« L'Antique » Février 06

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Mer 15 Juin - 13:12

Citation :
Comme demandé par la personne qui a fait la demande de quête, le thème sera la chasse de créatures magiques. Il est donc possible, si vous voulez rejoindre la quête, d’être du côté des chasseurs ou du coté des créatures magiques. Shísān et Louie libre à vous de dire si vous vous êtes rencontrés avant ou sur le terrain.

Vous vous situez à quelques lieux de la Cité Interdite. Depuis quelques jours des rumeurs étranges circulaient. Comme quoi on apercevrait, de plus en plus, des élémentaires venir en ville et s'attaquer, non pas aux Chinois mais à leurs biens. Ils entraient dans les maisons, cassaient la porcelaine, des vitres...

Certains Chinois trouvaient cela dérangeant mais sans plus. Un coup de pied dans ces foutues être de magie et elles s’éclataient contre le mur comme de vulgaires gouttes de pluie. Ce qui était plus dérangeant était qu'on racontait qu'une véritable horde de Fungals arrivait en Chine. Certains voyaient là une Nature prenant vie, à l'image des hybrides.

Les plaintes des Chinois arrivaient en masse. Même dans la Cité Interdite certains racontaient avoir vu des feux-follets. Malgré les menaces pour faire taire ces rumeurs, des habitants en avaient entendu parler. Certains se demandaient si l'empereur de Chine n'était pas en train de trahir son pays pour accepter la magie sous une quelconque idée farfelue.

On pouvait entendre aussi que les créature proviendraient de la pagode hantée, ou de ses alentours. Personne n'osait y aller, de peur de se salir l'âme en croisant un être de magie. Mais une chose était certaine : tous grondaient contre l'empereur et demandaient la résolution de l'affaire.

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Shísān Wǔ
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Mer 15 Juin - 22:52
Héhuā serra les dents lorsque le coup la projeta au sol. Elle n’entrouvrit pas les lèvres alors que la douleur sourdait de sa tempe. Yeux baissés elle ravalait ses larmes effaçant toute émotion sur son visage lunaire. La main de l'homme la saisit par le bras la tirant vigoureusement, la forçant à se lever malgré ses jambes flageolantes. Ses bras enserrés par l'étau des mains de l'homme, Héhuā dut ouvrir les yeux alors qu'elle ne souhaitait qu'une chose : les fermer, se boucher les oreilles, se soustraire au monde et à sa violence.

La gifle lui arracha un cri – expression de douleur d'un animal apeuré, pris en tenaille par un prédateur. Elle aurait voulu hurler à la clémence mais sa bouche demeura close. On lui avait appris à n'être qu'une silhouette parmi tant d'autres, une ombre de la Cité Interdite, une compagnie attrayante lorsqu'on la mandait. Mais on ne lui avait pas appris à échapper à la violence d'un époux.

La voix de son époux la fit trembler de la tête aux pieds. Elle aurait tout donné, en cet instant, pour disparaître. Tout plutôt que de subir les coups qui pleuvaient sur elle, drus comme des grêlons.

« … ta faute ! Concède ta vilenie, femme. C'est toi qui les a appelé. Toi et tes charmes nocturnes, tes danses au clair de lune... Ils t'ont vu... Te mouvoir comme un serpent blanc à la lueur nocturne... »
« Non. » hoqueta Héhuā. Ses nerfs lâchaient. Elle voulait que tout cela s'arrête. Au plus vite. « Je vous en conjure... Croyez... »

Le camouflet l'envoya cogner contre une colonne. Héhuā s'y raccrocha avec tout le désespoir d'un noyé trouvant une bouée. Sa nuque ploya sous le regard de son époux. Les doigts saisirent son menton, l'obligeant à relever la tête. On ne se soustrayait pas à un ordre de l'empereur.

« Tu paieras. J'extrairais ton âme de serpent, ton âme véritable, ton âme de sorcière. Et si j'avais tort... Que Bouddha me pardonne et me guide sur un chemin plus éclairé. »

Héhuā ne dit mot. Elle s'abandonna aux bras des gardes eunuques, poupée de son au regard éteint. Au moins était-ce désormais fini. Bien fini.


La mort de Héhuā n'apporta aucun changement au sein de la Cité Interdite. Les feux-follets continuaient à mener leur gigue, éclairant les ruelles d'une pâle lueur bleutée donnant, aux habitants, des allures de fantôme. Derrière chaque fenêtre on pouvait entendre la déclamation des sutras – on tentait de trouver, au sein des croyances, un moyen d'expier ce mal qui rôdait au-dehors. Même l'empereur les récitait tandis que, sous son regard impassible, l'on torturait de potentiels êtres usant de magie.

La délation n'avait jamais été aussi pressante depuis ces migrations magiques incongrues. Pourquoi de telles créatures avaient-elles décidé de venir folâtrer au sein des terres les chassant à vue ? Mystère. Shísān y voyait là l'action de sorciers et de fées voulant mettre en déroute l'empire. Commandités par d'autres couronnes, qui sait ? La politique était si pleine de surprises.

Le bourreau, pour sa part, était assuré de ne pas finir au chômage. Les potentiels coupables se succédaient, les têtes s'empilaient. Le sang pouvait couler, tout cela ne résolvait rien. Et le peuple, peu à peu, grondait telle une meute de chiens réclamant des explications, grondant sourdement auprès de son maître.

Après une enquête poussée, le conseiller rapporta à l'empereur qu'une forte présence de magie se serait fait sentir au sein d'une pagode réputée hantée. Un lieu entouré de mystères à cause des récits que les femmes se chuchotaient à la veillée, auxquels l'empereur ne prêtait aucune foi. Néanmoins, au vu des témoignages, mieux valait se rendre sur place. Et faire appel à du personnel compétent en la matière.

Proposez argent sonnant et trébuchant en échange d'une purge et vous attirerez l'attention de mercenaires. Louie vint s'engluer à l'appel de la Chine telle une mouche se collant à du miel. L'homme fit sensation au sein de la Cité Interdite. Le mot « démon » fut souvent répété, à demi camouflé derrière une manche. Shísān l'avait observé le Louie, l'avait questionné, s'était permis un sourire à la mention de ses particularités d'androïde.

« J'avais contacté votre roi pour en apprendre plus sur vos autres. » Mais la lettre était demeurée morte. Était-elle jamais parvenue à destination ? « Lorsque votre mission sera achevée, il nous faudra discuter... de vos... attributs non organiques. »

Les Androïdes avaient toujours fascinés Shísān. Sublime alliage entre l'organique et la mécanique, quintessence de l'industrie, évolution logique de l'humanité. Approcher Louie lui permettrait de mieux appréhender ses semblables, de mieux en comprendre le charme.

Mais chaque chose en son temps. La purge d'abord.


Shísān descendit de son automobile avec lenteur, détaillant la pagode comme il aurait observé une potentielle concubine, jaugeant ses atouts. Sa bouche se plissa à la vue de cette ruine. Il se promettait fort, la purge terminée, de détruire cette antique demeure. Du reste si de la magie souillait ce lieu, en faire table rase serait la meilleure attitude à adopter.

Louie marchant à ses côtés, telle une ombre, Shísān s'avança jusqu'à l'entrée de la pagode. Un frisson coula le long de son échine, tel un serpent glacé. Nulle odeur curieuse ne flottait dans l'air – hormis celle de Louie, relent de peau mal lavée et d'huile de moteur, et celle de l'humidité suintant de la terre meuble. Des bruits se firent entendre arrachant un sursaut au chauffeur qui n'osait pas quitter sa place tant que l'empereur ne lui en donnait pas l'ordre. Quelques gardes, formant une petite délégation, avaient accompagné leur souverain. Tous attendaient, silencieux, la main posée sur la crosse de leur fusil.

La main de Shísān s'agita près de Louie, au niveau de ses yeux. L'homme surplombait l'empereur d'une bonne tête, rendant le contraste entre les deux encore plus saisissant. La belle et la bête. Le distingué et le négligé.

« Si nous devons croire ce qui nous a été rapporté, tout proviendrait de ce lieu. Si vous devez user d'explosifs, prière est faite de me donner le temps de m'écarter avant la mise à feu. Que je ne sois pas blessé. »

Mais aussi parce que Shísān n'appréciait plus, depuis des années, d'être près d'une flamme. La faute à une certaine renarde. Sa paupière droite tiqua.

« Mes hommes sont là pour vous aider si vous en ressentez le besoin. Aucune engeance magique ne doit être encore en vie. Nous devons purifier ce lieu. » conclut Shísān en écartant les bras, semblant vouloir envelopper la pagode avec.

Un discours que n'aurait pas renié un Inquisiteur de la vieille époque.


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Louie
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Mer 15 Juin - 23:18


L'Antique

with Shisan



L’automobile avait du chien, contrairement à ce pays à la fausse dignité maniéré, son peuple écrasé aux visages de citron et ses constructions alambiquées aux bords recourbés comme la moustache de quelques empereurs. Des pays d’Asie que Louie avait visité, la Chine était certainement son plus détesté. Il n’appréciait pas leur pudeur, leurs chuchotements, leurs manigances de serpent et leurs manières hypocrites. Au Sud, on avait au moins le sens de la fête, avec l’alcool coulant à flot, les filles faciles toujours dénudées, les garçons entreprenants et la pauvreté qui vous poussait au bout de vos extrêmes. Calé sur son banc, drapé dans son long manteau de cuir croûté et le sourire implacable ne montant pas jusqu’à ses yeux, Louie se trouvait tout de même malmené autant par les chaos du véhicule que par la petite taille de l’ensemble. Aux côtés de l’empereur, il faisait office de géant, mais n’en finissait pas de se détourner du paysage pour observer le profil racé de son commanditaire.

Pour cette fois, il travaillait en solo. Les Renégats étaient postés un peu plus au nord pour Dieu seul savait quelle mission. Lui avait seulement surpris la rumeur et attiré par le chaos, l’envie d’en démordre avec un peu de challenge magique et l’appât du gain évidemment, s’était descendu aux portes de la Chine, franchissant la grande muraille, répondant à l’annonce avec l’innocence ricanante du type à qui on ne peut rien refuser. Sur son chemin, il s’était amusé à impressionner les vers de terre noyés dans leur terreur et quand même s’était promis d’éviter toute connerie ectoplasmique – les fantômes avaient tendance à le rendre nerveux et la nervosité jouait sur ses tripes en membranes, comme quoi le stress pouvait même atteindre l’inorganique.

Fort heureusement pour sa digestion, quelque chose avait su attirer son attention.

L’empereur.

Shisan Wu – foutre à ces accents à la con. C’était une petite brindille aux longs cheveux noirs, bien raide et tout engoncé dans son orgueil de dirigeant. Il portait des tuniques larges qui lui donnaient une allure presque féminine et si ce n’était la brûlure à son œil droit, le minet aurait pu passer aisément pour l’une de ses sœurs disparues. Bien évidemment, l’objectivité de Louie étant remise en cause par sa propre virilité de poils et de sueur rance, cette description ne devait pas convenir à tous. Mais son regard clair avait brillé de convoitise en observant le dirigeant et l’idée lui grimpait le long de la colonne vertébrale de soulever un peu ces machins dont il se drapait pour observer la blancheur jaunâtre de son cul d’altesse impériale.

Il devait l’avoir aussi attrayant que n’importe quelle geisha du Japon, pour ce qu’il en devinait. Et sa fidélité envers la fleur rouge lui donnait envie de laper la blessure de son visage, comme un parchemin racorni. Ce fut donc à la demande de Shisan concernant ses attributs non humains que Louie se permit un simple sourire engageant.

Oui. Il pourrait tout avoir. Sans problèmes.

A l'idée de l'après, complétant cette pensée avec sa grivoiserie coutumière, Louie le laissa donc descendre de la voiture en premier, histoire de mater l’ensemble. Et le suivant tranquillement, mains dans les poches, attention enfin centrée sur le bâtiment dégradé qui leur faisait face, s’imagina quelques scènes qui eurent tôt fait de renvoyer le déjeuner de Boudha à son écuelle.

Shisan fut heureusement présent pour le rappeler à sa mission. D’un geste de la main que Louie trouva tout à fait délicieux.

« Des explosifs ? » Le rire le secoua comme un aboiement bref. « Vous avez la magie qui colle aux semelles de vos mignons et vous avez envie de faire péter le lieu qui en est à l’origine ? Autant craquer une allumette devant la gueule pleine de souffre d’un dragon – l’idée doit vous parler, hein, Shisan ? »

Les altesses, empereur, votre honneur, messire mes couilles, c’était décidément pas pour lui.

« Avant de menacer d’mort ce qui se trouve à l’intérieur, on va déjà aller se présenter de manière correcte. Apparemment en Chine, on frappe pas aux portes. Mais chez moi on m’a appris quelques bases. Bougez pas de là avec votre tunique toute pimpante, j’veux pas que vous la froissiez. » Agitant ses boucles, la démarche assurée mais tranquille, Louie grimpa les quelques marches menant à la porte, faisant peu cas des gardes et du chauffeur – d’une nervosité extrême. Il prit le temps de se repeigner avant de lever la tête sur le premier balcon qui les surplombait.

Ca faisait bien cinq étages sans compter l’espèce de tige à son sommet. Si y’avait âme qui vive dedans, elle pouvait fort bien être accompagnée.

