Mi-août 6. La contrée de fer

 :: L'Europe :: Roumanie :: Asile Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant
Orendi
La fille des brigands
avatar
✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Dim 28 Aoû - 18:58
Alors que Louie tente de finir le travail entamé par l'asiatique, Orendi profite encore un peu de la douce sensation d'une chaise de luxe sous son fessier. La femme sourit de toutes ses dents lorsque « Papa » lui promet de ramener le bien chez eux. Elle voit déjà venir les duels aussi stupides que multiples (boissons, jeux de cartes, bras de fer...) pour avoir le privilège de louer la chaise pendant un temps. Toute à sa rêverie, cela ne l'empêche pas de voir le passage d'individus devant la porte. Une femme aux cheveux blancs, habillée comme une Scandinave et un homme toute enrubannée de tissus – une grosse pelote qui devait être amusant de dérouler, comme lorsqu'on doit ouvrir un gros paquet cadeau enrubanné.

Orendi passe l'information à son collègue.

« P'pa y a eu deux coquins qui sont passés là. Une femme et un homme. P'têtre un couple. »

Si Louie ou Tenkô lui posèrent la question, Orendi leur détailla rapidement les deux zigotos en question. Inculte qu'elle était sur le sujet de la politique, il était impossible à la Russe de donner un nom à ces deux visages pourtant connus par les hautes castes de la société.

Bondissant à bas de sa chaise, la Russe décida enfin de répondre à l'ordre du mexicain. La femme observa le bureau, détaillant sa disposition. La fenêtre donnant sur l'extérieur, juste derrière le bureau, était nantie de barreaux – seule de la lumière filtrait de là, éclairant la pièce et leur offrant assez de luminosité si jamais l'ampoule venait à s'éteindre. À main droite des tableaux s'alignaient sur le mur, dépeignant des paysages et des scènes de vie. De l'art somme toute distingué mais auquel Orendi ne comprenait nulle goutte. À main gauche une petite vitrine exposait des ouvrages et quelques bibelots. Le regard de Orendi se fixa sur une mappemonde imposante, juste à côté de la vitrine.

La Russe se jeta dessus, à l'image d'un chat voulant clouer, au sol, sa proie.

Ses griffes glissèrent sur la mappemonde alors qu'elle tentait de s'y agripper. Un cri lui échappa, un « Aaaa-aaa-aaah » aigu à vous vriller les oreilles. Le corps de Orendi bascula en arrière. La Russe roula, tel un tonneau, traversa le couloir. Son crâne heurta le mur qui faisait face au Director's Office. La sorcière porta ses quatre mains à son crâne qui résonnait.

« C'est pas juuuuste. » chouina-t-elle d'une voix piteuse.

Orendi se releva, ses mains la soutenant en se positionnant contre le mur le plus proche. Du regard elle chercha Asbjorn et Atêsh, ne vit pas Muffet – probablement encore cachée. Avisant la porte de la cuisine, Orendi se dirigea, colla son oreille contre.

« Bah y a rien. Stupide porte. »

Et de donner un coup de pied dedans, juste pour le plaisir. Revenant devant l'embrasure du bureau du directeur, Orendi héla Tenkô.

« Hey, toi ! Viens aider Ori à ouvrir la porte ! »

Résumé:
 



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Juniper
Invité
avatar
Juniper
Lun 29 Aoû - 13:30


Un léger cliquetis métallique se fait entendre, et je lève les yeux vers le plafond, juste assez rapidement pour voir une sorte d'oiseau mécanique passer au dessus de nos têtes. Il y a du mouvement, finalement, mais mon chat est en panique, et je ne prête plus grande attention à ce qui nous entoure pour me concentrer sur lui. Je resserre légèrement mes doigts sur sa main.



-Chaton, je suis là... Je te protègerais... Quoiqu'il arrive...



Ce sont les paroles du médecin qui me font revenir au monde extérieur. Il n'y a pas que nous ici, et la jeune femme pâle comme une morte qu'on aperçoit plus loin me fait dresser les cheveux sur la nuque. Abraham lui parle en chinois, en allemand, en italien, je ne sais pas, mais c'est une langue qui m'est inconnue. Bon, c'est certainement du Roumain en fait, mais nous avons croisé si peu d'autochtones que je ne pourrais pas l'affirmer. L'interpellée ne semble pas réagir, et je m'apprête à m'adresser à elle en anglais, seule langue que je maitrise vraiment, quand de violents coups frappés sur... Une porte ?... me cassent dans mon élan. Je sursaute, d'autant plus que les lampes du plafond grésillent et crépitent dangereusement. La danse des ombres n'arrange rien à la situation, et TJ se colle contre mon corps, un peu comme s'il voulait s'encastrer dedans pour ne plus être là, peu importe comment. Je passe un bras autour de sa taille et murmure doucement à sa petite oreille de velour.



-Reste... Calme toi... J'ai besoin de toi pour avancer, sinon, je n'aurais plus de courage...



Mon pouce caresse doucement sa petite main griffue.

Encore du mouvement, quelqu'un, un type au faciès peu sympathique, passe non loin de nous sans s'attarder, en rasant les murs, tandis que Sanders libère une autre jeune femme qui s'était enfermée -hum, ou que l'on a enfermée en fait- dans les toilettes. Elle semble toute tourneboulée elle aussi, peut être un peu choquée même.



-Sanders, peut être devriez-vous lui parler anglais... dis je doucement, peu sûr de comment orienter les choses.



Je jette un regard à TJ.



-Non, elle n'est pas un fantôme. ai je chuchoté juste pour lui.



Je reporte mon attention sur la jeune femme brune.



-Tout va bien mademoiselle, vous êtes en sécurité avec nous...



Sécurité, sécurité, tu en as de bien bonnes toi ! J'attrape nerveusement mon briquet et mes cigarettes et en allume une sans autre forme de procès. Mes doigts tremblent un peu, à peine assez pour que ce soit visible. Non, décidemment, je n'aime pas cet endroit. C'est encore pire que ces cauchemars éveillés que je fais parfois à cause de la drogue. Sauf que là... C'est réel. Nuance perturbante.



Nuit, jour, nuit, jour. Il devient urgent de trouver une source de lumière fiable. Je tire pensivement sur ma cigarette.



-Excusez moi, attendez moi ici. dis je rapidement.



Je lâche TJames, je plante le médecin en compagnie de la jeune femme. J'explore vaguement, j'observe les lieux. Rien. Pas de lampe, pas de lanterne. Je me dirige près de l'accueil, et il ne me faut pas plus de deux minutes pour voir que là aussi, on va faire chou blanc. Rien pour nous éclairer non plus par ici, juste mon briquet... Et ma cigarette. Si les lampes s'éteignent définitivement, on est morts. Je reviens vers les autres sans m'attarder à fouiller dans les documents. Je n'aime pas rester seul dans un tel endroit.



-Bonne nouvelle, y'a personne à l'accueil qui semble prêt à nous sauter dessus pour nous tuer. Mauvaise nouvelle, si ça continue, on va se retrouver dans le noir, et je ne suis pas sûr que cette personne qui n'est pas à l'accueil ne soit pas juste derrière la prochaine porte qu'on va ouvrir.



J'ai prononcé ces quelques mots avec un détachement effarant. Je me rapproche de TJ et le reprends tout contre moi. Mon chat.







Spoiler:
 
Juniper
Revenir en haut Aller en bas
C. Muffet
Invité
avatar
C. Muffet
Lun 29 Aoû - 21:13
Juste après ma remarque, l'impératrice me frotte la tête en faisant une blague. Bon public, je ris silencieusement avant de lui faire comprendre que le message sous-jacent est bien passé. Quant à l'homme qui m'est inconnu, je me contente d'un salut poli et d'acquiescer lorsqu'il me demande de l'appeler Cauchemar ou Ombre.

Alors que je me prépare à partir en avant comme eux, je sens la poignée de la porte contre laquelle je m'appuyais bouger. La pièce serait-elle ouverte? Un léger coup de coude plus tard, la porte s'ouvre. Curieuse de voir ce qui se trouve dans la pièce et sachant que rien de mauvais n'attend mes alliés au fond du couloir, j'interpelle Asbjorn à voix basse :

"La porte était ouverte. Je fouille rapidement la pièce et je vous rejoins."

Et sur ces mots, j'entre dans la salle de repos des infirmières. C'est la l'endroit le plus accueillant que j'ai vu depuis le début : Il y a des petits gâteaux et du thé sur une table (ce qui me laisse supposer que quelqu'un a dû quitter la pièce il n'y a pas si longtemps que ça), un patère où sont accrochés quelques uniformes d'infirmière et à ma grande surprise, un engin accompagné d'un petit écriteau. Me rapprochant, je peux à présent lire sur le panneau que c'est un système de communication permettant de contacter l'étage. Intéressant, mais plutôt inutile. Si des ennemis se cachent, autant éviter de les avertir de notre venue. Je préfère me tourner vers les uniformes que je fouille en vain. Ils sont simplement propres et en très bon état.
Une idée germe dans mon esprit et j'enfile l'un d'entre eux. Quelque chose me dit que la vue d'un de ces uniformes pourrait suffisamment perturber un androïde troublé ou une autre infirmière pour nous donner l'avantage. Évidemment, celui-ci est trop long pour moi et effleure le sol sans un bruit quand je marche. Je mets quelque gâteaux dans mes poches et boit un peu de thé avant de repartir en direction de la sortie. Là, je ferme la porte et me dirige vers mes compagnons. L'avantage de cette tenue, c'est qu'elle cache aussi mon identité, même si peu de personnes ici me connaissent.

Mes pensées sont interrompus par la fille à quatre bras de tout à l'heure qui roule dans le couloir avant de se cogner contre le mur. Immédiatement, je me jette contre les ombres du mur de gauche et reste interdite en espérant qu'elle ne puisse pas me voir. Chanceuse que je suis, son attention se tourne vers une autre porte et c'est à grand bruits qu'elle crie en direction de ses compagnons. Je me saisis de l'occasion pour passer sans un bruit derrière elle et arriver à pas rapides derrière mes alliés. D'une voix basse pour ne pas les surprendre, je leur raconte ce qui s'est passé.

"J'ai visité la pièce, il n'y avait rien à part des uniformes comme celui-ci et un communicateur pour une pièce vers le haut. J'ai enfilé ça pour tromper la vigilance des ennemis : on pourrait bien tomber sur quelques androïdes déboussolés là-haut." Puis, je rouvre la marche et me dirige en direction des escaliers.

Spoiler:
 
C. Muffet
Revenir en haut Aller en bas
Rouselin Roussel
Invité
avatar
Rouselin Roussel
Lun 29 Aoû - 21:47
Décidément, il n'avait pas choisi le meilleur endroit pour fuir la population.

Tout d'abord cet étrange homme tout aussi encapuchonné que lui qui était passé devant eux dans un salut de courtoisie. Même dans ses jours les plus sombres -comme aujourd'hui par exemple-, Rouselin pensait quand même à avoir un minimum de manière. Mais à peine s'était-il attardé sur ce grossier personnage qu'un drame se déroula juste devant lui. Une femme, coincée dans les toilettes, et lumières éteintes qui plus est! Oh non! Bien sûr, la scène ne semblait pas si tragique, dit comme cela, mais pour le Renard qui avait prévu de rester en retrait, c'était un véritable problème: chevalier blanc dans l'âme, il se sentait obligé de courir à son secours.

Heureusement, un homme vint à son propre secours en extirpant la demoiselle de sa prison à sa place. Bien, il n'aura pas à jouer les héros et risquer d'attirer l'attention sur lui.

Non, l'attention était plutôt focalisée sur la malheureuse. Voilà déjà qu'un trio peu banal impliquant un semblable s'approchait déjà pour assister à la scène héroïque. En les voyant arriver, Rouselin se mit en retrait en s'emmitouflant encore plus dans ses habits. La présence de l'homme-chat lui donnait presque envie de venir à leur rencontre afin d'interroger leur attention, mais l'écrivain préférait ne pas dévoiler son identité, même à quelqu'un comme lui. Après tout, il s'agissait d'un chat, et lui était un renard. L'interaction entre ces deux animaux ne portait pas forcément au conflit, mais de là à dire qu'ils faisaient bon ménage...

Bref, le jeune homme profita que la dame attire tous les regards pour s'enfuir discrètement en direction des archives.

Il eut à peine le temps de voir la silhouette de l'homme passé plus tôt se diriger vers un escalier menant visiblement plus bas en arrivant. Fronçant les sourcils, l'hybride roux décida de vérifier la porte. Plus de poignée. Et la porte était toujours fermée. Bien. Ce n'était pas dans ses habitudes de médire sur quelqu'un, mais en l'occurrence, le Renard ne put s'empêcher de lâcher un petit nom d'oiseaux envers cet homme qui était aussi bourrin dans ses manières que dans ses gestes!

"Je ne suis vraiment pas aidé..."

