Partagez | 
 

 La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Margot la Pie
Ujishige Tada
✦ Libre pour RP ? : demander ne fait pas de mal ^^

✦ Double-compte : Gunhild Thorfriddottir



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ninja/Diplomate
✦ Pouvoir: Contrôle des petits mécanismes non magiques
✦ Bric à brac:
MessageSujet: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Mar 2 Aoû - 6:12
Le voyage prenait un temps incroyable. Malgré le prêt de plusieurs montures volantes pour elle est sa suite de la part du Tenno, loué soit son nom, plusieurs tempêtes avaient agitées le voyage et ce qui aurait dut s'annoncer comme une ballade de santé avait presque viré au cauchemars. Heureusement, Ujishige venait de mettre pied en France et elle touchait au but. Elle avait fait halte dans une ville nommée Metz, une charmante bourgade au charme typiquement européen. La suite de la nouvellement nommée ambassadrice du Japon en France avait décidé de faire halte pour la nuit. Comme d'habitude, il avait fallut présenter les papiers marqués du sceau Impérial japonais et du sceau Royal français justifiant leur passage ici, mais ils avaient trouvés un champs capable d’accueillir leur montures volantes, des Waira qui seraient gardés par une poignée de soldats de leur escorte sous surveillance d'une petite troupe de miliciens. Ujishige pouvait donc se reposer, soucieuse de ne pas entamer plus le trésor que lui avait confié l'Amenoshita shiroshimesu ōkimi, une partie devant servir à l'installation dans des locaux décents et à faire un cadeau à la Reine Ronce.

C'est pourquoi elle avait choisi l'auberge du Saint-Christ, un établissement des plus correct sans être trop cher, bien sûr, elle avait dut exiger que soient vider les lieus, d'une part parce que la suite remplirait sans peine les chambres, et d'autre part car il était de la volonté du Tenno en personne que ses hommes se mêlent le moins possible aux étrangers. Un souhait que souhaitait bien faire respecter Ujishige, cette promotion était un grand honneur et elle comptait bien remplir sa mission comme il se devait.

Le tenancier semblait mal à l'aise, il nettoyait une choppe d'un air inquiet en observant les hybrides qui pullulaient dans son établissement, sans oublier que ces étrangers avaient presque envahis son établissement, même les cuisines ou les chefs de la suite s'affairaient à préparer de quoi sustenter tout le monde. Le plus étrange pour lui devait être qu'en plus d'avoir dut envoyer ses employés chez eux, ils avaient été payés par ces gens étranges. Ujishige prit un sushi entre ses baguettes, le boeuf local était extrêmement bon, ce qui semblait être l'avis général car chacun des membres s'en donnait à cœur joie, la viande était si rare et chère d'habitude que l'hybride avait eut du mal à le croire quand la facture était venue.

Sur la scène principale, un petit groupe d'artiste jouait une musique typiquement japonaise, instruments et musiciens accompagnaient bien sûr le cortège pour aider à la relaxation des hommes et des femmes durant le voyage. Ujishige écoutait cette mélodie d'une oreille distraite, elle qui avait dut s'infiltrer dans ce pays avait bien fréquenté les artistes européens, et elle échangerait le son du shamisen contre celui de la guitare n'importe quel jour. Elle soupira quand un bruit attira l'attention de ses sens aiguisés. Quelqu'un entrait dans la taverne, les deux gardes en faction du côté intérieur de l'entrée se tournèrent d'un seul homme et se saisirent immédiatement de l'intrus, agrippant avec fermeté ses bras. Ujishige se retourna pour voir ce que tout cela pouvait bien vouloir dire.

Presque traîné par les deux hybrides chien et aigle, le jeune homme n'avait rien de bien impressionnant, plutôt frêle, il possédait un charme particulier de jeune premier qui apporta un mince sourire à l'ambassadrice. Son regard croisa le sien et elle sut instantanément qu'il ne représentait aucun danger. Sans doute un jeune homme égaré ou bien un employé non prévenu. L'hybride fit signe à ses semblables de relâcher le garçon une fois ce dernier présenté à elle, elle les congédia dans son japonais doux et suave.


-Merci de votre prévenance, vous pouvez nous laisser.

Elle détailla un peu plus le jeune homme, ses habits semblaient avoir vus de meilleurs jours et il n'avait pas l'air de comprendre ce qui se passait. C'est là qu'elle remarqua la guitare qui dépassait dans son dos, son sourire s’élargit alors qu'elle ajustait son kimono d'un mouvement discret. Elle rassembla ses connaissances en espagnol, la langue commune dans cette partie du monde, et s'adressa au jeune homme. La suite pouvait devenir intéressante.

-Un musicien? Visiblement on ne vous as pas prévenu du changement de programme. Mais vous tombez bien, il est temps de changer un peu de programme. Je suis Ujishige Tada, Ambassadrice du japon et j'ai hâte de voir ce que l'Europe peut nous réserver. Disons que vous travaillez toujours ce soir, mais pour moi.

Elle frappa dans ses mains en regardant en direction de la scène et la musique s'arrêta, les musiciens se regardèrent l'air étonnés, puis évacuèrent leur promontoire. La plupart des membres de la suite se regardèrent, peu importe ce que voulait faire l'ambassadrice, cela prendrait sans doute sens, ils retournèrent donc à leur repas.

-Voyons voir ce que vous savez faire.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Petit Chaperon rouge
Samaël Osborne
✦ Libre pour RP ? : A négocier haha ~

✦ Double-compte : Nope


MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Mar 2 Aoû - 21:46
Qu'il était bon de quitter son pays natal qui l'avait traité comme un renégat et le recherchait pour avoir sa tête. Ne plus avoir la peur de se retrouver nez à nez avec un policier, ou pire, un Chevalier de la Table Ronde, c'était quand même plus reposant. Il en avait mis du temps, à sortir du Royaume-Uni sans se faire remarquer par quiconque de haut placé. Beaucoup, beaucoup de temps. Entre les mesures de sécurités endurcies ces dernières années et les mauvaises relations politiques entre la France et l'Angleterre (ou internationales, en général), il en avait soupé, mais il avait enfin réussi à atteindre son but et se trouvait à présent chez ces fameux français dont on entendait beaucoup parler en société, tant et si bien qu'ils se faisaient souvent remarquer par leurs étranges frasques. Le paradoxe dans tout ça, c'était qu'après avoir parcouru l'ouest de la France pour visiter Paris et ensuite continuer son chemin, la culture anglaise commençait déjà à lui manquer. Sa famille, encore plus. C'était sûrement dû au fait qu'il ne puisse plus y retourner avant quelques années, quand tout le monde aura oublié ce maudit scandale qui l'avait forcé à effectuer ce voyage qui lui paraissait sans fin. Que le temps où il pouvait facilement prendre une automobile, un bateau volant, lui manquait...

