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 Mars 06. Les villes modestes restent raffinées

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La salamandre
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MessageSujet: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Ven 15 Juil - 23:15

Les villes modestes restent raffinées


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Le visiteur pourra déclarer ce qu’il veut, les rues du pays natal ont une odeur différente, une atmosphère capable de calmer les nerfs d’un homme revenu au pays. C’est dans cet état d’esprit que je suis revenu dans mon pays natal : l’Autriche-Hongrie. La caravane y retournait chaque année pour les festivals artistiques. L’ambiance y était festive, les arts les plus diverses occupaient les rues. Des scènes poussaient sur chaque place, permettant à l’art le plus ancien de reprendre la première place. Les chants les plus diverses, inspirés des autres pays animaient les rues. En face de ces scènes des artistes de rues montraient leurs talents dans l’espoir de se faire remarquer. Les danseurs parcouraient les rues pour encourager les badauds à venir voir leurs spectacles.

Cette année nous avions eu de la chance, nous avions pu louer une scène sur la place de notre ville. Nous pouvions ainsi faire profiter des arts les plus diverses de l’ensemble de la troupe aux passants. Mais comme nous devions partager la scène avec une autre troupe, un jour sur deux nous avions quartier libre pour revoir la famille pour les natifs et permettre aux autres membres de la troupe de découvrir la ville. Bien entendu les soirs nous devions retrouver nos quartiers pour pouvoir répéter pour le lendemain, et aussi permettre d’éviter aux nouveaux venus de se perdre la nuit venue.

Aujourd’hui, n’ayant aucun tour à présenter pour la représentation du jour j’en profitais pour flâner dans les rues, redécouvrant cette ville qui m’avait vu venir au monde. Mes pas me ramenèrent vers mon ancien domicile maintenant reconstruit par un oncle qui avait remis sur pieds la boutique de marionnettes de mes défunts parents.

J’étais heureux de revenir chaque année devant cette maison même si je n’osais jamais rentrer sans y être invité. Ce n’était plus chez moi, et cette famille demeurant à l’étage n’était plus la mienne, maintenant que je vivais dans la caravane. J’avais de nouveaux parents et de nombreux frères et sœurs de tous âges et de toutes nationalités. Je m’assis tranquillement en face de la boutique de marionnettes, regardant les enfants s’arrêter pour montrer les poupées de chiffons à leurs parents.
:write:






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Gretel
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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Dim 17 Juil - 21:14
En ouvrant la lettre Sigmund avait manqué de s'étouffer – les paillettes avaient sauté à sa rencontre, entrant à grandes brassées dans sa bouche estomaquée. L'écriture avait pris, sous ses yeux, des accents germaniques avec la même magie que cet ouvrage dont il était le détenteur. Probablement un sort permettant la traduction simultanée. Sigmund s'était laissé tomber sur la chaise la plus proche tant la surprise le laissait sans voix – lui infligeant un coup comparable à un coup de poing dans l'estomac.

On l'invitait en Perse. Pour assister au couronnement du Shah. Qui n'était autre que Atêsh ce djinn rencontré au détour d'un voyage, un homme que Sigmund avait toujours pris pour un vagabond ou un saltimbanque. Sûrement pas pour un prince déchu ou un membre éminent de la royauté d'un pays.

Habituellement les descendants d'une fine lignée on les rencontrait dans des bars et des tavernes que dans les romans. Pas dans la réalité.

La surprise passé, Sigmund se fit la réflexion que primo c'était la première fois qu'il assisterait à un couronnement, deuxio qu'il devait partir en quête d'un cadeau digne d'un Shah. L'Allemagne était une contrée rustre en proie à la guerre interne perpétuelle. La France était toute proche mais Sigmund doutait que le Perse soit sensible au charme rustique du siècle dernier. L'Autriche-Hongrie était un empire dont l'économie, et l'art de vivre, était basé sur l'art. Là-bas il y trouverait sûrement quelque chose.

Annonçant la fermeture de son fumoir, comme à chaque départ, Sigmund se rendit donc dans l'empire voisin. La magie qui pulsait dans ses veines continuait à faire des siennes déclenchant, parfois, une petite flammèche qu'il s'empressait d'éteindre – au risque de se brûler – avant que quiconque ne l'aperçoive. Sigmund ne savait guère ce qui lui arrivait ou, plutôt, craignait de le comprendre et, surtout, de ne pas pouvoir contrôler ce changement inopportun.

Le festival réussit à lui faire oublier tout cela. L'art avait investi chaque ruelle, chaque parcelle de la ville. La musique battait son plein, les pyromanciens crachaient le feu sous le regard émerveillé du public, les jongleurs menaient des prodiges... On pouvait même entendre des musiciens chanter, comme des bardes de l'ancien temps. La joie qui pulsait des spectateurs grisait Sigmund. S'il ne s'était pas rappelé pourquoi il se trouvait là, il se serait laissé emporté, mené par la foule pour découvrir les artistes. S'arrachant du public avec regret, l'homme s'enfonça dans la ville. Cherchant de quoi complaire à un prince qui devait être couronné.

Des rires d'enfants lui firent prendre un virage et déboucher sur une boutique. Avisant la vitrine, Sigmund put remarquer que le lieu vendait des marionnettes. Des pantins nantis de fils, manipulables à souhaits et présentant des faciès aussi divers que variés. Une danseuse, un noble perruqué, une princesse... Tous les rôles du spectacle se massaient là, prêts à raconter une histoire. Trop de choix qui obligea Sigmund à se reculer pour laisser place aux clients, réfléchissant à ce qu'il pourrait demander, commander, tout en ayant assez de temps pour mener le voyage jusqu'en Perse.

Tournant la tête, Sigmund remarqua alors le jeune homme qui semblait, tout comme lui, attendre une providence divine qui saurait le guider dans son choix. Peu réticent à l'idée de faire connaissance avec un inconnu, qui plus est ne semblait guère dangereux, Sigmund s'avança vers le jeune homme main tendu.

« Bonjour monsieur. Pardonnez ma curiosité mais votre regard semble dire que vous connaissez cet endroit. Je suis étranger à cette ville et je cherche un cadeau pour un ami. Vous saurez peut-être me conseiller ? Vous êtes un client fidèle, ou un ami des gérants ? »

Dans son dos la porte de la boutique s'ouvrit sur des clients quittant la boutique, tout sourire, saluant un homme qui venait de passer le pas de la porte et de les accompagner jusqu'à la sortie. Probablement le propriétaire.


