Mi-août 6. La contrée de fer

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Narrateur
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Dim 14 Aoû - 22:44

La contrée de fer


L'asile avait eu son heure de gloire. Bâtiment proche de l'abandon, la reine l'avait remis sur pied en injectant de l'or dans ses veines et en y plaçant le Chapelier, Vasile Duca, créateur des Androïdes au sein de ses entrailles. Remplissant son office, confiner les fous dans un lieu hors d'atteinte de la bonne société, l'asile offrait alors de la chair à expériences, de la denrée gratuite au Chapelier qui pouvait découper, cisailler des corps que personne ne viendrait réclamer. Au sein du charnier s'élevait, de temps à autre, un Androïde accompli.

Vasile parti, un autre avait pris sa place : Darius Danesti. L'homme avait continué sur la lancée du précédent, osant aller plus loin. Ne se contentant pas de modifier la surface, plongeant dans les entrailles. Une ambition que l'asile ne pouvait pas contenir seul.

L'asile se situe en retrait de la ville – comme si on craignait que la folie puisse contaminer la société. Le bâtiment est lové au sein d'un parc qu'on devine abandonné depuis des lustres, vaguement entretenu. Le jardinier s'est contenté de débroussailler la voie principale par laquelle arrivaient les automobiles des visiteurs. Vous remontez la voie, déserte. Pas un bruit hormis celui du chant lointain de quelques oiseaux.

Aucune lueur ne se fait voir derrière les fenêtres comme si l'asile était vide. Le lieu n'a jamais brillé par son exubérance de joie de vivre mais, en cet instant, il paraît plus lugubre que jamais. Aussi lugubre qu'un mausolée. Les fenêtres sont dûment closes mais la porte d'entrée s'ouvre facilement – comme si elle n'avait fait qu'attendre votre venue.

Une vague odeur de médicament vient vous saisir à la gorge. Au guichet, personne pour vous accueillir. Le silence seulement. Un silence pesant.



Les règles

• Pour toute inscription et question, direction ce sujet. Vous trouverez aussi des détails et explications sur le système de jeu propre à cet event.
• Les tours dureront une semaine afin d'avancer sans trop s'enliser. Si vous n'avez pas le temps de poster, vous pouvez demander un délai.
• La carte du lieu qui se mettra à jour au fur et à mesure de vos avancées. Elle est affichée à l'entrée sur votre gauche, vos personnages peuvent donc la consulter. L'entrée par là où vous arrivez se trouve au rez de chaussée (first floor) entre les toilettes et la réserve de médicaments.





© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
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Emélie Gregoriu
La dame blanche
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✦ Libre pour RP ? : Bien sûr!

Lun 15 Aoû - 13:56
J'y étais enfin.

Ça n'a pas été facile, de reprendre le chemin inverse depuis la Perse. Je craignais toujours qu'on me reconnaisse, ici, et qu'on se souvienne des circonstances de mon départ. Mais tout c'était enchaîné si parfaitement, cet étrange rêve du mois de juin, le sentiment qui m'a suivi… Et puis ensuite, ces rumeurs, ces articles qui se multipliaient dans les journaux. Ce n'était pas une coïncidence, ou alors une énorme. Il fallait que j'en sache plus.

J'avais fait mes valises et mes au-revoirs, pris le premier bateau-volant avec le peu d'argent que j'avais réussi à gagner, et m'était dirigé vers cet asile. Pourquoi cet endroit plus qu'un autre ? Parce qu'il possédait ce genre de réputation qui vous glaçait le sang, qui vous faisait croire que tout pouvait s'y dérouler. Jamais, plus jeune, je n'aurai osé m'en approcher. Je faisais même de long détours, quand j'étais enfant, pour éviter de m'en approcher ; mes parents et mes amis y inventaient des histoires horribles, ce qui faisait que cet endroit était évité par tous.

Mais, parmi toutes ces histoires, certaines pouvaient maintenant me sembler vraies, après avoir vu cette demoiselle, il y a quelques années. Le premier androïde que j'avais jamais vu. Et d'où devait-elle venir, comme tous les autres ? De l'asile. Alors, c'était là où devaient se dérouler les expériences avec des êtres magiques, là où il fallait que j'aille.

J'arrivais devant les grilles en fer, observant derrière le grand bâtiment. Pouvait-il y avoir encore quelqu'un, ici ? Tout était éteint, hostile. J'avançais, guettant le moindre bruit, rien. J'ouvrais la porte, qui, à ma grande surprise, n'était pas verrouillée. Peut-être quelqu'un se trouvait-il déjà à l'intérieur ? Mais non, toujours rien, rien d'autre que ce silence oppressant.

J'avançais, sans trop savoir où aller. Je me rendais compte, seulement à présent, que je ne connaissait rien à l'endroit. Par chance, un plan se trouvait là, sur le côté. Peut-être les archives ? S'il s'était passé quelque chose ici, ça devrait y être retranscrit. Je m'apprétais à avancer, quand je crus entendre des bruits derrière moi.

Grand dieu, quelqu'un arrivait. Et, que ce soit un propriétaire ou une âme détraquée, ce n'était assurément pas bon pour moi ! Vite, une cachette. J'enjambais le guichet comme je pouvais, prenant tout de même garde à ma jupe, et m'agenouillais derrière celui-ci. En espérant que personne ne regarde derrière...

HRP:
 

Résumé ::
 
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Kay de France
Kay de La Reine des Neiges
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✦ Double-compte : Chester//Alexender//Friedrich F Edelstein//Nikolas Klaus//Hanako/Hideo

Lun 15 Aoû - 16:42

Pas de répit pour l'ex-lieutenant de police de Russie. Ex oui car, depuis quelque mois, il avait été anobli en France et on lui avait donné un titre. Mais c’était surtout parce que lui et la reine Ronce de France s’étaient fiancés, d'où la bague à son doigt. Les choses avaient été plutôt simple dû au fait, de ce que Ronce lui avait, que plusieurs étapes n'avaient pu se faire vu que les parents de la reine n'étaient plus.

Ainsi un mariage ne devait pas tarder à montrer le bout de son nez. Ce qui amenait à un point plutôt épineux. Kay connaissait l’étiquette à avoir envers un dirigeant. Du moins les bases. Mais en rien de la façon dont lui se devait de l'avoir en tant que roi. Kay avait donc des leçons particulières données par Ronce de France. Qui aurait pu croire que cette femme puisse faire preuve d'un tel caractère quand il s’agissait de donner des leçons sur la politique et l’étiquette ?

Alors que Ronce était dans les préparatif du mariage, et apparemment à Versailles on ne rigolait pas avec ce sujet, Ronce croulait dans une organisation qui donnait presque mal à la tête de Kay.

Mais un soir, alors qu'il était dans la couche de Ronce, cette dernière lui avait demandé si il pouvait accepter une mission pour elle. Comme si le futur mari allait lui refuser. Elle lui avait demandé d'aller enquêter sur les dernières rumeurs en Roumanie. Apparemment la reine Roscat préparait certaines choses qui étaient plutôt dangereuses. Kay avait accepté. Homme de terrain, il se sentirait bien plus à l'aise que rester assis à apprendre les choses qu'il devrait faire en étant roi.

Deux jours plus tard Kay laissa Ronce à ses préparatifs allant l'embrasser une dernière fois avant le départ. D'ailleurs il avait moins à se cacher qu'auparavant, ce qui ne lui déplaisait pas. Pas qu'il voulait s'afficher, mais toujours faire attention c’était tellement barbant pour lui.

Une fois à bord du navire volant, direction la Roumanie, plus exactement la capitale. L'ex-lieutenant avait fini au bar. Ronce lui avait fait modérer sa consommation d'alcool. Alors là qu'il était seul il allait pouvoir boire un petit coup tranquillement.

Mais après s’être installé il se rendit compte que la silhouette imposante, à côté de lui, était le gouverneur de la Fédération américaine. Le chef du capitaine Rogers que Kay avait maîtrisé à l'exposition universelle. Voilà une rencontre à lequel il ne s’était pas attendu.

Après avoir ouvert la discussion autour d'un verre il s’avéra que le gouverneur était lui aussi intrigué par les propos tenus par les dirigeants roumains. Kay proposa d'y aller ensemble. Kay avait ses méthodes de travail. Mais il avait du souvent travailler en équipe. Du coup cela ne devrait pas trop changé. Ainsi le duo embarqua dans une calèche, direction l'asile.

Un long chemin de quelques heures, un long trajet. Surtout pour le grand blond dont le sommet du crâne touchait le plafond de la calèche. Plus d'une fois Kay avait eu envie de le charrier. Mais le russe n'en était pas loin lui non plus, à vrai dire.

La calèche s’arrêta. Ils étaient enfin arrivés à destination. Kay voulut ouvrir la porte, mais cette dernière était bloquée. N’étant pas un adepte des actions en douceur, le russe donna un coup de coude dans la vitre pour faire tomber le verre en entier. Il sortit de la calèche par la fenêtre en s'agrippant au toit où il vit une chose intéressante qu'il prit en main. Il finit les pied sur la terre ferme et se dirigea vers la porte du gouverneur.

— Mister O'Callaghan. I have an axe.

Kay répéta deux, trois fois la réplique avant de donner des gros coups de hache dans la portière qui finit par céder avec quelques coups puissants.

— Bon. On va aller voir à l’intérieur. Ça m'a l'air bien vide dans le coin.

En effet il n'y avait pas âme qui vive dans le coin, mais une odeur typique de ce genre d'endroit. Une odeur de médicaments et de produits désinfectants.

Le duo avança en direction de la porte directement sur la gauche. De ce qu'il avait vu sur la carte à l'entrée, il y avait par là un escalier qui allait vers un sous-sol. C’était bien connu que les choses bizarres étaient toujours dans les sous sols.

D'ailleurs le russe avait hésité à prendre la carte avec lui. Mais sa mémoire devrait suffire. Le Russe tenta d'ouvrir la porte qui ne donna aucune résistance. Le duo passa la porte et la referma derrière eux.


Résumé:
 


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Tenkô Gou
Le tengu
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✦ Libre pour RP ? : Non

Lun 15 Aoû - 21:32
Une mission de toute importance. Réclamée par l’Empereur en personne ! Mais pas celui de sa nation. Le grand Shisan Wu avait ordonné à son espion de s’écarter de son travail habituel. Il devait quitter l’atmosphère détendue – mais risquée – de la cité impériale japonaise pour se rendre dans un asile abandonné en Roumanie. Le parcours chaotique allant du dos de la créature géante au navire volant classique se termina sur un effort personnel. Des battements d’ailes vigoureux jusqu’à l’asile. Depuis ses découvertes sur sa magie en Mongolie et ses entrainements réguliers, ses plumes descendaient de plus en plus bas et ses jambes commençaient à réduire de taille. Suffisamment pour que son vol ne s’améliore. Peut-être arriverait-il réellement à devenir un corbeau un jour ?

Un bruit de calèche le sortit de ses rêveries et rapidement, l’homme ailé se planqua derrière quelques arbres. S’allongeant au sol pour éviter d’être repéré et dans le but de mieux fondre son plumage ébène dans le décor, le japonais observait les deux – grands – hommes descendre sans discrétion et entrer le bâtiment. Les lieux attiraient bien des visiteurs pour un trou abandonné. Tenkô tenterait d’être le plus discret possible, et surtout de ne pas se mettre à dos l’homme à la hache. Technique simple de survie : ne jamais énervé un homme avec une hache.

Une fois seul, l’oiseau fit disparaitre ses plumes et remit correctement son kimono et sa besace. Armé de sa flûte, rien ne pourrait lui résister… sauf une hache. Il avait surtout pris le sac pour voler d’éventuels papiers – ou autres – qui intéresseraient sa Majesté. Il venait de loin, autant faire son travail correctement. D’un rapide coup d’œil, il s’assura que personne ne rodait encore dans les parages. Le silence s’était réinstallé et le nippon en conclut que les deux costauds avaient suffisamment pénétré les lieux pour ne pas le croiser. Il se dépêcha donc d’entrer dans l’asile aux allures de maisons hantées. Un frisson de dégout et – il fallait bien l’avouer – de peur le parcourut lorsque les odeurs médicinales nauséabondes envahirent ses cavités nasales. Prenant le temps d’effectuer quelques grimaces, ses yeux observèrent l’intérieur. Un plan arrêta son regard. Quelques pas lui suffirent pour le rejoindre et un soupir aussi agacé que râleur lui échappa. Evidemment, ce n’était pas écrit en japonais ! Ça serait trop aisé. Déchiffrant péniblement – et non sans retenir quelques jurons marmonnés dans sa langue natale – Tenkô finit par comprendre où se trouvait le bureau du directeur.

Fier de sa prouesse, oubliant presque où il se trouvait, le maudit se dirigea donc vers ce fameux bureau comme s’il possédait les lieux. Sans la moindre hésitation, il pressa la poignée et… rien. Il appuya encore dessus. Toujours plus fort. Il poussait contre la porte avec intensité. Puis même avec son épaule. Pourquoi ne pouvaient-ils pas faire des portes coulissantes comme chez lui ?! Il tenta même de tourner la poignée dans l’autre sens – pourquoi pas après tout ? – mais en vain...

Le bureau du directeur était fermé. A clé.


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Hermine Schneereich
Invité
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Hermine Schneereich
Mar 16 Aoû - 22:12
Le voyage avait été long et pénible, dans ces cahoteux véhicules qu'on nommait automobiles. Mais bon, elle y était enfin en Roumanie ! Un des pays où elle n'avait encore jamais posé le pied, qui possédait une sinistre réputation : quand elle était petite, en Allemagne, sa nourrisse lui susurrait des contes se passant dans ce pays et qui l'épouvantait par ses buveurs de sang. Apparemment, en réalité rien de tel...


Pourquoi s'était-elle fourrée dans cette contrée sinistre et même lugubre, où pas un rayon de soleil ne crevait l'épais plafond nuageux ? Par curiosité. Parce qu'elle avait entendu via des ambassadeurs dans les salons, que quelque chose d'étrange s'y passait, la Roumanie revenait souvent dans les discussions politiques, sans doute encore des tensions entre les pays. Ça, l'attrait pour un pays mystérieux, la renommée glaçante de certains endroits... Bref, Hermine aussi avait envie d'en être, de savoir ce qu'il se passait, de poser sa belle petite main manucurée sur un échiquier sans doute trop grand pour elle, même si elle ne se rendait pas forcément compte du danger potentiel qu'un tel voyage dans un tel endroit pouvait représenter. Son chauffeur local avait arrêté le véhicule devant les grandes grilles du parc, refusant de s'avancer plus loin, se signant toutes les cinq secondes. La jeune mondaine dût remonter l'allée sombre où les arbres et buissons semblaient tous droits sortir d'une nouvelle d'épouvante, comme prêts à jeter leurs serres végétales pour déchiqueter son corps pâle.