Ainsi soupira-t-il en tentant à son tour d'ouvrir cette porte, d'une façon un peu plus délicate que son ancien passant. De sa fidèle sacoche, l'écrivain sortit un authentique stylo à plume en acier dont il se servait pour ses manuscrits officiellement publiés. Bien fine et souple, elle était parfaite pour laisser glisser ses mots sur le papier d'une écriture fluide et gracieuse. Mais cette fois, elle ne lui servirait pas à écrire mais une autre tâche beaucoup plus originale. Enlevant le capuchon protecteur, il la fit glisser dans la serrure dans l'espoir de pouvoir la crocheter en douceur. Dans ses rêves, cela fonctionnerait à merveille et la porte s'ouvrirait d'elle-même, comme par enchantement.

Sauf que la magie, il en avait soupé, et la porte refusait de s'ouvrir. Enfin, au moins son stylo était intact, ça aurait pu être pire. Mais quand même, pour un vieux bâtiment en ruine, la sécurité restait intacte dans cet asile!

"Par mes oreilles, il n'y a pas moyen!"

Ainsi Rouselin en était à grommeler seul face à la résistance de cette porte, il ne s'attendait pas à une réponse.

Et pourtant, il en eut une, des plus étranges.

De l'autre côté de la porte, il crut entendre des pleurs. Tendant l'oreille, cela lui fut confirmé et le Renard sentit alors tous ses poils roux se hérisser. C'était tellement faible qu'un coup d'oeil vers le groupe resté plus loin lui confirma qu'il était le seul à l'avoir entendu. Bon sang, la demoiselle de tout à l'heure ne semblait pas être la seule à s'être mise dans le pétrin, mais cette personne-là avait l'air beaucoup plus en détresse qu'elle. Cette fois, il ne pouvait pas passer son chemin en faisant mine de n'avoir rien vu ou entendu. En plus les archives étaient dans cette direction et la présence de cette personne confirmait qu'il y avait quelque chose d'étrange.

"Excusez-moi, vous m'entendez? N'ayez pas peur, je vous prie, je ne vous veux pas de mal! Je voudrais simplement ouvrir la porte pour savoir ce qui s'est passé ici. Êtes-vous prisonnier? Je peux vous libérer si c'est le cas, mais je vous assure que je ne vous ferais rien. Je ne suis qu'un simple voyageur de passage. Dîtes moi s'il y a un moyen d'ouvrir, et si vous ne voulez pas que je vienne vous voir, je vous laisserais tranquille."

Il tentait de parler clairement, sans hurler, car il n'avait pas envie que les autres viennent par là et fassent peur à une personne qui était déjà visiblement bien mal-en-point

Résumé:
 
Rouselin Roussel
Revenir en haut Aller en bas
Ujishige Tada
Invité
avatar
Ujishige Tada
Lun 29 Aoû - 23:50
La France était un pays des plus magnifiques. Même si son peuple vivait encore dans une misère palpable, les dirigeants savaient tirer parti du meilleur des pays l'entourant. Les plus belles draperies du Luxembourg côtoyaient certains des stylistes les plus talentueux dans un pays friand de beaux atours. Il fallait aussi reconnaître que la Reine Ronce savait recevoir. Son ambassade avait été reçue avec tous les égards et Ujishige sentait déjà qu'elle pourrait apprendre à mieux connaître la Reine. En faire une alliée du Tenno, volontaire ou non, ne serait alors qu'une question de temps. Il suffisait juste de placer les bons hommes aux bons postes. Son plus grand péril serait Kay sokolov, ce maudit Russe était bien trop perspicace pour son propre bien, qu'un assassin ne lui ais pas déjà planté une dague entre les omoplates dans une ruelle sombre tenait sans doute du miracle. Et puis on pouvait se demander ce que la reine pouvait bien lui trouver. Il était rustre, avait une réputation de grand buveur et son physique était des plus négligé, abimé par sa vie de débauche. Sans doute était-il un amant exceptionnel, toute autre raison semblait dénuée de bon sens.

Pour l'instant, elle patinait, mais après tout l'espionnage était question de patience et de planification. Elle regrettait toutefois l'époque ou c'était elle qui passait à l'action, et pas ses hommes de main. Diriger était un tel fardeau et un tel ennui. Le tenno était un homme avisé, mais sans doute cette promotion avait-elle été trop hâtive. C'est en tout cas ce qu'elle pensait jusqu'à recevoir les nouvelles de Roumanie. Les androïdes, ces abjections sans âme, avaient atteint un nouveau stade de leur trop rapide évolution. Il semblait que certains se voyaient désormais dotés de pouvoirs magiques. Bien évidement, sa première pensée fut d'envoyer des hommes, mais elle sentait que tous cela était bien trop grave pour s'autoriser la moindre chance d'échec. Un chef devait savoir prendre des choix difficiles et Ujishige prit le sien sans hésiter. C'était à elle, l'élite des espions de l'empereur sous les cieux, de prendre la charge de cette tâche difficile. La tout était de s’éclipser sans éveiller les soupçons. Elle fit donc croire à tout étranger qu'elle était malade, ne se reposant que sur une poignée d'hommes de confiances pour garder le secret, des samouraïs du tenno en personne qui avaient mis leur vie en péril à de nombreuses reprises, elle leur faisait suffisamment confiance pour garder le silence.

Elle partit donc incognito, camouflée dans des marchandises, et seule, équipée du strict nécessaire. Nul besoin de laisser la moindre preuve de son passage autre que des cadavres.
__________________________________________________

Elle était en position aux abords de la propriété, tapie dans les buissons. Habillée de sa tenue de ninja, équipée de griffes dans les paumes pour grimper sans mal, elle avait emporté trois shurikens empoisonnés, son ninjato et bien évidement son arme fétiche, le kama à chaîne lestée. Au cas ou de mauvaises surprises l'attende, elle avait emmené deux oeufs noirs, remplis de verre pilé en fine poudre. Si quelqu'un la repérait, il saurait regretter son erreur si elle le laissait survivre. Parfaitement furtive, elle eut le loisir de voir des gens tous plus étranges les uns que les autres entrer. Et diable il y avait aussi du beau monde. Kay Sokolov en personne accompagnée d'O'Callaghan, président de l'Union. La Keisarinna Asbjorn, alliée du Tenno, faisait une nouvelle fois preuve de son courage, ou de son inconscience, sans borne en venant ici. Elle avait aussi vu ce chien de Kechi Hebi, un homme qui lui avait donné du fil à retordre en de nombreuses occasions. A part ces gens là, bien peu lui disait quelque chose. Mais certains semblaient être tout sauf à leur place ici, sauf peut-être cette bande d'individus semblables à des bandits. Ujishige sentait que quelque chose de terriblement louche se tramait ici. Elle devait agir, personne en vue, il était temps de bouger.

Avançant furtivement, elle compris rapidement que la Keisarrina devait faire l'objet de toute son attention, elle était un atout vital dans la stratégie du Tenno et une alliée de poids, la perdre dans une quête aussi insensée serait un coup dur, car qui savait qui prendrait sa place? Elle se décida donc à lui emboiter le pas, ainsi qu'aux mystérieux individus qui l'ont suivi de près. Avec un luxe de précaution incroyable, elle se plaque devant la façade, il y as du bruit à l'intérieur, des éclats de voix, cette tête brûlée aurait-elle déjà engagée les hostilités? Les gens de sa trempe sont tout à fait du genre à faire cela. Rustre et sauvage, Asbjorn n'est encore qu'une enfant colérique qui fait ce que bon lui semble. Il semblerait que se salir les mains soit la seule solution. Accélérant légèrement mais restant discrète, elle se rapprocha du coin du couloir ou elle put commencer à comprendre un peu ce qui se disait. Visiblement, rien de plus que des retrouvailles, pas étonnant qu'elle connaisse ce genre de personne. Elle n'était elle aussi qu'une voleuse avant de se voir propulsée à la plus haute fonction de Scandinavie. L'espionne se détendit un peu et se plaça hors de vision, inutile de donner sa position sans raison. Et puis ce diable de Sokolov était aussi dans le coin, des japonaises à queue d'écureuil, il ne devait pas en connaître des centaines, se faire repérer aussi bêtement serait de la bêtise pure. Elle se contenta donc d'observer la curieuse assemblée plongée dans les ombres. Dieu que cette gamine à quatre bras aperçue plus tôt lui donnait la chaire de poule. Quelle genre d'autres abominations pouvait traîner dans ces lieux?


Résumé:
 
Ujishige Tada
Revenir en haut Aller en bas
Kay de France
Kay de La Reine des Neiges
avatar
✦ Double-compte : Chester//Alexender//Friedrich F Edelstein//Nikolas Klaus//Hanako/Hideo

Mar 30 Aoû - 0:04

Une, deux, trois… Six. Six personnes venaient de passer devant le lieutenant de police l'ignorant royalement. Cela tapait déjà sur les nerfs de Kay qui, du coup, s’était adossé contre le mur.

Les gens passaient comme si ils étaient chez eux, sans même se méfier des autres personnes. Le lieu était quelque peu lugubre, mais rien n'indiquait qu'il était abandonné. Au pire juste dans un état un peu délabré.

Mais un bruit venait de le faire sursauter. Kay plaqua sa main contre son visage, la faisant descendre doucement. Un abruti venait de faire sauter une serrure comme si c'était normale. Il y avait eu, certes, quelques bruits pendant, quoi deux secondes, venant des toilettes des dames. Mais ça pouvait aussi bien être juste une personne qui avait glissé contre la porte. Puis on n'allait pas dans les toilettes des dames sans même demander si il y avait quelqu'un.

Les gens étaient-ils si stupides pour agir de la sorte sans se méfier de la présence, toute proche, d'un homme avec un hache à la main ? Apparemment non vu que le dernier arrivé avait même prit le luxe de s'allumer une clope dans les couloirs d'un hôpital.

Ça en était trop. Le dos du lieutenant quitta le mur. Il leva la hache et la laissa tomber juste devant le visage de l'homme à la clope, coupant la cigarette et peut être quelques cheveux de l'homme.

— Lieutenant Kay Sokolov.

L'homme sortit son porte-feuille montrant vite fait une carte avant de placer sa hache sur son épaule.

— Je peux savoir à quoi vous jouer à dégrader le matériel de l’État devant un agent de police ? Car je vous le rappelle on est dans un hôpital ici. On ne s'amuse pas au petit cambrioleur dans un lieu pareil et on ne fume ni dans un hôpital, ni devant une dame même si c'est une courtisane.

Kay entendit un bruit un peut sourd qui venait de l'autre bout du couloir. Aucune porte entre lui et ce bruit. Il soupira.

— Bon je vous préviens. Ici on ne fait ce qu'on veut comme bon nous semble. Donc si je vous reprends à faire une de vos conneries de jeune délinquant je vous envoie tous les trois en taule. C'est compris ? Et de force s'il le faut.

Kay tourna les talons et joua un peu avec sa hache pour faire comprendre qu'il n’hésiterais pas à l'employer si il le fallait. Tout le monde n'avait pas sa chance d'avoir la couverture d’être flic.

Une fois qu'il quitta le couloir il vit le jeune hybride, qu'il lui avait vaguement adressé la parole avant de partir, sans que Kay ait eu le temps de répondre. Le bruit était-il venu de lui ? Aucune idée. Mais en tout cas il avait l'air tout aussi louche devant sa porte à murmurer il ne savait quoi. C’était peut être un patient échappé ? Il faudrait qu'il retourne à l’accueil pour demander si un patient ne s’était pas échappé.

Kay tourna au niveau des escaliers et aperçut une silhouette. Il ne voyait pas bien à quoi ressemblait cet homme dans cette pénombre.

— Excusez-moi ? Vous travaillez ici ?


Résumé.
Kay fait la leçon au trio Abraham-Juniper-T. James et part rejoindre Kechi à qui il demande s'il est un employé du lieu.


Revenir en haut Aller en bas
Narrateur
Conteur d'histoires
avatar
Mar 30 Aoû - 0:13
Les éléments se dispersent, des groupes se forment. On fouille, on mène des investigations profitant qu'il n'y ait pas âme qui vive. Pour l'instant.

Dans le bureau du directeur, le chaos a semé sa zizanie en la personne de Orendi. La mappemonde, malmenée par la Russe, s'est décrochée de son pied roulant jusqu'au mur recouvert de tableaux. L'un d'eux se décroche sous la force de l'impact, et les autres tremblent à l'unisson. Le choc assourdi a pu alerter les autres occupants de la pièce.

Asbjorn, Muffet et Atêsh ont posé le pied sur le palier de premier étage. Un long couloir leur fit face, nanti de portes de chambres capitonnées. Des chambres où l'on enferme les malades, ceux que l'on juge trop dangereux pour la société. Une musique résonne à l'étage, plus lugubre que apaisante dans un tel lieu.


Tes paroles, Rousselin, n'apaisent en rien l'individu qui se terre derrière la porte. Sa voix part dans les aigus alors qu'il lance des invectives à ton encontre. « Laissez-moi, pitié ! Vous mentez ! Vous êtes un de ces fous, je le sais. Filez donc et laissez-moi. Je n'ai fais que mon travail ! » Des gémissements parviennent jusqu'à toi. L'individu semble au bord de la crise de nerfs – s'il ne l'a pas déjà atteint.