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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Lun 18 Juil - 21:49

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Il me fallut un moment avant de me rendre compte que quelqu’un me parlait, habitué que j’étais à entendre parler les gens autour de moi. L’inconnu, ou plutôt l’asperge aux longs cheveux roux, me tendait la main tout en me parlant une langue que je n’avais plus entendu depuis au moins un an, n’ayant aucun allemand dans la caravane.

« Bonjour monsieur. Pardonnez ma curiosité mais votre regard semble dire que vous connaissez cet endroit. Je suis étranger à cette ville et je cherche un cadeau pour un ami. Vous saurez peut-être me conseiller ? Vous êtes un client fidèle, ou un ami des gérants ? »

Sa réplique me pris au dépourvu et me braqua, alors que je pensais que personne ne faisait attention à moi voilà qu’un étranger mettait le doigt sur une partie sensible, et avait deviné bien des choses par l’interprétation d’un simple regard. Sur mes gardes je me relevais avant de serrer la main de l’Asperge.

« Je… Je ne connais pas vraiment cette boutique si c’est ce que vous pensez Monsieur. Mais si votre ami aime les belles choses vous trouverez surement votre bonheur dedans. Y allez faire un tour par vous-même vaudra mieux que des commentaires du simple garçon que je suis… »

Avec un sourire légèrement triste j’ajoutais que les objets présents dans la boutique, non seulement de bonne qualité mais aussi divers et variés, conviendraient peut-être pour son ami si ce dernier n’avait pas perdu son âme d’enfant.

Je lui montrais alors la devanture du commerce maintenant débarrassée de ses curieux enfants devant les vitrines. C’est à ce moment-là, alors que je me trouvais presque en face de la boutique que je me figeais. Là devant moi, se trouvait le propriétaire, qui n’était autre que mon oncle. C’est avec un mélange de peur et d’appréhension que je vis ce dernier, d’abord incapable de bouger, se retourner brusquement dans la boutique crier quelque chose avant que l’inévitable se produise. Mon oncle vint à notre rencontre. Il était trop tard pour que je m’en aille sans paraitre suspect et manque de respect non seulement envers mon interlocuteur mais aussi envers mon oncle, maintenant qu’il m’avait reconnu.

« Loukas ! C’est bien toi non ?! Que t’as grandi ! Ahah j’ai bien faillis ne pas t’reconnaitre ! Mon dieu comme t’as changé et… »
Remarquant la présence de l’allemand, mon oncle soudain gêné ne pus que s’excuser devant une telle démonstration de familiarité « envers un membre de sa famille parti si loin.
»

Avant qu’il n’en dise trop, comme à son habitude, je pris les devants en présentant monsieur l’Asperge :

« Narvis, Je pense que vous pourrez faire quelque chose pour aider ce jeune monsieur. Il recherche un cadeau pour un ami et je suis sûr qu’il trouvera son bonheur dans votre boutique. »

Mon oncle d’abord surpris par le détachement dans ma voix se repris vite en comprenant qu’il avait affaire à un potentiel nouveau client. Nous prenant par le bras il nous guida vers sa boutique.

« Oh ? Mes petites chéries vous auraient-elles tapées dans l’œil Monsieur ? Mais venez donc visiter, cela seras plus simple que de regarder de loin ces petites merveilles. Et Loukas pourra vous aidez à trouver votre bonheur ! Il n’en a pas l’air mais il a l’œil pour trouver ce qu’il faut. Qu’en dites-vous Monsieur … Monsieur… ? »

Et c’est reparti pensais-je en moi-même.




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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Mar 19 Juil - 22:35
Sigmund se sentit un brin gêné face à ces retrouvailles que sa présence écourtait bien malgré lui. Si ça n'avait tenu qu'à lui, il serait entré dans la boutique seul, laissant les deux hommes deviser entre eux sans avoir à subir la présence d'un étranger. Mais le dénommé Loukas lui coupa l'herbe sous le pied, le jetant aux griffes du propriétaire qui saisit les deux hommes par le bras comme s'ils étaient tous de vieux amis qui se retrouvaient après des années de séparations.

« Oh ? Mes petites chéries vous auraient-elles tapées dans l’œil Monsieur ? Mais venez donc visiter, cela seras plus simple que de regarder de loin ces petites merveilles. Et Loukas pourra vous aidez à trouver votre bonheur ! Il n’en a pas l’air mais il a l’œil pour trouver ce qu’il faut. Qu’en dites-vous Monsieur … Monsieur… ? »
« Rammsteiner. Sigmund Rammsteiner. Je voulais justement entrer dans votre échoppe, mais je voulais demander quelque secours à Monsieur... Loukas. »

L'odeur de la cire lui vint aux narines dès qu'il entra au sein de l'échoppe – qui servait aussi bien de boutique que d'atelier. Les marionnettes étaient suspendues aux poutres, se balançant mollement sous l'effet de la brise. Narvis lâcha ses « clients » les laissant visiter la boutique comme bon leur semblait. Sigmund avançait lentement, de crainte de briser une marionnette ou de s'emmêler dans un amas de fils.

« Dites-moi vos marionnettes ont-elles des particularités ? J'entends par là, certaines seraient-elles magiques ? Peuvent-elles bouger d'elles-même comme des automates ? »

Avisant une marionnette à l'allure de danseuse étoile, Sigmund l'observa avec intérêt. Avant de porter son attention sur le soldat en bois unijambiste qui l'accompagnait.

« Mon ami est... une personne de haut rang venue d'un pays très lointain. J'aimerais le surprendre et lui faire plaisir. Il apprécie beaucoup la magie. »

Et le miel, et les voyages en bonne compagnie. Mais ces éléments n'entraient pas en ligne de compte dans le choix du cadeau. Du moins pas ici.

