faire quelque chose pour moi ? Alors qu'il m'avait déjà fait don de son turban, et qu'il allait bientôt me montrer une créature légendaire ? Je m'apprêtais à refuser, quand je le vis avancer ses mains vers mon visage. Je retenais alors mon refus, prise d'une grande curiosité. Qu'allait-il faire ? Il posait simplement ses mains sur le turban, et je le regardais d'un air perplexe sans trop comprendre. Alors il se mit à prononcer une phrase en langue perse, et quelque chose d'étrange se passa. Je ressenti à l’intérieur de mon crâne une sorte de… D'énergie, qui semblait traverser mon esprit de part et d'autre. Cela n'était pas spécialement désagréable, simplement très surprenant, et je clignais plusieurs fois des yeux sans comprendre. Il me souriait, et me lançait ;

« Maintenant écoutez les gens autour de vous. »

Je m’exécutais et tendais l'oreille, sans comprendre où il voulait en venir. A côté de nous, un marchand discutait simplement avec une cliente du prix de ses épices et… Je venais de comprendre, écarquillais les yeux. Je comprenais ce qu'ils disaient !! Je me tournais vers Hesam, les yeux grands ouverts et un sourire aux lèvres, émerveillée par ce miracle, tandis qu'il continuait.

« Vous arrivez à comprendre ce qu'ils disent n'est-ce pas ? C'est grâce au turban que vous portez ! C'est pour vos futurs voyages. Désormais où que vous alliez dans le monde, on vous comprendra et vous comprendrez tout ce qu'on vous dira. »

Non seulement je comprenais parfaitement son espagnol, mais aussi la dernière phrase, qui devait sans doute être en perse. Je lui pris les mains, trop émerveillée pour faire attention à mon geste.

« Je…. Merci infiniment, je vous suis éternellement reconnaissante !! Mais… Comment avez-vous pu accomplir ce miracle ? »

Je ne voyais qu'une seule explication possible, pour le moment ; la magie. Mais, cela me paraissait tellement peu probable ! En Roumanie, elle était décrite de façon si virulente, et était interdite… Moi-même, je faisait les frais de ses effets. Alors, comment quelque chose de tel pouvait-elle faire de pareilles merveilles ?

Mais voila qu'Hessam nous faisait continuer notre route, me parlant au passage des splendides créatures que nous allions voir.

« Vous allez voir, ils sont impressionnants au début et puis même maintenant, je reste encore subjugué par leur grâce. Je me souviens même la première fois où j'en ai vus un. J'étais avec mon père et mes frères et je ne rêvais que d'une chose, que l'on me transforme en l'une de ces créatures. Drôle de souhait non ? »

Je souriais, à la fois amusée et attendri par ce souhait d'enfant, tandis qu'Hesam éclatait de rire.

« Non, je comprend totalement ! Cela doit être merveilleux de pouvoir voler ainsi à sa guise… » lui répondis-je avec un sourire rêveur.

Alors, nous arrivions sur un sol sablonneux, et un grand cri comme je n'avais jamais pu entendre auparavant retentit. Et alors, une créature gigantesque nous fonçait dessus, bien plus grande que je n'avais pu l'imaginer. Il avançait vers nous, entouré de fumée qui ne le rendait que plus imposant et superbe. Je reculais d'abord par réflexe, avant qu'Hessam ne me rassure.

« Son nom est Nazir, il est un peu foufou, mais il ne faut pas lui en vouloir, il est encore jeune. Et ne vous en faite pas, s'il court vers nous comme ça ce n'est pas pour nous manger. Il n'apprécie pas vraiment la chair humaine. »

J'eus un petit rire en l'entendant, il parlait de cette gigantesque merveille comme d'un chien de compagnie ! Et, même pendant qu'il parlait, je ne pouvais détacher mes yeux de l'animal. Un animal à la fois rempli de force et de grâce, aux couleurs éclatantes. J'étais complètement émerveillée par ce spectacle, que je n'aurai jamais cru possible auparavant.

« Je… C'est magnifique… Je pourrais le toucher ? Ou au moins l'approcher de plus près... »

J’espérais de tout cœur qu'il accepterait, car, malgré l'apparence imposante de la créature, je ressentais pour elle une attirance et une curiosité inexpliquable.