Elle avait déjà vu un homme qu'elle avait cru reconnaître et identifier à sa grande surprise comme le lieutenant Sokolov, celui qu'on nommait dans son dos en chuchotant à la Cour "le favori", accompagné d'un grand gaillard complètement inconnu entrer juste avant elle dans la bâtisse qui semblait vraiment menaçante, comme si elle avait été abandonnée, entièrement retapée puis abandonnée à nouveau... Prise d'un frisson glacé alors qu'on se trouvait pourtant en plein mois d'août, Hermine hâta le pas dans l'allée et entra dans ce qui lui avait été présenté comme un asile. Une jeune femme se tenait sans bruit près de l'accueil et d'une grosse porte. Cela sentait comme chez un apothicaire, une odeur entre le formol et le médicament.


Hermine entendit du bruit derrière la porte, sans doute les deux hommes qui étaient passés devant. Elle voulu ouvrir cette dernière, mais elle opposa une petite résistance alors l'Allemande poussa plus brusquement la porte qui s'ouvrir d'un coup, puis percuta ce qui lui sembla dans la pénombre être un mur... Ce n'était pas un mur. C'était un dos. Immense. Qui ne sembla pourtant pas vaciller sous l'impact alors qu'elle, emportée par son élan, vint s'écraser mollement contre ce tas de muscles, à demi-empêtrée dans ses jupes de voyage. Réalisant que le colosse était en réalité la personne qui accompagnait le sieur Sokolov, ses pâles joues prirent une teinte cramoisie, toute confuse d'avoir heurté l'homme qui de près, avait l'air d'être une montagne sur pied.


- Oh... Oh, je suis tellement confuse et désolée monsieur... ! J'espère ne pas vous avoir fait mal, j'espère, vous m'en voyez tellement désolée!!!


Les joues d'Hermine brûlaient de honte et elle aurait donné sa petite fortune pour être incarnée ici même en petite souris et disparaître dans un mur. Elle regarda vivement tout autour d'elle, cherchant un prétexte pour dissimuler son embarras et aperçut à deux mètres d'eux, ce qui semblait être les lieux d'aisances.


- Je dois m'absenter, je... Je... Dois me repoudrer le nez, veuillez m'excusez messieurs... !


Hermine s'éclipsa et ouvrit la porte des cabinets réservés aux dames, la porte était ouverte mais le lieu était plongé dans l'obscurité et la jeune femme n'avait aucun moyen d'apporter un peu de lumière à cette pièce sans fenêtres à part d'y laisser la porte entrouverte. Elle y distinguait à peine les stalles de bois sombre des toilettes, la seule chose qu'on voyait à peu près clairement dans la pièce c'étaient la blanche porcelaine des lavabos et le reflet de la lueur de l'entrée par la porte via les miroirs. Hermine utilisa un peu d'eau pour se rafraîchir et, bien qu'elle ait aussi une envie qui se faisait pressante, seule dans ce lieu humide, sombre et effrayant, elle n'osait pas du tout s'y soulager, trop gagnée par l'ambiance oppressante du lieu.

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Hermine Schneereich
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Louie
Le chef des voleurs
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✦ Libre pour RP ? : Bientôt

✦ Double-compte : Jan - Ofelia - Tsurugul - Morelia - Louie

Jeu 18 Aoû - 18:35


La contrée de fer

Event



Elle avait toujours su comment le retrouver – c’était un fait avéré et cette idée n’en était même pas terrifiante. Il se tenait là, dans le clair-obscur d’une chandelle presque morte, au son des ronflements du navire des Renégats, la main refermée sur le papier et ses symboles, cette langue presque oubliée qu’il n’avait pu que reconnaitre.

Le message ne comportait ni formules d’usage ni inquiétude déplacée. Il était aussi insensible et austère que ce que sa mère pouvait l’être parfois. Il lui indiquait le lieu où se rendre – un lieu qu’elle avait peut-être vu en rêve puisque « voir » pouvait tout et rien signifier avec la Donã Sebastanã.

Elle ne lui avait pas parlé de Pablo et ne lui avait pas dit qu’elle l’aimait. Mais à caresser le crayon du gras du pouce, à étaler son écriture presque tremblante – elle était si vieille, pour une si jeune femme – Louie en souriait comme une morsure. Surpris et heurté dans ses pensées les plus intimes par celle qui finissait toujours par tout savoir. Qui veillait sur lui, de loin et pourtant plus près de son cœur et de ses tripes que n’importe quel cul se glissant dans son lit.

Oui elle l’aimait, mal mais c’était ainsi.

Pourtant, avec les dernières nouvelles, il n’avait eu aucune intention de s’y rendre, dans ce pays ennemi qui avait vu mourir et renaître un drôle de Roi.

Ni de près ni de loin, il n’avait pensé à fouler à nouveau s-c-es terres. Mais un commandement de la Mort valait bien toutes les raisons du monde. Et combattait avec ferveur ses hésitations, rallumant dans son ventre le foyer précieux de sa vendetta. La rage, qu’elle avait fait naître en le mettant au monde. Le caressant dans le sens de la tuerie, parce qu’elle le connaissait par cœur, parce qu’elle savait ce qu’elle avait mis bas et parce que telle était sa seule destinée. Louie n’était pas le genre d’homme à s’apaiser. Ni à changer, dans un avenir plus qu’incertain.

Ni à survivre.

Et il s’était glissé dans la cabine des filles. Se glissant jusqu’au hamac de la petite Orendi. Il lui avait fallu se pencher sur le profil de la jeune demoiselle, passant une main sur son épaule avant d’étreindre l’une de ses quatre mains. La calmer, à son éveil, de tout mouvement brusque – ces ruades animales auxquelles Chester avait fini par l’habituer. Il lui avait souri – parce qu’il ne pouvait cesser de sourire, même si le cœur n’y était pas et n’en serait jamais. Et avait soufflé tout bas, plantant son regard vert dans le sien.

Susurrant.

« On doit aller dans un drôle d’endroit, ma belle. Un endroit où se cache l’un de mes foutus pères… »

Caressant.

« Mais de ce que j’en sais, ma petite… on va pouvoir tuer et voler tout un tas de bonnes choses. »

Avec son dent en or brillant dans le peu de lumière. Et sa barbe hirsute lui faisant comme une gueule de chien. Enrubanné de l’odeur de l’alcool. Comme un suave parfum.

« Prépare tes armes… On va en Roumanie. »


Louie n’est pas du genre à frapper aux portes. Et celle-ci, qui lui fait face, foutue porte d’entrée d’un monde pas assez oublié, est la première à ne pas résister à la semelle crantée de ses bottes. Il entre, dans un vacarme métallique. Du haut de ses deux mètres pour près de 140 kilos. Suivie par sa compagne du jour, le cigare fumant aux lèvres, il a le pas calme et la mesure décidée, le cul engoncé dans un pantalon qui aurait voulu soutenir plus d’armes que cela.

Mais la meute a filé vers d’autres missions et presque récalcitrant, Toby s’était obligé à lui filer un fusil à pompe sans grandes fioritures, ainsi qu’un couteau de chasse pour toute aide. N’ayant trouvé qu’une dizaine de cartouche pour se sustenter, le Renégat misait bien plus sur sa force et ses poings que sur n’importe quoi d’autres en ce monde. Mais sa paluche, écrasée sur l’épaule d’Orendi, semblait placer sa confiance en autre chose que lui-même aujourd’hui.

Et le regard froidement amusé sous un chapeau de cowboy de croûte brune, détaillant les invités potentiels de cette triste feria, l'androïde lança dans l’air, marquant son territoire comme un dogue incontinent :

« La bonne journée ! » Son nez se plissa, flaira l’air, laissant tomber sa cendre par terre. « Apparemment on n’est pas les seuls à avoir débarqués ici. Et vu la fragrance, Ori, y’a du beau monde par ici… »

Impossible pour eux d’user de leurs vrais noms. Elle serait Ori, ou au mieux l’Hydre. Lui le Roi.

« Avançons… » La mission était inscrite au fer rouge dans sa pauvre trogne. Obéir à sa mère, faire pencher la balance vers l'équilibre entre machineries et magie. Et s’éclater un peu, si possible. Bien que l’endroit ne puise pas dans ses ressources pour faire tressaillir ses commissures.

Pourtant, la crinière dorée de la jeune femme, derrière l’accueil, suffit à lui arracher un sourire. Et agitant ses doigts en signe de retrouvailles, ignorant tout de la présence du futur roi de France comme de son compagnon américain, ni même de la joliette planquée dans les chiottes, Louie dépassa l’accueil dont il ne se souciait guère pour rejoindre l’asiatique coincé devant la porte.

Il eut un regard approbateur sur l’arrière-train de ce dernier – un jaune, mais peut-être pas chinois comme son empereur adoré. Et levant les mains, s’exprimant dans un mandarin quasi parfait, l’invita très obligeamment à bouger sa précieuse paire hors de portée de ses coups.

Pourtant, malgré le coup à en faire claquer son long manteau brun, la serrure renforcée résista à sa poussée, presque à l’en faire vaciller. Trébuchant sur son assise, reculant pour observer la porte tout de même amochée, ce fut vers Orandi qu’il tourna son espoir, arrachant une bouffée à son cigare, fumant (faussement) tranquillement.

« Démonte moi ça. Et quand t’y seras, cherche un trousseau de clefs. On en aura besoin pour la suite… »

Spoiler:
 








pour moi faire éclore
la grande fleur rouge
ce serait merveilleux


Spoiler:
 
On dit de Louie qu'il a un bon fond (de bouteille)
©Gunhild
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Keisarinna Asbjorn
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Keisarinna Asbjorn
Jeu 18 Aoû - 22:31
C'était hors de question. Tant et bien qu'elle avait hurlé sur le pauvre messager qui n'avait au demeurant pas fait grand chose d'autres que de lui annoncé la triste nouvelle. La simple idée que des androïdes foulent la terre était déjà peu reluisante pour une personne lambda, mais pour Asbjorn, la simple idée que les êtres magiques puissent en subir aussi, on parlait pas d'insulte, on parlait pas d'outrage, on parlait pas de blasphème, on parlait même pas de dignité. On parlait d'une invitation pure et simple à se faire cramer le cul par une armée entière de viking furieux.

Aucune réflexion, même pas de négociation ou de discussion avec son armée, elle avait déclaré qu'ici et maintenant, elle partait avec la simple intention d'expliquer à ces brave gens leur façon de pensée. A peine le temps de demander des renseignements sur l'endroit chelou où le mal avait décidé de sévir en invoquant le sacro saint progrès pour fabriquer à la chaine des corps brisés pour des âmes en peine. Pour le reste elle n,avait qu'une épée, la magie apprise par Nikolas, une armure, et sa sincère envie d'en finir définitivement avec ce genre de conneries.

Nikolas était d'ailleurs peu heureux à l'idée de la voir partir toute seule dans un endroit pareil, et certains lui conseilla même d'y aller de façon incognito. Elle y réfléchit mais désapprouva l'idée, mais ne parti pas sans aller voir Muffet, sa dernière recrue. Si les asiles lui semblait obscure, elle ne doutait pas d'avoir besoin d'un semblant de soutien. Et pour l'hybride ça lui ferrait un terrain de jeu. Ragnar n'était pas discret, et la préparation de la guerre lui prenait assez de temps depuis qu'il était rentré de son voyage de recrutement outre mer.

“Je t'emmène en voyage ! Tu vas voir, on va s'marrer. .” Fit-elle simplement avant de siffler sa vouivre.

Nordling était positif sur le fait que voir la créature débarqué sur le territoire Roumain lui vaudrait une chasse des plus sordides aussi bien, à contre coeur, elle accepta de s'en séparer à quelques kilomètres de la frontière. Muffet, brieffé sur la mission en bonne et dû forme, dans son ombre, et l'épée au poing, personne n'arrêtera l'impératrice, ou alors il repartira avec une botte en maille taille 38 imprimée dans l'arrière train. Peu probable qu'elle laisse le moindre cul métallique en bonne santé une fois sur place.

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Attelée sur un cheval trop mou pour elle, et Muffet sur un adorable mais fringant poney de course, elles finirent par atterrir au lieu-dit sans trop d'accros. Parait que le temps est mauvais au pays, mais c'est à peine un jour paisible en Scandinavie. La batisse être encore plus moche qu'elle l'avait cru, même pas un semblant d'effort dans l'ouvrage, elle eut un grognement désapprobateur en laissant le cheval devant l'entrée. Une ample capuche sur la tête pour ne pas être dérangée sur la route, elle invita Muffet à la rejoindre d'un geste aimable.

“On sait pas qui peut y'avoir dans un endroit pareil. Méfie toi, les laisse pas t'approcher.”

Des détracteurs, des alliés, des androïdes zélés, elle gardait quand même l'espoir de voir une fée ou sorcière qui partageait ses opinions sur le sujet, mais ne monta pas trop son désir. Asbjorn n'était pas en territoire allié, et ne commencerait pas à faire du copinage avec n'importe qui. Dans un pays pareil, et dans un endroit aussi sale, elle n'espérait pas y trouver le moindre soutien. Elle serait déjà ravie si elle pouvait juste donner un bon gros coup de canif à cette pratique innommable. D'ailleurs heureusement que Nikolas avait décidé de ne pas venir, il aurait probablement fait une demi douzaine de syncope avant d'arriver à destination, et sur place il aurait été intenable.

Devant la porte, les gongs étaient complètement pétés. Elle l'aurait volontiers fait elle-même. Mais cela la rassura presque sur le fait qu'elle n'était pas la seule à avoir quelque chose à redire sur leur nouvelle direction de recherche. Sans plus d'hésitation, elle s'engouffra dans le bâtiment

Et c'était pas bien joyeux pour quelqu'un comme elle qui n'avait pas la moindre habitude de ce genre de batisse. Des salles, des acceuil, des toilettes, c'était loin d'être son univers, et très vite, le malaise et la mocheté reprit sa place. Épée magiques sur l'épaule, histoire que si quelqu'un passe il comprenne qu'elle soit pas là pour enfiler des perles, elle haussa les épaules vers Muffet pour commencer son exploration, avant qu'un lourd bruit de fer enfoncé lui parvenu à l'oreille. “C'quoi ce merdier ?...”

