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 The man comes around ▽ Andreas

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Le corbeau
Andreas Ström
✦ Libre pour RP ? : Dispo !

✦ Double-compte : T.James



Si on en savait plus sur toi ?
✦ Profession: Chaman & Guérisseur
✦ Pouvoir: Aucun !
✦ Bric à brac:
MessageSujet: The man comes around ▽ Andreas   Jeu 6 Oct - 12:14
Il était une fois...

Derrière l'écran

Pseudo - On m'en donne des tas, mais charmeur des dames en est un.
Avatar - Le merveilleux Anders de Dragon Age <3
Comment as-tu connu le forum ? - Je commence à y traîner depuis un moment <3
Suggestion, réclamation, un petit mot ? - Il nous faut des poils. Beaucoup de poils.

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Rapide portrait


Personnage de conte - Le Corbeau des Fables
Nationalité / Origine - Quelque part en Scandinavie.
Profession - Chaman et guérisseur à plein temps.
Groupe - Sorciers
Pouvoir - Pour l'instant, aucun.

particularités

Grand amoureux des hybrides, Andreas est le genre à vouloir prendre sous son aile et adopter tout ceux qu'il peut croiser, non pas pour en faire des animaux de compagnie, mais plus pour leur offrir un éventuel foyer.

Andreas est facile à reconnaître, rien qu'à ses cheveux longs et ses lourds vêtements brodés et couverts de plumes. Certains s'amusent à dire qu'il ressemble à un immense corbeau alors que lui pense que ça l'aide à se faire aimer des oiseaux en question.

Il est rare de le voir sourire franchement, Andreas est plus du genre à toujours avoir un léger air inquiet, comme si sans cesse il craignait quelque chose de terrible arrive.

Il est aussi intiment persuadé d'être possédé par un esprit ou un démon depuis qu'il est enfant. Essayez de le contrarier sur cette question et vous le verrez avoir une moue qui vous fera craindre qu'il ne tente pas de vous maudire pour la forme.

caractère

D'une nature douce et généreuse, Andreas est le genre d'homme à toujours tendre la main pour aider son prochain. Si il le peut, et même si ça lui coûte, il ne tournera jamais le dos à quelqu'un dans le besoin, considérant que chaque vie est précieuse et que personne ne mérite d'être laissé pour compte ou abandonné. Néanmoins, il est assez solitaire et s'entoure rarement d'amis qu'il craint blesser. Telle une âme en peine, il préfère vagabonder et voyager, préférant aider ceux qui pourraient avoir besoin de ses talents, plutôt que de rester avec des personnes qui pourraient contempler ce qu'il estime être réellement. Anxieux, souvent en proie à une certaine paranoïa, il est constamment persuadé que le pire reste à venir. Distant et renfermé, il préfère parfois la compagnie qu'une forêt ou d'une étendue glacée que celle de ses semblables, cherchant généralement à retrouver une certaine paix intérieure. Car instable il est. Persuadé d'être rongé par un mal démoniaque, d'être infecté par un hôte indésirable, il se crée lui-même des démons qui le parasitent et l'affaiblissent, le plongeant parfois dans de puissantes crises d'angoisses. De peu il s'entoure mais ceux qui marchent à ses côtés, trouvent en lui un ami loyal et impitoyable envers ses ennemis.


