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  Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie

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MessageSujet: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Sam 22 Oct - 21:16

Journée chaude d'août même au sein d'un pays de l'est comme la Roumanie, et ce même au sein des montagnes qui bordaient la frontière russe-roumaine. L'ascension n'avait pas été simple, mais le groupe était finalement parvenu jusqu'à l'emplacement désigné dans les notes trouvées au sein du laboratoire de l'asile. Le complexe se trouvait niché dans une enclave rocheuse. Structure toute métallique, machine aux dimensions d'une demeure avec ses aiguilles tricotant le temps. Un apanage de la technologie réfutant la magie.

Personne ne surveillait l'entrée mais l'on pouvait apercevoir des mouvements et des silhouettes à travers les fenêtres. De toute évidence le complexe était occupé – par des soldats, des scientifiques, des individus potentiellement armés ? Probablement. La sécurité était donc de mise.


Les règles

• Vous vous trouvez donc devant ce bâtiment. Libre à vous de vous infiltrer dedans comme vous le souhaitez et de mener vos investigations. Le MJ interviendra pour mener des apparitions de PNJs et apporter quelques surprises. La carte vous servira à repérer. Comme pour le premier tour vous pouvez contacter un membre du staff pour demander si certaines actions sont possibles afin d'avancer votre post. Bon jeu !

• Ce RP concerne Louie, Orendi et Tenkô. Si vous souhaitez rejoindre le groupe demandez-le à un des membres du groupe !





© Avatar par Odori. Compte PNJ, ne pas lui envoyer de MP, merci.
Si vous souhaitez une intervention dans vos RPs.
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Louie
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Dim 23 Oct - 11:55


Event

with Tenkô et Orendi



L’implosion de l’asile lui avait laissé un goût amer de déception. Sans prendre conscience de la belle blanche aux gambettes gainées de cuir et au titre ronflant, Louie avait ronchonné dans sa barbe, maintenant Orendi sur son dos avant de se tourner vers Face-Jaune, lui lançant un regard de mauvais augure qui en disait long sur ses intentions. Ils se devaient de retrouver Darius. Pas seulement pour foutre en l’air le travail de toute une vie – même si cela avait ses qualités de le déguster de la pointe de sa pensée – mais surtout pour lui arracher le torse. Et cette image, d’un créateur hurlant sur ses coups de couteau, lui avait fait déposer son arme à feu, juste à côté des médicaments, lorsqu’ils étaient retournés sur le navire des Renégats pour rendre compte à la Walkyrie et les informer de la continuité de cette mission personnelle.

De toute façon, s’il s’était arrêté là, nul doute qu’il aurait reçu un nouveau message de sa mère. Et malgré tout l’amour qu’il lui portait, deux communications dans un espace-temps aussi réduit avait déjà de quoi le terrifier.

Ils avaient donc traversé les steppes, subissant la chaleur de ce mois d’août sans se plaindre – au moins pour sa part. Toujours engoncé dans son éternel manteau long en cuir, et les boucles empêtrées protégées de son chapeau de cowboy, il avait mâchonné son cigare sans risquer d’en perdre le souffle, jetant un regard parfois scrutateur, parfois flatteur, à la silhouette longiligne de l’asiatique tout en ébouriffant les cheveux de sa petite protégée. Quand il serait de retour, cela ferait une histoire de plus à raconter à Adé – sa chère petite Adé.

Il espérait seulement que cela l’enthousiasmerait.

Puis il leur avait fallu vaincre les pentes abruptes des montagnes, jusqu’à trouver enfin le complexe, d’une architecture moderne et plutôt agréable pour les amateurs du genre.

Les narines palpitantes d’une excitation soudaine, Louie de son côté ne pensait qu’à la faire exploser.

« Bon… de ce que je peux en voir y’a des gens dedans. Beaucoup de gens. Des gens armés j’pense pas trop me tromper… même leurs scientifiques sont des mouches à merde dont on doit se méfier. Et foncer par la porte d’entrée serait suicidaire… »
Son sourire à grandes dents fut offert à Orendi. « Même si c’est très amusant à faire… ça c’est sûr. »

Puis il écarta les pans de son manteau, jetant un nouveau regard à ce qu’il avait apporté.

« J’ai deux couteaux, ma grande lame habituelle, le petit que m’a filé la gonzesse à l’asile… de l’herbe à gratter – hm, j’avais oublié ça… et histoire de pas m’encombrer, pas de carabine mais deux beaux bâtons de dynamite alors voilà ce que je propose. On fait le tour, discrètement pour pas se faire repérer pour une fois. On se trouve un point facile loin de l’entrée pour en allumer un et faire péter quelque chose. Ça va les attirer en masse, les bousculer, peut-être même rompre leur organisation et on profitera de la surprise pour foncer. »

Son cigare mâchonné tomba à terre, réduit en lambeau par un féroce coup de talon. Et ses doigts extirpèrent le premier bâton ainsi qu’un briquet. Celui ou celle qui validait la décision n’avait qu’à agir pour se faire. Ou le laisser manipuler son jouet préféré.

Sinon ils pouvaient encore discuter.

« D’autres idées ? »


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Tenkô Gou
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Dim 23 Oct - 17:13
Tenkô retint un soupir exaspéré à la proposition du géant désireux de vengeance. Se battre contre des gens affolés par une explosion était sa seule idée ? Il voulait juste taper dans tout ce qui bougeait en fait. Le corbeau se sentait en péril d’avance avec ce duo de brutes. Pourquoi était-il ici encore ? L’Empereur de Chine. Et le gout de l’aventure, il fallait l’avouer. Son regard se porta sur le complexe. Ses habitudes asiatiques lui trouvaient un charme nouveau. Mécanique occidentale. Il était presque peiné de se dire qu’ils feraient surement sauter tout ça…

Retenant difficilement une remarque acerbe sur le fait que n’importe quelle idée serait mieux que ce plan bancal, le japonais venu au nom de la Chine se décida à répondre après quelques instants de réflexion :

« Il serait plus efficace de se montrer discret non ? Peut-être pouvons-nous voler les vêtements de personnes travaillant ici et nous infiltrer comme ça ? »

Son regard se posa sur Quatre Bras.

« Evidemment, on aura du mal à trouver une tenue qui te convient… »

Il grimaça. Si seulement ils se ressemblaient un tant soit peu… ou si au moins, ils avaient tous l’air humains. Réellement humains. Pas un monstre à six pattes, ni un géant brutal… ni un petit asiatique aux cheveux longs. Ce dernier se creusait la cervelle pourtant. Pesant le pour et le contre des différentes situations. Celle du Papa n’enchantait pas le pauvre nippon doué de sa flûte et non de ses poings. Il réfléchissait donc à haute voix pour partager ses raisonnements.

« Mh… Il est vrai que faire le tour du bâtiment nous aiderait pas mal quand même. On aurait une meilleure vision des lieux et de comment l’aborder… »

Mâchonnant sa lèvre inférieure, sa main se perdit sur sa besace, le ramenant à la réalité.

« Oh ! Tu veux peut-être savoir ce que j’ai dans mon sac en fait ? Pas grand-chose honnêtement. Surtout des bonbons magiques avec un mauvais goût, des lunettes, une boite à musique, une flûte… »

Son bric à brac inutile ne l’embarrassait pas le moins du monde et il sortait les choses au fur à et mesure pour les montrer avant de les refaire disparaitre aussi vite.

« Ah oui ! Des biscuits magiques qui font grandir de plusieurs pieds ! Ça pourrait vous plaire ça je pense. Oooh, et ça ! »

Il sortit un fin vêtement, tissé en toile d’araignée. Cette soie particulière possédait la puissante capacité de protéger son porteur. Le vieil homme qui lui avait donné avait aussi mentionné un effet secondaire si portée trop longtemps. Détail qui intéressait sur peu Tenkô tant qu’il ne la portait pas lui-même.

« C’est extrêmement résistant si quelqu’un compte attaquer de front, il vaut mieux enfiler ça. »

Ses yeux sombres se promenèrent sur les deux, insistant sur Quatre Bras qu’il considérait comme la plus à risque. Une hésitation traversa à nouveau le regard de l’asiatique : devait-il partager son dernier atout ? Peut-être pas encore non… Mais ça pourrait leur éviter bien des histoires. Se balançant d’un pied sur l’autre en tenant le délicat vêtement, Tenkô finit par lâcher :

« Et je peux voler. »

Des fois que l’information ne les intéresse…

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Orendi
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Mer 26 Oct - 23:39
Orendi n'avait nullement rechigné durant toute la traversée aussi retorse et aventureuse fut-elle. Du temps où elle officiait au sein d'une troupe de brigands elle avait du composer avec les incidents de terrain et la météo changeante, apprenant à évoluer aussi bien au sein d'une fange boueuse que sur une piste rocailleuse. Cette escapade lui plaisait même comme si elle revenait quelques années en arrière lorsqu'elle était aussi libre qu'un animal sauvage, n'obéissant qu'à son plus primal instinct. La Russe gazouillait presque, une vieille comptine au bout des lèvres, tandis qu'elle marchait dans les pas de Louie tout en taquinant Face Jaune – s'il avait dit son nom Orendi l'avait volontairement oublié.

Ses vingt doigts se posèrent sur sa bouche pour la garder close alors que son unique œil valide observait le bâtiment. Ses oreilles, dressées, absorbaient les moindres paroles échangées. Un rire secoua ses maigres épaules quand Louie narra son plan. En tant que partisane du chaos elle ne pouvait que approuver. Si la prudence n'avait pas été de mise la Russe aurait déjà frappé la porte en hurlant « Un bonbon ou une farce ! » telle une gamine engoncée dans son jeu de rôle.

