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 What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne

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Le Petit Chaperon rouge
Samaël Osborne
✦ Libre pour RP ? : A négocier haha ~

✦ Double-compte : Nope


MessageSujet: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Dim 26 Juin - 4:22
Il était une fois...

Derrière l'écran

Pseudo ♦ Cécy ~
Avatar ♦ Murdoc by Dark134 / Indéfini, avatar random avec cheveux mi-longs bouclés
Comment as-tu connu le forum ? ♦ Alors ça fait un petit moment que je le connais via des tops, genre un an, au moins, et je me suis dis que c'était le bon moment et le bon personnage ~
Suggestion, réclamation, un petit mot ? ♦ Huh, rien en particulier pour l'instant.

Mon image

Rapide portrait


Personnage de conte ♦ Le Petit Chaperon Rouge, de Charles Perrault & les frères Grimm
Nationalité / Origine ♦ Angleterre
Profession ♦ Musicien Itinérant (... plus ou moins sans emploi)
Groupe ♦ Autres
Pouvoir ♦ None.

particularités


♦ Samaël, 24 ans, a les cheveux noirs, bouclés et soyeux, mi-longs. Ses yeux sont bruns, sa peau assez pâle. Il est assez grand, et sa prestance, sa grâce, peuvent intimider, mais également trahir ses nobles origines.

♦ Il est toujours vêtu d'une cape finement ouvragée faite par un grand artisan, offerte par sa défunte grand-mère qui avait prévu de la lui donner le jour de sa majorité. Elle est rouge sombre, d'une matière assez épaisse pour le couvrir lors des froides nuits d'hiver, un peu sale à cause de ses nombreux voyages. En dessous, il est simplement vêtu des vêtements provenant de la mode de son temps, sans rien de particulier.

♦ Le prodige déchu possède une canne-épée, réminiscence de son riche passé, ainsi qu'un poignard aux armoiries de la famille Osborne.

♦ A une fâcheuse tendance à parler ou suivre n'importe qui, sans se méfier. Vraiment n'importe qui. Il considère qu'il doit laisser une chance à n'importe quelle personne, puis de toute façon, il est du genre à apprécier les gens. Manque de méfiance flagrant.

♦ Il ne se promène plus avec le panier de sa grand-mère depuis qu'il a dépassé ses dix ans. C'est trop la honte. Plus. jamais.

♦ A un truc pour les galettes et les pots de beurre, il ne sait pas trop pourquoi. Il a tendance à beurrer tout et n'importe quoi quand il en a l'occasion. Pauvres tartines. Il est aussi friand de sucreries, même s'il refuse de se l'avouer. C'est aussi la cause d'une de ses mésaventures de son enfance, puisqu'il a failli se faire enlever. Non, sérieusement, il n'aurait manqué que la camionnette... enfin, vous voyez la scène, un dessin ne sera guère nécessaire pour illustrer.

♦ Aime jouer de la guitare sous les fenêtres des gentes dames. Il ne fait pas ça devant chez les damoiseaux, car il préfère cacher sa bisexualité, cette dernière étant très mal acceptée par la société actuelle. Il s'amuse toutefois à jouer non loin des vieux aigris, histoire de les embêter. Le soir, de préférence. Il a failli finir au poste de police plusieurs fois, mais ces derniers avaient fini par le relâcher puisqu'il n'était pas saoul, de toute manière. Ils avaient d'autres choses plus importantes à faire que d'enfermer un clochard pour tapage musical... précisons aussi que Samaël sait se montrer très persuasif.

♦ Ce cher Samaël est un jeune musicien et chanteur très talentueux, si talentueux qu'il était considéré comme un jeune prodige au sein de la haute bourgeoisie anglaise. Il se produisait dans de somptueux orchestres et opéras avant de tout perdre à cause d'un scandale. Il rêve de voyager jusqu'à l'empire Austro-Hongrois, et de pouvoir un jour se produire là-bas, dans les plus somptueuses salles. Malheureusement, ses bêtises l'ont rattrapé très vite, alors il ne risque pas d'y parvenir de sitôt.

♦ A une assez mauvaise vue depuis sa plus tendre jeunesse, mais il n'aime tellement pas les lunettes qu'il n'en porte plus depuis longtemps, donc il voit assez flou de loin.
... Non, il ne porte pas le fameux monocle qui donne un air noble et distingué à ces messieurs.

caractère

Comme tout anglais bourgeois qui se respecte, ce cher Samaël est un grand buveur de thé et sait parfaitement distinguer les grands crus d'un médiocre, des plus raffinés aux plus doux et délicats. Comme tout anglais qui se respecte, il n'a aucun mal à manger du pudding, n'en déplaise aux autres cultures qui, de toute manière, n'avaient clairement aucun goût en matière de mets raffinés. Il n'y avait qu'à voir ce que grignotaient ses voisins français, ces mangeurs de grenouilles et de fromages parfois périmés à l'extrême... Il n'est toutefois pas condescendant, du moins pas trop et encore moins prude. La fierté et la classe anglaise, il les possède, ça, personne ne pourra le nier. C'est un homme respectable, charmeur, et on ne cesse de le complimenter sur son apparence ainsi que son visage exprimant une noblesse sans pareil, sur lequel se dessinait très souvent un sourire parfois énigmatique, parfois presque enfantin et naïf. Tel un gamin, il aime rire de bon coeur, il n'est pas du genre dépressif.

Enfin, ça, c'était ce qu'il voulait faire croire à tous le monde, ou bien ce que les autres avaient fait de lui lors de ces jours radieux appartenant à présent au passé.
Il est notamment important, voire capital, de préciser que les défauts de Samaël le mèneront à son autodestruction, c'est-à-dire à la perte de sa position dans l'univers de la haute bourgeoisie, le transformant de riche fils et héritier d'une longue lignée de banquiers, prodige très prometteur dans les domaines du chant et de la musique, à un clochard errant dans les rues avec sa bonne vieille guitare et son harmonica, mendiant et se prostituant en secret pour ces dames histoire de pouvoir refaire surface et avoir de nouveau une vie décente.