Néanmoins, ne pouvant rester éternellement sur Paris, Samaël avait fini par quitter la capitale pour terminer sa traversée du territoire français. Il rencontra sur le chemin de nombreuses personnes, de nombreux problèmes, mais ne rencontra aucun soucis pour trouver un moyen de locomotion jusqu'à Châlons-en-Champagne, une bourgade très portée sur tout types de commerces, surtout agricoles. S'il avait vite déniché à Paris un commerçant qui voulait bien de lui pour ce voyage, il mit un peu plus de temps à trouver pour la suite du voyage. Il resta donc presque deux semaines dans cette ville, enchaînant des petits travaux en tant que coursier, mendiant et musicien, dormant dans la rue la plupart du temps pour économiser ce qui lui restait d'argent liquide, pour enfin pouvoir repartir en direction de Metz avec un marchand de blé. Le musicien itinérant s'occupait comme il le pouvait en chemin. Il discutait tranquillement avec le marchand, ou bien jouait quelques notes de temps à autres. Quand ces occupations le lassaient, il finissait par piquer une petite sieste, appuyé contre les sacs de blé. C'est ainsi qu'il arriva à destination, si exténué à cause du voyage qu'il s'arrêta à la première auberge peu chère qu'il croisa pour s'y reposer le temps d'une nuit après un repas sommaire.

Malheureusement, l'argent commençait à lui manquer, car il n'avait pas eu le temps d'en prendre beaucoup lors de sa fuite du domaine familial. Il en avait dépensé une bonne majorité pour sa traversée de la Manche, et n'avait pas gagné grand chose jusqu'ici. On n'était pas couvert d'honneur quand on était un musicien itinérant, et encore moins bien payé par les taverniers et ceux qui lui lançaient une pièce de temps à autres. En Angleterre, il ne touchait pas à sa bourse pour la simple raison qu'il préférait rester un errant jusqu'au bout pour garder une couverture parfaite. Seuls ceux qui le connaissaient bien, comme Dame Lysandra, pourraient potentiellement le reconnaître.

Samaël erra dans Metz pendant trois jours, explorant les environs avec curiosité, mais surtout à la recherche de petits boulots par-ci par-là. Sans grand succès, car apparemment, la période était peu propice. Heureusement que c'était le printemps et que le climat était assez doux pour lui permettre de se mouvoir sans claquer des dents. Toutefois, le temps se rafraîchissait légèrement le soir. Cherchant un lieu où se réchauffer, Samaël vagabonda un peu dans les rues. Après quelques minutes de recherche, il termina devant une auberge au nom typiquement biblique, le Saint-Christ. Il se doutait bien qu'on n'y mangeait pas que du pain et qu'on n'y buvait pas que du bon vin. Il avait toujours trouvé fascinante cette tendance à nommer tout et n'importe quoi par des références religieuses. Bien sûr, il croyait en Dieu, mais il avait toujours trouvé l'approche générale de la religion assez paradoxale parfois. Baillant avec lassitude, Samaël poussa la porte de l'auberge tout en retirant sa capuche. Il s'attendait à voir des paysans ou des ouvriers saouls crier et boire bruyamment, ou des voyageurs silencieux prenant leurs dîners dans leurs coins, mais pas à ce qui se dévoila devant ses yeux. Le jeune homme leva un de ses sourcils ténébreux, tentant d'analyser la situation.

En premier lieu, le Chaperon Rouge crut s'être planté de pays, ou à une dimension parallèle s'ouvrant à l'aide d'une porte magique. Il n'eut pas le temps de consulter cette dernière qu'il fut saisi par deux humanoïdes hybrides, un chien et un aigle, aux traits asiatiques, comme presque tout ceux qui se trouvaient dans la pièce, à bien y regarder. Il avait entendu parler des hybrides, par le passé, mais c'était la première fois qu'il en rencontrait. Tout ce qu'il savait actuellement, c'était qu'il n'était pas la bienvenue dans cette auberge, et qu'il venait de se faire traîner de force à l'intérieur par deux individus méfiants. Il était visiblement au mauvais endroit, au mauvais moment. Piqué au vif, Samaël pesta en anglais de vive voix, trouvant ce comportement très rustre et peu nécessaire.

-Oh, on se calme ! Est-il vraiment nécessaire de me traiter comme un malpropre ? J'ignore dans quelles affaires vous trempez, et ça ne m'intéresse pas ! Allez-vous donc me laisser partir en p... !

Il s'interrompit net en croisant le regard d'une femme -hybride, elle aussi- qui congédia les deux gardes du corps dans une langue aux consonances orientales qu'il n'aurait su identifier. Une fois lâché, Samaël, fortement agacé, redressa ses vêtements et ajusta sa guitare sur son dos avec des gestes secs, précis et gracieux. Ensuite, il se rendit compte qu'il était détaillé de la tête aux pieds et ne se dérangea pas pour faire de même avec la demoiselle qui se trouvait devant lui. Petite, menue, avec des cheveux roux et des oreilles d'animal, elle avait l'aura et les vêtements de quelqu'un d'important. Il les reconnaissait à l’œil, ayant aussi été élevé comme tel. Silencieux, ses yeux bruns observaient l'hybride avec intérêt, tandis qu'un orchestre oriental continuait à jouer au fond de la salle. Cette dernière, un sourire aux lèvres, ouvrit la parole dans un espagnol avec un accent très particulier et prononcé, toutefois compréhensible. Ayant été élevé dans la haute bourgeoisie, Samaël avait appris les quelques langues les plus répandues en Europe, bien qu'il fut peu doué en prononciation. Il n'avait néanmoins que très peu de connaissances concernant les pays d'Asie, ayant traité majoritairement avec des américains et des européens. Il n'avait rencontré qu'une chinoise par le passé. L'homme à la cape rouge s'inclina légèrement, se souvenant vaguement que les asiatiques avaient cette coutume-là et répondit avec calme et politesse.

-Samaël. A votre service, madame l'ambassadrice.

