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 Albrecht Elberhard - Internal Warfare

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L'enfant des Habits neufs de l'empereur
Albrecht Elberhard
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MessageSujet: Albrecht Elberhard - Internal Warfare   Dim 2 Oct - 23:49
Il était une fois...

Derrière l'écran

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Comment as-tu connu le forum ? - De la même madame qu'auparavant :3
Suggestion, réclamation, un petit mot ? - ataké pa lalemagn ge sui genti.

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Rapide portrait


Personnage de conte - L'empereur aux habits neufs (l'enfant)
Nationalité / Origine - Allemand
Âge - 30 ans
Profession - Empereur de l'Allemagne
Groupe - Royautés
Pouvoir - Une patience infinie

particularités

Commençons par ce qui se voit le plus : sa cicatrice. Située sur le côté droit de sa bouche, elle est le résultat d'un entrainement à l'épée un peu trop zélé. Personnellement, sa présence l'indiffère (ce n'est pas le cas des femmes de la cour qui en font toujours grand cas).

Autre chose que l'on peut voir aisément, c'est le tic qu'Albrecht a lorsqu'il est profondément agacé. S'il commence à se pincer l'arrête du nez, c'est que vous devriez peut-être éviter d'insister. Conseil d'ami.

Malgré ses vêtements classiques et le peu d’opulence qu'il affiche, l'empereur est soucieux de son apparence et passe souvent du temps à donner un faux effet négligé à ses cheveux (qui contrairement à sa cicatrice, fait fureur chez ces dames).

caractère

Pour mieux vous expliquer le caractère d'Albrecht, penchons nous sur l'entourage de celui-ci.

Commençons par feu son père. Pour lui, le fils, son règne n'a été qu'un immense gâchis. S'il éprouvait du respect pour son père en grandissant, tout est parti en fumée lorsque sa mère lui a expliqué qu'il menait son pays à la ruine. Dubitatif dans un temps, il n'a pu qu'accepter la vérité lorsqu'il a surpris le souverain accepter des pots-de-vins... plusieurs fois. Depuis, il lui voue une haine sans pareille et s'est résolu à devenir un bien meilleur souverain que lui.

Sa mère est quand à elle une personne à l'intellect vif, pour laquelle Albrecht éprouve beaucoup de sympathie et de respect. On peut même dire que pendant la déchéance de son père, son modèle était passé d'un homme qu'il croyait bon, à une femme intelligente et intègre. Cependant, celle-ci souffre d'une maladie qui ronge peu à peu son esprit et ses souvenirs, au grand désespoir de son fils.

Vient ensuite Katharina. Elle est celle à qui il est marié depuis dix ans maintenant, lors d'une pathétique tentative de son père d'améliorer les relations avec l'Autriche-Hongrie. Issue de la haute nobilité, elle est une femme extrêmement banale à ses yeux - physiquement et mentalement. Néanmoins, il ne venge jamais leur mariage sur elle, conscient qu'elle n'avait, tout comme lui, guère le choix. Homme éprouvant peu de désir sexuel, il se contente de discussions polies et de la satisfaire lorsqu'elle le désire.

Pour finir, vient Andréas. Rencontré près de Hildegarde Castel, il n'était guère qu'un étrange garçon lorsque leurs chemins se sont croisés. Et ils auraient pu rester ainsi, si leur relation ne s'était pas développé lettre après lettre envoyées. Albrecht a d'abord eu du mal avec ses sentiments, avant que son chaman ne le rassure. Depuis, ils continuent leur romance épistolaire, ne se voyant que très rarement et dans un secret absolu.


Passage sur la piste (-16)


Andreas Ström//14 ans auparavant

"La politique c'est nul, de vastes terres, c'est mieux." Voilà un bon résumé de mon plaidoyer à mes parents. Comme d'habitude, père acquiesce sans vraiment m'écouter et mère me lecture pendant une bonne demi-heure. Mais qu'importe! Je peux enfin explorer la Scandinavie et ne pas rester coincé dans ce maudit Castel.