Son regard tomba sur Muffet à ses côtés, elle lui adressa un sourcil confiant en lui faisant un bref signe de la suivre dans le couloir. “Couvre-moi, on sait jamais.” Elle avait parfaitement confiance dans les capacités de son assassin de se fondre dans la masse. C'était peut être rien, mais dans un endroit pareil, où elle n'avait au final aucune sombre idée de ce qui pouvait se tramer, n'importe qui était une menace, et surtout n'importe quoi.

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Keisarinna Asbjorn
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Rouselin Roussel
Le renard de la fable "Le renard et le corbeau"
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Ven 19 Aoû - 1:09
Rouselin n'avait jamais été un fervent admirateur de tout ce qui touchait plus ou moins aux androïdes.

En fait, la seule fois où il fut amené à côtoyer leur étrange univers, il fut pris dans une histoire impossible et politique qui lui coûta sa nature hybride actuelle. Cela ajouté aux rumeurs qu'il entendait çà et là sur ces êtres mécaniques, cela n'attirait pas sa sympathie. Bien sûr, il ne leur était pas non plus totalement hostile, il savait qu'il existait des hybrides qui n'avaient pas voulu leur condition et sûrement désirait redevenir normal. Comme lui. Quelque part, ce monde de rouage et d'acier ressemblait à celui de la magie. Ils étaient tous deux aussi incontrôlables l'un que l'autre, pouvaient créer des catastrophes, semer le désespoir ou l'espoir selon la manière dont ils étaient utilisés et n'étaient accessibles qu'à leur pratiquant.

Sinon, il s'agissait aussi de deux univers régits par le hasard et la folie.

Dit comme de cette manière, cela sonnait presque péjorativement, mais pas forcément. Le hasard était une bonne chose, car il créait des surprises et rendait la vie moins fade, et la folie n'était pas foncièrement mauvaise. Il n'y avait que les intentions qui les transformait. Et c'était la raison pour laquelle sa prochaine destination fut la Roumanie. Une annonce qui arriva jusqu'à ses oreilles de renard un des rares jours où il décida de se fondre dans la masse urbaine afin de rester au courant des nouvelles de la société. La création des androïdes, qui désormais arrivait à toucher l'intouchable.

Les êtres magiques. Autant ceux qui la pratiquaient que ceux qui en étaient touchés.

Pour l'hybride renard, cela sonna comme une alerte. On l'avait déjà transformé une fois, et il apprenait qu'il risquait de l'être une seconde fois. C'était beaucoup trop étrange et en même temps, c'était peut-être une occasion d'en apprendre plus sur sa propre nature d'hybride. Plus que tout, c'est sa méconnaissance de la magie qui l'a amené à se transformer ainsi, , il ne fera pas deux fois la même erreur. Il était hors de question de se retrouver avec un bras ou même un corps mécanique. Fort de cette décision, il embarqua comme d'habitude le strict minimum et fit voyage jusqu'à la Contrée de fer.

Pénible bien sûr, car encore un pays qu'il ne connaissait pas et dont il devait se cacher. Aussi, il fut soulagé d'arriver sans encombre, comme d'habitude caché de la tête aux pieds par cape et capuche. En plein mois d'août. C'est dans des moments comme ça qu'il attendait impatiemment l'hiver, mais la froideur des lieux le soulagea un peu. Mais ne le rassura pas. Ce bâtiment le fit frémir par sa simple présence, et l'idée d'y pénétrer ne l'enchantait guère, mais il n'avait pas le choix. Il le vit de loin, car il était venu à pied, et son ouïe aiguisée lui indiquait qu'il n'était pas le seul ici. Chose confirmée quand il vit les grilles ouvertes et des traces par ci, par là, de passage.

Ses yeux de renard furent attirés par le plan, chose qui allait l'aider, même s'il avait de quoi se repérer au cas où. Les salles étaient indiquées. Bien.

Se fiant à son flair, il pénétra dans le grand bâtiment et marcha dans les couloirs en direction des archives de l'accueil. Cet endroit serait bon pour commencer: il trouverait forcément des documents qui relateraient de ce qui s'était passé ici et peut-être des indices. Si le gouvernement affirmait pouvoir intervenir sur des créatures magiques, alors ils avaient forcément dû tester sur lesdites créatures. Et peut-être que dans le lot, il trouverait des Hybrides. Il s'y dirigea alors d'un pas très léger et à quatre pattes afin de se faire le plus discret possible et éviter de se faire repérer par quiconque sur son passage.

Il arriva devant une première porte qu'il testa, espérant qu'elle soit ouverte. Heureusement pour lui, c'était le cas, il put donc la passer. Il se trouva alors en face de deux personnes qui semblèrent visiblement avoir eu la même idée que lui, ou en tout cas prenaient le même chemin. Bon, il s'était attendue à ce que les lieux soient investis en arrivant, mais il avait espéré ne devoir parler à personne jusque là. Là, cela semblait compromis.

"Hem... bien le bonjour..."

Voilà que son assurance si naturelle s'enfuyait au galop dès qu'il se trouvait dans un contexte aussi morbide. Ou bien était-ce à cause de la stature des deux gaillards qui l'intimidait? Peu importe, il ne se sentait pas social aujourd'hui. Et pourtant, il sentait qu'il allait en avoir besoin.


Spoiler:
 



Renardeau découvrant la vie ~
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Kechi Hebi
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Kechi Hebi
Ven 19 Aoû - 10:29
Les nouvelles vont si vite dans ce monde. Pour peu qu’on veuille rester informer.
Une invention naît à l’autre bout du monde et c’est toute la planète qui se l’accapare, un lieu censé être mort qui revit et le monde en prend soudain peur. Changer la magie en technologie… Une menace ?

J’y vois une aubaine.

En cet an 06 qui annonce le déclin graduel de mon emprise sur les habitants de Hofu, je ne peux plus me remettre au hasard et à la chance qui m’a accompagné jusque-là pour faire perdurer cette domination que j’ai installé. Quand le destin ne va plus dans le sens que l’on voudrait, il faut le forcer.
C’est pourquoi je me suis rendu à cet asile perdu en Roumanie dont j’ai vaguement entendu parlé par le passé sans lui donner plus crédit qu’il n’en méritait. La nouvelle de la fuite des hommes aux corps de métal n’est pas parvenue jusqu’à nous, au Japon, comme le Tenno a gardé ses ports fermés jusque l’année qui a suivi.

Et je ne peux malheureusement pas me vanter d’avoir suivi cette histoire de près, simplement d’en avoir reçu d’éparses échos.
Ce qui m’a décidé à me rendre devant ce bâtiment digne des légendes spectrales que l’on voit dans les livres, c’est bien la possibilité de servir mes propres intérêts en mettant la main sur ce que revendique avoir découvert ce fameux Danesti.

Une fois la porte passée, je m’arrête au plan des lieux pour rapidement éliminer les pièces que je juge de moindre intérêt. Mais je note une évidence : après une telle annonce, pourquoi avoir laissé des lieux vides et abandonnés ? Les recherches se sont-elles poursuivies ailleurs ? Cet asile n’est-il qu’une façade, un appât pour éliminer les aventuriers un peu trop curieux ?

La poussière et l’odeur de renfermé m’irritent la gorge et les yeux ; je tousse derrière mon poing fermé en avançant pour tourner plus loin à gauche. A peine un regard pour le cœur battant que j’entends respirer derrière le comptoir mais deux hommes sont déjà à pénétrer plus loin dans l'enceinte de l'asile, vers où me guide mon instinct. Une hésitation. Je les laisse s'en aller, refermer la porte, puis m'avance à mon tour, silencieux, repousse le panneau derrière moi dans cette même absence de bruit et les regarde un instant. Difficile de déterminer où sont-ils nés, ma connaissance des faciès et accents ne s'étendant pas plus loin que les limites de l'Europe orientale.

Je passe devant les toilettes, à côté d'eux, leur jetant un regard à peine aimable de sous le rebord de ma capuche sanguine, puis me dirige vers la réserve. J'avise la porte menant aux escaliers descendant au sous-sol en notant qu'il faudra ensuite aller par là si rien de concluant ne se trouve déjà plus loin derrière la porte au bout du couloir.

Main sur la poignée.
Réserve, petite réserve ouvre-moi ta porte.
Tenue:
 

Résumé:
 
Kechi Hebi
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Abraham Sanders
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Abraham Sanders
Ven 19 Aoû - 12:21


La contrée de fer
Event


Date : Mi-août 6

Commentaires : Le fantastique trio arrive en Roumanie

CODAGE © Anomalie


J
e lève le nez de mon journal alors que mon fidèle Jenkins s'approche dans un murmure et déclare de sa voix douce et flegmatique, transpirant l'Angleterre jusqu'à la plus petite cellule de son être.

Le courrier du soir monsieur.

Sur sa main gantée de blanc, le petit plateau qui n'est destiné qu'au courrier, et uniquement au courrier. Trois enveloppes. La première est une invitation à déjeuner de la part d'un collègue, la seconde une facture pour les nouvelles tenues que j'avais faites faire pour mon petit hybride que j'hébergeais depuis quelques temps déjà. Jenkins s'en chargera. La troisième enveloppe est plus curieuse : un télégramme. Quelques mots à peine suffisent à me faire pâlir.

Mon fils, vient dès que possible. Urgent. Ton père..


Je repose la tasse et me lève.

Jenkins, je dois partir. Ne vous embêtez pas à préparer la voiture, je prendrai un fiacre.
Très bien monsieur.

Saisissant mes gants, mon chapeau, ma cape et ma canne je fais quelques pas dans ma cour avant de franchir le portail, et heureusement j'attrape rapidement un fiacre. Moins d'une demi-heure plus tard, me voilà devant l'immeuble qui héberge l'herboristerie familiale ainsi que le domicile de mes parents, juste au-dessus. Je pousse la porte et vois ma mère lever les yeux en entendant le carillon, puis un sourire fatigué illumine son visage alors qu'elle s'avance vers moi en écartant les bras.

Mon fils, c'est bien que tu sois venu. Ton père est derrière. Il a des nouvelles du pays. De mauvaises nouvelles.
Et en...en quoi ça me concerne mère?
Il t'en dira plus. Allez, va! Je tiens la boutique!


Je l'embrasse dans les cheveux, certain que de toute façon je ne pourrais pas lutter contre sa décision. Ca serait comme se battre avec une fourchette contre une tempête. Inutile et épuisant. Je l'abandonne donc et rejoins mon père dans son atelier, l'endroit où il prépare remède, philtres et potions. Les manches de chemise retroussées, un tablier soigneusement noué contre son torse, il est penché, ses lunettes sur le nez, inspectant une balance de Roberval. En m'entendant il tourne la tête et me sourit une seconde, avant de me faire signe de fermer la porte. Je venais de voir ma mère, qui se porte bien et mon père est debout sur ses deux pieds, pas de sang, et à faire vraiment beaucoup de mystères. Mais qu'est-ce qui peut bien se tramer ici? J'obéis quand il me fait signe de m'asseoir et je le vois me rejoindre, observant autour de lui avec airs de conspirateur.

Bon sang père, peux-tu me dire ce qui se passe? Je me suis inquiété à la seconde où tu m'as envoyé ce message. J'ai cru qu'il t'était arrivé quelque chose, ou à maman!
Par les dieux non mon fils, ta mère et moi nous portons bien. Mais... j'ai de mauvaises nouvelles. Des nouvelles du pays.
Comment ça? Mauvaises comment?
Ton oncle Yasha. Lui aussi est sorcier, comme nous, mais il n'a pas voulu quitter la Roumanie. Il a dit que c'était sa terre, son pays, et que jamais il ne pourrait vivre ailleurs.
Il lui est arrivé quelque chose?
J'en ai bien peur...


Nous parlons naturellement en roumain, et quelque part je sens que cela rassure mon père, d'employer une langue que personne ne peut comprendre dans tout le quartier, voire l'arrondissement. Je reste face à lui, dans son atelier qui sent la marjolaine et le thym séché. Il se relève et s'active pour servir deux tasses du grand samovar en argent et en dépose une devant moi. J'en bois une gorgée, faisant rouler le liquide sous ma langue et je me rends compte que c'est un mélange que je ne connais pas. Il y a de la rose et du citron... mais qu'importe. Je le laisse continuer. Il observe le breuvage fumant de longues secondes avant de se lancer.

De terribles rumeurs circulaient, mais on ne pensait pas que ça puisse être vrai. Jusqu'à récemment. La reine de Roumanie voue une passion pour les androïdes, tu le sais.
Malheureusement oui...
Elle a trouvé le moyen de transformer des hybrides et des fae en androïdes. Pour ça elle a besoin de sorciers, car il faut de la magie. C'est pour ça que ton oncle a disparu. Elle avait besoin de lui.
C'est terrible...
Mon fils, c'est notre chair et notre sang qui est en danger. Ta mère et moi sommes trop vieux pour partir à l'aventure mais toi... il faut que tu y ailles, et que tu l'aides.
Je suis aussi un sorcier papa! Tu sais ce qui leur arrive! Ca serait se jeter dans la gueule du loup!
Je ne pensais pas que j'avais élevé un trouillard. Et un ingrat.


Je le regarde, blessé, mais je comprends toute la douleur et l'inquiétude qui l'habitent. Et il sait pertinemment les risques, qu'il a dû soupeser soigneusement avant même de penser à m'y envoyer. Je soupire et pose ma main sur la sienne.

Très bien père, je partirai demain. J'emmènerai du renfort, je sais déjà qui partira avec moi.

Je termine ma tasse d'un trait et me relève.

Il faut que je rentre de suite pour faire mes bagages. Je t'écrirai tout au long du périple.
J'y compte bien. Ta mère et moi allons compter les jours jusqu'à ton retour...
Je sais...je sais...
Oh et avant que tu partes...