Une ambassadrice japonaise... Un sourire intrigué anima le coin de ses lèvres qui protestaient contre les deux brutes il y a peu. Intéressant. En plus, elle lui proposait du travail, travail qui lui arrivait sur une plateau. Elle le paierait (ou apporterait quelques bonus d'argent en plus de ce que l'aubergiste pourrait lui payer) peut-être grassement, ce qui pourrait potentiellement contribuer à sa propre survie. Curieux aussi, il aimerait bien savoir ce que faisait une ambassadrice d'un pays aussi lointain si loin de chez elle, mais les questions viendront sûrement plus tard, s'il avait la chance de pouvoir assouvir sa curiosité. Pour l'instant, il se devait de ne pas la contrarier.

-Il y avait longtemps qu'on n'avait pas quémandé ma musique, vous m'en voyez sincèrement ravi... et très surpris, aussi.

Il avait l'impression d'être poussé sur la scène de manière un peu brutale, au gré des caprices de cette dame qui venait de congédier tout un orchestre oriental d'un simple claquement de doigt juste pour qu'un simple gars errant qui avait eu l'audace de mettre les pieds dans ce lieu réservé sans y avoir été invité se produise à leur place. Est-ce qu'elle le défiait de faire mieux que cet orchestre raffiné ? Ou voulait-elle simplement entendre autre chose que ce qui se faisait dans son pays ? Il n'en avait aucune idée, mais il relevait le challenge avec plaisir. C'était sa spécialité, il ne pouvait pas la décevoir. Certes, ce n'était plus aussi raffiné qu'autrefois, de la musique de rue en grande partie, mais il avait sa voix qui avait tant charmé les nobles et bourgeois ainsi que sa maîtrise des instruments digne du virtuose qu'il était autrefois. Il ajouta, s'avançant sur la petite scène en passant sa main dans ses cheveux bouclés désordonnés avec nonchalance, attrapant sa guitare accrochée derrière son dos par la même occasion.

-Je ferais honneur aux artistes européens.

Le silence accompagna ses pas. Ne perdant pas le nord, Samaël glissa quelques mots en français au propriétaire de l'auberge, qui semblait tout aussi perdu que lui.

-N'oubliez pas de payer quand j'aurais franchi vos portes. Je vous remercie d'avance.

L'aubergiste hocha la tête, bien que mécontent. Il ne lui laissait pas le choix, car tout musicien engagé devait avoir salaire, et ses clients n'avaient pas forcément à payer l'animation d'une auberge. Le musicien itinérant posa ses affaires dans un coin. Il retira ensuite sa cape qu'il accrocha sur le dos d'une chaise, puis en attrapa une autre posée sur la scène et s'assit, sa guitare bien installée sur ses genoux, prêt à jouer. Il s'éclaircit la gorge et commença paisiblement à gratter quelques accords sur les cordes de sa guitare de manière hasardeuse en guise d'échauffement, prenant le temps de réfléchir à ce qu'il allait jouer par la suite. Une fois pleinement concentré, Samaël, serein, se laissa porter par les notes d'un morceau calme et reposant. Pour commencer, il voulait donner une ambiance envoûtante en guise d'introduction, avant de passer à ceux qui feront danser son public japonais, ou leur donneront envie de le faire. Du moins, il l'espérait.

Le morceau chanté:
 

Le musicien itinérant chanta avec son cœur, oubliant momentanément la présence de son public. C'état son boulot, mais qu'est-ce qu'il aimait ce dernier. Peu lui importait le manque de dorures et de noblesse, jouer et chanter ailleurs que dans des opéras lui convenait aussi, tant qu'il pouvait le faire. Se laissant porter, il finit par terminer son premier morceau. Il reprit un peu son souffle puis jeta un œil à l'ambassadrice, histoire de jauger sa réaction. Elle avait le choix: soit ça ne lui plaisait pas, et elle le congédiait, soit elle lui demandait un autre morceau, et il enchaînerait directement.

HRP:
 


Dernière édition par Samaël Osborne le Mer 3 Aoû - 12:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Margot la Pie
Ujishige Tada
✦ Libre pour RP ? : demander ne fait pas de mal ^^

✦ Double-compte : Gunhild Thorfriddottir



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ninja/Diplomate
✦ Pouvoir: Contrôle des petits mécanismes non magiques
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Mer 3 Aoû - 6:26
Ujishige aimait bien ce jeune homme, ses manières étaient différentes de celles qu'elle avait rencontré jusqu'à ce jour dans cette partie du monde. Son port droit, son accent étrange, une certaine lueur un peu particulière dans son regard. Difficile de savoir ce que ça voulait dire mais il dégageait une aura particulière, en tout point différente du reste de la populace qu'elle avait fréquenté à ce jour. Il y avait cette chose indescriptible, cette grâce, un peu comme certains riches français, mais en plus poussé. Samaël devait être au fait des manières nobles de ce pays, ou bien de celui dont il venait vu son accent. Un bon point pour sa personne, si il savait manier ses mains aussi bien qu'il se tenait et s’exprimait, ce serait tout simplement parfait. Entre la mine d'information qu'il pourrait représenter et ce qu'elle pourrait faire de lui une fois formé, les possibilités étaient nombreuses. Au pire ferait-il une distraction bienvenue pour le reste du voyage et le temps ou elle serait diplomate ici. Hors de question de le produire devant le Tenno par contre, ce dernier pourrait bien dépérir rien qu'à l'entente d'une mélodie européenne sous son propre toit.

Ujishige observa avec calme et placidité Samael se diriger vers la scène. Le silence était presque devenu pesant, seulement perturbé par d'occasionnels bruits venant des cuisine et quelques bruits de baguette percutant le fond d'une assiette. Ujishige prit son bol de soupe et entama de le déguster avec toute la grâce d'une serveuse de thé japonaise, l'artiste prenait place et elle ne perdait pas une miette de ce qu'il faisait malgré ce délicieux repas. Elle était des plus intrigué, lorsqu'il s'adressa au tavernier en réclamant un dût supplémentaire ce dernier sembla paniquer et Ujishige le laissa faire, elle couvrirait bien sûr tous les frais comme promis, mais il n'y avait aucun mal à laisser patauger un peu ce brave homme. Elle admirait l'audace de Samaël. Sa suite, quand à elle continuait à manger dans le plus grand calme pendant que l'orchestre prenait place à une table et commençait à se nourrir, servis presque immédiatement.