Enfin, "explorer". Entendre par là, ne pas m'approcher des villages et avoir une escorte d'une dizaine de soldats allemands en permanence. Ach.

C'est donc avec un air grognon sur le visage que je chevauche dans les vastes landes. Non pas que je n'apprécie pas ce délicat geste de ma mère (même si je suis un peu vexé quand même), mais la simple vue de nos soldats, gras et gauches sur leurs chevaux, portant une arme de poing au côté sans respect pour la population locale, m'agace franchement.

Mon premier instinct est de les perdre dans la forêt la plus proche. Et comme je suis un être immature... je suis mes instincts sans réfléchir. Sans signe avant-coureur, je pousse ma monture au galop, fonçant en direction de ce que je pense être mon salut. Quelques crochets entre les arbres aux épais feuillages plus tard, je me retrouve seul et hilare au beau milieu de la forêt.

Je descends de mon cheval, conscient que ce genre d'endroit est plus ou moins sacré pour les scandinaves. Et même si je n'apprécie pas spécialement la magie, comprenez que je ne préfère pas finir en crapaud pour avoir manqué de respect au premier bidule magique que je croise. Les cliquetis de mon armure d'apparat et les bruits de nos pas sont les seuls sons qui me parviennent. Pourtant, je me sens observé. Comme si des choses se cachaient entre les arbres ou dans les feuillages. Glauque. Je me contente de marcher en observant les lieux, en étant à peu près sûr de pouvoir retrouver mon chemin si nécessaire.

Au détour d'arbres plus imposants qui les autres - ce qui me fais penser que j'ai sûrement atteint le cœur de la forêt - je croise une silhouette on ne peut plus inquiétante. Une espèce d'hybride horrible, mi-corbeau mi-homme. Mon coeur marque un temps d'arrêt alors que je porte la main à mon épée. Je ne vais pas lui sauter dessus, mais je ne vais pas me laisser faire non plus. Et soudain il se retourne. Je comprends alors que je suis face à un homme vêtu d'une cape ornées de plumes et non un hybride. Je soupire de soulagement et m'adresse à lui avec un ton un peu familier.

"Vous m'avez flanqué une de ses frousses. J'ai bien cru que ma dernière heure était arrivée. Et euh... qu'est ce que vous faites avec ce corbeau?"


J'ai bien compris qu'il le plumait, mais pourquoi? Et en plein milieu de la forêt? On m'avait dit que je croiserais des gens étranges en Scandinavie et pour le coup, je dois dire qu'on ne m'a pas menti.

Le garçon me répond que c'est parce qu'ils se trouvent là. Hum... C'est pas faux. Puis, il me retourne la question.

"Et bien euh, j'explore. Et je me demande toujours à quoi des plumes de corbeau peuvent bien vous servir."


Et il me répond que ça ne me regarde pas. En temps normal, je me serais sûrement énervé. Mais là, la perspective d'être transformé en crapaud ou qu'il soit le prince de ces lieux calme bien mes ardeurs.

"Désolé, je ne voulais pas être inquisiteur. Je suis simplement en terre inconnue et curieux des us et coutumes des personnes vivant ici. Je n'ai pas exactement le droit de m'approcher des villages et autres endroits où je trouverais de quoi satisfaire ma curiosité."

Et là-dessus, il me demande si je viens du castel, avant de me dire qu'il est un invocateur d'esprits. Je le savais! J'ai bien fait de jouer la carte du respect. Pas d'Albrecht crapaud ce soir, nein.

"Pas exactement, je suis le fils de l'empereur d'Allemagne. Oh, c'est... intéressant." Intéressant et terrifiant. Tout comme la lumière qui tombe lentement. Et le fait que je ne me retrouve déjà plus dans la forêt. "Et hum, sinon, vous savez dans quelle direction est le castel? Il se peut que dans ma hâte d'explorer les bois, je me sois légèrement perdu."

A partir de là, la conversation devient moins tendue et nous rions de bon coeur à ma mauvaise fortune. Il propose de me raccompagner et sans hésiter, j'accepte. Nous marchons tous les deux à côté de mon cheval - je me voyais mal monter et le faire marcher à côté de moi - jusqu'à arriver à la lisière de la forêt, où la lumière, bien que plus apparente, commence à se faire rare.