« Sincèrement je ne m'y connais pas du tout en marionnette. Si vous pouviez m'aider, messieurs... »


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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Jeu 4 Aoû - 22:40

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Alors que mon Oncle nous trainait bras dessus bras dessous vers sa boutique il demanda l’identité de son futur client. Ce dernier se présenta sous le nom de Sigmund Rammsteiner. Un bien grand nom me surpris-je à penser. Quand ce dernier précisa qu’il avait vu la boutique et avait préféré me demander mon avis dessus avant d’y pénétrer je fus quelque peu surpris. Généralement les badauds s’arrêtaient devant, admiraient les marionnettes et entraient sans même s’en rendre compte. Réalisant ce qu’ils avaient fait après en être ressortis, une marionnette dans les mains, en cire véritable pour les plus fortunés et en chiffons et vieux tissus pour les plus modestes. Mon oncle ne privilégiant aucune caste sociale pour faire évoluer ses marionnettes dans toute la ville. C’était comme une tradition chez nous, il était impossible de privilégier la bourgeoisie dans la vente de marionnettes car le but premier était de ravir les yeux des grands comme des petits et de forger l’imagination des plus jeunes.
J’allais reprendre l’allemand sur mon nom car mon oncle, avec son accent dont on ne savait d’où il venait, déformait toujours les prénoms… Quand mon oncle nous lâcha pour nous laisser visiter sa modeste boutique.

Entré dans l’échoppe je feus submergé de souvenirs, oubliant tout je me mis à errer entre les poupées suspendues au plafond et celles me fixant de leurs yeux de verres sur les étagères, je revis mon père fixant les yeux dans la cire encore chaude de ces visages de chérubins… Sigmund me sorti de mes pensées lorsqu’il prit la parole.

« Dites-moi vos marionnettes ont-elles des particularités ? J'entends par là, certaines seraient-elles magiques ? Peuvent-elles bouger d'elles-mêmes comme des automates ? »


Mon Oncle joignant les mains derrière son comptoir déclara aimablement :

Chacune de mes marionnettes a une particularité, que ce soit dans ses yeux ou dans ses habits mais ce ne sont que de modestes accessoires. Un mécanisme anime certaines d’entre elles permettant de les faire évoluer comme de vrais enfants, mais ces gestes restent répétitifs… Elles ne peuvent pas parler ou prendre de décisions. Cet attribut étant réservé aux humains.

« Mon ami est... une personne de haut rang venue d'un pays très lointain. J'aimerais le surprendre et lui faire plaisir. Il apprécie beaucoup la magie. »

Toujours le regard dans le vide faisant tourner mollement une marionnette habillée pour aller au bal, je déclarais simplement :

Chaque marionnette est unique, crée avec l’amour que seul un marionnettiste vivant de sa passion peut donner. La magie ne peut pas les faire vivre comme des êtres humains, à moins de relier une âme dedans, mais à quels prix, pour quelles souffrances?

Me tournant vers l’homme je le regardais dans les yeux avant de poursuivre :

La vrai magie est celle que vous mettez quand vous créez une marionnette, si elle vie c’est à travers l’amour que vous lui portez quand vous la montez, si elle parle c’est à travers vous. La plus belle des magies est celle que vous lui insufflez vous-même.

Sans remarquer le regard de mon oncle qui souriait, Je lui montrais alors une marionnette, à demi cachée parmi les autres sur les étagères elle n’était pas vraiment mise en valeur, mais on remarquait chaque détail avec netteté. Son teint de sable, ses yeux couleurs miel, mis en valeurs par une petite bouche fine et bien colorée et un visage rond, typique des poupées de porcelaines. Le tout sous une abondante chevelure rousse et ondulée…Sa tenue rappelait les habits d’Orient avec une touche de la mode française.

-Cette marionnette, discrète mais pourtant belle, a-t-elle besoin de magie pour que notre regard s’attarde dessus ? Prenez les fils et faites la bouger, vous verrez qu’elle ne demande que cela. De plus la légende raconte que si la marionnette trouve le propriétaire pour qui elle est faite, elle s’animera d’elle-même. Imaginez-vous à la place de votre ami et animez-la !

Je pris la marionnette et la mis dans les mains de l’allemand, l’encourageant à la faire bouger lui-même. Je précisais au passage que mon prénom était Lucas et non "Loukas".





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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Sam 6 Aoû - 22:07
Relier une âme à un objet. La suggestion que laissa filtrer Lucas – Sigmund nota la consonance du nom, ne voulant pas l'écorcher – lui avait arraché des sueurs froides. Si de telles marionnettes existaient, Sigmund n'en voudrait pour rien au monde. Et encore moins pour l'offrir à Atêsh. Ce serait comme offrir un cadeau empoisonné. Offrir une fiole contenant un virus à un homme dont la famille avait été décimé par cette même maladie. Une âme liée à un objet – cela faisait écho aux sévices subis par les djinns. À tous ces êtres qui, sous le joug ottoman, s'étaient retrouvés liés à un objet, esclaves d'un artefact, fées aux ailes coupées.

« On ne devrait pas lier une âme à quoi que ce soit de terrestre. » souffla Sigmund. « C'est aussi cruel que de couper les ailes à un oiseau pour l'empêcher de voler. »

Les longs doigts de Sigmund saisirent la marionnette dévoilée par Lucas. Elle avait un physique atypique, loin de ses consœurs plus traditionnelles. Une demoiselle rousse en tenue orientale – le genre de dames que Atêsh aurait aimé, sans aucun doute, courtiser. Néanmoins la légende narrée par Lucas laissa l'Allemand perplexe. Tenant la marionnette par la croix de bois qui maniait ses fils, Sigmund la laissa pendre, la tenant à bout de bras pour que les sabots de bois effleurent le parquet.

« Mais... Si votre légende dit vrai... La marionnette va entrer en résonance avec mon âme, et non celle de mon ami. Même en tentant de le... copier je ne pourrais pas être aussi fidèle que l'originel. »

Maladroitement, Sigmund tenta de faire bouger la marionnette. Cette dernière leva un bras, dans un geste saccadé. Sa tête bougea de haut en bas, en une succession de hochements appréciateurs comme si elle encourageait l'homme à prendre de l'assurance. Sigmund se mordait la lèvre, tentant de comprendre le mécanisme.

« Pardonnez mon audace mais... Avez-vous déjà songé à étendre votre commerce jusqu'à la Perse ? Je pense que si vous y ameniez vos créations là-bas, vous trouveriez public. Et mon ami pourra, de lui-même, essayer de trouver la marionnette qui lui correspond parmi vos créations. »

Sigmund réussit à faire pencher la tête de la marionnette sur le côté, tentant de lui donner un aspect pensif.


