[Juillet 04] Aventuriers de haut-vol [PV Erwin]

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Leonhardt Genmann
L'oiseau Roc
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Sam 5 Nov - 13:58
Leonhardt aspira la fumée de sa cigarette avant de l'expirer nonchalamment. Adossé à la rambarde de la passerelle d'embarquement, les bras croisés, son impatience rythmée par un tapotement de doigt régulier, il fixait le quai d'un regard agacé et perçant. Son mal de dos quotidien tiraillait ses omoplates et il était d'autant plus de mauvaise humeur qu'il n'avait pas pu prendre sa dose de morphine à cause de la corvée qu'on lui avait confié.

- "Oh, Leonhardt, on compte sur toi pour attendre l'ingénieur et lui faire visiter le dirigeable!", répéta le pilote en caricaturant la voix de son supérieur. Tss, ils pouvaient pas trouver un bleu pour cette corvée? J'suis pas la nounou de "Monsieur l'inventeur" que je sache!

Il inspira une nouvelle bouffée de fumée et se passa machinalement une main dans le dos avant de s'étirer. L'après-midi venait tout juste de débuter et Leonhardt avait dû une fois encore se contenter de la nourriture passablement mauvaise de la cantine. Mais bon, c'était toujours mieux que la bouffe de l'asile...
Le regard du pilote se fit sombre et il porta la cigarette à sa bouche pour tenter de penser à autre chose, puis il leva les yeux sur la forme gigantesque du dirigeable.
Avec ce nouveau modèle, l'industrie aéronautique espagnole s'était surpassée! Couplé avec la technologie et l'architecture des aéronefs les plus modernes, il pouvait également transporter deux fois plus de passagers que les plus gros dirigeables actuels. Et niveau décoration, les constructeurs n'avaient pas lésiné... Dorures et motifs sur l'extérieur, boiseries et moquette à l'intérieur, c'était du grand luxe! "L'Impérator", qu'ils l'avaient appelé.

- Il porte bien son nom, aussi obèse et bouffi d'orgueil que ses commanditaires... grinça Leonhardt, sa cigarette entre les dents.

Il détourna le regard en se disant qu'un petit appareil rapide et maniable serait bien plus excitant à piloter, et reporta son attention sur le quai d'embarquement. C'est alors qu'il vit une silhouette se dessiner et avancer vers lui. Un homme, qui ressemblait à la vague description qu'on lui avait fait du technicien. Leonhardt le fixa d'un oeil relativement morne, et attendit que le nouveau-venu s'arrête à sa hauteur pour lui tendre la main.

- Z'êtes l'ingénieur, c'est ça? Erwin Meyer ? demanda-t-il sur un ton relativement las et antipathique. J'suis Leonhardt Genmann, le pilote. On m'a chargé d'vous faire visiter, d'vous présenter l'bestiau, tout ça, tout ça.

Leonhardt était légèrement surpris. Il s'attendait à voir un type qui ne payait pas de mine dans le style des rats de bibliothèque, ou à l'inverse un homme solidement bâti avec le teint buriné, de la suie partout et plus un cheveu sur le caillou, mais... En fait, il possédait un certain charisme et semblait avoir un regard particulièrement aiguisé. L'androïde sourit intérieurement. Hin... Ce type était peut-être légèrement plus intéressant que ce qu'il n'aurait crû...


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Erwin Meyer
Le loup de la fable "Le chien et le loup"
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Dim 6 Nov - 22:39
Erwin se réveilla de très bonne humeur. Son travail commençait enfin! On l’avait appelé quelques jours plus tôt pour lui proposer de participer à un vol d’essai, pour intervenir en cas de problème. Il n’avait pas tellement hésité avant de répondre, et n’avait presque pas négocié son salaire. Il avait sûrement été choisis car il faisait partit des moins chers du marché, et il ne voulait pas qu’un moins gourmand lui prenne sa place. Même si en disait long sur son employeur, il avait fait avec. Le travail avant tout. Il avait donc passé les jours suivants à étudier minutieusement les plans du vaisseau, que l’ingénieur lui avait fournis à contrecoeur. Bah, un petit jeune qui débarquait soudain pour profiter d’un vol gratuit sur son vaisseau alors que lui travaillait depuis des mois pour ça, le réparateur comprenait que leurs relations soient tendus. Et honnêtement, il s’en fichait bien. Il ne laisserait pas un vieux grincheux lui gâcher son voyage.