passage sur la piste

Le givre et la neige se disputent la terre. Le froid s'infiltre dans tes os et pourtant, ce n'est pas ça qui te fait trembler comme si tu étais fiévreux. Ce n'est pas la morsure de l'hiver qui te fait gémir et qui te conduit à te trouver dans la tente de ce guérisseur qui use de murmures pour tenter de te rassurer et de calmer l'angoisse de tes parents. Les yeux clos, et les lèvres entrouvertes, tu ne peux les voir s'inquiéter là où toi, tu te laisses dévorer par des démons que tu penses être réels. Tu les entends, pernicieux et vicieux comme les serpents qu'ils sont, à te murmurer les vérités que tu ne veux pas entendre. Des vérités cruelles, qui te font te cambrer le dos et enfoncer tes ongles dans la paume de tes mains ou la fourrure sur laquelle on t'a allongé. Tu ne sens pas tout de suite les mains qui tentent de t'entraver, n'entendant pour l'instant que les voix. Ses sirènes étranges qui tentent de te convaincre que l'homme qui se penche au-dessus de toi va tenter de te tuer. "Il va t'envoûter. Il va te faire du mal. Il va se débarrasser de toi." disent-elles tandis que tu te débats. Au loin des murmures se font entendre mais ne parviennent pas à couvrir tes cris. "Tu mérites de souffrir." Tout ça te semble si réel, et c'est peut-être pour ça que tu n'oses pas ouvrir les yeux, de peur de voir que tout est bien réel. L'homme marmonne, te touche et tente de te maintenir calme alors que tu as l'impression que coule dans tes veines un feu ardent. "Tu dois souffrir. Tu le dois… Tu le mérites après tout, Andreas." Les voix te semblent devenir des serpents qui glissent sur ta peau, des reptiles qui lentement t'enserrent et t'étouffent, plantant au passage dans ta chair leurs crocs venimeux. "Tu ne peux pas t'échapper. Tu es à nous. Tu ne peux pas t'en sortir." Tu retrousses les lèvres et tentes de te débattre un peu plus, au milieu des senteurs puissantes d'herbes et de fumée. Tout devient lourd et épais autour de toi. Tu sens que quelque chose change, que d'autres choses courent sur ta peau, que d'autres voix se glissent dans ton esprit. "Ne les écoutes pas. Les esprits mentent. Tu es à nous." Un autre gémissement glisse d'entre tes lèvres alors que s'opère autour de toi un rituel destiné à te sauver du mal qui te ronge. Le chaman s'agite au-dessus de ton corps parcouru de convulsions, posant sur ton front une main qui te semble être celle de la Mort elle-même. Tu geins et t'agites alors que se glisse en ton être les esprits que l'homme l'invoque. Des esprits qui doucement réveillent en toi ce qui a toujours été présent en toi. Eux vont effleurer ta nature même. Le temps d'une seconde, tu sembles suffoquer et celle d'après, voilà que tu prends une grande inspiration, comme tu as pu le faire le jour où ton père t'a tiré du lac glacé dans lequel tu étais tombé… T'en souviens-tu ? "Respire." disent d'autres voix. "Tu es en sécurité avec nous. Nous les ferons taire. Pas pour toujours… Mais jusqu'à la prochaine fois." Tu as envie de les croire, de penser que ceci est l'unique fois que tu devras souffrir de la sorte. "Nous serons là. Tu apprendras. Le temps viendra. Il prendra soin de toi." D'autres murmures sont prononcés mais aucun ne te sont destinés. Ils sont pour le chaman qui pose sur toi un regard vide. Ses lèvres tremblent, ses mouvements se font fiévreux et là où tu te calmes lui semblent s'agiter. Le silence se fait dans ton esprit et enfin, tu acceptes d'ouvrir les yeux, croisant en premier le regard effrayé de tes parents, puis celui de l'homme qui est capable de faire taire tes démons. Essoufflé il t'observe et d'un geste paternel te tapote l'épaule avec un sourire aux lèvres. "Sauvé tu es… Mais toi et moi avons à parler."



L'eau chauffe sous tes yeux et enroulé dans une épaisse fourrure de loup, tu prépares déjà le mélange que ton mentor et toi partagerez quand il reviendra. Les pans de la tente claquent légèrement face au vent qui en cette froide nuit fait chanter les sapins qui entourent ce refuge. Un léger frisson secoue tes épaules tandis qu'au loin, tu entends la neige craquer sous les pas relativement lourds de ton mentor. Tu lèves déjà le nez vers l'entrée et quand il te rejoint, laissant forcément un peu de neige rentrer avec lui, tu souris, jetant dans l'eau bouillante le mélange d'herbes. Tu n'oses rien dire, le laissant se dévêtir et s'installer à tes côtés en un soupir qui te rassure. Tout a dû bien se passer. Une odeur délicate s'élève dans la tente et quand il te tend sa tasse, tu la remplis sans dire un mot, sursautant presque quand tu entends sa voix rauque percer le silence discret qui était le vôtre.