Lorsque les notes s'élevèrent, Ujishige perçut très bien quelques personnes arrêter complétement leur repas, certains semblaient des plus étonnés. Quand à elle, elle appréciait en tout point ce qu'elle entendait. Le jeune Samaël avait fait là un bon choix, avec une mélodie calme et douce qui portait sa voix mélodieuse. Nulle doute qu'elle venait là de trouver un artiste des plus prometteurs. Les artistes de son pays ne semblaient pas en perdre la moindre miette, chuchotant discrètement entre eux ce qui tira un sourire à Ujishige, qui savait ce qui pouvait sortir de cette rencontre musicale. Elle écouta donc en silence, comme le reste de l'assemblée, continuant son repas. Elle prit toutefois soin de faire mander un de ses gardes, les miliciens n'auraient jamais dut laisser entrer quelqu'un et il fallait le leur rappeler. Elle lui confia donc un message écrit rapidement sur un parchemin, inutile de poser un sceau, la tenue et l'air sévère de son fidèle homme de main suffirait.

La mélodie finit par se terminer, un petit silence gêné se posa alors que Ujishige reposait son bol de soupe, suspendus à ses mouvements avec plus ou moins de discrétion, personne n'osait réagir. Un petit sourire s'esquissa alors sur son visage et ses deux mains se percutèrent en un applaudissement discret mais marqué immédiatement imité par le reste de sa suite et enfin par le tavernier. D'un geste, elle invita ensuite l'artiste à continuer son numéro. Elle appréciait beaucoup son style, mais elle voulait d'abord s'assurer qu'il connaissait plus d'un morceau avec ce niveau de maîtrise avant de penser à la suite.


Le morceau en question (avec une voix un peu plus masculine):
 

Là encore, belle mélodie et applaudissements respectueux. Une fois terminés, elle invita le jeune Samaël à la rejoindre. Les artistes en profitèrent pour finir rapidement leur repas et se précipiter de nouveau vers la scène, reprenant en calme leur petit numéro interrompu pour le plus grand plaisir de l'assistance.

Ujishige offrit son plus grand sourire à Samaël et lui présenta les mets posés sur la table pour l'inviter à manger. Rassemblant désormais son français, elle se concentra quelques secondes avant de formuler ses prochains mots qu'elle accompagna d'un mouvement de la main à l'attention du garde hybride encore devant la porte.


-Vous êtes doué, très doué. Jolie voix, bonne maîtrise de votre instrument. Votre talent est gâché dans la rue, vous devriez vous produire devant de plus belles assemblées.

Le garde arriva à sa hauteur et elle lui demanda en japonais de se faire amener une once d'or pour le paiement. Elle se tourna ensuite vers Samaël et repris son petit discours en Français.

-Je vais prendre en charge les frais du tavernier d'une manière très large, une somme qui devrait vous permettre de couvrir beaucoup de frais. en attendant que cette somme nous soit amenée, j'aimerais faire un peu plus ample connaissance. D'ou venez vous? Je n'ai jamais entendu un accent comme le votre.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Petit Chaperon rouge
Samaël Osborne
✦ Libre pour RP ? : A négocier haha ~

✦ Double-compte : Nope


MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Ven 5 Aoû - 12:08
En jaugeant le regard de l'ambassadrice ainsi que celle de la petite assemblée japonaise attablée dans la salle, il sut que ce premier morceau avait été apprécié par ces derniers. Un temps de flottement, puis des applaudissements. Bien entendu, un morceau n'était pas suffisant pour montrer toute l'étendue de son talent. Ce n'était qu'un avant goût, mais malgré ça, un sourire joyeux s'était esquissé au coin de ses lèvres. Il était toujours ravi de recevoir l'appréciation de son public. Concluant qu'il était temps d'enchaîner sur autre chose, le jeune musicien, voyant le geste de l'ambassadrice, se remit à jouer avec plaisir. De sa voix plus virile que jamais, accompagnée de sa guitare et d'un sentiment de légèreté, il entama son nouveau morceau, se laissant encore enivrer par tout ce que représentait la musique pour lui. Lorsqu'il eut terminé, Samaël allait tout naturellement continuer sur une nouvelle mélodie légèrement plus dynamique, quand il perçut l'appel de l'ambassadrice japonaise qui lui proposait de la rejoindre à sa table. Avec regret, car il aurait voulu jouer un morceau ou deux de plus pour son propre plaisir, il posa sa guitare dans un coin et... oublia sa déception quand son estomac se mit à gronder désagréablement à cause de la faim qui le tenaillait depuis un bon petit moment déjà. Le retournement de situation qu'il avait vécu en entrant dans cette auberge lui avait fait momentanément oublier qu'il pourrait dévorer un dîner de roi s'il avait pu s'en offrir un.

Laissant donc de nouveau la place au petit groupe d'artistes qui avaient été précédemment interrompus, le musicien itinérant prit une chaise et s'installa négligemment à la table, en face de la japonaise, comme convenu. Sur cette dernière étaient entreposés différents mets qu'il n'avait pu goûter depuis bien longtemps et d'autres qu'il ne connaissait pas vraiment. Il en salivait d'avance, mais il garda contenance pour ne pas passer pour un sauvage. Il n'allait tout-de-même pas se jeter dessus, si lointain fut le temps qui le séparait de ses derniers vrais repas. D'un regard, il comprit qu'il était autorisé à se servir. Sans faire plus de cérémonie, il attrapa une fourchette à portée de main, piqua dans un morceau de bœuf et n'en fit qu'une bouchée avec élégance. S'il ne s'était pas incrusté au milieu d'un groupe de japonais pas nets, il aurait bien versé trois larmes tellement c'était délicieux comparé à ce qu'il mangeait (ou ne mangeait pas) depuis près d'un an. Quoiqu'il n'aurait pas pu se payer ça. Savourant comme il se devait les plats entreposés sur la table, Samaël suivit son geste de la main des yeux, écoutant attentivement ce que cette demoiselle lui disait... en français, cette fois. Il n'avait pas vraiment compris la raison de ce soudain changement de langage, mais il s'y accommoderait, bien évidemment. Il prit un verre d'eau et en avala une gorgée avant de rire avec bonne humeur.

-Haha, vous allez me faire rougir ! Ma musique n'égale pas celui de votre orchestre ici présent, il semble que vous ayez aussi de très bons artistes par chez vous.

