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 Novembre 5. Jeter un froid

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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Novembre 5. Jeter un froid   Mar 9 Aoû - 21:14
Tenue de Ronce:
 

Jamais la souveraine de France n'avait connu hiver si rude. Au sein de son navire volant, elle pouvait sentir le vent s'infiltrer au sein de l'habitacle, lui engourdissant les sens, lui glaçant le sang. Les flocons de neige explosaient en étoiles sur les vitres. La souveraine espérait que le pilote voyait clairement, et ne serait pas gêné par une soudaine tempête. Ronce voulait éviter tout incident et terminer sa vie, prisonnière d'une carcasse métallique, au sein de la toundra russe ne l'enchantait guère.

Un domestique vint auprès de lui, lui annonçant que la descente s'opérait et qu'ils étaient arrivés à Saint-Petersbourg, aux abords du Palais de Glace. Ronce hocha la tête, tirant sur ses gants dans un geste de nervosité. Les relations entre le royaume de France et l'empire de Russie n'avaient jamais su être au beau fixe sous le règne de Ronce de France. Au risque de se fourvoyer, Ronce s'était permise de juger la tsarine sur le seul critère des rumeurs courant à son encontre. Elle ne comprenait pas qu'une femme puisse s'entourer d'autant de mignons, ne cherche pas même à taire ces rumeurs sur le compte de ces multiples amants. Crédule sur ce sujet, Ronce croyait que la tsarine était de ces croqueuses d'homme.

Ce qui avait expliqué les tensions lors du mariage austro-hongrois, des piques lancées, sous-jacentes dans la conversation. Une joute digne du Jeu mené à Versailles – le Jeu des dupes et des apparences. Ronce se souvenait encore de l'expression du lieutenant Sokolov lorsqu'elle lui avait avoué avoir manqué d'asperger la tsarine de champagne. Une expression surprise, comme s'il découvrait là une nouvelle facette de la souveraine. Découvrant que les ronces portaient toujours leurs épines, bien cachées sous les jupons.

Le froid happa la souveraine lorsqu'elle descendit du navire volant. Elle demeura pourtant droite, les épaules rejetées en arrière, tandis qu'elle avançait au sein de l'allée entrant de plein pied au sein du palais. Qui portait fort bien son nom. Il semblait taillé dans la glace la plus pure – à se demander comment il faisait pour ne pas fondre. Probablement un tour de magie.

Un domestique annonça l'arrivée de la souveraine qui, sans un mot, patienta. Derrière elle, deux gardes français l'escortaient – la sécurité n'était jamais à négliger lors d'une visite, même diplomatique. Lorsque la tsarine fit son apparition, Ronce s'inclina veillant à courber assez l'échine. On ne s'inclinait pas devant un tsarine comme on le faisait devant une reine.

« Votre Majesté impériale. Vous me voyez fort flattée d'être invitée en ce jour en votre empire. Mais aussi intriguée. Je suis certaine que vous répondrez à mes interrogations muettes. »

Le sourire de Ronce oscillait tandis que revenait le souvenir du mariage et de la coupe de champagne. Ses doigts s'entrelacèrent dans un froissement de tissus.

« Je ne savais quel présent vous apporter mais j'ai cru comprendre que le ballet vous tenait à cœur. À l'époque de feu le roi Jour, éminent souverain et père, un compositeur faisait les beaux jours de cet art chez nous. Je suppose que vous avez déjà entendu parler de Monsieur Jean-Baptiste Lully ? Je vous offre l'originale de sa composition sur le ballet Les Amants magnifiques. Je suis certaine que le sujet vous touchera. »

Sujet d'intrigue sentimentale mentionnant une relation entre un soldat et une princesse, le premier obtenant la main de la seconde par la gloire et la fortune. Une intrigue comme on pouvait en trouver tant aussi bien dans les compositions musicales que dans les romans. Le domestique, qui suivait la reine, tendit la composition sus-nommée, posée sur ses mains jointes, avec une légère révérence.