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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Sam 13 Aoû - 11:47

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En voyant l’expression sur le visage de l’allemand je compris que l’idée de relier une âme à une poupée le répugnait énormément. Son visage avait pris une expression sévère au regard légèrement effrayé ou énervé ? Je ne sus pas la déchiffrer car très vite il déclara dans un souffle :

« On ne devrait pas lier une âme à quoi que ce soit de terrestre. C'est aussi cruel que de couper les ailes à un oiseau pour l'empêcher de voler. »

Cela me rassura, je ne sais pas pourquoi, mais l’allemand n’avait pas l’air d’être de ceux qui repoussaient les limites de l’humain, n’avaient aucune étique et préféraient voir l’homme comme un moyen de parvenir à ses fins.
En le voyant magner la marionnette, je souris, Sigmund était maladroit mais n’était pas un cas désespéré non plus. Avec un peu d’entrainement il réussirait à la faire vivre, parfaitement, et peut être la présenter à son ami en la faisant bouger.

« Mais... Si votre légende dit vrai... La marionnette va entrer en résonance avec mon âme, et non celle de mon ami. Même en tentant de le... copier je ne pourrais pas être aussi fidèle que l'originel. »

Après ces propos je me sentis obligé de préciser qu’il ne pourrait pas remplacer son ami, même en le copiant comme il disait mais déjà si en se mettant à la place du ledit ami il pourrait savoir si ce dernier apprécierait ou non l’idée d’avoir une marionnette en cadeau. Car ‘était un cadeau assez original, surtout pour quelqu’un de haut rang. Il ne faudrait pas l’offenser de quelque manière que ce soit en lui présentant l’objet.
Sous l’air concentré du visiteur je voulus lui proposer mon aide pour faire bouger la marionnette, justes quelques astuces, rien de plus mais cela lui permettrait d’être un peu plus à l’aise avec tous les fils. Mais vu comment il arrivait à faire bouger la marionnette pour appuyer ses propos, cela n’était peut-être pas nécessaires…

« Pardonnez mon audace mais... Avez-vous déjà songé à étendre votre commerce jusqu'à la Perse ? Je pense que si vous y ameniez vos créations là-bas, vous trouveriez public. Et mon ami pourra, de lui-même, essayer de trouver la marionnette qui lui correspond parmi vos créations. »


S’étendre jusqu’en Perse ? Cela pourrait être une bonne idée, mais vous n’imaginez pas le temps pour faire une marionnette, et pour l’amener jusque dans ce pays… Je crains que les marchandises ne supportent pas le trajet. Et pour ce qui est de produire directement sur place et bien… Cela mérite réflexion. En tout cas je suis flatté que vous pensiez que mes petites filles pourraient trouver acheteurs dans ce pays!
Mais si votre ami le désire je peux lui en créer une exclusive ! Vous n’auriez qu’à nous préciser ce qu’il aime et nous nous ferions un plaisir de faire LA Marionnette de ses rêves !


A chaque problème, sa solution… Comme dirait l’autre. Et mon Oncle était le spécialiste pour trouver des solutions, et ainsi éviter de perdre un client potentiel, surtout si celui-ci semblait riche, au point de lui faire une bonne publicité auprès de ses amis.

« Je crois bien que Narvis, ne vous laissera plus partir tant que vous n’auriez pas trouvé la marionnette de vos rêves. Méfiez-vous il est très fort pour ça ! » soufflais-je discrètement à Sigmund.



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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Lun 15 Aoû - 23:58
Sigmund demeurait dubitatif sur les raisons que lui exposait le gérant pouvant expliquer que son commerce demeura cantonné à sa simple boutique. Ils vivaient au sein d'un siècle où les navires volants marchands sillonnaient le ciel, traversant le monde de bout en bout. Si des commerçants pouvaient se permettre de s'échanger des matières premières en des quantités astronomiques, que risquaient quelques marionnettes ? Mais l'Allemand préféra se taire sur le sujet, ne voulant pas vexer un commerçant aussi aimable qui se proposait même de lui créer une marionnette sur mesure.

« Vraiment ? Je suis votre débiteur, Herr. Et je vous paierais, soyez en certain. Il me faut donc réfléchir à ce qui pourrait plaire à mon ami. »

Et éloigner les thèmes et sujets qui pourraient le blesser. Confiant la marionnette à Lucas, Sigmund demanda papier et crayon. D'une main fébrile, il nota les idées qui lui traversaient l'esprit. L'homme traça deux colonnes, notant aussi bien les éléments clés qu'il voulait voir apparaître sur la marionnette que ceux qu'il fallait, à tout prix, éviter. L'Allemand tâchait de se rappeler chaque élément des discussions qui avaient animés ses rencontres avec le djinn.

Lorsqu'il cessa d'écrire, la feuille était plus noire que blanche.

« Je vous en prie, piochez là-dedans ce qui est réalisable. Savez-vous combien de temps il vous faudrait pour créer une marionnette ? Je dois être en Perse pour le vingt mars. »

Le couronnement se déroulerait deux jours plus tard. Néanmoins l'Allemand préférait arriver quelques jours avant – ou au moins avoir quelques jours de battement si jamais le voyage connaissait une avarie. Se tournant vers Lucas, il se permit une proposition.

« Et si vous le permettez, jeune homme, j'aimerais apprendre, auprès de vous, l'art de manipuler les marionnettes. Le temps que votre oncle s'en occupe devrait suffire à m'inculquer les bases, non ? »

Un djinn lui avait bien appris à user d'un don. Manipuler une marionnette ne devrait pas être si compliqué.

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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Lun 22 Aoû - 17:19

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Récupérant la marionnette que me tendais Sigmund j’assistais à l’échange qui se passait entre mon oncle et l’allemand. Après avoir demandé au marchant de quoi coucher ses idées Sigmund parti dans une écriture fébrile des éléments à retrouver sur la marionnette et ceux qui au contraire ne devaient pas s’y trouver.

Je souris ne le regardant écrire non pas une simple liste mais ce qui ressemblait plus a un roman. Je pus également découvrir sous un nouveau jour le visage de Sigmund, la concentration que son visage affichait, ses yeux qui couraient sur ce qu’il avait écrit, sa main qui tenait un stylo griffant le papier, le recouvrant peut a peu d’encre. Puis ayant fini, il tendit une feuille noircis d’une écriture bien nette, montrant point par point les qualités qu’il faudrait avoir sur la marionnette.

