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 Partner in Crime- Juniper & TJ

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Cat Sidhe
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MessageSujet: Partner in Crime- Juniper & TJ   Ven 17 Juin - 13:30

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Un animal poussé par la faim. Certains n'aimeraient pas être réduit à cela mais toi, tu ne peux prétendre le contraire. Depuis le jour de ta naissance, c'est ce que tu as été. Une créature sauvage qui survit au jour le jour, qui ne pense qu'à faire taire sa faim afin de voir demain arriver. C'est dans ta nature et tu l'acceptes. De ce côté-là, tu n'es pas compliqué. Tu acceptes bien des choses sans vraiment les remettre en question. Tu acceptes ta propre mortalité, tu acceptes le fait que le soleil se lève puis se couche sans que tu ne puisses rien y faire, tu acceptes les règles injustes de ce monde et tout comme tu acceptes d'être dépendant de ton environnement. Tu es si simple comparé aux humains. Tu ne te poses pas autant de questions qu'eux ou du moins, tu n'es pas encore assez conscient pour te les poser. Tu as de nouveaux fardeaux sur les épaules, tu es désormais capable de regretter et de réaliser que tout était plus simple avant… Mais tu es encore épargné par certaines choses… Tu ne penses pas encore à ce qu'il y après la mort ou au but de ce passage sur cette Terre… Non, tu ne penses qu'à survivre et à retrouver ce foyer que tu n'aurais jamais dû quitter… Voilà ce qui occupe tes pensées en cette nuit encore jeune, alors que tu déambules dans les rues de Londres, non parce que tu souhaites profiter de la vie nocturne de la ville mais plutôt parce que tu cherches quelqu'un. Dans les méandres de ce labyrinthe qu'est Londres, tu sais ce que tu cherches ou plutôt, tu sais qui tu cherches. Sagement enroulé dans ta cape et presque sur la pointe des pieds, tu lèves le museau de temps à autre vers les toits, guettant un quelconque signe. Tu n'aimes pas l'idée d'aller le trouver simplement parce que tu as faim, à cause de ton estomac désespérément vide que tu n'arrives pas à faire taire. Cela fait plusieurs jours que tu n'as rien avalé. Tu as pu boire dans certaines gouttières mais manger, non… Tu as eu beau voler toutes les montres que tu pouvais, l'homme n'en a pas voulu. Il te disait soit qu'elles n'étaient pas belles, soit qu'il en avait trop… Et si tu avais commencé à le supplier, à lui dire que tu ne demandais qu'une pièce, ce dernier s'était contenté de te dire que tu n'avais qu'à lui amener quelque chose qui avait de la valeur pour changer. "De la valeur, de la valeur… Qu'est-ce que donc ? Comment différencier une montre qui a de la valeur et une qui n'en a pas…? Les humains sont bizarres.", voilà ce qui avait traversé ton esprit sur le moment et qui désormais te faisait te questionner sur tout ce qui passe entre tes griffes. "Quelle valeur ont les vêtements sur mon dos ? Que vaut la chevalière que j'ai volé à un passant… ? Quelle est ma valeur ?", sont tes nouvelles interrogations auxquelles tu es bien incapable de répondre. Et c'est pour ça que tu vas le voir, lui, celui que tu considères être ton ami. Ton compagnon de fauche et celui qui t'apprend de la poésie pour améliorer ton vocabulaire. Celui dont le nom est Juniper mais que tu appelles Jun'. C'est lui dont tu cherches la planque, lui que tu tentes de trouver. Tu sais que ce dernier aime sa solitude et son indépendance plus que toi, mais tu sais aussi que tu peux venir le voir si tu as besoin de son aide. Il ne fait peut-être pas dans la charité, mais il sait te tendre la main. Tu sais que si tu vas le voir, tu pourras obtenir des réponses et peut-être de quoi manger… Tu n'oserais pas mendier ou lui demander de la charité. Non, pas à lui. Tu l'aimes bien trop pour lui faire ça… Non, tu n'aimerais pas voir dans son regard de la déception ou même une certaine forme de pitié. Ton coeur en serait brisé. Tu veux qu'il te regarde comme un égal… Amusant, non ? Sans vouloir l'avouer, ou même y penser, tu cherches en fait à l'impressionner, à lui donner l'envie de te considérer comme l'un des siens. Parce que toi, tu penses que vous êtes un peu semblables. Vous êtes tout les deux des ombres qui vivent dans celles des autres et qui chapardent. Tu lèves le nez une fois de plus et enfin tu retrouves sa planque. Tes oreilles remuent sous ton capuchon et sur la pointe des pieds, voilà que tu entames ton chemin jusqu'à lui. Dans un froissement de cape, tu t'engouffres dans une ruelle étroite, puis dans un bâtiment presque désert mais que toi tu sais occupé par Jun'… Tu sais qu'il aime être ici, pour mener ses affaires à bien, et surtout se ressourcer. Tu sais aussi que c'est ici qu'il aime panser ses blessures et lire de la poésie… Celle qu'il t'apprend vers par vers pour que de tes lèvres sortent de bien belles choses. Tu te glisses dans l'ouverture d'une porte, puis tu escalades quelques obstacles et finalement tu sais qu'il n'est pas loin. Son odeur et celle du sang vient te chatouiller le nez alors que tu t'approches d'un pas feutré, tes pupilles largement dilatée autant à cause de l'obscurité que de l'impatience qui étreint ton coeur. Tu as l'impression que ça fait une éternité que tu ne l'as pas vu… Et c'est peut-être pour ça que tu te jettes sur lui. D'un bond, tu viens te pendre à son cou, ronronnant déjà pour lui alors que tu t'agrippes à ton ami qui doit lui se remettre de la surprise et du choc de te sentir peser sur son être. Tes griffes s'enfoncent dans ses vêtements sans les déchirer alors qu'au milieu de tes ronronnements, c'est ta petite voix qui se fait entendre.

"Jun'… !"


Un rire léger t'échappe tandis que tu refuses de te reculer pour le laisser respirer, t'accrochant à lui comme si tu avais peur qu'il parte à nouveau ou pire… Qu'il te dise que tu le déranges. Et c'est à cette pensée que tu te recules un peu, retirant ton capuchon pour qu'il puisse voir ta bouille de petit hybride heureux d'avoir retrouvé son ami de toujours. Tu détailles son visage et une fois de plus, tu le trouves dans un sale état. Tu observes ses cernes et ses blessures. Tu es toujours triste de le voir ainsi. Tu tends une main vers sa joue que tu effleures du bout des griffes et doucement, tu murmures, presque inquiet.

"Tu t'es encore fait attraper…"
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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Dim 19 Juin - 8:37


Allongé à même le sol, sur le dos, je dévore le livre que je tiens dans ma main gauche, tandis que de la droite, je porte de temps à une autre une cigarette allumée à mes lèvres. La lueur de ma lanterne est juste assez puissante pour éclairer les pages sèches et parfumées de l'ouvrage.



— Je n’exagère rien, reprit Paganel. Robert a montré qu’il était un homme, et je le traite en homme, en ne lui cachant pas la vérité. Les Néo-Zélandais sont les plus cruels, pour ne pas dire les plus gourmands des anthropophages. Ils dévorent tout ce qui leur tombe sous la dent. La guerre n’est pour eux qu’une chasse à ce gibier savoureux qui s’appelle l’homme, et il faut l’avouer, c’est la seule guerre logique. Les Européens tuent leurs ennemis et les enterrent. Les sauvages tuent leurs ennemis et les mangent, et, comme l’a fort bien dit mon compatriote Toussenel, le mal n’est pas tant de faire rôtir son ennemi quand il est mort, que de le tuer quand il ne veut pas mourir.