L'obscurité dans laquelle sont plongées les escaliers, Kechi, t'empêche de voir plus loin que le bout du nez. Mais tu peux sentir que les marches descendent graduellement.

Le vacarme provoqué par Abraham en cassant le verrou a alerté quelques rats qui logeaient sous le plancher des toilettes. Les rongeurs, assourdis, sortent de leur repaire pour se jeter sur votre petit groupe. C'est qu'ils ne supportent pas les intrus et veulent vous le faire comprendre en tentant de vous grignoter les orteils, et tout ce qui passe sous leurs dents.


Les règles

• Pour toute inscription et question, direction ce sujet. Vous trouverez aussi des détails et explications sur le système de jeu propre à cet event.

• Le prochain tour aura lieu le 5 septembre. Si vous avez besoin d'un délai, précisez-le !

• Si vous éditez votre message, n'oubliez pas de le préciser – surtout si cela a une répercussion sur vos actions en jeu. Ce afin de ne perdre personne que ce soit les autres participants ou les Mjs (même cinq minutes après votre premier jet).

• N'oubliez pas que vous devez demander au staff avant de rédiger votre post si vous pouvez ouvrir une porte, fouiller un lieu, etc. Ainsi vous n'avez pas à attendre le post MJ et pouvez davantage avancer. N'oubliez pas de prendre en compte les actions, et même la présence des autres personnages. Abraham en toute logique tu ne pouvais pas casser le verrou sans le demander au staff avant. Fais attention la prochaine fois sinon il pourra y avoir des conséquences dû à ton jeu. Si tu as des doutes, tu peux tout à fait envoyer un MP au staff.


Asbjorn, C. Muffet et Atêsh
Tenkô et Louie
Orendi
Emélie Gregoriu
Abraham, T. James, Juniper, Hermine
Rousselin
Kechi et Kay







© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
Tenkô Gou
Le tengu
avatar
✦ Libre pour RP ? : Non

Mar 30 Aoû - 20:14
Avec un naturel déconcertant, Tenkô s’était rapproché de Louie qui lisait avec enthousiasme les feuilles, fier de sa trouvaille apparemment. Ne connaissant pas les grands noms politiques, tout cela dépassait clairement le japonais. Cependant, si ça excitait tant le géant, l’Empereur chinois apprécierait aussi. Sortant ses lunettes magiques, il se mit à lire à une vitesse déconcertante par-dessus l’épaule – ou le bras plutôt – du costaud. Peu désireux d’attirer l’attention de ce dernier – celle-ci étant bien rivée sur les feuilles – chacun des mouvements du corbeau se faisait avec une certaine délicatesse et surtout, sans hésitation. C’était ainsi qu’avec fluidité, il récupérait les feuilles une fois que le lecteur les avait terminés. Une mécanique simple. Le géant relevait la feuille pour voir la suivante et Tenkô le débarrassait de ce bout de papier horriblement gênant pour le ranger calmement dans sa besace. Grâce à ses lunettes à lecture accélérée, il arrivait à parcourir la majorité du texte. Il préférait avoir une idée de ce que racontait ce dossier au cas où il le perdrait au fil de ses aventures dans le superbe asile.

Les bêtises de la gamine le firent cependant sursauter et il se décala pour la laisser rouler jusque dans le couloir. Qu’elle soit utile en montant la garde et signalant la présence d’inconnus passait encore. Mais qu’elle joue comme si elle était dans un jardin d’enfants… ? Quel âge avait-elle ? Tenkô se retenait de faire remarquer au père qu’il devrait surveiller sa fille davantage. Ce serait mal vu et déplacé de sa part. Il n’avait pas besoin de se les mettre à dos. Reprenant ensuite sa petite mécanique de vol – puisque c’était clairement ce qu’il faisait – la voix aigüe le fit arrêter une fois encore. Cette fois, il n’arriverait pas à s’y remettre avec autant de naturel. Trop agacé.

S’éloignant de l’armoire ambulante, le corbeau sortit la tête de la pièce pour dévisager la fille et lui répondre.

« Hors de question que je touche à cette porte ! Si tu veux que quelqu’un te l’ouvre, demande à ton père. Tu as bien vu que je sais même pas ouvrir un tiroir ! »

Il ne toucherait plus une poignée. Il se l’était juré alors ça n’arriverait pas. Se détournant en grognant, il se décida à inspecter le reste du bureau. Le meuble donnant nom à la pièce n’était pas le seul qui pouvait comporter des secrets. Quoique… Non. Tenkô ne toucherait pas un autre tiroir. Donc il s’éloigna pour regarder le reste de la pièce. La vitrine ne l’intéressait pas – ni ce qui restait du globe – mais les tableaux l’intriguèrent. L’idée folle d’y trouver quelque chose derrière l’un d’eux le traversa et il se mit à retirer soigneusement les tableaux. Un par un. Sans que rien ne se produise…

Jusqu’à ce qu’il n’arrive au troisième tableau. Un clic se fit entendre lorsqu’il en saisit les bords et les sourcils du japonais se froncèrent. C’était quoi ce bruit… ? Il demeura figé quelques instants, le temps de voir s’il se passait quelque chose. Les secondes lui semblaient longues mais rien ne semblait se produire. Il s’empara alors plus vivement du tableau, persuadé d’y trouver quelque chose de haut intérêt. Malheureusement pour lui, à peine l’eût-il retiré que le petit clic tout mignon évolua en gros BOOOOOOM très méchant.

L’explosion retentit dans le bâtiment. Balayé par la déflagration, le corbeau s’envola et s’écrasa au sol plus loin. Par miracle, le tableau se tenait toujours devant lui et le protégea des projectiles. L’espion était indemne. Si l’on oubliait ses oreilles sifflantes à cause de la détonation et la poussière qui lui arracha une quinte de toux.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Louie
Le chef des voleurs
avatar
✦ Libre pour RP ? : Bientôt

✦ Double-compte : Jan - Ofelia

Mar 30 Aoû - 22:10


La contrée de fer

Event



Clic.

Jusqu’alors, Louie n’avait pas fait grand cas des manigances du japonais, le laissant se saisir des documents sans y prêter une réelle attention. Il ne comptait pas les récupérer, encore moins voler sa besace, et fouillait, avec une animosité grinçante, l’entièreté de ce bureau sans y trouver quoique ce soit d'approchant ou d'utile à ce dont il avait besoin. Orendi jouait – comme elle savait si bien le faire avec Chester – demeurant tout du moins assez réactive pour les prévenir de la visite d’un touriste peu prudent. Il n’avait pas fait attention à la femme, ni au perse souriant, encore moins à leur compagne à quatre bras. Mais ce qui le tira de ses profondes réflexions, le visage de Darius s’y noyant dans une fureur de feu, fut ce simple cliquetis, quand le japonais, lassé de prévenir sa compagne de sa propre incapacité, se mit en tête de s’enfoncer un peu plus loin dans le trou de son inutilité.

Avant même de le prévenir, et certain qu’Orendi était assez éloignée dans le couloir pour ne pas subir les répercussions, l’androïde fit ce que tout bon mercenaire aurait fait dans ce genre de cas : plonger sous le bureau, mains sur la nuque, et laisser l’autre être victime de l’explosion. Il n’en sortit qu’une fois le nuage de poussière quasi dissipé, échappant un « Tss… » dédaigneux vis-à-vis de l’amateur. Ne tardant pas à le relever à nouveau avant de décider qu’il en avait assez. Assez de ces pièges, de son infortune dans sa quête des clefs. Assez de ce feu qui n’était pas de lui, de cette mission et de l’absence, finalement cruelle, de son inventeur.

A pas lourds, Louie quitta donc le bureau pour se diriger vers le premier étage. La démarche dure et décidée, le regard brûlant sous son chapeau de cowboy. Ne prenant pas même la peine de rallumer un cigare. Et débarquant soudain face au trio qui les avait dépassé.

Massive silhouette encombrant la cage d’escalier. L’émeraude vrillée à chaque regard qu’il put croiser. Barbe hirsute sans sourire. Les mains apparentes sans signe d’innocence. Le relief d’une carabine soigneusement planquée sous les pans de son large manteau. Il puait le souffre et la cendre. Il exaltait l’exotisme et le mec qu’il ne fallait pas faire chier. Pourtant ce fut presque avec intérêt qu’il lorgna les bras multiples de la demoiselle. Le turban de l’étranger, aussi famélique qu’il les appréciait habituellement.

Et elle.

Crinière blanche pour cul sanglé dans un pantalon de cuir. Ce ne furent pourtant ni l’arrière-train ni les cicatrices qui retinrent son attention. Mais bien son expression, aussi sauvage qu’une jument indomptée. Aussi sûre d’elle que ne pouvait l’être qu'une sorcière – et le monde savait qu’il avait fini par en connaitre plus d’une.

« Salut… » Gronda la voix rauque de Louie, et portant le pouce à la visière de son couvre-chef, ce fut de ce signe qu’il la salua, elle. « Bel instrument. » Et juste elle. Sans la reconnaître. Sans avoir aucune foutue idée de son rang ni d’où elle venait. Mais avec le regard aussi appréciateur que peu craintif face à l'épée armée à son poing.

Puis tout aussi calmement il les dépassa. La tête tournée vers le couloir et un chuchotement imperceptible qu’il crut avoir entendu. L’impression se confirma aussitôt qu’il fut au rez-de-chaussée, et se dirigeant vers la porte de la 201, il claqua son oreille contre, levant une main en direction des autres, s’ils l’avaient suivi, pour les faire taire.

Et frapper trois fois à la porte. Réduisant les femmes – ou en tout cas, les voix féminines qu’il avait perçu – au silence le plus complet.

Prenant l’absence de cri ou de menace pour un quelconque assentiment, Louie ne tarda pas à se dégager un passage, appréciant le fait que la poignée n’était pas verrouillée. Découvrant aussitôt le paysage d’une chambre de prison, aussi sommaire qu’impersonnelle. Et la silhouette de deux femmes s’étreignant. L’une, plus âgée caressant les cheveux d’une gamine à peine plus jeune qu’Orendi.

La familiarité de leurs traits asiatiques dépeignait un portrait de famille qu’il ne pouvait nier. Abandonnant alors l’espagnol, Louie se mit à murmurer :

« Nihon no ? Zhōngguó ? tiếng Việt ? »

La mère se redressa aussitôt. Essuyant ses larmes, tremblant d’une frousse terrible, vêtue d'une simple robe marron de pauvre facture et d'un châle épais. Le visage de son enfant plongé dans son giron. La gosse avait un bout de ferraille dépassant du cou, et sans doute des membres métalliques cachés, pour ce qu’il pouvait deviner de sa tenue d’hôpital à manches longues qu’elle portait presque en camisole, les bras croisés.

« Bạn đang chào đón! Giúp chúng tôi ! » Je vous en prie. Aidez-nous.

Peu désireux de les laisser dans une telle situation, mais non favorable à jouer les héros, Louie leva deux mains calmes. Et dans un vietnamien quasi parfait, leur promit une rapide liberté en échange des explications qu’elles pouvaient lui apporter.

Rassurée, et presque abrupte, la femme se mit immédiatement à débiter son histoire, d’une voix aussi rapide qu’elle n’était suraiguë.

« Con gái của tôi đã biến mất, chỉ cần một vài tháng. Tôi đến tìm cô ấy khi tôi biết cô ấy là một bệnh nhân ở đây. Khi tôi đến, đó là sự hỗn loạn. Các y tá chạy xung quanh, dường như thoát khỏi một cái gì đó. Tôi gia nhập con tôi nhưng chúng tôi không dám đi ra ngoài. Và chúng ta vừa nghe một vụ nổ ! » L’explosion dont elle faisait référence devait être à coup sûr celle provoquée par le japonais. Mais Louie ne possédait aucun indice supplémentaire sur l'échappée présumée des membres de l’hôpital, patients comme employés, qu'elle venait de citer.

Ils avaient certes fuis devant quelque chose qui les avait terrifiés. Mais l’idée que cela puisse être le nouveau monstre de son père ne l’enchantait pas plus que ça.

« Darius ? » Demanda-t-il finalement tout en le décrivant et ne récoltant qu’un signe négatif de la part de la mère ainsi que ces quelques mots :

« Ông đã làm con gái tôi có sáu tháng, đó là những gì cô có thể cho tôi biết. Nhưng tôi đã không nhìn thấy ở đây... »

Pas ici alors ? Pas vu pas pris, le Darius ?

De quoi lui faire abandonner l’idée de persévérer dans son interrogatoire. A les voir, elles n’en savaient pas plus que ça.

« đến. » Ordonna-t-il alors, leur faisant signe de se lever. Et soutenant sa petite entre ses bras, presque à la porter, la mère balbutia des remerciements sanglotés tout en le suivant hors de la chambre.