« Je vous en prie, piochez là-dedans ce qui est réalisable. Savez-vous combien de temps il vous faudrait pour créer une marionnette ? Je dois être en Perse pour le vingt mars. »

Le visage confiant de mon oncle laissa place une fraction de seconde a la surprise puis a la réflexion. En travaillant jour et nuit il était possible de créer la marionnette, mais pour ce qui était des habits, et de la tenue de la marionnette sur les fils cela pouvait prendre plus longtemps. Je ne pensais pas qu’il acceptera jusqu’ à ce qu’il déclare souriant :

« Vous me lancer un sacré défis monsieur mais… Ma famille adore les défis. JE vous présenterai la plus belle des marionnettes pour le… Après demain soir cela pourrait être possible, mais pour ce qui est de la tenue de notre future princesse, il va falloir ruser… »

C’est sur ces mots que mon oncle partis à l’arrière de la boutique, déjà perdu dans ses pensées pour créer cette marionnette.
Ce fut ensuite à mon tour d’être surpris, Sigmund me demandant de lui faire un cours particulier sur le maniement des marionnettes. J’allais refuser, je n’étais plus dans ce métier. Les marionnettes n’étaient qu’un passe-temps pour moi maintenant, ne faisant que de réparer celles du marionnettiste de la caravane. Mon pouvoir ne pouvait pas me permettre de faire ce genre de chose. Le feu est le pire ennemi du bois et donc de la marionnette. Mais, peut-être était-ce dû à l’endroit, ou aux souvenirs qui revenaient parfois à chaque retour sur ma terre natale… Je me pris d’accepter.

Je vous reviens cependant monsieur Rammsteiner, je serai un piètre professeur, le monde des marionnettes m’est presque devenu étranger. Mais si vous acceptez ce petit détail, j’en suis.





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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Lun 5 Sep - 18:46
Sigmund remercia une nouvelle fois l'oncle de Lucas en client courtois. Loin de le démoraliser, ou de le faire revenir sur sa décision, les paroles de Lucas poussèrent l'Allemand à relever ce défi qui semblait se montrer bien plus complexe que prévu.

« Nous serons donc deux apprentis apprenant à s'entraider. Montrez-moi ! »

Sigmund suivit Lucas au sein de l'arrière-cour qui allait leur servir de terrain d'entraînement durant les trois prochains jours, profitant du temps alloué pour l'élaboration d'une nouvelle marionnette. Sigmund ne cessa de poser des questions, interrogeant au risque de paraître idiot aux yeux de quelqu'un connaissant mieux le domaine que lui. Le plus complexe ne fut pas d'exercer la souplesse des doigts, savoir manier les fils sans les briser. Non, le plus complexe fut de dompter la magie qui coulait dans les veines de Sigmund et qui, affamée par la présence du bois, semblait prête à exploser à tout instant.

Plus d'une fois Sigmund avait demandé une trêve, une pause qu'il menait loin de Lucas vérifiant ses mains, ses doigts, jusqu'à ses cheveux. Craignant l'apparition impromptue d'une flamme indisciplinée. Allez savoir comment la magie était perçu par cette famille. Ni l'oncle, ni Lucas, n'apprécieraient guère, il en était certain, de voir quelqu'un produire des étincelles auprès d'une boutique prompte à s'enflammer comme une boite d'allumettes.

Le soir tant attendu arriva. Sigmund avait su apprendre les bases, de quoi mener quelques petites pirouettes de débutant. Poussant la porte ce jour-là, il chercha Lucas du regard, ne le vit pas. Haussant un sourcil face à cette absence imprévue, l'Allemand se rapprocha du comptoir.

« Herr, enchanté de vous revoir. Je viens récupérer ma marionnette. Combien vous dois-je ? »

Fouillant dans ses poches, Sigmund déposa la somme demandée sur le comptoir, son regard quêtant une tignasse brune au sein des étalages.

« Herr Lucas n'est pas présent aujourd'hui ? J'espère ne pas l'avoir épuisé lors de ces journées d'initiation. »

Précisions:
 


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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Mar 6 Sep - 21:52

Les villes modestes restent raffinées


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--------------------------------------




L’arrière court était devenu le lieu d’entrainement à l’allemand pour manier sa marionnette. Je dois avouer que cela me fit plaisir que de rentrer de nouveau dans ce corps de métier, je repris plus rapidement que ce que je pensais les habitudes que j’avais étant petit pour manier les marionnettes… Durant ces trois jours je remarquais que Sigmund était très concentré, peut-être trop pour le maniement d’une marionnette.

Il demandait souvent des pauses qu’il passait en solitaire, je me demandais bien pourquoi mais je respectais ses instants, c’est durant ces moments que je fis la connaissance de ma petite cousine, qui venais jouer avec ses poupées de chiffons dans cette arrière cours. Je me prêtais volontiers à ses jeux, restant exprès les soirs pour passer un peu plus de temps avec elle, au plaisir de mon oncle. C’est lors du deuxième jour que la petite fille de mon Oncle vint me voir pour me demander ce qu’avait « le monsieur qui joue aux marionnettes ». Je ne compris pas tout de suite, elle me dit alors qu’elle l’avait vu jouer avec du feu. Je pensais alors qu’elle parlait des cigarettes de l’homme et ne m’en inquiétais pas.
Finalement nous arrivâmes au dernier jour. Mon oncle était aux anges, il avait fini « la plus belle marionnette qu’il n’ait jamais faite ». Il n’arrêtait pas de me la montrer, de dire que c’était son chef d’œuvre… Mais son œuvre manquait d’un point qu’il y avait sur la liste de Sigmund... J’avais profité d’un moment ou mon oncle était parti dans l’arrière de la boutique pour ajouter une robe à la taille de la poupée. Ce n’était pas une simple robe mais une changeant de couleur selon la température extérieure. Elle m’avait coutée assez cher, maudites marchandes de tissus, mais je devais bien cela à Sigmund. Car sans le savoir il avait réussi à me rapprocher de cette famille, et m’avais réconcilié avec la boutique des marionnettes.