Louie leva le poing et après un regard goguenard à l’égard du petit moucheron, se promettant de le rassurer en l’envoyant se bercer sur ses genoux, frappa trois coups dociles.









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Dim 19 Juin - 15:06

Les hommes de l'empereur étaient tous de vaillants guerriers prêt à chasser des terres de leur souverain tout ce qui avait trait à la magie. Ils étaient prêts à perdre leur vie sur le champ de bataille plutôt que de trouver un compromis. C'est pour cela que, quand l'homme qu'avait engagé l'empereur, partit à la porte pour être diplomate. Les murmures entre les soldats sur son comportement se firent nombreuses. L'empereur de Chine, lui, n'entendait même pas les paroles de ses soldats, trop concentré sur l'homme qu'il avait engagé.

Une main mauve et griffue traversa la porte pour tendre le doigt devant le visage de Louie, pointant une partie de la foret derrière l'empereur de Chine. Louie suivit du regard et vit tout ce qui se passait derrière.

Mais les soldats étaient moins focalisés sur Louie. Après qu'un des hommes cria « Créatures magiques ! » la plupart des soldats se mirent en garde et regardaient leur empereur attendant les ordres de ce dernier. Car une cinquantaine de Fungals étaient sortis des bois et se dirigeaient vers la pagode.

Au loin un bruit lourd et des arbres qui bougeaient. Les Fungals n’étaient peut-être pas la seule chose qui viendrait à leur rencontre...



hrp : Shisan est totalement à l'ouest, fasciné par les fesses de Louie ? Il ne réagit pas spécialement sur le moment. Les gardes attendent les ordres. Quant à Louie il voit tout ce qui se passe et peut donc prévenir tout le monde si il le veut, et réveiller les endormis qui voient rien.

Vous avez donc pour le moment un Mei à la porte, et une horde de Fungals. Sachant que vous pouvez voir des arbres au loin bouger.


le Mei

Le mei est l'incarnation d'un être vivant (homme ou animal) tué injustement. Il ne trouve pas la paix et son esprit ne trouve refuge que dans les pagodes. En général c'est un esprit rancunier qui fait revivre la douleur de sa mort grâce à une illusion qui attaque directement tous les sens de sa victime.
On raconte que certains Mei vampirisent une infime partie de l'âme de sa victime au moment de l'illusion. Et que le Mei cherche a collecter une certaine quantité pour revenir parmi les vivants et se venger physiquement.

Où le trouvé : En Chine uniquement et surtout dans les pagodes
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Shísān Wǔ
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Mar 21 Juin - 23:47
L'impertinence de Louie ne connaissait aucune limite, et encore Shisan n'en avait que des fragments ne pouvant lire dans les pensées. Sans quoi le mercenaire aurait été renvoyé aux frontières de l'empire sans même un mot de remerciement. On ne fantasmait point au sujet d'un impérial fessier comme s'il s'agissait du vulgaire derrière d'une catin. L'empereur demeurait les yeux fixés sur le large dos du mercenaire, ne voulant pas le quitter du regard d'un seul instant. Les mercenaires étaient à l'image des chiens sauvages : impossibles à domestiquer, ils pouvaient vous lécher la main un matin pour vous la mordre le soir-même. Joignant ses mains sous ses larges manches, Shisan attendit.

Les trois coups furent frappés.

Ouverture du rideau.

Dans sa cage, l'ursidae se mit à grogner sourdement. L'animal avait été placé à l'arrière de l'automobile, juste derrière la loge qui couvrait le siège impérial. Les griffes de la créature saisirent les barreaux de sa cage, les secouant en vain pour les briser. Shisan n'entendit rien, figé face à l'apparition qui venait de prendre forme sous ses yeux. Une main spectrale tendant un index accusateur vers lui.

Lui avait-elle lancé une malédiction ? La main de Shisan se posa sur son torse, froissant le tissu de sa tunique entre ses doigts. Dans son dos un garde poussa un cri, relayé par ses camarades. Les armes furent tirées hors de leurs fourreaux, les canons dirigés sur les Fungals qui avançaient, faisant cliqueter leurs mandibules.

« Votre Majesté ! Que fait-on ? »

Shisan ne broncha pas, son regard toujours focalisé à l'endroit où la main spectrale était apparue. Sa main palpait son torse à la recherche d'une sensation, d'une trace prouvant qu'une malédiction lui avait été lancé. Mais rien – rien que son cœur battant à tout rompre, que le sang pulsant à ses oreilles.

« Votre Majesté ! » croassa la voix du garde.

L'homme était perdu, ne pouvait agir sans un ordre – chien trop bien dressé pour agir de lui-même. Shisan cligna des yeux, se retournant à demi. La vue des insectes géants lui arracha un « Tss » réprobateur.

« Tuez-les ! » Qu'importe que l'action ne provoqua une escalade de violence. « Chassez-les d'ici ! »

Tendant le bras vers l'automobile, il aboya ses ordres au chauffeur demeuré cramponné à son volant comme à une planche de salut.

« Libérez l'ursidae. Cette créature réclame sa tasse de sang et nous lui offrirons. »

Le chauffeur se précipita vers la cage, les clés s'entrechoquant entre ses doigts tant il tremblait. Après plus d'un essai infructueux digne d'un poivrot revenant à son logis, la cage fut ouverte. L'ursidae s'élança hors de l'habitacle tel un boulet de canon. La fourrure hérissée, la créature fonça sur les Fungals, fouettant l'air de ses griffes.

Shisan eut un hochement de tête appréciateur. La créature saurait seconder ses hommes.

Dans un bruissement de tissus, l'empereur se rapprocha de Louie non sans plisser la bouche au fur et à mesure de son avancée. Approcher un tel lieu lui procurait des frissons désagréables. S'il avait été chat, il aurait eu l'échine hérissé et aurait fait le dos rond, feulant face à la menace invisible.

« Vu que les occupants ne veulent pas ouvrir la porte, nous allons le faire nous-même. Louie. Ouvrez la porte. »


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Louie
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Jeu 23 Juin - 19:14


L'Antique

with Shisan




De toutes les saloperies vivant, rampant, grognant en ce bas-monde, il y avait une catégorie et bien une seule qui le rendait nerveux : Les spectres. Et évidemment, de toutes les foutues pagodes de ce pays de merde, il avait fallu qu’un spectre vienne crécher là. En voyant la main traverser la porte, Louie ne put retenir un sursaut – par réflexe. Et point con comme la majorité des glandus se contentant sans doute de lorgner la griffe tendue avec ébahissement, le mercenaire mit de côté sa trouille instinctive pour diriger son regard vers la direction imposée.

Ce qu’il vit sortir de la forêt, en revanche, lui mit l’eau à la bouche – rien de tel qu’une petite baston contre deux trois chieuseries de type insectovégétalomagiquemesburnes pour se mettre en appétit avant le repas. Hélas pour le soldat chintok déglutissant sa pisse et tremblotant dans ses propos d'appel aux ordres (d'appel à l'aide surtout), l’empereur au cul de soie ne semblait pas décoller son attention de la trogne de l'hybride.

Ravi de son effet, mais bien obligé d’agir, Louie lui claqua les doigts devant son petit museau, histoire de le réveiller un bon coup.

« Mon petit Yuebing tu me materas plus tard. Me semble bien que tes serviteurs à la peau jaune demandent ton expérience là derrière. » Puis ajoutant un haussement d’épaule, Louie précisa : « Quoique je veux bien m’en charger avant d’attaquer ta pagode. Ca me semble moins complexe à dégager. »

Malheureusement pour le Rénégat, il en fut décidé autrement et le plaisir de la chasse revint à l’ursidae sous le soupir plus que déçu du barbu. Bras croisés sur son torse de métal, supportant la chaleur humide avec un plaisir de gamin retrouvant ses terres maternelles, Louie s’empressa tout de même d’ouvrir son long manteau avant de s’approcher de sa porte. Les ordres étaient simples, le concernant. Et il n’avait pas besoin que Shisan les lui répète pour comprendre qu’il devait absolument ouvrir la porte.

Sous les grognements de l’ursidea et le piaillement de quelques soldats attaqués, Louie, telle une jeune anglaise à sa première partie de bridge, fit la révérence devant la porte, attrapa la poignée, et s’attendant presque à une résistance, ouvrit le tout.

L’absence de verrou et le grincement lui confirmèrent que sa venue était passablement attendue.

« On va se calmer ma galette. Tu vas nous faire une attaque à pâlir comme ça. Louie gère, repose toi sur mes épaules. Elles sont solides, elles sont payées. » Il n’effectuait jamais une besogne sans avoir un certain acompte avant la fiesta. Dans l’idée, c’était histoire de mourir les poches pleines pour par finir à la fausse commune.

Le Mei ne lui laissa tout de même pas le temps d’une énième plaisanterie. Apparaissant au pas de trop de l’androïde, il se dressa devant eux, spectrale mais clairement menaçant. Barrant d'un bras le passage à Shisan, Louie fit un pas sur la gauche, aussitôt suivi par la créature. Qui claqua de ses mâchoires dentues quand l’homme réitéra son manège sur la droite.

La patte levée, le corps nimbé d’une étrange lueur violette, et le regard d’un bleu électrique vrillé à ceux des étrangers, le Mei semblait prêt à attaquer à la moindre poussée en avant.

« Je pense que la pattoune a pas voulu nous avertir de l’attaque des Fungals mais plutôt nous donner une première semonce au cas où on voulait entrer. Pas sympa, bestiole. Vilaine. Très vilaine. » Fouillant dans les poches de son long manteau, Louie y attrapa une bougie.

« Du feu ? » Et haussant une nouvelle fois des épaules, sortit cigare et briquet, calant l’un derrière son oreille, l’autre allumant la bougie souvenir.

« On va en apprendre un peu plus avant de commencer à se marrer. »


Parce qu’il était bien là pour ça, après tout.








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Gunhild Thorfriddottir
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Gunhild Thorfriddottir
Lun 27 Juin - 21:07
On pouvait pester autant qu'on voulait sur le peuple chinois figé entre tradition et nouveauté, on pouvait penser ce que l'on voulait de leur air hautain et de leur sentiment de supériorité. Mais bien idiot celui qui jugerait ce pays petit ou laid. Avec une superficie gigantesque, la contrée d'orient possédait absolument tout ce dont un amoureux des beaux paysages et du voyage pouvait attendre. Des lacs les plus pittoresques, enfoncés dans des forêts à la cime épaisse, au plus grandes montagnes, dominant avec une fierté millénaire le peuple qui s'abritait sur ses flancs et imitait ses manières avec les étrangers, il n'y avait absolument rien à redire de ce pays d'un point de vu purement visuel. Gunhild n'avait pas trouvé de travail, ainsi avait-elle repris son chemin, espérant tomber sur un village sans médecin. Malheureusement pour elle, le peu d'argent qu'elle réussissait à économiser partait presque immédiatement dans ses frais quotidiens.

Pour l'heure, elle avait réussi à se trouver une place dans une caravane qui partait vers la capitale. Un coup de chance car on ne lui ferait rien payer tant qu'elle savait se montrer utile. Ainsi s'était-elle retrouvée aux tâches ménagères et à occasionellement prodiguer de menus soins. Rien de bien grave mais elle avait hâte de vraiment travailler de nouveau. Elle canalisait toute cette énergie vers ses concepts, griffonant sur son livre. Elle avait même attiré l'attention de Yeng Zen, un jeune enfant de 6 ans qui la bombardait de questions sur elle et ce qu'elle faisait. Ses parents étaient morts pour pratique de la magie et il était emmené par sa tante à la capitale. Une bien pauvre histoire, mais si banale dans ce pays qui abhorait la magie plus que tout.

Qui l'eut cru, le grand orient mystique et ses merveilles rejetait totalement l'usage des forces de la nature pour se tourner vers la course galopante aux nouvelles technologies. Gunhild avait trouvé un certain équilibre personnel. Bien qu'elle ne soit pas tout à fait en accord avec cette vision des choses, elle ne restait qu'une étrangère qui devait bien s'accomoder de cette mentalité si particulière. Selon elle, les chinois n'avaient pas encore compris ce que la technomagie pouvait faire, ou leur apporter.

En cette froide nuit de février. Gunhild s'était éloignée du camps, marchant d'un pas leste vers le coeur de la forêt, elle s'était enfoncée sans trop se rendre compte au milieu d'un véritable labyrinthe végétal. elle n'avait pas perdu son chemin, mais elle savait qu'il lui faudrait un certain temps pour rentrer. Quitte à devoir subir une telle marche, elle décida de prolonger son escapade. Elle avait entendu parler d'une pagode non loin. On la disait hantée et Gunhild avait vue sa curiosité piquée par ce fait. Ainsi donc la magie n'avait pas déserté ce pays? Cela méritait sans doute le coup d'oeil. Faisant fi du danger potentiel, le médecin laissa ses pas la guider vers la lisière de la forêt ou elle put enfin voir la pagode en question.

Et force était de constater que les lieux faisaient peur.