Cette description du parfait gentleman, trop parfaite, trop reluisante, presque princière, n'est qu'une partie émergée de l'iceberg du caractère de notre tendre ami. Si vous y avez cru, vous n'avez toutefois pas totalement tort de le faire, puisque ce n'est qu'une part du personnage et pas véritablement un mensonge. En effet, Samaël, en bon fils de banquier, a dû tout naturellement apprendre à se tenir bien en société, à obéir aux directives de sa famille, être agréable, bref, être un bon gentleman faisant rêver ces dames et forçant le respect de ces messieurs. Et ça, dès qu'il eut atteint l'âge de parler et de s'exprimer correctement, car en Angleterre, surtout dans la haute bourgeoisie, le paraître prime sur l'honnêteté et la personne réelle. Non, en fait, Samaël n'est pas tout-à-fait le bourgeois charmant qu'il laisse paraître. Il n'est ni bon, ni mauvais, car personne n'est ni l'un, ni l'autre, tout n'est que nuances.

Si ce cher Samaël possède de grands défauts, il reste un homme plein de convictions et quelque peu naïf sur certains points. Déjà mentionné précédemment, il a toujours eu tendance à accorder sa confiance bien trop rapidement, se retrouvant parfois dans des situations dangereuses voire grotesques. En effet, le jeune homme croit ou veut croire en l'honnêteté des gens. Pour lui, la plus mauvaise des personnes recèle au moins une once de gentillesse et d'honnêteté. Il refuse de croire qu'une personne est intégralement pourrie de l'intérieur. A ses risques et périls, et il a déjà beaucoup fait les frais des périls d'une telle croyance, cette vision trop optimiste de l'humanité n'étant pas vraiment la plus sécuritaire qui soit dans un monde parfois impitoyable. Samaël est en grande partie quelqu'un de franc et d'honnête, même s'il a tendance à omettre beaucoup de choses et qu'il lui arrive de mentir, comme tous le monde. Il a un très grand respect pour sa famille qui l'aime également malgré ses différentes mésaventures qui ont pu entacher un peu le nom de la famille Osborne.

Passons donc à ces fameux déboires, ou aux aspects moins reluisants de Samaël, car des défauts, il en a tout autant. S'il s'avère être quelqu'un de franc, il est aussi un homme très manipulateur et malin (pas toujours, même si ce trait lui a sauvé la vie plusieurs fois quand il s'est fait avoir par les grands méchants loups en croyant naïvement à leur potentiel bon fond), maniant les mots avec beaucoup de talent. En résumé, s'il reste honnête la plupart du temps, il sait très bien rendre la situation en sa faveur. Ce trait de caractère lui vient en grande partie de sa famille qui est réputée pour ce trait-là. Puis, entre nous, un banquier se doit de savoir manipuler ou de négocier avec son prochain. C'est donc tout naturel pour lui. Si ce défaut peut se révéler être une qualité, c'est également un don empoisonné, tout comme ces derniers qui lui pourriront la vie constamment: la propension au libertinage, la luxure et l'égoïsme. Sous ses airs naïfs et gentillets se cache un manipulateur qui se sert des autres pour assouvir ses désirs et les jette sans penser aux conséquences de ses actes. Le libertinage étant très mal vu dans la société anglaise, les rumeurs sur lui allaient de bon train, mais pas trop loin car il faisait quand même quelques efforts de discrétion. Refusant tout engagement sérieux par lâcheté ou simplement par manque d'empathie, ou probablement parce qu'il n'est jamais réellement tombé amoureux, il a brisé plus d'un coeur, hommes ou femmes, et il ne s'en soucie pas tant qu'il a eu ce qu'il voulait. Et ce n'est pas près de changer, puisqu'il n'apprend généralement pas trop de ses erreurs, les remises en question, ce n'est pas tellement son truc. C'est un grand manque de maturité de sa part.

En plus de ce désir d'assouvir ses désirs sans penser à ce que peuvent ressentir les autres quitte à les écraser sans trop y penser, il y a aussi une part de lui qui adore le challenge à un point souvent dramatique. Il relèvera n'importe quel défi sans mesurer ses chances de réussites. Samaël adore l'adrénaline que le challenge lui procure, quitte à se retrouver six pieds sous terre, ce qui, par chance, ne lui est pas encore arrivé. Enfin presque, si on considère que finir sans rien, à la rue, alors qu'on a été né nourri toute notre vie avec une cuillère en or est un sort semblable à la descente aux enfers. En complément, on peut également ajouter que ce dernier est un grand amateur de jeux d'argent... alors qu'il est très mauvais dans ce domaine tout comme dans celui des paris équestres ou autres. Vous le verrez souvent en train de jouer au poker, cigarette ou cigare en bouche, avec un sourire beaucoup moins enfantin que les autres, s'apparentant plus à celui d'un requin assoiffé de victoire... qui n'aura jamais sa proie puisqu'il est tout aussi nul à ce jeu.

Notre ex gentleman est aussi une drama queen internationale. Il aime se plaindre, parfois à un point où on a envie de lui donner des claques. Si ses plaintes étaient celles d'un riche trop gâté autrefois, donc complètement futiles et abusées, imaginez-le maintenant, en tant que pauvre musicien itinérant. Oui, il y a des chances qu'il soit devenu aigri, amer et complètement insupportable, ressassant inlassablement son passé avec tristesse et mélancolie. S'il se plaint beaucoup, il ne vit néanmoins pas dans le passé et tente d'aller de l'avant, comme toujours.

Il déteste les courgettes.

