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 Janvier 06. Emplettes endiablées

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Hasard
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MessageSujet: Janvier 06. Emplettes endiablées   Lun 4 Juil - 23:41



Diagon Halley, Harry Potter


Montmartre. Toute capitale avait son quartier rouge, son refuge de lieux de plaisir pour adultes. Paris avait Montmartre. Le foyer du Moulin Rouge, les cabarets et ses danseuses aux cuisses légères, ses peintres dérivant de plaisir en plaisir immortalisant, de la pointe de leur pinceau, le profil de ces filles légères, de ces Muses bien plus charnelles que celles de la mythologie.

Montmartre n'était pas qu'une dame provocatrice, montrant ses bas à la face publique. Elle était aussi dame de mystère. En son sein, sinuant telle un serpent, la rue de Traverse offrait bien d'autres divertissements. La magie, et surtout la sorcellerie, y dévoilait son art. Commerçante, la rue de Traverse offrait mille et un objets aussi astucieux que inutiles. Miroirs magiques, glaces à l'ennemi, armoires à disparaître...

C'était pour ces dernières que deux femmes aux allures de Muses s'étaient rendus en cette rue. Peu de chance pour elles – elles arrivaient tout bonnement en pleine période de remise commerciale. La foule se massait sur la voie publique, le lèche-vitrine se faisait sport national et il fallait jouer des coudes pour avancer. Quand ce n'étaient pas des clients trop lents qui vous bouchaient le chemin, la faute revenait aux vendeurs à la sauvette secouant des cloches, interpellant le chaland avec la même verve qu'une poissonnière. Une vieille femme secouait des liasses de Beuglantes hurlant, à qui voulait l'entendre, que les siennes étaient les meilleures du marché. Plus loin une petite fille vendait des allumettes du désir, avec une candeur innocente.

Pour connaître les objets vendus de chaque échoppe il fallait se tordre le cou pour déchiffrer le nom du magasin, ou se coller le nez contre la vitrine. Trouver un magasin répondant aux attentes des deux demoiselles semblait plus complexe que prévu.

Précisions a écrit:
C'est le bazar total dans la rue. Imaginez une rue commerçante du XXIe siècle en pleine période de soldes, première démarque. Pour trouver la boutique qui vend les objets que vous recherchez, il va vous falloir fouiller, questionner... En un mot : chercher. Pour toute question vous savez où me contacter !


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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Mar 5 Juil - 18:24


Emplettes endiablées

with Hanako



La coupe de Montmartre les surplombait, pourtant invisible, dissimulée dans les ombres des hauts immeubles étroits longeant le chemin de traverse. Parapluie dans une main servant de canne, l’autre chahutant avec les branches dangereusement malhabiles d’une pousse de saule cogneur, Morelia avançait à pas d’escargot, bousculée par la foule, le regard étincelant et un implacable sourire aux lèvres. A ses côtés, Hanako se faisait compagne délicieusement étrangère. Et elle lui donnait le bras pour ne pas que la foule les sépare, comme dans quelques chansons populaires. Les cris les hélaient, de part et d’autres, effroyable cacophonie digne d’une volière en plein rut. Ses oreilles en crépitaient douloureusement et avec délice, elle pensa au silence cotonneux de sa chambre rouge, loin des rires stridents de ses filles – plus jamais elle ne s’en plaindrait.

« Chapeaux de transplanage ! Regardez mes beaux chapeaux de transplanage ! 5km en bougeant le nez, y’a pas mieux, y’a pas mieux ! »
« Écharpes ensorcelées pour l’hiver, à votre beau teint, mademoiselle ! Ne craignez plus la bise ! »
« Reliques, pour un jour d’or des reliques des sorcières de la Nouvelle Orléans et d’Asie ! »
« Charme d’amour ! »
« Voyance gratuite ! »
« Allumettes de désir ! Un sou pour vos pensées ! Un sou pour mes allumettes ! »
« MES BONNES BEUGLANTES ! POUR FAIRE ENTENDRE VOS CRIS ! »

« On l’entend mieux que sa paperasse » Souffla Héloïse à l’oreille de sa compagne mais dans le tumulte général, ce fut à peine si on l’entendit. Manquant d’être poussée, on lui marcha sur le pied et son regard vert étincela de fureur, passant à un ambre aussi profond que le caramel collant à la casserole. L’homme s’en fut, sans même présenter ses excuses, traînant derrière lui une charrette pleines de bouquins. Au-dessus de sa tête, une pancarte battait l’air, d’un café populaire où l’on vendait les glaces. La foule y était moins dense, faute à la mauvaise saison mais certains duos en ressortaient, le nez rouge réchauffé au-dessus d’un bon chocolat chaud. Morelia sentit le poids de sa flasque de brandy à son aine et fut tentée d’y faire un court arrêt.

« Nous ne trouverons rien sans nous renseigner par avance. J’aurais du demander au gavroche de nous indiquer le nom de la boutique avant de le laisser filer. Quelle guigne qu’il ne nous ait pas accompagné. » Un peu essoufflée, la maquerelle tira sur son col haut. Ainsi vêtue de noir, et entièrement recouverte, elle semblait une version plus funeste des dames préoccupées de la ruelle. Mais hors de question de prendre le risque d’être arrêté et cela avait été avec regret qu’elle avait forcé Hanako à s’habiller selon les mêmes codes de pudeur réservés aux catins.