Mais à peine avait-elle eut le temps d'observer avec béatitude la construction qu'un véhicule arrivait et vomissait des hommes en arme. Gunhild se demandait bien ce que tout cela voulait dire, mais avant qu'une réponse lui soit donnée, voilà que surgissaientde l'autre côté de la forêt une horde de créatures de cauchemard. Totalement pétrifiés, les soldats semblèrent mettre de longues secondes à réagir. Et au combat, chaque seconde pouvait compter entre la vie et la mort. Ignorant la peur qui lui serrait les tripes et le risque de se prendre un tir de la part d'un soldat surpris, elle releva un peu sa robe achetée il y avait peu pour adopter le style des paysannes locales avant de se jeter vers le groupe de soldat. Elle n'avait aucun outil, mais sa tête devrait suffire si rien de grave n'arrivait. Elle se contenta de sortir son bandeau blanc surmonté d'un caducée rouge vif pour signaler ses intentions.
Gunhild Thorfriddottir
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Mer 29 Juin - 22:44


Les soldats étaient en plein combat face à la cinquantaine de Fungals. Une lutte sans merci était sur le point de s’engager. Mais les soldats, tout aussi fidèles et courageux face aux engeances magiques, n'arrivaient pas à grand chose contre eux comme si leurs coups ne les touchaient pas.

De ce fait, trop absorbés par le combat, ils ne firent pas le moins du monde à l’étrangère qui était là.

-------

Du coté de la pagode Louie allume sa bougie, laissant se dessiner une scène avec la fumée. Une scène où l'on voyait une femme à qui on donnait un masque bien étrange. Un masque où les yeux étaient remplacés par deux pieux à l’intérieur du masque. La fille, pris d'horreur, ne voulu pas accepter de participer. On pouvait la voir crier. Mais ici personne ne lisait sur les lèvres pour comprendre ce qu'elle disait.

Deux autre femmes vinrent s'ajouter à la vision. Elles mirent à genoux la femme qui refusait de porter le masque, lui tenant chacune un bras. C'est alors qu'on vint, doucement, placer le masque aux pieux sur le visage de la femme à genoux. La femme hurla de s’être fait crever les yeux. On lui attacha le masque pour qu'il reste ainsi sur son visage, bloquant même le regard de l’âme par les orbites.

Le Mei hurla et se jeta sur la fumée pour dissipe la vision avant de disparaître vers le second étage, laissant au pied de Louie une note.

« Je vous hais. Je vous hais tous pour votre science et votre barbarie aveugle. La magie. Les sorciers. Ce pays. Je vous hais tous. »

Voilà ce qu'on pouvait lire écrit à l'encre de Chine, d'une main tremblante et mal alignée, une écriture un peu aléatoire.

Mais suite à ça le Mei n’était plus là, laissant l'étage complet à la disposition de chacun.

HRP a écrit:
Les jets de dés des soldats font qu'ils combattent sans vraiment comprendre la nature même des créatures. Ayant loupé leur jet de dé ils sont aussi trop occupés, et concentrés sur leur combat, pour prêter attention à une étrangère.

Le jet de Louie lui fait découvrir une note.

Louie a vu la vision. À Shisan de choisir si il la regardait lui aussi. Le Mei n'est pas vraiment happy face à ce qu'il avait sous les yeux. Il dissipe la vision avant de fuir à l’étage. Vous avez le champ libre. N’hésitez pas à poser les questions que vous voulez. =)


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Shísān Wǔ
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Ven 1 Juil - 22:48
Shísān eut un pas de recul lorsque Louie lui barra le passage lui permettant, néanmoins, d'avoir une vue intégrale sur le Mei. La créature claquait des dents, menaçante. L'empereur en eut un frisson de répulsion. Cette créature n'avait pas lieu d'exister. Pas en son empire. Plus spectrale que tangible, le Mei ne semblait posséder aucun point faible. Shísān craignit même que, tel que le vent, la créature ne soit insaisissable. Une sorte d'esprit intangible mais pouvant s'emparer du corps d'un humain, troubler son esprit.

Shísān rejeta les épaules en arrière lorsque Louie alluma la bougie. Un sifflement s'échappa de ses lèvres serrées tandis que la fumée se mouvait en volutes légères, prenait des formes plus reconnaissables. De la magie ! Cet homme usait d'un artefact magique juste sous son nez. L'empereur manquait de s'étrangler face à tant d'hérésie. Mentalement l'homme récita un mantra, implorant Bouddha de lui offrir un tant soi peu de sa patience face à un tel énergumène.

Plissant les yeux Shísān observa la scène jouée par la fumée de la bougie. Et frissonna. Infliger une telle torture à un criminel, en soit, ne l'aurait nullement gêné. Il aurait même applaudit des deux mains si ce supplice avait pour but de punir un homme ayant vu, ou observé, une scène qui lui était interdite. Néanmoins l'empereur le sentait : cette scène n'était pas seulement une punition. C'était un rituel.

« Ceci est-il advenu en ce lieu ? » se questionna à voix haute l'empereur. Mais l'interrogation était tout aussi bien adressé à lui-même qu'à Louie.

La flamme de la bougie fut mouchée. D'un coup d'un seul.

Le hurlement du Mei résonna encore dans les oreilles de Shísān bien après qu'il soit parti. L'empereur secoua la tête afin de reprendre ses esprits.

« La prochaine fois que vous usez de magie, prévenez. Ou mieux... N'en usez pas ! J'y suis allergique. »

L'empereur tâcha d'entrer malgré la corpulence de Louie qui bloquait une bonne partie de la porte, marchant en crabe, son dos frôlant la chambranle et ses manches chatouillant le criminel. La lumière extérieure du soir filtrait depuis une fenêtre ouverte au fond de la pièce. Shísān s'y rendit en premier, se penchant pour voir à l'extérieur. Seul une forêt se présentait à lui, anonyme. Se retirant, l'empereur avisa une autre fenêtre sur sa gauche. Fermée pour sa part. Néanmoins curieux, et voulant essayer de faire entrer le plus de lumière possible, Shisan agrippa les volets et tira. Tira à s'en blanchir les jointures.

« Cette fenêtre refuse de s'ouvrir. » cracha Shísān non sans donner un coup de poing rageur dedans, au passage. Gratuitement. « Ce lieu est insalubre... »

La colère l'empêchait d'observer posément la vaste pièce qui servait de rez-de-chaussée à la pagode. Il ne décela que quelques meubles sans réels signes particuliers, communs. Ainsi qu'une ampoule au plafond ce qui pouvait signaler la présence d'une installation électrique. Shísān la désigna, d'un geste du menton, à Louie.

« Si vous trouvez l'interrupteur, je vous en serais redevable. La lumière fera peut-être fuir les noires créatures qui peuplent cette pagode. »

Auprès de l'escalier menant à l'étage trônait une armoire. Shísān l'ouvrit avec une facilité déconcertante. Le meuble n'était empli que de liasses de papiers que l'empereur brassa entre ses mains, lisant les fines inscriptions qui en ornaient les feuilles.

« Rituels, magie... Par les Sept Joyaux, tout ceci n'est que blasphème ! » Shísān jeta la liasse de papiers en l'air, laissant les feuillets retomber autour de lui comme autant de feuilles mortes. « Et le sommet est atteint en la mention d'une créature qui serait aussi grand que cette pagode. Et qui serait apparu après un rituel semblable à celui que vous avez vu. Chimères ! Si une telle créature existait, je le saurais déjà. »

Shísān secoua la tête comme si on venait de lui raconter une vaste blague. Soudain l'homme se tendit, levant la tête.

« Je crois avoir entendu quelque chose à l'étage... »

Mais rien de sûr.

Résumé des lancers de dé:
 


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Louie
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Dim 3 Juil - 21:56


L'Antique

with Shisan



Ignorant tout de la présence de la demoiselle à l’orée de la forêt et prête à seconder les gardes chinois face aux créatures végétales qui les attaquaient, Louie n’avait d’yeux que pour la vision de fumée apportée par la bougie. Sans grimacer au traitement effroyable subit par la jeune femme, il ne perdit toutefois pas une miette de son calvaire, ses neurones turbinant à plein régime sur son lien avec le Mei. Ses souffrances l’avaient-elles réveillé ? Le Mei était-il une projection de son esprit ? A l’idée de se confronter à un spectre plus humain encore que le monstre qui les menaçait, Louie frissonna à nouveau, peu enclin à affronter ce que ses poings ne pouvaient que traverser. Mais la note, laissée au passage de la créature, le conforta dans cette idée.

Elle était là. Elle persistait encore quelque part dans cette pagode et se vengerait de tout ceux troublant son repos. Hélas pour la demoiselle qui ne semblait pas avoir beaucoup de jugeote, le bordel qu’elle occasionnait était justement assez magique pour attirer la colère de l’empereur aux fesses agréables à mater. Ce dernier ne perdit d’ailleurs pas une seconde pour l’enguirlander et ce fut en espagnol, que Louie lui répondant, à peine narquois.

« Œil pour œil… » Ne leur fallait-il pas de la magie pour exterminer la chose qui vivait dans ce monument ? Shisan avait beau être mignon, lui aussi manquait cruellement de logique sur cette affaire. Et s’arqueboutant sur sa fenêtre, prouva une nouvelle fois son inutilité.

« Ecoutez, on va faire simple. Vous vous contentez d’être satisfait de mes services et de me payer à la fin. Puis moi je m’occupe du reste d’accord ? » C’était bien plus un ordre qu’une demande et l’ayant rejoint en trois pas, Louie appuya sur l’interrupteur, à gauche de la fenêtre, que Shisan tout à son trouble n’avait pas même remarqué. « Vous perdez trop facilement le contrôle. Vous allez finir par l’énerver encore plus qu’il ne l’est déjà. » Puis avisant le sang poissant ses doigts, Louie se fit plus charmeur. « Vous auriez pas un mouchoir aussi délicat que votre peau d’albâtre ? Histoire que je puisse m’essuyer les bouts ? »

Laissant à l’Empereur le soin de fouiller le meuble, Louie en profita pour jeter un regard circulaire à la pièce désormais éclairée. Mis à part les feuilles décrpytées par le chinois, il n’y avait rien de transcendant par ici. Mais le bruit à l’étage supérieur attira aussitôt son attention.

Encouragé par les propos de son patron du jour, le criminel se dirigea aussitôt vers les escaliers. Manquant de siffloter gaiement comme pour se donner courage. Cependant, il fallait prendre les menaces de la sacrifiée au sérieux. Et élevant aussitôt la voix, Louie s’essaya à quelques précisions.

« Je m’appelle Louie. Et j’dois bien avouer que le traitement qu’on vous a fait subir, ma petite, est loin d’être du genre que j’apprécie, surtout quand ça vise une aussi jolie nana. » Bon, il y avait de meilleurs moyens d’aborder le sujet. Mais il faisait des efforts de politesse, et cela, il fallait le saluer. « L’empereur que j’ai avec moi – car oui, c’est votre Empereur – est justement entrain de chasser la magie de ce pays, ce qui vous fait un point commun. Alors plutôt qu’essayer de nous pogner la tronche avec votre créature et vos maléfices, si on s’asseyait pour discuter un peu ? Vu le rituel, je suis certain que Shisan sera enchanté de faire cramer ceux qui sont à l’origine de votre décès. Vous en pensez quoi ? »

Malheureusement, le bâtiment demeura silencieux. Comme attentif à leur avancée. Soupirant de désespoir – c’était bien les gonzesses ça, à pleurnicher qu’elles n’étaient pas assez écoutées et à bouder quand on essayait de les comprendre – Louie gravit les dernières marches. Son pas trouvant un écho double dans les escaliers.

Méfiant, Louie se figea, main sur le mur. Et tourna la tête vers Shisan, marmonnant. « On n’est définitivement pas seuls. » Il y avait une présence ici, en plus du Mei. Cela n’avait rien à voir avec un quelconque artifice de magiciens et ils se devaient de demeurer sur leurs gardes. « Allez allons-y… » Les poussa-t-il à agir, d’une voix un brin plus ferme. Accédant enfin au deuxième étage.

La pièce était à demi-éclairée. Et craquant une allumette pour tenter de mieux voir, le lobe chatouillé par la musique persistante d’un glouglou à peine trop lointain, le regard vert de Louie s’accrocha à la silhouette blanchâtre d'une petite fille près de la fenêtre – non, pas une petite fille, une poupée.

Une foutue poupée chinoise.

« Qu’est ce que c’est que ce bordel encore… » Ronchonna-t-il, sans s’approcher de l’objet. « Y touchez pas pour l’instant. On sait pas ce que ça peut déclencher. J’ai vu des pièges, en Inde et ailleurs, qui avaient des mécanismes aussi fourbes. Alors faites pas de conneries. »

Et tant pis s’il se faisait châtier plus tard pour son ton impérieux – après tout, c’était d’usage.









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Gunhild Thorfriddottir
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Gunhild Thorfriddottir
Mer 6 Juil - 11:28
Totalement invisible au yeux de l'assemblée prise de panique, Gunhild se satisfaisait bien de la situation actuelle. Ce qui la dérangeait, c'était les soldats désormais livrés à eux même qui tentait de repousser sans grand succès l'assaut des insectoïdes. C'était une véritable catastrophe, une fois arrivées au corps à corps les créatures commençeraient à jeter le trouble dans les rangs de l'empereur et ce serait un massacre. Gunhild ne voyait pas encore de bléssés ce qui la rassurait. Alors que chaque pas la rapprochait de son objectif, elle se rendait compte que la situation dans laquelle elle venait de se mettre était des plus fâcheuses. Si les soldats gagnaient, ils auraient des questions à lui poser sur sa présence ici, dans le cas contraire... mieux valait ne pas y penser, mais nul doute que cela sera autrement plus agréable que de mourrir dévorée par des rats dans une fosse commune.