Un dernier point sur lui. Son amour pour la musique, lui, est le plus authentique et réel trait de caractère qu'il possède. Samaël est vraiment passionné par ce domaine, et, même s'il ne peut plus se produire devant des centaines de personnes ou dans des bals mondains, prendra toujours beaucoup de plaisir à jouer dans la rue ou dans des tavernes.


passage sur la piste

Enfoui confortablement dans les bras de sa grand-mère, le petit garçon se sentait si bien qu'il s'endormirait presque. Il ne voulait néanmoins pas aller dormir, car il souhaitait profiter davantage de la vieille dame. Cette dernière, veillant sur lui avec une bienveillance dont elle avait toujours fait preuve depuis la naissance de son petit fils, lui caressait doucement les cheveux, assise sur son fauteuil, près de la cheminée. Elle chantonnait une petite histoire, dont il ne comprenait que des bribes, la torpeur l'envahissant peu à peu... Sa grand-mère était ce qu'il y avait de plus précieux dans sa vie d'enfant. Il était si bien, allongé dans ce cocon chaleureux. Si bien... qu'il s'endormit, sans entendre le fin mot de l'histoire qu'elle était en train de lui raconter de sa voix chantante de vieille dame. Samaël était sur un chemin de terre entouré de forêt qui lui paraissait interminable. Il percevait, dans la pénombre des arbres, d'étranges yeux jaunes fixés sur lui. Un peu mal à l'aise, les mains du petit garçon se refermèrent davantage sur le panier en osier rempli de petites gourmandises et victuailles à l'adresse de... de qui déjà ? Il l'ignorait. Peut-être pour lui. Ou peut-être pas. Un corbeau se posa sur son épaule. Étrangement, il n'en fut pas surpris, et lui parla le plus naturellement du monde.

-Où mène ce chemin, corbeau ?
-Je n'en ai strictement aucune idée. C'est à toi de me le dire...
-Mais je n'en sais rien, moi !
-Eh bien, il n'y a qu'une seule manière de le savoir, imbécile.
-Comment ça, imbé...
-Tais-toi donc et marche... Sinon on n'avancera jamais !

La mine boudeuse, Samaël commença à marcher pendant que le corbeau se plaignait de la lenteur de son nouveau moyen de transport humain. Quelque peu exaspéré, le petit garçon lui proposa de voler de ses propres ailes au lieu de se plaindre. Le corbeau rétorqua qu'il devait rester auprès de lui, et que ça le protégerait du danger. De quel danger ? Il l'ignorait, mais c'était comme ça et pas autrement. Après ce qui lui parut une éternité de marche dans ce paysage qui ne changeait guère, le corbeau et lui finirent par ne plus pouvoir se supporter. Ce dernier, vexé, s'envola d'un bruissement d'aile en lui disant d'aller se faire voir et de se débrouiller tout seul. L'enfant tenta de le retenir, se rendant compte que la solitude allait lui peser, et qu'il avait besoin de ce corbeau, finalement. Il appela. Plusieurs fois. Plus aucune réponse. Plus personne. Esseulé, il se retourna et se cogna le nez sur quelque chose d'imposant. Surpris, il fit un bond en arrière et observa la personne qui se trouvait devant lui. C'était un homme massif avec une grande barbe et un sourire sympathique, qui ressemblait à s'y méprendre à un bûcheron. En tout cas, c'était l'image qu'il se faisait d'un bûcheron.

-Dis-donc, gamin, tu ne serais pas perdu, à tout hasard ?
-Perdu ? Je ne sais pas... Enfin, je ne pense pas, puisqu'il n'y a qu'un seul chemin qui mène à... je ne sais où. Et j'ai perdu mon guide et ami... et puis je suis fatigué. J'ai faim. Je ne sais pas quand on arrive et ça m'énerve...
-Je vois. Si tu veux, je peux te mener à ta destination.

Le visage de l'enfant, qui était maussade, s'éclaira soudainement.

-C'est vrai ? Vous êtes sûr ?

L'homme éclata de rire puis ébouriffa les cheveux bouclés du jeune garçon.

-Si je te le propose ! Allez, monte donc sur mon dos, ça reposera un peu tes pieds fatigués.

Heureux d'avoir trouvé un nouvel ami qui en plus lui proposait son aide, il se percha sur les épaules de l'homme, tout comme le corbeau s'était perché sur les siennes. L'histoire se répétait à l'envers. Ce drôle d'oiseau lui manquait, finalement. Le grand homme porta le panier, un grand sourire aux lèvres. L'enfant ne remarqua pas l'étrange éclat qui traversa le regard de ce dernier, n'y voyant qu'une personne adorable et un autre ami de plus. Pour lui, ce n'était déjà plus un étranger, mais un nouveau compagnon de route à qui il pourrait faire confiance. Ensemble, ils finirent par voir la fin de ce chemin interminable. Il menait à une petite maisonnette entourée d'un très joli jardin contenant autant de fleurs que d'arbres fruitiers. Si les odeurs de toutes ces merveilles étaient agréables à sentir, il en flottait une autre qui ne provenait pas de l'extérieur mais probablement de l'intérieur de la maisonnette. Quelque chose qui ressemblait à... une tarte à peine sortie du four. Le ventre de Samaël gronda fortement. Il grommela avec envie.

-J'ai faim...

L'homme se mit à rire, amusé par l'air boudeur de l'enfant. Ce dernier toujours perché sur son dos, il toqua à la porte de la maisonnette. Une voix, s'apparentant à celle d'une vieille dame, répondit quelques minutes plus tard. Le petit garçon fronça les sourcils. Il reconnaissait cette dernière, c'était celle de... mais oui ! Ce panier était destiné à mère-grand, comment avait-il pu oublier ce détail crucial !

-Qui est-ce ?
-Mère-grand, c'est moi ! Samaël ! Je viens t'apporter quelques provisions que maman voulait t'offrir ! Je peux entrer ?
-Oh, bien, bien ! Entre donc, mon enfant.

Le petit garçon descendit des épaules de l'homme et ouvrit la porte avec enthousiasme. Il chercha sa grand-mère des yeux. Il ne la vit pas, mais entendit quelqu'un tousser fortement dans une autre pièce.