« Vous, vous approchez pas. » Ordonna aussitôt Louie au trio. Faisant barrière de sa carrure pour laisser à ces victimes le temps de se faufiler en premier vers l’escalier par où il était venu. « Il n’y a rien pour elles ici. Elles veulent juste partir. » S’ils étaient ici à l’Asile, c’était certainement par mission personnelle vis-à-vis des rumeurs. Inutile donc de secouer deux pauvres femmes traumatisées par les récents événements. Aucune d’entre elles ne portaient l’uniforme d’un membre dirigeant de cet hôpital de fous.

Et calmement, il alla les raccompagner au pieds de les escaliers. Avant de les presser de fuir, par la porte d’entrée, à gestes brusques. Ce qu’elles firent après un dernier regard – presque vide, pour la petite, de complète gratitude pour la mère. Disparaissant sans demander leur reste. La crinière noire, le visage ambre, poussant la porte pour rejoindre la neige sans s’arrêter devant les autres témoins potentiels, postés à l’angle de l’accueil.

Retrouvant leur liberté. Pour ce qu’elle pouvait leur apporter désormais.

« Ori ! » Gueula-t-il aussitôt en direction de sa propre petite avant de remonter à l'étage. Se frottant les mains dans un signe de nervosité brusquée. D'animal contrarié dans son accent. D'homme prêt à tout pour faire exploser quelque chose et laisser libre court à la pression qui lui battait les sangs.

Spoiler:
 






pour moi faire éclore
la grande fleur rouge
ce serait merveilleux


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Rouselin Roussel
Invité
avatar
Rouselin Roussel
Mar 30 Aoû - 22:21
Eh bien, il n'était pas sorti... ou plutôt entré.

Rouselin était persuadé de s'être montré assez courtois pour apaiser la personne de l'autre côté de la porte, mais la politesse ne suffisait visiblement pas. Il avait à faire à quelqu'un qui semblait visiblement en crise de panique, voire paranoïaque, pour lancer de telles accusations à son propos. Voilà qui était bien problématique, car il ne lui voulait vraiment aucun mal. Mais ça, seul lui en était convaincu. À en juger par les propos de cette personne, le Renard spéculait sur le fait qu'il travaillait ici, puisqu'il le traitait de "fou" et disait avoir fait son "travail". Mais pourquoi était-elle encore ici et comment s'était-elle retrouvée enfermée? Aucune idée.

En revanche, l'écrivain savait qu'il ne pourrait plus gérer cette situation tout seul: en plus de ne pas pouvoir ouvrir la porte, quelqu'un d'instable se cachait derrière, et il n'avait pas envie de se faire attaquer alors qu'il cherchait juste des informations. En plus, au-delà de tout ça, cette personne avait visiblement besoin d'aide pour être tombé dans un état pareil. Il était donc urgent d'aller la secourir, mais en prenant quand même des mesures de sécurité. L'hybride ne savait pas ce qui l'attendait derrière cette porte et honnêtement, l'idée d'affronter cela avec son petit gabarit ne l'enchantait pas.

Pas le choix, il fallait demander de l'aide. Décidant de ne pas répondre à la personne, il retourna vers le groupe de trois personnes croisées plus tôt, accompagné de la demoiselle secourue. Il allait ainsi les aborder quand un grand bruit sourd venant d'un peu plus loin le fit sursauter. Mais bon sang, combien ils étaient dans ce bâtiment, et surtout, combien sans avoir aucune notion de la délicatesse!? Pendant un moment, il crut que le plafond allait s'effondrer sur lui tant les murs avaient tremblé et du prendre un moment pour se remettre. Une fois son coeur repartit à allure normale, il put enfin s'annoncer.

"Excusez-moi, mais il y a une personne bloquée derrière la porte là-bas, et elle semble très... nerveuse. C'est très étrange, je crois qu'elle fait partie de cet asile et dit des choses inquiétantes. Pourriez-vous m'aider à la sortir de là, s'il vous plaît."

Ainsi avait parlé le Renard en espérant qu'un des trois l'écoute et lui prête main-forte. Sinon tant pis, il tenterait d'ouvrir la porte tout seul, même s'il risquait, au mieux d'échouer, au pire, de se faire agresser par la personne derrière la porte.
Résumé:
 
Rouselin Roussel
Revenir en haut Aller en bas
Emélie Gregoriu
Invité
avatar
Emélie Gregoriu
Ven 2 Sep - 17:43
J'aurai dû m'en douter, je ne pouvais pas me cacher éternellement. Et je retenais presque un cri quand j'entendais une voix masculine m’interpeller. En Roumain, en plus. En Roumain !! Bon sang, à coup sûr il faisait partie de l'asile… Quoique, non, puisqu'il me demandait si je travaillais ici. Un patient, alors ? Oui, c'était peut-être ça. Je balbutiais un : « O-Oui… Oui, bien sûr... » peu assuré, en le regardant lui et ses comparses. Deux hommes, semblant assez proc-… Hein ? Je levais mes yeux vers le visage du premier, et voyait avec un étonnement mal dissimulé des oreilles le surplomber. Des oreilles… De chat ? Je clignais plusieurs fois les yeux, persuadée de faire erreur, d'avoir mal vu, ou peut-être juste une hallucination due au stress, je ne sais pas… Mais non, malgré ces quelques battements de cils, les oreilles restaient là, bien en place, solidement placées sur ses cheveux.

Mais, alors que je continuais d'observer ce trio plutôt étrange, le premier homme fit remarquer des bruits venant des toilettes, des gémissements féminins, comme si quelqu'un y était enfermé. Je m'approchais, hésitant un instant à aller fouiller l'accueil en quête d'une clé… Mais là encore, je fus surprise en voyant l'homme faire sauter le verrou. Non, ça ne devait pas être un client. Clairement pas. Quel genre de client agirait de la sorte devant le personnel ? Non, ça devait être un simple curieux, comme je l'étais.

Une jeune femme sortait des toilettes, paniquée et en larmes. Je m'approchais, hésitais, avant de poser doucement ma main sur son bras. Même si le Roumain était déjà en train de la consoler, je me disais qu'un soutien féminin pouvait la rassurer. Pendant ce temps, l'autre homme disait quelques mots derrière nous, mais malheureusement, je n'y compris rien. Je me retournais au moins, par politesse, juste à temps pour voir une ombre derrière lui, et une arme s'abattre à quelques centimètres de son visage. Je hurlais et me collait contre le mur, paniquée. Qui était-ce ?? Un membre du personnel ? Un fou, même ?? Non, non, il sortait un badge. Un membre de la police. Grand Dieu, il allait nous dénoncer. Nous punir ? Nous emprisonner. Mais non, il se contenta de faire la leçon au trio, et de repartir comme si ne rien n'était.

Je soufflais au trio, et aussi à la jeune femme ;

« J'ai eu peur… J'ai cru que c'était un membre du personnel... » J'eus un petit rire nerveux en repensant à ce que je leur avais dit quelques minutes plus tôt. « Enfin, un vrai... »

Je fus vite stoppée par une détonation, un peu plus loin dans la bâtiment. Que se passait-il ? Et, peu après, des asiatiques passaient dans le couloir. Je m'apprêtais à les interpeller, mais entendais qu'ils ne parlaient pas notre langue. Je jetais un coup d’œil au reste du groupe, se risqueraient-ils à tenter de leur parler ?

Mais nous devions avoir mieux à faire. Car des toilettes jaillir d'immondes rats, qui se précipitaient vers nous dans l'espoir... De nous mordre ?? Je poussais un cri, reculait précipitamment... Sans voir l'hybride qui venait d'arriver dans mon dos, et qui nous demandait de l'aide. Je me mettait vite derrière lui, avant de répondre.

« Je… Je ne pourrais sans doute pas avoir suffisamment de force pour débloquer la porte… Mais je pourrais peut-être tenter de le clamer, si vous le souhaitez ? »


Dans tous les cas, je ne voulais pas rester une seconde de plus avec ces bêtes de cauchemar. Ni une, ni deux, je me dirigeais vers l'endroit indiqué par le roux.

Résumé:
 
Emélie Gregoriu
Revenir en haut Aller en bas
Kechi Hebi
Invité
avatar
Kechi Hebi
Dim 4 Sep - 13:58


Je fais volte-face à la voix et lève les yeux vers la silhouette d’homme imposante se détachant de la lumière provenant du couloir. Les nationalités se mélangent dans cet asile et je crois ne même pas reconnaître proprement son accent. Il n’a pas l’air vraiment menaçant quoique je ne puisse détailler son visage à cause de la pénombre et-…c’est une hache qu’il a à la main ?

Venez. Descendons voir, dis-je en employant un espagnol rudimentaire.

Je lui tourne le dos pour mieux m’engager dans la suite des escaliers, stoppé dans mon élan par la résonnance d’une explosion plus à l’ouest. Qu’est-ce que c’était que ça ? Quelqu’un dans le même cas que moi, face à une porte revêche…et qui aurait employé de la dynamite pour parvenir à ses fins ? Il ne manquerait plus qu’un ou deux idiots ne fassent s’écrouler le bâtiment sur nous !
Le serpent profite de la pénombre pour sortir à nouveau de sous ma capuche, épiant les faits et gestes de l’homme que j’entends toujours plus haut dans les marches. Sa respiration, son équilibre sur les marches grinçantes… J’assure ainsi ma sécurité. Pour ne pas me prendre de l’acier acéré dans le dos…sait-on jamais.

En bas des escaliers, une porte.
Oui. En-core-une-porte. C’est bien ma veine.
Ma main glisse jusqu’à la poignée mais, sans surprise, elle est fermée. Cette fois je n’insistes pas et plisse plutôt les yeux pour tenter de déceler quelque chose. N’importe quoi ; une indication sur la porte peut-être… Mais rien d’autre qu’une serrure.

Si on veut aller par là il faut une clef.

Le reptile noir tente d’approcher de la poignée à nouveau mais je le retiens à temps. Plus de bêtises. Il siffle d’indignation et se repositionne sur mon épaule alors que je jette un coup d’œil en arrière à l’homme.

Je doute que votre hache ne serve à grand-chose. (je continue en espagnol, frappant deux coups à la porte du revers des jointures) C’est du solide.


Résumé:
 
Kechi Hebi
Revenir en haut Aller en bas
Hermine Schneereich
Invité
avatar
Hermine Schneereich
Dim 4 Sep - 15:12
Des bruits, des voix derrière cette maudite porte close. L'avait-on entendue ? Venait-on la délivrer ? Hermine essuya les larmes d'angoisse qui perlaient de ses yeux d'un revers de main, tant pis pour son maquillage, l'espoir lui redonnait un peu de baume au cœur. Elle entendit le verrou sauter et puis, miracle, un rai de lumière vacillant inonda la pièce au fur et à mesure que la porte s'ouvrait, révélant à contrejour les silhouettes de trois personnes. Pour Hermine, sans doute la plus belle vision de toute sa vie après ces longues minutes d'angoisse.


Trois hommes, -trois anges ?-, venaient de la délivrer, lui tendaient la main, lui parlaient doucement dans des langues qu'elle ne reconnaissait pas. Tremblant, elle saisit la main de l'homme barbu et se releva doucement, sa pâleur fantomatique causée par l'angoisse intense de l'enfermement rehaussée par ses robes de voyage brun sombre et l’atmosphère obscure des lieux. Hermine aurait sans doute dû se méfier au vu de la mésaventure qui venait de lui arriver, mais elle n'avait pas le choix de faire confiance aux beaux visages virils de ses sauveurs qui venaient de la délivrer comme des princes charmants.


Hermine entendit quelques mots qu'elle reconnut comme de l'anglais, bien qu'elle ne parlasse pas couramment cette langue, néanmoins elle en connaissait quelques mots maladroits lui permettant de faire comprendre à ces derniers qu'elle les remerciait et qu'elle allait bien. Un homme passa et parla d'une façon énervée, elle ne le distinguait pas derrière les trois hommes, il semblait à Hermine reconnaître la voix mais elle était trop confuse encore pour faire le rapprochement dans l'obscurité. Une jeune femme rejoignit le petit groupe, belle et pâle comme une apparition, lui touchant le bras pour la rassurer bien qu'elle ne comprenne pas un mot de ce qu'elle pouvait bien dire. Le plus important, c'est qu'elle n'était plus seule, bien qu'entourée d'inconnus et son esprit la conjurant de rebrousser chemin et de retourner illico en France, mais autre chose en elle la pressait de continuer.


Sans doute le grouillement des rats qui surgirent de la pièce, qu'Hermine supposait qu'ils avaient été dérangés et maintenant s'en prenaient à eux, crocs dehors, mordant agressivement ses souliers et sans doute ceux des autres. Elle vit la jeune femme qui venait de les rejoindre pousser un cri et s'enfuir, quant à elle, coincée entre la pièce noire et le rempart humain de ses sauveurs, elle se mit à piétiner furieusement ses agresseurs dans des petits gémissements dégoûtés et son talon pointu écrasa l'un d'entre eux dans un sinistre couinement.

