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 Des vies et des frères [Fin Janv. 06]

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Le chef des voleurs
Louie
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Si on en savait plus sur toi ?
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MessageSujet: Des vies et des frères [Fin Janv. 06]   Sam 18 Juin - 19:51


Des vies et des frères

with Anathéa






C’est une taverne perdue à la frontière de la Scandinavie, presque un accident de guingois sur une route de travers généralement mal fréquentée. Ceux qui s’arrêtent ici ne sont certainement pas la lie de l’humanité mais rampent dans la fange et s’y vautrent dans des éclats de rire enfumés. Il y a toujours une brume épaisse de cigares de mauvaises qualités et de chaleur corporelle qui étouffe et leur file même la gerbe au hasard de leurs cuites. On y boit de la bière ou bien de cet alcool transparent qui vous déboîte une gorge à vous envoyer par terre, pire qu’un coup de poing en pleine gueule. Ça se frappe aux épaules, ça se bagarre parfois au milieu et entre les plats de saucisses trop grasses, d’haricots blancs à la sauce aussi légère que de l’eau, on se mord des quignons de pain aussi durs que du bois, on avale sa lampée avant de la recracher sur son voisin, ou on passe une main baladeuse sur le cul de la serveuse qui vous accompagne à l’arrière, si vous avez de quoi payer.

Personne ici n’est un saint, personne ici est innocent. Brigands, voleurs, violeurs, ou simples castagneurs, ils font partie du voyage et se disent apatrides. Si la majorité parle le finnois local, certains écorchent agilement leur allemand, crachent dans l’espagnol, ou baragouinent quelques mots d’un italien bâtard de français – mais ils sont rares et ici on les charrie plus souvent que les autres. Il y a même, plutôt rarement et partant dans l'autre sens de la frontière, des androïdes qui ferment plus sagement leur gueule que les autres pour pas attirer les Einheijars. Et là derrière, le type à la casquette, c’est un croisé lémurien pour ce qui s’en balance. Y’a sans doute des fées et des sorciers, des pets de magie qui se frottent à la technologie. C’est le Krone.

Une terre d’asile où les crimes ont bien plus de valeur que la nature sur votre curriculum vitae. Une terre de 60m² au grand maximum qui vous accueille selon la bourse dont vous pouvez vous vanter. Il y a parfois des voleurs ici, ou des mecs qui cherchent seulement à en découdre, mais aussitôt le front leur fait face, dans un ensemble aussi uni que des patriotes de quelques pays. Ce qu’ils défendent, ce n’est pas seulement l’autre acculé, la victime, ou leur tranquillité. C’est le bar. Parce qu’ici, et Dieu, Boudha, les multiples ou les putains leur soient témoins, les genoux resteront pas à leur poste si Gustav Kone descend de sa mansarde pour se mêler à la broutille qui viendra le faire chier. Ici, tout le monde est à la même enseigne et tout le monde soumit au même jugement. Alors la bagatelle – comme ils disent en se moquant des culs-d’miel de l’ouest – ça passe crème, et la baston, ça ouvre l’appétit. Mais si tu cherches plus, si t’as les dents en avant et la rage dans le sang à pas te contrôler, passe ton chemin étranger.

Passe ton chemin et surveille ton dos. Parce que sur la route, avec ton chargement, tu feras pas long feu, où que tu ailles, d’où que tu viennes.

C’était donc au Krone que Louie avait décidé de faire escale. Quittant le bateau et sa cuisine – marre des pommes de terre et des mêmes trognes – il était venu se payer un "bon" frichti, se rinçant l’œil allègrement, écoutant distraitement les conversations mais n’en perdant pas une miette. Un chapeau sur les yeux, le manteau étalé autour de lui, presque accroupi sur sa chaise trop petite grinçant au moindre de ses mouvements, il bouffait, la barbe pleine de sauce et les yeux clairs fureteurs comme ceux d’un animal. On évitait de lui parler mais un type, sympa et engageant, lui avait offert une bière – peut-être une ancienne dette, peut-être une vieille connaissance, Louie n’arrivait pas à le remettre et au fond, s’en foutait complètement.

Quand la porte s’ouvrit sur l’hiver sec de février, les voix baissèrent d’un ton et la musique qu’elles formaient se fit plus lancinante. Attiré par le changement de rythme, Louie releva la tête. Avisa la silhouette fine qui semblait chercher son chemin. Et revint à son écuelle qu’il lapa comme un chien. Il ne comptait rien faire aujourd’hui, n’avait aucune mission de prévue et se sentait comme la feuille ballottée par le vent. Un petit instant de poésie qu’il brisa en rotant.