Passant devant les cages de hiboux enfermés et atones, Morelia pressa le pas, profitant d’une légère brèche pour mieux entrer dans le café. La foule, plus compacte mais au moins sensiblement plus calme, lui fit présager une longue attente. Et ce fut avec impatience que son regard – cette fois mordoré – glissa de l’un à l’autre des visages dans le but de trouver une personne de service.

« Si tu vois un tablier autour des jupons d’une demoiselle, étreint la et ne la lâche pas. » Une bonne idée que celle-ci, surtout à donner à la japonaise. Mais au moins Héloïse avait la certitude que cette dernière ne faillirait pas à sa tâche.









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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Jeu 14 Juil - 19:33

Aang lui avait demandé de se changer pour la sortia à la recherche des deux armoires à disparaître, Hanako n'avait pas forcement était heureuse à cette annonce. Même si les paroles de sa « sœur »  étaient compréhensibles, elle allait attirer le regard par sa nature, non pas hybride, mais comme étrangère sortant de la Tour de la Lanterne.

Hanako avait légèrement pesté et avait demandé à avoir avec elle Verve comme compagnie pour l’habillage. Habillage qui dura un peu plus longtemps qu'il n'en fallait à l'origine. Cela l'aiderait à passer l'idée de cette cage à vêtement qu'elle allait devoir mettre dans laquelle ses queues ne pourront même pas se mouvoir.

Verve avait du faire preuve de beaucoup de trésors personnels pour convaincre la renarde de mettre la robe qu'elle lui avait amené. Ce ne fut pas sans mal, qu’après avoir exploré ses trésors, que Verve réussit finalement par habiller la chinoise, ignorant les coups de crocs pointus, de griffes ou même les regards assassins accompagnés de glapissements de désapprobations, particulièrement pour le corset. Mais la lingerie plaisait à l'hybride qui n'avait jamais mis ce genre de choses pendant ses années vécues en Asie.


Hanako fut enfin prête et rejoignit Aang pour sortir. Hanako n’était pas à l'aise dans cette tenue. Il est vrai que la plupart des vêtements asiatiques était plus amples que les vêtements de torture qu'on venait de lui mettre. Mais on lui avait aussi dit qu'en vivant ici elle devrait, par moment, mettre ce genre de tenue et qu'il était mieux qu'elle s'y habitue au plus vite. Ce qui avait provoqué chez l'hybride un long soupir. Verve allait devoir souvent montrer ses trésors à Hanako.

Bras dessus bras dessous, les deux femmes étaient donc partis dans les rues de Paris. La première chose qui interpella l'hybride fut le bazar sonore sans nom que ses oreilles félines percevaient. Hanako en fronçait les sourcils et en attrapa presque la migraine. Ce n’était pas comme s'il y avait juste une ou deux personnes qui parlaient fort. Non c’était des dizaines de stupides abrutis occupés à hurler à s'en rompre les cordes vocales.

La voix de Morelia vint à ses oreilles comme une mélodie apaisante. Elle répondit d'un sourire et d'un hochement de tête à Aang, se collant légèrement plus près de cette dernière. Tout ici était vraiment diffèrent du Japon, comme les gens qui bousculaient sans même un regard pour s'excuser. Hanako avait envie d'enrouler s queue autour du cou de cet homme et faire prendre feu à sa queue pour lui apprendre le respect et la politesse. Mais cette cage l’empêchait de mouvoir ses queues comme elle le désirait.

Certains mots échappaient à Hanako comme le « Gavroche » mais au vu de tout ce bruit autour d'elle elle n'avait pas envie d'ouvrir la bouche pour le moment, faisant entièrement confiance à celle qui l'accompagnait.

Après de longues minutes à continuer d’être dans tout ce foutoir sans nom, elles étaient enfin dans un lieu plus calme. Un café comme ils appelaient ça en Europe. Hanako apprécia surtout le calme qui se dégageait du lieu et son visage retrouva un air plus serein.

— Une femme. Tu sais comment me motiver. Je n'y manquerais pas.

Et justement Hanako ,qui avait jeté un œil dans tout la salle, en vit une au loin. Hanako fit un signe léger de la main pour attirer l'attention de la demoiselle. Par habitude une queue voulut monter à son visage pour en cacher une partie, mais cette foutue robe l'en empêchait.

Hanako lui offrit un petit sourire, levant doucement la main pour prendre doucement le poignet de la servante afin de la faire venir à elle et la poser sur ses genoux. Elle la plaqua contre sa poitrine, pour lui susurrer quelques mots au creux de la nuque.

— Dites-moi charmante demoiselle... Mon amie qui nous fait face aimerait vous demander quelques petites informations. J'aimerais tellement entendre votre voix lui expliquant ce qu'elle aimerait savoir. Je suis sûre que vous êtes à croquer.


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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Dim 17 Juil - 22:01
Chance pour Hanako, elle était tombée sur une jeune nouvelle, une campagnarde encore toute émerveillée par la capitale et qui ne voyait pas les dangers qui pouvaient se présenter à elle. Le Chaperon rouge se jetant dans la gueule du loup sans moufter. Le corps mou, presque alangui, elle se laissa attraper par l'hybride riant de la voir parler comme un monsieur séduisant une fille. Elle trouvait cela drôle sans comprendre les sous-entendus.