"C’est à cela que la nuit est bonne, après tout. On emprunte des chemins qui nous mène bien plus loin qu’on ne l’aurait souhaité."
Sahar Mahjtani
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Hesam Raml Alheïri
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Hesam Raml Alheïri
Mar 14 Juin - 21:53
Nazir s’arrêta à quelques centimètres de nous, dans un dérapage contrôlé qui fit s'élever un épais nuage de poussière. Il aimait toujours soigner son entrée de cette façon, pour montrer bien entendu qu'il était présent et faire son intéressant. Et comme à son habitude il s'approcha, en me donnant de légers coups de sa massive tête d'aigle, me bousculant quelque peu au passage.

-Oui Nazir, oui, je suis là maintenant, toi aussi tu m'as manqué !

Dans un grand éclat de rire je t'entai, de calmer sa fougue tout en flattant son encolure et en passant ma main sur une de ses ailes doré. Il avait l'air heureux que je sois là et je me doutais bien que si j'avais repoussé l’échéance de ma venue, il aurait été un peu moins accueillant. Balayant cette idée d'un geste de la tête, je continuais à inspecter la moindre parcelle de son anatomie pour m'assurer qu'il n'avait rien, quand je sentis soudainement sous sa peau, ses muscles se tendre. Intrigué et fronçant les sourcils, je levai la tête dans sa direction pour en comprendre la cause, quand je le vis fixer intensément de ses yeux de rapace, Emélie, qui avait demander de s'en approcher.

Ni une ni deux, je me plantai aux côtés de la jeune femme, d'une part pour rassurer Nazir sur les intentions d'Emélie et de l'autre, pour lui venir en aide si jamais la créature avait décidé de rendre cette rencontre, plus compliqué que prévu. Au moins tant que je me tenais à côté d'elle, je savais que le Rokh n'oserai pas utiliser sa foudre par peur de me blesser en même temps. Sa trop grande méfiance vis-à-vis des personnes qu'il ne connaissait pas, était l'une des plus grosses critique que je pouvais faire à son encontre et il m'arrivait même parfois à me demander si durant son dressage, je ne l'avais pas un peu trop couvé jusqu'à maintenant. Dans tous les cas, il fallait absolument que l'on travaille sur ce point si je ne voulais pas qu'un jour, une mère vienne me voir l'arme à la main pour me dire que mon Rokh avait blessé l'un de ses rejetons et pourquoi ne pas commencer maintenant, tous les facteurs étaient réunis, c'était le moment idéal.

Je me retournais vers Emélie avec le sourire le plus rassurant que je pouvais donner et je lui tendis ma main ouverte, paume vers le haut.

-Je vais accéder à votre requête Emélie, si vous me le permettez, j'aurai besoin de votre main.

La saisissant délicatement par le poignet, je la rapprochai avec douceur et sans geste brusque, vers la tête de Nazir, qui continuait à la regarder fixement. Tout en observant attentivement les réactions des deux parties, je m'adressais à la jeune femme d'un ton doux et calme à la foi.

-Montrez-lui que vous n'avez aucune mauvaise intention à son égard et que vous voulez juste apprendre à le connaître car, ils peuvent sentir ces choses-là.

Je m'adressai ensuite à l'animal qui soufflait et s'agitait, de la même voix avec laquelle je m'y étais pris avec Emélie.

-Nazir, voici Emélie, elle est originaire de Roumanie et elle est venue passer quelques jours, je l’espère parmi nous. Lui dis-je en me tournant vers la concernée lui faisant un clin d’œil. C'est une amie donc tu n'as aucune raison de la craindre.

Après quelques secondes qui me parurent bien longues, la main de la jeune femme se posa finalement sans encombre sur le bec du Rokh, qui part ailleurs avait accepté le contact. Mon visage affichait désormais un sourire satisfait et m'approchant de l'oreille d'Emélie je lui demandai de faire une chose.

-Maintenant parlez-lui.
Hesam Raml Alheïri
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Emélie Gregoriu
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Sam 18 Juin - 21:53
Finalement, la comparaison à un petit chien n'était pas si exagérée que ça, à voir le comportement du griffon ! Car malgré son entrée très impressionnante, le voila qui se comportait avec Hesam comme l'aurait fait n'importe quel animal de compagnie. Je souriais devant la scène, et m'approchait légèrement, espérant qu'Hesam allait accepter ma requête. Mais alors, le gigantesque animal tournait la tête vers moi et me fixait de ses yeux persans. Je m’immobilisais, soudainement inquiète, comme si je venais de me rappeler que la créature mesurait tout de même quelques bons mètres, et pouvait me tuer sans soucis si l'envie lui prenait.