Il me tend une petite boite contenant une vingtaine de fioles. A leur couleur bleutée, je reconnais l'elixir dont j'ai besoin pour entendre les voix, pour rentrer en contact avec les esprits. J'ai largement de quoi pouvoir les contacter autant de fois que je le voudrais. Je le serre rapidement dans mes bras et m'éloigne, rendant la politesse à ma mère avant de rentrer chez moi. A peine la porte passée, c'est l'effervescence du voyage. Jenkins s'active à préparer mes malles pendant que j'envoie un gamin des rues prévenir Juniper qu'il me retrouve rapidement chez moi. Il est assez rusé et débrouillard pour m'accompagner, et se sortir de toutes sortes de situations. Sa présence pourrait être précieuse, et surtout, il pourrait donner de mes nouvelles à ma famille, si jamais les choses tournent mal. L'heure du départ arrive bientôt, tôt le lendemain. Je salue Juniper alors qu'il arrive chez moi et on aide Jenkins à charger ma lourde malle.

Où est James?
Je ne sais pas monsieur. Je l'ai cherché partout je ne l'ai pas trouvé.
Tant pis... J'aurais aimé lui dire au revoir mais je vous le confie. Je rentrerai dès que possible.
Bien monsieur. Soyez prudent.
Autant que faire se peut mon ami.


Nous embarquons rapidement dans le ferry qui doit nous faire traverser la Manche, et de là relier la Roumanie en train. Nous passerons la nuit sur le bateau où j'ai réservé une cabine à deux lits. Rien d'extravagant mais propre et confortable. Dès que nos affaires ont été portées dans notre cabine, nous sommes allés dîner, puis nous revenons pour nous mettre en pyjama. Et c'est là qu'en ouvrant ma malle, je vois...James. Mon petit hybride s'est faufilé je ne sais comment et si je suis content de le voir, Juniper et moi échangeons un regard inquiet. Nous pourrons nous en sortir. Lui... c'est différent. Très différent. Enfin, maintenant il est trop tard pour reculer, et nous nous débrouillerons.

Il dort avec nous, et le lendemain, j'ajoute un troisième billet de train avant que nous partions. En cours de route j'explique mon plan aux deux autres, le jour suivant nous voilà en Roumanie. Le pays de mes ancêtres mais que je n'ai jamais vu. D'après les sources de père, je dois commencer par un asile, là où se créeraient ces abominations... Nous trouvons rapidement une auberge où je nous installe, et nous lançons à l'aventure dès que possible. James entre nous, nous arrivons devant la porte, et curieusement, tout est ouvert, et on ne voit personne. C'est étrange. Très étrange... Lugubre même, et très silencieux. Nous progressons dans le hall.

Au bout de quelques pas je me tourne vers Juniper.

Dis moi, par où on devrait aller? Si tu voulais cacher quelque chose de compromettant, tu ferais ça où?


Résumé:
 
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Abraham Sanders
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Orendi
La fille des brigands
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✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Ven 19 Aoû - 12:59
L'asile n'était pas inconnu à Orendi. Du moins de nom et de réputation. Chester lui avait raconté son séjour là-bas, bribes d'histoire tronquées par l'oubli. Fragments épars de sentiments confus et négatifs. Un endroit qui n'aurait jamais du exister aux yeux de Orendi. Mais à ses yeux aucun asile n'aurait du exister. Parce que ces lieux auraient pu l'enfermer, elle dont la violence bouillonnait dans son sang, comme si elle ne pouvait vivre sans. Preuve en était que, même au sein des cales du navire des Renégats, elle dormait toujours avec son couteau sous l'oreiller. Et que, si on la réveillait, elle avait le réflexe de vouloir vous saisir à la gorge. Réflexe né depuis son enfance. Depuis qu'elle avait senti que sa mère, plus d'une fois, avait hésité à l'étouffer sous un oreiller. De telles relations familiales ne pouvaient que vous forger un caractère exécrable et développer un instinct de survie empoisonnant.

Aux côtés du Roi, Orendi était rachitique. Son corps semblait ramassé sur lui-même et, pour une fois, une très rare fois, la Russe ne se montra guère loquace. Elle observait les lieux, avançait à pas comptés. Elle cherchait les failles, les angles à éviter, les murs qui pourraient se révéler aussi bien boucliers que prisons lors d'une rixe. Leurs pas résonnaient sous la voûte du hall et du couloir. Pas un employé ne se montrait. Trop petite, Orendi ne put remarquer la présence de Emélie, cachée derrière son guichet.

Mais la présence de Tenkô, face à la porte que désirait ouvrir Louie, elle, ne lui échappa pas.

Et le rire sardonique, discordant, de la Russe résonna après l'échec du Roi.

« Papa Roi stupide ! Ori a un passe-partout ! »

Déniché lors d'une mission, il allait se révéler utile, voire nécessaire, à cette exploration de l'asile. Les quatre mains de Orendi palpèrent sa tenue, son pantalon crotté – large vêtement d'ouvrier – avant de se figer en l'air.

« Ori a oublié de l'emmener... » confessa-t-elle d'une voix de gamine prise en faute. Son œil valide se posa sur Tenkô. « Ori peut l'utiliser lui comme bélier. Quoique... » Sa tête se pencha sur le côté, ses paupières se plissèrent. « Trop fragile. Il cassera. »

Sûr qu'à côté de Louie, l'asiatique avait des airs de brindille.

Orendi se rapprocha de la porte, l'examinant. La sorcière hésita à user de sa magie mais craignit de déclencher un piège. En Roumanie leur peur viscérale de la magie pouvait cacher plus d'un coup d'enfoirés. La Russe tendit donc ses quatre bras, frappant continuellement la chambranle jusqu'à ce qu'elle cède. Un bruit lui fit comprendre que la porte était désormais ouverte. La poussant, elle ne put s'empêcher de se moquer de Louie.

« Oooh petit Roi est vexé ? »

Et sans la moindre délicatesse, un de ses bras saisit Tenkô par le poignet.

« Face Jaune va accompagner Ori. Si danger Ori t'enverras dans le piège. »

Avançant dans la pièce, Orendi remarqua que la lumière extérieur filtrait d'une fenêtre. Ça sentait le propre. Si la pièce avait été abandonné ce n'était pas si longtemps que cela. Poussant un « Oooh » de ravissement, Orendi relâcha Tenkô pour se jeter sur le haut fauteuil qui trônait derrière le bureau.

« Ori veut le même à la maisoooon. »

Et de caler ses fesses sur le cuir, grand sourire aux lèvres, dévoilant ses dents.
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Juniper
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Juniper
Ven 19 Aoû - 14:49


Un bruit de pas, léger, presque imperceptible. Ce n'est pas celui de TJ. Je ne le reconnais pas. Je me redresse, et tente de faire abstraction du brouillard alentour. Mon fournisseur s'est planté sur la qualité de la came, elle est vraiment mauvaise celle ci. Je vois le gamin entrer, j'ai l'impression qu'il flotte au dessus du sol, un peu comme s'il volait.



-Je te connais toi...



Loin de se démonter -pourtant, je dois faire peur à voir- il me transmet un message de Sanders. Il a besoin d'aide, il compte sur moi. Je me relève, ébouriffe gentiment et maladroitement les cheveux du môme. Je fouille mes poches et y trouve quelques livres. Il en aura plus besoin que moi. Je les lui donne sans hésitation et c'est tout juste si il ne me vénère pas.



-Achète toi quelque chose à manger, et fais attention aux yeux dans le noir, ils sont seuls, ils te regardent.

-Y'a pas d'yeux tout seul m'sieur Juniper, nulle part.

-Je dois rêver. Mais soit prudent tout de même, la nuit n'est pas sûre. File.



Foutue produit rongeur de cervelle. Je rassemble mes affaires tandis que le gamin prend la fuite. Un voyage en Roumanie.... Pourquoi pas ? Et puis, j'ai quelques services à rendre au médecin. L'occasion est idéale. Je fais de solides paquets, malgré mon état. Mes mains sont sûres, mais je finis par me perdre dans un rêve effrayant. Les yeux m'agressent, m'oppressent, braqués sur moi, ils crachent des flammes.



C'est encore bien sensible que je viens frapper à la porte de la bâtisse de Sanders, le lendemain. Ma besace est bien trop remplie, de trucs aussi indispensables qu'inutiles, que j'ai fourré à la va-vite dedans pour me mettre en route peu de temps avant l'aube. Mes vêtements sont en désordres -plus que d'habitude- et le moindre éclat de lumière, le moindre bruit, m'arrachent une grimace. Oui, vraiment de mauvaise qualité cette substance. Je ne la procurerais à personne pour rien au monde. Heureusement, il fait encore bien frais et ça soulage un peu mon malaise.



L'air piquant de la Manche achève de m'extirper de cette torpeur malsaine et je me retrouve enfin tout disposé à comprendre réellement la situation. Fort heureusement, Abraham n'a pas eu besoin de trop me solliciter jusqu'ici. Mon flegme habituel laisse place à l'excitation curieuse et presque infantile du voyage, et me voilà à explorer chaque recoin du navire dès que j'en ai l'occasion.



Je reste presque hébété devant l'amoncellement de nourriture dans mon assiette durant le diner, et je savoure le repas, d'autant plus que nous bavardons agréablement, le médecin et moi. La cabine et le lit me paraissent être un luxe exceptionnellement extraordinaire. Je m'y vautre avec délectation et sans la moindre hésitation, ni le moindre questionnement quant à la propreté toute relative de mes vêtements puisque pour la première fois depuis bien longtemps, je vais dormir en dessous, bien protégé par un duvet de plume et bien au chaud.

La surprise est totale lorsque le médecin, en ouvrant sa malle pour se changer, y trouve, roulé en boule au milieu de ses vêtements, ustensiles et autres choses, TJames, qui dort du sommeil du juste. Si la situation est amusante à mes yeux, elle le semble un peu moins au regard de Sanders... Et en effet, je réalise rapidement dans quel traquenard est tombé mon ami félin en nous suivant, et tout les dangers qu'il peut courir. Pourtant, loin d'être courroucé, je le prends dans mes bras et le serre contre moi. Et je ne l'ai plus lâché. C'est dans mon lit qu'il a dormit, tout blotti contre mon corps, pas plus gros qu'un petit enfant tant il s'est fait discret. Malgré mon inquiétude, je dors comme une souche, et me voilà frais et dispo le lendemain pour profiter des paysages qui défilent lentement, assis confortablement dans un train, à écouter Bram nous conter son plan tandis que mes doigts courent discrètement sur les boiseries ou viennent taquiner les oreilles de mon chatons avec tendresse.



Un court détour par une petite auberge bien pittoresque...



Et nous voilà devant l'entrée de l'asile, trois oiseaux effarés au lieu de deux, les plumes ébouriffés par la peur, comme pour faire un rempart et nous protéger. Parce qu'il était hors de question de laisser l'hybride derrière nous.



Je crois bien que je n'ai jamais vu d'endroit aussi sinistre et effrayant de toutes mes deux courtes vies. Les lieux semblent abandonnés, presque en ruines même. Le jardin, si on peut encore le nommer ainsi, n'est que broussailles, amas de plantes et d'arbres morts et décharnés. Je n'ai qu'une seule envie tandis que je remonte l'allée avec lenteur aux côtés de mes deux compagnons de routes, qui semblent aussi enthousiastes que moi à l'idée de pénétrer dans le bâtiment.... C'est de prendre mes jambes à mon cou.



-On est toujours à temps de faire demi-tour, n'est ce pas ? ai je murmuré en fixant TJames, qui semble lui aussi prêt à partir en courant et en hurlant, la queue hérissée et rendue touffue par la peur.




Nous entrons finalement. L'odeur de... je ne sais pas ce que c'est, en fait... peut être de l'alcool, ou de l'éther, quelque chose d'approchant et de bien chimique... prend à la gorge. Je me sens immédiatement oppressé ainsi enfermé. Un frisson, long, désagréable, court le long de mon échine. C'est... vide. Il n'y a personne. Ni infirmière, ni patient, ni rien. Le silence est total. A vous donner des sueurs froides et la chaire de poule. Lentement, à pas prudents et en observant attentivement la salle autour de moi, je m'approche d'un plan, affiché sur un mur. Je l'étudie attentivement. Habitué aux dédales des rues de Londres, je l'enregistre facilement dans mon esprit. Où pourrait on aller pour trouver des informations utiles ? Les archives ? La salle des infirmières ? Ou le bureau du directeur ?

Je me tourne vers le médecin, toujours aussi peu rassuré, mais ma voix est parfaitement posée quand je réponds.



-Dans les sous-sols, loin des yeux et des oreilles des simples visiteurs. Et le plus profondément enfoncé sous terre possible.



Je croise le regard de TJ et prends sa main avec douceur, sans souci de jugement de la part d'Abraham. Il sait que notre amitié est extrêmement importante.



-Tu sens quelque chose petit chat ?



Il ne faut pas oublier ses sens. Ils pourraient peut être nous sauver la vie par la suite. Ou nous donner de bonnes indications sur les lieux. Il entend et il sent mieux que nous, je me demande même s'il ne voit pas dans le noir.



Je me tourne vers Sanders. C'est lui qui est à l'origine de l'expédition, c'est lui qui doit en prendre la tête.



-Alors ? Où allons-nous ?



Juniper
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Ven 19 Aoû - 18:45
Fuir ! Tout mon corps et mon esprit me réclamaient de me carapater fissa. Pourtant, je restais là assis sur mon séant en bâillant copieusement pour la sixième fois. Qu'est-ce qu'il causait, encore et encore, ce gaillard ! Une vraie plaie. Depuis plusieurs minutes son monologue s'était transformé en une série de bruits indistincts desquels ressortaient parfois quelques mots intelligibles : Occidentaux, magie, androïdes, asile, horreur, Roumanie, purification par le feu. J'aimais bien ces derniers mots-là, ça sonnait jolis et festifs à mes oreilles. Pourtant, il recommençait avec son charabia et toute l'excitation soudaine retomba. Pour tromper l'ennui, installé sur les coussins de mon trône, j'essayais avec finesse de me gratter les f.. Ah Là ! Un mot magique : Mission.

- J'y vais !

Déclarais-je en me relevant avec tellement d'aplomb que le brave bavard en recula de plusieurs pas de peur de perdre le chef.

- Mais Alaa-Hazrat Homayoun…

Supplia-t-il à nouveau en s'avançant le regard perdu. Je posais un doigt sur mes lèvres.

- J'ai pris ma décision, Medhi. J'y vais moi-même !
- Mais Alaa-Hazrat Homayoun…
- Tsah, j'ai dit que j'y allais, l'affaire est entendue !