« Je... Oui bien sûr mesdames. Je... » Cherchant les mots qu'on lui avait appris, elle chuchota. « Je ne suis là que pour vous complaire... »

Le gérant, au loin, avait remarqué le manège peu subtil de l'asiatique. Se doutant déjà de ce qu'il se tramait, en homme d'expérience, il avança auprès du trio. L'homme avait la carrure type du tavernier qui savait, aisément, soulever un client éméché pour le mettre dehors. Il toisa donc les femmes d'un regard supérieur, poings sur les hanches.

« C'est une maison correcte ici. Si vous voulez quelque chose, faites ça vite et sans tourner la tête des employées. Y a des établissements pour des gens comme vous, et c'est pas celui-là. »

Non mais. Elles allaient pas lui frelater cette nouvelle campagnarde. C'était déjà compliqué d'en garder une sous clé sans qu'elles aillent courir le prince charmant.


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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Lun 25 Juil - 20:31


Emplettes endiablées

with Hanako



Hanako était délicieuse et si habile avec ses réflexes de renarde à l’affût que ça en devenait un plaisir de l’observer en pleine l’action. Retranchée derrière un sourire glacé, le regard fixe et les mains sagement posées sur la table où elles venaient de s’installer, Morelia se sustenta du spectacle tandis que la petite serveuse, rapidement étreinte comme demandé, gloussait de plaisir à être ainsi cajolée par l’étrangère. Bien évidemment, cette distraction ne pouvait pas durer – elles étaient dans un établissement public et ce genre de spectacle pouvait vite amener quelques policiers enjoués de pouvoir les verbaliser. L’appel ne manqua d’ailleurs pas avec la venue du patron du café qui, bras croisés et sourcils froncés, ne tarda pas à leur commander une attitude bien plus correcte pour l’enseigne.

Morelia ne s’empêcha pas de lui sourire, plus sereinement encore, portant la main à sa poche pour en sortir une bourse pleine dont elle tira un sou. Avec la grâce des habituées, elle chercha son regard, pour s’y ancrer. Et malgré son murmure, sembla dominer les voix alentours, laissant sa marque dans l’esprit de l’homme, retors mais pourtant disposé à les servir.

La clientèle, même passable, demeurait primordiale pour son commerce.

« Hanako, cesse donc de cajoler cette enfant. Les fleurs de son bouquet ne sont pas encore en âge d’être respirées, malgré ce que tu peux penser. Et liée à son tablier, elle n’est point disposée à répondre à toutes tes demandes. » L’enfant en question semblait pourtant peu amène à l’idée de quitter les genoux de la japonaise. Mais si la France demeurait chaste quant à son point de vue envers les hybrides, il n’en demeurait pas moins qu’une autre surprise ne manquerait pas, cette fois, de briser le lien entre Héloïse et le patron, à peine rasséréné.

« Nous sommes fort pressées et ne demeurerons pas longtemps, je vous en fais la promesse, très cher homme… » A son annulaire brillait une alliance, comme l’anneau doré parant la main gauche de Madame Morelia – un détail qu’elle ne pouvait se permettre qu’en public. Abondance d’attentions oblige.

« Nous savourerons pourtant avec plaisir deux cafés crème, si possible légèrement sucrés. » Pablo l’avait habitué à des cafés noirs très corsés. Souvenir maternel, présumait-elle sans trop savoir. Et ses yeux, déjà mordorés, se mirent à ondoyer de couleurs. Au point qu’un artiste peintre de Montmartre aurait eu du mal à toutes les nommer.

« Et quelques informations. Sur une boutique, une petite boutique, dont nous ignorons le nom. A force de travailler ici, et d’être attentif à vos clients comme tout maitre d’hôtel et patron de café sait le faire lorsqu’il sait mener son ouvrage – ce que je sais être votre cas – je suis certaine que vous avez pu entendre quelque chose. Notre but est très simple. Nous devons acquérir une armoire à disparaître… »

La main se tendit au-dessus de la table. Et plutôt que de déposer la pièce dans une coupelle, ses gestes vinrent cueillir le bras de l’homme, pour y glisser le sou dans sa paume un peu moite. Ses yeux, eux, n’avaient pas encore cillé.

« Soyez aimable, et ramenez nous nos tasses en plus de vos réponses… »

Puis elle le relâcha, d’une poussée presque infime, à peine trop indiscrète. Toujours souriante.








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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Ven 29 Juil - 18:53
Quelle adorable jeune femme, et si docile. Hanako eut plein d'idées qui lui traversèrent l'esprit, quand cette demoiselle lui dit quelle ferait tout pour la complaire. Cela lui faisait même oublier cette robe qu'elle portait et les désagréments qu'elle ressentait en la portant. La renarde en profita pour murmurer quelques petits mots au creux de la nuque de la jeune Française.

— Il y a plein de choses que je te demanderais bien pour me complaire, jeune demoiselle.

À croire un homme qui venait des les rejoindre, ce que Hanako faisait était dérangeant. Elle n'avait même pas encore caressé la demoiselle. Même Aang la reprenait. La kitsune ne comprenait pas vraiment. Elle n’était pas habituée à la culture française. Mais elle avait juste assis, sur ses genoux, une servante comme on le lui avait demandait.

Certes sa voix et ses paroles, dans un français maladroit, n'avaient peut être pas plu. Mais de là à condamner pour cela, elle était étonnée. Il est vrai que, pour elle qui avait un pseudo statut de déesse dans un village au Japon, elle était habituée à faire bien plus dans son temple. Hanako pesta légèrement, ne voulant pas lâcher la jeune femme, soufflant doucement.