Mais lorsque Face Jaune exposa ses propres idées, une ampoule s'alluma dans l'esprit de la Russe. Trépignant sur place la femme attendit, avec une patience qui s'érodait peu à peu, son tour. Quand Face Jaune en eut fini, Orendi brandit la main telle une écolière.

« J'ai une idééé. » piailla-t-elle dans un chuchotement tandis qu'elle se tassait sur elle-même, faisant signe aux deux autres de se rapprocher. « On va se déguiser, oui, oui. Mais en mieux, mieux, mieux. »

Les mains s'agitaient avec fébrilité, tirant sur les vêtements de ses interlocuteurs pour mieux les prendre à parti.

« Le papier là... » Elle faisait allusion à la note trouvée par Tenkô dont Louie lui avait résumé le contenu. « Il disait qu'ils acceptaient les livraisons de bestioles magiques. » Orendi écarta ses quatre bras pour bien les exposer, crûment. « Je suis magi-iii-que. » Sifflement reptilien.

Reprenant son sérieux, Orendi exposa son plan.

« J' me fais passer pour la livraison d'aujourd'hui et vous les livreurs. Face Jaune faudrait juste cacher ta tronche. Je sais pas... T'as pas une cape ou une capuche ? »

Deux mains de Orendi cognèrent contre le torse de Louie, phalanges repliées.

« Et toi Papà tu joueras... le M'sieur de fer qui veut faire son boulot pour aider son padre. Vous en dites quoi ? » claironna-t-elle toute fière de son esquisse de plan.

Suivant le mouvement opéré par les deux hommes, Orendi narra, à son tour, son inventaire, palpant les poches de son manteau miteux.

« J'ai une ampoule qui brille si jamais on se coince dans l' noir. Des bonbons pour cracher des trucs dégueux. Une potion pour causer aux animaux. Ah et des souliers... » Tel Dorothy, Orendi agita un de ses pieds pour arborer une bottine argentée. « Si je claque des talons trois fois, pouf, j'apparais plus loin. » Sourire de gamine. « Elles sont jolies, hein ? »

Citation :
Comme on a pas mené de grosse avancée je ferais pas de tour MJ ce tour-ci. Donc à vous deux !


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Louie
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Mar 1 Nov - 20:01


Event

with Tenkô et Orendi



Ah les asiatiques et leur fichue discrétion. Roulant des yeux dans ses orbites, Louie laissa tout de même Face Jaune exprimer son point de vue, en parfait égalité des sexes – à savoir la virilité et le reste des hommes – tout en jetant des petits coups d’œil nerveux sur Orendi. Evidemment, bien que cette dernière soit d’un naturel survolté, elle ne mit pas longtemps à cautionner son idée en y rajoutant sa touche imaginative. Et jetant un regard désolé à ses deux bâtons de dynamite, Louie entendit enfin de battre en retraite face à la majorité.

« D’accord d’accord… on investit les lieux suivant le plan de la petite, ça sera très bien. Moi je veux faire plaisir à papa. Face Jaune nous couvre, surtout s’il sait voler… » La mention de ce talent particulier n’ayant pas fait grand éclat dans sa cervelle trop habituée à la magie, Louie se contenta donc simplement d’en faire mention d’un ton simplement intéressé. « Pour la capuche autant qu’il prenne mon chapeau. Ça sera assez grand pour lui couvrir le visage me semble, mais attention si tu me l’abîmes ou y’aura pas que ton cul qui aura à craindre de moi. Et n’empêche, en attendant, enfile un peu ton armure. Elle te sera utile. Crois bien, j’en ai pas besoin et Ori sait se démerder sans ça. »

Son sourire aux dents blanches fut offert à la jeune fille, dans un élan d’affection si profond qu’il faillit l’enlacer pour lui ébouriffer la crinière une énième fois.

« C’est qu’elle est maligne ma p’tite. » Puis dans un craquement de genou, il se redressa, s’étirant vaguement. « Bon, autant pas traîner. On fera le tour de l’intérieur histoire de comprendre comment ça fonctionne. Mais je demanderai directement à voir Darius… alors allons frapper. »

Sa main vint trouver le dos de son araignée. Et aussi calmement que possible, vint attacher saisir ses quatre poignets pour les lier en arrière de sa propre étreinte.

« Donne le change, ma petite prisonnière aux jolis souliers. Prends ta mine la plus fâchée que possible. Et bave un peu ça leur fera peur à ces vilains. »

Puis à Face Jaune. « Et hésite pas à me jeter dans la bouche un de tes gâteau si je te réclame un biscuit. Ça pourra nous être utile, en effet de surprise. » Bien que la dynamite soit déjà un assez bon argument.

Ce fut donc sur ces derniers mots que Louie poussa Orendi en avant, laissant Face Jaune se glisser dans son ombre tout en lui tendant son chapeau, libérant sa chevelure bouclée un peu crasse.

Montant les marches du perron, le sourire faussement jovial mais le regard glacé, son poignet vint porter trois coups à la porte d’entrée.

Ce fut un homme habillé d’un costume militaire roumain qui vint presque aussitôt leur ouvrir, dévoilant son visage aussi méfiant que surpris par cette arrivée incongrue. Le sourire de Louie se découpa aussitôt sur ses lèvres fines, et à l’invective de présentation, se fit un plaisir de lui répondre en roumain :

« Je suis Louie… La création de Darius, son fils, le plus fidèle… » Levant sa main libre pour montrer d’un geste pacifique qu’il n’allait rien tenter, ce fut avec lenteur qu’il ouvrit les pans de sa veste comme de sa chemise pour laisser apercevoir son torse de métal, brillant sous la lumière venant de l’intérieur de la demeure. « Je lui apporte un petit prodige, capturé dans les steppes… un petit cadeau de ma part comme de celle de mon compatriote… pour le remercier. Le remercier de ce qu’il m’a fait, de la nouvelle vie qu’il m’a donnée… »

Le regard du garde tomba sur le profil d’Orendi, sembla frissonner. Et d’une voix méfiante demanda aussitôt :

« Vous avez réussi à capturer ça ? »
« Elle aime la viande. Facile à apprivoiser quand elle a pas trop la dalle. » Puis en espagnol. « Pas vrai ma biche ? »

Son rire s’étouffa dans sa gorge.

« Mène nous à Darius… ou qu’il vienne en personne, j’ai hâte de le revoir… » S’esquissant d’un pas pour les laisser entrer dans le hall, le garde grommela aussitôt.
« Je ne sais pas où il est, il faudra demander aux scientifiques qui l’accompagnent. »
« Bien monsieur… »

Et les pas lourds de Louie résonnèrent dans l’entrée de la forteresse pourtant si bien gardée de l’inventaire.

Ils étaient en place.

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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Mar 8 Nov - 9:43
A contrecœur et sans masquer sa grimace de dégout, le nippon déposa le chapeau graisseux sur sa tête. Il espérait sincèrement que cette brute n’élevait pas une famille de parasites sur son crâne, Tenkô n’appréciant pas ce genre d’invasion et d’autant moins qu’il devait faire bonne figure autant face à l’Empereur de Chine que celui du Japon. Bridant sa langue désireuse de se montrer acerbe, il enfila plutôt sous son haut le vêtement dont il vantait les propos précédemment dans la discussion. Les effets secondaires lui revenaient vivement en mémoire maintenant qu’il était celui en danger et il se promit de surveiller les possibles changements qui interviendraient au niveau du tissu résistant.

Ainsi équipé, et sans un mot de plus, il suivit sagement le « chef » et la « prisonnière ». Quant à son propre rôle, il n’était pas certain de le connaitre. Alors il suivait juste, tenant un des trop nombreux bras de leur soi-disant capture. Le grand gérait les dialogues pour le plus grand soulagement de l’étranger. Ce dernier ne cherchait même pas à écouter ou comprendre ce qu’il se déroulait et observait les décors étincelant d’une beauté macabre. Le couloir n’attirait visiblement pas les foules. Juste un homme qui passait à côté d’eux. La petite taille du japonais souligné davantage par le chapeau large attisa son intérêt et d’une tape franche, il manqua d’envoyer voler le corbeau. Dans un langage incompréhensible, il baragouina quelques mots. Du roumain surement. Loin des connaissances du pauvre asiatique qui leva les yeux vers lui sans autre réaction qu’un vide infini. L’homme insista, le regard pétillant quant à lui et incapable de déchiffrer son humeur davantage – manquant grandement de temps aussi – Tenkô hocha un peu la tête en riant légèrement, serrant inconsciemment plus fort le bras de la créature magique. Il priait intérieurement que sa réaction ne fût la bonne.

Malheureusement pour lui, il s’était raté. Lamentablement. Et dans un espagnol aux accents marqués, l’homme se tourna vers le Papa du groupe.

« Il est complètement idiot votre ami ? »

Cette fois-ci, le corbeau comprit ses paroles et son sang ne fit qu’un tour. Il se contint cependant. Encore une fois. Il ravala la remarque acide qui le démangeait. Il expira fortement, sa poigne devenant encore plus ferme sur le bras le plus maltraité des quatre.

« Je suis tellement stupide que j’en ai oublié où trouver Darius alors qu’il faut lui amener cette créature exceptionnelle au plus vite ! Peut-être pourrais-tu m’aider ? »

Son agacement se ressentait à travers son ton mielleux et son sourire faux. Une flamme trop hargneuse brillait dans son regard qui aurait dû être niais pour coller à son supposé niveau mental. A moins que ça ne fût l’usage du nom de « Darius » dénué de toute politesse qui titilla son – presque – agresseur, toujours était-il que ce dernier se tendit sensiblement.