Quittant l'estrade, je me dirigeais déjà vers mes quartiers en sautillant de manière beaucoup trop guillerette.

- Mais vous ne savez même pas où !

Entendis-je derrière moi d'un ton suppliant. Je me retournai alors lentement et avisai le pauvre gus de pieds en cap. Avec un sourire nitescent, je me drapais soudainement dans mon khalat et annonçai avec une confiance inébranlable.

- Le vent m'y portera !

Où? Alors ça, je n'en savais fichtre rien. Tant que la réponse consistait à "ailleurs", cela me convenait ! Ne vous y méprenez pas : J'adorais mon pays. Même le fiel sous le miel des satrapes et des courtisans, même les querelles de certains clans djinns, même la pression constante pour sécuriser le pays et les différents changements à mettre en place. Mon rôle me prenait tout mon temps et je mettais de l'ardeur à l'ouvrage. Néanmoins, depuis mon escapade avec la Reine d'Orage et Salem, hormis mes expéditions avec Ofelia, et dans une moindre mesure les différentes campagnes militaires, j'avais guère eu le temps de m'amuser et folâtrer comme un bon petit sylphe. Cette opportunité de m'aventurer seul et sans plan d'action, je ne pouvais pas la laisser passer !

D'autant plus qu'elle m'éloignait de Khâlis et ses humeurs cataclysmiques.

Après avoir embarquer mon paquetage habituel et ajouté un pistolet à mes armes fidèles, mes dagues et mes cimeterres, je profitai de la sieste quotidienne de l'efrit pour me glisser dans ses appartements. La cacophonie de ses ronflements emplissait la pièce et agitait les rideaux de sa couche d'un faible tremblement. Allongée sur le dos, parce que son ventre proéminent ne la laissait plus dormir à son aise depuis quelques temps, elle semblait paisible. Un rire de soulagement échappa à mes lèvres et mes mains s'y plaquèrent prestement. Le ronflement s'était tu. J'observais alors le monstre s'agiter quelques secondes. Heureusement, elle se nicha plus profondément dans les coussins épais et son souffle reprit sa puissance habituelle. Soulagé, je me glissai à ses cotés sur la pointe des pieds. Au ventre, je soufflai quelques mots pour qu'il veille sur le palais en mon absence et, à Khâlis, un baiser léger sur le front.

Je me dirigeai alors vers les appartements de Leilie à qui je confiais la terrible tâche de calmer l'efrit. Tandis que je les embrassais elle et l'enfant à venir, Khâlis débarqua furieuse. Medhi avait dû vendre la mèche sur l'exacte raison de ma fuite. Cette fois-ci, le tremblement des voilages n'avaient rien d'une licence poétique. Elle hurlait quelque chose au sujet de la tête remplie d'air des sylphes et vociférait d'autant plus fort sur mes responsabilités. Courageusement, je grimpais sur mon tapis volant, exagérant théâtralement pour Leilie, la difficulté des adieux en comparant Khâlis au dragon des contes. Avant que le pouvoir de l'efrit ne puisse me clouer au sol, je m'envolais hors de sa portée.

- Mais c'est un piège, empaffé de sylphe, reviens ici tout de suite !

Hurla-t-elle. Me penchant par-dessus bord, je découvrais toutes mes dents comme un gamin à ma compagne.

- Je sais !

Je marquais un pause tandis que Leilie ajoutait ses protestations à celles de Khâlis suite à ma déclaration. Evidemment que c'était un piège. Personne ne laissait filtrer autant d'informations si ça n'était pour faire venir de la matière première, des créatures magiques pour leurs essais dans ce cas précis. Avant de me repositionner pour filer comme le vent, j'adressais un ordre impérieux aux deux demoiselles que Medhi et quelques gardes rejoignaient en panique.

- N'accouchez pas avant mon retour !

Là-dessus, le tapis prit de la vitesse et je m'éloignai au plus vite du palais.

Au premier aéroport, après avoir consulté le livre de bord de la capitainerie, je me glissais dans l'ombre du capitaine, au nom imprononçable, du seul navire faisant escale en Roumanie. Je m'y lovai sagement et y piquai un long somme. Je ne quittai le confort du large gaillard qu'une fois arrivée à destination. L'odeur de la Roumanie mélangeait le métal de machine, le suif des usines et une sorte de pourriture de la magie malmenée. Il me fallait quelques heures pour arrêter mes hauts le cœurs et quelques jours pour stopper mes nausées. Traducteur enchanté au doigt, tapi dans les ténèbres entre deux séances où je jurais de foutre le feu à tout le pays pour dissiper cette catastrophe olfactive, je glanais quelques informations sur ma destination et m'y dirigeais.

*** *** *** *** ***

La bâtisse faisait froid dans le dos et pas seulement à cause des racontars à son sujet. Il y régnait une ambiance malsaine proche de celle de Salem. Probablement que, dans les ombres, vivaient les créatures habituelles pour ce genre de lieux de malheur. Partager mon royaume de nuit ne me plaisait guère, pourtant, il y avait là du potentiel à éveiller pour donner un coup de main à la cause. Devant le bâtiment, deux hommes et un chat semblaient hésiter à rebrousser chemin. Distrait par la présence du félin, j'en faillis oublier la raison de ma présence pour le gratouiller à mon aise. Me fustigeant en pensée, je n'attirai pas leur attention, ténèbres rampantes parmi les ombres, et pénétrai directement dans l'asile.

Si je n'entendais pas des éclats de voix ça et là, j'aurai sans doute déclaré le bâtiment abandonné. La possibilité que cela soit la base des opérations pour transformer des êtres magiques en androïdes m'amoindrissait encore au profit de la piste du piège. Alors que je formulais la résolution de demeurer invisible aux yeux des visiteurs actuels, j'aperçus une figure familière : Cheveux clairs, une armure et l'arrière-train occidental le plus charmant que j'ai pu voir en plusieurs années - partiellement la faute aux robes-prisons des européennes, je manquais de point de comparaison - . La Scandinave observait un mouvement sur l'avant après avoir soufflé quelques ordres à quelqu'un que je ne voyais pas depuis ma position.

Un soupire échappa de mes lèvres pour couper court à mon hésitation. Je m'extirpais des ombres à distance respectable de la jeune femme pour éviter un coup d'épée malencontreux et paraître trop hostile avant de m'éclaircir la voix distinctement pour attirer son attention. D'une main, j'abaissai le chèche de mon visage pour lui permettre éventuellement de me reconnaître et m'inclinai si pas que ma main en frôla le sol.

- L'endroit ne manque-t-il pas d'un peu de boissons et de guerriers en armure pour ta présence ?

Le ton mielleux et chantant s'échappait dans une langue étrangement intelligible pour la Scandinave.

- Je suis ravi de te revoir.

Mon sourire s'étira large, parfaitement hors de propos dans un tel lieu.

- Nous devrions pouvoir mettre une ambiance de folie ici. Que dirais-tu d'un compagnon djinn pour cette excursion ?

Demandai-je comme si nous avancions dans les fougères d'une forêt accueillante pour y cueillir des champignons.

Tenue:
 

Résumé:
 
Jahan Shah Farvahar
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T. James
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T. James
Ven 19 Aoû - 18:59
L'objet est étrange. Grand et immense. Tu penses un instant que c'est la gueule d'un animal presque exotique qui aurait avalé les vêtements du médecin. Un animal qui à défaut d'avoir des crocs, semble être capable de garder en son estomac bien des choses… En te penchant plus vers celle-ci, tu y découvres plus que des chemises ou des pantalons, y voyant des affaires de toilettes ou des objets dont l'utilité t'échappe encore… Tes oreilles remuent et avec un sourire qu'ont les enfants espiègles, tu commences à fouiller dans sa malle, cherchant au milieu de tout ce tissu, des trésors qu'il oserait te cacher. Tu découvres peut-être tout le nécessaire dont aurait besoin un parfait gentleman pour survivre à un long voyage, mais rien de plus. Presque déçu tu reposes tout cela au milieu du joyeux chaos que tu as crée dans son rangement, sautant d'un intérêt à un autre pour te demander si toi tu serais assez menu pour te faufiler dans cette immense cachette et y rester. N'importe qui te dirait que tu n'y serais pas à ton aise et qu'il serait idiot d'essayer de t'y allonger… Tu jettes un regard par-dessus ton épaule et constate que Bram n'est pas là. À lui tu pourrais demander si il est vraiment vain de tenter d'y pénétrer mais… Tu es seul. Un sourire illumine ta frimousse et après t'être débarrassé de ton gilet, ne conservant que ta chemise, tu te glisses dans la malle, t'allongeant sur le flanc, te recroquevillant autant que possible pour être capable de faire tenir ta frêle personne dans ce monstre, fils d'un maroquinier sûrement talentueux. Tu gigotes une dernière fois et après avoir saisi ta queue entre tes doigts, tu constates avec un léger claquement de langue joyeux que tu es bien capable de tenir dans cette chose. Tout heureux tu ronronnes et décides de pousser un peu plus loin ton expérience, refermant sur toi la malle pour te plonger dans une obscurité qui te donne l'impression de jouer au prédateur prêt à bondir sur sa proie. Car, c'est bien le jeu auquel tu joues, n'est-ce pas ? Celui d'attendre que Bram ouvre cette malle pour te découvrir au milieu de ses affaires, te permettant ainsi de lui sauter au cou en rigolant… Oui, c'est sûrement pour ça que tu attends désormais, écoutant les battements de ton coeur alors que tu dois faire taire ton souffle trop rapide et ton sourire d'une main sur tes lèvres. Les secondes passent mais personne n'ouvre la malle. Tes oreilles remuent, tu bats des cils mais rien. Une bonne minute passe et si tu entends des bruits de pas autour de toi, toujours rien. Tu étouffes un bâillement, fermant ensuite les yeux en te disant que tu peux bien somnoler un peu, le nez dans les chemises propres de Bram, de toute façon ce ne serait pas la première fois que le médecin te trouverait en pleine sieste. Un claquement sec t'empêche de totalement sombrer, te retenant l'espace de quelques secondes avant que tu ne t'endormes pour de bon, pensant naïvement que lorsque que tu reviendras à toi, tu seras face à Bram qui avec un sourire viendra ébouriffer tes cheveux avec un sourire en te disant qu'une fois de plus, tu as réussis à le surprendre.

Et, à ta défense, quand tu ouvres les yeux, Bram est bien là. Certes plus inquiet qu'heureux de te voir… Mais il est là. Juniper est là aussi. D'une caresse sur l'épaule et de ton prénom qu'ils prononcent, tu reviens à toi difficilement, la bouche pâteuse. Bien des questions brûlent tes lèvres en cet instant mais la seule chose qui s'en échappe c'est un léger sourire. Un sourire qui trahit ton ignorance quant à ta nouvelle situation. Tu ne sais pas que tu es un passager clandestin dans leur aventure. Tu ne comprends pas que tu as commis une erreur en t'enfermant dans cette malle… Non, tout ce que tu veux voir, c'est Jun qui te prend dans ses bras. Un ronronnement discret t'échappe et tout contre lui tu te blottit, te réveillant grâce à la voix de Bram qui te narre ce que tu as manqué et ce que tu vas vivre. De tes prunelles dorées tu l'observes tandis qu'il te parle du pays où vous allez et des dangers qui peuvent s'y trouver… Et si le bon sens voudrait que tu paniques et que tu demandes à rentrer, tout ce qui t'échappe à vrai dire, c'est un long bâillement et quelques murmures à propos du voyage que tu es heureux de faire avec eux.

Voyage qui se passe bien. Lové, presque accroché à Jun, tu es comme un enfant qui refuse de quitter sa mère. Tu dors avec lui, viens toujours chercher un peu de réconfort entre ses doigts quand tu n'es pas avec Bram, à planter tes griffes dans le tissu de sa chemise. Le voyage en train te plait, tu aimes voir défiler sous tes yeux le paysage, mais la destination, elle… Oh non… Tu ne l'aimes pas. C'est quand tu te retrouves face à l'asile que tu commences à regretter ton choix. Tu ne voulais pas partir finalement… "L'aventure avec Ragnar, c'est mieux." te dis-tu avec un pincement au coeur. Certes tu avais pleuré et ton coeur s'était retrouvé fendu mais au moins, tu allais là où tu le voulais et non là où tu aimerais éviter d'aller. Les oreilles plaquées sur l'arrière de ton crâne, tu écoutes l'échange entre tes deux compagnons alors que tu t'accroches à la main de Juniper. Terrorisé tu sens ton échine sans cesse frissonner et tu ne peux retenir un sursaut quand Jun te consulte. Vers lui tu lèves le museau et entrouvres les lèvres, t'apprêtant à répondre alors que saisi d'effroi tu te paralyses, croyant sentir quelque chose passer non loin de vous. L'odeur change. À peine. Et pourtant. Frénétiquement tu humes l'air et te recroquevilles sur toi-même, cherchant presque à te cacher en la personne de Juniper.

"Il y a des choses qui bougent dans les ombres… Ce qui ne devrait pas bouger rampe." couines-tu d'une petite voix. "Ça pue. Ça sent des choses que je connais pas et qui me disent que je ne devrais pas faire leur connaissance… Je veux rentrer."

Un tremblement secoue tes épaules et ton souffle se fait plus court.

"Ce n'est pas un endroit pour les chats ici…. Je veux rentrer à la maison. S'il-vous-plait… Je ne ferais plus de bêtises…"

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T. James
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C. Muffet
Little Miss Muffet
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✦ Double-compte : Albrecht Elberhard

Lun 22 Aoû - 9:36
"Au moins, je mourrai au service de mon impératrice."

C'était ce genre de pensées qui me traversait la tête alors que je m'accrochais désespérément à Asbjorn, paralysée par la vitesse de la vouivre. Pour essayer d'évacuer ce genre de pensées, je tentais de me repasser en boucle notre plan. Entrer dans l'asile, trouver la source des androïdes et détruire tout ce qui ressemble à un objet contenant de la technologie. On ne pas faire plus scandinave. Ah si, à dos de vouivre.

Fort heureusement pour ma santé mentale sur le déclin, nous avions eu besoin de changer de montures à proximité de la frontière et nous troquèrent vitesse pour un peu plus de discrétion, avec pour ma part un poney sur lequel je me sentais de nouveau vivante. Le temps passa et nous finîmes par arriver devant le bâtiment.