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Svetlana Ivanova
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MessageSujet: Re: Novembre 5. Jeter un froid   Jeu 1 Déc - 18:36
Voilà bien une rencontre qui tombait -mal- à point… La délégation française venait d’atterrir et l’écho de leur arrivée au Palais courrait déjà dans les couloirs comme la rumeur des murmures des fantômes y demeurant. Les fantômes parmi lesquels elle espérait un jour revoir…

La Tsarine fut conduite bien avant les autres à la salle du trône dans laquelle la délégation serait invitée à prendre place. Une démonstration muette du pouvoir de la Russie, sans doute, position stratégique pour étaler l’étendue de son impression pouvoir -ou du moins de sa présence- et des richesses qui pouvaient se cacher dans chaque recoin.

Une visite s’était imposé dans les quartiers retirés de son Père le Tsar afin de l’informer de l’arrivée imminente d’un autre dirigeant important mais comme elle s’y attendait, le vieil homme n’était pas en état de se montrer afin d’accueillir comme il se devait la Reine.

Svetlana fit son entrée quelques instants plus tard, seul un héraut annonçant son arrivée alors que Razoom se mouvait derrière elle comme une ombre malgré la carrure imposante du personnage et ses habits traditionnels. Les grandes portes furent refermées dans un grincement sourd et seulement après que Ronce se fut relevé d’une révérence appréciable, la souveraine inclina à son tour…la tête. Longuement, toutefois, aussi ne pouvait-on pas dire qu’elle ne reconnaissait pas la Reine pour ce qu’elle était.


« En mon nom et celui du Tsar Kazimir, soyez la bienvenue, Reine Ronce, dans l’Empire Russe. »

Formule froide, apprise par cœur comme l’automate qu’elle pouvait très facilement devenir en voulant mettre autant de distance que possible entre une autre personne et elle-même, Svetlana ne prit qu’un instant à réfléchir aux « questions muettes » de la Reine avant d’y formuler une réponse.

« Il est vrai que les raisons n’ont pas manqué de…repousser cette rencontre, pour ne pas dire annuler mais il suffit d’entendre ces mots de méprises nous concernant ne trouvez-vous pas ? Après tout, il n’y a aucune raison officielle de ne pas nous entendre qu’en pensez-vous ? »

Le mot officiel n’avait pas été choisi au hasard car si aucune guerre ouverte n’avait été déclarée entre les deux pays, la Tsarine tenait très certainement la Reine en responsable de la disparition d’un de ses loyaux et fort apprécié sujet : le Lieutenant Sokolov. Mais le moment n’était pas encore venu de l’évoquer et plutôt de s’intéresser à ce présent qui lui avait été offert -elle devait bien l’admettre- qui n’était que pour lui plaire en raison de sa nature, le ballet, et de l’histoire comme le supposait si judicieusement la Reine. Svetlana en pinça même les lèvres de retenir une remarque acerbe sur ce sujet précis qui correspondait on ne peut mieux à sa situation -celle qu’elle aurait espérée ?- du moins de son point de vue.

Le rouleau passa des mains du domestique à celles de Razoom en premier lieu, puis, fut délicatement déposé dans celle de la Tsarine.


« Je ne peux que vous remercier de ce cadeau, Majesté, et regrette de n’avoir à vous offrir en retour que l’hospitalité de mon Palais et mes couverts pour vous et votre délégation. »

Aussi suffisant cela serait-il, la souveraine en vint un bref instant à songer qu’elle aurait dû prévoir quelque chose pour son homologue, que les usages l’exigeaient même presque mais qu’avec les derniers retournements au sein de sa Cour, l’arrivée de Mads et l’affreuse annonce de la mo… Un accroc dans sa respiration la ramena au moment présent et au prix d’un grand effort, elle força un ondulation de ses lèvres : ce qui aurait dû -pu?- être un sourire de remerciement et d’excuse.

« Je vous en prie, il a des sièges pour tous. »

D’un mouvement vague du bras, elle désigna derrière elle des fauteuils recouverts de fourrure au nombre correspondant des deux dirigeantes et des représentants français. À son habitude, Razoom resterait en retrait debout derrière sa Tsarine.