Prenant son courage à deux mains face à l'imminence du danger que courrait les gardes de l'empereur, elle hurla dans un mandarin approximatif sa profession de médecin, un des mots qu'elle avait bien retenu. Son bandeau fièrement en vue, elle s'approcha peu à peu de la voiture près de laquelle les soldats faisaient feu, sans parvenir à toucher les créatures. Se tenant un peu en retrait, elle put observer la situation avec un peu plus de calme que durant sa course.

Bien qu'entrainés et disciplinés, les soldats ne faisaient preuve d'aucun esprit d'initiative, s'en tenant bêtement au plan de base qui était d'innonder de projectile tout ce qui se rapprochait un peu trop d'eux. Un hurlement bestial glaça le sang de Gunhild et une ombre se rapprocha à grande vitesse des créatures, quelle espèce de monstre était ici à l'oeuvre. Cela ne semblait pas troubler outre mesure les soldats qui continuaient de tirer sous l'oeil attentif de leur nouvel ange gardien. Prête à se jeter au secours des bléssés, elle n'en restait pas moins attentive aux alentours, peu désireuse de finir dans la gueule d'un, ou plusieurs, de ces insectes géants qui auraient eut l'idée lumineuse de se séparer du groupe pour une bonne vieille attaque surprise.

Sans aucune arme et sans son matériel, Gunhild doutait cependant de pouvoir se révêler efficace contrairement à sa première affirmation. En jetant un oeil dans la voiture, elle se demanda si précaution avait été prise d'emmener une trousse de premiers soins. C'était après tout des soldats en mission, mais on était jamais à l'abri d'un excès de confiance ou d'une erreur stupide.

Ce qui semblait être le cas, ou alors la trousse de secours en question était hors de sa portée de vue, après tout elle n'allait pas rentrer comme ça dans le véhicule. Gunhild rassembla son courage et tenta de se souvenir du peu de mandarin qu'elle avait retenu. Elle s'approcha d'un des soldats, le bruit de son canon résonnait dans la nuit et elle dut se boucher les oreilles. Ce qui avait l'avantage de mettre en évidence le bandeau de médecin sur son bras.


-Qui chef ici?

Son fort accent scandinave tenta de couvrir les bruits de coups de feu, elle espérait sincérement que le soldat aurait le temps de lui répondre entre deux salves.
Gunhild Thorfriddottir
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Jeu 7 Juil - 14:44


La bataille faisait rage à l’extérieur de la pagode. Les gardes combattaient fièrement contre ces engeances magiques. Ils luttaient de toutes leurs forces. Certains coups n'avaient pas l'air d'avoir prise sur les fungals, mais certains d'entre eux semblaient éviter les assauts des soldats.

Un fungal s’était figé. Un coup l'avait transpercé. Il se mit, d'un seul coup, à charger vers le seul bâtiment des environs. Les soldats ne purent se retourner pour le poursuivre. Les créatures étaient en surnombre et ils n’eurent d'autre choix que de garder leurs positions.


Du côté de la pagode le duo plutôt atypique était monté à l’étage. Ls paroles de Louie avaient été entendues, et cela malgré le silence qui avait servi de réponse. Il y avait juste ce bruit de goutte qui tombait de façon irrégulière, et lentement, sans pouvoir être localisé précisément.

Cet étage était bien plus sobre que le premier. Il n'y avait que cette poupée et cette fenêtre qui donnait de la lumière. La poupée se mit à bouger dans un grincement strident, avançant de manière décharnée en direction de Louie jusqu'à arriver à ses pieds pour tirer le tissu de son pantalon. La poupée leva son visage pour que Louie puisse le voir.

D'un coup des craquèlements se firent entendre en provenance de la poupée. La porcelaine de son visage se craqua pour laisser apparaître un sourire peu rassurant et déformé.

Brutalement un Mei sortit du corps de la poupée, se retrouvant juste devant le visage de Louie. Il devait faire la taille du torse de Louie. Il le regarda dans les yeux, pour parler lentement d'une voix stridente.

- Pauvre ignorant. Tu ignores tout de cette femme…

Un bruit venait d'arriver du premier étage. Comme si quelque chose était entré en fracassant la porte. La chose semblait taper partout dans les armoires de l'étage inférieur. Il n'allait sûrement pas tarder à gravir l'étage supérieur.

Le Mei passa doucement à travers le visage de Louie le transperçant de part en part, pouvant voir en lui un souvenir bref d'une personne qui l’impressionnait, lui faisant revivre une vision de cette femme d’apparence mexicaine qui jouait avec ses yeux.

Puis le Mei arriva devant Shisan.

- Cette « jolie nana » n'est plus dans cette tour, piètre empereur dragon. Mais elle l'a marqué de son âme pour …

Le mei traversa à son tour Shisan qui eu une vision de fourrure enflammée qui fouettait l'air. Il y avait même une impression de brûlé. Mais tout cela n’était que illusions.

La poupée tomba au sol, inanimée et le Mei disparu à nouveau vers l’étage supérieur.






Hrp 
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Shísān Wǔ
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Jeu 7 Juil - 19:23
Shisan claqua de la langue, excédé par les propos du mercenaire. Fichu chien sauvage – aucune éducation ! Néanmoins, grand prince, l'empereur passa sa main à l'intérieur de sa tunique pour en sortir un tissu de haute qualité qu'il tendit à Louie.

« Gardez-le. »

Il n'allait pas mélanger ses fluides avec ceux d'un autre, qui plus est un homme.

Emboîtant le pas au mercenaire, l'empereur le laissa mener son interrogatoire envers l'entité invisible. Shisan n'était guère certain que ce soit l'esprit de la demoiselle victime du rituel qui menait ces curieuses apparitions, mais l'empereur était aussi compétent en magie qu'en couture – autant laisser faire quelqu'un de plus expert que lui en la matière. Il hocha même la tête lorsque le mercenaire déclara que l'empereur brûlerait ceux ayant mené le rituel. Et encore, le feu n'était qu'un supplice bien doux.

À la vue de la poupée Shisan eut un frisson – des gouttes glacées dévalèrent son échine. Nul besoin que Louie ne lui interdise d'y toucher, d'un ton quelque peu cavalier. Du jouet émanait une aura guère rassurante. Un jouet dans un tel lieu dégageait une ambiance aussi dérangeante que celle d'une poupée au sein d'un village dévasté par la guerre. Une enfant avait-elle été massacrée ici, lors d'un autre rituel ? Ou était-ce le jouet de la jeune femme vue au sein de la vision de fumée ? Avait-elle été enfermée ainsi depuis son plus jeune âge, préparée pendant des années à l'image d'une vestale ?

Tant de questions se bousculaient au sein du crâne surchauffé de Shisan. Mais l'empereur ne put en formuler aucune. La poupée se leva, mue d'une vie propre, son visage déformé par un sourire qui n'avait rien d'humain. Il ressemblait à une balafre dessiné à la pointe d'une lame. Un cri échappa à Shisan lorsque le Mei en sortit, traversant Louie de part en part. L'empereur n'eut pas le temps de réagir que l'esprit fonça sur lui.

Un froid implacable l'envahit suivi d'une chaleur épouvantable. Tout le corps de Shisan brûlait. Son sang bouillonnait dans ses veines, menaçant de les exploser. L'empereur roula sur le sol, tentant d'étouffer les flammes qui ravageaient son corps, transformait ses vêtements en cendre, sa peau en lambeaux de chair cuite. Ses mains se portèrent sur sa cicatrice, la sentant palpiter de douleur. Du sang coula entre ses doigts.

« Va t'en ! » Sa voix était croassante, monta dans les aigus. Il redevenait le jeune Shisan, celui qui avait poussé la porte de la chambre d'une inconnue. « Va t'en ! »

Les flammes s'estompèrent tandis qu'un rire résonnait encore à ses oreilles. Quand Shisan retrouva ses sens, il remarqua que ses mains enserraient la gorge de Louie. L'empereur les ôta, déglutissant, la gorge sèche.

« Je... » Une excuse manqua d'effleurer ses lèvres, mais demeura muette. « Ce lieu est impie. Nous devons... y remédier. »

La tête lui tournait encore. Shisan porta une main à son crâne, se relevant en chancelant. La nausée lui tordait les entrailles et, s'il n'était pas empereur, le Chinois aurait lâché du lest et vidé copieusement son estomac. Au lieu de cela, il s'avança vers la fenêtre tâchant de voir ce qui se tramait au-dehors. Encore une fois la forêt se présenta à lui, impénétrable. Quelque chose bougea. Quelque chose de volumineux, d'imposant, dont la tête prolongée d'un long cou se tendait au-dessus des arbres. Plissant les yeux Shisan crut discerner des bosses. Il recula de quelques pas, tout bonnement estomaqué.

« Que Bouddha nous vienne en aide. Il y a... une créature gigantesque... » Shisan se passa la main sur le visage, la retirant moite de sueur. « … Aussi grande que la pagode. C'est impossible... »

Ce devait être un résidu des hallucinations envoyées par l'esprit. Se baissant, Shisan se saisit de la poupée, la secouant en tout sens.

« Esprit, fantôme, spectre ou quoi que tu sois ! Quel est ce lieu ? Quel est ce monstre ? Parle ! Je te l'ordonne ! »

Mais la poupée demeura ce qu'elle était : un jouet muet et inerte. Shisan lâcha un soupir. Se retournant vers Louie pour lui faire part de ses multiples inquiétudes, l'empereur se figea. Débouchant de l'escalier menant à l'étage inférieur, un Fungal dardait ses mandibules à demi dissimulées par la mousse qui recouvrait son corps chitineux. Poussant un cri qui se voulait aussi guerrier que possible, Shisan lança la poupée sur le Fungal... et le manqua. Le jouet rebondit contre le mur dans un bruit sourd.

Les mandibules du Fungal s'agitèrent de plus belle. Cette réaction semblait l'avoir considérablement énervé. Le corps du Fungal se troubla, tel un reflet dans une flaque d'eau, jusqu'à devenir une fumée violette, une boule incandescente brûlant d'un feu spectral.


Cette fois Shisan ne put dissimuler le trouble dans sa voix.

« Par Bouddha c'est un cauchemar... »

Le regard du Mei fit flancher les dernières barrières de l'empereur. L'homme poussa un cri – celui d'un enfant paniqué à la vue du monstre caché sous son lit. L'empereur sauta littéralement dans les bras de Louie, se cramponnant au corps du mercenaire.

« Fuyez ! En haut, en haut ! Je refuse que cette créature me traverse ! Je refuse que cette créature me prenne encore une fois ! »

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Louie
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Jeu 7 Juil - 20:23


L'Antique

with Shisan



Cela aurait pu commencer comme une blague drôle [c’est un chinois et un androïde qui se retrouve dans une pagode]. Sauf que la poupée s’était cassée, fendue sur un sourire. Et que la chose en était sortie, plus proche que jamais de son visage buriné, mâtiné par les années et percé d’une barbe rêche. Sentant son cœur s’emballer, Louie ne faisait pas le fier, n’osant pas même un sourire face aux propos stridents du Mei. Il ne savait rien d’elle, oui. Il n’avait vu que sa mort et il ignorait jusqu'à son prénom. Mais ce n’était pourtant pas faute d’avoir essayé d'interagir avec la chinoise.

Malheureusement pour l'androïde, l’esprit ne lui laissa pas le temps de justifier. Et traversant son crâne, le violant comme un aucun homme sur cette terre ne s’était permis de le faire avec une femme, perça ses pensées, frôla son passé, s’engouffra dans la brèche d’un souvenir et se fit marionnettiste du pantin qu’était sa cervelle.

Louie se raidit.

Il n’y avait plus la Chine mais le Mexique. Le temple de la Muerte. La femme. Sa mère. Ses cris hystériques, ses lamentations de sorcière, l’odeur de la fumée, du sang qui coagulait lentement [fer, rouille], de la sueur et des plantes fraîches, de la magie [presque électrique] et ses doigts crochus. Il la voyait, jeune et belle comme elle l’avait toujours été [jeune et belle comme elle le serait jamais], allongée nue sur un tapis tressé, les jambes repliées comme pour un accouchement et un rire hystérique lui écorchant les lèvres.

Ses prières, ses plaintes

« Oh ma mère ma douce
je te les donne prends les,
saisis les
et offre moi le passage,
l’avenir, le passé !! »

avant que ses ongles ne creusent des trous dans ses orbites, tirant à s’en arracher les globes oculaires, dans une gerbe de sang et ces deux œufs pochés aux iris effarouchés glissant de sa paume vers son ventre puis plus bas. A la grande bouche noire. La seule qu’il ne connaîtrait jamais.