— Paganel, répondit le major, il y a matière à discussion, mais ce n’est pas le moment. Qu’il soit logique ou non d’être mangé, nous ne voulons pas qu’on nous mange. Mais comment le christianisme n’a-t-il pas encore détruit ces habitudes d’anthropophagie ?




Captivé, je ne finis par me redresser que parce qu'il me faut changer la chandelle qui brûle les derniers restes de sa mèche en crachotant. Je pose le roman avec soin pour ne pas l'abimer. Je fouille la caisse qui me sert à ranger mes maigres possessions du moment et y déniche mon salut. Je m'agenouille à coté de la lampe. Je penche la mèche neuve vers celle qui s'apprête à s'éteindre, échange les deux bougies de place et rallume une cigarette avec soin. Une ombre tombe sur moi et je me redresse à peine suffisamment pour soutenir le poids qui s'est abattu sur mon corps sans m'écrouler. Hagard, il me faut quelques secondes pour me ressaisir et comprendre ce qu'il vient de se passer, ce qui vient de m'attaquer, ou plutôt, qui vient de me sauter dessus et de planter ses griffes dans mes vieilles nippes usées jusqu'à la trame au point qu'elles piquent ma peau... Mais les ronronnements qui proviennent de l'espèce de chose poilu et douce qui m'écrase m'apaisent très rapidement, et je laisse ma main libre s'égarer sur son dos.

TJ. Le chaton. Je joue avec l'une de ses deux oreilles du bout des doigts, maladroitement, alors qu'il rit, tout heureux de la surprise qu'il vient de me faire. Un sourire un peu inattendu étire mes lèvres.

-Chaton. je murmure alors qu'il s'écarte.

J'éteins ma cigarette et m'en libère par la même occasion, avant de reporter mon attention sur lui. Je tressaille assez violemment alors que ses griffes courent sur ma joue.

-Ce n'est rien TJ. A peine quelques égratignures. Ne t'en fait pas.

Côtoyer T James, c'est comme manger une pâtisserie qui sortirait du four. C'est agréable, c'est doux, c'est tendre, c'est tiède, et ça fait toujours chaud au coeur. Mais c'est surtout beaucoup plus accessible. Et beaucoup moins éphémère. Heureusement.

-Approche toi de la lumière...

Je tire la caisse près de moi. Je sais qu'il a faim. C'est une évidence. Sinon, il ne serait pas là. TJ est comme un animal, son instinct le pousse à venir me voir en dernier recours, lorsqu'il a tout essayé, mais qu'aucune de ses entreprises pour se nourrir n'a fonctionnée. Ce n'est pourtant pas typiquement animal de venir chercher confort auprès d'un être en qui on a confiance, mais chez lui, cela m'a toujours semblé... différent.

Je lui tends la miche de pain que je gardais en réserve. Je n'ai pas besoin de mots pour le comprendre. Il n'a jamais vraiment été nécessaire qu'il me parle.

-Mange.

Je n'ai jamais su ce qui avait causé son silence, ni pourquoi il ne connaissait que quelques mots lorsque l'on s'est rencontré, et peut être ne m'en parlera-t-il jamais. Mais cela n'a aucune importance. Il est ce qui se rapproche le plus d'un ami, bien que je ne saisisse pas très bien ce concept. Pas plus que celui de la famille. Je sais juste que je peux placer toute ma confiance en lui, il ne commettra aucune tricherie.





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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Mer 22 Juin - 13:31

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Tout contre lui tu ronronnes comme l'animal heureux que tu es. C'est dans ses bras que tu te sens le plus à l'aise et si il n'est pas la vieille dame qui t'a recueillit il y a bien longtemps, il a étrangement la douceur et l'odeur de la maison. Dans ses bras, tu as l'impression de redevenir le chat que tu n'aurais dû cesser d'être… Surtout lorsque du bout des doigts il vient caresse l'un de tes oreilles, t'arrachant de ce fait un autre rire. Tu es comme un enfant heureux. Tu souris et dévoile tes crocs animal dans cette bouche humaine alors que lui tente de ne pas t'inquiéter au sujet de ses blessures. Tu plisses légèrement le nez, perdant de ce fait ton sourire probablement hideux, murmurant doucement en un léger sourire.

"Je m'inquiète toujours."

Tu tiens à lui, tu tiens tant à lui que si tu le pouvais, jamais tu le quitterais. Tu deviendrais comme son ombre… Tu calquerais tes pas aux siens et tu serais comme un étrange ange gardien qui l'observe de ses pupilles dorées. Tu aimerais pouvoir ne jamais le quitter… Mais Jun' n'est pas de ce genre-là. Il aime sa liberté plus que tu n'aimes la tienne. Et si depuis que tu es un hybride, tu cherches l'affection chez les autres, lui reste sauvage comme tu l'as été autrefois. Lui apprécie la solitude que tu déplores certains soirs. Juniper est indépendant là où toi tu es désormais perdu. Tu ne dis pas que tu ne comprends pas ce qu'il cherche et ce dont il a besoin, tu constates simplement qu'il te manque et que tu ne dirais pas non à pouvoir passer plus de temps avec lui, lové contre son corps, à sentir ses doigts se perdre dans ta chevelure brune ou sur ta nuque. Tes oreilles se redressent quand il t'invite à le rejoindre non loin de la bougie qui fait office de lumière en cet endroit. Timidement tu t'approches et te révèles un peu plus à lui, laissant tes prunelles d'or s'illuminer alors que ton visage de jeune homme se dessine à la lueur de la flamme… Tes pupilles ne deviennent plus que des fentes et la fourrure de tes oreilles semble séparer de beaux reflets tandis que tu t'assieds bien docilement sur la caisse, laissant ta queue doucement effleurer le sol, remuant sous ta cape en un mouvement de balancier plutôt tranquille. Et c'est quand il te tend la miche de pain que ton coeur semble se briser. "Il sait.", penses-tu avec une certaine tristesse. "Il a toujours su." Et tu détestes ça, pas vrai ? Tu n'aimes pas qu'il soit capable de si bien te comprendre. Non parce que tu ne veux pas qu'on puisse savoir ce qui se passe dans ta tête mais plus que tu as honte d'être ici à cause de ton estomac qui gronde. Alors si pendant quelques secondes tu hésites à saisir la miche de pain qu'il te tend, tu finis par la saisir du bout des doigts, la mine basse, comme un enfant qui viendrait de se faire taper sur les doigts.

"Suis-si prévisible que tu sais toujours tout ?"

Une pointe de tristesse se fait entendre dans ta voix alors que tu romps la miche de pain en deux, lui tendant l'autre moitié alors que tu mords déjà dans la tienne, mâchant la bouche ouverte bien malgré toi. Ce n'est pas que tu veuilles absolument lui montrer la façon dont tu mastiques mais tu n'as pas ses molaires ou sa dentition. Tu as plus de crocs qu'autre chose et il est pour toi bien difficile de mâcher comme le reste des humains. Et entre deux bouchées, tu poses ton regard vers lui, posant d'autorité la moitié de miche de pain dans sa main, refermant ses doigts autour.

"Mange.", ordonnes-tu, tes pupilles plantées dans les siennes.