Il y eut une seconde de battement, où Hermine crût que les rats allaient déguerpir. Une seconde d'espoir. De faux espoir. Alertés par la blessure de leur congénère, ils se ruèrent tous sur elle, et la jeune Allemande n'eut pas d'autre choix que d'avoir l'absence de courtoisie que de pousser ceux qui se trouvaient malencontreusement sur son passage, fuyant les rats dans un cri de terreur, dépassant des personnes auxquelles elle ne prêta pas attention toute à sa fuite éperdue, son instinct lui dictant de mettre une porte entre les rats et elle, se dirigeant dans les lumières vacillantes et grésillantes vers une porte en face d'un escalier.

Elle ne voyait plus les rats pour l'instant, peut-être étaient-ils tout près, mais il fallait qu'elle ouvre cette porte close, se mettre à l'abri, malgré les sons confus qu'elle entendait sans entendre à travers la porte, trop préoccupée par la vermine qui la poursuivait pour faire attention à autre chose. Hermine tira la longue épingle à cheveux qui tenait son chapeau et farfouilla désespérément et frénétiquement avec cette dernière la serrure de la porte, en vain. On ne s'improvisait pas crocheteuse...

Spoiler:
 
Hermine Schneereich
Revenir en haut Aller en bas
Orendi
La fille des brigands
avatar
✦ Libre pour RP ? : Libre.

✦ Double-compte : Hildegarde Müller, Orendi, Reine Ronce, Shisan Wu, Sigmund Rammsteiner

Dim 4 Sep - 22:43
Un couinement se fit entendre – celui d'une porte mal graissée qu'on venait d'ouvrir. Orendi tourna la tête vers l'origine du bruit, vit la porte menant au local des infirmières grande ouverte. Elle n'avait pourtant pas aperçu la moindre présence. La personne devait s'être terrée à l'intérieur. La Russe amorça un pas dans cette direction, poussée par la curiosité.

Le vacarme provoqué par l'explosion le fait bondir sur place. La Russe se précipita vers la porte, se collant contre le mur lorsque Louie surgit, aussi déchaîné qu'un démon en colère. Laissant le padre mener ses investigations, Orendi se coula au sein du bureau du directeur. La femme éructa, la fumée dégagée par l'explosion lui infiltrant les narines et la bouche. C'était âcre comme de la poudre à canon. Orendi crachota pour la forme avant de s'avancer. Ses multiples mains saisirent Tenkô par les bras, ôtèrent le tableau qui lui servait de bouclier pour le remettre debout et épousseter ses vêtements.

« Ori avait raison. Tu es très utile pour désamorcer les pièges. Tu es même encore en vie ! »

La Russe émit un petit rire, fort satisfaite de sa saillie.

« Alors alors qu'as-tu trouvé Face Jaune ? Ooooh. »

Un coffre. Un coffre-fort était incrusté dans le mur là où s'était tenu le tableau détenu par Tenkô. Orendi s'en rapprocha, des étoiles plein les mirettes. Oh que cela lui rappelait l'époque où elle menait la vie de brigande sur les routes. Les mains de la Russe tâtonnèrent la surface du coffre, cherchant une faille, un indice. Collant son oreille contre la paroi du coffre, Orendi saisit la roulette tentant, par le truchement des clics, de trouver la bonne combinaison. Sans succès. Orendi n'avait jamais eu l'oreille musicale, et encore moins de patience.

Excédée la Russe frappa le coffre et laissa échapper un couinement de douleur. Sa seconde main gauche l'élançait, engourdie par le coup qu'elle avait donné. Repliant ce bras désormais invalide, Orendi chercha du regard de quoi se défouler. Jetant son dévolu sur la mappemonde, elle donna un grand coup de pied dedans n'ayant, pour toute réaction, que le léger tremblement de l'imposant objet.

« Stupide coffre, stupide truc rond. Stupide, stupide ! » éructa-t-elle en tapant du pied.

Excédée par la tournure des événements, la Russe alla trouver refuge dans son fauteuil. (Elle l'avait déjà adopté) Extirpant de ses poches une craie, elle dessina un symbole sur un des tiroirs encore viables, espérant pouvoir le brûler et en dévoiler le contenu. Mais Orendi eut beau appuyer sur la craie, à l'en émietter, rien ne marquait le bois du bureau. Orendi cracha, tel un chat.

« Y a un truc. Ça veut pas de ma magie ! »

Elle entendit le grondement de la voix de Louie l'appeler. Se levant, elle mit deux de ses mains autour de sa bouche.

« Ori va finir le travail en bas. Ça veut pas de la magie de Ori ! C'est trop bizarre. »

Son regard se reporta sur Tenkô.

« Face Jaune va m'aider. Il faut casser le bureau. Ou trouver comment le casser. Ori a vu une porte ouverte dans le couloir, juste à côté. On devrait fouiller là-bas. »

Et dénicher la personne qui s'y était cachée – s'il y en avait une.

Résumé:
 



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Abraham Sanders
Invité
avatar
Abraham Sanders
Dim 4 Sep - 22:51


La contrée de fer
Event


Date : Mi-août 6

Commentaires : Le fantastique trio arrive en Roumanie

CODAGE © Anomalie


C
et endroit ne m'inspire vraiment rien. Pourtant je n'ai pas le choix. Si ça ne tenait qu'à moi, bien sûr que je n'aurais pas quitté ma bonne vieille, et surtout sûre Angleterre. Là où je pouvais arpenter les rues sans craintes, et utiliser mes dons pour soigner mes patients sans risquer de finir en prison, et de me faire tuer. Ce pays merveilleux qui avait accueilli mes parents et leur avait offert une vie décente et sereine. Alors que là... là je me retrouvais en plein dans la gueule du loup, avec l'hybride que j'avais pris sous mon aile, tout comme le gamin des rues que j'avais récupéré. Juniper et TJ... Et je suis d'accord avec mon chaton quand il me dit qu'il ne veut pas être là. Moi non plus je ne veux pas être là mais il faut que j'enquête. Pour mon père. Pour ma famille.

Bizarrement, nous faisons deux rencontres coup sur coup, celle d'une jeune femme très belle, toute vêtue de blanc, à qui j'ai à peine le temps de demander si elle travaille ici avant qu'une série de bruits sourds n'attirent mon attention. Je n'ai même pas le temps d'entendre la réponse de notre blanche demoiselle que je remarque un nouveau venu qui s'approche de nous. Une lame étincelle et il s'en faut de peu pour que mes amis soient blessés.

Mais vous êtes fou? Ca ne va pas d'agresser les gens avec une hache? Dans un hôpital!

Bien trop rapidement, mon sang se glace alors qu'il se présente. Un flic. Pitié non... s'il découvre ce que je suis, je risque de finir mal, très mal, tout comme TJ. Je le regarde sans rien dire, avant de hausser un sourcil. De tout ce qui se passe ici, il devient à moitié fou à cause d'une simple cigarette? Mais c'est le monde à l'envers! Enfin, tant mieux pour nous qu'il ne s'intéresse à rien d'autre! Et avant qu'on aie le temps d'ajouter quoi que ce soit il disparaît, semblant vouloir s'occuper d'autres bruits plus loin. Tant mieux. Et je n'ai même pas le temps de reprendre mon souffle qu'une nouvelle voix se fait entendre. Mes yeux s'agrandissent de surprise en reconnaissant un autre hybride, mais à moitié renard celui-ci, qui nous demande tranquillement d'aider la personne visiblement bloquée, qui tambourine contre la porte.

Je...oui bien sûr, c'est ce que je comptais faire. Mais...qui êtes vous et que faites vous ici?

Je fais sauter le verrou qui en emprisonne...une autre. Une autre jeune femme, mais aux longs cheveux noirs celle-ci, s'était retrouvée enfermée, semble-t-il et à voir son visage, elle venait d'affronter la peur de sa vie. Je la rassure du mieux que je pouvais, mais ses grands yeux me regardent sans me comprendre, et Juniper me donne la clé. La jeune femme n'est peut-être pas d'ici... Alors je passe à l'anglais, et je suis soulagé de voir qu'elle me comprend enfin. Elle est encore tout près de moi et je tiens ma main dans la sienne. Je lui souris alors qu'elle nous remercie et nous assure qu'elle va bien.

C'est un plaisir très chère. Vous avez dû avoir une peur bleue seule là dedans. Mais c'est fini.

Peut-être que d'avoir changé de langue était la solution à tous les problèmes car ma première interlocutrice, la femme vêtue tout de blanc nous parle enfin, et en anglais également.

Cela veut dire que vous ne travaillez pas ici mademoiselle?

Sauf qu'encore une fois nous sommes interrompus par de petits bruits. Pas des coups, non, mais de petits cris, des couinements même. Je fronce les sourcils et remarque les rats qui sortent de sous le plancher. Oh dieu du ciel. Ce ne sont que des petites bêtes mais tout de même! Et là où au final je ne fais que donner de légers coups de pied pour repousser les intrus, les deux jeunes femmes commencent à paniquer. L'une se réfugie derrière TJ pendant que l'autre se met d'abord à piétiner le sol en poussant de petits gémissements de terreur, avant de finalement nous bousculer, disparaissant ensuite dans l'obscurité.

J'essaie de la retenir, mais elle court vite, et finalement, je ne sais pas si elle aurait pu nous aider. Je me tourne alors vers Juniper et TJ, toujours l'un contre l'autre, et vers la dame blanche.

Tout le monde va bien? Je pense qu'il vaudrait mieux rester ensemble... Dans un premier temps, il serait bon de savoir pourquoi chacun de nous est ici. Je n'ai pas l'impression que vous soyez des membres du personnel, et pour ne pas vous mentir, nous n'en sommes pas non plus.

Tout en parlant de repousse les rats qui tentent de grimper sur mes chevilles, les envoyant un peu plus loin. Tout ceci n'est pas logique. Cet asile désolé, on dirait qu'il y a foule mais rien ne semble se passer comme dans un asile normal... trop de gens étranges et étrangers sont réunis au même endroit. Trop de gens. Trop de coincidences. Quelque chose cloche et j'ai peur de ce qui va arriver.

Juniper, d'après toi... où est ce qu'ils cacheraient ce que personne ne devrait voir?

Et pendant qu'il me répond je pose la main sur l'épaule de notre chaton.

Tout va bien James... tu te débrouilles très bien. On va faire le plus vite possible pour finir ce qu'on a à faire ici et ensuite on rentrera. Bientôt on sera à la maison, à Londres, et tu retrouveras ta chambre...

Résumé:
 
.
Abraham Sanders
Revenir en haut Aller en bas
Juniper
Invité
avatar
Juniper
Lun 5 Sep - 16:53

Un homme armé d'une hache s'approche, l'air peu commode. Et en effet, il ne trouve rien de mieux à faire que de laisser le tranchant de son arme sectionner net ma cigarette encore toute neuve. Je lève les yeux au ciel, ne prêtant que peu d'attention à son discours coléreux et son sermon de bonne conduite. Concrètement, je m'en branle, et pas qu'un peu. Toutefois, sa réaction se justifie plus ou moins lorsqu'il explique qui il est. Un policier. Qui a dû être bûcheron dans une autre vie, pour manier aussi bien son instrument. Non, parce que le coup de la hache, je n'ai encore jamais vu ça dans les forces de l'ordre. Les Bobbys de Londres n'ont pas franchement l'habitude de se balader avec ce genre d'artillerie. J'attends qu'il ait tourné les talons et se soit suffisamment éloigné pour ramasser le morceau de cigarette qui est tombé au sol, laissant par là TJ abandonner mes bras.

-Quel gâchis. ai je lâché tranquillement.

Je l'allume sur son petit frère encore rougeoyant, et le glisse entre mes lèvres juste à côté, sans prêter cas aux quelques fils de tabac qui viennent me chatouiller la bouche. Vu l'état des lieux de toute façon, ce n'est pas une petite odeur de fumée qui va faire la différence. On dirait que tout est sur le point de s'écrouler. La lumière ne marche même pas correctement. Pour un hôpital... C'est risible. Et ridicule.
Mais voilà qu'une énorme détonation retentit, faisant frémir et trembler les murs, le sol et le plafond.

-Allons bon, qu'est-ce que cela, encore ?

Je tourne mon regard vers le plafond. Ça semblait venir de l'étage. Mais à part la poussière qui flotte dans l'air, je ne vois rien, pas de fumée, pas de feu, même pas de trou ou de fissure. Finalement, cette bâtisse doit être bien plus solide que ce que j'imaginais. Je baisse les yeux, attiré par un mouvement en bordure de ma vision.
Deux asiatiques, deux femmes je crois -du moins pour la seconde, je ne suis pas très sûr, il me semble que ce n'est encore qu'une enfant par la taille- déboulent de nulle part, manifestement effrayée. La petite en habits blancs et son accompagnatrice passent comme si toutes deux avaient le diable aux trousses et quittent l'endroit sans même nous jeter un regard. Une patiente et un membre de sa famille ? Peut-être sa grande soeur, ou sa mère ? Mais pourquoi quitter les lieux aussi précipitamment -en dehors du fait que l'hospitalité laisse grandement à désirer par ici- ? Et surtout, pourquoi n'y-a-t-il personne pour les arrêter si l'une d'entre elles était effectivement soignée ici ? Et... que fuient-elle ? C'est peut-être cela le plus important à savoir.
Je me laisse surprendre par une voix inconnue, sursaute imperceptiblement et me retourne pour me retrouver face à un jeune homme, un hybride. Je crois tout d'abord que c'est un chat, caché dans les replis de sa cape comme TJames, avant d'apercevoir furtivement une queue rousse et touffue entre les replis de tissus. Je jette un regard à la porte dont il parle.