Louie se courba en deux. Ferma les siens, d’yeux, bien vivants et utiles. Et porta le poing à ses lèvres pour renflouer la bile comme les informations d’Avant. Refermant le piège des non-dits sur cet événement qui [seigneur dieu Donã Muerte dans sa clémence] n’avait pas marqué Pablo autant qu’il l’avait fait en lui. Il fallait qu’il la retrouve là, dans ce lieu de magie et de torture. Dans ce lieu de femme, ce gynécée meurtrier et il entendit Shisan crier derrière lui, victime à son tour du sortilège.

Que voyait-il lui ? Peut-être pas sa mère. Tout con qu’il était, il ne méritait pas ça.

Mais les mains du chinois se refermèrent sur sa gorge. Et en prise imbécile il serra [tant qu’il pût] le visage écorché par la rage et la peur. Qu’importe ce que le Mei lui faisait vivre, il avait décidé dans son hallucination que Louie en était la cause. Et patiemment, l’Androïde banda les muscles, régula son souffle, le temps que la crise lui passe comme elle lui était passée.

Presque aussitôt, l’Empereur reprit conscience. Et détachant ses doigts frêles de sa peau, présenta une phrase d’une maladresse à gerber.

« Faut vous contenir hein. » Le nargua Louie qui n’en menait pas large non plus.

Pour. Le Mei avait dit « pour » puis c’était interrompu. Pour quoi la femme avait-elle marqué la tour de sa présence ? Pour un semblant d’immortalité ou uniquement pour sa vengeance ? Ce genre de devinettes commençait sérieusement à lui cogner dans les tempes et pour ne rien arranger, l’Empereur recommençait ses crises, prenant peur du décors de la fenêtre [de là où il était, il ne vit rien et soupira bien fort, comme pour le contredire] avant de se saisir de la poupée et.

Lui désobéir. Le Mei à la porte – un autre celui là mais foutrecul combien y en avait-il ? Autant que de rats sur le navire ?? – cracha son venin, clairement menaçant. Avançant jusqu’à lui faire sauter le chinois dans les bras en offrande.

« Je vous avais dis quoi ? C’est pas parce que j’ai ordonné de pas y toucher « pour le moment » que le moment était justement venu de faire une telle connerie ! Vous l’avez mis dans un de ces états – bordel calmez vous ! »
Il n’allait pas lui servir de monture et ses mains, occupées à le soutenir, ne pouvaient pas le gifler pour calmer son hystérie. « Calmez vous ! Shisan ! » Les derniers mots, crachés en patois d’un sud de l’Asie presque méconnu, n’allait certainement pas à l’aider à se faire obéir.

Alors plutôt que de discourir trois heures et voyant que le Mei avançait, Louie fit un signe de croix mental, salua la Donã Muerte. Et embrassa le balafré.

Pas assez pour attraper sa langue. Trop long pour être dénigré. Comme une enlaçade de lèvres, en plus de ses bras. Et pourtant, il s’en détourna [dommage].

Pour crier.

« Je veux comprendre ! Je ne suis pas comme ce crétin ! Cette fille était là et maintenant c’est vous qui en êtes ! Pourquoi ? Explique moi espèce de. Boule violette magique ou Dieu sait quoi ! »

Fut-ce l’insulte ou l’envie d’en découvre, le Mei garda le silence, avançant tout de même, yeux ancrés à ceux de Louie.

« Ok on se tire. » Pas vers l’étage inférieur, ça non. Mais directement au deuxième étage, frôlant les murs couverts de griffures sans s’y arrêter – il en avait assez vu.

La nouvelle pièce le fit pourtant s’arrêter net au perron. Le sol, clairement dévasté, semblait fragile à plus d’un endroit. Par ses fenêtres à chacun des murs de la pièce, la lumière y était suffisante pour distinguer, au centre, une table avec un coffret.

Presque heureux de ne pas retrouver la poupée, soigneusement laissée à terre à l'étage du dessous, Louie abandonna Shisan au sol. Agitant l’index sous son nez de jaune. « On. Ne. Bouge. Pas. Avec votre guigne vous allez nous foutre le camp par le sol et vous devez encore me payer. »

L’Androïde recula. Et avançant presque gracieusement pour ses 130 kilos, s’épargnant les sautillements imbéciles qui auraient fragilisé les zones trop abîmées, rejoignit le coffre en quelques petites enjambées.

Il était fermé. EVIDEMMENT. Et ce fut prudemment qu’il se pencha, sans le soulever, pour mieux l’observer.

La serrure, trou noir au centre, semblait commune et presque occidentale. Mais sur les nerfs, ne pensant pas à s’en étonner, Louie grogna – un bruit sourd, de tigre éreinté.

« Il doit y avoir une clef. » A l’autre bout de la pièce, au seuil de l’escalier menant au quatrième étage, le Mei les observait encore. Il avait du traverser le sol pour venir les rejoindre mais sa lumière était suffisante pour mettre en relief un interrupteur à ses côtés. Louie pesa le pour et le contre. Et l’indiqua à Shisan.

« Vous y allez doucement et sans merder, sans cris, sans injures, comme un homme bon sang. Et vous m’allumez ce foutoir histoire qu’on puisse régler toute cette situation. »


Qu’il essaye un peu de l’aider, pour une fois.

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Gunhild Thorfriddottir
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Gunhild Thorfriddottir
Mer 20 Juil - 18:46
La douleur fut la seule réponse que Gunhild reçu. Un puissant coup de coude du soldat, visiblement trop préoccupé par la présence d'insectes gigantesques pour faire attention à elle, l'envoya au sol. Pliée de douleur Gunhild savait cependant qu'elle s'en tirerait avec un simple bleu. Passablement contrariée par le manque de coopération de l'asiatique, bien qu'involontaire, elle se demanda sans aucun doute pour la millième fois si elle avait bien fait de fuir la Scandinavie pour la Chine. Les cicatrices sur ses mains alors qu'elle se relevait se chargèrent de lui rappeler sa décision, ainsi que son fardeau. Elle parvint à se relever péniblement, en tenant son ventre encore endolori par le coup.

Les soldats semblaient en mauvaise posture, les balles sifflaient dans les airs et Gunhild fit son possible pour se mettre à l'abri, principalement en rampant sur le sol. Quoi qu'il en soit, il valait mieux ne pas rester dans le coin, les soldats semblaient bien s'en sortir sans son aide. Gunhild posa alors son regard sur la pagode, suivant le mouvement d'un des insectoïdes en fuite. Et si tout cela était lié à ce lieu? On le disait hanté après tout. En regardant de plus près, les soldats n'étaient pas encore blessés. Elle aurait tout loisir de s’occuper de ceux en besoin de soins plus tard. Elle se devait d'en savoir plus, après tout, elle était peut-être sous l'effet d'un maléfice et rien de tout cela n'avait lieu, après tout son arrivée semblait des mieux minutée, presque au début des hostilités. La douleur qui lui lançait le ventre la faisait douter de son hypothèse mais pour l'instant les soldats semblaient très bien s'en sortir, autant qu'ils le pouvaient en tout cas.

Rampant presque au sol de peur de prendre une balle perdue, illusion ou non, elle se tira non sans difficulté jusqu'à la pagode. Le rez-de-chaussée était typique de l'architecture chinoise, les couleurs et l'arrangement de la pièce n'avaient rien d'exceptionnel. Mais maintenant qu'elle s'était un peu éloignée de la fusillade. Elle put entendre du mouvement à l'étage, peu importe ce qu'il se passait, les responsables étaient peut-être là. Partagée entre peur et curiosité, elle se laissa gagner par cette dernière et se décida à monter, la lumière du soir encore jeune donnait des effets d'ombres des plus inquiétants aux lieux. Que diable pouvait-il bien se passer ici?

Hésitante sur ce qu'elle était en train de faire. Gunhild pesait chaque pas qu'elle faisait, le bois de la bâtisse semblait ancien, impossible de ne pas faire de bruit, si quelqu'un, ou quelque chose d'ailleurs, était là haut, elle était repérée. Ce qui ne l'empêchait pas de prendre un luxe de précaution.


-Quelqu'un ici? Moi médecin, besoin aide?

Son mandarin toujours aussi approximatif et chargé d'un fort accent scandinave résonna dans les lieux. Il valait mieux s'annoncer, si d'autres soldats étaient là haut ils seraient sans doute aussi peu acceuillants que celui qui l'avait envoyé sur le plancher des vaches avec violence.
Gunhild Thorfriddottir
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Ven 22 Juil - 15:37
Le mei, qui était dans les escaliers, regardait le duo d'humain, sans un bruit, le regard fixe. Il ne savait pas quoi penser d'eux. Étaient-ils une menace ou juste curieux et stupides ? À moins qu'ils étaient un couple d'amants venus chercher un coin où se cacher. Cet empereur, comme le barbu l'avait désigné, avait-il des penchants du genre ? Le Mei s'en moquait. Il observait simplement jusqu'à prendre un air affolé pour disparaître, doucement, dans la pénombre. Allez savoir où il était parti se cacher et, surtout, où il allait ré-apparaître et avec qui à ses cotés.


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Shísān Wǔ
La cadette des douze frères
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Ven 22 Juil - 23:27
Si Shísān n'avait pas déjà été assez troublé par toutes ces émanations magiques qui le tourmentaient depuis son entrée dans les lieux, l'homme aurait giflé le mercenaire qui avait osé – ô suprême outrage – l'embrasser. On n'embrassait pas un empereur sans son consentement. Qui plus est, un homme ! Son père et tous ses ancêtres devaient se retourner dans leurs tombes. Et ses sœurs auraient ri si elles avaient pu assister au spectacle. Shísān sentait les convulsions lui grignoter le corps tout entier. Lorsque Louie le reposa à terre, l'empereur fit quelques pas, se retint à un mur pour éviter de tomber. Se penchant en avant il vida, manu militari, le contenu de son estomac.

Fichtre de son image impériale. Louie l'avait déjà écorné par son geste déplacé. Il n'était plus à cela près.

S'essuyant rageusement du mieux qu'il put, l'empereur entendit le mercenaire parler d'une clef. L'homme haussa un sourcil tout en se retournant vers son compère, avisant alors le coffret. Puis le doigt tendu de Louie lui indiquant l'interrupteur. Interrupteur éclairé par la lueur violacée d'un Mei. Un frisson glacial dégoulina le long de l'échine de Shísān. Pourquoi lui ?

« Vous y allez doucement et sans merder, sans cris, sans injures, comme un homme bon sang. Et vous m’allumez ce foutoir histoire qu’on puisse régler toute cette situation. »
« Je ne suis pas votre subalterne, chien ! »

Les nerfs de Shísān étaient à vif. La volonté de Louie était peut-être pétrie de bons sentiments mais l'empereur supportait, de moins en moins, cette attitude. Pourtant il obtempéra devant s'avouer à lui-même que le discours du mercenaire n'était pas infondé.

« Et si vous osez encore une fois, une seule fois, attenter à... » Ma pudeur. « … ma personne, je vous couperais la part de votre anatomie qui a commis ce crime. »

Non mais. Il était empereur, il ne fallait pas oublier. Remontant son col, Shísān marcha à pas comptés vers l'interrupteur jetant des coups d’œil, par à-coups, au Mei qui ne bougeait pas, flottant mollement. Son index pressa l'interrupteur. Un grésillement se fit entendre mais aucune ampoule ne sembla s'éclairer. Levant la tête pour mieux voir, Shísān se figea.


Un Mei l'observait, accroché au plafond. Un Mei ayant pris la forme d'un lustre, ses énormes yeux jaunes l'observant sans sourciller. Un rire lugubre s'échappa de la créature, glaçant le sang du Chinois. La créature s'évapora, telle une fumerolle.

Le doigt de Shísān pressa l'interrupteur une fois, deux fois – réflexe pour tenter de chasser l'image qu'il avait eu sous les yeux.

Ce fut alors que la voix se fit entendre.

« Quelqu'un ici ? Moi médecin, besoin aide ? »

Le doigt de Shísān cessa d'appuyer sur l'interrupteur. L'homme se retourna d'un bloc. On aurait dit un automate qui prenait soudainement vie. Ce qui le mettait hors de lui n'étaient pas les propos tenues – somme toute teintées d'une volonté d'aider fort appréciable en ces temps troubles – mais l'accent. En bon souverain (même si bon était un adjectif qui ne concordait pas forcément à l'empereur de Chine) il avait tâché d'apprendre à reconnaître quelques dialectes étrangers. Dont celui de ses potentiels ennemis. Et celui de la Scandinavie faisait partie du haut de la liste – juste après le Japon.

Shísān eut une longue inspiration, de celle que l'on prend avant de se jeter du haut d'un pont.

« Une... Scandinave... Il y a une Scandinavie... ici ! »

Dans l'esprit surchauffé de Shísān les engrenages se mirent en branle. Scandinavie était synonyme de magie. Cette femme devait être liée à la pagode, à tout ce qui se tramait ici. Pourquoi, comment – Shísān n'en avait aucune idée mais projetait de tirer tout cela au clair.

Faisant fi des potentielles remarques et remontrances du mercenaire, l'empereur courut à pas précipités vers l'escalier pour rejoindre la propriétaire de la voix. Oubliant que l'étage était particulièrement friable et que Louie, pour avancer, avait du avancer à pas de chats. Shísān traversa le plancher.