"Sont-elles là aujourd'hui ?" te demande-t-il, approchant de ses lèvres gercées sa tasse légèrement fendillée.

Tes doigts se referment sur ta propre tasse et tu baisses les yeux, presque honteux. Tu sais qu'il s'inquiète pour toi mais, tu as toujours cette crainte qu'un jour il te dise que c'est trop tard pour toi. Que les esprits ne pourront plus éloigner les voix. Honteux tu te contentes de siroter une gorgée de l'infusion que tu as préparé.

"Andreas." insiste-t-il plus sèchement. "Sont-elles là ?"

Un frisson dévale ton échine et bien faiblement, tu parviens à lui murmurer une réponse. "Non… Non… Juste… Moi et la neige dehors." Du coin de l'oeil, tu le vois froncer les sourcils et soupirer, cette fois-ci d'agacement. "Bien." Il laisse un léger silence se poser entre vous. Il souffle sur le breuvage encore chaud avant d'en boire une gorgée. "Le mélange est bien équilibré aujourd'hui… Tu t'améliores." Tu peines à ne pas sourire, touché par son compliment. Tu fais de ton mieux. Depuis que tu es son apprenti, tu fais tout pour le rendre fier, tentant peut-être pour rien de lui montrer qu'il a bien vu en toi un potentiel certain et aussi peut-être pour te rassurer et te dire que tu as peut-être de quoi te sauver de ce mal étrange qui est le tien. Depuis votre rencontre, tu n'as eu qu'une crise mais cela lui a suffit pour t'annoncer que tu avais en toi un être qui te possédait et cherchait à prendre le contrôle. Sur le moment tu avais paniqué, pleuré, hurlé en disant que tu voulais cette chose hors de ton corps. Il pose sa main sur ton épaule et tu sursautes. "C'est bien, tu devrais cesser de t'inquiéter. Si les voix ne sont pas là, c'est que tu es en sécurité." Tu peines à croiser son regard. Tu aimerais le croire, mais tu as sans cesse peur. Tu crains chaque matin de te réveiller et de les entendre. Tu crains à chaque fois que tu ferme les yeux, les cauchemars reviennent et les voix avec. Tu poses la tasse face à toi et ose enfin lui dire ce qui pèse sur ton coeur.

"Et pourtant j'ai peur à chaque levé et couché de soleil qu'elles reviennent et que ce qui me possède prenne le dessus." murmures-tu nerveusement.

À son tour il pose sa tasse et passe sa main dans tes cheveux longs qu'il ébouriffe avec un sourire.

"Je comprends ta peur… Je l'entends. Mais les esprits veillent sur toi, je veille sur toi et je suis là pour t'apprendre à contrôler tout ça et même à détruire les voix si elles reviennent. Tu n'es pas seul."

Tu te calmes un peu, souriant quelque peu. Oui, avec lui, tu sais que tu n'es pas seul et que tant que tu seras à ses côtés, tu auras la chance d'en plus être formé avoir quelqu'un qui t'apprendra peut-être à faire définitivement taire les voix à qui tu incombes nombres de tes mauvaises habitudes. Tu soupires doucement, et te détends, attrapant ta tasse pour recommencer à boire, profitant des enseignements de ton mentor, qu'il te prodigue au travers de la jeune femme qu'il a aidé en ce jour. Ainsi, lui te racontes sa journée et toi, bien sagement, tu lui fais le compte-rendu des tâches que tu as effectué pour lui.