Tu sais que tu peux te contenter d'une moitié, tu as l'habitude de sauter des repas et de rester sur ta faim, mais l'idée de le savoir se priver pour toi t'es insupportable. Tu ne veux pas qu'il s'affame, tu ne veux pas qu'il soit dans un plus mauvais état. Tu veux qu'il aille mieux. Que sa peau perde sa teinte violacée par endroits, qu'il retrouve le sourire. Rapidement tu finis par terminer ton maigre repas et après t'être léché les lèvres de ta langue râpeuse, tu décides de venir t'assoir sur ses genoux, passant tes bras autour de son cou avant de poser ta tête sur ton épaule. Tu fermes les yeux et recommences à ronronner pour lui, te sentant simplement bien, là, au creux de ses bras.
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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Dim 10 Juil - 21:45

Il ne devrait pas s'inquiéter autant. Ça ne change pas ce qu'il s'est produit. Et puis, que peut-il y faire ? Rien. Alors à quoi bon se ronger les sangs ? Mais là n'est pas la question, ce soir, je compte juste profiter de la présence de mon ami, je n'ai aucunement envie de tenter de le raisonner. Cela fait bien trop longtemps que nous avons été séparés.
J'observe son visage aux traits si particuliers, si fins et sauvages. Son regard est impressionnant. C'est peut-être ce qui frappe le plus chez lui. La couleur dorée de ses iris et la pupille sombre qui les fend verticalement. Des yeux de chats, qui pourtant, me paraissent parfois bien plus humain que ceux d'un homme. On ne peut y lire que la vérité. T James est bien trop simple pour cacher quelque chose, et chacune de ses émotions se reflète tant sur ses traits que dans son regard félin.
Il semble profondément peiné, peut-être même blessé, de voir que j'ai compris la raison de sa visite. Il n'a certainement pas encore réalisé que, si je le connais si bien, sur ce point, c'est parce qu'il n'est pas le seul à avoir déjà quémander nourriture et attention. Ca m'est arrivé aussi, il y a de longues années... Et même si depuis, j'ai appris à mes dépends à me débrouiller seul, je n'oublierais jamais le sentiment que cela procure. De se sentir dépendant ainsi, contraint d'attirer sur soi le mépris, la pitié et parfois la haine, juste pour espérer ne pas avoir à tenir une journée de plus l'estomac vide.

-Non, tu n'es pas si prévisible que cela, et je ne sais pas tout, mais je sais reconnaître quelqu'un qui a faim. Et je te connais, TJ. Suffisamment pour savoir que tu n'aimes pas venir ici uniquement pour cela... ai-je murmuré avec douceur.

Je prends la demi-miche dans mes mains et en coupe un morceau pour le glisser entre mes lèvres. Je ne proteste pas. C'est inutile, puisque de toute façon je finirais bien par la manger, et TJ refusera de prendre le pain entier pour lui tout seul.
Alors je grignote en silence, en l'observant tout comme lui m'observe. Sans curiosité malsaine, en toute simplicité, en toute amitié. Il y a quelque chose d'attachant dans sa façon de faire, quelque chose de gracieux dans ses gestes.
Je ne suis pas surpris de le voir venir se blottir tout contre moi une fois notre repas fini. Je referme mes bras autour de son petit corps avec douceur. Je glisse une main dans ses cheveux pour les caresser, non sans tendresse. Son ronronnement me berce agréablement et je ferme les yeux à mon tour.

-Où donc étais-tu parti durant tout ce temps, chaton ?

D'habitude, il revient bien plus vite vers moi. Même s'il n'a rien de particulier à me demander. Juste parce qu'on s'apprécie. Mes doigts dévient à nouveau sur l'une de ses oreilles pour jouer avec.

-Je crois que j'étais inquiet pour toi.

Oui, c'est fortement probable. Il est peut-être la seule personne pour laquelle je suis capable de me faire du souci. Il me semble parfois si fragile...



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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Ven 15 Juil - 18:15

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C'est dans ses bras que tu es le plus heureux. C'est niché tout contre lui que tu te sens le plus à la maison et en sécurité. C'est sûrement étrange à expliquer et même toi tu ne dois pas t'en rendre compte mais c'est pourtant la vérité. C'est dans les bras de Jun' que tu te sens bien… Ou que du moins, ton existence bâtarde te semble plus supportable. Tu ne saurais expliquer pourquoi et encore moins t'en rendre réellement compte, mais en cet instant, alors qu'il t'enlace tendrement, tu ne t'en veux plus d'être venu, non. C'est même tout l'inverse, tu t'en veux presque de ne pas être revenu vers lui plus tôt. Et c'est ce que tu te dis à chaque fois. "J'aurais dû le retrouver plus tôt… Jun' m'a manqué.", penses-tu sans oser le dire. Tu sais que lui n'est pas comme toi, que lui a besoin de sa solitude plus qu'il ne désire ta présence…Tu sais que Juniper est un humain sauvage, aussi sauvage que tu l'étais quand tu n'étais réellement qu'un animal, alors tu gardes souvent pour toi le fait qu'il t'ait manqué et que tu aurais aimé rester à ses côtés. Tu préfères taire tout ça et te contenter de profiter de ce qu'il t'offre en cet instant, à savoir cette étreinte rassurante et le bout de ses doigts qui caressent doucement tes oreilles. Un sourire se glisse sur tes lèvres et tu commences à ronronner pour lui, remuant doucement des oreilles et de la queue alors que tes griffes se plantent avec douceur dans la fabrique de ses vêtements. Et si pendant presque une minute tu étais simplement heureux dans ses bras, rassuré qu'il ne t'en veuille pas, voilà que ses mots forment la question à laquelle tu n'oses répondre. Pourquoi n'étais-tu pas là plus tôt ? Tu rouvres les yeux et cesse de ronronner, ta queue fouettant l'air dans un mouvement qui trahit l'inconfort soudain de cette situation. Ses doigts continuent de se perdre sur tes oreilles mais tu ne trouves plus ça si agréable que ça… Surtout quand il poursuit. Là, ton coeur se serre et tu peines à poursuivre cette étreinte. Lentement tu te recules et croises son regard, les oreilles basses et les mains sur ses épaules. Tu n'oses lui dire… Tu n'oses lui expliquer qu'il est le seul avec qui tu sois bien et que tu n'osais pas revenir de peur qu'il ne veuille plus de toi. Ta frimousse d'habitude si joyeuse se retrouve assombrie par une certaine tristesse que tu n'arrives pas à masquer. De toute façon, qu'arrives-tu à lui cacher ? Pas grand chose. Il compliqué pour toi de faire semblant avec lui, ou même de mentir… Enfin, soyons honnêtes, tu ne sais mentir. Nerveusement tu fais s'entrechoquer tes petits crocs et n'oses croiser à nouveau ses prunelles alors que tu cherches tes mots presque fiévreusement. Tu fronces les sourcils et tu hésites à te glisser bien loin de lui. Tu es déchiré à vrai dire… Tu aimerais lui avouer la vérité mais tu n'oses pas… Toi tu sais qu'il t'a manqué, tu sais que plus d'une fois, tu aurais aimé venir te glisser dans sa cachette et passer des heures, des nuits peut-être des jours en sa compagnie, mais tu es conscient que Juniper préfère la compagnie de ses livres à la tienne. Est-ce que tu lui en veux ? Non. Tu comprends sa nature et son caractère, tu les accepte et jamais tu ne lui demanderais d'être quelqu'un d'autre juste pour avoir le droit de rester avec lui… Mais tu crains qu'il ne veuille plus te voir si tu lui avoue ce qui en ce moment brûle tes lèvres. Tu sens sur ta personne son regard inquiet et il te faut encore quelques minutes pour trouver le courage de lever les yeux vers lui.

"Moi tu m'as manqué… Terriblement. Je voulais revenir plus tôt…" murmures-tu, les oreilles basses.