-Si tu me cherches, je suis dans ma chambre, mon enfant.

Tenant la manche de l'homme massif dont il ne connaissait pas le nom, Samaël reprit son panier des mains de son compagnon de toute, se dirigea vers la pièce indiquée par sa grand-mère et ouvrit la porte, pour la trouver allongée dans son lit, son visage ridé de femme ayant vécu une longue vie bien pleine pâle comme si la mort l'attendait à son chevet. L'enfant, comprenant que quelque chose n'allait pas, s'agenouilla près d'elle et prit sa main.

-Que votre voix est rauque, mère-grand...
-C'est parce que je suis malade, mon enfant.
-Vous allez...
-Moi, mourir ?

Elle se mit à rire sous le regard très inquiet de son petit fils. Elle caressa la joue ronde de Samaël. Sa main était froide.

-Bien sûr que non. Tu sais très bien que je suis plus coriace que ça.
-Si j'étais à votre place, je n'affirmerais pas une telle chose.

Samaël se tourna vers l'intrus. Il avait oublié sa présence pendant l'espace de quelques instants, trop absorbé par l'état de santé de sa grand-mère. Cette dernière se redressa avec difficulté et lorgna d'un œil noir l'étranger qui était accoudé à l'encadrement de la porte.

-Et qui êtes-vous donc, pour oser entrer ainsi chez moi sans mon autorisation et donner votre opinion sans y avoir été invité ? Vous êtes d'une impolitesse, et vous me faites froid dans le dos.
-Ah, mamie, c'est un monsieur qui m'a amené jusqu'ici en me portant sur ses épaules car j'avais bien trop mal aux pieds.
-Comme le dit le gamin. Je ne suis qu'un simple passant aidant un pauvre enfant perdu, et je m'inquiétais également de votre état de santé. Je suis un loup solitaire parmi les nombreux loups de ce monde, mais un loup inoffensif malgré tout.
-Vous n'êtes qu'un piètre menteur. Déguerpissez d'ici avant que je ne me fâche.

Ne comprenant pas la réaction de son aïeule, le petit garçon allait protester pour contribuer à adoucir le comportement de sa mère-grand envers son nouvel ami, quand cette dernière lui adressa la parole avec douceur et sévérité. L'homme n'avait pas quitté la pièce, son sourire indéfinissable ne quittant pas ses lèvres minces, les bras croisés dans une attitude défiante et désinvolte.

-Samaël, mon enfant... Ton manque de méfiance envers les étrangers m'inquiète encore plus que mon propre état de santé.
-Mais, mère-grand... je...
-Les autres ne sont pas aussi purs que toi. Tu pourrais te faire dévorer par l'un d'eux, un jour ou l'autre. N'oublie pas ça.
-Je le sais, mais... il a tenu à m'aider, donc c'est forcément quelqu'un de bien, non ?

Sa grand-mère sourit d'un air désolé.

-Non. Tout le monde possède des ténèbres à l'intérieur, et je ne suis pas en reste, mon chéri. Néanmoins, il faut que tu comprennes que certains sont plus corrompus que d'autres et peuvent te faire du mal physiquement et émotionnellement.
-Ces gens ont leurs raisons.
-Je ne vous ai pas demandé votre avis, encore une fois. Et que faites-vous encore ici ?
-J'ai faim. Très faim. D'autres ont encore plus faim que moi. Il en va de mon intérêt, et celui de ces autres personnes nichées dans les hautes sphères.

Samaël sursauta et tourna brusquement la tête vers le grand homme, qui...n'était plus un homme, mais un énorme loup humanoïde aux poils possédant mille nuances de gris, aux yeux effrayants de couleur ambrée, dont la gueule exprimait un sourire repoussant. Il salivait d'avance. Le petit garçon se jeta sur sa grand-mère, qui passa des bras se voulant rassurants autour de son petit-fils, affrontant le regard du loup assoiffé de sang qui se trouvait devant eux. Leurs yeux étaient rivés sur l'intrus, l'un complètement effrayé, l'autre tentant à garder une contenance face au danger.

-Tu n'oseras pas.
-Qu'est-ce qui m'en empêcherait ?
-Rien, j'imagine. Ma mort, contre celle de l'enfant.

Le loup éclata d'un rire sardonique.

-Vous avez déjà un pied dans la tombe ! Quel intérêt ? Cet enfant est l'héritier d'une longue lignée, qu'il pourrait perpétuer. Et puis... la viande de jeunes louveteaux est bien plus appétissante que celle de vieilles brebis telles que vous. Néanmoins, puisque vous souhaitez vraiment vous interposer, j’abrégerais votre courte vie.

Le loup s'approcha, toutes griffes sorties. Il se mit à grogner, menaçant, et se jeta sur la grand-mère qui hurla, hurla de douleur, tandis que le petit garçon frappait son ancien ami avec larmes et désespoir, tentant vainement de sauver sa grand-mère. Le monstre l'envoya voler à l'autre bout de la pièce d'un grognement agacé. Sonné, le petit garçon ne put qu'observer la scène, tout comme le corbeau impuissant au regard douloureux posé au bord de la fenêtre. Il s'envola au moment où Samaël redevint acteur de la scène, l'attention de l'ignoble loup se reportant sur lui. Ce dernier approcha sa gueule du visage de sa victime, triomphant. L'odeur du sang était insoutenable.

-Tu es stupide. Ta naïveté a conduit à la perte de ta mère-grand chérie. Et elle conduira aussi à ta perte. Tu es faible, et tu es un piètre imbécile bien trop pur dans ce monde pourri.

L'enfant se fit dévorer par le grand méchant loup.
… Ce même enfant qui se réveilla en sursaut, se prenant la réalité de plein fouet. Il faisait noir. Les monstres de la nuit, cachés dans la pénombre, s'approchaient de lui, menaçants.