S'il ne le montrait pas, il fallait avouer qu'elle avait touché une corde sensible chez lui. On pourrait préciser de manière plus imagée qu'elle venait de remuer un vieux couteau dans une vieille plaie qui avait balafré son orgueil, il y avait un an de cela. Oui, la rue n'était pas à la hauteur de ce qu'il pouvait donner niveau talent. Il avait déjà fait ses preuves dans de belles assemblées, et était aimé des grands critiques. A présent, les instruments étaient limités, l'intérêt de la population l'était davantage. Oh, les gens appréciaient la musique, ce n'était pas là un problème, mais pas à un aussi haut niveau que la haute société. Bien sûr que son talent était gâché, ça, il n'en doutait pas. Néanmoins, il relativisait en se disant que, si ce dernier l'était, ses voyages et sa nouvelle vie avaient forgé chez lui une nouvelle façon de voir les choses et les gens du petit peuple qu'il trouvait insignifiant comme tout riche qui se respectait. La jeune femme discuta en japonais avec un de ses gardes peu commode. Samaël n'y comprenait pas un traître mot, alors il s'occupa encore et toujours de se sustenter tout en prêtant une oreille attentive à leur langue étrange, si différente de la sienne. Elle porta de nouveau son attention sur lui, et ses espoirs furent confirmés. Jackpot. Il venait de se faire un sacré gagne pain comparé à ce qu'il avait pu percevoir ces derniers mois. Le jeune homme se remercia intérieurement d'être entré dans cette auberge, bien qu'il fut toujours curieux par rapport à ces gens. Visiblement, elle aussi voulait en savoir plus sur lui. Autant faire la conversation, le temps que son paiement arrive. Toujours le sourire aux lèvres, l'homme répondit tranquillement.

-Mon accent est si prononcé que ça ? Je ne suis pas français, en effet. Je suis un voyageur qui vient d'Ecosse. J'entreprends un tour de l'Europe, en jouant un peu par-ci par-là pour gagner quelques pièces pour vivre.

Sur ces mots, le musicien saisit de sa fourchette un autre morceau de bœuf qu'il mangea rapidement mais toujours avec autant de grâce et de retenue, puis fit un geste de la main à l'adresse du tavernier.

-Une pinte de bière, aubergiste !

Autant en profiter, puisqu'il ne payait pas ce soir. L'homme essuyant un verre à l'aide d'un chiffon, hocha la tête avec un regard noir et s'activa sans dire un mot. Il ne passait apparemment pas une très bonne soirée. Bien évidemment, Samaël avait menti sur ce qu'il était et ce qu'il faisait. Il était anglais, et recherché dans toue le pays pour y perdre la tête, littéralement. Ce n'était pas tant parce qu'il craignait d'être reconnu -il y avait peu de chance que des japonais sachent qui il était, de toute manière-, mais plutôt parce qu'il avait pris goût à s'inventer des vies au fil des mois. On pouvait faire gober n'importe quoi à n'importe qui, tant que ça restait un minimum crédible. A la différence que cette femme était probablement tout aussi instruite qu'il l'était lui-même. Dans tous les cas, il doutait fortement qu'elle se mettrait à faire des recherches sur un musicien itinérant qui avait animé une partie de sa soirée et qui repartirait comme il était arrivé. Il y avait peu de chance qu'ils se rencontrent de nouveau une fois sortis de cette auberge. L'aubergiste posa sa bière près de lui et repartit à ses affaires en bougonnant dans sa barbe. Samaël jaugea l'ambassadrice d'un œil curieux, jouant un peu avec sa fourchette.

-Si je puis me permettre, j'aimerais vous poser une question qui pourrait se révéler indiscrète. Je comprendrais si vous ne souhaitez pas répondre.

... Ou si elle lui mentait. Après tout, c'était ce qu'il faisait actuellement. Il but une gorgée de bière et grimaça légèrement. Cette dernière ne valait pas celles qu'il avait goûtées jusqu'à présent dans les pubs de Londres.

-Que faites-vous si loin de chez vous ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Margot la Pie
Ujishige Tada
✦ Libre pour RP ? : demander ne fait pas de mal ^^

✦ Double-compte : Gunhild Thorfriddottir



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ninja/Diplomate
✦ Pouvoir: Contrôle des petits mécanismes non magiques
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Sam 6 Aoû - 10:11
Cet étranger en révélait très peu, il s'en tenait au minimum syndical. Voilà qui amusait beaucoup Ujishige, car si Samael ne mentait pas, il ne disait pas tout ce qu'il savait. Sa distinction et sa grâce le plaçait loin du portrait du voyageur écossais, tout cela semblait trop simple et trop facile pour justifier son niveau. Bien sûr un individu de basse extraction pouvait manier son corps et sa langue comme un noble, mais Samael était bien trop à l'aise quand il faisait ainsi. Bien que typiquement japonaises, les manières de Ujishige pouvaient parfois se révéler un peu gauche, bien qu'elle soit admirablement douée pour tourner cela en une simple maladresse. Un petit sourire amusé se dessina sur son visage, la compagnie de Samael était des plus étonnantes, ce mélange de besoin vital et de distinction le faisait un peu ressembler à un animal noble et fier qui reverrait de la nourriture pour la première fois depuis longtemps.

L'hybride avait presque terminé son repas déjà bien entamé, mais il restait bien assez de nourriture sur sa table et en cuisine pour remplir la panse de Samael jusqu'à satiété. Un peu comme une gamine qui avait trouvé un petit chien devant sa maison, elle se prenait d'une certaine sympathie pour Samael, qui se montra soudain un peu plus curieux. Non que cela la dérange, si l'hospitalité nipponne pouvait l'encourager à se livrer un peu plus, elle pouvait se permettre elle aussi de partager quelques choses sur elle, rien qui ne soit officiel bien entendu. La japonaise prit un bref instant pour formuler mentalement sa réponse.


-J'ai été envoyée par l'Empereur sous les cieux pour entamer des négociations diplomatiques avec la France. Notre territoire s'ouvre sur le monde extérieur et dans ce nouveau monde, nous avons besoin d'alliés. Tout le monde à besoin de gens sur qui compter.

Ce qu'elle omettait de lui dire, c'était que son rôle serait plus européens et servirait à estimer les forces en présence et les plus susceptibles d'être une aide ou un danger pour son pays. Le tout en semant quelques graines de discordes et quelques pions hauts-placés. Et le Tenno avait de nombreuses craintes sur le monde extérieur, il valait donc mieux que quelqu'un de confiance puisse les dissiper pour lui. bien sûr, la ninja ne serait plus là pour protéger son seigneur, mais elle le savait plus solide qu'il n'en avait l'air. Il saurait se débrouiller et éviter les catastrophes sans le regard bienveillant de sa plus fidèle combattante pour le surveiller.

