Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Mer 3 Aoû - 21:20
Il était une fois...

Derrière l'écran

Pseudo - So-chan
Avatar - Orendi de Battleborn

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Rapide portrait


Personnage de conte - La fille des brigands, La Reine des neiges
Nationalité / Origine - Russe
Profession - Mercenaire, membre des Renégats
Groupe - Criminels
Pouvoir - Aucun

particularités

Sorcellerie. Nommée par Orendi « la magie du chaos », en réalité ce n'est qu'une magie élémentaire basée sur le feu. Orendi les fait apparaître en traçant des pentagrammes complexes qu'elle trace à l'aide d'une craie enchantée, qui n'est autre que son artefact. Les flammes produites sont de couleur noire-mauve.

À sa naissance, Orendi était une humaine russe tout ce qu'il y avait de plus commun. Sa mutation physique a eu lieu bien des années après, lorsqu'elle s'exposa à un lieu de haute densité magique. On la retrouva dans les vapes, son cerveau ayant décidé de couper net le courant face à la vague de magie qui l'avait ensevelie. Depuis ce jour deux bras supplémentaires ont poussés sur son corps – mutation qui la gêna les premiers jours avant de démontrer que, deux bras en plus, c'est d'un pratique ! Des yeux se sont également logés dans le creux de ses quatre mains, mais ne lui procurent pas de vue supplémentaire. Par contre ils peuvent servir à perturber l'adversaire, ce qui est follement amusant. Orendi ne voit d'ailleurs plus de son œil gauche, devenu insensible.

caractère

Compassion est un mot qui n'a jamais fait parti du vocabulaire d'Orendi, ni même de celui de Feodora. La mort, la douleur, la souffrance – tout cela elle n'a jamais eu le moindre mal à l'infliger. Surtout si sa vie était en jeu. Si elle n'était pas partie de chez elle, Orendi aurait tué sa propre mère, ou serait morte sous ses coups. C'était ainsi, c'était l'ordre des choses, l'ordre la jungle. Manger ou être mangé. Sa mère dira, à qui veut l'entendre, que tout vient du sang de son père. Un brigand sans foi, ni loi, aussi noir que le Diable, puant l'alcool, aux mains assez larges pour vous briser la nuque. Tout vient de là, vous dira la mère en sirotant son énième verre de la journée. Orendi a le sang empli de vices.

Ce qu'elle ne possède pas, ce qu'elle souhaite, Orendi fera tout pour le posséder. Un joli collier au cou d'une belle noble ? Elle s'en saisira, quitte à étrangler sa propriétaire pour faire taire ses cris de goret. Un foyer aimant où la cheminée semble répandre une si douce chaleur ? Elle s'infiltrera en catimini, piochera les victuailles dans le cellier avant, par mégarde (ô qui sait), répandre quelques braises sur le tapis avant de partir, vite vite alors que la fumée se répand. Brigande, elle l'a été. Brigande, elle restait. Se servant dans le monde comme s'il n'était qu'un grand magasin voué à la servir.

Quelques-uns vous diront que si elle agit ainsi, ce n'est rien d'autre que pour combler un vide. Pour se sentir vivante, pleinement entière. Ils n'auront peut-être pas tour. Orendi, elle, ne saura jamais l'expliquer. La Chute ne l'a guère aidé à se calmer. Bien au contraire. Après avoir frôlé la mort de si près, les barrières se sont brisées. Il lui faut folâtrer avec le danger, jouer des coudes avec la Faucheuse, tirer la langue à la Justice. Il lui faut son adrénaline, voltiger dans les airs, exercer sa magie et faire danser, danser le monde dans une gigue endiablée.


passage sur la piste

« Gerda si tu morves encore une fois, je te plante mon couteau dans le bide. »

Gerda se figea. Elle connaissait assez bien Feodora pour savoir que la menace n'était pas lancée en l'air. Tournant la tête, Gerda vit la lame du grand couteau luire sous ses yeux. Feodora ne pouvait s'empêcher de l'avoir toujours à portée de main. Lorsque Gerda s'était étonnée que son amie dorme avec, Feodora avait levé les yeux au ciel comme si elle faisait face à une question particulièrement stupide. « On sait jamais ce qui peut arriver Gerda. De jour comme de nuit. Une femme doit avoir de quoi se défendre. » « Mais... nous n'avons que dix ans. » avait objecté Gerda en s'humectant les lèvres. Ses cheveux bruns tombant comme des rideaux autour de son visage, Feodora lui avait répondu d'un ton sombre. « C'est pas l'âge qui arrêtera certains, tu peux me croire. » Le sujet avait été clos et, désormais, Gerda devait composer avec cet « invité » lorsqu'elle passait ses nuits dans la demeure des Tchekhov.