-... Mère-grand ?

Seul le silence lui répondit, entrecoupé du vent qui frappait contre les vitres.

-Mère-grand !

Seul dans sa chambre, la respiration saccadée, en sueur et roulé en boule dans ses couvertures, le petit Samaël serra Chiffon, sa fidèle peluche loup aux yeux d'ambre, toute douce, qui l'accompagnait depuis l'aube de sa vie. Les ténèbres de la pièce lui donnaient des sueurs froides. S'enveloppant de la couverture pourpre posée sur son lit, le petit garçon, maintenant assit en tailleur, suivit des yeux le rayon de lumière rassurant qui filtrait à travers l'interstice de la porte menant au grand couloir du premier étage du domaine appartenant à la famille Osborne. L'enfant observa vainement les sombres alentours puis gémit, terrifié. En plus de la peur du noir s'ajoutait un autre sentiment. Un sentiment qu'il n'appréciait pas du tout. Comme si quelque chose allait lui sauter dessus d'un moment à l'autre. Sans un bruit. Sans un mot.

-Mère-grand...

Aucune réponse. Terrorisé, l'enfant décida néanmoins de prendre son courage à deux mains et de quitter son lit, non sans une longue hésitation, la peur le tétanisant quelque peu. Les doigts crispés sur sa peluche, enroulé dans ses couvertures rouges si grandes qu'elles traînaient par terre, à sa suite, le petit garçon suivit la faible lumière et quitta la pièce, à la recherche de son aïeule. La porte grinça légèrement et il s'engouffra dans le long couloir, trop long à son goût. L'enfant, dont le regard guettait le moindre mouvement suspect dans les alentours, traîna sa cape improvisée jusqu'à la chambre de sa grand-mère, d'où provenait une nouvelle lueur chaude et languissante. Prit de soulagement, de sa petite main il toqua à la porte, tout en appelant de nouveau sa grand-mère d'une petite voix.

-Qui est là ?

Cette voix était trop grave pour appartenir à sa grand-mère. Samaël se figea devant la porte, surpris. Qui était-ce ? Personne qu'il ne connaissait, en tout cas. La main posée légèrement sur la porte, il hasarda une réponse, ne sachant de quelle manière il devrait réagir. S'il devait entrer ou non.

-Que votre voix est grave, mère-grand... ?

Un silence.

-C'est Samaël... Je... J'ai fait un cauchemar, et...
-Entre donc, mon enfant.

Ce sentiment désagréable s'intensifiant, le petit garçon poussa doucement la porte et entra, cherchant sa grand-mère des yeux. Cette dernière était dans son lit, assise. Il courut à son chevet, et attrapa sa main.

-Que vous êtes pâle, mère-grand... Que vous est-il arriv...

Il s'interrompit brusquement. Les yeux de cette dernière, dont les mains tremblaient, se baissèrent en direction de son ventre. Sur sa chemise de nuit blanche immaculée, s'agrandissait une tâche aussi écarlate que les couvertures que portait l'enfant. Samaël en devint à son tour livide. Que lui arrivait-il ? Il allait ouvrir la parole, quand il sentit soudainement quelqu'un se dresser derrière lui le saisir, une lame froide se collant violemment contre son cou en cette même fraction de seconde. Son cœur manqua plusieurs battements et il se mit à trembler, lâchant son loup en peluche sous le coup de la surprise.

-Qui êtes-vous ? Pourquoi vous faites ça ? Mère-grand ! Mère-grand !

L'assassin se mit à rire d'un air sardonique en entendant cette question idiote.

-C'est pour mieux accéder au pouvoir et à l'argent, mon enfant.

Samaël, ses yeux paniqués plantés dans ceux de sa grand-mère impuissante, tenta de se débattre en hurlant et pleurant, tandis que l'homme se délectait de sa réaction. Il s'apprêtait à mourir, quand soudain, la lame tomba en un grand fracas sur le sol, suivi d'un corps inerte. Les éclats d'un vase avaient volé à travers la pièce. Samaël fit volte face et se retrouva dans les bras de... son père. Ne comprenant pas immédiatement ce qui se passait, l'enfant se débattit, frappa, mordit, griffa, mais l'emprise de l'homme qui venait de l'enlacer se raffermissait davantage. Le gamin se calma, et ses forces le quittèrent soudainement.

-Tout va bien. Ca va aller, Sam. Je suis là...

Le petit s'accrocha de ses petites mains faibles à son père pendant quelques minutes, tremblant de tout ses membres.

-Mère-grand... Mère-grand, elle... elle... huh...
-Chut... du calme...

Le père du garçon jeta un regard à la vieille dame, sa propre mère. Son cœur se déchira de l'intérieur et il réprima ses sanglots. Sa main posée sur la tête de son fils d'à peine dix ans, il décida de l'emmener loin de cette chambre pour lui éviter d'assister de nouveau au résultat de ce spectacle macabre. Elle venait d'expirer son dernier souffle. Il n'avait pas besoin de voir ça. Dans tous les cas, il savait que sa mort allait l'affecter profondément, alors il préféra ne pas aggraver les choses.

Le grand méchant loup avait encore frappé.
Un loup parmi les nombreux loups qui existaient en ce monde, tout sauf innocent.
Dans cette version, cet enfant pur, ce petit chaperon rouge, survivait au massacre du loup.
Il avait eu de la chance, lui.
Etait-ce de la chance, ou de la malchance ?
C'est à vous et à moi, ainsi qu'au destin et à son libre arbitre, d'en décider.