Vient maintenant le moment de se séparer.

"Je dois avouer avoir aimé cette petite incursion dans les bois, désireriez-vous garder un contact épistolaire? Oh mais attendez, j'ai oublié de vous demander votre nom et de décliner le mien! Je suis Albrecht Elberhard, vous êtes?"

Andreas Ström. Un nom qui sonne très scandinave. Il semble être enthousiasmé par mon idée de lettre et me propose de lui confier un objet qui est mien contre une plume, afin que le messager qu'il invoquera sache où je me trouve. D'abord avec réticence, je lui confie mon amulette (le fruit d'essais plutôt satisfaisants à la forge) et range soigneusement sa plume dans ma bourse. Puis, nous nous saluons avant que je reparte en direction du castel, au triple galop pour éviter que ma mère ne s'inquiète outre-mesure.
Et malgré ma mémoire imparfaite, cette rencontre reste à jamais gravée dans mon esprit.

Katharina Elberhard//10 ans auparavant

Un silence gênant s'est installé. Impossible de lire mon livre tranquillement quand son regard me brûle comme ça. Avec un petit soupir, je le ferme et me tourne vers son côté du lit.

"Oui?"

"Hum, vous... vous ne voulez pas...?"


"Allons Katharina, ne soyez pas timide, nous sommes seuls."

"Pardon, mais vous n'avez pas répondu à ma question."

Je pousse un nouveau soupir. Je croyais avoir plus de temps avant qu'on en arrive là, mais il semblerait que je dois faire sans.

"Je n'éprouve pas beaucoup de désir... à ce niveau-là. Et pour être franche avec vous, je n'ai pas prévu d'avoir des enfants tout de suite."

"Oh, je... je vois..."

"Content d'avoir pu vous éclairer."

Et sur ce, je retourne à mon livre. Je n'ai rien contre Katharina. Je la trouve simplement banale, avec un intellect plus faible que la moyenne. Et même si elle a un don pour m'exaspérer, je ne lui en veux pas. Elle n'a pas choisi d'être ici et moi non plus. Enfin, je sais que je tiens ce genre de paroles maintenant, mais après plusieurs années, mon avis risque de changer.

Je m'arrête en plein geste. J'étais sur le point de tourner la page, sans même l'avoir lue, plongé dans mes pensées. Je m'apprête à revenir en arrière, quand soudain un bruit attire mon attention. Un reniflement. Avant même de tourner la tête, je sais de quoi il s'agit. Hilf mir, Gott...

Katharina tente vainement de retenir ses larmes, la couverture remontée jusqu'au menton pour ne pas m'indisposer. Même si je trouve sa réaction un peu ridicule, je ne peux m'empêcher d'être attendri.

"Qu'il y a-t-il, ma mie?"

"Non, c'est rien, je ne veux pas vous dérang-"

"Ce n'est pas le cas. Vous pouvez me parler."

"C'est juste que... Est ce que toutes nos soirées seront si mornes? A ne pas se parler, ni même se toucher, ou..."

"Je suis désolé. Si vous voulez discuter, je serais là pour vous. Mais comme vous avez sûrement pu le remarquer, je ne suis pas très spontané. Et par pitié, pas de mention de ma tante. Urgh."

Un petit rire lui échappe à cette mention et ses larmes cessent de couler.

"Merci, vous êtes bon."


"Pour ce qui est du reste... prenez ce coussin et posez le sur votre bouche."

"Pardon?! Serait-ce une façon fort déplacée de m'inviter à me taire?"

"Katharina. Ordre du futur empereur."

Ma femme s'exécute, son air dubitatif disparaissant sous la masse du coussin. Je pose mon livre sur ma table de chevet, souffle la bougie, avant de me diriger vers le pied du lit. Et sans prévenir, je passe ma tête sous la chemise de nuit de Katharina. Je peux entendre un "oh" étouffé mais bien distinct, suivi par des bruits bien plus explicites lorsque je décide de satisfaire sa requête.