Néanmoins, ce soir-là, Gerda ne put ravaler ses sanglots. Un gémissement lui échappa. Un frisson dévala le long de sa colonne vertébrale lorsqu'elle sentit le corps de Feodora se tourner vers elle. Un bras la saisit par l'épaule. La lame lui chatouilla le bras – frisson de l'animal apeuré sentant le coutelas du boucher sur sa peau.

« Raconte donc. »

Il n'en fallut pas plus pour que Gerda lâcha tout ce qu'elle avait sur le cœur. Elle se rongeait les sangs depuis près d'une semaine. Depuis la visite de la tsarine dans leur petit village, l'apparition de son splendide carrosse tout encroûté de neige et de givre. Les demoiselles avaient sortis leur robe du dimanche pour accueillir la grande dame, espérant avoir ne serait-ce qu'un infime regard de la part de la reine des neiges. Les garçons, de tout âge, avaient pavané comme des coqs. Les plus jeunes s'amusant à accrocher leur luge au carrosse afin que la tsarine les emmena dans son palais.

Et elle en avait emmené un. Un adolescent de dix-sept hivers que la tsarine avait désigné parmi toute la cohorte de jeunes célibataires du village.

Feodora eut un soupir désapprobateur.

« Faut que tu fasses une croix dessus. Les garçons qu'emporte la tsarine, on ne les revoit jamais. »

Gerda secoua la tête. Son bras s'entailla à la lame du coutelas mais elle n'y prêta pas attention.

« Mais je l'aime. »
« Oui, c'est un problème... » soupira Feodora mais d'un ton si neutre, si dénué de compassion, qu'on comprenait fort bien que, à ses yeux, ce n'était qu'un détail.
« Je devais demander à mes parents l'autorisation de me fiancer avec lui cette année. » Gerda renifla de manière fort peu élégante ce qui manqua d'arracher un rire à Feodora. « Je ne veux pas qu'il meurt, je... »
« Alors va tuer la tsarine. »

Gerda se rassit violemment dans le lit, faisant bruisser les draps. Feodora ne bougea pas, observant la jeune femme en contre-plongée. Ses cheveux clairs coulant le long de son dos, sa poitrine tendant la chemise de nuit. Gerda était un beau brin de fille, bien éduquée, allant à l'église tous les dimanche, la parfaite brue, travailleuse et aimante. Tout le contraire de Feodora avec ses cheveux broussailleux, ses sourcils qui semblaient se rejoindre, sa mâchoire masculine, ses épaules trop formées. Gerda était un chat de compagnie, Feodora un chat de gouttière. Le jour et la nuit.

« Feodora ! » se récria Gerda avec un ton outré. « C'est la tsarine. Je ne peux pas... »

Feodora ramena sa main vers elle, celle qui tenait le couteau. Saisissant une des mains de Gerda elle l'obligea à déployer les doigts, déposant le manche du couteau dans la paume de sa main, refermant les doigts de Gerda dessus. La joue de Feodora frôla celle de Gerda alors qu'elle se tendait vers elle.

« Tu es une Russe, Gerda. Née sur une terre glacée. Tu as un peu de cette glace dans ton cœur, comme nous tous. Une Russe ne se met pas à chouiner comme une morveuse anglaise. Elle se saisit de ses armes et elle va posséder l'homme qu'elle souhaite. Prends ce couteau et va le plonger dans le cœur de la tsarine. Pour pouvoir, à nouveau, te saisir de Kay Sokolov. »

Feodora vit les doigts de Gerda trembler. Elle sentit son hésitation la pousser à lâcher le couteau, à fuir. Mais, finalement, la jeune femme ramena le couteau vers elle, le serrant contre sa poitrine. Feodora sourit, dévoilant ses dents.