Je devais initialement repartir avec la caravane pour le lendemain mais devant le visage de ma cousine je n’ai pas pu résister et je m’installais dans l’arrière cours avec elle. Comme il commençait à faire sombre je lui montrais discrètement quelques tours que je pouvais faire avec le feu, comme créer une poupée en flammes que je maniais comme une vrai, pour son plus grand plaisir plaisir. C’est alors que j’entendis le pas d’un client qui m’était maintenant familier dans la boutique.
« Herr Lucas n'est pas présent aujourd'hui ? J'espère ne pas l'avoir épuisé lors de ces journées d'initiation. »

C’était Sigmund, auquel mon oncle précisa que j’étais à l’arrière avec sa petite princesse. Ma cousine couru alors pour le voir et lui déclara toute guillerettes : "Monsieur t’es comme Lucas hein ?! Toi aussi tu es ami avec le feu ? " C’est quand elle dit ça que je compris ce que la petite m’avais dit le deuxième jour, un sentiment de panique monta alors directement en moi. Que je du essayer de refouler pour éviter que la marionnette de flamme que je tenais encore dans ma main ne devienne la flamme qui brûlerait tout.


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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Sam 17 Sep - 0:48
La fille du gérant déboula à l'image des enfants de son âge : avec la puissance d'un boulet de canon, sa voix claire emplissant toute la boutique. La frimousse se leva vers Sigmund, un index se tendit vers lui, le désignant. Ses paroles laissèrent Sigmund pantois. Personne ne disait plus mot, cherchant à démêler l’écheveau des mots prononcés par l'enfant. Cherchant à comprendre cette énigme. Sigmund plia ses grandes jambes afin de se mettre à la hauteur de la petite fille. Un sourire ourlait ses lèvres. Il se devait d'agir comme lorsqu'il faisait face à un client. Ne pas montrer son trouble, demeurer maître de soi et de ses émotions.

« Que veux-tu dire par là, mein kinder ? »
« Je t'ai vu... Tu faisais naître des flammes... De tes mains. . »

Et son doigt désigna les grandes mains de Sigmund, ces mains féminines, trop délicates pour un homme. Sigmund les tendit devant lui, comme s'il les observait pour la première fois.

« Tu es sûre ? » Sigmund pencha la tête sur le côté, fronçant les sourcils. Attitude de l'individu qui se plonge dans la réflexion. « Tu veux dire... comme ça ? »

Les flammes jaillirent de ses doigts, pas plus grandes que l'ongle de son auriculaire. Ses mains s'étaient muées en bougie et les flammes brûlaient dans l'air, scintillantes. Sigmund se recula lorsque l'enfant tendit la main pour les toucher. Secouant ses mains, Sigmund les fit disparaître. Tour de magie.

« Il ne faut pas jouer avec le feu, c'est dangereux. » Se relevant, il fit face au gérant. « Pardonnez-moi Herr. Comme l'a souligné votre fille, j'ai quelques tracas avec... le feu. Vous savez ce que c'est. Les fées apprécient d'accorder aux humains des dons dont ils se seraient bien passés. Je veillerais, bien entendu, à ne pas brûler votre dernière création. »

Et de tendre la main, quêtant l'approbation – ou non – de son créateur avant de pouvoir s'en emparer contre monnaie sonnante et trébuchante.

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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Mar 4 Oct - 21:46

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Les flammèches courant sur ses doigts, la facilité qu’il avait eu à les invoquer, ces bougies humaines, si brillantes et si réelles me pétrifièrent sur place. Sigmund maîtrisait le feu, cela se sentait. C’était étrange et légèrement évident pourtant. De plus ses cheveux étaient de feu. L’homme que je prenais pour une asperge, avec qui j’avais passé pas mal de temps durant les derniers jours, maîtrisait la même chose que moi et je n’avais même pas compris les éléments qui se trouvaient sous mon nez depuis le début. Quel piètre maître du feu je faisais, pensais-je avec un sourire, même pas capable de comprendre les signes et d’interpréter les paroles de la petite. Cette dernière était émerveillée par les mouvements rouges et en avait oublié le monde autour d’elle.

Ce dernier avait déjà éteint ses flammèches, montrant par la même occasion qu’il ne voulait pas détruire la boutique par le feu. Ce qui soulagea mon oncle qui le regardait précédemment d’un regard mélangeant effrois, panique et colère. Ces sentiments n’était en aucun cas tournés vers l’allemand mais plutôt vers le feu qui nous avait pris tellement il y a quelques années. C’est d’ailleurs ce que mon Oncle déclara, la voix légèrement tremblante : la boutique avait brulée précédemment, emportant toute une famille dans les flammes en ne laissant qu’un seul survivant marqué à vie par le monstre dévoreur de toutes choses.

Vous savez ce que c'est. Les fées apprécient d'accorder aux humains des dons dont ils se seraient bien passés. Je veillerais, bien entendu, à ne pas brûler votre dernière création.

Des fées? J’étais resté bloquée sur ces mots. Alors que mon oncle autorisait à l’allemand à prendre la poupée, non sans un peu de réticence, je restais figé à fixer l’acheteur, les mains tremblantes.

-des fées…. Tu as dit que des fées t’avaient données ce pouvoir ? Que c’était grâce à elles que tu pouvais contrôler le feu ? Déclarais-je, de la colère perlant à travers ma voix tout en m’approchant de Sigmound, prêt à le prendre au collet et à le secouer comme un prunier.

Les souvenirs du jour où j’avais perdu ma famille refaisait surface, m’aveuglant de leur douleur, je dû faire un terrible effort pour ne pas me laisser submerger par la colère et la tristesse. Je fus ramené à la raison par la voix autoritaire de mon oncle qui venait de crier mon nom. Je secouais alors mes mains, pour reprendre mes esprits- et faire disparaitre le feu qui commençait à sortir de chaque port de ma peau.
Respirant un bon coup, je regardais Sigmund dans les yeux avant de déclarer, non sans un peu de honte, que ma colère n’était pas dirigée contre lui mais contre le passé, je déclarais alors rapidement que j’étais désolé de mon comportement et lui demandais d’accepter mes plus plates excuses pour ce débordement.




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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Sam 8 Oct - 22:03
Apprendre une telle tragédie de la bouche du gérant fit courber doucement l'échine à Sigmund qui voulut s'excuser d'avoir éveillé une telle douleur. Néanmoins ses excuses ne passèrent pas la barrière de ses lèvres alors que Lucas explosait. L'Allemand cligna des yeux, ne comprenant pas cette soudaine vindicte. Alors que Lucas s'excusait, Sigmund demanda au gérant de lui accorder quelques instants pour pouvoir discuter avec Lucas. Après un léger moment de silence, l'homme accepta. Demandant à Lucas de le suivre, Sigmund le guida jusque dans l'arrière-cour. Ce même endroit où ils s'étaient entraînés à manier des pantins allait servir à un tout autre usage aujourd'hui.