Heureusement, Hesam venait se placer à mes côtés, juste entre la créature et moi. Sans doute avais-je eu de bonnes raisons d'être mal à l'aise, car malgré le sourire qu'il abordait, il n'avait pas l'air franchement rassuré non plus. L'animal me fixait toujours, et je me reculais un peu derrière Hesam, commençant à regretter ma demande.

J'allais renoncer et m'écarte encore, mais Hesam ne semblait pas avoir été découragé par l'attitude du griffon, et se tournait vers moi en me tendant la main.

« Je vais accéder à votre requête Emélie, si vous me le permettez, j'aurai besoin de votre main. »

J'allais lui dire que ce n'était pas la peine, que je pouvais aller attendre un eu plus loin quand il pris mon poignet pour l'avancer vers le griffon, doucement certes, mais ça ne suffisait pas rassurer pour autant. L'imposante créature me fixait toujours avec les même yeux méfiants, comme s'il s’apprêtait à me sauter dessus à tout moment.

"Montrez-lui que vous n'avez aucune mauvaise intention à son égard et que vous voulez juste apprendre à le connaître car, ils peuvent sentir ces choses-là."


Facile à dire ! Je n'avais certes aucune mauvaise intention envers l'animal, mais s'il sentait aussi la peur, ça allait être difficile de la cacher. J'avais eu le même problème quand, petite, j'avais monté un cheval pour la première fois. Et, si j’avais réussi à me calmer à l'époque, comment faire face à une peur aussi naturelle que celle-ci ? Il pouvait me blesser de mille façon différente, d'un simple coup d'aile qui me ferait assurément tomber, à un claquement de bec qui pourrait sans soucis me sectionne un membre. J'essayais cependant d'arborer un sourire la plus amical possible, qui devait jurer avec mon regard terrifié. Hesam prit alors la parole, tenant peut-être de calmer la bête.

« Nazir, voici Emélie, elle est originaire de Roumanie et elle est venue passer quelques jours, je l’espère parmi nous. Dit-il en m'adressant un petit clin d’œil C'est une amie donc tu n'as aucune raison de la craindre. »

Je continuais d'adresser un sourire amical au griffon, et souriais un peu plus à la demi-proposition d'Hesam. Je n'avais aucun endroit où aller pour le moment, donc la perspective de rester avec lui me plaisait plutôt. Finalement, mes doigts touchèrent l'énorme bec de l'animal, sans que celui-ci ne montre de signes particuliers de refus. Alors, Hesam se penchait ves moi et me souffla à l'oreille.

« Maintenant parlez-lui. »


Là, j'eus un petit mouvement de surprise. Lui parler ? Mais lui dire quoi ? Surtout ma peur qu'à la moindre gaffe, il se rue sur moi… Et puis, il y avait Hesam, que raconter devant lui ? Non pas que j'avais peur, mais parler ainsi, comme ça, j’avais peur de passer pour une idiote… Mais bon, ne rien dire serait encore pire, alors je relevais la tête et m'adressait au griffon.

« Hem…. Et bien, tout d'abord je suis désolée pour toute à l'heure… Je n'aurai pas dû vous approcher ainsi, c'était très impoli de ma part... »

Je le regardais d'un air gêné, observant ses réactions. Comprenait-il vraiment notre langage ? En tout cas, la créature continuait de me fixer, semblait presque attendre la suite.