Gretchen Elberhard//8 ans auparavant

"Mère? Mère, vous me parliez de la Scandinavie?"

"Je... Oh oui, le temps était si agréable en été, une vrai merveille. Quel dommage de ne pas y être allé plus fréquemment!"

J'éclate de rire, autant pour sa suggestion que par soulagement. Les absences de ma mère deviennent plus fréquentes au fil des ans. Ces yeux semblent devenir vides et elle ne répond plus aux questions qu'on lui pose. Beaucoup de superstitieux ici la pensent atteinte d'une quelconque malédiction - pour ma part, je pense que c'est une maladie de l'esprit. Une de celle dont on ne peut rien, comme celle de l'oncle de Katharina, mort en étant persuadé qu'il avait des pouvoirs. Manifestement pas ceux de voler, vu sa chute de la plus haute tour du château autrichien....

Mais revenons en à ma mère. Comme tout sujet qui concerne l'esprit, j'ai demandé conseil à Andreas qui, malheureusement, est tombé d'accord avec moi. Aucune magie ne pourrait la soigner, aussi bénévolante qu'elle soit. Alors, j'essaie de la distraire, toute enfermée dans le château qu'elle est et de mettre sa mémoire à l'épreuve régulièrement pour éviter qu'elle ne la perde définitivement. C'est d'ailleurs une de mes plus grandes peurs. Qu'elle se réveille un jour et ai oublié mon existence, ou pire, la sienne.

"Promis. Si je deviens empereur, nous irons faire un tour en Scandinavie. Et on essaiera de deviner qui fait quoi en leur donnant des noms ridicules, comme lors de la dernière visite."

"Oh, ce serait merveilleux mon fils. J'ai hâte de retrouver le jarl de Gezers."

A nouveau, j'éclate de rire. Plus franchement cette fois; je peux voir que cet éclat d'intelligence si caractéristique à ma mère est retourné dans ses yeux.

Ô mère, j'espère que le temps ne vous emportera pas trop vite.

Jürgen Elberhard//2 ans auparavant

Il est deux heures du matin et les hurlements de ces tonneaux de bière n'ont pas cessé. Voilà maintenant presque six heures que l'empereur et ses seigneurs s'adonnent à une débauche honteuse quelques étages sous nos pieds. Et par nous, j'entends Katharina - qui me fixe avec un regard inquiet depuis un moment maintenant, connaissant ma patience à ce sujet - et le reste du château.

"Donnez-moi une bonne raison de ne pas chasser ces bouffons et de botter le cul de mon père."

"Votre mère?" Souffle Katharina, peureuse à l'idée que je passe ma colère sur elle.

Un défouloir facile ne me déplairait pas, mais en l'occurence, elle a raison. Ma mère doit déjà supporter cette loque, en plus de sa santé fragile. Alors ne rajoutons pas un régicide à la liste.

Je soupire. "Vous avez raison."

Une autre heure passe avant que les "invités" ne finissent par partir, tous plus bruyamment les uns que les autres. Quand le silence s'installe finalement, je sors du lit.

"Albrecht?"

"Je vais juste m'assurer que l'empereur regagne son lit. Je serais de retour sous peu."

J'enfile rapidement mes bottes et récupère une lanterne avant de descendre en direction du banquet. Dans les couloirs flotte l'odeur de l'alcool, mêlé à celle de la viande. Cependant, plus je m'approche des tables, plus d'autres odeurs moins plaisantes me saisissent le nez. Celle du vomi par exemple. Manifestement, l'excès était de rigueur. Des tables renversées, des plats projetés et des tonneaux de bières éventrés.

Et au milieu de tout ça, mon père.

Son corps gras avachi sur la table, tel une coulée de boue sur un rempart montagneux. Ses ronflements audibles à plus d'un kilomètre à la ronde. L'empereur allemand.

"Et bien père, vous ne saluez pas votre fils? Je venais simplement m'enquérir de votre état après cette dur nuit de labeur que vous venez de fournir."