Oui, tu aurais surtout aimé ne jamais le quitter. Tu aurais aimé avoir eu le droit de rester à ses côtés… Tu aurais pu avec lui faire comme tu le faisais avec le vieille dame… Tu aurais pu être son compagnon, celui qui se serait glissé dans ses bras autant durant la journée que pendant la nuit, celui avec qui il aurait pu faucher et chaparder… En plus, tu ne prends pas tant de place que ça, si lui veut dormir seul, tu pourrais toi te rouler en boule dans un coin et simplement somnoler dans ta cape… Tu serais le compagnon parfait, une petite ombre adorable qui ne demande qu'un peu d'attention et de compagnie. Mais ça, tout ça tu n'oses lui dire. Tu préfères à la place laisser tes mains griffues jusqu'à son coeur, te mordillant doucement la lèvre.

"Je m'inquiète tout le temps pour toi, quand je ne suis pas avec toi, j'ai toujours peur qu'il t'arrive quelque chose… Et pire, j'ai peur de jamais te retrouver…"

Tu as surtout peur que comme la vieille dame, il t'échappe et que tu sois incapable de le retrouver… Tu as peur de le perdre. Peur de ne jamais avoir le droit de retrouver ses bras.

"Je n'aime pas te quitter. Je n'aime pas à avoir te dire "au revoir."", dis-tu avec la voix d'un enfant perdu.

Non, tu n'aimes pas les adieux, surtout pas avec lui. Tu fronces un peu plus les sourcils et laisse tes griffes s'enfoncer dans sa chemise.

"Mais j'ai aussi peur de revenir te voir et que tu ne sois pas heureux de me revoir… C'est peut-être aussi pour ça que je ne voulais pas revenir plus tôt… J'avais peur de ne plus te trouver avec un sourire pour moi…"
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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Dim 31 Juil - 11:00

Je ne suis pas sûr que ce soient mes mots qui l'aient si durement atteint... mais j'en ai malheureusement bien l'impression. Je ne le retiens pas, je cesse mes caresses, je relâche mon étreinte, je le laisse prendre toute la distance nécessaire. Qu'ai-je dit de si blessant pour que sa queue fouette ainsi l'air dans son dos, que ses oreilles s'aplatissent sur son crâne et qu'il n'ose même plus croiser mon regard ? Je n'ai eu ni l'intention ni l'impression de lui faire des reproches, et pourtant, au vu de ses réactions, on aurait pu croire que c'est ce qu'il vient de se produire. J'attends patiemment qu'il se reprenne, qu'il trouve ses mots, ou bien qu'il batte en retraite, qu'il fuit si c'est ce qu'il préfère faire, ce qui lui parait le plus naturel. Je ne veux pas le brusquer, il semble déjà trop troublé par mes quelques mots.
Je finis par me détourner légèrement. Il parait que certains être n'aiment pas qu'on les fixe droit dans les yeux. Peut-être est-ce également cela, la raison de son malaise... Mais jusqu'ici pourtant, il n'a jamais eu de comportement qui pourrait me laisser croire qu'il en souffrait.
Finalement, un début d'explication franchit ses lèvres dans un murmure hésitant, à peine un souffle, alors que je replonge dans ses iris félins si particuliers. Il revient timidement vers moi, tandis que j'écoute son discours d'une oreille attentive. Une peine immense m'envahit lorsque je réalise à quel point il est déchiré de devoir s'éloigner après chacune de nos rencontres. Je pose mes mains sur les siennes, sans l'interrompre un seul instant. Ses griffes aiguisées percent le tissu usé jusqu'à la trame de ma chemise pour venir effleurer ma peau, m'arrachant un tressaillement.

-T-James... ai-je commencé d'une voix douce. Ai-je fait ou dit quelque chose, une fois, qui ait pu te laisser penser que tu ne serais un jour plus le bienvenu ici ou n'importe où ailleurs, auprès de moi ? Je n'aime pas quand tu pars si longtemps... J'ai moi aussi peur qu'il t'arrive quelque chose... Et que je ne puisse pas être là pour l'en empêcher et te protéger. Tout comme toi tu t'inquiètes pour moi...

Je serre légèrement mes doigts sur sa main. Mon seul ami n'ose par instant même pas venir vers moi. Un sourire contenant une pointe de tristesse étire mes lèvres.

-Mon sourire ne disparaitra jamais, il sera toujours là pour toi. Tu seras toujours le bienvenu auprès de moi. Sache-le, et ne l'oublie pas, entendu ? Et puis... Je te fais la promesse que tu pourras toujours me retrouver, quoiqu'il m'arrive... Je ferais attention à rester là, pour toi.

Je laisse mes doigts aller effleurer tendrement sa joue. Oui, je crois bien que je suis capable de faire quelques efforts pour tenter de rester en vie sans être trop abimé si lui le désire. Mais il va falloir que j'apprenne comment faire, que je réarrange les règles de mon petit jeu de façon à prendre en compte ce nouvel élément.

-Et ne reste plus aussi longtemps sans venir me voir... je murmure, sans aucun reproche au fond de la voix, juste de la tendresse et de la douceur.

Lui sait toujours où me trouver. Moi, non. Je connais mal ses habitudes, je ne suis même pas sûr qu'il ait un endroit bien à lui, un peu comme moi avec mon refuge.


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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Lun 8 Aoû - 0:09

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Tu n'es pas le seul à ne pas supporter le temps et la distance que vous mettez entre vous. Tu n'es pas le seul à souffrir de son absence et à t'inquiéter… Lui aussi craint pour ta sécurité. Dans ses prunelles, dans ses gestes, tu vois ce que tu peux ressentir par instant, ce qui peut étreindre ton être et te donner l'impression de suffoquer alors que tu ne te noies pas. Tout ça devient un prisme, un reflet, un partage qui semble devenir un lien étrange entre vous. Vous vous inquiétez l'un pour l'autre sans oser vouloir réellement retenir l'autre. Ce serait bien plus simple si vous osiez vous le dire mais les humains sont des êtres compliqués, pas vrai ? Tu peines déjà à les comprendre… Alors t'exprimer comme eux, lui faire part de la peine qui ronge ton coeur quand tu dois t'éloigner de lui… C'est si complexe pour toi. C'est une chose que tu ne sais pas encore faire, pas totalement. Les émotions défilent dans tes prunelles ou sur ta frimousse mais face à lui, parfois, tu n'oses rien. Tu te retiens, te contentant d'être là pour lui, de le laisser te caresser avant de filer. Tu joues parfois l'ombre avec lui, étant sien tant que la nuit est jeune ne fuyant qu'à l'aube. Avec lui, tu redeviens presque le chat que tu étais à une époque. Tu es cette créature qui veut être aimé et adoré mais qui veut parfois garder ses distances. Il sourit, serre doucement tes doigts et toi tu bats des cils, tu frémis et hésites. Il te rassure mais tu ne peux ignorer la tristesse dont tes mots ont teintés ses prunelles. Tu sais ce que tu as fais et tu t'en veux. Coupable tes yeux s'écarquillent et sur tes traits se peint une douleur qui semble faire écho à la sienne. Tes griffes quittent son coeur et de tes mains tu viens encadrer son si joli visage que tu n'aimerais voir qu'illuminé par un sourire.

"Non jamais…", commences-tu dans un murmure, "Jamais… Je suis désolé…"

Tu t'en veux sincèrement d'installer le doute entre vous, tout comme tu t'en veux de t'être ouvert à lui si c'est pour causer une telle peine. Tes prunelles fixent désormais le livre qu'il devait lire avant que tu n'arrives avec ton estomac criant famine. Quelque chose glisse le long de ton échine et après un silence, tu reviens simplement reprendre ta place dans ses bras, enroulant tes bras autour de son cou, nichant ton visage non loin du sien. Ton souffle vient peut-être effleurer sa peau alors que tu serres tes petits poings, enfonçant pour une fois tes griffes dans les paumes de tes mains. Tu ignores la douleur et ne penses qu'à la sienne. Ton petit corps tremble et ne vit que pour lui en cet instant, celui qui accepte de t'étreindre et qui jamais ne s'offusque de ce que tu es. Celui qui t'apprend du Shakespeare et qui te fait réciter certains soirs des sonnets.