« J’ai cru comprendre que vous avez déjà eu un avant-goût de cette visite par la présence du Lieutenant Sokolov…à vos côtés. Un silence suivit cet abrupt préambule comme si la brise de la pièce suspendait elle-même son souffle pour laisser la suite mieux résonner…son accusation. Je suis assurée que l’enquête pour laquelle il s’y trouve avance au mieux de ses capacités mais…j’apprécierais assez que vous le libériez. »

Ronce Reine de France geôlière d’un lieutenant russe, et puis quoi encore ! Si elle avait été en pleine possession de ses moyens, sans doute Svetlana se serait elle-même rendu compte de l’absurdité de ses propres mais seule la fin de cette discussion, la véritable raison de cette mention ne comptait plus pour elle. Après un énième mais bref silence, elle reprit, le regard presque fuyant et la voix serrée.

« Il recevra comme tous le communiqué officiel mais sans doute si l’information provient de vous acceptera-t-il…plus facilement d’y accéder. Dites-lui bien que sa Tsarine…demande son retour… »

Demande, oui, pas exige ou ordonne mais sans doute ce lapsus passa inaperçue chez Svetlana au moment ou un infime tressau de ses lèvres fut visible avant qu’elle ne poursuive avec tout le calme dont elle pouvait encore faire preuve.

« …afin que sa voix se joigne à celle du peuple au chant funèbre…de son Prince. »

Elle craqua. Les trois derniers mots avaient été un murmure à peine audible au bout de ses lèvres. Comme son dernier souffle après que son cœur se soit définitivement brisé.
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Ronce de France
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MessageSujet: Re: Novembre 5. Jeter un froid   Mer 7 Déc - 21:57
Les mots de la tsarine n'étaient que politesse policée, des mots savamment prononcés d'une voix qui, si elle se voulut chaleureuse, Ronce n'en perçut nullement l'écho. Il lui semblait que la voix de la tsarine était détachée, dont l'accent coupait avec la même dureté que la glace. Des flocons de neige dont elle recouvrait ses visiteurs les obligeant à la suivre, à puiser un tant soit peu de chaleur au sein des fourrures que Ronce caressa du bout des doigts, ne sachant comment apprécier ce contact. Si même elle pouvait l'apprécier. Les fourrures paraient les manchons et les gants des dames françaises lors des hivers rigoureux, mais nullement les sièges. Exotisme déroutant.

Malgré la présence des gardes, assis de chacun de ses côtés, la souveraine française n'arrivait pas à se détendre. Elle sentait, percevait, que la tsarine était à l'image d'un prédateur, un animal dangereux, un être qu'il ne fallait pas juger à la légère. Un félin qui déposa sa patte de velours sur le bras de la reine, les griffes sorties chatouillant l'épiderme de Ronce. Ainsi elle savait. Était-ce étonnant ? Les rumeurs entourant la souveraine de France étaient aussi nombreux que ceux émaillant la réputation de la tsarine. De la Russie à la France, les nouvelles pouvaient rapidement se propager. Ronce préféra ne rien répondre sentant que, de toute évidence, on ne lui demandait ni approbation, ni dénégation.

La nouvelle la frappa, l'obligeant à projeter son dos en arrière pour ne pas flancher. Elle n'avait jamais pu approcher la famille impériale russe, néanmoins elle ne pouvait demeurer insensible à ce qui venait de frapper Svetlana. Pendant quelques instants les mains de Ronce empoignèrent les poignées de son siège, hésitant à se lever, avant d'abdiquer.

« Je suis... » Désolé. « … affligée par cette nouvelle, votre Majesté. Le message sera délivré. Mais je pense... que le lieutenant saura y répondre si vous lui délivrez... Je dois vous avouer que... il est déjà revenu en vos terres. »

Si la situation n'avait pas tant la saveur de la tragédie, Ronce aurait pu en rire de cette scène ressemblant fortement à la confession d'une maîtresse rendant, à l'épouse légitime, son mari. Mais la reine n'avait aucune envie de rire, pas alors que le deuil planait au-dessus de leurs têtes tel un vautour.