Sigmund s'assit sur un banc, usé par le temps, laissant Lucas s'asseoir à ses côtés ou demeurer debout. Quel que fut son choix, l'Allemand accepta.

« Lucas... » La voix de Sigmund se faisait aussi douce que possible. « Ce que je vais vous avouer doit demeurer entre nous. »

Sigmund croisa ses longs doigts, posant ses mains jointes sur ses genoux.

« Ce n'est nullement une fée qui m'a ainsi transformé. En réalité, je ne sais guère comment cela est advenu. J'ai voulu enquêter sur une créature en Angleterre. Et... les choses ont mal tourné. Peut-être ai-je été une victime d'une fée, d'une sorcière ou de cette créature... »

Ses souvenirs de sa nuit étaient éparses. Il se rappelait de l'humidité du pavé sous sa joue, de voix l'encerclant, de silhouettes passant dans son champ de vision. Ce mystère demeurerait sûrement insoluble à jamais.

« J'ai cru sentir de la haine dans vos propos. Une fée vous aurait-elle accordé un don néfaste ? Si vous voulez en parler, je puis vous écouter. Peut-être vous conseiller. Un djinn m'a appris à poser un regard neutre et éclairé sur la magie. »

Et du doigt de caresser la bague qu'il portait.


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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Dim 16 Oct - 22:35

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Contrairement à ce dont je m’attendais, Sigmund ne se mettant pas en colère, soulignant un manque d’éducation ou que sais-je. Non au contraire, l’allemand demanda d’une voix calme à être quelques instants avec moi. Alors que mon oncle et sa fille s’effaçaient pour laisser passer cet homme étrange qui était devenu plus qu’un client et qui se dirigeait vers la courette. Comme un automate, je le suivis, je me sentais penaud et un peu imbécile. Pourquoi m’étais-je mis en colère comme ça ? Sigmund avait dû me prendre pour un fou… Je devais vraiment apprendre à contrôler mes émotions sinon je risquais de provoquer une catastrophe.

Sigmund s’installa sur le seul banc présent, qui tenait encore debout par la force des Esprits vu son état d’usure. Ne sachant pas où me mettre je restais d’abord debout à regarder mes pieds. Ce fut Sigmund qui brisa le silence en déclarant très doucement qu’il n’avait pas vraiment d’explication sur l’origine de son pouvoir sur le feu. Pendant qu’il parlait je relevais la tête et m’assis à ses côtés pour porter une plus grande attention à ses paroles.

« J'ai cru sentir de la haine dans vos propos. Une fée vous aurait-elle accordé un don néfaste ? Si vous voulez en parler, je puis vous écouter. Peut-être vous conseiller. Un djinn m'a appris à poser un regard neutre et éclairé sur la magie. »

A ces propos j’eu envie de rire, surement d’un rire gêné. Mais ce qui traversa mes lèvres ne furent pas des ricanements mais tout autre chose. Promenant un regard vague sur la cours je déclarais d’une façon très –peut-être trop- détachée :

« Tu te souviens de l’histoire qu’a raconté mon Oncle ? Et bien cette famille dont il a parlé est la mienne. Tu te doutes donc que la seule personne qui a survécu est présente à coté de toi. »

Me tournant vers Sigmund je lui souris tristement avant de déclarer que j’avais sans doute tué moi-même mes parents à cause du don que j’avais de contrôler le feu. Machinalement je passais ma main sur ma cicatrice, repensant au soir où tout était arrivé, la fumée, les flammes, la douleur... Je lui avouais alors que j’étais devenu saltimbanque pour essayer de trouver quelqu’un qui pourrait m’aider à connaitre la vérité sur la cause de l’incendie. Et peut-être que cette personne pourrait me dire d’où venait ce pouvoir que je ne comprenais pas.





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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Sam 22 Oct - 22:02
« Membre d'un cirque ? » Les prunelles de l'Allemand brillèrent en évoquant ce mot, promesse d'enchantements et d'exploits. Le cirque paraissait enchanteur à tous, enfants comme adultes. « Ce doit être... exaltant de mener une telle vie. »

Mais interroger Lucas sur sa vie d'artiste bohème les éloignerait du sujet premier qui les avait rassemblés ici. L'Austro-Hongrois méritait attention et considération. L'on n'avouait pas un sort tel que le sien au premier venu. L'on n'avouait pas à un passant que l'on avait, peut-être, tué soi-même sa famille, commis un parricide. Sigmund savait que le feu était aussi dangereux que réconfortant – il était une créature désireuse de dévorer de quoi se nourrir répandant, en retour, une chaleur bienfaisante. Sa lumière chassait les ténèbres, veillait sur ses protégés mais pouvait tout aussi bien les calciner.

Le feu était à l'image de la Nature : aussi prompte à aider qu'à punir.

Une des mains de Sigmund se posa sur le bras de Lucas.

« Je ne connais pas les circonstances mais... Je suis certain que ce n'était qu'un incident. Vous vous sentez coupables, et tant que vous ne vous serez pas pardonné vous vivrez toujours avec ce poids. »

Sourire doux-amer sur le visage pâle de l'Allemand, comme un sourire dessiné dans de la cire avec la pointe d'une lame.

« Cela mettra du temps. Sûrement beaucoup. »

Lui-même en mettrait encore beaucoup à ne plus craindre la magie et ses pratiquants.

« Vous n'avez pas songé à voyager dans des pays pro-magie comme la Scandinavie, la Grèce, le Brésil ou le Japon ? Il y a aussi ce rassemblement de fées au Canada dont on dit beaucoup de bien. Des communautés magiques il en existe énormément de part le monde. Je suis certain que dans une de ces contrées vous trouverez une oreille attentive capable de vous répondre ou, du moins, de donner des bribes de réponses. »

La main de Sigmund remonta jusqu'à l'épaule de Lucas, la serrant.