"Je le promets, je reviendrais… Et pas seulement quand j'aurais faim mais juste parce que j'aurais envie de t'arracher à tes livres… Pour qu'au lieu de les lire seul… Tu nous fasses la lecture."


Tu rouvres les yeux et tends une patte vers le livre qu'il semblait dévorer à ton arrivée, l'attrapant par la tranche pour venir le placer entre vous alors que ton front trouve celui de Juniper.

"C'est tout ce que je veux… Qu'on passe du temps tout les deux et qu'on se quitte moins…."


Cet aveu est étrange à faire pour toi. Au fond, sans vraiment t'en rendre compte, tout ce dont tu rêves c'est de retrouver une maison semblable à celle qui te manque tant et c'est peut-être ça qui te pousse à vouloir trouver en son refuge un semblant de foyer. Curieux et toujours assis sur ses genoux, tu ouvres son livre, retrouvant la page qui devait être celle qu'il lisait. Du bout des griffes tu effleures le papier et bien incapable de lire, tu murmures doucement.

"Que lisais-tu ?… De la poésie ?"
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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Lun 15 Aoû - 10:39

Un sourire surprenant et inattendu vient étirer mes lèvres alors que ses deux pattes, ses deux mains plutôt, viennent se poser sur mes joues. Ses griffes piquent légèrement ma peau. Je peux comprendre pourquoi les hybrides ne sont que peu acceptés dans la société actuelle, Ils paraissent trop étranges. Pourtant, ils ne sont pas si différents de nous. C'est un peu comme avoir une couleur de peau qui n'est pas blanche. Les gens se méfient tout de suite de vous. Sans raison forcément valable.

-Ne t'excuse pas... Ce n'est ni de ta faute, ni de la mienne... je murmure avec douceur. C’est comme ça, c’est tout, mais maintenant, ça va changer…

Il vient se lover tout contre moi, et je referme mes bras autour de lui, reprenant mes caresses là où je les avais laissées. Je sais qu'il aime ça autant que moi.

-C'est bien, c'est une bonne idée.

Partager mes livres avec lui ? Oh que oui ! Rien ne me ferait plus plaisir. Et puis je pourrais lui apprendre certaines choses, d'autres choses que des vers de Shakespeare. Nous pourrions vivre plein d'aventures, découvrir la beauté du monde qui nous entoure, tout en restant au coin du feu. Il n'y a pas de meilleure idée que celle-ci. Je baisse les yeux sur l'ouvrage et le contemple pensivement en n'écoutant que très distraitement ses mots, déjà replongé dans l'histoire des deux jeunes enfants Grant, Mary et Robert. Ma réponse se fait tardive.

-Non. Je lisais un roman d'aventure. C'est l'histoire de deux enfants dont le père, capitaine du navire Britannia, est en quelque sorte perdu en mer à cause d'un naufrage. La bouteille qui contient le message de détresse est trouvé par un Lord, et ils partent à la recherche du capitaine sur un bateau nommé le Duncan, avec les enfants et d'autres compagnons, en suivant les indications du message. Ils vivent plein d'aventures, mais pour l'instant, je ne sais pas encore s'ils vont finir par retrouver les naufragés... Pourtant, à chaque fois, ils semblent tout près du but.

Je rajoute quelques chiffons et du petit bois dans le feu pour le raviver un peu. Je m'installe plus confortablement sans déloger TJames de sa place et lui prends doucement le livre des mains. Il a retrouvé la page à laquelle je m'étais arrêté. Je lui résume en quelques mots simples la situation dans laquelle se trouve actuellement les protagonistes, avant de me lancer dans la lecture.

Je ne m'arrête que bien plus tard. Il s'est peut-être écoulé plusieurs heures durant lesquelles je n'ai fait de pause que pour relancer les flammes, pour être sûr que l'on n’ait pas froid... Il m'a semblé entendre un bruit étrange venir de l'une des pièces attenantes à celle où j'ai installé tout mon bazar, et cela ne me plait que moyennement. Personne ne vient ici. Hormis mon ami, bien évidemment. Tendu, aux aguets, je pose le livre. Ce n'est probablement qu'un chat... Mais sait-on jamais. S'il nous est nécessaire de fuir, je ne préfère pas être pris de court. Je jette un regard à TJ. Si c'est un de ses anciens congénères, il saura bien le reconnaitre.

-Tu as entendu ? je souffle au creux de son oreille.


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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Ven 2 Sep - 18:15

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Juniper ne dit plus rien. Tes mots restent suspendus dans l'air, comme des particules de poussière qui flottent dans un rayon de lumière. Tes griffes elles, viennent doucement caresser le papier et les caractères qui y sont imprimés, tandis que tu remues légèrement une oreille, relevant le museau vers ton ami qui ne semble à vrai dire plus t'écouter. Tu tentes de croiser son regard et tu comprends rapidement qu'il a celui que la vieille dame avait parfois… Celui qui trahissait la faiblesse de son esprit mourant… Celui qui te rappelait qu'elle n'était plus vraiment là. Tu te fais peiné et réalises que Jun' n'écoute qu'à moitié, voir pas du tout. Il est dans ses pensées, dans son monde et il te laisse à la porte de celui-ci, te disant l'air de rien d'attendre avec ce livre que tu tiens entres tes mains. Alors tu attends, patiemment, la mine inquiète, qu'il te revienne. Tout contre lui, tu fais preuve de patience et c'est quand tu t'apprêtes à refermer l'ouvrage qu'il te répond enfin, te narrant alors du bout des lèvres l'histoire que renferme le livre. Un léger sourire se glisse sur tes lèvres et les yeux pétillants de malice et plaisir, tu ronronnes déjà, sentant ta queue doucement se balancer dans l'air. Tu n'as pas besoin de demander qu'il vient déjà attraper le livre, relançant le feu alors que vous vous installez plus confortablement. Tu soupires de plaisir et clos à moitié les yeux, plongeant amoureusement tes griffes dans le tissu de sa chemise là où tu poses ta tête sur son épaule, te laissant bercer par sa voix qui commence à s'élever dans cet espace si restreint qui pour toi est plus qu'un simple refuge. Tu fermes les yeux et silencieusement, tu te laisses portes par le voyage et les aventures que vivent les êtres de papier qui n'existent que dans le livre que Jun' tient entre ses mains. Lentement, tu te sens être emporté par une douce sensation, une tendre impression d'être autant caresser par sa voix qu'emporter dans le flot des péripéties. Tu écoutes le récit et te laisse porter par celui-ci, oubliant les minutes, les heures qui s'égrènent et le monde dans lequel vous êtes. Et c'est peut-être pour ça que lorsqu'il s'interrompt, reposant le livre au loin, tu sursautes presque avant de frissonner, les oreilles droites comme si tu avais peur. Tu te redresses et l'oreille dans laquelle il souffle a un léger spasme tandis que tu fixes l'origine de ce bruit que tu avais décidé d'ignorer. Tu humes discrètement l'air mais ne sent rien, tu observes les ténèbres mais ne voit rien. Tu frissonnes malgré le feu qui ronronne dans la pièce et murmures sans pour autant croiser son regard.