— Mais elle dit vouloir me complaire. Et les jeunes fleurs demandent beaucoup d'attention. La kitsune avait volontairement souffler ses mots à l’oreille de la servante. Avec de la chance l'homme n'aurait pas entendu ses basses paroles. Je ne vois pas ce qu'on peut me reprocher. Je ne suis pas d'ici. Peut être que mes manières asiatiques sont, pour vous, quelque peu particulières.

Bien sûr elle mentait. Bien qu'elle n'avait encore rien fait elle savait très bien ce qu'elle désirait en agissant ainsi. Et on l'avait, apparemment, percé à jour. Mais si elle pouvait faire jouer ses origines étrangères pour arriver à ses fins, elle le ferait pour ne pas porter préjudice à sa sœur.

Mais Aang avait beau reproché, gentiment, la façon dont elle « hypnotisait » la jeune servante, la Japonaise avait bien vu et compris que, tel un serpent qui danse, elle avait, elle aussi, commençait sa danse hypnotique. Elles formaient un duo si vil et fourbe. Une renarde et un serpent qui savent se glisser partout pour ramper et sauter sur ce qu'elles désiraient.

Le patron avait bien obéi. Il était parti faire les cafés sans piper mot. Elle était vraiment douée avec les hommes, contrairement à Hanako qui avait vraiment du mal avec eux. Hanako jeta un œil aux alentours, regardant les personnes autour d'elles. Mais aucun n'osait la regarder dans les yeux quand son regard en amande croisait celui des clients du café. La kitsune prit le temps de regarder les affiches au mur pour glaner quelques informations. Mais rien hormis ce qui concerne le café. Dommage. Mais elle avait encore une potentielle source d'informations sur ses genoux.

— En attendant que cet homme nous apporte notre commande, je te propose, charmante demoiselle, de revenir à nous deux. Rn échange de ta bonne volonté je t'offrirais mon café, ou autre chose si tu le désires. J'ai un petit bonbon amer sur moi, si tu le désires en avant goût. Il se mange très bien avec le café.

Ce bonbon était particulier. Il avait était trempé de longues heures dans un philtre aphrodisiaque de qualité. Il avait pour effet, non pas de rentre amoureux, ou totalement désinhiber une personne, mais plutôt de donner un effet de chaleur, faisant monter en soi quelques petites sensations particulières, qui pourrait s’assimiler à un coup de foudre pour la personne qui vous parle. Cela, bien sûr, marchait mieux si on avait un peu préparé la personne à qui on l'offrait. Hanako tendit donc le bonbon, laissant le choix à la jeune femme de le manger ou non.

— Donc comme ma sœur ici présente l'a dit, nous cherchons un magasin qui vend des armoires à disparaître. Aurais-tu eu vent de cela, charmante jeune fille ? Quel est ton nom d'ailleurs ? Il est plus agréable que je t'appelle par ce dernier, tu ne trouves pas ?

Hanako attendit les réponses de cette charmante demoiselle. Peut être lui demanderait-elle de leur montrer le chemin de la boutique si elle connaissait le lieu convoité.


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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Dim 7 Aoû - 18:58
La serveuse sourit, de toutes ses dents. Soufflant son prénom, Magali, la demoiselle avala le bonbon, tout rond. Sans aucune hésitation. La sucrerie répandit sa magie dans son corps. Le visage de Magali se teinta de rouge tandis que ses gestes se faisaient plus fébriles. Elle se tortillait sur les genoux de Hanako, entrelaçait ses doigts et se mordillait la lèvre inférieure.

« Je connais la boutique, oui, oui ! Je peux vous y amener... Madame... »

Le tenancier revint, déposant les cafés demandés. Il eut même un hochement de tête vers Morelia. Ses sens étaient engourdis par le pouvoir de la femme-serpent, le rendant malléable. Il n'eut donc pas un regard pour sa serveuse, plus occupée à mirer le visage de la renarde qu'à servir un client. Lorsqu'il parla, ce fut même pour l'encourager à quitter son poste avant l'heure.

« Si tu connais la route, guide-les donc. Tu seras plus utile. Mais Madame... » glissa-t-il à Morelia. « Il faudra me payer les heures qu'elle passe avec vous et votre amie. Je suis un homme de commerce. Je peux pas me permettre de perdre de l'argent. »


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Dernière édition par Hasard le Dim 21 Aoû - 20:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Lun 8 Aoû - 20:05


Emplettes endiablées

with Hanako



Tandis que l’homme revenait avec les consommations commandées, Morelia se surprit à contempler la jeune fille, un sourire énigmatique aux lèvres, les yeux ondoyants de mille et une teintes presque imperceptibles individuellement. Si l'attitude embarrassée de la donzelle lui avait fait croire, l’espace d’un instant, qu’elle était bien trop jeune pour ces attitudes, l’observation la détrompa rapidement. A avaler goulûment le bonbon de sa chère sœur, comme son café, la petite semblait assez mature pour les choses de la vie et le corsage gonflé d’une poitrine pleine, aussi grasse que ses cuisses dissimulées, pouvait largement donner sa becquetance aux désirs des hommes. Il y avait donc un moyen de faire d’une pierre deux coups : ne pas attirer l’attention de la justice sur un semblant de racolage en pleine rue de la part de la maquerelle et de sa concubine. Et surtout, offrir un cadeau digne de ce nom à Hanako.