« Sois forte, Gerda. »


Citation :
Feodora

Voyager jusqu'à Saint-Petersbourg fut long, très long. Grand-Mère doit se demander où je suis passée. J'espère que tu l'as rassuré et que tu t'occupes bien d'elle, comme tu me l'as promis.

La capitale est vaste. Notre village est si petit à côté. J'ai réussi à me faire engager comme domestique dans le palais de la tsarine. Mais je n'ai pas pu l'approcher. Je n'ai pas osé. Et quand j'étais enfin décidé, que je m'étais préparé, j'ai appris que Kay avait quitté le palais. Si tu savais comme j'ai été surprise. Surprise et mortifiée. J'avais veillé à ce qu'il ne me voit pas – ce qui n'était pas difficile, la tsarine le gardait enfermé dans ses quartiers auxquels je n'avais pas accès. J'ai l'impression d'avoir mené tout ce voyage pour rien. À quoi rimerait de tuer la tsarine maintenant que Kay est libre ? Je dois le retrouver, suivre ses traces. Il va probablement revenir au village.

J'ai si hâte de le revoir, si tu savais.

Prie pour moi Feodora. Prie pour que je réussisse.

Gerda Strogov

« T'es vraiment niaiseuse, ma pauvre fille. »


Quand Gerda poussa la porte des Tchekhov, seule la vieille mère de Feodora l'accueillit.

« L'est partie. » grinça la femme entre deux gorgées à même la bouteille. Gerda avait toujours vu la mère de Feodora avec une flasque d'alcool à portée de main. Ça et ses mains comme des battoirs qui filaient des roustes mémorables à sa fille qui le lui rendait bien par des morsures. « L'est partie faire sa brigande. Comme son père. »

Et comme son père elle avait disparu, sans un mot.


Trouver un groupe de brigands ne fut pas difficile. Intégrer le dit-groupe et se faire respecter fut plus complexe. Feodora put éprouver combien il était nécessaire de dormir avec une arme sous son oreiller. Et elle se félicitait d'avoir mené une telle pratique depuis son enfance. Les brigands savaient lui rappeler qu'elle était une femme – aussi bien par des remarques piquantes que par une tentative d'approche près de sa couche. Une lame venait les accueillir, prête à trancher la gorge offerte.

Les attaques s’enchaînèrent. Vols dans des demeures cossues, assassinats, attaques de carrosses...
Feodora s'amusait autant qu'une jeune pensionnaire se rendant à sa première soirée mondaine. C'était celle-ci la vie qui lui fallait. Vivre au jour le jour sur le bord des routes, en marge de la société. Une vie à part. Une vie sans fioritures, se moquant du lendemain.

Jusqu'à ce jour. Le jour de la Chute.

Feodora avait eu la mauvaise idée de se pencher au-dessus du puits, s'amusant à hurler des phrases sans queue ni tête pour en apprécier l'écho. D'après les dires des badauds une fée était coincée au fond du puits, vouée à réaliser plus de mille vœux afin d'être libérée. Feodora s'en moquait, passant outre le respect pour cracher dans le puits.

Feodora ne sut jamais comment elle tomba. Un des bandits l'avait-il poussé, sciemment, afin de se débarrasser de cette femme gênante ? Son corps avait-il basculé alors qu'elle se penchait plus avant ? Elle ne le saurait jamais.

Sa chute fut brève. L'eau se referma sur elle sans un bruit alors que des mains la saisissaient à la gorge. La voix de la fée du puits résonna dans son esprit.

Fais un vœu.

Je veux vivre. Je veux le pouvoir. Je veux la puissance. Je veux dormir sans craindre qu'un homme ne veuille m'imposer sa présence dans ma couche. J'exige le respect. Je veux... J'exige... TOUT !

Je ne peux réaliser qu'un vœu.

Tu es fée. Tu es puissante. Fais ce que je te demande.

Tu es bien présomptueuse. Je pourrais te laisser te noyer.

Et laisser échapper un vœu ? Tu souhaites trop être libre pour ruiner ne serait-ce qu'un vœu.

Soit.