-L’Écosse doit être un pays magnifique, j'ai beaucoup entendu parler de l'alcool qui se boit là bas, du whiskai? du viski? Le nom m'échappe. En tout cas il paraît que c'est un breuvage des plus raffinés. Je vois que vous préférez la bière. Chez moi nous avons une préférence pour le sake, de l'alcool de riz. Il paraît qu'il y as des similitudes avec un alcool russe appelé vodka, mais je trouve le sake bien plus fin et goutu.

Elle faisait bien sur la discussion, tentant de percer la carapace du jeune homme sous couvert d'une discussion banale, un stratégie qui se révélait souvent très efficace. bien peu étaient ceux qui avaient conscience de ce qu'ils livraient durant la plus banales des discussions. Ceci dit, tous le monde n'était pas non plus capable de le déceler. L'espionne aimait bien ce petit jeu, même si l'interlocuteur était un parfait inconnu sans réelle importance.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Petit Chaperon rouge
Samaël Osborne
✦ Libre pour RP ? : A négocier haha ~

✦ Double-compte : Nope


MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Sam 6 Aoû - 17:03
Il se posait des questions, il eut des réponses, bien qu'il se doutait qu'elle ne lui avait dit que la partie émergée de l'iceberg. Il connaissait ce genre de négociations, du moins à une portée bien différente de la sienne puisque lui travaillait autrefois en milieu financier. Bien entendu, le financier avait tendance à se mêler à la politique, mais c'était une toute autre affaire que celle dont lui avait parlé la japonaise. Les banquiers travaillaient pour gagner davantage de liquidités et garder leur place dans le milieu, en écrasant ceux qui tentaient de leur usurper leur place sous le regard des nobles qui les voyaient d'un mauvais œil. Tout ceci en faisant des alliances, négociant des taux ou autres avec d'autres banques influentes, tel que la banque nationale, ou bien de riches nobles, et autres personnalités influentes qui pouvaient peser sur la balance et l'influence. C'était un combat fatiguant mentalement, et le moindre faux pas pouvait avoir de grandes répercussions. Vivre dans le milieu diplomatique n'était pas simple tout les jours. Ils avaient l'argent, mais ils s'y agrippaient et en voulaient toujours plus. A l'instant présent, Samaël savait qu'il y avait bien pire que la vie d'un diplomate qui mangeait à sa faim, car la plupart du temps, ils arrivaient à éviter les faux pas dramatiques pour l'économie d'un pays.

Le musicien sortit de ses réflexions quand l'ambassadrice japonaise se mit à lui poser des questions sur la culture écossaise et d'alcool du pays. Il prit une gorgée de bière tout en réfléchissant à ce qu'il allait dire, précautionneux. Il ne doutait pas de sa bonne foi, mais il préférait malgré tout faire attention aux informations qu'il donnait, dans le soucis du détail, mais surtout pour éviter de donner l'impression qu'il se fichait d'elle. Mettre en colère une ambassadrice d'un pays si lointain qui venait tout juste de s'ouvrir au monde, ce n'était clairement pas la meilleure idée du siècle.

-Du whisky. Ca se prononce Wi-ss-ky. Pour tout vous dire, je n'apprécie pas particulièrement cet alcool. On m'a souvent dit que c'était une honte pour un écossais, mais pour moi, il n'y a rien de mieux que la bière. Ayant fait le tour de beaucoup de pubs, je peux vous assurer que celle-ci est bien fade à côté de celle du Royaume-Uni. Là-bas, notre cuisine n'est pas très réputée, mais au moins on y boit bien.

Il posa sa pinte sur la table et s'essuya élégamment la bouche à l'aide d'un mouchoir de poche relativement propre, qu'il avait nettoyé à l'eau la veille.

-Concernant la vodka et le saké, je n'ai jamais eu l'occasion d'en goûter. J'ai mené une vie plutôt décente, mais pas au point de pouvoir goûter des alcools importés de si loin. J'ai entendu dire que c'était très fort, mais aussi très raffiné.

Une vie plutôt décente, quel euphémisme ! C'était bien mieux que ça. S'il mentait sur la vodka, car il avait en effet pu déguster de grands alcools russes, il ne mentait pas sur le saké. Le Japon n'était entré sur la scène internationale il y avait trois ans, alors leurs alliances commerciales et politiques étaient, pour l'heure, probablement limitées si on comparait à celles du Royaume-Uni. Samaël, reposant enfin sa fourchette et s'affala un peu à l'arrière de sa chaise. Il jeta de rapides coups d’œils aux oreilles animales de la japonaise, ainsi qu'aux autres éléments du même type que portaient les autres japonais dans la salle. Il trouvait ces éléments à la fois curieux, amusants et surprenants. Il avait déjà croisé des hybrides autrefois, mais il ne pouvait s'empêcher de se surprendre à être surpris à chaque fois qu'il en voyait un ou deux devant lui. Il n'avait jamais su s'ils étaient plus humains, ou plus animaux, ou peut-être que cette question n'avait aucun sens. Sûrement, même. Il se resservit un peu d'eau tout en continuant d'un air songeur.

-Des alliés en qui on peut avoir confiance... J'imagine que, plus que d'être alliés, vous voulez nouer des liens diplomatiques utiles à votre pays. Le monde tourne ainsi, après tout... enfin, j'imagine.

C'était le cas, dans les hautes sphères anglaises. Rares étaient les vraies amitiés, nombreuses étaient les alliances intéressées. Quand il était jeune, sa famille lui avait souvent reproché le fait de ne vouloir travailler qu'avec les personnes en qui il avait confiance -presque tout le monde, entre autre, il s'était fait avoir plusieurs fois par le passé-, ou qu'il appréciait, tout simplement. Avec le temps, il avait fini par devenir comme tout le monde et s'était mis à manipuler les gens comme des pantins pour l'intérêt de l'affaire familiale et la sienne. Il trouvait ça malheureux, cette méfiance qui planait dans chaque esprit. Peut-être qu'au fond, il était juste un idéaliste naïf. Se passant une main dans ses cheveux bouclés, Samaël sourit à la japonaise.

-Ce doit être difficile, d'avoir d'aussi grandes responsabilités pesant sur les épaules.