« En quoi ça vous concerne ? Les idiots n’ont pas à lui faire face. »

Sa tentative avait échoué plus vite qu’une baleine sur la côte. Cette fois, il ne sut retenir sa langue. Trop de tension d’être ainsi au cœur du camp ennemi, trop d’agacement de porter ce chapeau lourd et sale, trop de colère de subir des insultes sans raison, trop de… Il ne savait même plus. Un mélange d’émotions négatives se mêlaient en lui et ne demandait qu’à exploser à la figure de cet abruti qui se moquait de lui surement par simple ennui.

« Ca me concerne parce que j’ai quelque chose qu’il désire à tout prix, quelque chose de hautement intéressant et à la valeur inestimable… pas comme vous. »

Presque. Le corbeau avait presque réussi à se retenir. Mais non. Sa langue avait ripé à la fin. Doublement d’ailleurs car une insulte en mandarin gronda entre ses lèvres. Quelque chose équivalent à une laide pucelle immariable attirant la honte sur sa famille. Ou plutôt un souhait de le voir se faire écorcher comme un animal pour sa fourrure. Ou un mixte des deux. Une pucelle écorchée. Un animal immariable.

Mais cela importait peu car le roumain ne pouvait comprendre. L’écho résonnait davantage sur le « pas comme vous » qui le rabaissait tout en le défiant à la fois. Sa large main se posa sur le torse du petit asiatique, menaçante et autoritaire. De l’autre, il fit signe au Papa et à sa créature de continuer leur chemin. Que comptait-il faire ? Rien de bon. Tenkô regrettait son emportement mais ne s’excusa pas pour autant. Son honneur déjà bafoué lui interdisait. Il se contentait de se cacher sous le chapeau. Heureusement qu’ils devaient s’infiltrer discrètement…

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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Mar 8 Nov - 21:35
Orendi avait penché la tête sur le côté donnant l'illusion qu'elle était incapable de la tenir droite. Sa salive goûtait d'entre ses lèvres, dévalant la commissure pour former une petite mare sur son épaule. La sorcière roulait des yeux, hagarde, grommelant des termes incohérents. Un rire presque hystérique la secoua, dévoilant ses dents lorsque Louie mentionna son régime alimentaire. Le militaire les laissa entrer, non sans un regard un brin suspicieux sur Orendi qui caqueta pour la forme.

Une voie d'actrice semblait lui tendre les bras vu le succès de leur entrée. Vite douché par les propos de Face Jaune. Pas très malin l'asiatique de jouer les coqs au sein d'un poulailler qui ne lui appartenait pas. Les bras toujours coincés dans son dos, alors que l'homme se tournait vers Tenkô, Orendi fit un signe de tête à Louie l'invitant à la relâcher. Prompte sa main plongea dans une des multiples poches de son manteau. Vive la Russe s'élança sur le Roumain. Grimpant sur l'homme telle une monstrueuse araignée difforme, deux mains entrouvrirent de force la bouche de l'homme pour y glisser un bonbon. Le bonbon glissa des doigts de Orendi, rebondissant sur le parquet.

« Sobaka ! » jura Orendi dans sa langue natale.

Surpris l'homme tenta vainement de se débattre mais Orendi ne lâchait pas, ses mains s'engouffrant dans la bouche ouverte pour empêcher tout cri de filtrer, deux autres saisissant l'individu par la gorge. Ses jambes refermées sur le torse du Roumain, Orendi menait son rodéo.

Une main fila, preste, pour retirer d'une poche sa craie – artefact magique lui permettant de déchaîner les flammes. Mais l'homme bougeait bien trop l'empêchant de commettre une combustion, presque, spontanée. Pestant en claquant de la langue, la Russe finit par appeler ses comparses à l'aide.

« Aidez-moi à l' calmer ! »

Le regard qu'elle lança à Louie était éloquent – le tuer serait même nécessaire pour l'empêcher de déclencher l'alarme.

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Louie
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Mar 8 Nov - 22:31


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with Tenkô et Orendi



Pourquoi fallait-il toujours qu’il tombe sur ce genre de tuiles. Non content de pester dans sa barbe – oh que oui il pestait là, avec son tressaillement de sourcil gauche et puis son petit pli de bouche mignon comme tout vers le bas – Face Jaune dénigrait son chapeau avec son attitude de précieuse et venait désormais de foutre la merde comme pas permis. Ils eurent de la chance, dans leur malheur, de ne pas être attrapés par un quelconque témoin. Mais les mots acerbes de l’asiatique, ajoutés à sa totale perte de contrôle, suffirent bien vite à convaincre Orendi d’être de la partie avant qu’il puisse arranger quoique ce soit.

Levant le yeux au ciel de ce rodéo mal avisé, toujours dans le hall d’entrée, ce fut à pas lourds que Louie s'approcha. Et faisant face à ses propres changements, redevenant le roi qui avait réussis d’une seule main à briser le crâne d’un gars qui l’avait fait chier, attrapa la nuque du type, figé devant cette silhouette monstrueuse.

Pour lui éclater sans efforts la tête contre son torse de métal.

Le son, creux, se répercuta sur les murs. Et comme un chiffon désossé, le roumain tomba à terre, inconscient, un filet de sang à son front. Il respirait encore, faiblement. Sonné pour Les Yeux savaient quand. Louie ne prit même pas la peine de s’accroupir pour terminer le travail, se contentant seulement de fixer Tenkô d’un air froid.

Le genre qui signifiait qu’il n’avait pas intérêt à être le prochain.

Puis sa main se tendit, vers l’autre, l’abandonné. Et le ramassant au col comme un chaton perdu sans sa mère, traîna le tout vers un placard où, l’ouvrant et poussant les vestes, il parvint à l’y caler.

Une tape sur la joue – bonne nuit sucre d’orge – et le tout fut de nouveau refermé.

« On avance. Ori, retrouve ton bonbon. » Gronda alors sa voix comme un lointain aboiement. Avant qu’il ne se décide à avancer vers la porte du living-room, ouverte pour la bonne occasion.

A l’intérieur, encore personne. Juste une odeur de propre et des pas lointains, peut-être à l’étage. Louie huma l’air, frissonnant, grattant sa nuque avant de tordre l’une de ses boucles. Et d’un vague regard circulaire, sans se donner la peine de trop en faire, s’approcha d’un meuble pour ramasser une cuillère. Piètre trouvaille.

Posé sur eux, dans son cadre majestueux et gigantesque, la Reine Roscat, toute peinte, semblait les observer.

« Il a eu un grand coup de pression sur elle. Ou pire, Darius en est vraiment rendu à être dingue amoureux de ce machin. Tu me diras, avec le canard qu’elle se tapait comme mari, monsieur grisâtre, ça doit lui faire du changement hein Ori ? »

Louie eut un ricanement asthmatique.

« Bon Face Jaune, au lieu d’insulter les cons, essaye de fouiller de manière utile. Trouve nous un truc, même d’autres armes pour ce que j’en ai à foutre, genre couteaux. Qu’on poursuive sans trop se faire repérer. Enfin, si c’est possible pour toi. »

Et d’un geste sec, il tordit la cuillère en deux. Avant de la reposer.








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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Lun 14 Nov - 12:03
Face Jaune devint plutôt Face Blanche face au spectacle dont il fut témoin. Le crâne du curieux se retrouva écraser avec violence contre le torse métallique du géant. Le regard que ce dernier lui lança suffit à le figer sur place davantage. Si les Empereurs possédaient une présence imposante, cela n’était rien comparé au flegme écrasant du Papa. Déglutissant péniblement et reprenant ses esprits, le corbeau se décida à suivre le duo, plus aussi certain que se joindre à eux fût une si bonne idée. Il risquait presque davantage sa vie avec eux que s’il était seul. Mais jamais n’aurait-il été si loin sans eux. Prenant donc sur lui, Tenkô entra dans le living-room et tâcha d’ignorer les menaces du propriétaire du chapeau. Tirant un peu plus sur ce dernier pour masquer son visage et le manque de sang manifeste sur ses joues, il s’éloigna rapidement de lui. Le portrait de la Reine ne le frappa qu’à moitié, et pour cause, il ne savait pas qui elle était. La pièce lui semblait si simple comparée aux étrangetés qu’ils avaient découvert à l’asile. Des fauteuils, des tables, des commodes… Barbant.

Un soupir d’agacement s’apprêtait à glisser sur ses lèvres mais à peine le réalisa-t-il qu’il le retint. Le regard lourd de menaces du géant pesait encore dans son esprit et il ne souhaitait pas attiser les flammes de ce foyer enragé. S’éloignant donc, il se mit à ouvrir des tiroirs au hasard, observant le bric-à-brac qui se trouvait dedans. Sa recherche se montra peu fructueuse au début. Des feuilles blanches et de l’encre souvent. Intrigué, Tenkô ouvrit les portes plus larges dessous et tomba sur une machine à écrire. Cela commençait à faire sens. S’accroupissant pour voir s’il restait des papiers, il tomba carrément sur une petite pile abandonnée sous la machine. Le propriétaire pensait surement que personne n’irait écrire quelque chose avant son retour. Le corbeau s’empara donc du texte et enfila ses lunettes pour le lire rapidement. Ses sourcils se froncèrent tout d’abord puis un mince sourire égailla ses lèvres. Le Général Antonescu – comme indiquait sur les papiers – allait se mordre les doigts d’avoir laissé trainé de pareilles informations. C’était un rapport complet. Rempli d’immondices. Le corbeau y trouva même des illustrations faites à la main. L’homme était visiblement perfectionniste en plus d’être doué et cela arrangeait bien le voleur.

Se redressant sans arrêter sa lecture, l’asiatique se dirigea vers le géant.