"Ça doit être un chat…"

Tu dis ça sans convictions et à vrai dire, tu n'avais pas franchement envie de penser à ce que ce bruit pouvait être…Tu avais envie de rester avec les enfants Grant… Tu avais envie de savoir si ils allaient s'en sortir et si ils arriveraient à retrouver les naufragés et ce fameux Capitaine perdu en mer. Tu n'avais pas envie de t'inquiéter de ce qui pourrait éventuellement rompre cette soirée qui était la vôtre. Tu te glisses bien loin de lui et sur la pointe des pieds, tu t'avances, t'enfonçant dans la nuit pour chercher l'origine de ce bruit. Dans un froissement de tissu, tu te glisses hors de sa cachette et tu n'as pas besoin d'avancer bien longtemps pour comprendre qui vous a dérangé dans votre lecture. Non loin, à raisonnable distance de tes griffes, se trouve un immense corbeau noir qui sur ta personne porte un regard étrange. Il secoue ses ailes et croasse. Tu fronces les sourcils et feules légèrement, cherchant à le faire fuir. Mais l'oiseau ne bouge pas, pire il bat des ailes et se gonfle, tentant de se faire plus imposant. Tu craches une fois de plus et s'engage alors entre vous un échange de sons plus ou moins menaçants, preuve d'un combat de mâles de deux espèces différentes. Lui veut rester là et toi tu veux qu'il parte. L'oiseau au plumage sombre finit par sautiller jusqu'à toi, étendant un peu plus ses ailes et tu comprends pourquoi il est là. L'aile gauche semble brisée. Tu pince les lèvres et l'attrapes entre tes mains, arrachant à l'oiseau des croassements paniqués. Les sourcils froncés tu le ramènes contre ton coeur et grogne légèrement, cherchant à l'enfouir sous cape le temps de le ramener à l'intérieur.

"Chut… Chut… Jun' sait sûrement comment te réparer."

L'oiseau accepte de se calmer, ou du moins, n'a plus la force de croasser tandis que tu l'enroules dans un pan de ta cape, te glissant alors de nouveau à l'intérieur de la cachette. Sur la pointe des pieds tu reviens vers Jun' et lentement, alors que tu reviens contre lui, tu laisses le tissu glisser et dévoiler la pauvre créature à l'aile brisée.

"Tu peux le réparer ?" demandes-tu d'une petite voix, ne pensant pas à l'époque où dans une envie d'abréger les souffrances de cet oiseau, tu lui aurais brisé la nuque d'un coup de crocs avant de le dévorer.
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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Jeu 15 Sep - 11:07

Il l'a entendu, lui aussi. Ce bruit étrange, léger, et qui ne me rassure pas. Peut-être même qu’il a été le premier à le remarquer, mais qu’il ne voulait pas m’interrompre dans ma lecture. Il cherche, tous ses sens semblent en alerte. Il en arrive à la même conclusion que moi. Et pourtant, c'est sans conviction qu'il m'en fait part.

-C'est ce que je me suis dit aussi... Mais tu...

Il quitte mes bras, manifestement à contrecoeur, se lève. Il s'enfonce dans les ténèbres, bien loin de la présence rassurante des flammes.

-TJ !

Je me lève, fouille dans mes affaires, mes maigres possessions. Avec l'espoir fou d'y trouver quelque chose, une arme, qui pourrait éventuellement nous servir à nous défendre en cas d'attaque. Mais c'est déjà trop tard, il est hors de vue. J'attends, impatient. Je tourne en rond. Fais les cents pas. Des allers-retours entre la porte et le feu. Je ne pourrais de toute façon pas le rattraper, je ne sais pas de quel côté il est parti. J'entends du bruit au loin, il me semble. Je me fige, dresse l'oreille. Le silence succède aux croassements étouffés qui me semblaient venir de pas si loin que ça, en fait. TJames revient. Il n'est pas blessé, il semble inquiet cependant. Dans un léger bruissement de tissus, il écarte les pans de sa cape et dévoile le corbeau qu'il tient contre lui. La pauvre bête semble au bord de la panique et de l’épuisement. Son aile forme un angle bizarre avec son corps.
C'est gros, un corbeau. C'est énorme même. On a tendance à l'oublier, parce qu'on en voit rarement d'aussi près, mais c'est vraiment un bel oiseau, avec une belle envergure, un plumage étonnamment sombre et qui pourtant a des reflets bleu-vert suivant comment la lumière glisse sur lui. Et un bec acéré de charognard, accessoirement. Je n'aime pas les charognards. Mais les oiseaux, ce sont un peu mes frères. J’ai été l’un d’entre eux, il fut un temps. C’était court, il me reste peu de souvenirs, mais ceux qui me reviennent parfois à l’esprit suffisent à me faire sourire. Je ne laisserais pas ce frère de plumes mourir lentement si je peux l'aider.

-On dit "soigner" pour un être vivant, chaton. Réparer, c'est uniquement pour les objets. je murmure, mon attention focalisée sur l'animal.

Je m'avance et tends les mains pour le prendre, mais le corvidé n'a pas l'air de cet avis et me pince sévèrement l'intérieur du poignet. Je grogne. Un filet de sang coule le long de ma main alors que je me penche légèrement pour m'emparer de lui. Je coince bien ses ailes contre son corps et frissonne lorsqu'il émet un croassement aigu et plaintif. Pardon mon ami, ne m’en veut pas, mais je fais de mon mieux.
Il est léger. C’est surprenant, on s’attend à un poids bien plus important quand on voit sa taille, et pourtant, il ne pèse presque rien.

-Je vais essayer TJ. Mais je n'ai jamais soigné d'oiseau avec une aile cassée.

Je me rassois près du feu, ce qui ne plait pas du tout à la bête, qui s'agite un peu.

-Hé, hé, bouge pas... Tu vas te faire mal... je souffle d’une voix légèrement plus grave que d’habitude, douce, et j’espère rassurante.

A l'aide d'un bout de ficelle, je m'assure de bien lui maintenir le bec fermé. Il remue d'autant plus malgré son manque de force, paniqué, et je lui couvre les yeux de ma main. Il semble s'apaiser un peu.

-Chaton, je vais avoir besoin de ton aide. Il faut que tu prennes ma vieille chemise trouée. Tu sais où je la range ? On va la déchirer et lui cacher les yeux avec un morceau de tissus, on dirait que ça le calme. Et puis je vais essayer de faire quelque chose pour maintenir son aile avec les autres bouts que tu déchireras.

Dommage qu’on ait fini la miche de pain.

-Il faudrait trouver quelque chose pour le nourrir et lui donner à boire.

Des rats, peut-être ? Je suis déjà parvenu une fois ou deux à en attraper, mais ce n’est pas si facile… Il serait certainement plus simple que je vole quelque chose chez un boucher demain, ou que je fouille les déchets provenant d’un quelconque particulier. Chaque chose en son temps.



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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Mer 21 Sep - 10:54

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"Oui… Le soigner… Si tu veux…" dis-tu en haussant les épaules, pas réellement sûr de comprendre pourquoi il faut donc faire une distinction entre les deux. Que ce soit un objet ou un être vivant, il faut bien à un moment réparer ce qui est brisé… Tout peut être un jour cassé alors, pourquoi s'embêter de deux mots qui ont, au fond, la même signification. Voilà ce que tu penses tandis que Jun' lui reporte toute son attention sur cette pauvre créature à l'aile brisée, qui se débat et croasse comme si sa vie tout entière en dépendait. Tu ne peux pas lui en vouloir, comprenant parfaitement cet instinct de survie que tu as toi même eu à un moment, cette envie de ne jamais devenir la proie d'un chasseur qui, si est parfois capable de donner la force de déplacer des montagnes, distille aussi parfois une peur viscérale capable de paralyser les plus braves. Presque peiné pour l'oiseau, tu restes non loin de Jun', observant le corbeau paniquer et perdre le peu de forces qui lui restaient en tentant de se défaire de la prise de ton ami. Inquiet, tu ne lèves les yeux vers lui que lorsqu'il te parle de sa chemise et après un hochement de tête, tu t'appliques à la retrouver, la prenant entre tes doigts fins pour ensuite revenir vers lui, plantant déjà tes griffes dans le tissu usé. Délicatement, dans un geste presque élégant, tu penches la tête sur le côté et émettant un simple son pour acquiescer, te disant qu'effectivement un bout de pain aurait été le bienvenue pour calmer l'animal blessé.