Et c'est ce bâtiment sordide que je regarde en cet instant. Un frisson de dégoût me passe entre les omoplates alors que j'inspecte les lieux. La bâtisse semble être normale - pour un asile - mais la partie magique qui est en moi a envie de hurler. Emboîtant le pas d'Asbjorn, je la suis alors qu'elle entre dans ce lieu maudit et écoute ses recommandations. Qu'elle ne se fasse pas de souci, avec un endroit comme celui-ci, personne ne m'approchera. Je m'en assurerais.

"Oui madame."

Alors que nous dépassons l'encadrement de ce qui reste de la porte, un bruit de fer enfoncé résonne. La keisarinna et moi échangeons un regard, suivant le couloir avant qu'elle ne m'envoie explorer la zone. L'idée de la laisser seule me déplaît légèrement, mais je n'en dis mot. Je me dirige en direction du bruit, me fondant avec aisance dans les ombres avant d'espionner l'étrange manège qui se déroule devant une porte. J'observe la porte se faire défoncer et décide de faire mon rapport à l'impératrice.

A mon retour, je trouve celle-ci accompagnée. Un rush d'adrénaline se produit quelques secondes avant que je ne remarque la garde des deux interlocuteurs : complètement détendue. Sortant lentement des ombres pour éviter de surprendre mon impératrice, je lui transmets mon rapport en gardant l'inconnu à l'oeil.

"Une femme à quatre bras et avec un accent que je ne connais pas vient d'enfoncer la porte pour deux hommes asiatiques. Ils sont tous armés mais ne semblent pas ouvertement hostiles. Toujours pas de trace des androïdes."

Et sur ce, je me replonge dans les ombres non loin de l'impératrice. Il me sera bien plus facile d'intercepter des ennemis s'ils attaquent Asbjorn.

Soudain, un bruit attire mon attention. Comme une sorte de cri venant de l'entrée, accompagné par des voix masculines. Encore d'autres personnes? Je n'aime vraiment pas notre situation. Protéger l'impératrice contre une horde d'androïdes n'est déjà pas chose facile, mais si l'on rajoute une foule d'étrangers en plus, la tâche devient quasi-impossible. De plus, notre position actuelle (entre plusieurs groupes) me fait réaliser quelque chose.

"Nous ne devrions pas rester dans le couloir." dis-je en m'adressant à Asbjorn. "Un autre groupe se tient près de l'entrée et si celui devant se révèle hostile, nous pourrions être pris en tenaille. Il nous faut soit rentrer dans une pièce, soit avoir à faire avec l'un des deux groupes."
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Lun 22 Aoû - 17:27
Ils sont nombreux à entrer au sein de l'asile et bien peu à se dire que la prudence devrait être de mise. L'éclairage du couloir commence à lâcher prise. Certaines ampoules grésillent – quelques-unes clignotent, alertant les individus qu'elles sont sur le point de lâcher prise. La nuit n'est pas encore tombée, certes, mais les fenêtres sont rares dans cet établissement. À tout moment la plongée dans l'obscurité risque d'être fatale. Déjà des ampoules ont grillé, propageant des ombres que certains fuient, ou d'autres s'y enveloppent avec aise.

Cachée derrière le guichet de l'accueil, Emélie, tu as tout loisir de mieux observer la pièce. Des casiers occupent pratiquement toute la pièce. Des liasses de papiers débordent des tiroirs, tous étiquetés. L'ampoule, au plafond, grésille mais semble pouvoir encore tenir bon quelques heures. De quoi te permettre d'explorer la pièce, ou de pouvoir trouver ton chemin pour quitter l'accueil. Déjà des voix résonnent, depuis tout à l'heure, et semblent venir de tous les côtés.

Un oiseau mécanique file, volant près du plafond, surgissant de la porte d'entrée grande ouverte. Tapant du bec contre la première porte du couloir, il se fait ouvrir le passage et délivre son message à Clarke. Le gouverneur s'excuse auprès de son acolyte mais doit quitter les lieux au plus vite. Une urgence qui ne demande aucun retard. Dans sa précipitation, son coude cogne contre la porte des toilettes des dames. Le loquet se referme avec un bruit sinistre. Le géant quitte ainsi les lieux sous les regards, probablement surpris, de ceux demeurés à l'entrée de l'asile.

De ton côté, Hermine, tu as pu entendre la porte se refermer. En voulant la rouvrir, tu remarques l'absence de poignée de ton côté. À croire que c'est une mauvaise blague. L'obscurité se fait oppressante dans ce lieu dénué de lumière – faute à l'ampoule grillée. Il va te falloir trouver un moyen de sortir, ou quêter de l'aide.

Le bureau du directeur se voit assaillir d'un trio hétéroclite. Le lieu respire l'aisance, presque le luxe. La lueur filtrant de la fenêtre dévoile un bureau chichement décoré, nanti d'une belle bibliothèque et d'un bureau dont les tiroirs doivent renfermer plus d'un secret. Depuis le couloir, des voix rebondissent jusqu'à vous. Amies ou ennemies ?

Ta précipitation, Hebi, ne joue pas en ta faveur. La porte demeure close.

Le trio à l'entrée peut voir du mouvement et entendre plus d'une voix. Il ne tient qu'à eux d'explorer davantage les lieux.


Les règles

• Pour toute inscription et question, direction ce sujet. Vous trouverez aussi des détails et explications sur le système de jeu propre à cet event. Le personnage de Clarke O'Callaghan quitte les lieux, le joueur n'ayant pas la possibilité de participer actuellement.

• Le prochain tour aura lieu le 29 août. Si vous avez besoin d'un délai, précisez-le !

• Si vous éditez votre message, n'oubliez pas de le préciser – surtout si cela a une répercussion sur vos actions en jeu. Ce afin de ne perdre personne que ce soit les autres participants ou les Mjs (même cinq minutes après votre premier jet).

• N'oubliez pas que vous pouvez demander au staff avant de rédiger votre post si vous pouvez ouvrir une porte, fouiller un lieu, etc. Ainsi vous n'avez pas à attendre le post MJ et pouvez davantage avancer. N'oubliez pas de prendre en compte les actions, et même la présence des autres personnages.

• La carte du lieu qui se mettra à jour au fur et à mesure de vos avancées. Elle est affichée à l'entrée sur votre gauche, vos personnages peuvent donc la consulter. L'entrée par là où vous arrivez se trouve au rez de chaussée (first floor) entre les toilettes et la réserve de médicaments.

Point rouge : Kay juste derrière la porte, rejoint par Rousselin.
Point bleu : Tenko rejoint par Louie et Orendi.
Point jaune : Hermine.
Point rose foncé : Asbjorn, Muffet et Atêsh
Point rose clair : Emélie
Point orange : Hebi
Point vert : Juniper, Abraham et T. James





© Avatar par Odori. Compte PNJ, ne pas lui envoyer de MP, merci.
Si vous souhaitez une intervention dans vos RPs.
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Tenkô Gou
Le tengu
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✦ Libre pour RP ? : Non

Mar 23 Aoû - 11:48
Un géant avec une hache ou un géant encore plus géant ? Là se trouvait la question existentielle du corbeau. Alors qu’il se décalait de la porte, il pesait le pour et le contre de chaque homme, les faisant se battre intérieurement dans son crâne. L’échec pitoyable du grand asiatique – il parlait chinois en tout cas – le convainquit qu’il était certainement le moins dangereux et donc le meilleur partenaire des deux. Après tout, il n’était même pas capable d’ouvrir une porte ! Peut-être pas si utile comme partenaire finalement… Un « papa le coupa dans ses raisonnements improbables et son attention se tourna vivement vers la jeune fille. Alors comme ça, ce grand costaud était père ? La jalousie envahit le cœur du maudit en l’espace d’une seconde. Comment ce gros truc avait-il pu se reproduire ? Quel genre de femmes pouvait survivre à un…impact pareil ? Une femme-porte peut-être. Son ricanement moqueur à cette pensée fut couvert par les coups de la… créature à…un, deux, trois, quatre. Quatre bras. Confus, le nippon compta à nouveau pour être sûr. Mais pas de doute, la fille avait quatre bras. Quatre. Quatre. Et une force redoutable que Tenkô sentit bien vite lorsqu’elle l’entraina à l’intérieur du bureau – dans le but très peu flatteur de s’en servir de bouclier. N’était-il donc qu’un chinois faible et inutile aux yeux de ces deux personnages haut en couleur ?

Probablement.
Mais cela importait peu. Grâce à ces deux fous, il était entré dans le bureau du directeur. A n’en pas douter, les papiers les plus importants s’y trouveraient. C’était d’une logique imparable. Libéré de la prise de la fille, Tenkô en profita pour approcher du bureau rapidement. La pièce était presque accueillante avec ce luxe. Il suffisait d’oublier qu’elle se tenait dans un asile abandonné et cœur d’expériences inhumaines. Faire abstraction de ce genre de détails était un talent certain de l’espion. Décidé à ne pas rentrer les mains vides, il observa les tiroirs. Le temps d’une seconde, l’idée d’un piège flotta dans son esprit. La folle n’avait pas tort de se méfier de cela. Mais en même temps, qui piègerait ses propres tiroirs ? C’était stupide. Totalement stupide. Alors il se décida à ouvrir le premier tiroir.

Une forte résistance le coupa dans son élan. Dans un râle agacé – décidément, les poignées et lui, ce n’était pas une grande histoire d’amour – le corbeau tira plus fort. Toujours plus fort. A une main. A deux mains. Bloquant le pied du bureau avec le sien pour éviter de tirer tout le meuble. Il sentit la résistance se relâcher. Malheureusement, il en comprit trop tard la raison.

Clac… BOOM.

La poignée avait cédé. Le corps de l’espion aussi. Emporté par sa propre force, il avait reculé de quelques pas, effectuant divers mouvements de bras pour récupérer son équilibre… en vain. Ses fesses rencontrèrent rapidement le sol dur du bureau et son dos se heurta brusquement aux jambes du géant. Sa tête aussi. Les yeux fermés, l’arrière du crâne douloureux, le japonais grimaçait magnifiquement en serrant toujours avec force la poignée dans sa main droite.

Lorsqu’il comprit que la chute était terminée, il rouvrit les yeux, non sans un lourd soupir. C’était décidé : il ne toucherait plus aucune porte ou tiroir ou placard ou qu’importe. Les poignées resteraient loin de lui !

Cette sage décision prise, sa tête se pencha en arrière pour regarder le visage du papa Roi. Il ressemblait peu à sa fille. Déjà il n’avait que deux bras… S’était-il envoyé en l’air avec une araignée géante pour avoir une enfant pareille ? Chassant cette image terriblement dérangeante de son esprit, Tenkô esquissa un faible sourire :

« A ton tour ? »

Tout en s’exprimant en mandarin – il avait fait des progrès pour son nouvel Empereur – il pointa le bureau de sa main libre. Sans le réaliser, plus par réflexe qu’autre chose, il rangeait la poignée cassée dans sa besace. Voyons si ce géant était aussi doué avec les portes qu’avec les tiroirs…

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Emélie Gregoriu
La dame blanche
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✦ Libre pour RP ? : Bien sûr!

Mar 23 Aoû - 16:01
Finalement, « quelqu'un » n'arrivait pas. Non, c'était un véritable défilé qui arrivait dans l'asile des créatures plutôt étranges tout comme des visages familiers. Je me demandais d'ailleurs ce que faisais Louie ici. Quelle coïncidence de le retrouver, si loin de notre lieu de rencontre ! Et pour le reste, de qui s'agissait-il ? Tout ce beau monde faisait-il partie du personnel ? Non, à leurs visages et à leurs dialogues, j'en doutais. D'ailleurs, je n'avais pas entendu le moindre mot de roumain.

Mais pas le temps de réfléchir, mieux vaut profiter de ma cachette pour fouiller un peu cet accueil. Parmi cette tonne de paperasse, je devrais bien trouver quelque chose, non ? Je fouillais dans le guichet, cherchant parmi tous les dossiers inutiles quelque chose d'intéressant. Mais rien dans les tiroirs, rien d'autre que de l'administration. Des lignes entières remplies par des secrétaires, qui avaient sans doute déserté l'endroit depuis bien longtemps. Alors que j'allais abandonner l'endroit, un ouvrage attira mon attention parmi les casiers. Un livre assez épais, à la couverture bien moins abîmée que celle des autres.

Je le prenais, voyais sur la couverture « Livre d'Or ». Je l'ouvrais, feuilletais sans grande attention les pages remplies de signatures. Quelques noms me revenaient, des gens dont j'avais entendu parler sans vraiment les connaître. Quelques riches familles du coin, d'autres noms bien plus anonymes. Parfois, des commentaires, aussi, sans grand intérêt. Je lâchais un soupir, en plus il ne semblait pas y avoir beaucoup de dernières visites. Ou alors, c'était des visiteurs non déclarés, comme les personnes se trouvant là. Je prenais un stylo, notait « Une bonne dizaine de personnes » dans la case des visiteurs. Sans grande utilité, mais je ne savais pas vraiment quoi faire. Je me recachais derrière le guichet, mais plus aucun bruit ne venait de l'extérieur. A croire que la grande vague de visiteurs s'était enfin arrêté.

Je me tournais vers le couloir, hésitait. Je ne pouvais pas rester ici pendant des heures, certes. Mais il y avait tant de monde dans les couloirs, et quelques lampes avaient grillé. Je relevais la tête. La lumière de la pièce, de toute manière, ne tiendrait probablement pas éternellement. Et puis, je n'avais pas fait tout ce chemin juste pour rester terrée derrière un guichet ! Je m'approchais donc de la porte, jetait un rapide coup d’œil dans le couloir. Trois personnes à gauche… Dont une qui semblait posséder une bien étrange morphologie… Je frémissais, me recachant vite derrière la porte. Si je sortais, mieux valait aller à droite, assurément. Et puis, en cas de problème, je pourrais sans doute me réfugier dans les toilettes des dames.

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Louie
Le chef des voleurs
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✦ Libre pour RP ? : Bientôt

✦ Double-compte : Jan - Ofelia - Tsurugul - Morelia - Louie

Mar 23 Aoû - 22:18


La contrée de fer

Event



« Fais attention ma belle. La crevette ne va pas te servir longtemps en cas d’attaque… » Se moqua Louie, plus gentiment que véritable critique, tout en laissant tomber son regard émeraude sur l’arrière-train de la dite face-jaune, écrasant d'un même mouvement son cigare sur le bureau - il aurait tout le temps d'en rallumer un plus tard malgré la présence des femmes au sein de l'hôpital public.