* * *

Le vent soulevait gracieusement ses cheveux ébènes, ces boucles qui ont été caressées et titillées par tant de mains qu'il n'aurait su en déclarer le nombre exact. Des femmes ? Il pouvait l'affirmer. Des hommes ? En effet. Diantre, qu'on emporte aux enfers cet enfant de Dieu, cet inconscient souillé par le vice. Leurs noms ? Toutes des Jane, et parfois des John. Doe, en général. Peu lui importait, tant que ces personnes comblaient la solitude et les désirs qu'il avait tendance à enfouir très loin dans sa conscience. Non, les seules personnes dont il se souvenait du toucher n'étaient autres que celles qui y avaient posé leurs tendres mains pleines d'affection, d'amour et sans arrière-pensées perverses ou égoïstes. De son enfance, il se souvenait de la douce main chaleureuse et ridée de sa défunte mère-grand, qu'il affectionnait presque plus que sa propre mère. De ses parents, qu'il aimait aussi malgré tout ce qui avait pu se passer par le passé. Sans oublier son adorable petite sœur, Annabeth. Tout ces gens qu'il ne reverrait plus, ou probablement plus.

Samaël passa distraitement sa propre main dans ses boucles avec un sourire dépité, le regard au loin. Le vent se renforçait un peu, il fixait les nuages aux nombreuses variété de gris au loin, qui annonçaient de la pluie dans peu de temps, ainsi qu'un orage, éventuellement. L'air s'humidifiait graduellement. L'homme huma l'air, appréciant les fragrances qu'apportaient ce futur temps conflictuel. Cette plaine, à peine éclairée par l'aube qui serait bientôt voilée par les nuages, annonçant une nouvelle journée imminente, valait le détour. L'herbe était verte et parsemée de rosée, le ciel s'assombrissait, et les oiseaux chantaient, la journée s'annonçait radieuse à souhait, du moins pour ceux qui étaient bien installés confortablement dans un fauteuil moelleux chez eux avec un bon livre de ce bon vieux Charles Dickens, ou, pour les plus fleurs bleus, les œuvres de cette charmante demoiselle Jane Austen. Tout ça, accompagné d'une bonne tasse de thé fumante en attendant que les mille et une gouttes de pluies viennent taper contre la vitre de la pièce dans un bruit aussi agréable qu'un ronronnement de chat. L'atmosphère se rafraîchissait considérablement. Avec un léger frisson accompagné d'un mouvement las, Samaël redressa son emblématique cape pourpre et remit en place sa guitare attachée derrière son dos, puis s'immobilisa complètement... sa frustration se faisant de plus en plus grande à mesure qu'il ressassait sans cesse la même question qui n'amenait qu'à deux réponses, réponses inéluctables qu'il se refusait d'accepter.

Comment diable devait-il faire pour traverser ce maudit pont en ruine, enjambant cette maudite rivière qui avait l'air aussi froide et glacée que le Roi d'Angleterre se réveillant à poil auprès d'une femme après une nuit bien trop arrosée ?

Bien sûr qu'il connaissait les différentes alternatives qui s'offraient à lui. Soit il prenait le risque de la traverser à la nage, abîmant sa pauvre guitare ainsi que sa propre santé au passage, soit il suivait le cours d'eau jusqu'à ce qu'un autre pont se profile à l'horizon, ce qui pouvait prendre facilement des heures de marche. Dans tous les cas, il perdrait un temps considérable. Samaël jura intérieurement. La malchance le poursuivait décidément de très près ces derniers mois. Personne n'était fichu de réparer ce genre de dégâts ? Dans ses appartements privés, quand quelque chose se détériorait pour cause d'usure, on avait toujours un artisan ou d'autres types de serviteurs à disposition pour le faire, et c'était presque fait dans l'heure qui suivait la cassure ! Aucune efficacité, que diable ! Oh, détrompez-vous, contrairement aux apparences, le voyageur encapuchonné n'était en fait guère pressé. Du moins, il ne l'était plus puisqu'il errait sans but depuis un an, à présent. Un clochard, ou plutôt un musicien errant -car il préférait ce terme au premier, c'était plus glorieux- ne manquait guère de temps, puisqu'il travaillait lorsque l'envie lui prenait, et que personne n'attendait plus rien de lui, de toute façon. Soupirant de résignation, l'homme redressa de nouveau sa chère et tendre compagne de route, sa guitare. Canne en main, il se détourna de la rivière pleine de vitalité pour mieux suivre son flux, tout comme il suivait celui de la vie qui s'écoulait à chaque instant.

Est-ce que lui, prit dans ce flux et à contre-courant, il parviendra enfin à atteindre son but ?

Si sa détermination était grande, la chance, quant à elle, lui faisait souvent défaut, mais ce n'était pas cela qui empêcherait le musicien de se rendre là où il le vent le portait: Portsmouth. Dans cette ville portuaire se situant dans le sud de l'Angleterre, il sera peut-être en mesure de prendre un navire pour se rendre en France, histoire de tenter d'y faire fortune, et surtout de déserter ce monde anglais qui ne voulait désormais plus de lui. Ou peut-être était-ce lui qui n'en voulait plus ? Nul ne le savait, il n'en était lui-même pas vraiment certain. Ensuite, il traverserait l'Europe de l'Ouest et se rendrait en Autriche-Hongrie, qui avait la réputation d'être l'un des pays les plus ouverts aux différents arts que proposait ce siècle d'illuminés. Il avait confiance en ses talents de musicien, alors il réaliserait son rêve de redevenir le grand et merveilleux prodige qu'il était autrefois, adulé par ses pairs, ainsi que par les amateurs et critiques de musique britanniques. Une ancienne gloire que Samaël souhaitait raviver. S'il avait perdu sa richesse d'antan, son amour de la musique, lui, restait intact.