Son cri résonna dans toute la pagode se terminant en un gargouillis étranglé. L'empereur avait chuté jusqu'à l'étage où parvenait Gunhild, le dos en compote. Geignant en serrant les dents, Shísān se releva, petit à petit, sentant chacun de ses os craquer et son corps hurler une plainte silencieuse. Il pouvait déjà sentir ses membres se parsemer de contusions, déplora la tenue de ses vêtements recouverts de poussière et de débris. L'homme se tint au mur, traînant une jambe engourdie par la chute.

Malgré ses vêtements salis, sa coiffure malmenée, l'empereur tendit un index accusateur vers Gunhild.

« Vous, vous ne bougez pas ! Je suis l'empereur de Chine, sa Majesté impériale Shísān Wǔ, le Fils du Ciel ! Comment osez-vous, femme, user de magie ici ? Comment osez-vous fouler le sol de vos pieds, sorcière ? »

Shísān n'avait aucune preuve hormis l'accent scandinave dont avait usé Gunhild. Mais dans sa vision étriquée du monde il se permettait d'user de raccourcis faciles. Levant la tête vers le trou au plafond, il s'adressa au mercenaire qui avait du remarquer sa chute spectaculaire.

« Louie descendez ! Je veux que vous fouiller cette femme. Que vous retiriez tout ce qu'il y a de magique sur elle. Mettez-la à nu si besoin ! »

Clopinant vers Gunhild, l'empereur ajouta.

« C'est une tradition chez nous. On m'amène bien mes concubines dénudées. Cela évite qu'elles ne vous plantent un poignard dans le cœur. »


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Louie
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Lun 25 Juil - 21:21


L'Antique

with Shisan



Des menaces, des paroles en l’air, rien de pire que ce que Louie n’avait pas déjà entendu. Heureux de voir l’empereur retrouver sa diatribe incendiaire, l’anarchiste eut un léger sourire satisfait, presque ému, avant de soupirer de soulagement en le voyant effectuer l’ordre demandé. Si l’interrupteur ne leur offrit aucune lumière bienfaitrice, la lueur du Mei aussitôt apparu parvint à lui faire observer avec plus de facilité la petite boite posée au sol. S’en saisissant avec délicatesse, Louie s’attarda sur la serrure, la caressant du pouce, en comprenant enfin le mécanisme. Hélas, s’il était passablement intelligent, assez pour survivre, il n’avait ni la culture ni l’intellect pour résoudre un tel casse-tête.

« Empereur je » « Quelqu'un ici ? Moi médecin, besoin aide ? »

La voix, féminine, résonna autour d’eux. Comme un chant agréable, loin de toute intonation asiatique. Et pourtant, malgré la surprise, le choc de voir une autre personne franchir le seuil de la pagode hantée – une étrangère de surcroit – ce fut un gémissement chagriné qui franchit ses lèvres.

Car Shisan, retournant à sa complète stupidité, n’avait pas manqué d’y réagir d’une manière qui, elle, ne l’étonnait guère. De petit homme apprêté à lui rendre service, le chinois passa aussitôt en félin crachotant son mépris et sa discorde, fonçant comme tout gamin faisant un caprice droit vers les planches pourries du deuxième étage. Louie n’eut pas le temps de l’avertir, et le laissant traverser le sol sans faire mine de le retenir, exalta un profond soupir – clairement audible celui-ci. S’il n’avait pas tenu la boite, il s’en serait facepalmé la trogne.

Fort heureusement pour la pérennité de l’Empire, Shisan semblait increvable. Et malgré la douleur certaine de ses membres inférieurs, parvint à menacer la demoiselle tout en hurlant son nom et ses premiers véritables ordres. Roulant des yeux dans ses orbites exténuée, Louie fit un pas de côté, un petit saut étonnement léger, et s’en revint aux escaliers qu’il descendit sans croiser d’ennemis.

« Oh la la assez, ASSEZ ! » Beugla-t-il à l’encontre du dirigeant avant de lui tendre la boite, d’un geste ferme. « Votre pays, vos habitudes. Ouvrez moi ça et cessez de piailler. Je vais la fouiller mais pas la mettre à nue – vous avez pété une lucarne mentale ou quoi ? On est dans un temple hanté où des femmes ont été sacrifiées, j’vous rappelle. » Siffla-t-il à voix basse, et en espagnol pour que tous comprennent. « Qu’arrivera-t-il si je la maltraite celle-ci, hein ? Vous voulez que je continue mon travail ? Alors cessez de demander des choses impossibles ! »

Puis ses yeux verts s’en retournèrent enfin à la silhouette de l’inconnue.

« Scandinave hein. Salut… » Le sourire se découpant à ses lèvres maquillées par sa barbe, il s’approcha de quelques pas, les mains levées. « Allez ma belle, pas de gestes brusques. Vous avez entendu le monsieur, on s’en tient à la fouille et on ne cause pas d’ennuis à Louie. Un prénom serait le bienvenue. » Se raclant la gorge, il s’en vint poser ses paluches sur les épaules toujours habillées de la médecin. « Va falloir nous expliquer votre histoire. Parce que même si vous, vous êtes réelle, ça a de quoi faire sursauter un chat là. Une scandinave en terre chinoise. Vous lisez pas la presse ? »

Pays machiste, anti-magie, et cette étrangère qui se ramenait comme une fleur pour leur proposer une aide de sorcière. Tendue sous ses paumes, elle pouvait bien le fusiller du regard tant que ça lui chantait du moment qu’elle retenait ses coups. Et palpant la chair, évitant les zones intimes mais s’attardant quand même sur ses mollets, ses cuisses et ses flancs, Louie finit par hocher la tête sous un grognement approbateur.

« Rien. Une étrangère pas maligne. Mais pas de danger à l’horizon. » Puis aussitôt, ses yeux brillèrent d’un profond intérêt. « Dites voir. Vous pourriez nous rendre service. Les femmes savent parler aux femmes. Une demoiselle a été tuée ici – rituels chinois, si vous comprenez ce que je veux dire. Dites quelques mots à haute voix pour essayer de comprendre ses motivations et nous avancerons peut-être aussi bien qu’à l’ouverture de la boite. D’ailleurs Shisan ? »

Et tournant la tête, Louie s’en revint à son patron. « Ça avance ? »








pour moi faire éclore
la grande fleur rouge
ce serait merveilleux


Spoiler:
 
On dit de Louie qu'il a un bon fond (de bouteille)
©Gunhild
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Gunhild Thorfriddottir
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Gunhild Thorfriddottir
Sam 30 Juil - 0:21
Dire qu'elle ne fut pas surprise de voir un chinois traverser le plancher aurait été un mensonge éhonté. Elle ne put se retenir de pousser un petit cri en voyant l'homme suivre poussière et planches jusqu'à son étage. Elle aurait bien aimé savoir ce qui se passait ici, car l'individu face à elle n'avait rien d'un homme du peuple à en juger par ses vêtements qui semblaient être faits de la meilleure étoffe. Elle commençait à sérieusement se demander si elle était bien en pleine possession de ses moyens mentaux. Si elle avait sut la suite, elle serait sans doute restée à la caravane bien sagement.

Alors qu'elle s'approchait du Chinois pour s'enquérir de son état, une chute de cette hauteur ne devait pas lui avoir fait du bien, elle le vit pointer un doigt vers elle. C'est à ce moment qu'elle remarqua son visage défiguré par une vilaine cicatrice de brûlure et par la haine, une haine dont elle ne comprenait pas vraiment l'origine. La suite fut des plus déroutante, il s'annonça comme l'empereur de Chine, déclinant son identité complète dont elle ne retint que le nom et le titre, avant de lui parler de magie et de fouler le sol de sol de ses pieds. Elle ne comprenait presque, entre la voix chargée de haine et le débit, elle avait peine à suivre. En tout cas cet homme, Empereur ou pas, avait besoin d'aide, qui savait ce qu'il avait put se casser ou se fêler dans sa chute. Gunhild l'entendit alors appeler un certain Louie, l'exhortant à les rejoindre pour... son corps se raidit soudain. Ces mots lui étaient bien trop familier dans la bouche des divers représentants de l'ordre qu'elle avait put rencontrer à son arriver : une fouille au corps, mais cette fois cela semblait plus... poussé.

Gunhild ravala un son dégouté, des sons se faisaient entendre derrière elle, le fameux Louie était déjà en train de descendre. Elle se retourna pour voir à quoi s'attendre avec un nom à mille-lieu de la Chine. Force était de constater que l'individu n'avait pas l'air commode. La peau tannée par le soleil, ses cheveux longs mal entretenus et sa barbe qui aurait bien mérité un peu d'attention, nul doute sur le fait qu'il ne venait pas d'ici. Mais qui pouvait-il bien être? Un mercenaire sans doute, ou bien un expatrié comme elle vu sa maîtrise de la langue. Ce qu'il se mit à dire en espagnol la tendit un peu plus si c'était possible. Un temple hanté? Des femmes sacrifiée? Dans quoi s'était-elle embarqué encore? Elle n'eut pas le temps de faire des hypothèse que le regard vert du mercenaire la transperça, il s'approchait d'elle pour la fouille, au moins semblait-il avoir en vue de rester un minimum pudique. Gunhild ravala sa fierté et se laissa faire.

Sentir les mains de cet étranger sur elle était comme une injure, elle aurait bien voulu le repousser et s'enfuir, mais elle se doutait que cela ne l'aurait menée nul part. Mieux valait rester intelligente et vivante que devenir stupide et crever. Alors qu'il commençait, elle se concentra sur autre chose, ce qu'il lui disait, afin de rester concentrée sur l'instant présent. Comme il parlait espagnol, elle s'exprima envers lui dans cette langue.


-Gunhild Thorfriddottir, médecin. J'accompagne une caravane vers la capitale et je voulait faire une petite ballade avant d'aller me coucher. J'ai entendu les tirs et je suis venue voir ce qui se passait. Visiblement je n'aurais pas dut.

Elle s'exprimait désormais en espagnol, une langue qu'elle maîtrisait déjà beaucoup mieux. Mais malgré son accent scandinave toujours bien présent, elle ne parvint pas à camoufler sa colère et ses mots se firent un peu plus secs et froids qu'elle ne l'aurait voulu dans cette situation. Mais elle n'aimait pas particulièrement qu'un homme la touche, cela lui rappelait une proximité avec une fosse commune dont elle se passerait bien jusqu'à sa mort. Une fois qu'il eut finit, elle s'apprêta à aller au secours de Shisan et l'examinant mais visiblement Louie avait de meilleur plan pour elle. Ses sourcils se froncèrent en une expression montrant de manière non-équivoque son mécontentement. Elle ne laissa même pas à l'empereur le temps de répondre.

-Curieuse mais pas stupide. Je suis un médecin et je penserait à vous aider quand j’aurai examiné l'Empereur Shisan, il vient de faire une chute des plus impressionnantes et ce n'est pas en se tenant debout qu'il va arranger son cas.

Elle retroussa ses manches, révélant complétement les cicatrices sur ses bras. Absolument pas consciente de si ce qu'elle faisait était une offense ou non, elle se planta devant l'Empereur avec un air autoritaire et en fixant son regard dans le sien.

-Je vous conseille de vous allonger Votre Altesse, à moins que vous ne souhaitiez courir le risque d'offrir à votre peuple la vision d'un boiteux jusqu'à la fin de vos jours.

Il ne semblait pas contre l'idée, visiblement trop occupé par la boîte qu'il avait entre les mains ou bien conciliant suite à la révélation de sa non-implication dans toute cette affaire. Remontant la robe avec délicatesse, Gunhild put facilement constater que rien ne semblait cassé, l'os avait dut en prendre un sacré coup mais l'Empereur de Chine semblait solide. Malgré tout, il faudrait qu'il se repose au plus vite et applique des onguents si il ne voulait pas endommager ses muscles. Aucune blessure ouverte ni gonflement suspect, il s'en sortirait sans mal. Sentant le regard inquisiteur de Shisan posé sur elle, elle s'empressa de recouvrir sa jambe. Comme il semblait parler l'espagnol, elle préférait s'exprimer dorénavant dans cette langue.

-Je vous propose de vous appuyer sur moi pour marcher, vous n'avez rien de grave mais je n'aimerais pas que votre état se détériore, si vous nous pouvons vous fabriquer une béquille ou une canne quelconque cela pourrait aussi marcher. Je vais aider votre... homme de main. Restez assis et prévenez moi quand nous devrons partir.

Tout en lui offrant son plus beau sourire, elle se releva, Louie pensait qu'elle était sans doute la plus apte à communiquer avec l'esprit qui hantait les lieux. Elle s'avança calmement vers le centre de la pièce et inspira un grand coup, elle avait du mal à croire qu'elle faisait ça. Elle failli parler de nouveau en espagnol mais se ravisa pour parler en Chinois, il fallait que l'esprit la comprenne.

-Qui que vous être et quoi que vous faire ici, moi aider vous trouver sommeil. Vous dire moi quoi faire et je faire maximum.


Aucune réponse, elle regarda autour d'elle mais rien ne semblait avoir changer. Elle se tourna vers Louie et lui lança un regard désolé, repassant à l'espagnol puisque lui ausssi le maîtrisait.