« Nous l'avons déposé à la capitale avant de venir jusqu'à votre palais. Il doit se trouver auprès de ses supérieurs au sein du commissariat où il officie habituellement. Je puis lui envoyer un oiseau mécanique immédiatement. Si vous le souhaitez. »

La souveraine aurait voulu questionner la souveraine. Depuis combien de temps portait-elle ce lourd poids ? La nouvelle était-elle si fraîche qu'elle n'avait eu encore aucun écho dans le monde, ou le secret si dûment gardé que nul n'avait pu en percevoir le trouble ? Ronce ravala toutes ces interrogations, laissant ses mains s'entrecroiser dans ses jupes.

« Souhaitez-vous... » Sa voix se suspendit, cherchant les mots. « Puis-je faire quoi que ce soit pour vous aider en ces temps de trouble ? »

Elle n'avait pas oublié le froid sous-jacent dans les mots, ce qu'elle-même avait proféré. Mais elle ne pouvait profiter de la situation où était plongé la tsarine. Elle se devait de se conduire en reine, en être humain doué de compassion.


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MessageSujet: Re: Novembre 5. Jeter un froid   Mer 1 Fév - 4:02
Svetlana avait conservé son regard baissé, très peu digne d’une Impératrice de son envergure face à une simple Reine. Simple, vraiment ? Pouvait-elle continuer à juger cette femme sur un seul titre ? Quoi qu’aient pu être leur relation houleuse -ou l’absence de véritable relation plutôt- la Tsarine, à cet instant, ne se sentait pas le moins du monde supérieur à cette tête couronnée face à elle. Bien au contraire. D’avoir ainsi laissé libre cours à ses émotions, à ses paroles sans même en mesure ni les mots ni la portée de ces derniers…et sur un sujet si délicat et, oui, encore confidentiel ! D’ailleurs une présence un peu plus sentit à ses côtés lui rappela qu’elle n’était pas seule, autant dans ses pensées que physiquement et ses yeux se relevèrent lentement sur le visage de Ronce.

« Il serait bien inutile de rendre trouble le retour du lieutenant. Laissons-le à ses occupations afin qu’il remplisse une fois de plus son devoir envers son supérieur… Celui qui est dû à notre couronne viendra naturellement. »

Là ou les paroles auraient pu être empruntes de vanité, il n’en était rien. Pour une fois. Svetlana n’avait tout simplement pas dans l’esprit de perturber le retour de Kay alors que la nouvelle n’était pas encore officiellement annoncée au peuple. À son peuple. À ceux qu’il aurait dû gouverner à sa place… Un léger tressaillement saisit à nouveau la lèvre inférieure de la Reine des glaces mais pas une seule larme ne lui échappa. À croire qu’elles s’étaient figées à même son corps. Et elles le devaient, surtout en présence de tiers -étranger qui plus est- qu’elle eue consciemment invités… « en ces temps de trouble. »

« N’y voyez là rien de personnel mais je doute que vous soyez en mesure de faire quoi que ce soit… Les Dieux seuls y pourraient quelque chose mais comme toujours, ils garderont leurs mains invisibles loin de cette famille, répondit-elle avec un rire amer à la gorge. »

Après tout, n’étaient-ils pas maudits pour avoir mérité tant de pertes injustifiées ? D’abord Ludmilla, puis Matvei… Qui serait le prochain sur la liste du Destin…elle ? Le Tsar Kazimir ?


« Vous Altesse il faut vous ressaisir… »

Un murmure à son oreille alors que Razoom s’y était discrètement penché, ramenant une fois de plus Svetlana au moment présent. Devant elle, la Reine n’avait pas bougé. Croyait-elle seulement qu’il suffisait de fermer les yeux pour la faire disparaitre ? Son Conseiller avait raison. Sa rencontre avec Ronce de France était en plein déroulement, elle ne pouvait se permettre de se laisser aller à son chagrin, aussi vif, poignant et…humain -?- fut-il.

Tant et si bien que cette douleur à la poitrine lui donnait chaud, étrangement, comme si les pleurs s’écoulaient de l’intérieur et faisant fondre non l’extérieur mais le glacier en son cœur.

Et ce cœur cria si fort qu’il s’enfuit de ses lèvres.