Tu es comme dans un rêve, perdu dans un autre monde qui n'est visible que pour ceux qui acceptent réellement d'ouvrir les yeux. Les lèvres entrouvertes, tu observes cette réalité autre couvre le monde que tu pensais connaître, presque comme la neige recouvre la terre en hiver. Des voix commencent à murmurer et un frisson glisse sur ton échine. "Ce ne sont pas elles.", penses-tu alors qu'au loin, tu entends les battements d'ailes d'un oiseau. "Respire." Tu les connais, ces voix-là, tu les connais trop bien. Elles sont comme des connaissances que tu croises encore et toujours mais jamais dans les moments où tu te sens prêt à les recevoir. Mais aujourd'hui est une première n'est-ce pas ? Aujourd'hui, sous le regard de ton mentor, tu fais venir à toi et ouvres les portes de ton être aux esprits qui pourraient vouloir t'approcher. Un bruissement d'aile semble venir de te droite et tu inspires, inquiet. "Elles ne parlent pas et pourtant, tu nous demande. Aurais-tu peur ?" Oui. Terriblement. Mais tu gardes le silence, admirant sous tes yeux le corbeau immense à trois yeux que tu penses voir face à toi. "Tu sais pourtant que nous sommes là. Nous veillons, comme ton mentor te le dit si souvent." Ses plumes semblent être dérangés par un frisson. "Je te regarde comme tout mes protégés. Tu es l'un d'entre eux même si tu ne portes pas de plumes. Nous sommes là. Te souviens-tu ?" Bien sûr. Ils avaient balayé les voix. Le silence était revenu grâce à elles. "Tu es un de mes enfants et leur frère. Ils t'aideront quand je ne pourrais être là. Dans leurs yeux tu trouveras ce dont tu auras besoin et si tu dois un jour être dévoré par les voix, je serais là." L'immense corbeau s'approche et pose le bout de son bec sur ton front, te ramenant subitement à toi, rompant au passage ta transe, ne te laissant qu'au creux de l'oreille qu'un léger murmure. "Marche l'esprit tranquille. Nous sommes là." L'odeur de la sauge semble désormais coller à ta peau tandis que ton mentor pose sur toi son regard grave mais teinté d'une fierté indiscutable. Entre deux respirations, tu perçois sa voix et sa question, tu ne réponds qu'une chose.

"Il va me falloir un manteau, long… Et des plumes. Beaucoup de plumes."

Il te regarde sans comprendre avant de rire, te demandant ce que tu as bien pu voir ou entendre pour demander une telle chose. La réponse glisse d'entre tes lèvres et ta vision lui coupe l'envie de se moquer, lui arrachant plutôt un simple. "Tu t'occuperas de ça demain alors. Le vieux renard que je suis ne se mêle pas des affaires de l'esprit du Corbeau."



La nature se réveille à peine de son sommeil et drapé dans ton long manteau de corbeau, tu est là, à plumer un oiseau qui va sûrement regretter les plumes que tu lui empruntes pour ton mentor. Délicatement, tu enlèves à l'animal une plume sur le cou et une autre sur le ventre, essayant d'éviter les coups de bec qu'il cherche à te donner en croassant. "Shh, shh… Celles-ci repousseront. Ne sois pas si effrayé." Tu pourrais prendre les plus grandes, celles de ses ailes ou de sa queue, mais tu sais que ça pourrait l'empêcher de vivre pleinement son existence. Et ce n'est pas ce que tu veux. Tu veux que cet emprunt ne lui soit pas défavorable. Du bout des doigts tu saisis une autre plume sur son ventre, entendant l'écho de pas qui ne sont pas si lointains que ça. Tout en cessant de respirer, tu te retournes et découvre alors face à toi un jeune homme de ton âge aux vêtements plus finement brodées que les tiens et un semblant d'armure qui ne te fait pas longtemps douter sur sa situation. Le corbeau toujours entre les doigts, tu frisonnes en entendant le jeune noble t'aborder d'un ton familier mais dénué de tout mépris. Presque soulagé tu recommences à respirer et hausses simplement une épaule quand il te demande ce que tu peux bien faire à cet oiseau.

"Je le plume, ce n'est pas évident ?" réponds-tu en lâchant le corbeau qui se dépêche de voler le plus loin possible de ta personne. Mais voilà que le jeune homme cherche à savoir pourquoi. Là tu hausses un sourcil et non sans un léger sourire, tu réponds à ses interrogations.

"C'est ici qu'ils se trouvent… Il serait idiot de les chercher ailleurs. Et vous, pourquoi venir vous perdre ici ?"