-Eh bien... A part tenter de crocheter la serrure... Ou essayer de forcer la porte... Je ne vois pas ce qu'on pourrait faire mais j'ai vu passer quelqu'un qui portait une hache tout à l'heure...

Dont j’ai vu le tranchant d'un peu trop près à mon goût.

-Peut être pourriez-vous...

Je suis soudainement interrompu par un cri et je tourne mon attention vers les toilettes des femmes, où Sanders fait encore connaissance avec les deux femmes, la jeune fille brune qui était emprisonnée derrière le battant dont il vient d'ouvrir le verrou, et l'autre, la femme pâle comme une morte, au visage emplie d'une douce et inquiétante tristesse. Je baisse les yeux vers le plancher pour voir un troupeau de rats foncer droits sur nous. L'un d'entre eux est en train de se faire dévorer par ses congénères, la colonne brisée en deux, probablement par un coup de pied... ou parce que la prisonnière des toilettes maudits vient de lui marcher dessus en prenant la fuite, hurlant comme une véritable princesse affolée en détresse. La femme tout de blanc vêtue se glisse derrière mon interlocuteur. Apparemment, elle n’apprécie pas l’arrivée des rongeurs... Je secoue un peu mes pieds pour que les rats ne passent pas dessus, et en attrape un qui vient de se cogner le museau dans les semelles de mes bottes usées jusqu'à la trame. Je le soulève jusqu'à hauteur d'yeux, le tenant par la peau du cou, une main glissée sous ses pattes arrière. Il se tortille et laisse échapper des couinements hystériques, apeuré, sa petite queue battant l'air à la recherche de son équilibre.

-Je ne pense pas qu'ils soient bien méchants... Peut être juste affamés. Et effrayés. Bien plus que nous en tout cas.

Je repose la bestiole sur le sol avec délicatesse et la regarde se joindre à ses congénères pour reprendre sa course. A vrai dire, la présence de ces rats me rassure plus qu'elle ne m'effraie. C'est quelque chose de familier, il m'arrive souvent de croiser leurs routes à Londres dans mes caches habituelles.
Je me décale un peu pour me rapproche de TJ, qui semble préoccupé par rapport aux rongeurs. Peut-être a-t-il envie de les prendre en chasse. Sanders reprend, s'adressant plus à moi qu'à mon ami et qu'aux deux petits nouveaux qui viennent de se joindre à notre groupe. Je prends le temps d'éteindre mon mégot et d'achever mon débris de cigarette avant de lui répondre en les faisant rouler entre mes doigts.

-Dans les sous-sols, comme je l'ai dit tout à l'heure.

Je tourne brièvement mon attention vers le renard et la femme pâle.

-Je m'appelle Juniper.

Je m'adresse plus particulièrement au rouquin.

-C'est également vers les sous-sols qu'est parti l'homme à la hache. Rendons-nous là-bas, vous pourrez ainsi lui demander son aide. A vos risques et périls cependant, il est de méchante humeur.

Je pars en direction des escaliers menant vers les sous-sols, le plan clairement à l'esprit. J'ai bien l'impression que si je ne prends pas un peu les choses en main, Sanders restera planté là à sauver toutes les demoiselles en détresse enfermées dans les toilettes de l'asile. Peut-être lui aussi est-il effrayé, peut-être même qu'il est ici à contrecoeur. Mais si on reste dans le hall, on ne trouvera rien, on n'apprendra rien de nouveau, et peut être même que nous nous mettrons en danger encore plus que si nous tentions de fouiller ce putain d’hôpital psychiatrique plus sinistre qu'une pierre tombale.



Spoiler:
 
Juniper
Revenir en haut Aller en bas
Keisarinna Asbjorn
Invité
avatar
Keisarinna Asbjorn
Lun 5 Sep - 18:07
Blizzard. Bon, si il voulait. Asbjorn n'avait rien contre les sobriquets, elle avait bien passé une bonne partie de sa jeunesse à se faire appelé le rat. Il avait l'air bien trop joyeux pour quelqu'un dans un environnement aussi froid et sinistre. Cela était tout autant rafraichissant que dur à supporter, ce calme olympien face au vide des couloirs sans vie. Le dos tourné dans le couloir, l'impératrice ne retint cependant pas un sourire quand il fit ce qu'elle supposa être du rentre dedans à Muffet. Mais elle le fixa à nouveau d'un air plus concerné quand il se mit parler de la magie.

“Des soucis d'ordre magiques ?” Elle grimaça d'un air peu ragoutant “Putain c'est bien notre veine.”

Muffet a la bonne idée d'aller voir dans une des pièces d'à côté pendant qu'Absjorn décide de monter l'étage précédée de Jahan. Son assassin revint avec une veste bizarre qui traine au sol et un appareil dans une de ses nombreuses mains. Un communicateur qu'elle dit. Un haussement de sourcil perplexe de la part de la Keisarinna lui réponds. Plus troublée que son sujet à l'idée de toucher cette chose infernale de technologie, elle lui laissa volontiers le fait de porter ce truc avant de la laisser passer devant.

Et l'explosion arriva. Campée sur ses jambes, elle avait déjà sorti son épée, l'oeil furieux et les sens en alerte. Les cours d'escrime d'Ulrik avait eu leur petit effet, et une explosion dans un endroit pareil, c'était la porte ouverte à toute les conneries. Absjorn n'avait pas l'ombre d'une idée d'où elle avait foutu les pieds. La médecine la dépassait totalement, mais une déflagration c'était pas un signe de bienvenue évident. Elle savait bien qu'ils étaient loin d'être les seuls dans le coin, mais si une rixe éclatait entre les visiteurs, elle ne voulait pas être celle qu'on attaquerait en toute impunité.

Mais voilà qu'il surgit de la cage d'escalier, elle avait vaguement vu son dos de loin dans la salle plus bas, un mec aussi grand et aussi massif ça sort pas de partout. Et elle pouvait jurer sans trop se poser de question qu'il était bel et bien en train de la scruter. Les yeux rivés dans les siens, et il prit même la peine de la saluer, juste elle, personnellement. Elle répondit sans trop comprendre “Salut.” plus habituée au manque de protocole, et trouvant cela plus rafraîchissant qu'impoli. Elle se demanda l'air de rien si il l'avait reconnu, il avait un air vaguement nordique à cause de la barbe et des cheveux, mais son allure fut finalement tout sauf viking. Non c'était définitivement pas quelqu'un de chez elle, elle n'arriverait pas à dire pourquoi. Sans lâcher son épée ni sa posture, presque vexée qu'il n'en soit pas plus effrayée, elle marmonna en se redressant, roulant la garde autour de son poignet pour faire un cercle parfait avec la pointe de son épée. “Ils disent tous ça avant de se mettre à chialer.”

Le sens grivois lui échappa pas, pas plus que le regard appréciateur sur son épée. Elle était sur le point de lui gueuler ce qu'il foutait ici à se foutre dans leurs pattes, mais il était déjà en train de s'avancer vers une des portes et à taper dessus comme un sourd.

La scène qui se déroula sous ses yeux la plongeant dans l'interrogation la plus extrême. C'était ça “une expérience ?” Les androïdes condamnés à l'hérésie la plus totale ? Des femmes et des enfants enfermés entre 4 murs qui pleuraient ? Elle avait beau frotté son collier de traduction, il n'avait pas l'air de marcher face à ce verbiage, mais pas besoin de comprendre la langue pour comprendre les pauvres suppliques de cette femme les yeux rougit d'avoir pleuré. L'interrogatoire terminé, il les laissa partir en indiqua au trio scandinavo-perse de ne pas se mettre en travers de leur chemin. Empêcher une mère et sa petite de s'enfuir dans endroit aussi grotesque n'était pas le style de la maison, mais Asbjorn était surtout en train de penser que l'idée de faire tomber son armée entière sur cette fabrique démoniaque était finalement la meilleure des choses à faire plutôt que d'essayer de comprendre quoique ce soit. Ce qu'elle avait vu avec un goût insupportable de bile et de méprit. La misère des innocents n'était pas ce qu'elle affectionnait le plus.

“Les couilles de Thor m'en soit témoins, je hais ce putain d'endroit.” Gronda-t-elle peut être un peu trop fort pendant que l'étranger avec une allure d'armoire gueulait quelque chose en bas des escaliers.

“Muffet.” Appela-t-elle d'un ton qui ne sous entendait aucune protestation. Pas que l'hybride en faisait beaucoup, mais Asbjorn était d'une humeur de hyiène. “Tu peux te servir de ce truc pour savoir si y'a d'autres personnes enfermées ici ?” C'était surement naïf mais elle n'y connaissait absolument rien et elle n'avait aucun autre moyen pour s'assurer du contraire. “J'Peux compter sur toi pour m'en informer ?”

Elle leva les yeux vers Jahan, craquant déjà ses poings en fixant le long couloir stérile devant eux. “Magie ou pas, j'pars pas en sachant qu'il y a peut être d'autre petites filles qui pleurent dans une de ces pièces.”

Elle s'approcha de l'escalier pour gueuler vers le bas “Hey le géant ! Toi qui parles la langue tu veux pas donner un coup d'main ?”

Elle s'attaqua à la première porte à ses côtés, curieusement non verrouillée, et comprit en l'ouvrant qu'il s'agissait de toilettes pour hommes. Elle eut un soupire aussi rageur que piteux. Putain de merde, l'architecture moderne c'était moche et pas pratique à piger.

Spoiler:
 
Keisarinna Asbjorn
Revenir en haut Aller en bas
T. James
Invité
avatar
T. James
Lun 5 Sep - 20:24
C'est trop pour toi. Bien trop. Tu ne peux pas supporter le chaos qui règne en cet endroit. Tu ne veux plus rester en cet endroit qui te semble être l'enfer… Tu te fiches de savoir que tu viens pour l'ami de Bram ou pour faire plaisir à Juniper ou simplement parce que tu as simplement eu la mauvaise idée de te glisser dans une malle. Ils ne semblent pas comprendre que tu ne veux pas rester ici, que tu veux rentrer. Tu ne veux pas passer une minute de plus dans cet endroit aux ombres mouvantes et aux silhouettes hostiles. Tout est trop compliqué. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'informations. Tout est une forme de stress possible et réelle. L'homme qui vient vous réprimander te terrifie et si derrière Jun' tu te caches, quand ce sont les rats qui arrivent c'est la panique qui te gagne. Tu craches, feules et montre les crocs, cherchant à faire fuir les rongeurs qui si à l'état naturel te fuient, sont là bien conscient de leur supériorité numérique. Alors si au début tu cherches à t'imposer en tant que prédateur, tu finis par bien rapidement te reculer et accepter le fait que tu ne peux rien faire… Tu recules simplement et refermes sur toi les pans de ta capeline, sursautant quand une explosion se fait entendre au loin. Un léger gémissement t'échappe et tu fermes les yeux, te glissant un peu plus derrière Jun'. C'est un cauchemar dont tu voudrais te réveiller. Tu te mords la lèvre et tremble, les oreilles plaquées sur ton crâne. C'est trop, bien trop pour toi. "Ce n'est pas ça l'aventure… Ce n'est pas si bien", penses-tu tandis que des inconnus s'approchent, réclamant de l'aide auprès de tes amis. Étrangement, tu apprécies qu'on t'oublie, te disant qu'au moins personne ne cherchera à te faire du mal. Les conversations se font sans toi et les décisions se prennent sans toi… Tu ne sais pas si tu es heureux de ça ou non… Tout ce que tu voudrait c'est que ce cauchemar prenne fin. Tu veux que cela cesse. Tu veux fuir. Tu veux qu'ils te ramènent. Mais rien n'est simple, n'est-ce pas ? Voilà que Juniper part sans toi, décidant qu'il préfère aider d'autres. Inquiet tu le regardes partir et te tourne ensuite vers Bram, l'air perdu et les oreilles en arrière.

"J'ai peur… Je ne veux pas attendre "bientôt" ou quoi… Je hais cet endroit. S'il-te-plait…"


Résumé:
 
T. James
Revenir en haut Aller en bas
Jahan Shah Farvahar
Invité
avatar
Jahan Shah Farvahar
Lun 5 Sep - 21:06
Dans ma terrible et atrocement longue vie - sentez ici le sarcasme -, je n'avais que peu pris l'ascenseur. Pourtant, je me rappelais de l'attente interminable dans une cage suspendue avec un musicien-prisonnier d'une mélodie aussi barbante qu'un discours d'un politicien roumain. Là, la petite musique lugubre m'hérissait autant le poil. Ignoré par le colosse pressé, probablement étais-je trop bronzé pour lui aussi, je me fis un devoir de ne pas lui prêter plus d'attentions qu'il ne m'en offrait.