  Il se leva vite, et se prépara aussi vite qu’il put. Il était impatient de voir de ses yeux ce dirigeable, qui le fascinait depuis plusieurs jours. Il fit un rapide inventaire de tous ses outils, pour s’assurer de n’en oublier aucun, les rangea dans une sacoche large, finit de se préparer, et sortit. L’ingénieur tenait tellement à son « bébé » qu’il devait déjà être à bord, le réparateur ne l’attendit donc pas, et se rendit au quai d’embarquement. Il finit par y arriver, et la vision du dirigeable confirma toutes ses attentes. Il était gigantesque, une vraie prouesse technologique! Il était magnifique… Technologiquement parlant en tout cas, le jeune homme ne s’intéressant que très peu à l’art, et à l’esthétique.

  En avançant, il finit par remarquer une forme, à coté du ponton d’embarquement. Tiens, il semblait qu’il était attendu. Tant mieux, il aurait bien besoin d’un tour du vaisseau pour se faire une meilleur idée de l’intérieur. Il avait retenu tout ce qui était sur les plans, mais si il y avait des trappes, ou accès cachés dans des décors, ce qui était probable d'après les plans qu'il avait vus, il ne pourrait pas les localiser seul. Enfin, il y arriverait peut être,mais ça lui prendrait plus de temps, et si il devait intervenir, il aurait mieux à faire… Mais ce beau vaisseau était neuf, il n’y avait aucune raison qu’il ait à travailler. En espérant bien sûr que vieux grincheux avait fait son job.

  Il finit par arriver en face de ce qui semblait être un pilote, au regard bleu perçant, qui lui tendit la main.

- Z'êtes l'ingénieur, c'est ça? Erwin Meyer ? J'suis Leonhardt Genmann, le pilote. On m'a chargé d'vous faire visiter, d'vous présenter l'bestiau, tout ça, tout ça.

  Le ton de l’homme ne dérangeait pas Erwin. Au contraire, il le remercia intérieurement de lui épargner les mondanités, qui n'étaient pour lui que des pertes de temps ridicules et très dispensables. Il allait droit au but, et l’inventeur n’en demandait pas plus. Et puis ingénieur… Son orgueil gonfla en même temps que ses chevilles un court instant, mais l’image de l’autre ingénieur le ramena vite sur terre. Il serra la main de son interlocuteur, avant de lui répondre, sur un ton qu’il voulait assez amicale.

« C’est bien moi, enchanté, je vous suis alors! »
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Leonhardt Genmann
L'oiseau Roc
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Dim 6 Nov - 23:40
Leonhardt hocha brièvement la tête lors de la poignée de main, et sans plus de cérémonie il pénétra dans le dirigeable après avoir jeté son sac sur épaule.

- Suivez-moi, dit-il simplement sans grande sympathie.

L'intérieur du bâtiment était tout aussi majestueux que l'extérieur, tout en dorures, sièges en cuir, boiseries et bel ameublement. Cependant, ce n'était pas cette partie-là que verraient le plus souvent les deux hommes. Tandis que Leonhardt devrait rester aux commandes dans le cockpit, Erwin aurait la tâche de s'occuper de toute la machinerie. L'androïde leva les yeux au ciel. Dieu que ça devait être ennuyeux, de passer des heures et des jours dans ces machins !
Leonhardt montra à Erwin la partie restaurant, la zone des passagers et les quartiers des officiers pour le moment inoccupés, puis ils arrivèrent aux cabines. Le pilote n'avait pas encore eu l'occasion de voir où on l'avait logé pour ce vol de trois jours, mais il espérait fortement qu'on lui avait confié une cabine pour lui tout seul. Il parcourut les étiquettes plaquées à la va-vite du regard, et finit par trouver son nom.
Ainsi que celui d'Erwin.
Le visage du pilote se décomposa en une grimace très originale, et se tourna vers son collègue en mordillant sa cigarette.