Verve avait déjà beaucoup trop été utilisée. Avec un peu de chance, la petite idiote aurait encore la ceinture en place. De quoi ravir la renarde avant une vente aux enchères qui rembourserait bien vite les frais engagés aujourd'hui.

Sa décision prise, Morelia attrapa sa tasse ainsi que le poignet du tenancier. Et exerçant une nouvelle fois son pouvoir, murmura tout bas.

« Vous êtes bien aimable et la serviabilité de votre petite nous contente avec joie. Mais je vous déconseille d’exiger de ma personne de suppléer à son travail en vous redevant ses heures. Je ne compte pas payer les dettes d'une petite demoiselle elle-même décidée à quitter son travail en notre compagnie. Je pense que vous pouvez la considérer comme démissionnaire, et cela depuis que son adorable fessier a heurté les genoux de ma compagne. »

Son pouce vint caresser les veines apparentes de sa main d’homme. Et ferrant sa proie sous les hésitations de sa propre volonté, Héloïsa appuya un peu plus sur la corde sensible.

« Il y a une trentaine de clients ici, aujourd’hui, qui peuvent attester de son attitude déplorable. Comme je connais moi-même bon nombre de personnes influentes qui n’apprécieront guère les frivolités d’une joliette au sein d’un café que nous savons, tous deux, être de bonne réputation. Imaginez donc les aboyeurs venir ici réclamer le corps de votre petite pour quelques sous de plus. Ce qu’adviendra votre réserve quand vous les aurez trouvé, l’un après l’autre, à la trousser sur les sacs. Votre admirable établissement ne sera plus qu’un bordel misérable. Et la rumeur, oh la rumeur… » Son sourire s’étoila comme une fleur.

« Mais nous pouvons discuter de mon prix. Ma chère Hanako vient de lui donner une sucrerie qu’elle ne peut pas payer. Pour la dette qu’elle nous devra, j’exige quelques services au sein de la Lanterne. Ou nous engagerons des poursuites contre sa personne et son gérant. Néanmoins, sans esclandre de votre part, je peux glisser sous ma soucoupe une pièce supplémentaire. Si elle n’aura pas valeur à rembourser les frais de son départ, au moins saura-t-elle museler votre bouche. »

Malgré l’étroitesse de leur tablée, il y avait fort à parier que la jeune serveuse n’avait encore rien compris des manigances de la maquerelle. Trop occupée à combattre les effets du bonbon du désir, elle se frottait imperceptiblement aux genoux de sa tendre et belle chinoise. A cela, Morelia n’eut qu’un geste, présentant le dos de sa main à Hanako pour lui faire comprendre de l’entraver, ou de l’occuper de manière bien plus chaste.

Autour d’eux, les regards commençaient à se faire insistants.

« Et si elle vous plait, au moins aurez vous la possibilité de venir faire sa connaissance de manière plus convenable, si je puis me permettre. Elle vous sera soldée. Marché conclu ? » Morelia fit claquer les pendants de son porte-monnaie. Et se leva avec la délicatesse des grandes dames. « Marché conclu. Hanako, ma belle, nous y allons. Nous sommes pressées. Et la petite me semble fort enthousiaste à nous guider. Ne laissons pas une telle volonté se perdre. »

Puis, à la jeune fille qui déposant tasse et soucoupe, s’essuyait déjà les lèvres en minaudant.

« Ton nom ? »
« Magali… »
« Bien… nous te suivons. »

Il ne leur fallu que quelques pas, jouant entre les tables, comme ondulant dans la lumière et le soudain silence de l’établissement, pour quitter le perron de ce dernier et retrouver la cacophonie de la ruelle. La campagnarde marchant devant, il fut aisé à Morelia de saisir le bras de sa sœur de rêve.

« Offre lui n’importe quelle robe. Et laisse la suite se faire. Ce soir, elle sera dans ton lit. Et tu pourras faire d’elle ce que tu voudras. Mais si elle est encore pucelle, veille à ne pas lui arracher ce bien. J’ai quelques projets pour notre douce et adorable Magali… »









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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Jeu 11 Aoû - 14:52

Hanako avait été surprise du revirement de sa sœur. Il n'y a pas quelques minutes elle lui disait de laisser cette jeune pousse tranquille et maintenant elle voulait la récupérer pour la Tour. Mais ce n'était pas la renarde qui allait s'en plaindre, loin de là.

Hanako observa d'un œil avisé comment « Madame », tel le serpent qui s'enroule autour de sa proie, avait déjà tout prévu pour ne pas laisser s'échapper l'objet de son désir. Elles se ressemblaient bien plus que les gens ne pouvaient le voir. Renarde et serpent : deux êtres pouvant être aussi fourbes que sournois quand les circonstances s'y prêtaient.

Et tout se passa sans un accroc. Elles avaient eu des informations et une fille en plus. Une fille qui connaissait la boutique où elles devaient se rendre. Tout était pour le mieux.

— Ne t'en fais pas. Je sais être douce. Ce bourgeon aura le droit à ma douceur. Du moins si elle continue à être toute aussi sage et obéissante. Je lui ferais part du présent que tu me proposes et je te ferais un rapport sur son « état ».

Hanako s'était bien entichée de cette jeune femme. Elle lui prit le bras, comme sa sœur le lui avait montré, mais d'une poigne ferme, et à l'autre bras sa sœur.