"Mais nous devions manger nous aussi… On ne pouvait pas savoir…" murmures-tu alors que tu commences à réduire en fines lanières cette chemise que portait un jour ton ami. Le tissu ne t'oppose aucune résistance et rapidement, presque aisément, tu finis par tendre à Jun' de quoi couvrir les yeux du corbeau et peut-être lui fabriquer de quoi "soigner" son aile. Tu te penches doucement vers la créature et remue de la queue, te disant que si tu écoutais ton instinct, ce serait lui que vous devriez manger. Mais.. Aujourd'hui, tu ne serais pas assez cruel pour faire ça… Pire, cela briserait ton coeur de tuer un tel oiseau. Sans compter que tu n'aimerais pas te montrer à Jun' avec des plumes entre les crocs. Timidement tu tends une main vers le plumage du corbeau et viens doucement le caresser, murmurant tendrement.

"Je vais aller te chercher de quoi manger… Tu restes sage. Et tu pinces plus Jun'."

Tu attrapes ensuite une bandelette que tu viens nouer autour du poignet blessé de ton ami et après un léger baiser que tu déposes sur la joue de celui-ci, tu lui souris, dévoilant tes petites canines aiguisées.

"Je reviens. Je connais un endroit… Et je ferais attention."

Tu soutiens son regard peut-être une seconde de trop pour que ce soit parfaitement naturelle et enfin, tu te glisses de nouveau à l'extérieur, retrouvant l'obscurité et le vent frais de cette nuit plus si jeune que ça. Humant l'air nocturne, tu t'autorises un frisson avant d'entamer ta quête de nourriture. Comme une ombre, tu te déplaces dans les rues et comme tu as appris à le faire à ton arrivée en ville, tu commences à fouiller dans les ordures, cherchant quelques restes qui pourraient être consommés. Du moins rance au plus frais, tu sais qu'il est dur de trouver quoi que ce soit de réellement appétissant et que bien souvent, il te faut lécher des arrêtes ou ronger des os, quand ce n'est pas à la moisissure que tu dois arracher ton maigre repas. Les premières poubelles que tu fais sont décevantes… Au milieu des épluchures, du thé et du marc de café, il n'y a presque rien qui puisse être sauvé. Si miettes de pains ou restes de rôti il y a avait, d'autres chats errants ont été plus rapides que toi. Sans perdre espoir, tu poursuis, cherchants maintes et maintes poubelles pour finalement trouver au milieu des déchets un vieux bout de pain, sec au possible. Tout heureux tu donnes un coup de crocs dedans et le sens résister. Il faudra un peu insister mais le corbeau devrait aimer… Dans ta cape tu glisses ta trouvaille et après quelques minutes à vérifier si tu ne peux pas ramener autre chose, tu te décides à rentrer chez Jun'. Tu arrives chez lui le souffle court et la mine heureuse. Avant d'être capable de prononcer le moindre mot, tu lui tends simplement le morceau de pain rassis.

"Pour… Soigner."

Tu déposes le pain au creux de la main de Juniper et le force à fermer les doigts, t'asseyant à ses côtés le temps de reprendre ton souffle.
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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Mar 8 Nov - 19:36

Il hausse les épaules et semble même ennuyé par ma correction verbale. Je m'en fiche, tant que ça peut l'aider à s'intégrer un peu plus par ici, à passer inaperçu dans la foule, s'il s'exprime correctement. C’est le plus importants. Les hybrides sont souvent tellement mal vus...
Je reporte mon attention sur le corbeau, toujours aussi faible et effrayé. Cela me brise le coeur. J'espère vraiment réussir à le sauver.

-Oui, je sais TJ, et tu as raison.

Mais peut être que si nous avions su à l'avance ce qu'il se passerait, nous aurions gardé un bout du pain... Ou peut-être pas. Mon ami était vraiment affamé et la seule raison qui m'a fait céder à son caprice et m'a fait prendre ma part réside dans le fait que je le connais suffisamment pour savoir qu'il aurait été capable de refuser toute nourriture si je n'avais pas mangé avec lui.
Il s'exécute, farfouille à la recherche de la chemise, qu'il déchire ensuite avec une simplicité déconcertante. Voilà, l’un de mes seuls autres vêtements est réduit en charpie. Il m'arrive parfois d'oublier qu'il a des griffes bien acérées.
Un léger sourire étire mes lèvres quand il caresse le corbeau, qui ne bouge plus du tout entre mes bras depuis que je lui cache les yeux. J'attrape une des bandelettes et entreprends tout d'abord de lui bloquer habilement le bec, mais TJames m'interrompt en nouant un morceau de tissu autour de mon poignet précédemment tailladé par le bec de l'oiseau. Je hoche doucement la tête après son surprenant baiser.

-Merci chaton... je murmure, mon regard plongé dans le sien.

Il tourne les talons et, tandis qu'il s'enfonce dans les ténèbres, je hausse un peu la voix, juste assez pour qu'il m'entende.

-Soit prudent, s'il te plait...

Je glisse ensuite le corbeau entre mes jambes pour le maintenir pendant que je bande ses yeux, puis m'empare de son aile blessée avec délicatesse, prenant garde à faire des mouvements bien lent pour éviter de trop amplifier la douleur qu'il doit ressentir. J'essaie de me souvenir, en même temps, de cette époque passée à flotter au-dessus des cimes, je tente de réfléchir au meilleur moyen d'immobiliser le membre sans le tordre, afin qu'il puisse retrouver toute sa pleine liberté une fois guéri. Je m'empare des bandes et de certains bouts de bois que je prévoyais d'utiliser pour alimenter le feu, ceux qui me semblent à la fois solides et légers. Puis, avec une concentration extrême et malgré la luminosité un peu trop faible pour avoir toute la précision requise, je bricole une atèle sommaire. Par mesure de prudence, je trouve également un moyen de coincer son aile contre son corps, afin d'éviter tout accident.
Tout ça prend un temps fou, et TJ revient, tout essoufflé alors que je finis à peine de serrer le dernier bandage. Il rayonne. Je souris.

-Super mon chat ! Je crois que j'ai réussi à bien soigner son aile, mais maintenant il faut attendre...

Je prends le pain, contraint et forcé. Je retire le bandeau des yeux de l'oiseau et libère son bec, avant de présenter la nourriture devant lui. Il observe ce qui l'entoure, un peu hébété. Ses flancs se soulèvent et s'abaissent encore un peu rapidement, mais il semble tout de même moins affolé. Il vient cependant tirer sur le tissu imbibé de sang qui couvre mon poignet, dédaignant le quignon rance.

-Je crois qu'il préfère la viande...

Les corbeaux sont des charognards, c'est vrai. Mais celui-ci ne peut pas vraiment se permettre de faire la fine bouche. Je ne sais pas vraiment quoi faire, et je regarde TJ, comme s'il pouvait m'apporter une réponse à cette question muette.