S'il essayait de sourire de la manière la plus authentique possible, il restait une très subtile ombre décelable dans son regard qu'il n'arriva pas à cacher. Il termina sa bière et bailla longuement, fatigué de cette rude journée. Il se demanda s'il allait encore dormir dehors ce soir, puisque visiblement, cette auberge se révélait complète. Détendu, Samaël alimenta de nouveau la conversation, histoire de gagner du temps et d'apprendre de nouvelles choses sur le Japon, ce pays qu'il ne connaissait pas du tout.

-Pourriez-vous me parler de votre pays à vous ? Je suis curieux, je n'ai jamais mis les pieds sur les terres japonaises.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Margot la Pie
Ujishige Tada
✦ Libre pour RP ? : demander ne fait pas de mal ^^

✦ Double-compte : Gunhild Thorfriddottir



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ninja/Diplomate
✦ Pouvoir: Contrôle des petits mécanismes non magiques
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Mar 9 Aoû - 17:48
Ujishige ne perdait pas une miette, buvant littéralement les paroles de Samael. Elle devait lui reconnaître une grande finesse et une incroyable capacité à savoir quoi dire au bon moment. Il maîtrisait à merveille les subtilité de la situation présente, comme si il avait déjà fait cela avant. Cela donnait matière à réfléchir à l'hybride, mais elle doutait que le jeune homme soit un espion, à moins qu'il soit le pire d'entre tous ou le plus courageux. Le pauvre avait dut connaître des jours meilleurs, un ancien noble? Difficile à affirmer avec certitude mais ce jeune homme se révélait passionnant, auréolé de mystère et de complexité, un peu comme un puzzle. Et l'espionne était déterminée à le compléter autant que possible ce soir, après tout elle aurait tout loisir de se reposer demain. Buvant tranquillement son sake, elle s'offrit une petite pause avant de reprendre la discussion. Après avoir posé le petit récipient, elle se saisit d'un autre qui était présent sur la table dans lequel elle versa un peu du breuvage.

-Il n'est jamais trop tard pour combler son retard. Je vous conseille de ne pas forcer la dose, le goût peu surprendre.

Ujishige l'observa un bref moment, repensant aux mots précédents, en effet sa tâche était ardue, mais elle n'était rien face à celle du Tenno qui portait le poids de tout un pays. Un pays remplis de gens qui ne lui voulait pas que du bien, un pays qui devait faire face à des défis immenses depuis son ouverture. Elle trouva malgré tout la force de sourire sans réserve, son pays en valait la peine.

-Vous avez bien raison pour les responsabilités, avant cela j’étais une conseillère dévouée du Tenno, la vie était bien plus simple. Mais cela en vaut le coup, et même si mon pays me manque je m'y dévoue corps et âme. C'est bien dommage que vous n'ayez sans doute jamais l'occasion de vous y rendre pour en profiter pleinement. Nous avons beau être un archipel nous avons une grande variété de paysages. De très belles montagnes, des forêts mystérieuses, des plages magnifiques. C'est compliqué de parler du japon sans s'en extasier. Cela est fort préférable à ce certains européens font de leur territoire, toutes ces usines, c'est du gâchis.

Elle y allait sans doute un peu fort, mais il ne fallait jamais hésiter à faire un peu de rentre dedans pour faire réagir son vis-à-vis, et le patriotisme était souvent un point sensible. Cela pouvait être risqué mais elle doutait que Samael se montre violent. Du coin de l'oeil, elle guettait toujours le retour de son homme de main, elle en profita aussi pour regarder le tavernier qui semblait se ratatiner sur place. Visiblement il ne semblait pas ravi par la présence de l'écossais qui ne payait rien. Elle ne manquerait pas de rajouter un petit supplément pour lui rabattre le caquet.

-Le plus différent c'est les gens. Nous sommes un peuple discipliné et fier, je trouve cette partie du monde bien plus chaotique, les trahisons et les conflits politiques me font un peu peur.

Elle aurait volontiers rit d'amertume après cette dernière phrase, elle était bien placée pour savoir que les japonais n'avaient souvent rien à envier aux européens en matière de traîtrise. Et elle était là pour causer des conflits politiques et des luttes de pouvoir au besoin, son sourire s'élargit un peu plus. Il était temps de passer un peu plu sérieusement à l'attaque en évoquant son passé à demi-mot, faire un peu paniquer le jeune homme, lui faire perdre ses moyens.

-Mais je suppose que je ne vous apprend rien. La vie n'a pas dut être tendre avec vous et je peine à imaginer les traîtrises que vous avez dut subir.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Le Petit Chaperon rouge
Samaël Osborne
✦ Libre pour RP ? : A négocier haha ~

✦ Double-compte : Nope


MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Mer 17 Aoû - 11:15
Portant une petite coupelle de sake à ses lèvres, Samaël dégustait l'élixir japonais tout en buvant les paroles de l'ambassadrice. Bien que son avis très prononcé et critique sur ce que faisaient les européens de leur ère industrielle l'étonna car il n'avait pas vu les choses sous cet angle-là, le jeune musicien ne montra aucun signe de mécontentement. En fait, il était plus curieux qu'autre chose, quoiqu'il ne comprenait pas vraiment où elle voulait en venir. Il aimait découvrir de nouvelles choses, de nouvelles manières d'appréhender les choses. Son père lui disait que cet aspect de sa personnalité le mènerait loin dans la vie. Il faisait souvent preuve d'ouverture d'esprit concernant son environnement. Le sake se révéla être d'un goût remarquable et d'une fraîcheur accrue. Ce n'était certainement pas un crû de pacotille. Merveilleux. Cette saveur d'alcool délicat aurait plu à la haute. Dommage pour ces idiots. Il se resservit un verre et en but une autre gorgée tout en s'extasiant, joyeux.

-Cet alcool est délicieux, je n'ai jamais rien goûté d'aussi doux et délicat.

Mensonges. Il connaissait de grands vins blancs ou rouges, whisky, en somme, les plus grands crûs que pouvaient lui proposer les producteurs locaux ou étrangers. La demoiselle Tada continua sur le même sujet, parlant cette fois de la mentalité du peuple japonais. Disciplinés et fiers ? Samaël jeta un coup d’œil discret aux autres japonais. En effet, ils se tenaient toujours droits, leurs mouvements étaient souvent calculés au centimètre près, et ils n'avaient en rien l'air d'êtres vulgaires. Il se doutait toutefois que ces gens ne faisaient peut-être pas tous partis du peuple au grand sens du terme. Son regard brun se reporta sur l'ambassadrice, pensif. Adossé à sa chaise, Samaël eut un sourire dénué de joie.