* * *

La rivière, qui rejoignait un fleuve -nommé Itchen, d'après quelques paysans qu'il avait croisé- le mena jusqu'à une cité qui elle aussi avait un nom: Winchester. Epuisé par son voyage, il troqua une part de tarte au lard et au beurre pour quelques shillings gagnés dans des travaux d'usine temporaires qu'il avait conservés dans une poche intérieure de sa cape, et s'assit dans un coin, non loin de la cathédrale entourée de ces rues quelques peu insalubres caractéristiques des villes. Terminant sa délicieuse pâtisserie, Samaël s'essuya élégamment la bouche avec son mouchoir de poche -on ne se refaisait pas, un gentleman restera toujours un gentleman dans son cœur ainsi que dans ses manières-, puis attrapa sa guitare posée à ses côtés. Le Chaperon se mit à jouer, accompagnant le son de ses doigts naviguant entre les différentes cordes avec sa voix grave et chantante, ne se souciant pas du loup qui pourrait l'entendre. Les passants passaient, les enfants riaient, les couples se tenaient par la main, certains lui lançaient quelques pièces de temps à autres pour exprimer leurs appréciations, lui adressaient des sourires et applaudissaient, d'autres lui lançaient des regards noirs de dégoût ou même craintifs... Depuis qu'il avait quitté son cocon doré, Samaël avait l'habitude de croiser toutes sortes de personnes dans les rues. Un léger sourire esquissé sur le coin des lèvres, capuche tirée sur sa tête légèrement baissée, il aimait cette ambiance calme matinale, ponctuée par le sons des cloches annonçant le temps qui passait, la rosée du matin, les rumeurs et bavardages plein de vie du peuple qui, malgré des temps parfois sombres, ne se laissait pas toujours aller dans la morosité. Penché sur sa guitare, il perçut un mouvement à proximité, suivi d'une exclamation surprise.

-Oh, mais vous êtes... Dieu soit loué ! Sans cette cape bien trop princière pour un simple mendiant et ce talent prononcé, je ne vous aurais jamais reconnu !

L'intéressé interrompit ses gestes et leva les yeux de son instrument, fronçant les sourcils par la même occasion, perplexe. Une jeune femme richement vêtue se tenait devant lui, pendue aux bras d'un homme qui possédait tout autant de prestance qu'elle, ainsi qu'une moustache fort admirable et imposante. Samaël détailla rapidement la demoiselle du regard et afficha un grand sourire enthousiaste, se levant d'un bond pour lui offrir un élégant baisemain. Le mélomane recula d'un mouvement de cape et s'adossa au somptueux mur de la cathédrale.

-Dame Lysandra, quel bon vent vous amène donc en ces lieux champêtres ? La ville, la vraie, ne vous convient-elle plus ?
-Oh, point du tout, voyons, Londres est une ville toute aussi charmante que celle-ci ! Quoique bien plus grande et mieux fréquentée... En réalité, mon mari et moi prenons quelques vacances dans notre résidence secondaire de campagne, il n'y a rien d'étonnant à cela ! Cet endroit est si agréable à vivre !
-Vous vous êtes donc mariée ? Me voilà agréablement surpris ! Je vous offre mes félicitations, et vous souhaite beaucoup de bonheur. Si vous voulez bien accepter les souhaits d'un pauvre musicien itinérant comme moi, cela dit.

La demoiselle mit en évidence son doigt entouré d'une somptueuse alliance avec gaieté de cœur et légèreté, raffermissant par la même occasion sa poigne sur son mari moustachu. Puis son regard s'assombrit un peu tandis qu'elle dévisageait à son tour Samaël qui se tenait nonchalamment devant eux, guitare en main. Sûrement plus sale et en bien plus mauvais état que la dernière fois qu'il avait rencontré cette damoiselle.

-Bien sûr que nous acceptons, voyons. Et puis vous savez, vous resterez toujours un Osborne car leur sang coule toujours dans vos veines, et... votre surnom de Chaperon Rouge subsistera probablement, quoique vous deveniez et peu importe votre vie actuelle. De manière positive... ou négative.
-J'en doute fortement, mais c'est très gentil à vous d'essayer de me rassurer sur ma situation. Cette nouvelle vie est terrible, mais comme vous le constatez, je suis toujours bel et bien vivant. Je rôde, je joue, je chante, j'essaie de trouver de quoi subsister...
-Ce doit être assez... Enfin, vous comprenez... Je suis sincèrement désolée pour vous.

Le jeune homme haussa les épaules avec désinvolture, le regard au loin.

-Ne vous inquiétez donc pas pour moi ! J'ai encore ma guitare, mon beau et merveilleux visage, des ambitions et la moitié de ma dignité à reconstruire.

La demoiselle sourit.

-Vous n'avez visiblement pas trop changé, si ce n'est votre apparence fatiguée. Je suis heureuse de voir que vous vous en sortez malgré la perte de votre rang.

Samaël acquiesça en lui rendant son sourire. Si elle savait... Dame Lysandra s'excusa de devoir s'en aller car elle devait continuer sa route. Le mélomane balaya ses excuses d'un geste de la main en lui exprimant sa joie de l'avoir rencontrée de nouveau. Elle allait partir, quand il la retint d'un bras, approchant ses lèvres de son oreille pour lui glisser un mot d'un murmure arrogant.

-Si vous croisez Dame Winsley, transmettez-lui mes hommages.

Puis il la lâcha et retourna à sa place sur les pavés, une expression amusée sur le visage. Lysandra le jaugeait avec une énorme surprise et un air grave. Elle hocha la tête, le regard fuyant, le salua, et s'en alla en compagnie de son époux. Le voilà qui jouait encore avec le feu. Qu'il était incorrigible. Bah. Il devrait quitter cette petite ville avant l'aube du lendemain, sinon il y perdrait la tête. Echec et mat. Littéralement. Il se demanda jusqu'à quel point ses erreurs du passé -plutôt fatales pour son avenir- allaient le poursuivre. Quand il sera loin de ce pays, ou mort, probablement. L'homme à la cape pourpre haussa les épaules avec insouciance en réponse à ses pensées inquiètes non formulées, puis récupéra ses rares affaires posées sur les pavés de la place. Il leva la tête vers le ciel. Une goutte s'écrasa sur son front. Puis deux. Puis trois. L'orage grondait au loin. Une étrange sensation l'envahit, comme un vide, accompagné d'une certaine angoisse. Une nouvelle tempête venait de débuter. L'encapuchonné fronça les sourcils, embêté par ces émotions inutiles qu'il chassa instantanément. S'abriter semblait être de première nécessité à l'heure actuelle. Il improvisera la suite, comme d'habitude. Sifflotant d'un air guilleret, Samaël se dirigea vers une taverne qu'il avait repérée dans une petite ruelle, en visitant la ville en quête d'un bon coin où charmer les foules de sa bien aimée musique. « The Journeyman ». Un nom qui lui plaisait beaucoup, lui qui errait depuis tant de temps à travers l'Angleterre. Dommage qu'il y ait tant d'hommes éméchés dans les environs, s'ajoutant à quelques groupes d'hommes aux allures fort peu recommandables, mais sûrement intéressants, au fond.