Il t'amuse presque le jeune noble, avec ses airs, cette petite cicatrice sur la lèvre et cette curiosité que tu ne pensais pas trouver chez un homme de son rang. Tu as peut-être une vision quelque peu biaisé des rois et des nobles étrangers. Mais lui arrive à te surprendre et ça te fait sourire. Tu ranges dans ta besace tes plumes et en l'entendant, tu ne peux retenir un léger rire. Il explore. À ton humble avis, il est perdu mais n'ose le dire.

"Ça ne vous regarde pas, je le crains."

Tu ne l'imagines pas s'énerver. Ici les gens comprennent qu'il ne faut pas mettre son nez dans les affaires des sorciers. Et tu apprécies qu'il s'excuse de la question même si tu n'attendais pas tant. Vers lui tu fais un pas, souriant légèrement.

"Ce n'est rien. Poser une question n'est pas un crime, tout comme la curiosité. Tout ce que je peux vous dire, c'est que c'est une tâche qui n'a de sens que pour les chamans. Venez-vous du castel ?"


Et voilà qu'il t'apprend qu'il est le fils de l'empereur d'Allemagne. Étonné tu écarquilles les yeux, pas vraiment sûr de ce qui pourrais t'arriver si l'on venait à découvrir que tu as face à toi le fils d'un puissant dirigeant. Légèrement plus mal à l'aise, tu restes silencieux, ne retrouvant ta langue que lorsqu'il t'avoue enfin ce dont tu te doutais depuis le début. D'une main tendue vers l'est, tu lui montres le chemin à prendre.

"Il vous faut revenir sur vos pas, mais si vous le souhaitez, je peux vous y conduire. Je pourrais vous éviter de vous perdre à nouveau."

Il accepte et à partir de là, la conversation que vous entretenez se fait plus agréable et devient même au fil de vos pas plutôt plaisante. Le jeune noble allemand est amusant, et même plutôt sympathique. Tu l'apprécies, trouvant tout de même amusant le fort accent qu'il se trimballe. Vos pas vous mène jusqu'aux frontières du domaine, à la lisière de la forêt, tu t'immobilises et sens venir le moment de vos adieux. Tu plonges ton regard dans le sien et à l'entendre être de nouveau si formel, tu t'autorises un rire. En un geste familier tu poses ta main sur son épaule.

"Aurais-je ma place dans vos correspondances officielles ?" te permets-tu de plaisanter avant de reprendre. "Si oui ce serait avec plaisir. Et enchanté Albrecht, je suis Andreas Ström." Tu mimes une révérence. "Apprenti chaman. D'ailleurs… Tenez. Pour que vous soyez capable de me contacter." D'autorité tu glisses dans sa main une plume de ton manteau. "C'est un échange. Un moyen de vous retrouver, donnez-moi n'importe quoi qui vous appartient et ainsi mon messager vous retrouvera plus aisément." Tu souris quand il dépose au creux de ta main une amulette en forme de loup. Tu refermes tes doigts dessus et après un dernier échange, tu le laisses filer, passant alors autour de ton cou l'objet qu'il t'a confié. Le soir-même, ton mentor te demande où tu as pu trouver ça dans les bois, et quand tu lui dis que c'est un présent du fils de l'empereur d'Allemagne, ce dernier éclate simplement de rire avant de te mettre une puissante tape dans le dos.