Bien loin de prendre mal son échec, ce fut avec un sourire glacé mais satisfait qu’il emboîta le pas à sa compagne ainsi qu’à sa victime du moment, détaillant avec une curiosité presque malsaine ce à quoi il avait pu échapper en quittant l’Asile. De sa fugue, Louie n’en gardait que de brefs souvenirs mais la nécessité d’un passe-partout, aujourd’hui, brûlait comme marquée au fer de lance dans son crâne. Il se rappelait de « Papa » comme du tintement de ses clefs, si proche dans ses souvenirs qu’il aurait pu, peut-être, tendre le bras dans son passé pour le choper et lui arracher sa sale gueule de scientifique déglingué.

Il en était proche maintenant et cette envie subite finit par lui faire remercier la volonté de sa mère, secrète et pourtant subtile qui savait tout mieux que lui. Il allait le retrouver, et le briser. Si Darius se tairait bien dans son trou comme tous ces enfoirés de son espèce, Louie allait le retrouver, et le briser.

Mais avant ça, il foutrait le feu à l'Asile. Car il n'y avait qu'avec le feu qu'on débusquait ces sales bestioles, ces foutus rats.

Laissant Orendi se pâmer devant la présence d’un majestueux fauteuil « On repassera par ici ma beauté. Papa te fera ce beau cadeau… » il salua mentalement l’entreprise du petit asiatique pour ouvrir l’un des tiroirs en chêne massif de ce bureau impressionnant. Flairant l’odeur – vieux parfum, cuir, poussière, livres anciens – il se rapprocha du maigrelet, mourant d’envie de laisser sa paluche venir caresser l’arrondi de sa cambrure, comme pour se donner courage ou se rassurer par quelques automatismes familiers.

Il y en avait d’autres ici, des visiteurs qui fouillaient et fourmillaient. Oui il pouvait les entendre presque facilement. Mais à aucun moment Louie ne pensa à craindre un quelconque piège.

Il était ce qu’il y avait de plus dangereux ici. Peut-être pas le plus, mais pas le moindre, loin de là.

Hélas pour le poignet et le cul de sa bestiole, celle-ci s’acharna tant et si bien sur son tiroir que la poignée lui en resta dans la paume. Et tombée à terre, aussi lourdement que faire se peut, ce fut un regard hagard et un brin désapointé que Louie reçu en échange de son sourire cette fois sincère.

« Pas de mal mon agneau ? » Demanda-t-il d’une voix doucereuse, avant de caler ses mains sous ses aisselles pour le relever avec force mais sans violence. « On va pas laisser ce bureau nous faire chier mille ans hein ma biche ? Laisse papa te montrer le truc. Et toi Orendi, continue de fouiller la pièce. On s'occupera de ta chaise plus tard j'ai dis. » De sa ceinture, il dégaina son couteau de chasse, calant son fusil dans son dos avec la tranquillité de l’habitude. La lame, d’une bonne trentaine de centimètres, se mit à luire faiblement dans l’éclairage tamisé de la pièce. Avant de s’enfoncer d’un coup sec entre le tiroir et son soutien, grignotant des centimètres au sein de l’interstice, avant que la serrure, coincée en dessous, ne lui cède dans un craquement.

Un bruit métallique se fit entendre. S’aidant de la poussée, Louie ouvrit le tiroir, écartant Tenkô d’un coup d’épaule mesuré quand les papiers apparurent à sa vision. Il y avait là des fiches reliées, des documents classiques d'établissement "officiel", notes et même factures pour ce qu’il en savait. Mais quelques’unes attirèrent vite son attention.

Le nom du directeur figurait en en-tête. Et en sous-titre se déployaient les mots : Rapport du directeur Dumitru Ionescu.

Tout pour le convaincre de se mettre à la lecture.

Ce qu’il fit. Pendant près de cinq minutes, lisant puis relisant avec attention les informations structurées qui lui importaient soudain autant qu’un pass, qu’un trousseau de clefs. Sans surveiller Orendi ni son asiat' qui devait l'aider à fouiller la pièce, pour ce qu'il s'en foutait. Sans remarquer la frimousse curieuse d'une Emelie qui ne tarda pas à se dissimuler à leur attention - grand bien lui prenait. Son sourire s’élargissant comme une coupure béante à ses pensées ouvertes.

« Alors comme ça il se l’est tapé… et complètement tapé… »

Et retapé.

Darius et la Reine Roscat avaient fait bien mieux que de baiser ensemble, de ce qu’il comprenait. Et au vu de la soudaine disparition de sainte-patronne-taciturne-à-tête-couronnée, il y avait peut-être même fort à parier que le nouveau chef d’œuvre de Darius, cher papa, rôdait encore dans les parages de l’Asile délaissé.

Spoiler:
 








pour moi faire éclore
la grande fleur rouge
ce serait merveilleux


Spoiler:
 
On dit de Louie qu'il a un bon fond (de bouteille)
©Gunhild
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Keisarinna Asbjorn
Invité
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Keisarinna Asbjorn
Mer 24 Aoû - 23:57
“Madame” Oh putain c'est vrai, elle était impératrice. Elle avait presque tendance à l'oublier dans un endroit pareil. Elle se sentait encore a 16 ans en train de chercher des trucs à voler dans des maisons vides. Elle s'attendait presque à voir Is sortir sa tête blonde d'une porte à lui dire qu'il avait trouvé des bouquins cool, ou une super boucle d'oreille pour sa collection.
Mais Is n'était pas là, ils n'étaient pas en Scandinavie, et elle n'avait pas avec elle une amie zélée prête à faire un carton avec elle, mais elle avec un assassin qui avait juré de la protéger de sa vie. Et ça ne lui plaisait qu'à moitié. Alors quand elle lui répliqua un sincère “oui madame” à son ordre, Asbjorn lui offrit un sourire peiné avant de la laisser partir explorer plus prêt.

Arme au poing, elle fronça salement les sourcils quand elle vit une ombre sortir de nul part et aller jusqu'à lui faire une révérence forcée. Elle se posa même des questions sur la bonne idée de ne pas avoir caché son identité, mais si sa gueule avait commencé à être affichée un peu partout en Scandinavie, les autres pays étaient relativement épargnés par cette vision. Et vu qu'elle n'avait pas envie de gueuler sur tout les toits qu'elle était Keisarinna, elle pariait que peu de personnes ne ferraient le rapprochement.

Qui qu'il soit, il avait été assez malin pour être hors de porté de son arme, mais visiblement lui même bien équipé pour trancher des trucs. Elle haussa un sourcil en attendant un accent qu'elle avait déjà entendu et qu'elle avait du mal à reconnaître, et finalement retenu un rire quand il découvrit son visage. Voilà bien des mois qu'elle ne l'avait pas vu, mais elle se rappelait bien de la seule personne qui avait partagé son ennui mortel pendant un interminable mariage chrétien.

“Pas autant que moi !” Affirma-t-elle, en reposant son épée sur son épaule. Parlant peut être un peu trop fort pour l'endroit. Les ampoules au dessus d'eux commençaient à sérieusement clignoter, et elle se surprit même à attendre qu'elles explosent et cesse ce jeu. L’électricité l'énervait et la lumière immonde lui blessait les yeux. Elle aurait préféré une bonne vieille torche que de subir ce genre de vision.

Elle entendu les petits pas de Muffet revenir alors qu'elle hocha la tête, et lui renvoya son sourire. Elle avait presque oublié que malgré son air imberbe, il était sacrément joli garçon. En même temps vu ce qui traînait dans son lit, elle n'avait pas de conseil de pilosité à donner à quiconque.

“Rejoins moi donc. J'te cache pas que je cracherais pas sur une seconde paire de bras dans un endroit pareil.” Elle jeta un coup d’œil autour d'eux. “C'est pire que dans mes cauchemars.”

Muffet annonça son rapport avec un professionnalisme qui aurait probablement mit mal à l'aise l’intéressée dans d'autres circonstances.

“Une femme à quatre bras ? C'est bien, c'est toi qui gagne.” Elle lui ébouriffa le crâne, sachant bien que sa blague était douteuse, voire affreusement nulle, mais elle préférait couper directement avec toute forme de solennité. Mais elle hocha la tête à ses conseils.

“Si ils sont là pour enfoncer des portes, si j'en crois mes oreilles, c'est qu'on est presque sur la même longueur d'onde. Au passage.” Elle désigna son nouvel acolyte quelques pas plus loin. “Je te présente Jahan, un ami à moi. Il est ici pour la même chose que nous.” Elle tourna les yeux vers lui. “Du moins je crois.”

Elle cacha sa vraie identité pour l'heure, se promettant de lui en faire part en lieu sûr. Sur le dirigeant de la Perse voulait cacher son identité, il y avait une raison, et elle ne prendrait pas le risque de gâcher ça. Elle regarda autour d'eux. Il y avait une porte non loin, mais elle m'avait aucune réelle envie d'y entrer. A dire vrai elle ne savait pas vraiment ce qu'était un asile, ni les hôpitaux, et encore moins ce qu'on pouvait y faire. Elle finit par hocher la tête et pointa le fond du couloir. “Allez, en marche. Y'a peut être un truc au fond.”

Elle passa devant la porte grand ouverte, et largement défoncée, où des bruits se faisait entendre. Elle se posa vaguement la question de rentrer, mais après un bref coup d’œil, finit par changer d'avis et traça sa route. Muffet avait bien vu juste, même si le mec au fond était largement assez large et épais pour ne pas passer pour les autres asiatiques qu'elle avait croisé. Tout le monde était de dos et affairé, et ils étaient en train de lire et de fouiller. Ennui, merci au revoir.

La pièce suivante avait une fenêtre, et un bref coup d’œil lui offrit la vision d'un escalier qui monte. Une bref pression sur la poignet, la porte s'ouvrit et elle fit un signe de tête vers l'intérieur.

“Voilà. Si ils sont pas trop con ici, ils ont mit les trucs intéressants à l'étage.”

Spoiler:
 
Keisarinna Asbjorn
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Jahan Shah Farvahar
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Jahan Shah Farvahar
Sam 27 Aoû - 2:00
- Sans vouloir négliger l'horreur de tes cauchemars, je pense que pour l'instant nous en somme à la promenade de plaisance.

D'un ton bien trop guilleret, je prophétisai, sans magie impliquée et donc à la véracité toute subjective, la suite de quelques mots. Je tâtai le mur le plus proche pour m'assurer que la construction, malgré ses palpitations électriques, n'avait rien de vivante mais restait suffisamment solide pour ne pas nous dévorer dans ses débris.

- Les choses vont vraiment devenir sales quand le piège se refermera sur nous.

Avec un peu de peine, je contenais mon envie grandissante de bavasser sur mes expéditions dans une étrange demeure espagnole ou encore celle de Salem. D'un geste absent, je balayai la poussière et dégageai, d'une pichenette, les débris de peintures maculant mes gants

- Mais ne t'inquiète pas, Blizzard…

Brusquement, l'hésitation m'obligea à me lisser le menton : Le surnom n'était probablement pas encore le bon. Il me faudra encore une période de réflexion pour choisir le plus approprié et amusant. La suite de la mise en garde qui allait suivre s'envola dans le néant. Ce silence soudain, je le dédiai à l'observation de la compagne arachnéenne de l'impératrice scandinave. Rapidement, j'en arrivai à une conclusion triomphante : Peut-être que j'aurai dû emmener un garde avec moi pour rassurer mes conseillers au lieu de filer à la sylphe. Poli, je m'inclinai bien bas à l'attention de l'hybride, la main arabesque.

- Appelez-moi Ombre ou Cauchemar pour l'occasion. Gardons la surprise quant aux détails de nos relations.

Annonçai-je d'une voix outrageusement mielleuse. Puis, j'emboîtai le pas à la guerrière, la laissant prendre la tête à son gré pendant que je fouillais brièvement du regard les alentours. Quelque chose clochait. Chose tout à fait normale lorsque l'on s'attendait comme moi à se jeter dans la gueule du loup pour amour de l'aventure, il subsistait néanmoins cette sensation étrange sur laquelle je n'arrivais à mettre ni une provenance ni une cause réelle. Mon chèche remonté sur mon nez gorgea mes narines d'une bouffée d'épices chassant efficacement les relents rances des lieux. En passant devant la porte ouverte, mon regard parcourut la pièce quelques instants, le temps d'examiner les dos des habitants et l'allure générale de lieux. J'étirai même un grand sourire, pour paraître plus amical. Chose qui ne servait à strictement rien avec un foulard qui ne laissait voir que mes yeux… mais l'adage dit : "c'est l'intention qui compte".

Toujours tiraillé par cette drôle de sensation, je grimpai les escaliers paresseusement, une main sur la rambarde. Mon attention se tournait alors dans l'entrelaçage d'un sortilège de protection dans deux anneaux. A mon grand étonnement, bien que la magie soit naturellement plus rare dans les endroits aussi industrialisés, je peinais à fixer la magie dans les deux anneaux. Je m'arrêtai sur une marche pour me concentrer pleinement sur ma tâche et n'arrivait, malgré tout, qu'à enchanter une seule de mes bagues.

- Mmh. Même si c'est courant d'avoir quelques soucis d'ordres magiques dans ce genre de lieu, il se passe une chose étrange avec la Magie.

Informai-je mes compagnes.

- Je ne peux pas mettre le doigt sur la cause exacte. Il me faut plus d'indice.

Suivant l'exemple de l'impératrice, mon cimeterre coula hors de son fourreau et se nicha confortablement dans ma main. Dans le but de capturer des spécimens, le propriétaire des lieux pouvait avoir utilisé un sorcier ou une fée, de gré ou de force, pour placer quelques sortilèges empêchant l'utilisation de la magie. La chose me parut assez vite entendue. Pour ses expériences, il avait besoin de cobaye. Avec des djinns ou des fées ayant la capacité d'enchanter tout et n'importe quoi, il avait du prendre des précautions particulières pour les enfermer ou capturer ceux trop curieux ou vindicatifs qui s'aventuraient ici.

- Continuons à grimper.

Pour accueillir des facilités de ce genre, un souterrain se montrait probablement plus judicieux. Pour soutenir des machines peut-être nécessaire à la création des androïdes, un sol bétonné à même la terre me paraissaient plus probable. De même pour des cellules, sans fenêtre et avec des murs donnant sur la terre ou de la roche, les chances d'évasion diminuaient drastiquement. Puis, cela étouffait aussi plus efficacement les hurlements.