-Je ne parle pas très bien le Chinois, je suis désolée mais je ne suis peut-être pas la meilleur candidate pour chasser les fantômes dans une pagode.
Gunhild Thorfriddottir
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Shísān Wǔ
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Mar 2 Aoû - 21:58
Shísān était fatigué. Très fatigué. Toute cette histoire lui mettait les nerfs en pelote. Louie l'avait repris comme s'il s'était adressé à un gamin retors piquant sa crise. L'empereur avait saisi la boîte tendu avec violence, haussant un sourcil, avant de laisser la Scandinave aux mains de son mercenaire. Qu'il la fouille donc – aucune arme, aucun objet contondant. Elle se devait d'être aussi lisse et innocente qu'une pêche tout juste cueillie.

Une pêche qui osa, tout de même, s'approcher de lui pour l'examiner. Si le Chinois avait été chat il aurait feulé de rage. À défaut il serra les dents, tentant d'esquiver les mains de la médecin. Une vague de douleur l'obligea à cesser tout mouvement, laissant alors champ libre à la femme d'observer ses contusions. Brièvement mais assez longtemps pour qu'elle lui donna quelques conseils.

« C'est cela. Ne comptez pas sur moi pour payer vos honoraires. »

Laissant les deux loustics tenter de tenir une conversation avec l'esprit des lieux, Shísān fit tourner la boîte entre ses mains cherchant à en comprendre le mécanisme. La serrure était factice – un attrape-nigaud de premier choix. Le coffret faisait songer à un de ces casses-têtes dont le peuple chinois était friand. Ce qui devait expliquer les termes sibyllins dont avait usé Louie. Votre pays, vos habitudes. Les doigts de Shísān caressèrent les arêtes du cube, jouèrent à trouver la faille. Inclinant le coffret dans un certain degré, son œil avisé remarqua le motif dissonant au sein de la parure. Appuyant dessus, l'index déclencha un mécanisme.

Le coffret s'ouvrit... sur le vide.

La main de Shísān eut beau plonger à l'intérieur, rien ne se fit sentir sous son épiderme. Alors lorsque Louie se retourna vers lui, la question au bord des lèvres, l'empereur retourna la boîte, tête en bas. La secoua pour bien montrer l'absence de contenu.

« Pas même de double-fond. Ce n'était qu'un leurre. »

L'empereur laissa choir le coffret au sol. Perte de temps.

« Inutile de demeurer davantage à cet étage. Vous deux... » Son index pointa, tour à tour, Louie et Gunhild. « Descendez à l'étage inférieur et allez trouver de quoi me faire une canne. Il est hors de question que je continue en m'appuyant sur une Scandinave, ou porté par un chien de mercenaire. N'y songez même pas, Louie ! »

Le regard de l'empereur était éloquent. Noir. Impérial. L'homme ne broncha pas, ne bougea pas jusqu'à ce que le duo se mit à obéir à ses invectives. Il aurait pu envoyer seulement le mercenaire, néanmoins il n'aurait pas supporté de demeurer, seul, en compagnie d'une femme provenant d'un pays magique. D'autant plus que ses confessions ne l'avaient guère aidé à baisser sa garde. Elle allait se rendre à la capitale ? Mais pour quoi faire, par le dragon divin ? S'ils s'en sortaient tous vivants de cette pagode, Shísān ordonnerait à ses hommes d'aller enquêter sur cette caravane. Histoire de ne pas se retrouver avec des êtres magiques qui, sous couvert d'êtres parfaitement humains, allaient investir sa précieuse capitale.

En parlant de magie, tout cela lui rappela la vision qu'il avait eu, plus tôt, en observant par la fenêtre. L'ombre massive d'une créature gigantesque. Était-elle encore là, à roder près de la pagode ? L'empereur voulut en avoir le cœur net. La jambe toujours engourdie par la chute, l'empereur avança à pas comptés. Son pied glissa, dérapa sur le plancher. Dans des gestes comiques, Shísān tenta de se retenir, agrippa violemment les barreaux de la fenêtre. Son corps formait un arc inversé, les pieds refusant d'avancer, les bras tendus, les doigts serrant convulsivement les barreaux pour ne pas choir.

« Ô Bouddha, sois miséricordieux... »

Shísān tira sur ses bras, s'arc-bouta pour se relever, retrouver un minimum de prestance. Les contusions se rappelèrent à lui. Une vague de douleur se propagea depuis sa jambe dans tout son corps. Lâchant un cri presque inaudible, Shísān abandonna la partie. Son corps s'amollit, ses doigts lâchèrent prise, et son cerveau déclencha un court-circuit.

L'empereur tomba dans les pommes.


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Louie
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Mar 16 Aoû - 19:36


L'Antique

with Shisan



Louie les aimait avec et sans cicatrices. Cependant, pour le coup, ce ne fut pas tant l’arrière-train de la jolie médecin scandinave au tempérament plus que déterminé qui attira son attention, mais bien l’état physique de l’empereur chinois. Du succès de son entreprise dépendait sa paye et plus qu’un homme à femmes – hommes – (tout ce qui se présentait et qui était consentant) – Louie aimait l’argent. L’argent lui permettait de vivre, d’investir, d’aider ses partenaires chez les Renégats et de trouver d’autres bénéficiaires. Autant dire que malgré son comportement – dont il se foutait passablement des conséquences – si l’autre chinois cassait sa pipe, son professionnalisme allait vite en prendre un sacré coup.

« Il va bien. » Maugréa-t-il, tout en supportant les invectivassions impériales de sa royale majesté. « Il râle il gronde il ordonne et il menace. Tout va parfaitement chez lui, même si ça tourne pas spécialement rond. » Ajouta-t-il dans la langue natale de la jeune femme, le parler roulant dans sa bouche avec une pointe d’accent mexicain. « Si vous vous obstinez à vouloir l’allonger, c’est peine perdue. Allons lui chercher sa maudite canne, puisqu’il insiste. Puis vous et moi, on va causer ma jolie. Parce que dans le genre manque de bol, vous vous posez là. Quelle idée que de venir vous foutre dans un guêpier pareil. Et je vous parle pas seulement de la Chine ! »

Calmement, il passa une main dans ses cheveux bouclés, manquant d’y accrocher ses doigts sous les nœuds divers et variés qui y nichaient. Puis dans un soupir presque théâtral, il fit signe à la donzelle de lui emboîter le pas prestement.

Shisan était de mauvaise humeur. La pagode avait décidé de snober la blondasse malgré son aide plus que bienvenue. A croire que tout reposait sur ses épaules, et c’était particulièrement chiant même si, de fait, il était bien la seule personne ici en qui il avait entièrement confiance.

« Alors dites moi un peu, elle est loin votre caravane ? Y'a d'autres médecins ? Des femmes ? Des étrangers ? Parce qu'il leur faudra vite rebrousser chemin s'ils pratiquent la magie ou la sorcellerie, croyez moi... »

Les soldats bataillaient toujours dehors, certains allongés au sol, mourant ou déjà morts. Louie leur lança un regard plus que désintéressé, tournant le dos à la forêt pour ramasser une branche assez épaisse, victime des assauts et à moitié fracassée. Il lui faudrait sans doute la lui retailler, mais presque aussi prestement, il revint à la pagode, la main sur le poignet de la jeune femme, la guidant de force dans cet aller et retour inutile.

« Honnêtement, je croyais pas trop à votre réussite mais c’était gentil d’essayer. Je ne comprends rien à ce business là. On m’a envoyé ici pour une pagode hantée et diable ! Elle l’est vraiment, vous voyez ? En plus de ça faut qu’on tombe sur vous, et maintenant Shisan va encore nous piquer une de ces – »

Il n’eut que le temps de voir la silhouette du chinois s’effondrer devant lui. Lachant le morceau de bois, il le rattrapa en trois pas, retenant son corps avant qu’il ne gise au sol comme une trainée trop usée. D’un grognement sourd, il souleva ce fétu de paille aux traits pâles, le portant en princesse. Faisant fi des ordres précédents et jetant un coup d’œil peu amène au médecin.

« D’accord, il ne va sans doute pas très bien… » Mais leur situation, de fait, était encore pire que prévue.

Du coin de l’œil, l’ombre déjà remarquée par l’empereur déchira le clair-obscur de l’après-midi pour apparaitre, beaucoup trop proche. Manquant de les surplomber tous. C’était une espèce de serpent – si tant est qu’un serpent pouvait avoir plusieurs têtes. Haute comme la pagode, elle avançait, droit sur eux. Sans chercher à attaquer les gardes, laissant peut-être ses sbires s’en occuper.

Louie sentit son souffle se bloquer dans sa poitrine.

Les emmerdes commençaient vraiment.

« Donã Sebastanã… » Chuchota le mercenaire. Avant de s’avancer suffisamment pour se placer dans l’encadrement de la fenêtre. Et hurler. « QUE VEUX TU ? »

Ses cris n’allaient sans doute pas manquer d’éveiller Shisan. Et c’était justement une chose qu’il souhaitait plus que tout. Après tout, c’était son putain de pays. Sa putain de malédiction.

« QUE CHERCHES-TU ? »

Et la voix résonna directement dans son crâne. Sifflante, doucereuse. Lui rappelant, par certains aspects, les mélodies soigneusement murmurées de la catin qui lui avait volé son frère.

« Vengeance… » Obtint Louie pour seule réponse. « Vengeance et vérité. »

Et l’androïde tourna la tête, comme pour savoir si Gunhilde l’entendait aussi. Mais ce n’était certainement pas le cas.

« La vengeance, ça se monnaye. Mais pour la vérité, faut poser ta question. »
« Si tu veux me venger… » Ondula la voix dans l’air tourmenté de ses propres pensées. « Tue ce pays. »

L’écho se renvoya à travers ses paupières. Et aussi brusquement qu’il l’avait entendu, claire comme de l’eau de roche, la voix fut suraiguë, mauvaise. Acharnée.

« Tue ce pays ! »

Le pays en question tenant pour ainsi dire dans ses bras, Louie recula d’un pas. Peu certain de la réponse à donner.

Et pas vraiment rassuré sur la suite à venir des évènements.

« Je sais ce qu’elle veut. » D’un mouvement de la jambe, il replaça Shisan contre son torse de métal. Le soutenant tant bien que mal. Commençant à transpirer. « Et croyez moi, faut qu’on se tire. J’ai deux bâtons de dynamite dans ma poche. Prenez les. Et si tout fout le camp, faites les péter. On verra si ces esprits peuvent survivre sans cet endroit… même si je doute que ce truc là. »

Du menton, il pointa le semblant d’Apala qui se dirigeait sur eux, toujours sans animosité apparente.

« Puisse crever de quoique ce soit. »








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On dit de Louie qu'il a un bon fond (de bouteille)
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Gunhild Thorfriddottir
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Gunhild Thorfriddottir
Jeu 13 Oct - 0:12
Gunhild n'aimait pas la façon dont on la traitait. Elle qui avait souvent été vue comme une sorte de sauveuse pour les plus mal en point n'aimait pas le traitement qu'on lui réservait depuis son arrivée ici. Elle était un médecin, sa présence sur terre avait pour seul but de venir en aide à son prochain et c'était sa seule mission. Se voir ainsi rabrouée par ce qu'elle était une étrangère l'énervait au plus haut point. Ces gens n'avaient-ils aucune éducation? Méprisait-ils ceux qui tentaient de leur sauver la vie. Ce pays était ingrat envers elle de bien des manières. Mais tel était le lot de ceux qui devaient servir dans un sens.

Inquiète pour l'empereur, malgré son comportement, elle tenta de se défaire de la poigne de Louie mais rien n'y faisait, elle n'était qu'une brindille dans le bras de ce géant. Impossible de lui faire lâcher prise et il ne sentait même pas qu'elle se débattait. Elle aurait peut-être dut passer moins de temps dans les livres. Une fois de retour au rez-de-chaussée, elle faillit devenir folle en voyant les soldats blessés. Ce mufle de Louie l'empêchait de remplir sa mission çà bien, et ça elle ne pouvait pas le supporter. Mais rien n'y faisait, sa poigne était un étau et il était trop préoccupé par la planification de la suite pour l'entendre geindre. Alors qu'ils allaient chercher Shisan, ce dernier fit une entrée remarquable en tombant devant eux et Louie le saisit alors pour le porter. Cette fois c'en était trop, Gunhild le fusilla du regard et se prépara à lui expliquer sa façon de penser quand elle vit son visage se muer de terreur. elle suivit son regard et vit alors la chose. Gigantesque, informe, démente, la chose se dirigeait droit sur eux. Louie sembla vriller totalement, hurlant à la chose pendant que le médecin tentait de soutenir toute l'horreur de l'aberration qui se tenait sous ses yeux.

Elle était devenue folle, ou alors elle était en enfer. Louie se mit alors à lui parler de dynamite et de fuite. S'en fut trop pour Gunhild qui lui asséna une claque avec une violence dont elle ne se croyait pas capable. Le tout agrémenter d'une invective dans sa langue natale, que le mercenaire semblait aussi maîtriser.


-IL SUFFIT!

Son regard était fou, son point de rupture était proche, elle sentait les rats grignoter la chaire de ses mains, les soldats au sol emplissait son esprit dans un tourbillon de souffrance et de panique qu'elle n'avait jamais ressenti auparavant. Tout cela n'avait aucun sens, elle avait connu la guerre, mais là c'était de la folie pure et simple.