— Montre nous donc le chemin. Je te récompenserais comme il faut. En attendant je ne peux juste que t'offrir un autre bonbon vu que tu as eu l'air de bien l'aimer. Et oublie pas maintenant quand tu parle à ma sœur c'est Madame que tu devras l'appeler. J'insiste.

Et il n'en fallut pas plus pour que la jeune femme les guida à travers les rues. Hanako demanda un peu plus de détails à sa sœur sur le gavroche, et ce qu'il aurait pu les aider à avoir plus rapidement l'armoire à disparaître.

Mais après avoir parcouru quelques rues, éviter le regard suspect de quelques hommes et même de femmes, elles étaient enfin arrivées face à la fameuse boutique « L’Enchantement ».

— Nous y voilà enfin. Nous touchons au but, ma sœur. Bientôt nous disposerons de notre bien.

Les trois femmes entrèrent dans la boutique plutôt vaste, bien entretenue. Mais avec de bien nombreuses étagères qui avaient l'air encore plus vielles que la sorcière asiatique. Il devait y avoir ici bon nombre d'artefacts anciens. Hanako retenait qu'elle devrait revenir visiter le lieu un peu plus en profondeur.

L'hybride renarde avança en direction de ce qui ressemblait à un comptoir pour y trouver une femme. Patronne ? Ou simple employée ? Bonne question. Mais l'hybride n'avait pas le temps de se poser ce genre de questions et adressa la parole simplement, du mieux qu'elle pouvait dans la langue du pays.

— Bonjour mademoiselle. Nous cherchons une armoire à disparaître. On nous a dit qu'on pouvait trouver ce genre d'article dans cette boutique. Pourrions nous voir l'objet en question s'il vous plaît ?


Merci Morelia:
 

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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Dim 21 Aoû - 21:04
La femme derrière le comptoir semblait aussi vieille que le royaume de France. Ridée comme une pomme flétrie, elle leva de lourdes paupières. Son ongle gratta sa joue parcheminée. Chacun de ses gestes démontrait une profonde lenteur. À y regarder de plus près, elle ressemblait à une tortue. Sa tête était juchée sur un long cou sourdant d'un épais foulard qui ceignait ses épaules.

« Madame. » proféra-t-elle pour corriger l'erreur de langage de Hanako. « Oui, nous... avons... une armoire. »

Déposant un épais registre devant elle, la femme fit tourner les pages jusqu'à tomber sur ce qu'elle désirait. Elle lut, son index soulignant les mots.

« Cela... vous coûtera... pour un ensemble... On les vend que par deux... Mh. » Et de proférer une somme exorbitante que, même avec son commerce, Morelia ne peut guère acquitter. « C'est qu'il ne m'en reste... plus qu'en bois... précieux. »

Elle a du lire le désarroi et la stupeur dans vos regards car elle ajoute, de cette même voix traînante de vénérable qu'elle a depuis le début.

« Je puis... vous faire... un prix... en échange d'un service. »

Magali, collée à Hanako comme si elle voulait se fondre en elle, fit entendre sa voix.

« Je veux aider. Je peux aider. Dites-moi ! »

L'emphase pousse la propriétaire à en dire plus.

« Il y a un... colis... à aller chercher dans une autre boutique. Mes vieilles jambes... ne peuvent plus me porter. Si vous me rendiez service... je... baisserais... le prix. Deux... armoires... pour le prix d'une. »


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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Dim 28 Aoû - 20:28


Emplettes endiablées

with Hanako



D’un sourire charmé, Morelia se tint pour dite la promesse d’Hanako, faisant entièrement confiance à sa sœur pour traiter correctement le petit bourgeon en question. La main passant sur la peau de nacre de sa sœur d’âme, elle continua à avancer dans les rues, murmurant les affaires du Gavroche et ses connaissances sur les rues étranges de Paris, d’un ton presque nonchalant tant tout cela lui était anodin. Depuis le réveil de la France, et ce malgré la malédiction qui l’avait plongé dans ce profond sommeil épineux, la magie avait réussi à se faire une place importante au sein de la grande ville de lumière. Il y régnait une odeur de souffre et de vanille, et passant devant quelques échoppes plus alimentaires ainsi que devant quelques magasins discrets d’antiquaire, le trio étrange s’en alla bifurquer dans une ruelle attenante, sous le regard attentif voire désapprobateur des rares témoins croisés.

« Ne la nourris pas trop de ces bonbons ou la pauvre petite va s’enflammer telle une beuglante… » Susurra Morelia avant de tendre la main pour indiquer un vendeur à la sauvette de foulards. « Prends lui le rose et habille un peu ces cheveux ternes. Qu’elle pense se pavaner. »

Mais Magali accéléra bien vite le pas, indiquant la devanture d’un magasin bien plus ancien que les autres. Avisant le nom de l’échoppe, Morelia eut un sourire satisfait aux propos d’Hanako comme à ses propres sentiments rassurés. Elles rentreraient bien vite avec une commande bien plus pratique pour son tigre et l’idée d’avoir à se faciliter la vie avec les besoins de Pablo la fit presque glousser de contentement.