Enfin, pour faire preuve d'un peu de bon sens, je l'ai également suivi jusqu'à la chambre et y ait jeté un coup d'œil à l'intérieur. Je ne comprenais pas un traître mot de l'échange, bien trop murmuré et trop accaparé par cette fichue musique capable d'aspirer la joie de vivre. Néanmoins, j'analysai un instant les deux prisonnières : Humaines. Mon intérêt retomba parfaitement suite à la constatation et à la presque assurance que, pour le moment, le gaillard avait des intérêts similaires aux nôtres.

Rengainant mon cimeterre, plus encombrant qu'autre chose dans un couloir comme la majorité des épées, je farfouillais ma tenue en revenant vers les escaliers. Au milieu du couloir se tenait une porte. Patiemment, j'en examinai le cadre à la recherche d'un éventuel piège tant magique que mécanique. Je ne découvris strictement rien. Mais, vu la magie capricieuse dans les environs, je ne pouvais en jurer. Extirpant une étoffe de tissu enroulée, je la déployai d'un geste ample en profitant du métal qui la lestait. Je m'installais tranquillement, les genoux au sol, pour examiner comme je le pouvais la fermeture dans la lumière grésillante.

Le type de serrure découvert, je sélectionnai les plus adaptés. Je glissai le premier, celui qui resterait facilement en place grâce à sa forme coudée. Puis, dans le canon, la seconde tige dont l'embout permettait de descendre les clenches avec un peu plus d'appui butina d'abord au hasard. L'exploration faite, l'aiguille allait et venait. Si un clic encourageant se produit, le bruit suivant fut celui du métal brisé. En persan, je sifflai quelques mots entre mes dents : des insultes sur le matériel défectueux, sur ce fichu pays sans magie digne de ce nom et surtout sur les roumains.

- Herm.

Déclarai-je avec une emphase terrifiante. Je récupérai le matériel récupérable et le glissai à nouveau dans son écrin qui regagna un repli de ma tenue.

- Bélier ?

Je me redressai en m'étirant légèrement. Je dévisageai un instant l'impératrice et ses poings serrés.

- Je ne compte pas partir sans avoir libéré les résidents des lieux. Que ça soit laisser les prisonniers s'échapper ou passer par le fil les tortionnaires.

La lippe s'ourla brièvement d'une once de cruauté.

- Puis ensuite, je préconise la purification par le feu de l'entier de l'asile.

Pendant qu'elle appelait le géant qui remontait, au contraire de l'abondance de poils la différence de taille restait minime, je cherchai l'araignée et de quoi faire un bélier pour défoncer la porte. Probablement pourrais-je passer sous la porte comme je le fais couramment, mais la prudence m'en empêchait, tout autant que l'envie de vivre une aventure avec les scandinaves. J'y voyais là un excellent moyen de tisser des liens entre nos personnes et par conséquent pays, même si nos méthodes différaient.

Résumé HRP:
 
Jahan Shah Farvahar
Revenir en haut Aller en bas
C. Muffet
Invité
avatar
C. Muffet
Lun 5 Sep - 21:36
Et soudain, "papa-roi". Un homme massif, à la voix rauque et au regard... brûlant. Asbjorn est sur ses gardes et mes mains se posent immédiatement sur mes poignards cachés sous ma blouse. Pourtant, l'individu nous ignore royalement et se contente d'adresser un salut extrêmement informel à l'impératrice avant de se diriger en direction de la chambre 201. Je n'aime pas cet homme. Trop sûr de lui, trop déterminé. Une aura de danger émane de lui et c'est sans compter l'arme qu'il planque. Non, je ne lui ferais décidément pas confiance.

C'est donc avec des sens sur le qui-vive que j'observe ledit "roi" parler aux occupants de la chambre. Si le langage m'est parfaitement inconnu, un mot sort du lot : Darius. Un prénom? C'est possible. La raison pour laquelle il est là? Sûrement. Mais je vais m'abstenir de lui poser la question et me contenter de garder l'information en mémoire. Son interrogatoire terminé, il nous fait signe de laisser passer la femme et sa fille. Je sonde le visage d'Asbjorn pour voir ce qu'elle en pense, seulement, celui-ci ne reflète que la colère et le dégout qu'elle doit ressentir en cet instant. Alors, nous laissons passer la famille et l'homme.

Un juron de l'impératrice plus tard, elle me demande d'essayer de voir si je ne peux pas me servir du communicateur pour voir si d'autres personnes sont enfermées ici. Si l'idée me semble malaisée de par le côté fixe de celui-ci (et le fait qu'il soit encore dans la pièce du bas), je m'abstiens d'en faire part à ma Kaiserinna, un peu trop énervée pour recevoir une quelconque remarque. Cependant, cela me donne une idée. Je sais grâce au plan et à l'indication sur le communicateur où se trouve son jumeau. Alors, je fais signe à ma chef que j'ai compris et me dirige en direction de la porte du centre des infirmières. Jahan observe sa propre porte un peu avant que je m'approche plus près et...

Évidemment, la porte est fermée. Et à en juger par l'aspect de la serrure, bien au-dessus de mes capacités de crochetage (et des siennes également).
C'est l'heure de sortir les grands moyens. Je sors deux poignards et tente de déloger la serrure en forçant de tout mon poids sur le haut de celle-ci. Mais rien à faire. Je retiens une envie de donner un coup de pied dans la porte (je ferais probablement plus de dégâts à ma jambe qu'à celle-ci de toute façon) et me dirige en direction de la chambre dans l'espoir de trouver quelque chose d'intéressant qui puisse nous aider à déterminer la position des autres patients.

Mais ce n'est qu'une chambre de patient qui m'accueille, typique et franchement austère. Pas une odeur, pas une clé, pas un élément caché pour m'aider dans ma quête. Je pousse un soupir et pose mon regard sur le lit avant d'avoir un sourire. Trouvé! Je me retourne en direction de l'ami d'Asbjorn et lui adresse ses mots :

"Cauchemar! J'ai trouvé ce que vous cherchiez."

Spoiler:
 
C. Muffet
Revenir en haut Aller en bas
Kay de France
Kay de La Reine des Neiges
avatar
✦ Double-compte : Chester//Alexender//Friedrich F Edelstein//Nikolas Klaus//Hanako/Hideo

Lun 5 Sep - 22:39
L'homme n'avait pas répondu à Kay. Était-ce là un aveu ? L'homme l'invita à descendre un peu plus pour se retrouver face à une porte qui avait l'air blindée. La preuve qu'il devait bien cacher quelque chose dans ces sous-sols...

L'homme parlait à Kay en espagnol, une langue qui lui rappelait bien de mauvais souvenir. Mais Kay essaya de parler dans cette même langue avec son accent russe.

— Je suis lieutenant de police. Remontons. Ce n'est pas le meilleur endroit pour discuter dans cette pénombre et devant une porte fermée à double tour.

Kay invita l'homme à la capuche à le suivre, ce que l'homme avait l'air d'accepter. En remontant dans les escaliers le duo croisa un de ces hommes qui avait fait des conneries devant les toilettes des dames. Le lieutenant le dévisagea voyant qu'il continuait sa petite visite, mais ne lui adressa pas un mot.

Une fois au sommet de l'escalier il aperçut la française qui l'avait ignoré plus tôt. Bizarrement elle était entourée de rats qui, apparemment, essayaient de l'attaquer avec prudence. En tout cas toute l'attention des rats était focalisée sur elle. Tant mieux. Kay put passer son chemin ignorant à son tour cette femme. Qui sait, peut être qu'on la croiserait plus tard au même endroit mangée par ces même rats.

Passant son chemin le duo arriva devant les toilettes des hommes. Kay fit signe à l'homme qu'il allait faire une halte. Kay prit la poignée en main et ouvrit la porte sans problème. L'homme à la capuche passa à côté de Kay et se dirigea vers les urinoirs. Lui aussi devait avoir une envie pressente. Kay referma la porte.

La pièce était comme un cliché de scène de crime avec sa lumière qui marchait par à coups. Sans même regarder la pièce Kay alla, à son tour, aux urinoirs pour se vider la vessie.

— Hey, mon gars tu fous quoi ici ? C'est pas vraiment le lieu où on se balade comme ça par plaisir. C'est un asile quoi.

Une odeur familière arriva au nez du lieutenant de police.

— Il y a un rat crevé ou quoi ? Ça pue la charogne ici.

Kay balaya du regard la pièce, pour y trouver, dans un coin, le corps d'un homme et d'une femme l'un contre l'autre. Kay remit tout son matos en place et voulu se rincer les mains, mais pas d'eau.

— Et merde il y a pas d'eau ici.

Bon il allait faire gaffe où il poserait ses mains. Il y avait des corps à fouiller. Il commença par l'homme. La galanterie ne s'appliquait pas aux morts de ce qu'il savait. Après avoir fouillé le pantalon et les autres poches le butin se résumait à un paquet de clope et un briquet tempête. Pas si mauvais butin malgré la marque de clopes roumaines.

La femme lui donna un objet un peu plus intéressant qui était dans la poche de sa robe. Une clef avec une petite étiquette à l'inscription roumaine. Langue que Kay ne comprenait pas. Mais vu la taille de la clef ce n’était clairement pas la clef du sous sol vu la porte imposante sur laquelle ils étaient tombés.

Kay se releva, ne fouillant pas plus pour la dignité de cette blonde morte dans les bras de ce qu'il pensait être son amant.

— Bon mon gars on a une petite clef et un parquet de clope avec un briquet tempête. Mais le plus étrange reste la cause de leurs morts à ces deux là. Je pense pas me tromper en te disant qu'ils ont été bouffés par des rats !

Résumé.
Kay et Kechi vont faire une halte aux toilettes des hommes, croisant Juniper et Hermine. Kay tombe sur deux corps qu'il fouille. Il découvre des bricoles et une clé dont l'inscription lui est illisible puisqu'il ne parle, ni ne lit le roumain. Il est juste sûr d'une chose : le couple a été grignoté par des rats.


Revenir en haut Aller en bas
Narrateur
Conteur d'histoires
avatar
Lun 5 Sep - 23:31
Les rats grouillent suivant Hermine dont ils ont fait leur ennemie. La mort de leur frère, tombé au champ d'honneur, ne doit pas demeurer impunie. Ils sont sur le qui-vive, clignant leurs yeux en boutons, lorgnant Hermine. Par à-coups ils tentent de l'attaquer, affluant et refluant telle une vague. Les tentatives de crochetage résonnent en écho de l'autre côté de la porte. La voix du prisonnier se fait entendre à nouveau, de plus en plus agitée, tendue. L'individu baragouine en espagnol, complètement hébété. Il est au bord de la rupture. « Qui êtes vous ? Laissez-moi tranquille ou... je fais tout SAUTER ! » Un bruit de pas précipités se fait entendre, comme si l'individu se levait, courait en quête de quelque chose.

De l'autre côté du rez-de-chaussée, l'explosion provoquée par Tenkô ne demeure pas sans effet. Le lustre éclairant la pièce, agité par l'explosion, se décroche et tombe faisant voler la paperasse amassée et détruisant le bureau, le faisant exploser comme un fruit trop mûr.

Avant de quitter l'asile, la femme que tu as sauvé, Louie, te tend un petit objet qu'elle a extirpé de sous ses vêtements. C'est un tantô, un poignard asiatique dont le manche est marqué d'un sceau. La lame est affûtée, prompte à l'emploi. La mère avait du veiller à sa propreté et à son aiguisage, quitte à se battre pour sauver sa fille.

À l'étage, vos discours et mouvements ont alerté l'occupant de la chambre 202. Un cri humain vous parvint, couvrant la musique. « Non vous ne m'aurez pas ! Vous me changerez pas ! Pas encore ! » Un hurlement résonne quelques secondes après – un hurlement d'une douleur indicible qui résonne dans toute cette partie de l'étage.


Les règles

• Le prochain tour aura lieu le 12 septembre. Si vous avez besoin d'un délai, précisez-le !

• Si vous éditez votre message, n'oubliez pas de le préciser – surtout si cela a une répercussion sur vos actions en jeu. Ce afin de ne perdre personne que ce soit les autres participants ou les Mjs (même cinq minutes après votre premier jet).

• N'oubliez pas que vous devez demander au staff avant de rédiger votre post si vous pouvez ouvrir une porte, fouiller un lieu, etc. Ainsi vous n'avez pas à attendre le post MJ et pouvez davantage avancer. N'oubliez pas de prendre en compte les actions, et même la présence des autres personnages.


Emélie et Hermine
Juniper
Kechi et Kay
Rousselin, Abraham, T. James
Orendi et Tenkô
Louie
Atêsh et C. Muffet
Asbjorn







© Avatar par Nougat. Compte PNJ, merci de ne pas envoyer de MP.
Revenir en haut Aller en bas
Rouselin Roussel
Invité
avatar
Rouselin Roussel
Mer 7 Sep - 22:52
Rouselin ne s'attendait pas à recevoir autant d'écho à sa demande.