-Je ne vais rien faire exploser du tout, je vais partir, récupérer les soldats et l'empereur et fuir d'ici pour que je puisse soigner tous le monde et que des gens plus qualifiés viennent s'occuper de cet endroit. Et je le ferait avec ou sans vous.

Elle fusillait littéralement Louie du regard, autoritaire et sèche, elle ordonnait plus qu'elle ne demandait. Sans un mot de plus, elle se mit à courir vers les soldats, espérant que ces derniers ne seraient pas trop mal en points, mais elle devait se rendre à plusieurs évidences. un, elle n'aurait pas le temps de s'occuper d'eux en pleine mêlée, deux, si ils étaient au moins aussi chiants que leur boss, ça prendrait des plombes, trois, elle s'emportait sans doute un peu. S'arrêtant à mi-chemin, elle se retourna vers Louie.

-VOUS COMPTEZ BAILLER OU M'AIDER?

Il y avait intérêt pour elle qu'il s'y mette, sinon ils étaient tous foutus.
Gunhild Thorfriddottir
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Dim 16 Oct - 14:09

La créature avançait de plus en plus. Louie n'ayant pas répondu à sa demande l’immense créature avança à travers le champ de bataille. À chaque fois que la créature géante marchait sur les petites créatures, qui avaient attaqué les soldats, elles disparaissaient. Réduites à néant sous le poids des pas du géant ? Non. Mais à chaque fois qu'une de ces créatures disparaissaient, l'énorme bestiole grossissait. Les soldats ne voulaient pas reculer devant cette abomination. Mais le commandant en chef étant incapable de donner des ordres, les soldats étaient dépassés par la situation. Un des soldats s’était même engouffré dans la voiture impériale. Il s'était prostré près des pédales, en compagnie du chauffeur, se soutenant l'un l'autre en se tenant embrassés.

La créature géante était maintenant face à la tour qui avait l'air de représenter la source de sa haine. Ou était-ce peut-être une des personnes qui était à l’intérieur. Une des tête donna un premier coup qui fit trembler toute la pagode. C'est à ce moment là que le tout premier Mei prit la peine d’apparaître à nouveau devant vous.


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Shísān Wǔ
La cadette des douze frères
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Lun 24 Oct - 22:08
Les soubresauts provoqués par les coups de la créature poussèrent l'empereur à se réveiller, l’œil alerte, tous les sens aux aguets. Il pouvait percevoir la rudesse du torse de Louie pressé contre lui, le froissement du tissu contre sa peau, le grondement sourd du cœur du mercenaire. Par Bouddha, avait-il osé... Shisan recula la tête, tel un serpent cherchant à mieux jauger sa proie. Oui il avait osé. L'empereur, tout à sa honte d'être ainsi porté par des mains de criminel, ne se fit pas même la réflexion que l'homme avait ainsi agi pour l'aider – et pour ne pas le laisser sur le carreau tel un pauvre soudard. Les lèvres pincées impériales s'entrouvrirent pour proférer une menace, un ordre mais les mots furent ravalés alors que la créature continuait son manège.

Boum, boum, boum.

La créature abattait ses têtes contre le mur en un rythme lent, pesant, mais néanmoins augurant le danger. Shisan n'était pas assez fou pour se présenter à la fenêtre pour invectiver la créature. Il tenait à sa vie. Se dégageant de l'emprise du mercenaire, l'empereur vit alors le Mei qui était apparu parmi eux, flammèche violacée qui semblait attendre quelque chose. Que l'un d'eux prenne contact avec lui ? Que la pagode s'effondra sous les coups de battoir ?

L'empereur rassembla à la fois ses habits et ses esprits. Réajustant son col et ses manches, l'homme s'adressa d'un ton impérial à l'apparition – comme s'il faisait face à un homme de sa garde et non à une émanation magique.

« Que dois-je faire pour que vous partiez de mon pays ? »

Shisan avait réfléchit aux mots prononcés, évitant de mentionner un départ de la pagode. L'homme avait lu assez de faits sur les êtres de magie pour savoir que ces derniers pouvaient prendre n'importe quelle injonction au pied de la lettre. Ces curieuses émanations spirituelles auraient pu quitter la pagode, pour mieux s'implanter ailleurs au sein de son empire. Le Mei observa l'empereur de bas en haut avant d'indiquer, du regard, la créature au-dehors qui continuait à cogner ses têtes contre la pagode.

« Est-ce votre maître ? »

Le Mei eut un geste de dénégation secouant sa tête de gauche à droite. Shisan plissa la bouche. Collaboraient-ils sur le même plan, ou était-ce la créature serpentine qui était aux ordres du fantôme ? Cela n'avait aucun sens.

« Vous, les Mei, êtes là pour protéger la pagode mais la créature est là pour la détruire ? »

Énième geste de dénégation. L'empereur perdait pied. Toute cette histoire n'avait aucun sens. Dans un ultime soupir d'exaspération, l'homme lâcha : « Savez-vous, au moins, ce que cette grosse créature nous veut ? »

Le Mei approcha de l'empereur et posa sa main griffue sur le crâne de l'homme. Des images s'imprégnèrent sur ses rétines, se glissant insidieusement dans son esprit.


En habit sacrificiel une femme était attachée sur un autel, les membres distendus par ses liens. La tension des cordes, des muscles montrait que le corps de la sacrifiée était proche du point du rupture. Les flammes des bougies jetaient des lueurs spectrales sur le visage figé, le regard scrutant le plafond comme pour y trouver un secours. Une haine profonde émanait de cette femme. Elle ne désirait pas être là. Tout son être le criait – son regard, la tension dans ses membres, les frémissements parcourant son corps alors qu'elle tentait de s'extraire de ce rituel. Proie acculée voulant fuir le repaire du prédateur. D'autres silhouettes se mouvaient autour d'elle, dénuées de visage. L'une d'elles se détacha de la masse grouillante tenant, à bout de bras, un masque. Un masque dont les yeux avaient été remplacés par deux piques affûtés. La femme poussa un cri silencieux alors que les lames crevaient ses prunelles.


Lorsqu'il reprit conscience, Shisan perçut sa respiration éreintée, rapide comme s'il venait de mener une course. Ses doigts se portèrent à ses propres yeux alors qu'un frisson dégoulinait le long de son dos. Il avait cru sentir l'acier le percer lui-même. Sa langue humecta ses lèvres tandis qu'il expliquait à ses comparses, tentant de rendre logique l'impensable.

« J'ai vu... Il y a eu des rituels ici. Très anciens. À une antique époque il était d'usage de sacrifier une vierge pour... éloigner la magie. »

Il eut un sourire tordu vers Gunhild, un brin nauséeux.

« On ne le pratique plus aujourd'hui. Du moins officieusement. Il existe parfois des sectes qui masquent bien leurs existences. Si vous êtes encore non dépucelée, je vous suggère de demeurer sur vos gardes. »

Reprenant le fil, Shisan précisa ce qu'il avait aperçu – le masque aux lames, la femme sur l'autel, le décor qui l'entourait semblable à celui de la pagode qu'ils exploraient. Sa main désigna la fenêtre et la forme massive de la créature qui se faisait percevoir à travers elle.

« Cette créature doit être un conglomérat de toute la haine qu'a éprouvé cette femme sacrifiée. Il nous faut l'apaiser. Avant qu'elle ne fasse s'effondrer le plafond sur nous. » précisa l'empereur en levant les yeux vers le plafond qui se lézardait.

Ayant trouvé un peu de cohérence au sein de toute cette magie, l'empereur regagnait en stabilité. D'un index sentencieux il désigna Louie.

« Vous devez connaître de douces chansons pour séduire les femmes, non ? Alors chantez ! » Se tournant vers Gunhild. « Demeurez à l'écart de la créature. Vous les femmes, vous êtes prompts à vous entre-déchirer et dans ce conflit il y en a une qui le remportera très facilement. »

Sans compter que la Scandinave était proche de la magie par sa naissance. La femme sacrifiée l'avait été pour contrer cette même magie – un précepte qu'elle pouvait avoir en horreur. Ses ordres donnés, l'empereur se rendit à la fenêtre. Se penchant par l'ouverture il hurla à l'attention de ses soldats, de ceux encore debout malgré le cataclysme.

« Cessez le feu ! Ordre de votre empereur ! » asséna-t-il avant que quiconque n'ait l'outrecuidance de tenter d'aller à l'encontre de sa volonté. « Vous excitez la bête. Remettez l'Ursidae dans sa cage, et rassemblez les blessés. »


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Louie
Le chef des voleurs
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Mar 1 Nov - 19:56


L'Antique

with Shisan



Il y eut un cri, il y eut une claque sèche sur son visage, comme le coup d’un bâton un peu faible et les bras chargés, le corps aussi fixe que son regard, Louie assuma la colère hystérique de la bonne femme sans prendre la peine de lui répliquer. Il avait actuellement bien mieux à faire que de calmer les ardeurs d’une personne qui ne savait même pas garder le contrôle de ses nerfs alors qu’elle se disait médecin.

C’est sur ce fait que Shisan, bougeant contre lui, ne tarda pas à se réveiller. Et revenant à sa préoccupation première, Louie ne tarda pas à le redéposer à terre pour éviter toute nouvelle menace ou sursaut inutile. Il n’eut toutefois pas le temps de l’inviter à fuir cette tour maudite tout en la faisant exploser que le dirigeant, semblant autant reprendre conscience de son statut que de sa présence ici, agit avec sévérité, commandant au Mei de lui donner les réponses nécessaires pour combattre au mieux la créature qui s’amenait vers eux en faisant trembler la tour.

En soutien dans son dos, de peur qu’il ne fasse un nouveau malaise, Louie se fit témoin de son expérience. Et tout en écoutant patiemment la retranscription de sa vision, le souffle quoique court et la cervelle turbinée par l’inquiétude de se retrouver pris au piège avec tous ces fantômes, se racla la gorge, sourire aux lèvres, à son ordre de chanter.

« Vous avez demandé un mercenaire, pas un chan- roh la d’accord c’est bon faites pas cette tête. Vous me payez j’obéis. »

Tournant le dos à Gunhild, s’approchant de la fenêtre pour héler la créature, ce fut tout d’abord en mexicain que Louie essaya de la calmer. Ne connaissant dans son registre que des balades amoureuses. Fut-ce son incompréhension à l’espagnol de ce géant ou bien justement les paroles trop romantiques pour l’esprit d’une sacrifiée, la chose sembla gonfler à en faire vaciller la tour sous un nouveau tremblement.

La voix de Louie, pourtant grave et agréable, se fit alors berceuse traditionnelle, chantonnant en un chinois que Shisan n’aurait certainement pas renié.

« Houalan di houa-ar sia-a-a-ng. Ting wo laï cha'ng y cha-a-a'ng. Cha'ng yil ya cha-a-a'ng… » Comme obéissant à la chanson, et l’écoutant effectivement parler, la créature cessa ses coups sans pour autant se rapprocher. Ni apaisée, ni amicale, seulement attentive.

« Je suis pas sûr que ça tienne longtemps Shisan… » Le regard vert de Louie se tourna vers le Mei. « Tu ne veux pas me montrer ce que tu lui as mis dans la tête ? Moi aussi je veux comprendre, et aider. »

L’esprit se rapprocha, comme nerveux, et glissant ses visions dans ses tempes déjà malmenées, faisant fi de son dégoût comme de sa colère, sembla trépigner dans les airs, clairement mal à l’aise.

« Tu m’étonnes qu’elle soit furax… et les autres aussi… qu’est ce qu’on peut faire pour l’aider ? … Ou plutôt, qu’est ce que tu dois faire toi, hein, pour l’aider ? »

La voix caverneuse du Mei se fit alors télépathiquement entendre :

« Tu ne peux rien faire. Ce qu’elle veut, c’est moi. Seule mon âme peut apaiser sa colère et libérer toutes les âmes de ceux qu’elle a tué… J’ai sacrifié son corps pour ce que lieu reste protégé de la magie comme le veux nos ancêtres. Mais elle n’a pas voulu de ça. On l’a donc obligé… »
« Comme c’est charmant. »
« Son esprit ne vit encore que pour tuer le miens. »
« Et toi tu n’es qu’un fantôme… ton esprit n’a pas à survivre, surtout si c’est pour qu’elle reste en colère. Alors bon sang qu’est ce qu’on doit faire pour te tuer ! »

Mais le Mei sembla reculer, presque effrayé.

« Je ne veux pas mourir ! J’ai suivis la tradition ! »
« Ah tu as suivis la tradition… eh ben explique donc ça à ton seigneur, l’Empereur de Chine ! »

En mandarin pincé, plus qu’agacé, ce fut brutalement que Louie se tourna vers Shisan, s’inclinant devant lui.

« Vous avez demandé mon aide, voilà la solution. Ordonnez à ce Mei de se sacrifier et ainsi la créature pourra disparaître, à nouveau en paix. Vous n’aurez plus aucun problème dans cette tour… Aucun problème d’ordre magique en tout cas. Et à l’avenir, évitez les traditionnels sacrifices humains dans votre pays. Pour en avoir expérimenté quelques uns, je peux vous jurer que c’est pas une aussi bonne idée que ça en a l’air, et que ça amène rarement des bonnes choses par la suite. »

La solution se tenait donc là, entre eux, dans la présence du Mei. Et Louie recula d’un pas, sa mission presque terminée.








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