La jeune femme pose sa main sur ton bras, te remerciant entre deux sanglots tandis qu'un homme non loin de toi s'approche de la vieille dame qui allongé devant toi sombre enfin dans un sommeil paisible. Le souffle court et encore tremblant de la transe quand laquelle tu étais plongé. Ta peau est encore sensible et ce contact pourtant amical te fait sursauter et te ramène surtout à toi. Tu rouvres les yeux et les lèvres légèrement entrouvertes, tes doigts crispées autour de la petite hématite qui est ton catalyseur. Une petite pierre noire que sans cesse tu gardes sur ton coeur, aux côtés de l'amulette d'Albrecht. Difficilement tu expires et refuses tout ce que l'on tente de te donner. Du bout de tes doigts, tu repousses la tasse de thé, l'étreinte et les pièces que l'on tente de te glisser. D'un hochement de tête, tu t'éloignes simplement, te relevant en murmurant que tu ne veux rien en guise de paiement. Tu chancèles et c'est uniquement parce que deux mains viennent se poser sur ton torse que tu ne chutes pas. La femme insiste. Elle veut au moins te faire rompre le pain avec eux, te faire reprendre des forces avant que tu ne reprennes ta route. Tu croises son regard et hésite, ne voulant surtout pas faire payer tes services. Tu hésites le temps d'un battement de coeur et finalement tu finis par céder, acceptant le temps d'un repas la compagnie de gens que tu venais simplement aider. De pauvres gens qui n'ont pas eu à te supplier longtemps pour que tu viennes s'occuper de cette vieille femme qu'une fièvre ne voulait pas quitter. Après une dernière tasse de thé chaude, tu les quittes enfin, enroulé dans ton épais manteau. Un vent frais t'accueille durement et en plissant les yeux, tu avances de quelques pas, abandonnant derrière-toi cette chaumière pittoresque et le village dont elle fait partie. Les feuilles craques délicatement sous tes pas et lentement, ton bâton de marche en main, tu reprends ton long voyage, cette déambulation sans but, où tu erres plus dans l'espoir de te rendre utile qu'autre chose. Car depuis que tu as quitté ton mentor, tu vis ainsi. À aider ceux qui pourraient avoir besoin de toi. Tu pourrais t'installer être le guérisseur que les gens viennent voir, mais à cause de ce monstre que tu penses être en train de ronger un fragment de ton être, tu préfères sans cesse voyager, ne voulant pas que quelqu'un puisse comprendre ou pire, te voir en train d'affronter cette bête qui murmure au sein même de ton esprit. Et pourtant, depuis quelques temps, tu ne cesses de penser que tu aimerais faire plus avant de ne plus être capable de lui résister, d'aider plus de personnes, de sauver plus de vies et pour ça… Tu penses qu'il serait temps pour toi d'offrir tes services à un castel ou… En vérité tu ne sais pas. Tu aimerais juste… Faire la différence. Aider, sauver et protéger. Mais tu te sens inutile pour l'instant, tu as l'impression que tu pourrais faire plus… Bien plus… Si seulement tu n'étais pas possédé. Enfin, tu penses être possédé. Mais comment t'en vouloir ? Tu ne comprends pas ce qui peut bien se passer dans ta tête, tu ne te rends pas compte que c'est plus compliqué que ça… Alors tu fermes les yeux sur ta condition et continue ta quête, cette recherche de ce que tu dois faire, de cette décision que tu dois prendre.
(c) fiche crée par rits-u sur epicode


Dernière édition par Andreas Ström le Lun 24 Oct - 22:31, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: The man comes around ▽ Andreas   Jeu 6 Oct - 14:23
THE man. Bon courage pour ta fiche 8D
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MessageSujet: Re: The man comes around ▽ Andreas   Jeu 6 Oct - 19:24
OH ALORS CA Y EST! LE VOILA! L'HOMME CORBEAU!

Bon courage pour ta fiche petit chat, j'ai hâte de jouer avec cette création aussi!
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MessageSujet: Re: The man comes around ▽ Andreas   Jeu 6 Oct - 21:35
Bienvenue à ce nouveau Scandinave ! (Du Dragon Age partouuut. Mais qui suis-je pour dire non à voir des personnages de cet univers) Je me répète mais si jamais tu as besoin d'aide pour trouver le perso de conte/légende, tu sais que tu peux me trouver ! *fouillera dans sa salle d'archives*


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MessageSujet: Re: The man comes around ▽ Andreas   Lun 24 Oct - 22:40
Bonsoir !

En voilà un chaman prometteur. J'ai dévoré l'histoire d'un bout à l'autre et j'ai qu'une envie : que ça continue. Andreas a quelque chose de tourmenté et, en même temps, une façon de parler, une douceur qui le rend particulièrement attachant. Amuses-toi follement avec ce nouveau personnage !


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MessageSujet: Re: The man comes around ▽ Andreas   
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The man comes around ▽ Andreas

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