« Ne tardons pas. Je n’ai pas envie d’y passer des heures. Et laisse-moi négocier… »

Hélas pour Héloïse, malgré le caractère avenant de son hybride préférée, la vieille femme derrière le comptoir ne parvint pas à la satisfaire sur ce dernier point. Elle avait l’air d’une chouette, ainsi penchée sur son registre, entourée d’affaires aussi diverses que variées dont Morelia peinait à comprendre l’utilité. A vue de nez, il y avait autant de potions et de maléfices par ici que de meubles étranges et claquant d’un tiroir, une table de chevet à l’étiquette indiquant « Coffre enchanté » s’en alla trotter un peu plus loin pour qu’aucune main baladeuse ne vienne forcer ses ouvertures.

Le prix exorbitant de l’armoire à disparaître ne traîna pas à lui ramener les pieds sur terre. Et oubliant toute investigation nourrie par sa curiosité, Morelia s’étrangla, droite et digne mais les sourcils implacablement froncés.

« C’est ridicule. Nous ne paierons pas une telle somme, même pour le bois le plus précieux de ce monde. Quitte à avoir une armoire à disparaître, autant en acheter une paire sur les marchés de la Seine et me les faire enchanter moi-même… »

Il y avait pourtant une nouvelle alternative, bien plus séduisante si on omettait le détour forcé d’une telle baisse de prix. Servir de postière pour le compte d’une vieille folle ne l’enchantant guère, et ce malgré l’aide résolue de leur nouvelle protégée, ce fut avec crainte que Morelia s’en alla confier ses incertitudes silencieuses au regard pourpre de sa sœur.

« C’est toi qui décide… » Murmura-t-elle finalement, laissant la vieille femme à ses idées d’un geste vague de la main. « Tant que ce n’est pas à l’autre bout de Paris, je peux bien me donner cette peine. Mais c’est vraiment pour nous éviter une paye supplémentaire. Toute sorcière parisienne nous demanderait le quart supérieur au prix de cette armoire pour un quelconque enchantement. Et comme je l’ai dit, nous ne pouvons pas attendre. » Sa voix basse ne devait point être perceptible par la vieille. Mais de crainte que Magali ne perde le contrôle de sa langue, « Madame » vint la fusiller du regard.

« Et toi, montre nous tes services. Guide-nous à l’adresse qu’elle nous indiquera. Si nous acceptons. »








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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Dim 9 Oct - 16:40

Hanako avait compris qu'une partie des paroles de sa sœur. Elle avait parlé un poil de queue de renard trop rapidement pour elle. Hanako n'avait que quelques bases de français et n’était pas habituée à ce ton de voix. Le japonais ou même le chinois était une langue qui avait un débit de parole plus rapide que le français, mais on apprenait pas une langue du jour au lendemain même si on était une sorcière.

Sa sœur remettait le choix entre les mains d'Hanako. C’était un peu embêtant. Hanako aurait préféré vite rentrer pour se délester de cette robe française. Mais si elles voulaient mettre à bien leurs projets, elles avait besoin à tout prix de ces armoires à disparaître.

— Nous allons accepter votre offre et faire votre affaire. Nous allons revenir au plus vite. En attendant vous pouvez déjà nous préparer les armoires. Nous les prendrons directement à notre retour et partirons avec.

Le trio de femmes sortit. La petite protégé d'Hanako avait répondu correctement à sa nouvelle patronne en respectant le grade hiérarchique. Hanako l'avait félicité pour cela d'une caresse sur la tête, ce qui avait fait rougir la jeune plante.

— Donc sais-tu où est cette adresse maintenant ? Nous n'avons pas de temps à perdre. Nous aimerions bien rentrer à la maison. Nous avons beaucoup de choses à faire pour le travail de ce soir.

Hanako doutait que la jeune fille irait déjà travailler ce soir. Il y avait des examens à passer avant cela, voir si elle était toujours vierge et surtout si elle n'avait pas de maladie. Enfin c'est ce que Verve avait dit sur la procédure de recrutement à Hanako.

La jeune femme conduisit ses nouvelles maîtresses sur le chemin. Par le plus grand des hasards, c’était à peine deux rues de là où elles étaient. La chance leurs avait sourit pour le coup, mais Hanako restait méfiante.

— Mon adorable petite va chercher le colis pour nous. Tu précises que tu viens pour la patronne de la boutique. Nous t'attendons ici.

La jeune femme obéit. Elle avait eu le coup de cœur pour cette femme aux étranges notes asiatiques qui était un mystère pour elle.

— Que penses-tu de tout cela ma sœur adorée ? Cette vielle peau m'a donné des frissons de dégoût. Mais c'est la seule qui peut nous aider à réaliser notre projet. Je voulais savoir aussi ce que tu pensais de la petite. Elle me plaît beaucoup personnellement.

Hanako attendit que sa sœur lui réponde. Elle savait quelle ne lui cacherait pas ce qu'elle pensait. Une dizaine de minutes plus tard la petite protégée de la renarde était revenue avec le colis dans les mains. Hanako lui ordonna de le garder en faisant attention. Elle ne voulait pas encombrer sa sœur et, de toute façon, les bras de Hanako comme ceux de la maquerelle seraient occupés à se tenir l'une et l'autre par le bras.

— Voilà une bonne chose de faite. Il ne nous reste plus qu'à retourner à la boutique pour ramener le colis à cette vielle. Je me demande d'ailleurs si elle n'est pas une hybride paresseux.


Merci Morelia:
 

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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Jeu 13 Oct - 20:05
La vieille boutiquière s'était endormie sur son registre, la salive dégoulinant sur son menton. Le tintement de la cloche la réveilla en sursaut tandis que Magali déposait son colis – un épais paquet en papier brun. La vieille femme examina le sceau qui marquetait le tout, hochant la tête.