« J’ai trouvé un truc intéressant. »

Prenant la page la plus frappante, Tenkô lui tendit. Dessus s’y trouvait le résultat d’une expérience sur un hybride. Un dessin d’une masse sombre et cauchemardesque. Des yeux, des dents et des membres. Mais formant des angles inhumains et arrachant des frissons d’horreur à la simple vue de cette illustration. Le corps n’était plus qu’un amas de chaire noircie semblant s’écouler entre les os distordus. L’artiste avait un sacré coup de crayon et le corbeau espérait intérieurement que son imagination était en partie responsable de l’horreur. Une petite voix au fond de son esprit lui murmurait pourtant qu’il s’agissait surement là du véritable résultat. Involontairement, il fit le lien avec ce village en Chine où des fantômes étaient apparus. Ces enfants se mettant à fondre. Ces enfants qu’il avait pris à leur famille et conduit à leur mort. Son estomac se tordit à cette pensée et une bile amère brula son œsophage. Refusant de montrer sa faiblesse, il la ravala à grand peine et prit la parole, d’une voix un peu sourde :

« Leurs expériences sur les hybrides. »

Le reste tenait du détail. Le cœur restait hors de leur connaissance. Les animaux semblaient propices aux manipulations. Rien de bien excitant comparé aux hybrides. Son regard dévia sur leur « captive ».

« Elle en est une… ? Parce que si tu veux approcher du chef, c’est avec un hybride que tu arriveras. »

Ses yeux se redressèrent vers le géant après qu’il eut repoussé le chapeau gênant sa vue. Son visage portait un sérieux différent, nouveau. Les abominations effectuées en ces lieux ou à l’asile frappaient de plein fouet le japonais. Il réalisait les risques avec trop de détails. L’androïde ne craignait pas grand-chose. Mais les deux êtres magiques qu’étaient Quatre Bras et lui… c’était une autre affaire.

« Mais à quel prix ? »

Si sa vengeance échouait… il perdait sa fille. Et Tenkô ne connaissait que trop bien ce prix. Beaucoup trop bien. Sa gorge nouée, son estomac retourné. Les souvenirs affluaient violemment, tambourinant dans ses tempes. Le sang s’écoulant le long des cuisses de son aimée. La fin de sa vie. Le début de son errance.
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Lun 14 Nov - 21:41
Propre, net et sans bavure. Orendi observa le manège du Padre en se retenant fortement d'applaudir de crainte d'interpeller un quelconque quidam qui se trouverait dans un couloir proche. Le temps de retrouver son bonbon qui avait manqué de rouler sous un meuble (ce qui l'aurait fort embêté) les deux hommes étaient déjà entré de plain-pied au sein du living-room. La Russe les rejoignit, ni vu ni connu, oubliant la grande prudence de fermer correctement les portes derrière eux - l'un des battants demeura entrouvert.

Un rire gras la prit face aux remarques de Louie. Orendi n'aurait pas croqué dans la pomme de la reine roumaine, aussi écarlate soit sa robe sur le tableau. Le métal de son bras, rutilant presque sur la peinture, devait être bien trop dur à mâcher. Mais sûr que ça avait du lui changer à la souveraine d'aller goûter à un fruit plus savoureux que feu son époux. Un homme dont Orendi avait oublié le nom.

« L'est devenu quoi son époux d'ailleurs ? La dernière fois qu'on a vu sa trogne c'était au mariage austro-hongrois. »

Autant dire au dernier congrès VIP en vigueur.

« Roscat le garde peut-être enfermé dans sa chambre. » Comme un vilain garçon puni de sorties. « Ou tu crois qu'elle l'a laissé à son amant pour faire des expériences sur lui ? »

Vu combien était tordue la tête couronnée de la contrée de fer, l'option était envisageable.

Face Jaune avait mené ses recherches qui s'avérèrent plus fructueuses que ce que la Russe avait escompté. C'est qu'il pouvait se montrer plein de ressources quand il voulait. Trop petite la Russe ne vit pas le dessin mais, au vu de l'expression de l'asiatique, ce devait être aussi agréable à regarder qu'un cadavre en décomposition. Ce qui devait signifier que le résultat de ces expériences ne devait guère être reluisant. Face à sa question l’œil unique de Orendi s'arrondit. Elle se pointa du doigt.

« Moi ? Nooon. J'ai juste trop bouffé d' magie en tombant dans un puits. » Son doigt se posa sur ses lèvres. « Mais faut pas leur dire, c'est secret. »
« Parce que si tu veux approcher du chef, c’est avec un hybride que tu arriveras. Mais à quel prix ? »
« Oooh Face Jaune s'inquiète pour moi. » Orendi se moquait ouvertement de l'homme et ne s'en cachait pas. « J'ai pas l'air mais j'ai connu pire comme situation. J'ai vécu avec une mère qui me supportait pas, et mon odyssée avec des voleurs de grands chemins a été une bénédiction à côté de ça. »

La main de Orendi secoua l'atmosphère d'un air de signifier « ne te préoccupe pas de ça. » Elle osa même pousser Tenkô en passant à côté de lui, marchant d'un pas décidé. Ses mains se calèrent contre la porte qui délimitait la frontière entre le living room et la salle à manger. La Russe se tourna à demi vers Tenkô.

« Laisse Maman gérer sa vie, tu veux ? Si j' dois m' sacrifier pour la cause d' ma famille j' le ferais. »

Les battants s'ouvrirent sous la pression de ses mains, laissant la Russe faire son entrée au sein de la pièce, heureusement, désertée. Ça fleurait la bonne chère. Moins luxueuse que sa voisine, probablement réservée aux grandes réceptions, cette salle présentait un aspect plus rustique et simpliste. Sur la table trônait un ouvrage et tout le nécessaire pour prendre des notes. La Russe se pencha pour déchiffrer l'écriture en pattes de mouche, râlant quand elle n'arrivait pas à lire. Ses doigts farfouillèrent les pages, cherchant un passage lisible.

Un caquètement franchit ses lèvres en arrivant à lire un paragraphe.

Citation :
Darius Danesti est venu. Le navire fait toujours un boucan du diable lors de son atterrissage. Au moins moi et les collègues savons que nous devons nous rendre sans tarder à sa rencontre. Je crains sa réaction face à notre dernière expérience. L'ultime cri de cet... être... résonne encore en moi. […] Les réglages de l'automate-pilote ont été menés. Désormais Darius pourra ainsi faire le voyage entre le complexe et le palais plus aisément. Et ne se plaindra plus du retard généré par un pilote humain. Cet homme est réglé comme une horloge.

« Bien bien. » siffla Orendi à voix basse, refermant le journal. L'enfonçant dans une poche de son manteau la Russe revint sur ses pas. Elle perçut alors une voix qui n'était ni celle de Face Jaune, ni celle de Louie. Se courbant, la tête rentrée dans les épaules, Orendi avança, le menton frôlant presque le parquet. Elle fila sous la table, se dissimulant dans l'ombre de cette dernière. Si Louie se trouvait près d'elle la Russe tira alors sur le bas de son pantalon pour lui faire remarquer sa présence.

Spoiler:
 


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Hasard

MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Lun 14 Nov - 21:50
Le battant ouvert de la porte a fini par intriguer un scientifique qui passait dans le hall. L'homme finit par pousser le battant, haussant un sourcil interloqué à la vue du duo. Il finit par mettre un pied à l'intérieur.

« Mais que faites-vous ici ? » Son regard détaille Louie puis Tenkô. Un éclair passe dans son regard. « Vous devez être les visiteurs dont m'a parlé le lieutenant. On ne vous as pas guidé jusqu'où il faut emmener l'hybride ? Ou vous cherchiez les toilettes ? »

L'homme a un rire s'amusant de sa propre blague.

« Je vais vous y conduire. C'est à l'autre bout du complexe. Ici vous êtes dans le secteur des cellules et de la salle d'études. Mais d'abord on doit l'emmener dans la prison. Ça nous permettra de l'observer en captivité sans risquer de perdre un membre. »

L'homme embrassa la salle du regard.

« Elle est où d'ailleurs ? Vous ne l'avez pas perdu au moins ? »


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Louie
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Sam 19 Nov - 19:03


Event

with Tenkô et Orendi



Face Jaune en avait dans le pantalon, essayant de ne pas vriller même s’il n’avait pas l’air d’en mener bien large, à les regarder agir lui et Orendi. De le voir si concentré à la fouille parvint à lui refroidir le sang et c’est d’un sourire séducteur qu’il regarda l’asiatique enfiler ses petites lunettes trop mignonnes pour lire les documents trouvés.

« Je pense… que madame Roscat a une chambre toute particulière pour elle, et est devenue quelque chose dont on va devoir s’occuper si elle se trouve ici… »
Laissant sa fille à ses affaires, Louie s’en vint à sa rencontre, tendant la main pour cueillir la page et esquisser un grondement désapprobateur à la vue du croquis. Tout cela ne lui rappelait que trop bien sa condition, même si, en comparaison, il avait foutrement vécu moins pire. Hélas pour les hybrides de ce monde, Louie manquait parfois cruellement d’empathie, et là était l’un de ses instants.

« T’inquiète pas pour ni pour Ori… » La petite avait déjà donné le ton en répliquant sans tarder aux propos protecteurs de Face Jaune. Pas le temps à Louie d’en rajouter une couche à ce niveau là. « Je saurais m’occuper de Darius en temps voulu. En attendant… »

Des pas se rapprochaient et vive comme l’araignée qu’elle était parfois, Ori se coula sous la table, tirant sur son pantalon uniquement pour signifier sa présence. Sans se démonter, et tandis que les portes s’ouvraient, Louie vint se placer devant elle, l’arrière-train fermement calé contre le vieux chêne, les bras croisés.

Faisant aussitôt face au scientifique, le regard curieux quand celui de Louie se fit perçant, attentif. Subissant sa blague comme ses questions sans trembler un seul instant.

« Darius nous a demandé de l’amener. Elle a des particularités… il ne veut pas perdre de temps à l’enfermer. Il veut la tester tout de suite. » Tapant du talon au sol, sans sourire, sans s’approcher, Louie laissa la surprise et l’incompréhension fleurir sur le visage de l’inconnu. Qui, sans trouver de plaisanterie à faire pour détendre l’atmosphère, se contenta de ciller vers Tenkô, et de chercher la créature des yeux une nouvelle fois.