Pas de réponse. Ses ronflements ne baissent même pas.

En cet instant, j'ai envie de le noyer dans la chope qu'il tient encore à la main. Mais je résiste. Pas seulement par bonté d'âme. Oh non, je sais qu'il le fait déjà pour moi. J'ai vu ses yeux jaunes, ses mains qui tremblent et son haleine qui empuantit toute pièce d'une odeur de raisin. L'empereur ne sera bientôt plus. Et personne ne le regrettera.

Du coin de l'oeil, j'avise des servants exténués qui s'affairent encore à essayer de nettoyer cette fange. D'une voix élevée, sans ménage pour mon père, je m'adresse à eux :

"Allez me chercher deux gardes pour porter l'empereur à sa chambre. Vous rangerez ça demain, avant le lever de ma mère. Il me semble que vous avez bien mérité un peu de sommeil."

Avec soulagement, ils me remercient, tandis que l'un d'entre eux va appeler la garde de l'entrée principale. Sans un autre regard pour mon père, je remonte à ma chambre. Vivement qu'il crève.

Doléances//Aujourd'hui (Un mois après le couronnement)

Voici venues les premières doléances. Un après-midi entier dédié à l'écoute de nobliauds tous plus arrogants les un que les autres. Non, je suis médisant. Il doit bien y avoir cinq personnes que j'apprécie dans cette file d'une trentaine d'hommes.

Il n'empêche qu'à l'écoute du sommaire de ces doléances, j'ai déjà envie de retourner me coucher. La plupart concernent des accords marchands non respectés ou des terres "envahies" - entendre par là qu'un troupeau de vaches s'est égaré chez le voisin. La futilité de tout ceci me dépasse. A quoi bon avoir un conseil, des délégations et des secrétaires pour que je finisse par devoir tout faire moi-même?

C'est l'héritage de mon père. Un système qui aveugle l'empereur avec des détails insignifiants afin qu'il ne puisse pas voir l'état de son pays, tandis que ses institutions inutiles s'enlisent et que les seigneureries s'entretuent. Une honte. Mais je vais devoir faire avec... pour le moment.

En attendant, je fais signe au chambellan de faire venir le premier homme. Que la fête commence.

Le premier homme s'avance avec un air franchement intimidé, bien qu'étant un habitué de la cour. Il est vrai que je dois donner une autre image que celle de mon père. Je suis droit sur mon trône, vêtu de vêtements sobres (mais ne laissant aucun doute sur mon statut), l'épée au côté et le regard dur. Un véritable empereur.

L'homme s'incline poliment et m'expose son problème. Un des ses voisins grignote ses terres en prétextant la construction d'endroits pour stationner ses troupes. J'ai le sentiment que sa requête aurait pu être gérée par quelqu'un de moins qualifié que ma personne, mais j'apprécie l'information qu'il me délivre indirectement sur les mouvements de troupes des seigneurs.

"Une délégation ira vérifier vos dires. S'il s'avère que cette homme a outrepassé ses droits, il sera sommé d'arrêter ses constructions et de les reprendre à l'intérieur de ses terres."

L'homme visiblement ravi me remercie chaudement avant de quitter la salle. Manifestement, ce souci lui pesait depuis longtemps.

Je fais à nouveau signe au chambellan qui s'apprête à prononcer le nom du prochain seigneur, lorsqu'il se fait brutalement interrompre par celui-ci. Un homme gras, aux cheveux grisonnants et au rictus arrogant s'avance, s'adressant directement à moi.

"Monseigneur Albrecht, je suis-"


Je l'interromps immédiatement : "Empereur. Elberhard. Pas de familiarités."

Un silence gêné se crée dans la pièce.

"Oui oui."dit-il, avec un geste de la main exprimant son agacement. "Je suis le seigneur Finfrock." Je connais ce nom. Un des ces nobles sans décence, qui profitait de l'incompétence du règne précédent pour asseoir son autorité. Je fulmine. Le geste à lui tout seul aurait été passible de bien des traitements indésirables dans d'autres pays. Mais cette arrogance. Il va la payer cher. En attendant, je garde tant bien que mal mon sang-froid et me force à l'écouter.