HRP:
 
Jahan Shah Farvahar
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Hermine Schneereich
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Hermine Schneereich
Sam 27 Aoû - 22:06
Hermine se tapotait les joues devant le miroir, son reflet semblait avoir un teint si blême qu'elle eut une seconde l'impression qu'elle était la seule source de lumière de la pièce. Jusqu'à que l'obscurité totale se fasse soudainement le temps d'un battement de cil et d'un petit claquement le temps d'un battement de cœur : la porte qu'elle avait laissé entrouverte s'était refermée.


Le rythme cardiaque de la jeune femme s'accéléra. Elle était dorénavant dans le noir quasi-total, un très mince rai de lumière vacillant filtrait à peine sous la porte dorénavant close. Pourtant, elle n'était ni claustrophobe, ni n'avoir peur du noir mais la situation avait le don de commencer à l'angoisser. Se tenant aux lavabos, Hermine avança jusqu'à la porte afin de l'ouvrir. Elle tâta la grande surface de bois lisse à l'endroit où devait à peu près se trouver la poignée : rien. Frénétiquement, la belle Allemande inspecta toute la porte. Rien. Pas de poignée.


- Oh bon sang, c'est pas vrai...!


C'était comme dans un cauchemar, Hermine était enfermée dans une pièce sombre et humide, sans possibilité d'en sortir. Elle colla son oreille contre la porte, elle pouvait entendre qu'il y avait du bruit dans le couloir, mais elle ne pouvait pas discerner ce que c'était et si cela était proche d'elle ou non. La panique qui commençait à la gagner et les battement de son cœur qui résonnaient dans ses tempes à son crâne ne l'aidaient pas non plus à analyser l'infime part d'informations qu'elle pouvait percevoir dans sa « prison ». En désepoir de cause, Hermine tambourina à la porte en hurlant à l'aide, espérant de tout son cœur que quelqu'un ne soit pas loin et lui ouvre cette fichue porte de l'extérieur.


Le rai de lumière sous la porte se faisait de plus en plus ténu et disparaissait parfois, causant des sueurs froides à la jeune femme qui s'agrippait à la minuscule source lumineuse comme à une bouée de sauvatage, imaginant déjà un asile entièrement plongé dans le noir et elle, coincée ici à tout jamais, le sort la punissant de sa curiosité. Hermine se gifla. Elle ne devait pas laisser la peur prendre les commandes de sa raison et chercher à tâtons une solution, elle n'avait pas d'autre choix : elle n'allait pas rester derrière la porte pendant des heures à attendre que le prince charmant la délivre.


A l'aveugle, elle se déplaça dans la pièce, bras en avant, inspectant et analysant du bout des doigts ce qu'elle trouvait : à sa droite les lavabos en faïence, froids et mouillés ; à sa gauche, une porte des stalles des toilettes qui s'ouvrit d'une simple pression, elle s'y engouffra. C'était ce qui lui semblait être des toilettes on ne peut plus banales et le mur derrière celles-ci semblait un mur normal, sans porte dérobée secrète comme elle aurait voulu de toutes ses forces trouver pour se sortir d'affaire.


Elle était coincée ici, piégée comme une petite souris trop curieuse dans une souricière, n'ayant d'autre solutions que d'attendre son salut de l'extérieur.

Spoiler:
 
Hermine Schneereich
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Abraham Sanders
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Abraham Sanders
Dim 28 Aoû - 12:27


La contrée de fer
Event


Date : Mi-août 6

Commentaires : Le fantastique trio arrive en Roumanie

CODAGE © Anomalie


J
Je n'aimais pas ça. Je n'aimais pas ça du tout. TJ nous avait mis devant le fait accompli au moment d'ouvrir les malles, dans notre cabine sur le bateau, et nous n'avions d'autre choix que de le garder avec nous pour le reste de notre périple. Pourtant, Juniper et moi, d'un seul regard, au moment où nous avions vu son adorable frimousse apparaître, encore tout ensommeillé, d'entre les chemises et le linge, nous avions eu peur. Peur pour ce petit hybride qui n'aurait jamais dû se glisser dans ma malle, pour ce petit hybride bien trop innocent et inexpérimenté et qui maintenant allait se retrouver mêlé à une aventure bien trop grande pour lui. Pendant presque une heure j'ai à peine parlé, laissant Juniper le distraire alors que je tentait de trouver une solution à ce problème : le renvoyer à Londres seul? Trop risqué. Le renvoyer à Londres avec une escorte que je paierai? Qui me dit que je pouvais le faire confiance. Le faire loger dans une auberge jusqu'à notre retour? Connaissant TJ, il n'allait pas y rester bien longtemps, il finirait par s'enfuir, et je ne le retrouverais jamais, ou peut-être après des semaines d'errance, aidé par les esprits. Et qui sait sur qui il pourrait tomber pendant son périple. Je ne voyais qu'une solution : qu'il vienne.

Pendant les jours de train, je l'observais avec une certaine tendresse s'extasier devant les paysages qu'on traversait, observer les vaches ou les moutons dans les champs, ou faire coucou aux paysans qui travaillaient dans les champs ou aux gens qui étaient sur les quais lors des arrêts. Et petit à petit la seule solution qui s'est imposée à mon esprit a été de l'emmener avec nous. Nous n'avions pas le choix. Je ne pouvais le laisser nulle part en ayant confiance. Impossible.

Alors nous voilà donc en Roumanie, terre de tous les dangers, avec cette horrible menace qui plane au-dessus de nos têtes, avec un petit hybride qui risque d'attirer l'attention sur lui, et surtout, qu'il faudra protéger par-dessus tout. De lui-même comme des autres. Je m'en voudrais toujours si quelque chose de terrible lui arrivait par ma faute, parce que je n'ai pas fait les bons choix pour veiller sur lui... Enfin pour l'instant le plus urgent est d'enquêter. Plus vite nous aurons trouvé ce que nous sommes venus chercher, plus vite nous pourrons rentrer chez nous, revenir à Londres et reprendre notre petite vie. Il y a tellement de choses que j'aimerais encore apprendre à mon petit hybride... Qui d'ailleurs a peur alors qu'on se retrouve devant l'asile. Je ne peux pas le laisser à l'auberge seul, de peur que les tenanciers n'abusent de lui, et je ne peux pas lui laisser Juniper, car je ne me risquerais pas seul ici. Je croise le regard du chat, dissimulé sous sa cape, et me veux rassurant.

James... un ami à moi est en danger ici, il a besoin de moi et de Juniper pour l'aider. Et si tu viens avec nous, tu prouveras à tout le monde que tu es le plus courageux des petits chats. Tu pourras même raconter à Ragnar que tu était un héros. Tu aimerais? Je suis sûr qu'il serait ravi d'entendre cette histoire, mais pour ça il faut que tu viennes. Je ne veux pas que tu restes tout seul ici. Et tu pourras nous être très utile! Allez James...

Echangeant un nouveau regard avec Juniper on le guide à l'intérieur, et on progresse à petits pas dans le hall obscur et vide. Enfin vide... nous ne sommes pas les seuls ici, mais la grande question est : qui est là. Ma main toujours dans le dos de TJ, qui est enroulé dans sa cape, on avance dans le hall, et je remarque alors une silhouette blanche au loin. Une nurse? Pour ne pas éveiller les soupçons, je l'interpelle en roumain.

Mademoiselle? Mademoiselle, s'il vous plait? Vous travaillez ici?

Je m'avance, sentant Juniper et James derrière moi. Je distingue une jeune femme très belle, qui a l'air aussi perdue que moi dans ces lieux sinistres.

Mademoiselle, vous pourriez peut-être m'aider. Vous travaillez ici?

Nous pourrons toujours prétendre que TJ est malade, et qu'on l'emmène ici pour se faire interner. Je pourrais facilement mentir et jouer le jeu, je suis médecin après tout. Pourtant, alors que j'écoute sa réponse, je me fige en entendant des coups. Des coups frappés à une porte toute proche.

Vous...vous entendez? Vous...ça vient de tout près. Ne...quelqu'un a l'air prisonnier.

Je tourne la tête pour chercher l'origine du bruit et me dirige vers deux portes. Des toilettes, semble-t-il. Aux cris et aux gémissements qui retentissent de derrière la porte pour dames, quelqu'un semble s'être enfermé. D'un geste rapide je fais sauter le verrou et ouvre la porte, me retrouvant face à face à une jeune femme terrorisée, paniquée et en larmes. Tendant doucement ma main vers elle je l'aide à sortir de sa prison, avec un sourire qui se veut rassurant, m'adressant à elle, toujours en roumain.

Mademoiselle? Mademoiselle tout va bien. Tout va bien. Vous vous êtes enfermée, mais c'est terminé. Voilà. Tout va bien...tout va bien... Vous êtes blessée? Vous vous êtes fait mal?

[/spoiler].
Abraham Sanders
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T. James
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T. James
Dim 28 Aoû - 17:16
C'est trop pour toi. Il y a du monde partout et tes deux compagnons semblent ne pas vouloir voir ce qui rampe dans les ombres. Personne ne veut voir ce qui se passe ici. Personne ne semble entendre les bruits lointains de conversations qui se tiennent dans les ténèbres de cet établissement lugubre. Du bruit et du mouvement. De l'agitation et de la panique. Tout a une odeur de peur ici et chaque bruits te fait sursauter, te donnant de plus en plus l'envie de quitter cet endroit. Vers le médecin tu lèves les yeux et les oreilles basses, tu écoutes son petit discours d'encouragement, pas franchement rassuré. Tu t'accroches à Juniper quand Bram pose au creux de ton dos, au niveau de tes omoplates une main, cherchant déjà à te faire avancer.

"Mais je ne veux pas ! Ça rampe au loin ! Ça bouge ! Il y a des gens et des choses qu'on ne devrait pas entendre… C'est pas pour les chats… Je ne suis pas un aventurier… Je ne suis pas Ragnar." geins-tu, alors que tu avances pourtant, acceptant de faire plaisir à tes amis en feignant une pointe de courage. Tu trembles et avances, sentant courir sur ton échine un frisson d'appréhension. Des silhouettes rampent et courent dans les ombres. L'obscurité bouge, vous englobe et toi, pauvre créature que tu es, tu ne parviens pas à ignorer tout ça. Tu voudrais mettre tes mains sur tes yeux et te cacher des monstres que tu penses voir dans les ténèbres. Des coups retentissent et de moins en moins à l'aise, c'est contre ton ami que tu te loves, cherchant en sa silhouette un certain réconfort. Bram dit qu'il pense que quelqu'un est enfermé mais tu fais un pas en arrière, essayant d'entraîner avec toi Juniper.

"Il ne faut pas… On ne sait pas… " chuchotes-tu comme si tu craignais que quelqu'un puisse t'entendre.

Le médecin oscille entre deux langues et perdus, tu n'as pas le choix, tu dois les suivre. La queue enroulée autour d'une de tes jambes tu avances, assistant alors au spectacle de Bram faisant sauter un verrou pour libérer ce qui semble être une demoiselle en détresse, le genre qu'il y a parfois dans les romans d'aventures de Juniper. Par-dessus l'épaule de Bram tu observes la jeune femme et murmures doucement.

"C'est un fantôme ? Ou un monstre… ? Elle a l'air pâle…" dis-tu sans t'approcher, restant bien sagement contre Juniper, sans pour autant te rendre compte de ce que tu dis. La pauvre doit être effrayée, presque autant que toi, et voilà que tu commences déjà à la traiter comme une des choses que tu penses voir dans le noir.

Résumé:
 
T. James
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Kechi Hebi
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Kechi Hebi
Dim 28 Aoû - 17:50
Fermée. Sans doute à clef, peut-être bloquée de l’autre côté. De toute manière, cette porte ne s’ouvrira pas.

A moins de la forcer.

Chose sur laquelle je m’attèle, le corps tendu, la poigne ferme sur la poignée, à tirer de tout mon poids dessus. Rien. Pas même un frémissement dans le bois.
Sous ma capuche remuent des écailles et pointe le bout de son museau le serpent ébène ayant pris la place de mes cheveux. Sa gueule puissante cherche à son tour à forcer l’ouverture de la porte…tant et si bien que la poignée lui reste entre les crocs et qu’il se recule, la tenant, comme penaud.

Ksa.

Je souffle, fermant les yeux pour mieux les rouler derrière mes paupières closes, et tends la main vers le reptile pour qu’il puisse desserrer les mâchoires et faire tomber l’objet dans ma paume. Il siffle pour s’excuser et recule pour disparaître à nouveau sous mes vêtements.

Me voilà bien avancé.

Un pas en arrière, je soupèse la poignée dans ma main. Inutile de vouloir essayer de la remettre en place, la tige de fer en son centre est coupée net. C’est le risque en s’aventurant dans les endroits croulants.
Qui dit vieux dit abîmé.
Je recule encore.
Qui dit abîmé dit fragile ?
Dos au mur en face.

Je serre la poignée rattachée au vide dans ma main comme je contracte également l’autre poing avant de m’élancer, épaule en avant pour foncer droit vers cette maudite porte…
Qui me résiste encore.

A croire que tu es la réincarnation de mon ex…, grogné-je en me tenant au point d’impact.

Une douleur sourde et diffuse qui se dissipera assez vite et qui, au pire, me laissera un hématome.

Les bruits dans le couloir à ma droite me font légèrement tourner la tête, intrigué. Des coups frappés depuis l’intérieur des toilettes, et, avant ceux-ci, la voix d’une jeune femme derrière le panneau. Quoi qu’il se passe là-dedans, ça ne doit pas être bien rassurant.
Mais à peine le temps de me demander si ma poignée cassée pourrait servir à ouvrir cette porte là qu’un homme caucasien s’avance et tire une jolie brune du piège noir dans lequel elle se trouvait. Me tapissant un peu plus dans l’ombre sans les quitter des yeux, je longe les murs pour passer le dormant débouchant sur des escaliers descendants. Sous-sol ? Pas spécialement là où je souhaite me rendre, et certainement pas seul, d’autant plus qu’une fois bien engagé, des bruits plus haut dans les marches me font ralentir la cadence, prêt à faire volte-face si cette présence se muait en menace.
Résumé:
 
Kechi Hebi
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