-Vous savez, si nous sommes un peuple chaotique qui apprécie particulièrement ces terribles machines que vous n'avez pas l'air de porter dans votre cœur, nous possédons aussi un orgueil parfois démesuré. Je ne vous conseille pas de l'entailler. Sinon, c'est à vos risques et périls.

Il savait de quoi il en retournait. Il ne la menaçait pas, mais lui confirmait la réalité des faits.

-Sans vouloir vous heurter, je pense que le peuple japonais, si fier et discipliné qu'il puisse être, doit également posséder ne serait-ce qu'un peu de noirceur d'âme.

Le musicien itinérant espérait que non.

-Mais je suppose que je ne vous apprend rien. La vie n'a pas dut être tendre avec vous et je peine à imaginer les traîtrises que vous avez dut subir.

En entendant ces mots, le masque souriant de Samaël manqua de se briser en mille morceaux. A la place, il pâlit très légèrement et se resservit de l'eau, cette fois, les doigts légèrement tremblants. Avait-elle deviné quelque chose ? Non, impossible. Toutefois, si un homme du peuple avait pu être l'objet de complots et trahisons, cela était bien plus caractéristique de la haute société. Il avait toutefois la réaction et les émotions d'un homme qui avait quelque chose à se reprocher. Le musicien termina son verre puis le reposa avec bien trop de force pour que ce geste passe pour naturel. Il éclata de rire en se passant une main dans ses cheveux bouclés, puis répondit sur un ton amusé.

-En effet, je n'ai pas eu une vie facile ! Il y a beaucoup de gens possédant un don particulier pour se jouer des autres.

Du coin de l’œil, le musicien errant remarqua la présence de l'homme de main de la demoiselle qui venait de passer le pas de la porte. Dans sa main, il tenait une coquette bourse en cuir d'une taille assez conséquente. Sur ces mots, il se leva, attrapa sa cape rouge posée sur le dossier de sa chaise et s'inclina avec politesse.

-Sur ce, j'ai passé un très bon moment à vos côtés. Si ça ne vous dérange pas, je souhaite prendre congé, à moins que vous ne vouliez encore profiter de mes services.

Il jetait de fréquents regards en direction de la porte. Il lui avait proposé de jouer de nouveau par pure politesse puisqu'elle était celle qui l'engageait pour ce soir, toutefois, il était temps pour lui de s'en aller. Il était prêt à jouer deux ou trois morceaux avant de s'éclipser, pour lui faire plaisir. Le jeune homme, ayant saisi les subtilités des mots de la dame Tada, préférait fuir plutôt que de continuer cette conversation qui se révélait être une pente glissante pour lui. Il n'en aimait pas la tournure, ça le fatiguait d'avance. C'était le même genre de discussions qu'il aurait pu avoir avec une personne du monde mondain qui ne lui voulait pas que du bien: sous couvert de mots anodins, cette personne tentait d'en savoir bien plus sur lui. Oh, il l'avait déjà deviné depuis longtemps, mais elle était, à son sens, allée trop loin, et ça commençait à l'agacer. Peu lui importait la raison pour laquelle elle tentait de glaner encore plus d'informations sur lui. Moins elle en savait, mieux c'était.

HRP:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Margot la Pie
Ujishige Tada
✦ Libre pour RP ? : demander ne fait pas de mal ^^

✦ Double-compte : Gunhild Thorfriddottir



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Ninja/Diplomate
✦ Pouvoir: Contrôle des petits mécanismes non magiques
✦ Bric à brac:
MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Ven 7 Oct - 15:19
Pile à l'heure, les évènements s'emballait, son compagnon de soirée semblait déstabilisé, visiblement elle avait touché un point sensible. Très rapidement plusieurs scénarios se firent dans sa tête. Son phrasé, sa posture, son talent, sa présence dans ce village miteux. Elle esquissa un sourire en le voyant rassembler ses affaires et se préparer à décoller, demandant la permission. Son regard se serait sans doute fait prédateur si l'espionne n'avait pas eut un aussi bon contrôle de soi. Elle le tenait et il cherchait à fuir, instinct primaire mais compréhensible, après tout, elle avait aussi connu des jours comme les siens.

-Partir? C'est dommage vous étiez un invité délicieux, je m'excuse de vous avoir bousculé. Pour tout vous dire, je pensait même vous garder un peu plus longtemps à mes côtés. Votre musique est si exotique et vos talents si rares. Et pour dire vrai, vous pourriez être bien plus utiles que cela.

Elle lui laissa le temps de digérer un peu ces mots, il comprendrait assez vite ou elle voulait en venir mais elle préférait être claire.

-Malgré l'efficacité de nos services de renseignement, il est toujours utile de recruter des locaux pour nous aider. Vous parlez la langue, êtes intégrés au milieu et vous savez vous fondre dans la masse bien mieux que des étrangers comme nous. Vous pouvez agir en pleine lumière sans courir le moindre risque. J'ai put me faire une idée suffisamment précise de vous durant cette discussion, et je sait une chose, la musique n'est pas votre seul talent. Vous êtes malin, débrouillard, discret, capable de vous adapter facilement et vous maîtriser la langage de la haute société. Des talents comme les vôtres sont précieux, et la musique n'est qu'un petit aperçu de qui vous êtes.

Et elle le pensait vraiment, ce jeune homme était un diamant brut, prêt à être taillé et forgé pour devenir un magnifique joyaux étincelant.

-Voilà ce que je peux vous proposer, travaillez pour moi, je résiderait à Paris, dans de luxueux appartements pour moi et ma suite, vous serez votre mécène et vous permettrait de vous produire dans de prestigieuses salles et compagnie des gens les plus hauts placés et les plus influents. Tout ce que vous aurez à faire, c'est de prêter une oreille attentive. En parallèle, outre le gîte, le couvert, les cadeaux et de l'argent pour usage personnel, vous bénéficierez de ma protection diplomatique et d'une formation à certains arts clandestins qui pourront vous êtres utiles à l'avenir.

Elle poussa vers lui un verre de sake rempli durant son petit speech. Elle se saisit de celui qu'elle avait prévu pour sa consommation et le tint devant elle, ayant parfaitement intégré l'art du "trinquage" pratiqué par les occidentaux.

PS:
 


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé

MessageSujet: Re: La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]   Aujourd'hui à 7:22
Revenir en haut Aller en bas
 

La musique adoucit les moeurs [Avril 06] [PV Samael Osborne]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: France-
saigoseizon Cabaret du Lost Paradise bouton partenariat