"Au sujet de vos troupes, vous allez les déplacer de mes terres?"

"Elles sont là par décret de l'empereur, afin de pacifier la révolte paysanne qui grondait dans VOTRE cité."

"Et c'est bien normal, je-"

Ça suffit. Je me lève et m'approche de lui, à pas mesurés. Un silence de mort empesantit maintenant la salle. Un silence qui ne rend que plus bruyant l'impact de mon gant aux pieds de l'homme. Même si le geste en lui-même n'est plus d'actualité, tous savent ce qu'il signifie : un duel. Finfrock me regarde, les yeux exorbités, comprenant enfin l'impasse dans laquelle il se trouve.

"Vous avez par vos mots et vos gestes attaqué l'honneur même de la couronne. Dans de nombreux pays, vous seriez face à une exécution pure et simple ou une torture jusqu'à la mort. Je vous offre à titre exceptionnel et par respect pour mon défunt père, la chance de mourir avec votre honneur en un duel. Que choisissez-vous?"

Le désespoir l'a saisi. Mais pas suffisamment pour lui faire choisir la mort.

"Un... Un duel, empereur Elberhard."

"L'arme?"

Son regard va immédiatement à l'épée à mes côtés.

"Le pi-pistolet, empe-empereur Elberhard."

Sans attendre, je fais signe au chambellan de se rapprocher.

"Amenez-moi un jeu de pistolet." A voix basse, je rajoute : "Et faites sortir ma femme et ma mère, je vous prie."

Et quelques instants plus tard, nous nous retrouvons l'un face à l'autre, pistolets à la main. Il est vieux. Pas entraîné. Alors, je le laisse tirer la première balle. Celle-ci va se loger dans le mur derrière moi, après m'avoir raté d'un bon mètre.

Je ne fais pas durer le suspens. Je lève mon arme à hauteur de sa tête et tire. Sans surprise, l'homme tombe en arrière, en se vidant rapidement de son sang - mort avant d'avoir touché le sol.

Je donne mon pistolet au chambellan et repart m'asseoir sur le trône. Là, devant des yeux qui commencent à peine à comprendre ce qui se passe, je ne prononce qu'un mot.

"Suivant."

Un vent nouveau souffle sur la pièce et bientôt dans l'Allemagne entière. Celui du changement.

(c) fiche crée par rits-u sur epicode


Dernière édition par Albrecht Elberhard le Dim 16 Oct - 0:08, édité 25 fois
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Shere Khan
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MessageSujet: Re: Albrecht Elberhard - Internal Warfare   Lun 3 Oct - 18:19
Ooooh, voilà un bien joli personnage !

J'ai hâte de voir ce qu'il va donner en rp :3 bienvenue à toi!
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La belle au bois dormant
Ronce de France
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MessageSujet: Re: Albrecht Elberhard - Internal Warfare   Lun 3 Oct - 21:53
Re-bienvenue sorcière bien aimée !

Elle me plaît Nerezza. Je sens venir la Méditerranéenne au tempérament chaud qui ne s'en laisse pas compter. Je t'avoue que j'ai hâte d'en apprendre plus sur ce personnage, son passif. Je sais que la fiche n'est pas finie (et ne lésine pas sur l'écriture, j'adore la lecture !) mais en discutant avec Nikolas, j'ai remarqué quelques petites anicroches. Il faut dire que la magie du sang je n'en avais pas perçu tout le potentiel et je préfère qu'on discute en amont avant que tu continues et te faire tout corriger. (Et je m'excuse par avance si, plus tôt, je t'ai induit en erreur)

Pour toute sorcellerie il faut un catalyseur qui soit un objet. Je comprends la symbolique du sang qui fait sens mais ça entrerait en contradiction avec ce qui a été vu précédemment avec les autres sorcières. L'objet est totalement libre ça peut être un grimoire, un bijou, une montre à gousset, un couteau – le choix est libre !