« Comme l'a dit Hesam, je viens de Roumanie… Vous savez, là-bas on raconte que vous n'êtes qu'une légende... »
Je le surveillais attentivement, craignant de le vexer « Alors, quand j'ai appris que vous existiez, et qu'en plus j'allais avoir l'occasion de vous approcher… Je n'ai pas réfléchi, et je me suis avancée un peu trop vite, vraiment désolée... »

Je lui adressait un petit sourire gêné, espérant qu'il comprenait mes excuses. Mais le griffon avait l'air intelligent, et continuait de me fixer, mais avec, cette fois, un peu moins de méfiance dans son regard...
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Hesam Raml Alheïri
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Hesam Raml Alheïri
Jeu 28 Juil - 15:40
À ma grande satisfaction, la petite présentation de la belle blonde avait eu pour effet d'apaiser le grand Griffon. Le regard menaçant qu'il affichait il y a quelques secondes, avait laissé place à un air beaucoup plus détendu et il commençait même à s'approcher de son interlocutrice avec curiosité. Malgré la réussite de cette rencontre, j'avais tout de même joué avec le feu en tentant une approche aussi rapide entre les deux et sans préparation au préalable. Mais parfois, il fallait prendre des risques pour pouvoir avancé et je ne pouvais que me réjouir de ce pari réussi, malgré de gros risques pour la demoiselle.

-Tu vois Nazir, elle ne te veut aucun mal. Elle est juste venue pour te rencontrer et je suis content que tu l'aies laissé s'approcher de toi.

Je passais fièrement ma main dans le magnifique plumage de sa tête tout en le gratifiant d'un petit sourire. Il avait réussi non sans une pointe d’inquiétude, le premier test que je lui avais fait passer avec Emelie. Tout cela aurait vraiment pu très mal finir, j'en étais conscient mais, il avait su garder son calme, comme j'en attendais de lui. Mais cette petite victoire, ne voulait pas non plus dire, qu'il était prêt à affronter une foule entière d'inconnus à l'image de ses ainés, qui pouvaient être approchés sans crainte par de nombreuses personnes lors de transport de marchandises par exemple. Mais je ferais tout pour que ce jour arrive.
Je reportai ensuite mon intention sur Emelie qui, ma fois, avait fait preuve d'un grand courage face à une bête qui était considéré dans son pays, comme une légende pour enfants.

-Vous vous rendez compte que vous venez de devenir une pionnière pour votre nation ? Vous êtes l'une des rares personnes de Roumanie à avoir vu un Griffon et vous êtes surement la seule à en avoir touché un !

J’espérais que cette petite remarque lui tirerait un sourire, j'étais persuadé de ce que je disais car son pays n'était pas réputé être le plus accueillant en ce qui concerne les êtres magiques et la magie en général et si je devais y mettre un pied et que l'on découvrait que je faisais partie de cette catégorie, il y avait fort à parier, que mon corps serait vite allégé du poids de ma tête. Cette pensée glauque me fit pouffer d'un rire sarcastique. Comme si j'allais me laisser faire !

-Et si vous me dites que non, je vous réserve une petite surprise avec Nazir, mais pour ça, il va falloir attendre jusqu'à ce soir et à ce moment-là, vous ne pourriez plus dire que vous n'êtes pas la première femme de Roumanie à avoir fait cela.

Je ponctuai ma phrase d'un petit clin d'œil afin d'accentuer le mystère autour de cette évocation. Enfin, j’espérais ne pas trop m’être avancé sur ce projet, car il fallait que le premier concerné, c'est-à-dire Nazir, soit d'accord de faire monter sur son dos une personne qu'il connaissait à peine et cela n'était pas encore gagné. Mais dans le cas où il accepterait, la ville de nuit vu du ciel, éclairé par des milliers de lanternes et bougies, serait surement l'un des plus beaux souvenirs qu'elle garderait de la cité.

-Mais pour l'instant, vous devez surement avoir envie d'en découvrir un peu plus sur notre si belle ville et par ailleurs, je ne sais pas vous mais moi j'ai une petite soif. Je m'adressai ensuite à Nazir tout en flattant son encolure. Ne t'inquiète pas mon grand on reviendra très vite avec une surprise pour toit. Fis-je en faisant référence au vol nocturne qui se profilait à l'horizon.

Avec un magnifique sourire je me penchai vers la jeune femme pour lui souffler à l'oreille :

-Vous n'allez pas être déçu, j'en suis sure.
Hesam Raml Alheïri
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Emélie Gregoriu
La dame blanche
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✦ Libre pour RP ? : Bien sûr!