HRP:
 


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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Mar 13 Déc - 11:31

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Le souffle court et aux côtés de Jun', tu tente de retrouver un semblant de calme tandis que le corbeau qui retrouve la vue, lui semble perdu dans cette cachette qu'il devrait pourtant connaître. Les sourcils légèrement froncés, tu observes la créature qui sous tes yeux, entrouvre le bec et tente de réaliser ce qui lui arrive. Pendant de longues secondes, tu contemples l'oiseau qui ignore ce pain sec que tu es allé chercher pour lui. Et étrangement, si tu pensais que ça te ferait plaisir d'être en mesure de venir en aide à une proie qu'il y a un temps tu aurais simplement achevé pour en faire ton repas, tu n'avais pas prévu l'agacement et la légère colère qui grogne au sein de ton être. Tu le trouves bien ingrat, à ne pas vouloir de cette miche de pain. Tu trouves qu'il est bien difficile pour un corbeau qui aurait pu terminer entre tes crocs. Et les oreilles plaquées en arrière sur ton crâne et ta queue fouillant l'air, sont bien des signes de mécontentements que tu n'arrives pas à dissimuler. En n'ayant qu'un simple grognement agacé, tu viens poser ta tête sur l'épaule de ton Jun' alors que tes lèvres se retroussent légèrement quand l'oiseau semble préférer au pain, le poignet ensanglanté de Juniper. Un feulement désagréable t'échappe et désormais profondément hostile, tu grognes une simple réponse pour ton ami qui, se tournant vers toi, espère que tu pourras l'aider.

"Le corbeau est ingrat."
feules-tu. "Le corbeau aurait pu et dû mourir si je n'étais pas venu… Ce n'est pas dans son intérêt de se montrer difficile."

Tu montres presque les crocs, alors que du bout des doigts, tu forces l'oiseau à tourner son bec vers ce bout de pain sur lequel il devrait se jeter avec envie. Charognard ou pas, il devrait savoir comme toi que lorsqu'il s'agit de survire, il est plus que préférable de ne pas faire la fine bouche et de ne pas délaisser un peu de nourriture juste pour une histoire de régime alimentaire. Tu te souviens que toi, à l'époque tu ne faisais pas le difficile quand il s'agissait de te nourrir. Tu mangeais ce que tu pouvais, quand tu le trouvais. N'importe quoi était bon, tant que ça faisait taire la faim dans ton estomac. Et même aujourd'hui… Tu ne contentes pas de plats frais ou de viande non faisandé. Non, toi tu fais les poubelles, tu manges les restes, tu acceptes de lécher les papiers gras et de mendier… Alors oui, tu t'énerves de ce corbeau qui fait le difficile et dont ses caprices semblent étrangement toucher Juniper. Tu t'agaces et en voyant le corbeau insister et repousser du bout du bec le bout de pain sec. Du bout des doigts tu le remets sous son nez mais voilà qu'il le refuse à nouveau, préférant se tourner vers le bandage taché de sang. Tu grognes à nouveau et te glisse plus prêt de ton ami, essayant de faire comprendre à l'oiseau qu'il lui faudra d'abord à faire à toi avant d'être capable de poser son bec sur la peau de ton ami.

"Je ne l'aime pas. Il est capricieux. Et ingrat." murmures-tu en posant une main sur le bandage de Jun', dans l'espoir de le masquer aux yeux envieux de cette créature que tu regrettes presque d'avoir sauvé.
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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Mer 11 Jan - 8:13

TJ s'agace bien vite du comportement de la pauvre créature. Quant à moi, je suis un peu surpris, mais pas à outrance non plus. Les corbeau sont des charognards, il est donc logique qu'il soit intéressé par mon poignet blessé plus que par un quignon tout sec.

-Il ne comprend pas. Il ne peut pas comprendre chaton. Il ne réfléchit pas comme nous.

Mais mon ami s'agite. J'ai l'impression qu'il va finir par se jeter sur l'oiseau. Je tressaille lorsqu'il pose sa main griffue sur mon poignet blessé. Ça pique un peu.

-Calme toi mon chat. Tu ne mangerais pas de la salade même si tu étais mort de faim toi, n'est ce pas ? Pour lui, c'est un peu pareil. Soit indulgent, c'est certainement la première fois qu'il se blesse.

Je repousse doucement son bras et retire le bandage pour laisser couler un peu de sang sur le pain. Le corbeau émet un faible croassement en nous contemplant tout les deux de son oeil rond, noir et brillant. Je lui tends le pain de nouveau, et, cette fois, après une hésitation, il finit par y donner un coup de bec un peu mou.

-Tu vois, il y a une solution à tout.

Je souris à l'hybride. D'une patte, l'oiseau maintient sa pitance de fortune, picorant sans avidité.
Je rattache maladroitement la bande de tissu autour de mon poignet.

-En tout cas, ne regrette pas de l'avoir sauvé. Je suis sûr qu'une fois habitué, il sera un agréable compagnon.

Je glisse une main juste derrière ses oreilles pour lui gratouiller le crâne.

-Tu veux qu'on reprenne l'histoire que je te lisais ?




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Cat Sidhe
T. James
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MessageSujet: Re: Partner in Crime- Juniper & TJ   Mer 15 Fév - 10:23

Partner in Crime


Ta queue bat furieusement dans l'air, tandis qu'agacer tu peines à quitter du regard le volatile que tu trouves capricieux et qui pourtant, devient le protégé de Juniper, qui commence à te faire la leçon et à t'expliquer que c'est normal et que tu devrais comprendre. "Non, ça ne l'est pas." penses-tu en pinçant les lèvres et en laissant tes griffes acérées dans le plancher à tes pieds. Un grognement t'échappe et alors que tu es contraint de retirer ta main du poignet blessé de ton ami, tu te renfrognes presque, quelque peu contrarié de ne pas avoir ton mot à dire dans cette histoire. Tout en t'asseyant plus confortablement, tu désapprouves ce qui se passe sous tes yeux et commences même à penser que tu n'aurais pas dû sauver ce corbeau et te contenter soit de le laisser se débrouiller, soit d'achever ses souffrances et de redescendre ensuite te blottir dans les bras de ton ami. Tu aimerais tout ça et plus les secondes passent, plus tu regrettes la faiblesse de ton âme qui t'a fait renier tes instincts de chat de sauvage pour adopter le raisonnement d'un être qui pourvu d'une certaine pitié a sauvé le corbeau qui désormais est le seul à mériter l'attention de Juniper. Les oreilles plaquées sur ton crâne, tu grognes un peu en entendant ton ami de toujours et en voyant les quelques gouttes de sang sur le morceau de pain.

"Non je n'aurais pas mangé la salade," dis-tu en reniflant dédaigneusement. "C'est le corbeau que j'aurais croqué."

Tu poses tes prunelles dorées sur l'animal à plumes et ne te calmes réellement que lorsque Juniper revient vers toi, ayant tout de même une dernière réflexion qui te fait grincer des crocs avant de t'apaiser et de te contenter de ronchonner comme le petit chat que tu es encore parfois. Tu fais la moue tel un enfant et après avoir boudé quelques secondes, tu esquisses un semblant de sourire, ronronnant ensuite pour la caresse derrière tes oreilles. Tu clos les yeux et te glisses tout contre lui pour mieux réclamer d'autres attentions de ce genre. Les mains posées sur ses cuisses, tu enfonces dans la maille de son pantalon tes griffes et lui murmure doucement.

"Oui… Je veux savoir si les enfants vont trouver le trésor…" Tu souris et poses ta tête sur son épaule, soupirant doucement avant de reprendre. "Dis Jun'… Tu penses que si nous aussi on partait à l'aventure, on pourrait trouver un trésor ?" Tu aimerais bien et l'idée même fait naître en ton coeur une lueur d'espoir. "Avec ça… On pourrait avoir une vraie maison, comme celle de la vieille dame." Un sourire un peu triste nait sur tes lèvres et te laisse dans le coeur une pointe d'amertume, qui chasse et teinte doucement l'espoir d'une pointe de détresse. "Ce serait bien." termines-tu avant de soupirer, toujours lové contre Jun'.
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Partner in Crime- Juniper & TJ

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