« Je ne comprends pas… » Commença-t-il alors à répondre. « Darius n’est pas ici mais au palais. Il faut impérativement l’attacher et la conduire dans sa cellule. »

La porte eut un faible grincement. Et soudain livide, le scientifique demanda.

« Monsieur ? Vous vous sentez bien ? »

Et en vérité, Louie ne se sentait pas bien, pas bien du tout.

Comme un bourdonnement d’abeilles, dans les oreilles [ça lui avait fait ça une fois, une autre seule putain de fois auparavant, quand Pablo s’était décidé à se barrer, à quitter la Roumanie avec sa traînée de gonzesse, abandonnant les affaires et le seul qui s’était occupé de lui depuis la naissance]. Un bourdonnement ténu, dans ses oreilles, envahissant tout, son crâne ses muscules, le paralysant sur place. Le visage marbré de rouge, des marques d’une rage aussi subite qu’explosive, Louie respirait fort. Trop fort. Un taureau prêt à charger.

Ce qu’il fit, quand le scientifique osa un pas en arrière. Avançant pour plaquer sa main contre la porte, la refermant, y calant le dos de l’homme. Front contre front. Sueur contre sueur.

Darius n’était pas là. Darius était encore absent. Darius demeurait intouchable. Et lui venait de faire tout ce chemin avec une hybride délurée et un asiatique inutile pour quoi ? Pour des clopinettes ? Lui – le – roi ?

Il y eut comme un bruit humide, vomitif, un haut le cœur un peu trop liquide. Puis le scientifique baissa la tête sur son torse, l’étrange pression qui commençait à se faire insupportable. Pour voir la main du type, celle qui l’instant d’avant se tenait contre sa hanche, s’enfoncer dans son torse – son – torse – son son – torse avec le sang tout autour comme une cascade

Et soudain son propre cœur dans la paume de ce type.

Dans un sillon d’os arrachés – comment il

Puis l’extinction de ses pensées.

Louie se contenta de broyer le myocarde. Avant de le laisser tomber à terre - vague éponge. Essuyant le sang sur sa veste pour mieux attraper un bâton de dynamite.

« On se casse. »

L’allumer. Le lancer dans la pièce. Et ouvrir la porte, invitant les autres à le suivre. Tendant la main à Ori.

« Donne moi ce que tu as trouvé. »


Ils étaient peut-être à cinq ou six mètres de la porte quand le mur derrière eux explosa. Et que fouillant les pages, déchiffrant l’écriture du journal, Louie retrouva soudain le sourire.

Il y avait un conduit, ici, qui menait au palais.
Il y avait aussi quelque chose qui pouvait faire de beaux dégâts et gratuitement.

Ca se trouvait dans la Working Room. Ca ne devait pas être très loin. Et ça s’appelait…

« Une télécommande. » Son regard fou croisa celui de Tenkô. « On trouve cette pièce de travail, chope moi un garde, menace le s’il faut. » Le chaos commençait à peine autour d’eux, dans des appels alertés des gardes alentours. « Et on se prend la télécommande avant de filer au palais. »

Un rire.

« On aurait dû mieux s’habiller. »








pour moi faire éclore
la grande fleur rouge
ce serait merveilleux


Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Lun 21 Nov - 23:24
Les évènements s’enchainèrent sans laisser au japonais le temps de souffler. Un cœur broyé et un bâton de dynamite explosé plus tard, ils étaient revenus à leur position de départ, dans le hall d’entrée. Le rythme cardiaque de l’asiatique était devenu effréné face à un tel spectacle. Son regard avait du mal à quitter le sang sur les doigts du géant. Cet homme était un monstre. Lorsqu’il redressa les yeux, se fut pour croiser ceux emprunts de folie de ce dernier. Un nouveau frisson de terreur le parcourut. Un léger tremblement envahit ses mains qu’il s’efforça de masquer, serrant les poings vigoureusement. Heureusement pour lui, l’explosion déclencha une alarme qui attira quelques personnes. Cela permit à Tenkô de se détourner de l’assoiffé de sang, de retrouver ses esprits. Mieux valait rester de son côté. Tant qu’ils étaient « amis », il ne subirait pas le même sort et ne risquait rien. Il préférait donc écouter ses ordres et continuer sa mission plutôt que fuir. De toute façon, il était arrivé trop loin pour faire demi-tour. Et les palpitations de son myocarde le faisaient vibrer d’excitation. Cette peur, ce danger… comment se cacher la vérité ? Il aimait cela. Il se sentait vivant.

Grisé par ses émotions, le corbeau s’approcha du Roi. D’un geste délicat – ne désirant pas faire sursauter ce dernier – il se saisit d’un des couteaux.

« On va la trouver ta télécommande »

Murmura-t-il à son intention, déterminé.
L’arme se dissimula dans sa manche et il s’éloigna vers la porte la plus proche. Deux hommes tentèrent de leur barrer le chemin. Un costaud aux insignes militaires et un autre plus mince ornant fièrement une blouse blanche. D’un signe de tête, Tenkô demanda à Quatre Bras de l’aider sur le scientifique. Son père se débrouillerait très bien avec le militaire seul. Visiblement, ses techniques de meurtre étaient au point. Etonnamment – et soudainement – en confiance avec ces deux fous, le nippon se concentra sur sa cible. Patientant pour le moment opportun, il finit par pousser le corps de l’araignée pour presser son nouveau couteau sur la gorge de la victime. L’illustration terrifiante – qui trônait maintenant avec le reste du dossier dans sa besace – revint en tête du corbeau. Un rictus mauvais s’étira sur ses lèvres et profitant de sa transformation, il rendit ses yeux plus noirs encore et laissa des plumes sortir le long de sa mâchoire, métamorphosant le début de sa chevelure.

L’effet fut immédiat. Et encore plus efficace que ne l’espérait l’asiatique. L’homme hurla de terreur face aux plumes. Ou plutôt : face à la magie. Mais cela, Tenkô l’ignorait et il sourit simplement davantage.

« Sssh. »

Pressant sa lame plus fort jusqu’à faire perler une goutte de sang, il approcha son visage, articulant bien en espagnol pour être certain qu’il comprenne.

« Tu vas me guider gentiment jusqu’à la salle de travail. Tu comprends ? »

Le scientifique aux orbites écarquillés hocha la tête légèrement, signifiant que le message était passé. Le corbeau, conservant son plumage caché sous le grand chapeau, se redressa avec son guide. Le couteau glissa dans son dos et ensemble, ils se dirigèrent vers la fameuse salle où se trouverait la télécommande. Personne ne les croisa, ou personne qui ne fit bien attention à eux tout du moins. La panique causée par l’explosion et l’alarme stridente qui sifflait dans le bâtiment perturbaient bien assez tous ses habitants. La pâleur du chercheur passait pour une peur justifiée, et cela arrangeait bien l’asiatique.

La victime terrifiée se décida enfin à ouvrir une porte de sa main tremblante. Les deux êtres pénétrèrent donc l’enceinte de la pièce. D’un regard, le chapeauté s’assura qu’il ne s’agissait pas d’un piège et son inquiétude s’atténua vite lorsqu’il découvrit les lieux dénués de vie. Refermant un peu la porte du pied – juste assez pour ne pas attirer l’attention sur eux mais pas trop pour que les deux autres le rejoignent – il fit avancer davantage l’homme. D’une poigne ferme, il agrippa son bras et le plaqua contre un mur, le tournant vers lui.

« Où se trouve la télécommande ? »

L’incompréhension qui se lisait dans ses yeux de biche effarouchée agaça Tenkô. Ça aurait été trop facile évidemment. Hésitant une seconde à simplement l’assommer, l’espion se décida à effacer toute trace de sa venue. Le couteau s’enfonça brusquement sous les côtes du scientifique. Le métal glissa dans son diaphragme, perfora ses poumons et peut-être son cœur avec une facilité déconcertante. Un cri rauque de douleur et de choc échappa au pauvre homme qui pensait survivre en suivant les demandes de l’être magique. Malheureusement pour lui, le corbeau souhaitait se faire discret. Suffisamment discret en tout cas pour ne pas être affilié à cette histoire. Ses plumes disparurent d’ailleurs, redevenant peau et cheveux, comme si de rien n’était. Personne n’avait besoin de voir son autre forme.

Patient, il attendit que le dernier soubresaut de vie ne s’empare du corps. Ses yeux roulèrent dans ses paupières, sa bouche demeura figée dans la douleur et enfin, le sang arrêta de pulser dans ses artères. Lentement, Tenkô entreprit de le faire glisser sur le sol pour mieux retirer le couteau. Le sang s’écoula sur la blouse, la teintant de vermeil sans autre salissure. Le corbeau essuya la lame dessus puis se redressa, prêt à la rendre à son propriétaire lorsqu’il le rejoindrait.

Il ne restait plus qu’à trouver cette « télécommande » … et il n’avait aucune idée de ce que c’était. Une sensation désagréable commençait à s’emparer de lui cependant. Et ce n’était nullement du remord. Le vêtement protégeant son buste semblait… s’ancrer sur sa peau. Fronçant les sourcils en réalisant cela, Tenkô entreprit de l’arracher au plus vite. Des grognements de douleur lui échappaient lorsque la toile de l’araignée tirée sur son épiderme, arrachant les rares poils que possédaient ses bras. S’aidant du couteau, il se déshabilla rapidement et balança la tenue sur le cadavre. Ses mains continuaient de frotter ses avant-bras vigoureusement pour retirer tout reste de cette soie maudite.
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Orendi
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Mer 23 Nov - 22:36
Cachée sous la table Orendi vit l'hémoglobine sinuer sur le dallage suivi du bruit écœurant du cœur s'écrasant au sol, si gorgé de sang qu'il aurait presque pu éclater. Avançant telle une araignée la Russe s'extirpa de sa cachette, veillant à ne pas poser ses membres dans l'épaisse flaque incarnat. La femme se redressa, sentant son dos craquer et se plaindre en silence. Voyant les deux hommes prendre les directives Orendi se contenta de hocher de la tête, leur emboîtant le pas. La télécommande en leur possession ils n'auraient plus qu'à dénicher le navire volant, direction le palais royal.