« Je l’aimais… »

Et que Dieu en soit remercié, personne de sa propre Cour n’était à l’instant présent ou les murmures…auraient été pareils à des acclamations en plein centre de la ville au moment du marché ! Si Razoom en fut le plus étonné, il n’en montra rien, sans doute le premier conscient de certains faits qu’il valait mieux taire à jamais. Pourtant il dut intervenir une fois de plus pour éviter qu’un tel bruit ne circule maintenant à la Cour de France. Il se racla discrètement la gorge pour tirer sa souveraine de son état illusoire de confidence. Elle n’avait pas l’une de ses Dames de compagnie en face d’elle, elle avait une Reine !

« Je vous prie…, de bien vouloir me laisser seule, eut-elle envie de dire mis elle se reprit d’une longue inspiration. Je vous prie d’excuser…mon comportement… La…douleur est… »

Elle n’y arrivait tout simplement pas. Parler de ses sentiments était impossible aussi dévia-t-elle ses propos vers un autre sujet. Enfin, non, pas tout à fait mais…

« La nouvelle est…très récente. Je vous prierai donc, pour le temps de votre séjour, d’éviter de l’ébruiter. Le choc sera déjà assez grand pour que mes gens ne l’apprennent si tôt. »

Malgré son ton naturellement froid, quelque chose avait changé. Pas forcément dans ses voix mais si Ronce croisa le regard bleuté de la Tsarine à cet instant, elle pouvait clairement y lire que sa demande était faite en toute humilité.

« Si je n’ai pas refusé votre venue, c’est pour honorer la mémoire du Prince Matvei. Il m’a un jour fait promettre de devenir la meilleure Impératrice que je puisse être et ce n’était pas tout à fait le cas…jusqu’à ce jour. Il serait peut-être temps de nous accorder. Qu’en pensez-vous, Majesté ? »
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MessageSujet: Re: Novembre 5. Jeter un froid   Dim 12 Fév - 16:50
« Il est évident que mes lèvres seront scellées, votre Majesté Impériale. » souffla Ronce lorsque la Tsarine lui demande de garder lèvres closes sur la confidence qui venait d'être émise. Il y avait des faits qu'on n'accomplissait pas à l'égard de ses voisins, même lorsque la relation était une corde tendue, prête à rompre. La reine alla de surprise en surprise, masquant son ébahissement derrière sa main lorsque Svetlana proposa un changement dans leurs relations. Un potentiel rapprochement. La reine de France aurait pu croire en un piège, une scène menée pour attendrir son cœur. S'il n'y avait eu ce regard – cet éclat d'humilité, un grain de chaleur au sein d'une statue de glace.

« Je ne puis vous promettre mon amitié. » glissa la reine à pas comptés. Chaque mot était comme marcher sur un lac gelé. À trop appuyer elle briserait le tout. « Le temps seul dira si nous pouvons nous rapprocher à ce point. Mais... Je suis prête à recommencer nos relations. Recommençons à zéro, voulez-vous ? Après tout nos contrées ne s'opposent guère. Je n'ai aucune haine envers les partisans de la magie, ni envers ceux de la technologie. Et vous, de votre côté, souhaitez que les deux ne forment qu'un. »

Les mains de Ronce se joignirent sur ses jupes comme pour mieux symboliser cette alliance de préceptes qui ne cessaient de s'opposer.

« Je ne possède point un royaume aussi riche que les vôtres. La France s'habitue, doucement, à ce siècle galopant. Néanmoins, souhaitez-vous réellement parler politique maintenant ? Votre esprit doit être entièrement occupé par le prince Matvei. Ce qui est, tout à fait, normal. Avant d'être des dirigeantes, nous demeurons des êtres sensibles. »

Une idée effleura l'esprit de Ronce poussant ses lèvres à la formuler.

« Si vous me faisiez visiter vos jardins ? Prendre l'air vous fera peut-être du bien. »

Elle-même se laissait au vagabondage dans ses propres jardins lorsque son esprit était tourmenté.


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MessageSujet: Re: Novembre 5. Jeter un froid   
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