- Bon, bah, on est dans la même cabine... c'est celle-là.

ARGH !! Il n'en avait pas laissé paraître grand-chose, mais c'était une sacrée malchance !! Leonhardt ne portait qu'un tee-shirt sans manches pour dormir, et parfois même il dormait torse nu, sur le ventre pour ne pas se bousiller le dos avec ses ailes rétractables. Et s'il devait partager sa chambre avec Erwin, ce dernier se rendrait très vite compte de l'attirail que Leonhardt se trimbalait dans le dos, que ce soit au moment de se changer ou de dormir. Ne restait qu'une solution : dormir tout habillé.
Mais m***e alors ! Hors de question ! Il n'allait pas passer des nuits encore plus inconfortables que d'ordinaire juste pour cacher ces foutus ailes mécaniques !! Mais il ne pouvait pas non plus griller sa couverture, même s'ils étaient pour le moment en Espagne, le seul pays à accepter les gens comme lui comme des citoyens à part entière. Et fait, c'était surtout par principe : Leonhardt se considérait toujours comme un humain à part entière et se refusait à assimiler sa nature d'androïde.
Enfin bref, dans tous les cas, il allait falloir la jouer fine pour dissimuler sa nature à un inventeur tel qu'Erwin...
L'androïde grinça des dents et laissa entrer son collègue pour qu'il pose ses affaires, avant d'en faire de même.

- J'prends la couchette du haut, indiqua-t-il sur un ton tranchant en jetant son sac sur le matelas surélevé, l'air encore plus renfrogné que d'habitude. Ah, et que j'te prenne pas à ronfler ou à me piquer des clopes, vu ?

Puis, après avoir largué son sac et aspiré une bouffée de fumée supplémentaire, il ajouta :

- J'te montre la salle des machines, et on en aura fini pour la ballade.

Et sur ces mots, il tourna les talons et emmena Erwin dans les hauteurs du dirigeable, là où le ronronnement des machines et la chaleur des brasiers étaient les maîtres des lieux.


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Erwin Meyer
Le loup de la fable "Le chien et le loup"
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Lun 7 Nov - 20:16
- Suivez-moi

Erwin suivit son guide, et monta à bord du dirigeable. Ils firent un tour dans l’intérieur du bâtiment, ce qui n’intéressait pas du tout le réparateur. Toutes ces boiseries ne faisaient que cacher ce qui était vraiment util, et en plus, ça devait alourdir ce pauvre vaisseau, qui n’avait pas besoin de ça vu sa taille. Mais les riches restaient un mystère pour lui. Ils arrivèrent ensuite dans la zone des restaurants, et finirent aux cabines. C’est vrai qu’il n’avait eu aucune précision sur ce point… Il était déjà content d’être là, donc il n’allait pas se plaindre si il devait partager sa chambre, et il aimerait bien pouvoir poser assez vite ses affaires. Il vit son guide s’arrêter, alors qu’il cherchait lui aussi sa cabine, et regarda la porte devant laquelle l’autre s’était arrêté. Et il vit son nom. A coté de celui du pilote. Ce dernier se mit à grimacer, et se tourna vers le réparateur en mordillant sa cigarette. Ca avait l’air de lui faire plaisir… Et un nouveau grincheux à ajouter à la liste. Après vieux grincheux, pilote grincheux! Ce voyage risquait d’être moins agréable qu’il ne l’avait espéré… Il retint un soupir. Bah, ça restait une balade en dirigeable, au milieu d’une technologie de pointe, ça lui suffirait. Il n’était pas difficile, surtout pour trois jours seulement. Leonhardt le laissa entrer dans la chambre, et entra ensuite. Tiens, un moment de gentillesse?

- J'prends la couchette du haut, indiqua-t-il sur un ton tranchant en jetant son sac sur le matelas surélevé, l'air encore plus renfrogné que d'habitude. Ah, et que j'te prenne pas à ronfler ou à me piquer des clopes, vu ?