La barmaid, une mignonne de 20 piges qui avait encore le tablier tout froissé du dernier client l’ayant étreint, lui indiqua la table du loup de métal d’un simple coup de poignet. Elle sourit au visage et s’abstint de la surveiller. Sur le passage de la femme, de manière assez surprenante, personne n’osa une remarque déplacée ou un geste familier. On la laissa simplement gagner la table de Louie, en reprenant la conversation.

En faisant parfaitement semblant de n’en avoir rien à faire.









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Anathéa Matveitch Ivanova

MessageSujet: Re: Des vies et des frères [Fin Janv. 06]   Mar 28 Juin - 12:06


Des vies et des frères.
Ft. Louie
Cela faisait un moment que tu y pensais. Que tu repensais à votre rencontre. Cela t'avait perturbée. Et tu avais envie d'en finir avec lui. Nulle envie de le connaître davantage, ce que tu savais de lui te suffisait amplement. Tu avais pensé à plusieurs façons de mettre fin à ses jours. Donc une qui t'avais bien plus, mais que tu pensais bien trop dangereuse pour toi même. Tu avais eu envie de l'inviter chez toi. Et de l'assassiné comme toutes femmes font avec les gens qui sont sur leur passage : du poison. Tu l'aurais empoisonné. Tu aurais sans doute adoré le voir se tordre de douleur devant toi, mais ce choix était risqué. Risqué en deux points. Le premier était que tu te rendrai à l'état de criminelle et que si l'Impératrice l'apprenait, tu finirais comme gibier de potence. Le deuxième, parce que ton cher et tendre demi frère ne devait certainement pas te porter dans son coeur non plus. Il aurait été idiot et niais de penser qu'il se serait laissé invité sans avoir, lui aussi, une idée derrière la tête pour mettre fin aux jours de la famille Matveitch. Il l'avait bien fait une fois, pourquoi ne pas anéantir la famille en entier ?

De ce fait, tu avais changé d'option. Et tu t'en trouvais frustrée. Tu avais alors posé un manteau trop lourd, fait en fourrure, sur tes épaules pour te protéger du froid. Les rumeurs ne manquaient pas ici, chacun savait où trouver les pires criminels. Ceux qui ne poseraient pas de question sur le pourquoi du comment. Alors tu pourras te débarrasser du cafard sans te poser de tracas. Tu étais allée dans la petite écurie qui abritait les trois chevaux de ta famille, pour préparer le tien. Un étalon blanc, habillé alors d'un tapis bleu et d'une scelle noire. Bref, l'étalon prêt, tu partis en direction de la frontière. Il avait été hors de question que tu te fasse conduire à l'endroit où tu souhaitais de rendre, et tu savais que la route n'allait pas être de tout repos. De plus, te ne savais pas vraiment à qui t'adresser, mais tu allais trouver. Tu étais loin d'être idiote, alors ce ne devrait pas être le plus difficile.

Après quelques heures à galoper et un mal de fesses à en faire frémir les cavaliers de l'impératrice, tu arrivas dans une ville portuaire, où l'on t'indiqua plus précisément le chemin pour te rendre au lieu que tu cherchais. On te dévoila même le nom de l'homme que tu cherchais. Tu avais arqué un sourcil. Les informations avaient été presque trop faciles à trouver. Mais soit.
Ce fut au Krone que tu arrivas alors. Tu descendis de cheval avant de l'accrocher près d'un mangeoire. Le pauvre était à bout de forces. Tu le flattas gentiment avant de prendre une grosse inspiration, te dirigeant vers la porte. En fait tu connaissais ce lieu. Tu ne te rappelais plus exactement pourquoi, mais la porte ne t'étais pas inconnue.

Alors tu la poussas. L'obscurité et le silence s'offrant à toi, tu souris en t'avançant dans l'auberge. Tu penchas la tête sur le côté, chuchotant deux mots à la barmaid qui était venu t'accueillir, avant de la remercier et de t'avancer jusqu'à la table qu'elle t'avait désigner. Les conversations reprirent. Tu t'installas à la table, décrochant ton manteau et demandant deux verres, d'un signe de la main.

On vous apporta deux petits verres de vodka. Tu te permis ensuite de tirer l'assiette de ton homme, pour avoir son attention, avant d'avancer l'un des verres vers lui. Tu te tenais droite, et tu devais avouer n'avoir aucunement peur de la réaction qu'il pouvait avoir. Tu lui souris, levas ton verre à son attention avant de le boire cul sec. Qui pensait que les filles de bonnes familles ne savaient pas boire ?