« Ne vous laissez pas plonger dans l'abattement. Vous avez des collègues dans le cirque qui sauront, sûrement, vous aider eux aussi. Vous devez aller de l'avant. »

À l'entendre ce n'était qu'une histoire de conviction. Le visage de Sigmund rayonnait croyant, lui-même, que l'affaire pourrait être rondement menée.


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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Sam 29 Oct - 23:56

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Je crus voir un enfant devant moi quand je parlais de mon métier de saltimbanque à Sigmound, ce sujet avait l’air de l’intéresser mais avant que je puisse lui donner des détails sur ce qu’était la vie dans un cirque, il posa une main sur mon épaule, et me parla du sujet pour lequel nous étions dans cette courette. J’aurais préféré parler d’autre chose, et de loin, mais je n’osais pas détourner cette conversation, simplement car je sentais qu’elle pourrait me donner un nouvel élan.

En tout cas, je me serais attendu à un regard horrifié, du dégout, ou que sais-je d’autre comme sentiment lié à l’horreur quand j’avais avoué comment était morte ma famille. Cet épisode qui refusait de sortir de ma mémoire, qui refusais de s’en allez, et qui profitait d’un moment d’inattention pour remonter, pour me ronger ou plutôt me consumer…
Sigmound sortit alors des paroles qui me touchèrent directement. Beaucoup de membres éloignés ou non de ma famille m’avaient déclaré que cela avait été un accident, que je n’étais pas responsable, mon Oncle en premier. Mais comment penser cela quand on sait de quoi on est capable avec le feu ? Pourquoi étais-je le seul survivant si je n’avais pas été coupable ? A part pour me punir de cet acte impardonnable ? Sigmound quant à lui ne cherchait pas à trouver des explications sur l’origine de l’incendie. Il n’essayait pas de nier la douleur que je pouvais ressentir, me déclarant que cela prendrait du temps à cicatriser... Je voulais bien le croire ! Après tout cela faisait maintenant cinq années que je vivais avec ça. Et j’avais parfois l’impression que la blessure était encore aussi à vif que lors de la première nuit… De tristesse je baissais la tête. Que je relevais en écoutant l’allemand.

Je le sentais réellement intrigué par ma situation, il cherchait à m’aider en me donnant des pistes à exploiter, sans me forcer. C’est pourquoi je notais avec sérieux dans un coin de ma tête tout ce qu’il me disait. Je n’avais jamais foulé de mes pieds les pays dont il parlait. Même si j’avais déjà entendu parler de certains pays comme étant des pro-magies ou justement neutre sur ces pratiques. Contrairement à d’autres où il ne faisait pas bon de mettre les pieds. J’eus alors une sorte de révélation traduite par un frisson désagréable. Cela me troubla quelque peu. Sigmound quant à lui continuait sur sa lancée, sa main maintenant sur mon épaule comme pour donner un plus grand appui à ses paroles, me montrant que lui-même y croyait et qu’il était prêt à suivre ses propres mots pour trouver ce qu’il cherchait quoique ce fût. Il continua en déclarant :

« Ne vous laissez pas plonger dans l'abattement. Vous avez des collègues dans le cirque qui sauront, sûrement, vous aider eux aussi. Vous devez aller de l'avant. »

C’est alors que j’eus la force de le regarder dans les yeux, lui déclarant que je pensais que ses paroles étaient justes. Et j’avouais un peu honteusement que le cirque était peut-être une excuse, une fuite pour ne pas mener à bien cette quête dans laquelle je m’étais lancé il y a longtemps. Profitant de chaque voyage pour me dire que j’avançais alors que je piétinais. Je me levais alors et ajoutais avec conviction- du moins je le pensais :

« Je ne peux plus fermer les yeux maintenant que tu me les as ouvert je pense. Je vais donc, comme tu le dis si bien ne pas rester dans cet état et aller de l’avant. »

Lui prenant les mains je le remerciais avant de déclarer un peu en rigolant que je ne me serais jamais attendu à avoir ce genre de révélation en parlant à un homme qui ressemblait à une cigarette comme lui !



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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Mar 1 Nov - 18:14
On avait donné bien des qualificatifs à Sigmund, des surnoms qui critiquaient sa façon d'être, son attitude ne s'accordant pas à l'image de la virilité. Mais jamais encore on ne l'avait comparé à une cigarette, une métaphore qui le fit sourire tandis qu'il serrait la main de Lucas en une poigne ferme.

« Pourtant cigarette et flamme font bon ménage. Assurément nous en sommes la preuve. »

Peut-être avait-elle observé la scène en se cachant derrière la porte donnant sur la courette, ou avait-elle senti que la tension s'était envolée, toujours est-il que la cousine de Lucas les rejoignit à pas comptés, ses grands yeux observant tour à tour les deux hommes. Cherchant, du regard, à déceler une cendre encore rougeoyante, prompte à reprendre vie, à refaire naître un quelconque conflit. Son regard s'apaisa à la vue du sourire de l'Allemand.

« Je pense que plus ne rien me retient. » glissa Sigmund en cessant la poignée de main. « C'est que un long voyage m'attend. »

La Perse n'était pas située à côté loin de là. Regagnant l'échoppe Sigmund s'acquitta de la marionnette tout en payant son prix. Tout en déposant l'argent sur le comptoir, l'homme tendit une carte à Lucas. Petit morceau de papier cartonné, carte aux couleurs du commerce de l'Allemand : lotus bleu stylisé et nom du propriétaire ornant l'adresse.

« Je n'y serais pas pendant un moment mais avec mon nom complet vous pourrez m'envoyer un oiseau mécanique. Je suis curieux d'en apprendre plus sur vos avancées dans votre quête. Et si jamais je croise quelqu'un susceptible de vous aider, je vous l'enverrais. »

Après tout la Perse était un pays gorgé de magie. Sigmund se faisait fort de croiser la route d'un djinn ou d'un sorcier avide d'aider son prochain. Calant la marionnette contre lui, l'Allemand salua l'ensemble de la famille avant de quitter les lieux, les bras chargés d'un cadeau et la conscience apaisée.

Citation :
Je me suis dit qu'on avait fait le tour du sujet du coup autant tourner vers la fin. Si jamais tu veux conclure la suite n'hésite pas. De même si je dois modifier quoi que ce soit. Merci pour ce RP et j'espère que Lucas va avancer dans sa quête.


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MessageSujet: Re: Mars 06. Les villes modestes restent raffinées   Aujourd'hui à 11:42
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