Samaël ouvrit la grande porte en bois de la taverne, l'ambiance animée de cette dernière emplissant agréablement ses oreilles. Autant passer le temps avant de fuir les autorités et ses ennemis.
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Dernière édition par Samaël Osborne le Sam 30 Juil - 19:17, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Dim 26 Juin - 12:14
Hey!

Super sympa, le début de présentation ^^ j'aime bien l'avatar aussi.

J'ai hâte de voir la suite!


"C’est à cela que la nuit est bonne, après tout. On emprunte des chemins qui nous mène bien plus loin qu’on ne l’aurait souhaité."
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Dim 26 Juin - 13:35
Bienvenue Samaël !

Tu es le premier à nous présenter un Chaperon rouge garçon, rien que pour ça j'applaudis ! Et je sens que le personnage va être très intéressant. Toutes ces particularités le rendent humain et très intéressant. Bon courage pour la suite de ta fiche et n'hésite pas à harceler le staff si tu as besoin d'aide.


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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Lun 27 Juin - 15:50
Haha, merci, Dame Blanche et Reine Ronce ~

J'ai mis pas mal de temps à trouver quel personnage de conte prendre, et je me suis dis que le Chaperon Rouge version homme, ce serait intéressant à faire !

Caractère terminé, le passage sur la piste est à venir, mais vous avez un peu un aperçu de l'histoire de Samaël du coup. J'ai aussi rajouté quelques trucs dans la rubrique particularités.

Oh, et je voulais aussi préciser que je me suis inspirée d'une de vos idées de personnage, dans un de vos topics, histoire que vous mettiez à jour le truc.
-->✘ Un ancien grand virtuose qui a fini à la rue suite à un scandale

Voilà voilà ~
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Lun 27 Juin - 16:12
UN AUTRE ANGLAIS QUI FAIT LE TAPIN ♥

Dans mes bras, on va devenir les meilleurs amis du monde !!



When the wizard gets to me I'm asking for a smaller heart.
And if he tells me "no" I'll hold my breath until I hit the floor.
Eventually I know I'm doomed to get what I am asking for.

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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Mer 6 Juil - 23:48
*Se jette sur son charmant camarade anglais tapin*
OWI ♥

... Alors, je viens juste aux nouvelles pour dire que la dernière partie me prend un peu plus de temps que prévu, je rédige petit à petit, et ça promet d'être assez long comme processus sachant que mon inspiration est aussi inconstante que Samaël et sa vie amoureuse, voilà ~
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Jeu 7 Juil - 23:56
Coucou Samaël ! Y a aucun souci, prends le temps qu'il te faut !


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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Mer 27 Juil - 21:05
Petite update parce que ça fait longtemps je crois ~

Manque de bol, j'ai eu quelques soucis IRL ces dernières semaines qui m'ont coupé net l'envie d'écrire, mais je commence à reprendre tout doucement ^^'
Je me fixe d'ici ce week-end pour terminer ma fiche, parce que j'aime Sam' et je veux pas abandonner Sam' alors qu'il est même pas encore né. Puis je veux rp avec vous. Ouioui.
Désolée pour les contretemps !
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Mer 27 Juil - 22:23
Coucou Samaël ! Y a aucun soucis. Courage avec l'IRL, on attend tous patiemment ton chaperon tout rouge !


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Le médecin filleul de la Mort
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Jeu 28 Juil - 11:27
Hey joli coeur!

Je plussoie, un anglais, c'est le bien! *_*

Et si tu as besoin de quelqu'un pour ramasser les chats errants, c'est la spécialité de Bram! ;-)

Bon courage pour ta fiche et au plaisir de te croiser!
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Sam 30 Juil - 19:15
La fiche du drôle de type à la cape pourpre est terminée, comme promis ~

Haha, merci Abraham, au plaisir de te croiser aussi, et d'aller embêter un peu le Bram un jour ! \o/
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Dim 31 Juil - 0:01
Bonsoir !

Ce fut un régal à lire cette fiche. Les bribes de l'histoire de Samaël donnent envie d'en savoir plus et, franchement, j'adore toute la symbolique autour du loup comme tu l'as utilisé. Samaël est un personnage touchant, intriguant. On n'a qu'une hâte : savoir ce qui l'a fait basculer si bas, voir comment il va évoluer. L'attente en valait la chandelle !

Validé avec les honneurs !
Maintenant que les portes de l'univers du forum te sont ouverts, voici quelques clefs pour t'aider à ne pas te perdre.

✘ Pour trouver un compagnon de RP. Tu peux aussi accomplir une mission ou une quête !
✘ Le mémoire qui te permet de rédiger un suivi du parcours de ton personnage.
✘ Les réseaux sociaux pour mener des relations épistolaires, par exemple.
✘ Une envie de créer un personnage ? Propose un prédéfini ou un scénario.

Passe un bon séjour parmi nous.


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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Dim 31 Juil - 11:33
Merci, bouclettes ! \o/

Et merci pour la validation aussi ~
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MessageSujet: Re: What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne   Aujourd'hui à 1:03
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What ? Of course there's no wolf among us ! || Samaël Osborne

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