« A votre tour. »

Pourtant, tu ne savais pas comment l'aborder. Il allait sans doute te trouver étrange, qu'est-ce que tu pouvais bien lui vouloir ? Mais tu n'avais pas envie de lui balancer un " Combien tu prends ?" comme ça, tout à fait gratuitement. Alors tu décidas d'attendre. De voir comment il allait réagir. Mais tu étais confiante. Tu n'allais pas te démonter dans ce bar de criminel. Tu n'avais pas peur. Tu n'avais plus peur du feu.

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MessageSujet: Re: Des vies et des frères [Fin Janv. 06]   Dim 3 Juil - 22:02


Des vies et des frères

with Anathéa



De fait, elle ne savait pas boire. Et elle n’avait pas assez de jugeote pour capter qu’on ne tirait pas l’assiette encore un quart pleine de bonne sauce chaude sous le nez d’un type affamé. Louie suivie la trajectoire de son plat [A la revoyure bro’] avant de ciller sur le profil racé de cette étrange demoiselle. Décidément, pensa-t-il sans amertume, il était du genre à se les coltiner en ce moment. Entre les cours de boxe en Perse, sa petite mignonne à éduquer sur le bateau, Chester et son parler délicieux, et maintenant la jolie et douce étrangère, il était encerclé de petites choses toutes mignonnes comme des fruits alignés sur une branche qu’il aurait bien aimé attraper. A ceci près que Chester lui aurait déjà rétamé la gueule avec ses griffes et qu’Adré aurait trouvé le moyen de le tuer avant. Mais c’était quand même agréable à penser. Un joli rêve un peu osé.

« Si tu crois que j’vais l’vider cul sec au prix que ça coûte, c’est que t’es encore plus à l’ouest que je le pensais fillette. On savoure la vodka. Y’a bien que ces foutus russkov pour se le glisser direct de la bouche à l’estomac sans glisser sur la langue. Pour ça qu’ils tiennent le choc. Au fond, c’est comme d’l’eau pour eux. C’est à ça que tu veux ressembler ? »

Louie leva la main, et laissant la bonniche se faufiler jusqu’à lui, posant une main familière sur son épaule pour mieux attraper la commande, le criminel se contenta de murmurer.

« Deux bières, et de la bonne. » Ce qui pouvait signifier tout et rien dans ce bouge infâme. Calmement, Louie tendit la main au-dessus de la table. Rattrapa son assiette pour y plonger le doigt. Et comme une glace gourmande pour n’importe quel enfant, entreprit de suçoter ce dernier, se nettoyant l’ongle par la même occasion.

« Vous m’avez pas payé un verre parce que vous me trouvez séduisant, hein ? Même si pour ça, on peut clairement s’arranger. Que fait un si joli endroit dans une fille aussi étrange, et inversement ? »

Il se fichait bien qu’elle ait peur de lui, ou non. Le criminel ne tenait pas particulièrement à lui faire ressentir ce genre d’émotions. Une bagarre se déclencha tout de même à l’angle du bar, et avec la curiosité de ceux face à une nouvelle espèce, Louie l’observa avec attention sa réaction, mains sagement croisées sous son menton. Si ce n’était sa barbe, ses cheveux, sa crasse, sa taille et l’étrange reflet sans émotion dans ses yeux verts, on aurait pu le croire bienveillant.

C’est qu’elle avait quelque chose d’attachant, avec son dos tout droit, son maintien, sa manière de faire front à ce qui se passait autour d’elle – et surtout à lui, le gros ours avec lequel elle voulait s’entretenir, pour foutre sait quelle raison. Dans le coin, le plus vieux balança son compère - un tricheur apparemment - sur une table sur laquelle il se fracassa lourdement. Les autres le huèrent avec approbation, et calmement la tension redescendit, les mecs ramassant les cartes pour une nouvelle partie.

« Allez chaton, vide ton sac. Puis commande-toi à bouffer. T’as besoin de te remplumer, et les haricots ici font presque pas péter. »








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MessageSujet: Re: Des vies et des frères [Fin Janv. 06]   Mar 1 Nov - 11:40

Dans ce repaire de brigands de tous bords, il était étonnant de trouver demoiselle si bien apprêtée. Mais allez savoir comment et pourquoi mais elle ne fuit pas face à l'approche du grand gaillard. Elle sembla même lui proposer quelque chose dont les paroles se perdirent au sein du tumulte, audibles seulement pour le concerné. Seul l'avenir saurait dire quel pacte la femme avait passé avec le diable.

RP terminé


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MessageSujet: Re: Des vies et des frères [Fin Janv. 06]   
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