Évidemment la situation n'avait rien de si simple. Deux hommes tentèrent de leur faire barrage – un scientifique et un militaire. Venant en aide à Face Jaune Orendi sauta à la gorge du scientifique, laissant le militaire aux mains de Louie. La Russe s'agrippa à sa cible jusqu'à ce que Tenkô ne prenne le relais, tenant l'homme en joue avec un couteau. Orendi glissa le long du dos de scientifique, s'en détachant avec lenteur, veillant à ce que Tenkô soit le dominant et non le dominé de ce sordide couple. Un sourire flottait sur ses lèvres, dévoilant ses dents. Face Jaune avait dévoilé un tout autre visage, plus proche de l'oiseau que de l'humain. Une transformation proche de l'hybridation.

« Intéressant... » souffla Orendi avant de se rappeler qu'un ennemi était encore debout, menant un duel échevelé avec Louie. La Russe allait aider le Padre et, dès l'ennemi écarté, irait prêter main-forte à Face Jaune. Ses doigts reprirent la confiserie qu'elle avait tenté d'insérer dans la gorge d'un autre employé de ce complexe roumain. Profitant de la confusion instaurée par les actions de ses deux compères Orendi grimpa le long du dos du militaire. L'uniforme se froissant sous ses mains, la Russe disposa ses mains sur le visage de l'homme, écartant la bouche avec la force d'un étau.

« Ouvre la bouche que ça entre ! » grinça-t-elle.

Et le bonbon tomba – vouf – direct dans le gosier ouvert. Les yeux du militaire s'arrondirent tandis que sa pomme d'Adam jouait à l'ascenseur. Une bile reflua poussant Orendi à plisser le nez face à l'odeur – acide virulent. La Russe bondit hors de son perchoir, atterrissant, genoux en premier, sur le dallage. Le militaire porta les mains à sa gorge, tentant de faire sortir la friandise. En vain. Les limaces dévalèrent hors de sa gorge en un amas grouillant, écœurant. Plié en deux l'homme éructait, vomissait un flot de limaces se mouvant dans une bile jaunâtre.

« J'ai réussi ! » claironna la Russe, levant un pouce en l'air, attendant l'approbation de son padre. L'alarme la rappela à la raison – bruit continu qui vous vrillait les tympans. D'autres échos se faisaient entendre, cavalcade de pas effrénés. Ils allaient être nombreux à vouloir les empêcher de sortir de là. La Russe hésita quelques secondes, soupesant la raison et l'instinct avant de flancher pour le premier.

« J' vais aider Face Jaune. » cria-t-elle à Louie. Plus la peine de faire dans la discrétion – ils étaient aussi grillés que des saucisses à un barbecue improvisé. Orendi se coula dans le couloir, entrant dans la pièce que Face Jaune avait investi. Son pied manqua de marcher dans le sang qui marquetait le sol. Son œil glissa sur le corps du scientifique, remonta sur Tenkô et le couteau qu'il tenait en main, la lame ensanglantée. Pas difficile de comprendre ce qui s'était déroulé là. Une des mains de Orendi tapota le poignet de Tenkô.

« Alors ça fait quoi d' tuer son premier homme ? »

Aux yeux de la Russe il était impossible que Tenkô puisse avoir déjà tué. Ce qu'il venait d'accomplir était comme un rituel, un passage à l'âge adulte. Laissant l'asiatique réfléchir à son action la Russe investit le bureau, fouillant en de grands mouvements de bras, jonglant avec les papiers jusqu'à pousser un cri de triomphe, brandissant un objet métallique. Rond, tenant dans la main, il consistait en deux boutons dont la couleur (verte et rouge) était plus éloquente qu'une inscription.

« Avec ça on devrait pouvoir r'joindre le bateau. »

Son œil avisa alors un dossier marqué d'un mot en lettres capitales, rouge incarnat : CONFIDENTIEL. Autant dire que cela revenait à agiter une friandise sous le nez d'un enfant en lui interdisant d'y toucher. Orendi se jeta sur le dossier avec la même avidité, entrouvrant la surface cartonnée. Un « oh » surgit d'entre ses lèvres répété en une cascade de plus en plus grinçante.

« La Reine veut faire la guerre. L'armée avait pour mission de mener des attaques sur les pays frontaliers. La Russie, l'Autriche-Hongrie... Ils attendaient que les expériences soient menées à bien pour lancer la guerre. Ah la guerre. » Soupir de contentement. « On aurait pu se faire de l'argent... »

Mais Orendi n'était pas dupe. La guerre risquait de ne jamais avoir lieu si leur groupe se rendait au palais pour rendre visite à Darius... et à la reine, créatrice et victime de ses propres ambitions. Refermant le dossier, Orendi enfouit la télécommande dans sa poche. Il était temps de mettre les voiles. Franchissant le seuil de la salle la Russe put alors assister à une débandade spectaculaire. Des militaires androïdes – certains avec des canons à la place des bras, d'autres nantis de jambes leur donnant plus de vitesse ou encore de yeux non-organiques – tentaient d'emplir le couloir, d'empêcher les intrus de fuir. La surprise de Orendi monta d'un cran alors que des animaux se faufilaient entre les jambes des androïdes humanoïdes. Des lapins bondissaient, aidés de pattes arrières mécaniques. Un sanglier aux défenses rutilantes de verrous reniflait l'air, inquisiteur. Ils avaient véritablement étendu leurs expériences à toute créature vivante.

« Roi ! » clama Orendi, se rappelant à temps qu'ils devaient parler par code. « J'ai le joujou dont on avait besoin. »

Elle espérait que le message serait assez clair pour le concerné. Si elle disait tout de go qu'elle avait la télécommande du navire automatisé aucun des ennemis n'hésiterait à s'attaquer à elle – voire à la tuer – pour l'empêcher de partir avec leur bien.

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Dim 27 Nov - 18:53


Event

with Tenkô et Orendi



Subissant l’attaque du militaire, d’une carrure presque aussi équivalente que la sienne ce qui lui demanda un effort supplémentaire pour le contrer, Louie fut assez déconcentré dans son propre travail par le comportement soudain outrageusement outrancier du japonais. En plus de lui avoir susurré sa promesse d’un ton que le mercenaire trouvait très langoureux, voilà que l’homme se réveillait, et son hybridation aussi, se couvrant de plumes tout en maintenant l’autre au fil de son couteau, l’entraînant dans la working room. L’excitation à son paroxysme, ce fut un regard appréciateur qu’il lança à Orendi quand cette dernière se dépêcha de venir l’aider. Abandonnant le militaire à son sort de cracheur de limaces pour ne pas avoir à gâcher ses forces.

Bien lui en pris, car une fois le dossier trouvé et l’énoncé d’Orendi réalisé concernant cette guerre que la reine voulait mener (ne s’accordant comme réponse qu’un simple « Je préfère encore mener la guerre contre ces gens là, beaucoup plus amusant crois-moi ») le bruit d’une cavalcade déferla dans le couloir. Une foule, prête à en découdre avec eux, sans la moindre hésitation.

Mais quelle foule. L’adrénaline dans son sang sembla en ronronner de bonheur et faisant face à ces monstruosités semblables à lui, Louie eut un sourire carnassier, assuré de la part de sa protégée de la bonne prise concernant la télécommande, mais aussi de leur victoire. Ils allaient débarquer au palais avec un feu d’artifice. Et ne laisseraient derrière eux qu’un monceau de cadavres.

Ils étaient 12 ennemis. Il en valait quatre. Il lui fallait donc être le double.

« Ami… » Murmura-t-il suavement à l’égard de Tenkô. Se rapprochant du jeune homme – et il espérait que la suite jouerait en sa faveur car réellement, le garçon commençait réellement à se montrer extrêmement désirable – frôlant la courbe de ses fesses de sa main pour mieux chercher ses poches.

Et trouver le bonbon.

« J’espère que t’as pas menti. »
« LEVEZ BRAS ! » Hurla une voix en mauvais espagnol parmi douzaine et tout en obéissant, Louie fit tomber le bonbon dans sa bouche.

Avant de sentir le monde changer.

Un pied. Deux pieds. La vision de son regard sembla se stabiliser à près de quatre mètres du sol et, faisant le double de son poids, en largeur comme en hauteur, il en frissonna comme un cheval, sous le regard éberlué par la magie de ces adorateurs de métal.

Une main dans la poche, il put attraper son bâton de dynamite. Plus gros à son tour. Et calculant rapidement sa position dans l’espace, jeta un regard en arrière, avant de l’allumer.

« Protégez-vous. » Gronda sa voix en écho dans tout l’établissement, avant que le bâton ne file sa mèche et que l’explosion n’ouvre une brèche derrière eux, dans de grands éclats de bois, de pierre et de peinture, créant ainsi une ouverture directe, au garage. « Et Ori appuie sur le bouton ! » Son poing vint cueillir un androïde à la tête robotique et écrasant cette dernière dans une vomissure de métal, il se servit de son corps pour en faucher trois autres.

Avant de commencer, avec une joie presque malsaine, à piétiner 5 autres ennemis, soldats et animaux compris, qui tentaient de sortir leurs armes ou de se lancer sur ses jambes pour tenter de l’arrêter. Écoutant la symphonie de leurs corps broyés sous ses larges semelle, Louie fit éclater son rire magnifique. D’extrême bonne humeur.

C’est ce qu’on pouvait appeler une excellente journée.

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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Mar 29 Nov - 12:29
La remarque de Quatre Bras arracha presque un léger rire au corbeau. Il se contint cependant et se contenta de nettoyer convenablement le couteau, comptant bien le rendre à son propriétaire. Ce dernier débarqua d’ailleurs, mais il n’était pas le seul. Un groupe de soldats et autres créatures venaient de pointer le bout de son nez pour les arrêter. La main qui effleura son postérieur surprit davantage le nippon qui lança un regard déstabilisé au géant. Que faisait-il donc ? Quel était ce mouvement inapproprié ? Cherchait-il son couteau ? Prêt à lui rendre, Tenkô sentit sa poche se faire fouiller et comprit enfin : le biscuit pour grandir.

Reculant d’un pas pour mieux admirer le résultat, il ne fut pas déçu. Un mince sourire s’étira sur ses lèvres. Ses deux partenaires étaient fous mais efficaces. N’ayant pas le temps de s’extasier davantage, l’asiatique se planqua rapidement pour se protéger de la déflagration. Un bâton de dynamite de cette taille provoquait de sacrés dégâts. Les chaussures du géant – réellement géant maintenant – aussi. La scène si aberrante provoqua l’hilarité – contenue – du corbeau, se joignant discrètement au rire puissant du père immense.

L’approche d’un lapin blanc attira ensuite son attention. Brave comme il était, il se décida à approcher de la créature, la jugeant suffisamment faible pour qu’il puisse la défaire aisément. Grave erreur. Un claquement de mâchoire mécanique aussi brutal qu’une guillotine retira tout le sang qui irriguait le visage de l’espion. Finalement, cette bestiole conviendrait parfaitement à Quatre Bras. Ils avaient le même sourire après tout !

Se détournant du lapin des enfers, un hurlement décida Tenkô. L’homme à la carrure la moins développée qui venait de cracher ses poumons devint sa nouvelle cible. Après avoir soigneusement rangé le couteau – car il comptait toujours le rendre à son propriétaire après – il étendit les bras brusquement. Sa peau se couvrit de plumes en quelques secondes. Son visage se déforma et ses yeux noirs se retrouvèrent plantés au-dessus d’un long bec pointu. Remuant un peu son corps pour dégourdir ces nouveaux muscles, le corbeau s’envola ensuite. Les premiers battements furent maladroits mais rapidement, son instinct prit le dessus et il récupéra son agilité habituelle. La transformation n’était cependant pas parfaite, comme d’habitude. Ses cuisses commençaient seulement à développer un plumage. Rien de plus. Le bas de son corps restait désespérément humain. Cela semblait effrayer plus encore les deux soldats. Tenkô en profita donc. Filant sur le plus faible, il l’affligea de coups de becs dévastateurs. Ou presque. Il lui picorait le crâne, arrangeant des touffes de cheveux et de la peau, quelques morceaux de chairs, une oreille vola plus loin mais rien de plus. Il n’arrivait pas à atteindre la jugulaire. Transpercer sa gorge suffirait à l’achever mais son cou était trop enfoncé entre ses épaules pour être atteint.

Changeant de partie du corps, profitant du manque de réaction du soldat choqué, le bec de la créature s’abattit avec force sur son thorax. Tenkô ne réalisa son erreur que trop tard. Un son creux, métallique résonna dans ses oreilles tandis qu’il reculait, chancelant dans l’air, déstabilisé par cette résistance incongrue. Il aurait dû s’en douter pourtant. Le géant n’était certainement pas le seul à avoir un torse renforcé. Malheureusement, cet échec lui couta plus qu’une simple surprise. Un croassement de douleur lui échappé lorsqu’une lame s’enfonça dans sa cuisse. L’autre soldat. Trop obnubilé par son affaibli, le corbeau avait oublié de surveiller ses arrières. L’autre soldat attaquait enfin, sortant de sa transe. De son bras armé, il avait frappé violemment l’oiseau à la jambe, l’envoyant valser plus loin, protégeant ainsi son collègue.

Tombant non loin du géant, l’espion évita son pied de justesse en roulant sur le sol et s’envola à nouveau, péniblement. Rester à terre signifiait mourir. Les autres n’hésiteraient pas à l’achever maintenant qu’il s’était affaibli. Il lui fallait un lieu sûr. Un lieu hors d’atteinte. Un lieu en hauteur. Tirant sur ses ailes pour s’élever le plus possible, sa cachette devint une évidence. S’assurant d’être vu par le géant, le corbeau se déposa sur son épaule. L’atterrissage précaire lui tira un nouveau râle de douleur mais rien de plus. Reprenant forme humaine, se calant au plus proche du cou de l’androïde, il entreprit de presser sur sa blessure pour arrêter le saignement. Les deux autres se débrouilleraient très bien pour en découdre avec les vivants restants.
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Mar 29 Nov - 21:30
« Woaaaa-oooh » souffla Orendi, tête penchée en arrière, observant cette poussée de croissance fulgurante dont était victime le Padre des Renégats. La Russe n'avait encore jamais vu un tel spectacle et s'en extasiait, jusqu'à ce que Louie annonça l'explosion poussant Orendi à rejoindre Tenkô dans la cachette qu'il avait déniché, posant ses multiples bras sur sa tête en guise de paravent de défense rudimentaire. Le souffle de l'explosion ne manqua pas de la caresser de son souffle chaud et puissant. Obéissant à l'ordre grondant de Louie Orendi saisit la télécommande et appuya sur le bouton vert. Un grondement sourd se fit entendre, rendu tout proche par l'explosion du mur qui séparait la salle de travail du garage. Le navire avait du se mettre en branle. Orendi perçut aussi le coulissement sourd d'une importante masse – l'ouverture de la porte ?

Le combat qui s'engageait dans la pièce l'empêchait, pour un temps, d'aller inspecter cela de plus près. Du haut de sa stature digne d'un troll scandinave, Louie avait déjà nettoyé une bonne partie de la zone de combat. Le sang éclaboussait aussi bien le sol que les murs en une arabesque grotesque. Se parant de ses plumes Face Jaune tentait de se frotter aux androïdes humains, quitte à finir blessé. Un élan de témérité que Orendi salua en portant la main à son chapeau avant de dégainer sa lame, antique couteau qui ne l'avait jamais quitté pour faire face à Monsieur Porc, un sanglier aux défenses construites par Darius Danesti.

« Mon cochon il t'a pas raté l' Roumain. »

Le sanglier émit un grognement avant de creuser le sol de son sabot, baissant la tête. Orendi plia les genoux, lame au clair. Lorsque l'animal fonça vers lui, boulet de canon, la Russe fit un bond de côté laissant le sanglier passer à côté d'elle. L'animal se retourna mais ne put éviter la lame qui creva l’œil en une explosion immonde de fluides.

« Désolé 'tit père mais c'était toi ou moi. »

Évidemment l'excuse ne calma pas le concerné qui retenta de foncer sur la Russe. Mais aveuglé aussi bien par le douleur que la vision troublé par son œil mort, l'animal passa à côté de la Russe. Ses défenses se plantèrent dans le corps de l'androïde qu'avait blessé Tenkô, achevant l'homme dans un concert de gargouillements. L'animal secoua la tête, le cadavre tressautant au bout de sa défense – guerrier encombré par le cadavre au bout de sa lance.

Du regard Orendi avisa le charnier. Un autre androïde humain demeurait debout, potentiellement dangereux. D'autres forces viendraient peut-être, interpellées par l'alarme qui continuait son vacarme ainsi que par le grondement du navire prêt à mettre les voiles. Deux de ses mains plaquées de chaque côté de sa bouche la Russe interpella Louie, dont la tête tutoyait toujours le toit, et Tenkô posé sur son épaule.

« On s' tire les gars ! Par là ! » De la main, Orendi désigna la trouée dans le mur. « Faut que tu dégrossis Roi sinon on va rester coincés ici ! »

Et Orendi était incapable de lui indiquer la marche à suivre pour retrouver une taille normale. Tenkô saurait probablement le faire, lui, étant le propriétaire de ces biscuits à fort effet de croissance.

La Russe s'engouffra dans la trouée creusée par la dynamite, ses pieds enjambant les monceaux de brique et de ciment. Le navire se dévoila sous ses yeux, pareil à un petit navire volant de plaisance. Un automate habitait le cockpit avant. Sentant la présence de Orendi il se tourna vers elle dévoilant un faciès et un costume comparables à ceux d'un pilote de croisière. S'il avait pu, il aurait sûrement salué en ôtant son képi.

« Si vous souhaitez décoller dites Décolle. » commença à déblatérer l'automate avec une voix mécanique dans un roumain que, heureusement, Orendi comprenait en partie.
« Ouais ouais attends-là. » déclama la Russe en faisant signe à l'automate de patienter, avant de se retourner, gueulant à s'en briser les cordes vocales. « ROI. FACE JAUNE. ON S' GR-ARGH. »

Elle ne l'avait pas senti, ni vu venir avant que sa mâchoire mécanisée ne se referma sur un de ses bras. De ses grands yeux clamant l'innocence même, le lapin l'observait, agrippé à sa manche. Orendi secoua le bras, tenta de déloger l'animal en glissant la lame entre les dents et la manche. En vain. La mâchoire de l'animal s'était refermée tel un étau la contraignant à subir la pression qui meurtrissait sa chair malgré la faible protection du tissu. Du sang commença à s'écouler en une fine rigole le long de son bras.

Orendi cracha une insulte en Russe. Au moins avait-elle encore trois bras valides.

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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Dim 4 Déc - 17:19


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Le combat manqua de condamner Face Jaune et continuant d’écraser ses ennemis, Louie le vit prendre son envol, étrange figure hybride aux ailes et au bec d’oiseau, pour mieux se poser sur son épaule, en parfaite sécurité. Vivement, il aperçut les mouvements d’Orendi, luttant à son tour pour mieux se faufiler à travers la brèche créée par ses bons soins. Le rugissement du navire retentit alors dans ses oreilles et, se sentant faiblir, il en profita pour détruire entièrement le mur ainsi que la quasi-totalité de la chambre de travail pour attraper Tenkô avec le plus de précaution possible, tendant la main pour le déposer dans la machine.

Le monde reprit alors sa place et sa taille, et grondant, sentant tout son être se réadapter à l’espace, il attrapa au collet le lapin androïde barbouillé du sang de sa petite. Plaqua une main sur son échine, l’autre sur son crâne et se mit à tirer, déchirant chair et tendons dans des filaments de viande qui l’éclaboussèrent un peu plus de sang.

Avant d’en balancer une partie dans un coin et la tête à la gueule du seul être « humain » restant.

Il ne lui fallut qu’un instant pour se précipiter à ses côtés et saisir le presque-assommé pour enfouir ses doigts dans ses globes oculaires. Les lui enfonçant jusqu’au crâne, jusqu’à sa foutue cervelle, étouffant ses hurlements de sa large paume avant de lui briser la nuque. Poupée de chiffons et de métal, le dernier ennemi tomba à terre et d’un regard alentours, au feu qui commençait à peine à prendre de chaque côté de l’ouverture, il prit enfin la suite de son propre équipage, lançant un joyeux :

« Ils ne restaient que ces deux-là, bon vent à eux ! » Essuyant ses mains sur son manteau, il s’en vint se saisir de son chapeau, pour redonner forme et allure à son propre crâne échevelé, embrassant au passage le mignon petit asiatique qui s'était rudement bien démerdé, d'un baiser sur la bouche, assuré et sec.

Les boucles dans le vent il se rapprocha à pas pesant de l’automate, maugréant pour lui-même. « Mais je regrette quand même que tout ne soit pas rasé. Ori, tout va bien à ton bras ? » Son regard vert la détailla et déchirant un large morceau de son semblant de chemise, au niveau du ventre, il le lui tendit. « Noue ça autour de la plaie. Et on fera réparer ça de retour à bon port. Il est quand même temps d’aller continuer notre vendetta ailleurs qu’ici. »

« Si vous souhaitez décoller dites Décolle. » Réexpliqua alors l’automate à ce nouveau visage buriné. Et soufflant son haleine à ce robot de pacotille, Louie prit le temps d’attraper un cigare dans sa poche intérieure, le chiquant avec ses dents avant de l’allumer, et expirer, tranquille, bienheureux, comme en voyage de noce.

« Décolle, l’ami. Et amène-nous auprès de ton patron. Je me suis assez entraîné pour aujourd’hui. Place aux choses sérieuses. »
« Attachez-vous soigneusement, départ imminent. » Lança la voix de l’automate, singulièrement obéissant tandis que le navire s’extirpait de son carcan pour mieux prendre la direction du palais souverain.

Et même sans dynamite, Louie comptait bien y faire une entrée fracassante.








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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Dim 4 Déc - 18:24
Le navire s’élança. Et pourtant, le monde autour de Tenkô semblait figé. Les yeux écarquillés, il ne se remettait pas de ce qu’il venait de se produire. La main toujours pressée sur sa plaie, le sang s’était arrêté, le laissant libre de penser à cet autre évènement. Infime dans le temps et pourtant si marquant. Le Roi l’avait embrassé. Le Père. Le Géant. L’Androïde. Un homme. Il avait déposé ses lèvres sur les siennes comme la chose la plus naturelle au monde. Comme quand il avait effleuré son postérieur et que Tenkô n’y avait pris garde. Pour qui se prenait donc ce type ? Où avait-il donc été élevé pour avoir des mœurs aussi légères et perverses ? Le pire dans tout cela, c’était le manque de dégoût du corbeau. Il n’avait pas trouvé ça repoussant. Juste chaud et bref. Et traumatisant. Mais pas repoussant. Que lui arrivait-il donc ? Son voyage en Mongolie lui revint. L’image du Khan dont il avait caressé les cuisses avec désir. Par erreur certes. Sur un malentendu. Mais tout de même. Deux évènements avec des hommes ainsi, c’était beaucoup trop sur une vie !

Déglutissant péniblement, ses sens lui revinrent. L’odeur du cigare mêlé à celle métallique qui régnait à bord. Le boucan infâme que provoquait le navire en sortant du bâtiment. Le vent dans ses cheveux, lui arrachant quelques frissons de froid. La douleur refit surface à son tour, vivement, le rappelant à l’ordre. Léchant ses lèvres pour effacer la sensation de celle du tueur, Tenkô se leva avec difficulté. Aussi discrètement que possible, il s’éloigna du dépravé et se mit en quête de matériel de soin. Il boitait et ça l’agaçait. Il ne pouvait faire autrement ceci dit et se mit à fouiller tout ce qui passait sous ses mains. Heureusement pour lui, une trousse de secours trouva son chemin jusqu’à ses doigts. L’ouvrant sans hésiter, le corbeau se sentit rassuré. Du désinfectant et des bandages. Tout ce qu’il lui fallait. Il y avait bien d’autres choses mais ça ne l’intéressait pas. Défaisant le rouleau de bandage, il le coupa en deux. Quatre Bras en aurait besoin aussi alors mieux fallait partager. D’autant plus que son quota de morts était plus élevé que le sien.

Se trainant à nouveau, en ignorant consciencieusement le fumeur, Tenkô tendit le bout de bandage à l’étrange créature qu’elle était.

« Tiens. Ça tiendra mieux qu’un bout de chemise. »

Lui foutant le tissu dans une de ses trop nombreuses mains pour aller plus vite, il s’éclipsa ensuite pour s’isoler. Il cherchait surtout à se mettre à l’abri du pervers. Une fois donc à l’autre bout du navire, il défit la ceinture de sa tenue traditionnelle – quelque peu abimée par les voyages – et se mit à désinfecter sa plaie. C’était profond et douloureux. Des grognements lui échappaient et il finit par mettre un pan de son vêtement dans sa bouche pour mieux résister. La blessure propre, il entreprit ensuite de la bander, tournant autour de sa cuisse lentement, serrant bien pour être capable de mieux marcher. La suite des évènements serait tout aussi intense que le début, il n’en doutait pas une seconde.

Ces soins précaires apaisaient déjà la douleur et le nippon soupira de soulagement. Il se décida ensuite à se rhabiller, nouant bien sa ceinture pour ne pas être dérangé plus tard. Prudent, il retourna en boitillant vers les deux autres pour écouter un tantinet leur éventuel plan d’attaque. Ce ne fut pas pour tant une raison d’adresser la parole à l’embrasseur de service. Il s’assit au sol dans son coin pour sortir les feuilles qui trainaient dans son sac et les parcourir calmement, zieutant parfois le drôle de duo qui l’accompagnait.
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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Dim 4 Déc - 21:08
Orendi serra les dents à s'en briser les dents lorsque le Padre tira sur le corps du lapin. L'animal, dans un réflexe empli de spasmes de douleur, avait serré sa mâchoire une ultime fois, y mettant ce qui lui restait de force. Malgré les soins la marque des dents mécaniques demeurerait, vestige et souvenir de cette épopée roumaine. Prenant le morceau de chemise, bandant au mieux tandis qu'elle crapahutait vers le navire, Orendi sauta sur le pont, s'agrippa à la rambarde. La voile claqua alors que le navire sortait du complexe, sa quille éraflant le sol tandis qu'il s’élevait, gagnant peu à peu du terrain. Sous la coque le complexe se fit plus petit, plus lointain – menace lointaine désormais oubliée tandis que Louie exprimait leur prochain objectif. Le palais royal. Détrôner la reine et s'amuser en compagnie de son amant et marionnettiste.

La voix de Tenkô tira la Russe de sa contemplation du ciel. Remerciant l'asiatique, la femme entreprit de mieux bander son bras. Ballant, trop secoué et meurtri par les morsures de Mâchoire d'Acier, numéro trois fut délogé de sa manche non sans quelques glapissements sourds de douleur, et collé contre sa poitrine. Ainsi le bras ne la gênerait pas dans ses mouvements, et encore moins dans la suite des opérations.

« J'ai jamais tué une Reine. » glissa Orendi tandis qu'elle se relevait avec son bras en écharpe. « Je me demande ce que ça fait... »

Car il était évident qu'ils n'allaient pas se contenter de boire le thé en compagnie de la souveraine. La reine avait déraillé, loin de la voie de la raison. Sa folie devait être stoppée – par la force s'il le fallait. Et Orendi avait quelques griefs personnels. Son Padre et Chester avaient tous deux soufferts des volontés fantasques de cette souveraine écarlate. Et d'autres encore, anonymes, devaient panser les plaies des blessures qu'on leur avait infligé. Le cercle devait être brisé – et ce dans le sang.

Les mains de Orendi étreignirent la rambarde.

« Il me tarde de serrer la main à Roscat. »

De voir ce qu'elle s'était infligé, jusqu'à quel point elle avait perdu son humanité.


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Hasard

MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Dim 4 Déc - 21:10

Félicitations vous avez fini la seconde partie et trouvé pas mal d'informations. Le topic final sera ouvert dès que le second groupe aura fini son dernier tour de son côté. En toute logique la finale sera lancée courant de la semaine prochaine. Vous serez tenus en courant par MP. Merci pour votre participation et à très bientôt pour la suite !


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MessageSujet: Re: Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie   Aujourd'hui à 11:45
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Mi-août 6. La contrée de fer - Seconde partie

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