Le corps de Feodora fut remontée du puits par des mains invisibles, déposée auprès de la margelle. Les badauds finirent par l'amener dans une demeure, non sans avoir attendu quelques instants, de crainte que la fée du puits ne lança un sort sur eux. Les brigands avaient déjà quitté les lieux depuis longtemps. Feodora était seule. Abandonnée de tous hormis d'une grand-mère sorcière la guérissant du mieux qu'elle pouvait.

Les jours s'écoulèrent tandis que Feodora demeurait dans sa couche, encore trop affaiblie pour se lever. Trop affaiblie pour se mouvoir véritablement. Un matin elle voulut lever ses bras, remarqua que quatre bras bougèrent en lieu et place de deux.

« Au moins j'ai un troisième bras pour me gratter le cul. » philosopha la russe avec un sourire tordu.

Au bout d'un mois, Feodora put se mettre debout et sut marcher jusqu'à la porte de la demeure. Au bout de deux mois, elle pouvait faire le tour du village. Au bout du troisième mois, de curieux visiteurs déboulèrent au sein du hameau russe.


« La liberté totale, pas de chef, un logis, trois repas par jour... La magie m'a peut-être détraqué le corps mais pas siphonné entièrement le cerveau. Je suis des vôtres ! »
« Bienvenue chez les Renégats. »


« Orendi avait un autre nom avant mais elle l'a oublié. Balayé. Il était plus important. Maintenant Orendi est juste elle. »

Le tic de langage de la dernière recrue avait eu des répercussions sur Orendi. Le parler si atypique de Chester lui avait tant plus qu'elle avait décidé de l'adopter. La magie qui pulsait dans son corps, depuis la Chute, avait continué son chemin. Malmenant son esprit, exacerbant nombre de ses défauts. Sa mémoire demeurait intacte n'oubliant pas quelques noms. Gerda Strogov et Kay Sokolov.

La queue de l'hybride-chat fouetta l'air. Sur le pont du navire, le vent leur caressait la peau.

« Chester a toujours été Chester. Enfin Chester a été chat avant... »
« Tu regrettes ? »

Les oreilles de l'hybride bougèrent.

« Chester ne sait pas. Chester aime sa nouvelle vie. Dinah lui manque parfois. »
« Orendi a aussi une fille qui lui manque parfois. »

Les bras de Orendi enserrèrent Chester, les mains palpant les épaules de l'hybride, ses flancs.

« C'est pour ça que Orendi et Chester s'entendent si bien. »


« Hey hey hey Kay ! Tu sais qui c'est ? Noooon, tu sais pas. Tu te souviens pas de moi, hein ? Gerda a beaucoup pleuré à cause de toi. Je vais finir le boulot qu'elle a pas commencé. Je vais ré-écrire tes boyauuuux. »
(c) fiche crée par rits-u sur epicode


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Louie
Le chef des voleurs
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✦ Libre pour RP ? : Bientôt

✦ Double-compte : Jan - Ofelia - Tsurugul - Morelia - Louie

Mer 3 Aoû - 21:52
oh mon - *louie est tout ému*

hâte de faire mes armes à tes côtés ma petite chérie. papa t'aime déjà




pour moi faire éclore
la grande fleur rouge
ce serait merveilleux


Spoiler:
 
On dit de Louie qu'il a un bon fond (de bouteille)
©Gunhild
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Invité
Invité
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Invité
Mer 3 Aoû - 22:47
La petite de Louie? XD
( Et une amie à Chester ! )

Bienvenue !
Invité
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Nikolas Klaus
Le Père Noël
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✦ Libre pour RP ? : Yep

✦ Double-compte : Chester//Friedrich F. Edelstein//Alexender//Kay//Hanako//Hideo

Ven 5 Aoû - 13:39
Coucou.

Alors, bienvenue belle Renégat. Comme déjà dit j'adore ton interprétation, je te valide. ~

Validé avec les honneurs !
Maintenant que les portes de l'univers du forum te sont ouverts, voici quelques clefs pour t'aider à ne pas te perdre.

✘ Pour trouver un compagnon de RP. Tu peux aussi accomplir une mission ou une quête !
✘ Le mémoire qui te permet de rédiger un suivi du parcours de ton personnage.
✘ Les réseaux sociaux pour mener des relations épistolaires, par exemple.
✘ Une envie de créer un personnage ? Propose un prédéfini ou un scénario.

Passe un bon séjour parmi nous.


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