Mar 2 Aoû - 10:03
A mon plus grand soulagement, la créature semblait s'apaiser au fur et à mesure que je parlais. Il s'approchait même, comme un enfant un peu curieux. Je souriais, commençais presque à trouver à cette animal légendaire un aspect… Attendrissant. Bien qu'il fût toujours aussi imposant. Je lui adressais un petit sourire, tandis qu'Hesam s'adressait à lui ;

« Tu vois Nazir, elle ne te veux aucun mal. Elle est juste venue pour te rencontrer et je suis content que tu l'aies laissé s'approcher de toi. »

Je fus assez surprise par cette remarque. Le Griffon n'avait donc pas l'habitude d'être approché ? A la fois, cela expliquait sa réaction en me voyant… Mais en même temps, cela me faisait prendre conscience du risque que j'avais pris… Hesam n'aurait-il pas mieux fait de me demander de rester à l'extérieur, loin de l'animal ? Certes, voir un animal aussi légendaire m'a fait plaisir… Mais dans l'idéal, je ne souhaitais pas me retrouver victime d'un accident dès mon premier jour en Perse ! Mais là, à voir le Griffon se faire gentiment caresser par Hesam, je calmais mes craintes et me décidait de me détendre un petit peu. Après tout, ce n'était pas tous les jours qu'on voyait un animal pareil, donc le jeu en valait la chandelle !

« Vous vous rendez compte que vous venez de devenir une pionnière pour votre nation ? Vous êtes une des rares personnes de Roumanie à avoir vu un Griffon et vous êtes sûrement la seule à en avoir touché un ! »


J’eus un petit rire en entendant ceci. Effectivement, je doutais que qui que ce soit en Roumanie accepte d'approcher ce genre d'animal… Beaucoup trop magique. Là-bas, tout ce qui s'approche de près ou de loin à cette… Chose, c'était mauvais, et l'idée d'approcher volontairement un être magique y était ridicule. D'ailleurs, je me demandais ce que pensaient les Perses à ce sujet. Hesam, lui, devait l'apprécier, je pense… Mais qu'en était-il des autres Perses ? Après tout… Peut-être qu'ici, cette satanée malédiction était acceptée, voir même bien vue ? Enfin, je ne pensait pas qu'on puisse apprécier quelqu'un qui prévoyait la mort, où que ce fut. Alors, mieux valait cacher tout cela, aussi longtemps que possible. En espérant que je ne soit pas encore obligée de fuir…

« Et si vous me dites que non, je vous réserve une petite surprise avec Nazir, mais pour ça, il va falloir attendre jusqu'à ce soir et à ce moment-là, vous ne pourriez plus dire que vous n'êtes pas la première femme de Roumanie à avoir fait cela. »


Là, il avait éveillé ma curiosité ! Je lui adressais un petit sourire :

« Et bien, d'habitude, je vous aurait cru sur parole… Mais, au vu de ce que vous dites, je pense vous contredire… Juste pour voir cette fameuse surprise que vous me réservez »


« Mais pour l'instant, vous devez sûrement avoir envie d'en découvrir un peu plus sur notre si belle ville et par ailleurs, je ne sais pas vous mais moi j'ai une petite soif. »


Je rougissais un peu tandis qu'il s'adressait à Nazir. Il me restait certes un peu d'argent, mais pouvais-je me permettre ce genre de dépense superflue ? Et demander à Hesam de payer serait d'une incroyable impolitesse, au vu de ce qu'il avait déjà fait pour moi. Mais déjà, il revenait vers moi, pour me glisser à l'oreille :

« Vous n'allez pas être déçue, j'en suis sûr. »

Je lui adressais un petit sourire, ravie de la perspective qu'il me proposait, mais, par politesse, il me fallait refuser son invitation, à boire tout du moins. En espérant que cela ne l'offusque pas.

« J'ai hâte de voir ce que vous me proposez… Mais en revanche, je ne pense pas pouvoir boire avec vous, je dois garder de l'argent pour plus tard... »


J'ajoutais rapidement, pour me justifier :

« Je suis partie de Roumanie assez précipitamment, sans avoir le temps d'économiser. »

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Narrateur
Conteur d'histoires
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Mar 1 Nov - 11:35

Les princes peuvent avoir bon coeur et celui de Hesam semblait aussi vaste que son pays. Face à la déconvenue de la jeune femme il l'invita sans réserve, lui faisant découvrir mille et une merveilles lui offrant même l'hospitalité de son toit, le temps de son séjour. Si seulement il était aussi aisé de calmer les conflits entre deux contrées si dissemblables.

RP terminé


© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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