« Oui. Oui. Parfait... »

Faisant tourner le registre pour qu'il soit dans le bon sens pour Morelia et Hanako, la femme leur tendit un stylo.

« Signez ici et les armoires seront à vous. Mh. Elles seront à livrer où ? »

Citation :
Réussite de la quête ! Vous pouvez PNJiser la vieille boutiquière si vous avez besoin !


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MessageSujet: Re: Janvier 06. Emplettes endiablées   Mar 1 Nov - 20:04


Emplettes endiablées

with Hanako



L’acceptation d’Hanako ne fut pas d’une grande surprise mais c’est en constatant son regard troublé que Morelia reprit conscience des difficultés de sa jeune compagne à s’accoutumer à la France, de son langage comme de sa société. Presque désolée de l’avoir mise en porte-à-faux devant la vendeuse ce fut tout de même d’une main tendre qu’elle vint lui étreindre le bras, suivant le pas de la jeune serveuse qui, le sourire échauffé et le regard alerte, s’empressa de les faire sortir de la boutique pour les mener vers d’autres ruelles.

La renarde et le serpent traversèrent à nouveau la foule des compatriotes de France, croisant du regard peuple sorcier comme simples curieux, tandis que le doigt de Morelia, surprenant une paire d’oreilles de lapin, l’indiqua à sa consoeur malgré la discrétion de l’hybride concerné caché sous un chapeau haut de forme, négociant apparemment une paire de lunettes enchantées.

« Tu n’es pas seule ici à profiter du laxisme français et de ses frontières ouvertes… »

Leur destination se profilant plus rapidement que prévue, ce fut en laissant Hanako donner les ordres à Magali que Morelia s’installa en extérieur, droite dans sa tunique noire pudibonde, affrontant de son regard mordoré les quelques curieux passant près d’elles. Quand les questions tombèrent à son oreille, elle ne put que sourire, charmée de la curiosité de la chinoise. Hochant la tête d’un air vague avant de lui répondre :

« Ta petite est une cruche. Une provinciale récemment débarquée, sans chaperon, avec des rêves de grandeurs pleins la tête. Il nous faudra savoir si dans sa stupidité elle ne s’est pas trouvée un garçon pour l’entretenir. Mais comme je te l’ai dit, tu l’examineras pour mettre à nu son anneau. Ou sinon, les dettes qu’elle a déjà envers moi suffiront à l’enfermer à la Tour. Aucun juge digne de ce nom ne lui prêtera une oreille favorable. Notre époque n’est pas propice à la pérennité des oies blanches. »

Néanmoins l’idée d’un amoureux, voire d’un fiancé, ne l’enthousiasmait guère. D’avant elle avait eu quelques ennuis avec ce genre de chevalier servant prêt à mordre la justice pour la faire plier en son sens. Finalement, c’était aux crocs de Pablo que le gentil bellâtre avait fini par se frotter. Et la suite n’avait pas réjoui son être.

La demoiselle concernée par ce sauvetage ignorait encore tout du destin tragique de son amant, se croyant abandonnée. Et de cet abandon était né la flamme du succès de celle qu’on appelait aujourd’hui Casque d’Or.

« Quant à la vieille peau, une fois le colis remis il ne faudra pas nous attarder. Je n’ai aucune confiance en la grand-mère et je n’aimerais pas avoir à m’occuper d’un témoin gênant. J’espère qu’elle n’offrira aucune autre difficulté. » Sur ces mots, Magali ressortit de la boutique, les mains liées d’un paquet de cuir. Et le front moins soucieux, Morelia l’invita à le lui donner, n’ayant aucune envie que la stupide ne se fasse voler à deux rues de leur réussite.

Ce fut bien plus tranquillement qu’elles s’en revinrent donc chez la vendeuse, et que rendant le paquet à Magali pour qu’elle seule puisse s’approcher de l’inconnue, Héloïse Morelia croisa les bras sur sa maigre poitrine, attendant le couperet.

« Les armoires sont à livrer à la Tour de la Lanterne, rue Chabanais. Vous connaissez l’établissement de nom je suppose. »

Les pupilles de Morelia étincelèrent dangereusement. Il y avait là une carte à maîtriser, la main refermée sur la gorge de cette vieille folle qui risquait de mettre à mal leur marché par simple intolérance. Hors de question de perdre ces deux armoires après leur course à la poste comme deux vulgaires marcheuses.

« Je vous déconseille de me nuire. Votre réputation n’en souffrira pas, je vous promets l’absence d’aucune sorte de publicité… » Siffla son ton, tel un serpent. Puis plus bas. « Envoyez deux hommes, très tôt le matin, les rues sont désertes. Je m’occuperai du reste. »

Notamment d’envoyer la seconde sur le transport de retour de sa jeune sœur. Quand cette dernière s’en retournerait au Japon.

En attendant il leur fallait regagner son établissement. Et d’une main suffisante, Morelia vint déposer les 15 premiers jours de la commande.

« Vous aurez le reste à la livraison. Demandez donc des hommes de confiance… A jamais, madame. »

Faisant signe à Hanako de reprendre son bras.

« Ne tardons pas. Je me hâte de retrouver ma demeure. »

Et de trouver bien plus à s’occuper avec le pucelage de leur bécasse de victime que de supporter une minute de plus le visage ridé et caquetant de la vieille folle.










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Janvier 06. Emplettes endiablées

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