Concernant la magie du sang et ses sectes, je te propose qu'on dise que c'est établi en Italie, pareil pour la sombre réputation de leurs pratiquants. Comme ça, ça laisse libre aux dirigeants des autres pays, et même des autres joueurs, de se faire leur propre opinion sur cette magie. (Comme me l'a fait remarquer Nikolas, un autre pays peut voir dans la magie du sang une magie de guérison) Puis les sectes, les tentatives d'invocations de démons (qui n'aboutiront jamais, ça on le sait hors-rp) ça colle tellement à une Italie ultra chrétienne.

Je ne sais pas quelles capacités tu vas donner précisément à Nerezza concernant sa sorcellerie mais toute sorcellerie se fait via des objets (Ofelia « enchante » des jouets, Hanako crée des potions ou des objets à partir d'organes humains...) Je te propose que Nerezza peut puiser le sang en elle, chez les autres, même dans des animaux et qu'elle en use via des potions, cataplasmes, des bombes, des poudres.... Avec des effets qui peuvent en découler : contrôler la fluidité du sang, le faire coaguler, faire saigner du nez, accroître le flux découlant d'une blessure... D'ailleurs au lieu de dire que ses blessures se soignent grâce à sa sorcellerie, je pencherais plus pour qu'elle puisse accélérer la coagulation (via les fameuses potions, etc).

Petit PS. Pour son pouvoir de vol, il faudra des précisions car n'étant pas hybride, elle peut pas voler comme un oiseau !

Je suis désolé de toutes ces menues corrections, je n'avais pas perçu toute l'étendue de cette sorcellerie avant d'en discuter avec Nikolas. Comme tu sais, après on peut en discuter en privé pour trouver le meilleur terrain d'entente. Y a vraiment tout un potentiel avec Nerezza et il ne faut pas le gâcher ! (Et Nikolas veut même envoyer Hanako copiner avec)


♔ Reine de France ♔
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Le médecin filleul de la Mort
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MessageSujet: Re: Albrecht Elberhard - Internal Warfare   Jeu 6 Oct - 19:27
Re bienvenue Muffet!

Bon courage pour finir ta fiche et au plaisir de te croiser!
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L'enfant des Habits neufs de l'empereur
Albrecht Elberhard
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MessageSujet: Re: Albrecht Elberhard - Internal Warfare   Dim 16 Oct - 0:09
Fiche finie! Comme d'hab, je suis prêt à faire des modifs si nécessaire!
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MessageSujet: Re: Albrecht Elberhard - Internal Warfare   Dim 16 Oct - 14:38
Et coucou ! Je l'attendais ce Kaiser et il me tarde de le voir en jeu. Il me fera toujours un peu songer à Arthur de Kaamelott - le gars fatigué d'être entouré d'incompétents. J'avoue que, au début, je ne comprenais pas le lien entre le personnage et le conte (je crois que je m'attendais à voir l'ancien Kaiser se balader à poil /out) Mais, au final, tout est dans l'interprétation et cette lecture que tu en as fait que Albrecht a su voir la vérité sous les illusions, quitte à choquer tout le monde en le révélant. Et comme tu es un Kaiser, hésite pas si tu veux amener des modifications au background du pays, modifier ou créer des lieux au sein de l'Allemagne. Amuses-toi !

Edit. Juste petite note concernant son épouse, je te conseille d'aller en causer en direct avec l'empereur du pays concerné. Histoire de voir les détails avec lui. C'est tout. o/

Validé avec les honneurs !
Maintenant que les portes de l'univers du forum te sont ouverts, voici quelques clefs pour t'aider à ne pas te perdre.

✘ Pour trouver un compagnon de RP. Tu peux aussi accomplir une mission ou une quête !
✘ Le mémoire qui te permet de rédiger un suivi du parcours de ton personnage.
✘ Les réseaux sociaux pour mener des relations épistolaires, par exemple.
✘ Une envie de créer un personnage ? Propose un prédéfini ou un scénario.

Passe un bon séjour parmi nous.


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MessageSujet: Re: Albrecht Elberhard - Internal Warfare   
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Albrecht Elberhard - Internal Warfare

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