Pour sa plus grande surprise, ce fut la femme qui se porta d'abord volontaire pour aller voir, bien que le Renard soupçonnât la présence des rats d'avoir motivé sa décision. En tout cas, les raisons de l'autre demoiselle qui le bouscula sur son passage ne faisaient aucun doute: elle se dirigeait vers la réserve car des rats la poursuivaient. Le renard eut un petit sursaut lorsque ce qui s'apparentait à une colonie se faufila entre ses jambes. Mais qu'avaient-ils (elle?) donc bien fait pour que les rongeurs s'acharnent ainsi sur eux? En tout cas, elle eut autant de mal que lui a ouvrir la porte, encore plus lorsque la personne de l'autre côté l'entendit et répliqua ses mots sans sens.

Il voulut y retourner afin de les aider, mais il fut sollicité par les personnes auxquelles il avait lui-même demandé assistance. Bien, il n'allait pas pouvoir s'enfuir comme un voleur pour esquiver les questions après tout, il était quelqu'un de civilisé malgré son apparence. Le premier homme qui lui avait adressé la parole avait raison: ils allaient devoir se présenter un peu s'ils étaient amenés à se côtoyer dans cet endroit sordide, aussi il hocha docilement la tête. Il s'adressa ensuite à un autre homme, nommé visiblement Jupiner en lui demandant son avis. Ce dernier le donna, ainsi que quelques conseils pour ouvrir la porte qui n'étaient pas au goût de Rouselin.

Si l'homme à la hache dont il parlait était celui qui était passé plus tôt, merci mais non merci, il avait déjà vu ses exploits sur la porte, comme pouvait en témoigner l'absence de poignet...

"C'est aimable à vous, mais je pense pas que ce sera d'une forte utilité... Oh, je me nomme Rouselin Roussel à ce propos, enchanté."

Le Renard se présenta ainsi à tous ceux qui étaient présents en se penchant légèrement. Puis il s'adressa à Jupiner pour sa proposition:

"Comme vous l'avez dit, il paraît rude, je préfère rester ici, mais bonne chance à vous."


Il laissa ainsi l'homme se diriger vers les escaliers puis reporte son intention plus particulièrement vers l'autre homme ainsi que ce qui semblait être un hybride chat. Ce dernier attirait incontestablement sa curiosité, mais il semblait relativement impressionné, voire confus par ce qui se passait ici, aussi Rouselin préféra le laisser tranquille en attendant qu'il se calme et s'adressa à son compagnon. S'il était accompagné d'un hybride qui lui faisait visiblement confiance, alors le Renard ne prenait pas trop de risques à lui exposer ses intentions.

"J'ai entendu des rumeurs d'expériences sur des androïdes qui pourraient être possibles sur les hybrides. Je suis venue ici pour voir si c'était vrai et si des hybrides l'avaient déjà subi pour comprendre."

Son regard se dirigea ensuite plus loin vers la réserve et les escaliers que le troisième homme de cet étrange groupe avait empruntés.

"Je ne pense pas que nous avancerons beaucoup en restant ici, peut-être vaut-il mieux avancer et aider les dames qui sont parties par là."

Après tout, la porte de l'endroit qu'il convoitait était toujours bloquée, et la personne derrière toujours aussi affolée. Et puis il y avait cette histoire de rats aussi...

Résumé:
 
Rouselin Roussel
Revenir en haut Aller en bas
Tenkô Gou
Le tengu
avatar
✦ Libre pour RP ? : Non

Jeu 8 Sep - 17:38
Se remettant de l’explosion et des quatre bras qui venaient de le relever et le dépoussiérer – que c’était étrange comme sensation – Tenkô n’écoutait que d’une oreille distraite, et sifflante, les bavardages de la fillette. Son surnom de « Face jaune » semblait ancré à jamais sur ses traits asiatiques et il ne tenta même pas de la contredire. Si ça lui faisait plaisir, qu’elle l’appelle donc ainsi. Se frottant l’arrière du crâne, il observa ce qu’il restait du bureau. Plutôt en bon état après avoir subi une explosion. Le coffre caché attira à son tour son attention. Il ne tenta cependant même pas de jouer et chercher le code comme la miss aux nombreux bras. Trop de combinaisons possibles et trop d’explosions à son goût.

A peine lui demanda-t-elle de l’aider à exploser le bureau derrière eux qu’un nouveau bruit sourd se fit entendre, résonnant dans la pièce. Un cri de surprise et de peur échappa au nippon qui ne pensait pas être capable de survivre deux fois de suite à des détonations. En se tournant, il réalisa que seul le lustre était tombé, ouvrant définitivement tous les tiroirs du meuble. Repensant à sa mission d’origine, l’espion ramassa quelques feuilles pour en survoler le contenu, ses lunettes à lecture accélérée n’ayant pas quitté son nez. De la paperasse sur des patients. Leurs origines étaient diverses. Pas de quoi casser trois pattes à un canard en somme. Il laissa les feuilles au sol du coup et sortit de la pièce.

« Tu voulais aller dans la salle ouverte non ? Alors viens. »

Se mettant en route vers la porte grande ouverte, Tenkô ne jeta qu’un coup d’œil furtif vers l’autre couloir. Des voix en provenaient et des ombres indiquaient qu’ils n’étaient pas seuls. Il pressa le pas pour rapidement pénétrer leur but. Il était étonnant que personne n’accourt vers l’explosion. Soit les employés avaient de drôles d’habitude, soit il ne s’agissait pas d’employés mais d’intrus comme lui et ils préféraient rester hors de portée des ennuis. Dans tous les cas, le nippon appréciait grandement ne pas se retrouver face à eux. L’homme à la hache en faisait peut-être parti.

Entrant donc dans la pièce, il la balaya du regard. Rien d’intéressant ne semblait s’y trouver.

« Pourquoi tu voulais venir ici au juste, Quatre Bras ? »

Ça, c’était pour le « Face Jaune ».
S’enfonçant dans la pièce, la lumière se mit à s’agiter étrangement. Un autre piège ? Soudainement méfiant, l’espion jeta un regard vers l’ampoule. Ça ne ressemblait pas à un piège. Juste à du matériel de mauvaise qualité qui était en train de rendre l’âme. S’accordant à sa pensée, l’éclairage baissa d’un niveau. La pénombre s’installa dans la salle de repos. Tenkô voyait toujours suffisamment pour se déplacer mais si quelqu’un se planquait au fond… il ne le verrait pas.

« Je m’occupe de déclencher les pièges qui sont cachés dans les lits et toi tu explores plus loin ? »

Un sourire étira sur ses lèvres. Railleur. Moqueur. Il doutait qu’un quelconque piège ne soit installé dans un lit. Ça serait réellement stupide. Par contre au fond… il pouvait y avoir tout et rien à la fois. La jeune femme était mieux armée que lui pour se défendre en cas de besoin. S’activant vers les différents lits, Tenkô les palpa et secoua. En vain. Fort heureusement. Il n’y avait ni piège ni objet caché. Juste de simples lits occidentaux.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Louie
Le chef des voleurs
avatar
✦ Libre pour RP ? : Bientôt

✦ Double-compte : Jan - Ofelia

Jeu 8 Sep - 22:16


La contrée de fer

Event



Ori étant donc occupée en bas à pester tout ce qu’elle pouvait sur la malfonction de sa magie – détail qui n’étonnait guère l’androïde – ce fut presque avec enthousiasme que Louie remonta les escaliers, suivant moins son instinct que l’appel de cette voix aux accents délicieusement slaves. Elle était là, la belle crinière blanche, cicatrice épousant les contours de sa charmante petite gueule sans la défigurer et arme au poing. Elle lui avait répliqué non sans une pointe d’humour, au salut précédent, et même si le Renégat ne s’était pas permis une autre remarque par manque de temps, au moins avait-il été satisfait de sa verve – des femmes comme ça, à leur époque, ça manquait cruellement.

Il eut le temps de ranger le couteau dans sa poche après un dernier regard sur le manche ainsi que sur sa lame affutée. Se faisant la promesse de l’enfoncer au plus profondément dans la gorge de son padre, qu’importe les efforts que cela allait lui coûter très probablement. Avisant, dans son mouvement, celui de la jeune fille aux quatre bras abandonnant la porte des infirmières, ce fut avec un temps de retard évident qu’il capta enfin la musique classique qui s’en échappait.

Louie n’y avait pas prêté attention à sa première montée. Mais les notes, moins discrètes, se faufilèrent jusqu’à lui, envolées lyriques d’un classique presque somnolant pour lui qui aimait tant tout ce qui bougeait et criait fort – comme les danses sauvages de son pays, les roulements de tambours, le tonnerre des trompettes, et la voix des femmes s’adonnant à la cérémonie annuelle de la Donã Sebastaña.

Tout pour lui rappeler le faciès de Darius, ses petites manies de prince des tournevis.

Il ne se dirigea donc pas vers la porte hurlante où un prisonnier faisait son cirque et devant laquelle le garçon famélique et savamment mystérieux se tenait – un style qui lui plaisait foutrement – mais bien vers le carré des infirmières, remplaçant la petite araignée au pied levé.

« Je prends le relais. » Tonna-t-il calmement, leur apportant un soutien involontaire dans cette mission qu’ils s’étaient fixés. N’ayant malheureusement aucunement entendu le projet du sylphe sous foulard – dont il ignorait l’identité comme la nature – et pourtant en complète osmose avec son idée.

Faire tout brûler. Comme ça serait bon. Putain de bon.

« Toc toc ? » Ricana-t-il dans un rictus un peu sauvage avant de cligner de l’œil à Asbjorn. « Regarde ma belle. Et hésite pas à tailler ce qui en sort, si ça se montre pas trop amical. T’es douée pour ça hein ? »

Avant de prendre son élan, et dans un grognement d’effort, défoncer la porte à coup d’épaule. Le choc lui remonta dans le cou, pas assez désagréablement pour faire des dégâts, mais assez pour qu’il prenne en compte la nécessité de sa masse musculaire contre ces foutus verrous enclenchés. La porte ne résista pas deux fois, et s’ouvrant comme les cuisses de sa mère, bascula en arrière, dégondée à en avoir arracher ses jointures, tombant à plat au sol dans une vibration de métal se répercutant aux pièces alentours.

Si cela ne fit pas autant de bruit que l’explosion, ce fut toutefois suffisant pour attirer l’attention des personnes de l’étage.

Néanmoins, rien n’en sortit. Il n’y avait que la pièce, désertée. La poussière d’une pièce renfermée. L’inaction et l’ennui d’une fouille.

Louie grogna à nouveau. « Comme si j’étais explorateur... » Mais son regard vert, perçant, croisa la silhouette d’un téléphone.

Ce fut lentement qu’il avança, envahissant les lieux de sa taille comme de sa frustration.

Ses pieds heurtèrent presque aussitôt l’anneau d’une trappe au sol. Qu’il indiqua à Asbjorn, d’un simple geste du poignet. Pas le temps pour lui de vérifier sur quoi ça donnait – vu la hauteur de plafond, très certainement sur les pièces d’en dessous, en accès rapide, ce qu’une observation minutieuse ne pouvait que confirmer à la scandinave.

Sa grosse paluche décrocha le semblant de téléphone, et ayant appuyé sur le commutateur, se mit à susurrer.

« Darius… » Sa voix grésilla aussitôt dans la salle de repos des infirmières du rez-de-chaussée, comme de l'accueil. « Darius où te caches-tu hein ? Où te caches-tu, dis-moi, tu m’entends ? Tu reconnais ma voix ? »

Ronronnant.

« Je viens te trouver papa. Je viens te trouver et je vais te rendre fier, je vais te donner ta leçon, Darius. Petit fils d’enculé de Darius… je vais te rendre ton travail au centuple. Reste où tu es, si tu m’entends, tente pas de fuir – ça sert à rien. J’ai mis le temps mais maintenant je suis décidé – ouais je suis bien décidé. Et quand j’en aurais finis avec toi, je me ferai une joie de faire péter ton bel établissement. J’vais faire comme avec Dieu, Darius. »


Un rire.

« Je vais te faire à ton image. »

Il y avait assez de bandages, de flacons d’alcool comme de bidons d’entretien enfermés dans le placard faisant l’angle pour faire des cocktails molotov adéquat. Les repérant, et sans empressement, Louie raccrocha. Avant de tendre le cou, à droite, à gauche, faisant craquer ses articulations.

« On va laisser tes petits copains défoncer la porte du patient zéro, juste en face. Et en attendant je vais t’apprendre à cuisiner beauté – même si je préfère largement te voir occupée avec ton épée qu’aux fourneaux. C’est clairement pas ta place. Viens là et écoute le Roi. Toi et moi on va tout faire brûler. Et ton petit regard de sauvageonne, ça sera mon étincelle, beauté… »

Le roumain roulait dans sa bouche, étrangement naturel dans les circonstances, malgré son visage buriné.

Et presque moqueur, pourtant appréciateur, il lui souffla un baiser.


Spoiler:
 






pour moi faire éclore
la grande fleur rouge
ce serait merveilleux


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en hautPage 2 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Contes Défaits :: L'Europe :: Roumanie :: Asile-
Sauter vers: