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 Fin août 06. La communauté de Avalon

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Hasard

MessageSujet: Fin août 06. La communauté de Avalon   Sam 22 Oct - 21:27
Janvier 6 - The Times
Le cadavre calciné d'une Bête a été découvert aux abords de la Tamise. D'après les témoignages des victimes, cette Bête sévissait depuis plusieurs jours répandant chaos et désolation et tuant plus d'un de nos citoyens. Malgré une enquête poussée de Scotland Yard, les circonstances de la mort de la Bête demeurent insolubles. Un citoyen ayant fait justice lui-même ? Un incident ? Nous ne pouvons que espérer que cette Bête était unique et que sa mort a mis fin à ses crimes.

Mars 6 - The Times
De nouvelles victimes ont été découvertes à Manchester. Le modus operandi demeure le même : les cadavres sont retrouvés avec le torse ouvert, le cœur arraché. La police soupçonne que ces crimes auraient un lien avec la Bête qui avait sévi à Londres en début d'année. L'enquête suit son cours.

Mai 6 - The Times
Des courriers ont été reçus au sein de plusieurs postes de police du Royaume-Uni. Tous sont estampillés du nom de « Avalon » et revendiquent les crimes commis au sein du pays. La police n'a pas voulu communiquer davantage à ce sujet, assurant que tout était mis en œuvre pour calmer ce cataclysme qui s'abat sur le royaume.

Juillet 6 - Extrait d'un pamphlet diffusé sous le manteau et placardé dans les rues
Nous sommes Avalon. Nous sommes une communauté réclamant le droit à la magie de reprendre sa place en ce royaume décadent. Sa place légitime. Celle d'un pouvoir devant lequel vous devrez tous vous soumettre, un pouvoir au-dessus du roi fantoche de cette terre. À ceux qui s'opposeront à notre idéal nous enverrons nos Bêtes. À ceux qui accepteront de nous rejoindre nous offrirons rédemption et protection. 


Les articles de journaux se succédaient au sujet de cette affaire qui ne semblait ne pas avoir de fin. La grogne populaire commençait à monter et il n'était pas rare de voir des citoyens se rassembler pour pouvoir, par eux-même, mener des battues pour traquer les Bêtes. À quoi ressemblaient-elles ? D'étranges hybrides au faciès de cucurbitacée – de sordides Jack'o Lantern. Des créatures qui semblaient être asservies par ce groupe « Avalon » qui se réclamait responsable des crimes commis. Nul habitant du Royaume-Uni ne pouvait ignorer tout ce chambardement.

Depuis août, les attaques s'étaient multipliées au sein de la ville d'Oxford mettant policiers et badauds sur les dents. Chacun voulait la tête de la Bête et de ses maîtres au risque de se gêner mutuellement. Le sang coulait entre les pavés, les victimes se multipliaient – et la Bête, toujours, fuyait.

Aujourd'hui la soirée s'annonçait aussi tendue et sombre que depuis le début du mois. Les policiers sillonnaient les rues, arme au poing. Les badauds se rassemblaient dans les pubs, fomentant des plans scabreux autour d'un verre.

C'est dans cette ambiance que vous vous trouvez. Poussés par l'appât du gain après avoir été mandaté par un groupe en quête de nouveaux bras, par la curiosité, ou par volonté d'aider la veuve et l'orphelin. Il ne tient qu'à vous d'élucider cette énigme qui se présente à vous.


Les règles

• J'ai volontairement pas dépeint dans les détails pour que vous puissiez mener votre introduction tranquillement. N'hésitez pas à aller discuter avec des PNJs, taper la causette dans un pub ou fouiner dans les rues, que sais-je. Amusez-vous ! J'interviendrais selon votre avancée pour vous filer des indices, vous envoyer des obstacles – gratiner un peu toute cette enquête. Bon jeu !

• Pour toute question, place au debriefing !




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Juniper
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MessageSujet: Re: Fin août 06. La communauté de Avalon   Dim 30 Oct - 10:14

A peine remis sur pieds, me voilà reparti. J'avais finalement renoncé à aller plus loin dans mon enquête en Roumanie, n'en déplaise à Sanders, et mon geste stupide lorsque je m'étais mis à la recherche de TJames m'avait valu plus d'une brûlure. Sans la présence d'esprit de la guerrière aux cheveux blancs, dont le nom m'est toujours inconnu, j'aurais très certainement péri dans les flammes ou l'explosion. Mais peu importe. J'avais retrouvé ma petite planque habituelle à Londres et avait été accueilli par un Ernesto tout euphorique. Le corbeau que TJ et moi avions soigné avait repris du poids et regagné sa majesté primaire, et s'il lui arrivait de disparaitre pendant quelques temps, il finissait tout de même toujours par revenir à tire d'aile près de moi pour me tenir compagnie. Et bizarrement, il n'avait aucun mal pour me trouver, même si je n'étais pas dans un lieu que je fréquentais habituellement.

C'est en flânant un peu au hasard que je suis retombé sur l'un des pamphlets estampillés Avalon. J'avais déjà commencé à rassembler bon nombre d'informations sur cette étrange histoire avant mon départ pour l'asile roumain, mais toutes étaient un peu trop floues pour me mener quelque part. En réalité, depuis la découverte du cadavre de la Bête, tout s'était un peu tassé à Londres. Les journaux racontaient cependant que d'autres villes subissaient des attaques ressemblant à s'y méprendre à celles de la créature lorsqu'elle sévissait encore ici, à la capitale. Manchester avait été particulièrement touchée. Et maintenant, c'était au tour d'Oxford, si j'en croyais les vieux journaux que j'avais réussi à rassembler et qui correspondaient tous à ma période d'absence. Impossible de rester là, inactif, alors que tout se passe ailleurs.

J'ai rassemblé mes affaires, prévenu personnellement mes employeurs d'une nouvelle absence, et envoyé deux missives chez Sanders, portées par Ernesto : une pour le médecin lui-même, et une pour TJ. Je voulais me mettre en route seul, enquêter seul, et pour cela, des adieux en chair et en os auraient été trop long, auraient retardé mon départ et mes deux amis auraient argumenté sans relâche pour m'accompagner. Si TJ aurait peut-être pu être vite détourné de cette idée, Sanders, lui, n'aurait pas lâché l'affaire avec autant de facilité. La confrontation était donc naturellement à éviter.

Le voyage jusqu'à Oxford a été bien moins long que prévu. J'ai eu à plusieurs reprises la chance de croiser la route de voyageurs en charrette, voiturette et même un à cheval, qui m'ont tous gentiment accepté à leurs côtés -et en croupe, dans le cas du cavalier, ce qui n'était pas vraiment pour mon plus grand bonheur, n'ayant jamais eu la chance d'apprendre à monter. Mais le transport me permettait de réfléchir tout à loisir sur mon enquête, n'ayant pas à surveiller mon chemin ni prêter attention où poser mes pas.

La façon dont la bête tue n'a aucun sens. Un animal poussé par la faim n'aurait pas pris la peine d'ouvrir la poitrine de sa victime pour n'en emporter que le coeur. D'ailleurs, les animaux n'ont pas cette manie de choisir quel morceau ils vont manger. Cela ne peut donc être que l'oeuvre d'un être humanoïde -humain, hybride, androïde, qu'importe. Il faut de la force pour ouvrir en deux la cage thoracique d'un individu, c'est évident. Et pour en arracher le coeur aussi. Mais quelques points restent obscurs ; pour les éclaircir, il faudrait que j'obtienne par n'importe quel moyen un récit détaillé de ce qu'on subit les victimes. Ça peut changer beaucoup de choses.
Trop d'éléments me manquent encore pour reconstituer un puzzle un peu plus représentatif. Mais cette histoire n'est pas sans rappeler une vielle légende de France datant du siècle dernier où une Bête avait décimé et terrorisé les populations avant d'être enfin abattue. Sa nature reste encore inconnue, mais pour ma part, je pensais en lisant cette histoire qu'il s'agissait d'un hybride de loup, ou de chien, rendu fou par sa transformation. Pourquoi pas, après tout ?
Autre point notable, et peut être bien plus important : Cette communauté nommée Avalon qui prêche la magie et crache sur son étouffement par la société actuelle. D'où vient-elle, quel événement a pu déclencher cette soif de se dévoiler, cette rage de vaincre et de dominer la non-magie ? Rien ne m'avait paru suffisamment important cet hiver pour être en lien avec cette étrange et soudaine tentative de prise de pouvoir par la terreur et l'horreur.
Mais sans compte rendu sur les victimes, et sans être sur place, il est difficile de se faire une idée précise de tout cela. Si j'avais su où les trouver, ces gens qui se rassemblaient sous le nom d'Avalon, peut être aurais-je infiltré leurs rangs pour en apprendre plus sur eux et comprendre leurs motivations.

Oxford est une belle ville. Oxford est pleine de policiers. Oxford semble à la fois trop morte et trop vive. Les habitants se terrent dès le crépuscule, ou se rassemblent dans les pubs, et parfois dans les rues, à la recherche du monstre. J'ai eu beau tourner dans tous les sens en quête de quelques informations plus intéressantes et vraisemblables que celles déjà en ma possession, j’ai fait chou blanc. Ce soir succède à tous les autres depuis mon arrivé, électrique, pleine d'une tension tourmentée. Le peuple gronde, la police grogne, et les Avaloniens doivent se délecter de cela.

C'est pourtant le coeur plus léger que je pousse la porte de l'auberge -le mot est encore bien généreux vu l'état des lieux- dans laquelle j'ai trouvé refuge à mon arrivée. La fraicheur nocturne me fait frissonner alors que je m'engage dans les rues, repensant à ma rencontre du matin. Un jeune garçon affolé, qui m'est rentré dedans et qui, pour la peine, s'est retrouvé assis sur les pavés à mes pieds sans comprendre ce qu'il lui était arrivé. Une main tendue et un sourire confus l'ont convaincu d'échanger quelques mots avec moi.

-Où coures-tu ainsi ?
-La Bête monsieur, elle a encore frappé ! Près du vieux mur de la ville, juste à côté de la cathédrale !

Au vu et au su de tous, donc. Étonnant. J'ai fouillé ma poche pour en tirer quelques piécettes.

-Indique moi le chemin.

Il s'est empressé de le faire, lorgnant les ronds de cuivre brillants, telle une pie. Je les ai laissés glisser dans sa main et je suis parti après un bref échange de politesses, et en étant sûr de savoir son nom et où le trouver si j'avais par la suite besoin de lui en demander un peu plus.
Je n'ai malheureusement rien appris sur les lieux, qui étaient surchargés par la foule, badauds comme policiers. Les curieux se pressaient pour avoir leur dose de morbide et d'histoires effrayantes à raconter, et je me suis donc décidé à explorer les environs et à ne revenir ici qu'à la nuit tombée.

Les pavés sont encore gluants de sang. Flâneurs, fouinards et spectateurs sont tous partis, mais plusieurs groupes se sont rassemblés non loin de la scène, armés de torches et de fourches, ou de tout autre instrument qui pourrait servir d'arme. Une nouvelle battue va avoir lieu, mais je ne pense pas qu'y prendre part me sera d'une utilité quelconque. J'examine attentivement le lieu où se trouvait le corps. Il n'y a pas de traces particulières. Ernesto vient se poser sur mon épaule, croasse, attirant les regards de certains hommes dans le groupe le plus proche. Je m'efforce de ne pas prêter attention aux murmures que cela provoque. Il est vrai qu'un étranger accompagné d'un corbeau peut être très malvenu sur les lieux d'un massacre. J'allume une cigarette, tendu, prêt à prendre mes jambes à mon cou s'ils décident de se jeter sur moi, mais les yeux toujours rivés sur les pavés. Et c'est là que je la trouve. La petite goutte de sang de trop, celle qui ne colle pas avec le reste. J'abaisse légèrement ma lampe. Elle ne luit plus, elle a déjà séché, mais pourtant, je ne peux pas me tromper. Je reprends mes recherches, tournant en rond autour, élargissant progressivement le cercle, jusqu'à tomber sur une autre goutte, tout aussi difficile à voir. Peut-être même encore plus effacée que la précédente par les va et vient incessants de ce matin. Mais elle est bien là. Je m'élance ainsi sur une piste, ténue, peut être fausse, mais il ne faut rien négliger, et suis lentement le tracé formé par ces minuscules taches, longeant la rue qui remonte jusqu'au Marton College. Si je ne me trompe pas. La géographie de la ville m’échappe encore à certains endroits, il me faudrait une carte.

Peut être la victime a-t-elle été tuée ailleurs puis transportée ici pour être découpée...



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Abraham Sanders


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MessageSujet: Re: Fin août 06. La communauté de Avalon   Ven 18 Nov - 19:13
La communauté d'Avalon
Quête de Juniper
Notre quête roumaine s'était avérée un désastre. Perdus au milieu d'un asile abandonné, ou qui semblait abandonné, nous retrouvant au beau milieu de personnages venus de quatre coins du monde, et d'apparences variées sans savoir pourquoi le hasard nous avait mis sur la route de créatures et d'humains si particuliers au même endroit. Trop de choses, trop de confusions, trop d'actions et j'avais perdu le fil, entre cris, explosions, des gens à sauver et des contretemps, je n'avais pas pu explorer à fond cette bâtisse mystérieuse qui renfermait de trop lourds secrets. Et je m'en veux. J'ai fait de mauvais choix, j'ai tenté de me frayer un chemin parmi ce cirque et je n'ai pas eu le temps d'avoir les réponses que je voulais. De retrouver celui que je cherchais. Je m'en veux. Je m'en veux énormément, surtout qu'en me lançant dans cette quête j'ai mis mon petit James en danger, ainsi que Juniper. Je n'aurais jamais dû partir avec eux, même si mon petit chat s'est avéré être un passager clandestin... J'ai échoué parce que je suis venu mal préparé et que par ma faute mon oncle était sans doute mort, si ça n'avait pas été le cas avant même mon arrivée...

Le retour s'est fait de façon morose. Juniper veillait sur notre petit chat pendant que je morfondais, restant de longues heures silencieux, à fumer ma pipe et à observer les paysages variés défiler derrière la vitre de notre compartiment. Nous mangions, dormions, parlions un peu, et je m'efforçais de ne pas être trop désagréable envers eux pour que mon silence ne leur apparaisse pas comme un reproche ou une punition. Ils n'y pouvaient rien si les choses s'étaient achevées ainsi... Nous avons finalement fini par arriver à Londres et j'ai raccompagné tout le monde, homme, chat, bagages jusqu'à mon hôtel particulier, les confiant aux bons soins de Jenkins avant de repartir directement chez mes parents. Bien sûr ils étaient déçus, et toujours aussi inquiets, mais ils ne m'en voulaient pas, ils m'ont dit que j'avais fait tout ce que j'avais pu. Et je crois que ça m'a encore plus touché que s'ils m'avaient traité de fils indigne. Ils pensaient vraiment que j'avais fait de mon mieux alors que je me repassais sans cesse le déroulement de cette fameuse escapade qui couta bien cher...

Les jours qui ont suivi furent moroses pour moi et je me lançai dans le travail pour me changer les idées, ainsi que dans la poursuite de l'éducation de mon locataire félin. La vie reprit son cours, tant bien que mal, même si mes pensées étaient trop souvent tournées vers toute cette histoire, et la lointaine Roumanie... Et un soir, alors que j'étais en train de lire et que TJ jouait aux billes devant la cheminée, j'ai entendu de petits coups sur le carreau. J'ai mis quelques secondes à réagir quand je réalisai enfin que les coups venaient d'un corbeau, le fameux Ernesto, que James et Juniper avaient recueilli. Il avait un mot attaché à la patte et quand j'ouvris la fenêtre, il voleta jusqu'à mon bureau en coassant et en battant des ailes. Au bout d'une ou deux tentatives il me laissa enfin prendre le message et je découvris avec surprise une lettre de Juniper. Son contenu m'étonna encore plus: il était parti, presque comme un voleur. Surtout, que d'après sa courte lettre, il partait enquêter. Mais sur quelle affaire? Pourquoi? Où? Autant de questions sans réponses. Enfin... si. J'en obtins une dans la lettre qu'il envoya directement à James en disant qu'il se trouvait à Oxford.

Et étrangement, surtout après ce qui venait de se passer, quelque chose en moi me poussa à ne pas le laisser seul pour cette mystérieuse quête. Comme si j'avais peur de le perdre lui-aussi après ce qui s'était passé avec mon oncle, et si je n'étais pas aussi proche de lui que je l'étais de James, je ne supportai pas l'idée de le savoir peut-être en danger, et qu'il lui arrive quelque chose sans que j'aie levé le petit doigt. J'ai donc préparé mes affaires et le lendemain je pris le premier train en direction d'Oxford. Je ne savais pas exactement combien d'avance il avait sur moi mais peu importait. Il fallait que je le retrouve. Le trajet fut rapide,quelques heures à peine, confortablement installé dans un compartiment chauffé et bercé par le ronronnement des roues sur les rails. Une fois sur place je repérai un groupe de gamins et m'approchai d'eux.

Bonjour jeunes gens. Je cherche un ami à moi, peut-être que vous l'auriez vu... Deux couronnes à qui arrive à me mener à lui...

Je vis leurs yeux s'agrandir à l'annonce de la somme et me lançai dans la description de Juniper, donnant le plus de détails possibles. Tout de suite les gamins se sont éparpillés comme une nuée de moineaux et je venais de trouver l'équipe d'enquêteurs plus efficace que le Yard. Je cherchai ensuite une auberge convenable où je déposai mon léger bagage avant de me mettre en quête de mon acolyte. Tout le reste de la journée je déambulai comme n'importe quel touriste en goguette dans les rues qui n'avaient pas beaucoup bougé depuis le Moyen Âge, admirant les édifices et les sites touristiques tout en restant à l'affut de la silhouette du jeune homme. Ma promenade m'occupa jusqu'à la tombée de la nuit et je dînai dans un petit restaurant peuplé de gens du cru. L'ambiance était joyeuse et bon enfant, un groupe de quelques musiciens animait la salle qui résonnait de rires et de conversations animées. J'en profitai pour manger une excellente tourte accompagnée d'une pinte de bière bien épaisse, tout en discutant avec mes voisins de table.

A mon retour à l'auberge, aucune nouvelle, aucun télégramme. Deux jours passèrent ainsi, durant lesquels j'errai à la recherche de mon ami. Je craignais vraiment de l'avoir manqué, qu'il avait déjà accompli sa quête ou pire, qu'il lui soit arrivé quelque chose. Je visitai la célèbre université, la bibliothèque et d'autres, poussant la porte de quelques antiquaires et autres boutiques, mais toujours aucune nouvelle. Et pendant les deux soirs qui suivirent, alors que je retournai diner au même endroit, j'appris par bribes la mention d'une bête, une créature qui s'attaquerait aux innocents. Sûrement le motif de l'enquête de Juniper mais...pourquoi? Pourquoi s'intéressait-il à ce monstre? Si cela en était bien un? J'y réfléchis le lendemain, continuant toujours mon exploration, quand enfin, vers le coucher du soleil, un des gamins de l'autre jour déboula devant moi.

Monsieur! Monsieur votre ami, on l'a trouvé!
En es-tu sûr?
Je le connais pas moi monsieur, mais en tout cas il colle avec votre description!


Peut-être que je tenais enfin une piste! Je le suivis alors jusqu'à une foule qui commençait à s'agglutiner. On criait au meurtre. Mon sang se glaça en imaginant que ça pouvait être lui, la victime, mais heureusement ce n'était pas le cas. J'entendis alors un croassement. Je n'y prêtai pas attention, avant de me rappeler de ce fichu Ernesto... qui allait peut-être pouvoir jouer les fil d'Ariane sur ce coup-là. Je commençai à m'éloigner de la scène du crime en suivant les bruits, et rapidement je distinguai une silhouette dans l'obscurité, avec un corbeau sur l'épaule et une cigarette aux lèvres.Je me rapprochai de lui pour être vu, sans être trop près pour ne pas l'effrayer et j'élevai la voix.

Bonsoir Juniper... Alors c'est pour cette histoire de Bête que tu es venu jusqu'ici? Tu aurais pu m'en parler tu sais...
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Hasard

MessageSujet: Re: Fin août 06. La communauté de Avalon   Jeu 24 Nov - 23:47
L'odeur du coton imbibé d'huile s'enflammant sous la houlette de la flamme vous titille les narines. Fugitif, l'allumeur des réverbères à gaz mène son travail, tendant le bras pour renouveler les cotons, répandre l'huile, déclencher la flamme salvatrice. Sous son chapeau mou, à la lueur de la flamme qu'il vient de faire naître, se dessine le visage d'un homme à la peau tannée par les intempéries, au regard presque aussi vieux que le temps.

« Ainsi vous cherchez la Bête vous aussi. »

Il énumère ce fait comme si vous discutiez simplement du temps qui passe, ou du prochain match qui se jouera au sein du stade. Une banalité parmi d'autres. Il tend le bras vers la ruelle qu'il vient de finir d'éclairer, les flammes faisant briller les gouttes de sang que Juniper suivait tel le Petit Poucet.

« Vous devriez trouver ce que vous souhaitez là-bas. Mais... Soyez d'une extrême prudence. Une puissante magie est en jeu. »


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MessageSujet: Re: Fin août 06. La communauté de Avalon   Mar 29 Nov - 9:21

Je suis lentement la piste, je prends mon temps, tirant doucement sur ma cigarette. Du coin de l'oeil, j'aperçois une silhouette se glisser dans la rue. Ernesto croasse, mais tant qu'il ne s'envole pas, il n'y a pas de danger. Je continue de chercher les gouttes de sang séché, du regard, attentif. Puis une voix s'élève dans mon dos et je me retourne pour faire face à son propriétaire, surpris.

-Sanders ! Que faites-vous ici ?

Un léger sourire étire mes lèvres. TJames. C'est lui qui a dû lui dire où j'allais... Ou peut être lui a-t-il simplement fait lire sa lettre. Quoiqu'il en soit, je me retrouve avec un allié à mes côtés. Ou un frein... Je ne sais pas encore. Le médecin est bien plus prudent que moi.

-Vous m'auriez empêché de partir seul... Voire de partir tout court. Surtout après la catastrophe qu'a été notre voyage en Roumanie...

Je frotte doucement mon bras, à l'endroit où l'une de mes brulures finit à peine de cicatriser. Une catastrophe, c'est peu dire. On aurait pu y laisser la peau, et TJ a été clairement traumatisé par tout cela. J'ai l'impression que depuis, plus rien n'est réellement pareil entre nous...

-Et ça, ça m'ennuie, parce que j'enquêtais sur cette affaire bien avant notre voyage à l'asile...

Une odeur d'huile brûlée vient chatouiller mes narines. Je me détourne de mon ami pour apercevoir l'allumeur des réverbères à gaz. Aussi discret qu'une souris, il a pu s'approcher suffisamment de nous pour entendre notre conversation. C'est le plus naturellement du monde qu'il nous parle de la bête. Je tire une longue taffe sur ma clope en hochant doucement la tête.

-Là-bas ? Comment vous le savez ? je demande, en haussant un sourcil.

Le vieil homme désigne, du menton, les tâches de sang émaillant le pavé.

-Sans être pisteur il est aisé de voir la direction prise par la Bête.

Certes, il n'a pas tort. Quoiqu'il faut également de bons yeux pour repérer les traces, surtout dans la pénombre.

-Vous parliez de magie... Quelle sorte de magie ? Savez-vous comment nous pourrions nous protéger ?

Le vieil homme a un sourire. Un frisson secoue lentement mon échine.

-Je ne suis qu'un vieil allumeur de réverbères. Comment pourrais-je savoir cela ? Si les gens savaient comment s'en protéger, il n'y aurait pas eu tant de morts. Vous ne croyez pas ? Tout ce que je sais c'est que c'est pas normal une bête qui tue pas pour manger. Même une bête magique. Y a de la sorcellerie derrière. J'en suis certain.

Nous voilà d'accords sur un point. Un animal ne tue que pour manger, par nécessité, pas par jeu ou par fanatisme, comme cela semble être le cas de la bête. Je caresse vaguement le corbeau qui s'agite un peu sur mon épaule, les plumes gonflées. De la sorcellerie, tiens donc... Je n'ai pas l'habitude de ce genre de choses, d'ailleurs, je n'aime pas vraiment cela. Oh, je n'ai rien contre la magie, mais elle m'a toujours mis mal à l'aise, quelque soit sa forme.

-Vous l'avez déjà vu cette bête ?

Le vieil homme se gratte le menton.

-J'ai vu les gravures dans les journaux. Parfois j'ai pu apercevoir un mouvement – furtif. Des yeux rougeoyants comparable à des flammes. J'ai toujours veillé à ne pas l'approcher. Il est dangereux de s'attaquer à une telle créature sans être préparé et... j'ai passé l'âge de jouer les héros.

Sa dernière réplique m'arrache un nouveau frisson.

-Vous avez bien raison... Seul un fou oserait suivre une telle piste. Merci pour votre aide, monsieur...

Un fou, ou moi. Je lance un regard à Sanders. Il a peut être lui aussi des questions à poser à l'homme de la nuit.



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Le médecin filleul de la Mort
Abraham Sanders


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MessageSujet: Re: Fin août 06. La communauté de Avalon   Dim 15 Jan - 19:36
La communauté d'Avalon
Quête de Juniper
Alors voilà où tu t'es enfui, laissant un TJ paniqué, et moi tout autant. Te voilà, apprenti détective, Petit Poucet qui ne suit pas un chemin de cailloux et de cadavres alors qu'il est loin d'être un guerrier. Et pas non plus un détective... Alors pourquoi? Pourquoi t'être lancé dans une telle quête? Je suis curieux, impressionné et inquiet à l'idée qu'il se jette ainsi dans la gueule du loup. Surtout qu'au vu du cadavre, les choses sont sérieuses, et les risques sont réels. Je distingue sa silhouette dans la nuit, le luciole de sa cigarette luisant dans la nuit avec ce fichu volatile perché sur son épaule.

Eh bien j'étais inquiet pour toi. Ton départ si rapide...ces histoires lugubres que j'ai entendues... Même si je ne comprends toujours pas ce que tu fais ici... Pourquoi tu as décidé d'enquêter, toi?

Je hausse légèrement une épaule, avant de hocher lentement la tête.

Autant de temps? Mais quel est le lien avec toi? Tu...as perdu des proches parmi les victimes de cette supposée bête? Tu... as une bonne raison de t'en mêler?

Un bruit se fait entendre dans le silence, comme s'il cherchait sa place dans l'obscurité maintenant épaisse. Le genre de bruit qui fait se poser des questions, qui fait que l'esprit cherche une logique, une provenance à quelque chose qu'il ne voit pas et qu'il ne peut que deviner. Avant de découvrir sa provenance. Un vieil homme courbé au visage couleur de cuivre qui s'approche de nous, une lanterne à la main. Un allumeur de réverbères. Soulagé par cette figure à la fois familière et anonyme, je lui souris, le saluant d'un geste de la tête, avant d'être surpris par ses révélations. Juniper me devance en posant à haute voix les questions qui me brûlaient les lèvres. Surtout lorsque la magie est évoquée, et presque par réflexe, sans y penser, ma main vient effleurer la poche de mon veston qui abrite ma montre, et avec elle, les trois fioles contenant ma potion. Ma clé vers les voix et leurs savoirs. Sorcellerie... il n'y a pas que de la mauvaise sorcellerie enfin... intérieurement je frissonne en me disant que ce sont des phrases comme celles-ci qui ont poussé ma famille et les autres sorciers à être chassés, à cause de la peur et de l'incompréhension... et ma crainte est que l'Angleterre suive le même chemin, que la peur prenne le pas sur la raison et qu'on lance une grande chasse aux indésirables dans laquelle je serais le traqué et non le traqueur... Je déglutis, notant tout de même les réflexions sur la bête, surtout que le vieil homme dit l'avoir vu, et pas qu'une fois...

Vous...vous dites que ce n'est pas une fois mais plusieurs que vous l'avez vue? Déjà à quoi ressemble-t-elle? Pourriez vous être plus précis? Et...avez vous remarqué une forme de... régularité, ou d'habitude dans les heures ou les endroits où vous avez pu la voir? Je vous prie de nous en dire le plus possible, grâce à vos informations nous arriverons peut-être à ce que d'autres vies ne soient plus volées par cette...bête, ou quoi que ce soit qu'on ait nommé de la sorte...
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Hasard

MessageSujet: Re: Fin août 06. La communauté de Avalon   Hier à 23:37

Le vieil allumeur de réverbères leva un sourcil, passablement intrigué par les interrogations de Abraham. Il semble étonné, voire circonspect. Il met quelques temps avant de répondre semblant choisir judicieusement ses mots.

« N'avez-vous donc pas lu les journaux ? L'affaire est pourtant ébruitée depuis le début de l'année. On y voit même des gravures comme je viens de le dire à votre collègue. Vous voilà bien présomptueux de vous lancer sur une piste sans même vous renseigner au préalable. » Sa main vint lisser sa barbe poivre et sel. « Quant aux... régu... » Il fronça les sourcils. « Votre question là... Je n'ai pas de montre sur moi, Monsieur. Je peux juste vous dire que ça se passe la nuit. »

Un hurlement se fit entendre, en direction de la piste sanglante.

« Je crois que vous devriez vous dépêcher si vous souhaitez éviter une autre victime. »

Citation :
Concernant tes questions Abraham, je t'invite à relire l'introduction qui dévoile les informations connus de tous, dont ton personnage, et qui répond à une grande partie de tes interrogations.


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MessageSujet: Re: Fin août 06. La communauté de Avalon   Aujourd'hui à 6:05
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Fin août 06. La communauté de Avalon

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