Ah bah non. Il haussa les épaules en guise de réponse. Au moins, le problème des couchettes était réglé. Il avait malgré tout l’impression qu’avoir quelqu’un dans sa chambre gênait le brun, et Erwin se demandait bien pourquoi. Bien sur, tout le monde n’aimait pas avoir un étranger dans la même chambre, mais en tant que pilote, il imaginait que ce genre de chose n’était pas rare. Pour gagner de la place, on faisait souvent dormir plusieurs personnes dans la même pièce sur des lits superposés. Et puis il n’avait rien à craindre du coté des cigarettes, hors de question qu’il touche à cette saloperie, il n’avait pas confiance. Il avait entendu parler d'histoire d'adiction avec des nouveaux produits, et c'était bien la dernière chose qu'il cherchait, être dépendant d'un petit tube puant. Et puis ça serait débile de voler quelque chose dans un espace clos comme celui-ci… Il s’approcha de son lit, et y déposa ses affaires. Derrière lui, le pilote avait largué son sac, avant qu’il n’ajoute:

- J'te montre la salle des machines, et on en aura fini pour la ballade.

La salle des machines! Le lieu le plus intéressant de ce ballon. Enfin, ils y allaient. Elle se trouvait dans les hauteurs du dirigeable, et le ronronnement des machines sonna comme une douce mélodie aux oreilles de l’inventeur. Même la chaleur de l’endroit ne le dérangeait pas le moins du monde. Il aimait ce bruit, ces odeurs, cette chaleur… Il vit l’ingénieur un plus loin dans la salle, un plan à la main. Allez, il n’allait pas passer pour un malpoli dès le premier jour, en plus d’être un profiteur. Et puis il avait bien envie de savoir pourquoi le viel homme semblait gené, et ce qu'il tenait dans la main. Il se tourna vers le pilote.

-Merci pour la visite, je dois aller parler à l’ingénieur à propos du vol. A ce soir j’imagine.

Vu qu’ils partageaient leur chambre, ils n’avaient pas tellement le choix. Il s’avança vers le vieux grincheux, qui l’accueillir de façon assez sèche. Rien d’étonnant. Il rangea les plans en voyant arriver le plus jeune, et lui expliqua qu’il ne faisait qu’un dernier tour d’inspection.

-Hmm? Un simple tour d'inspection? Pourquoi, il y a un problème?
« Bien sur que non, ce ne sont que des précautions supplémentaires. Je vous propose que nous descendions pour voir décoller « l’Imperator ». maintenant que vous êtes à bord, nous allons enfin pouvoir partir. »

Comment lui rappeler qu’il était le dernier à être monté… Mais il avait raison, ils ne verraient rien d'ici, et ils descendirent donc tous les deux vers la zone des passagers, où ils attendirent le départ.
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Leonhardt Genmann
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Lun 7 Nov - 22:49
Après être arrivé dans la salle des machines, Leonhardt laissa Erwin dans son élément et se contenta d'un signe de main nonchalant après avoir tourné le dos. Bien, maintenant qu'il avait fait faire le tour du dirigeable à "monsieur l'ingénieur", il allait enfin pouvoir prendre en main le pilotage de l'Impérator. C'était pas vraiment le summum de l'excitation, mais ça restait mieux que rien.
Après avoir parcouru quelques coursives et écrasé machinalement sa cigarette sur une des rambardes dorées et sculptée du bâtiment, l'androïde parvint au niveau du grand cockpit. La taille et la luminosité de l'endroit lui arrachèrent un sifflement d'admiration. Plein de vitres, partout, un grand espace parcouru de leviers, d'interrupteurs et de décorations raffinées, et surtout, surtout, un grand fauteuil en cuir ! Leonhardt s'autorisa un sourire de satisfaction et se laissa tomber sur la surface rembourrée avec un soupir détendu. Il croisa les bras derrière la tête et étendit ses jambes sur le panneau de bord. Son patron lui hurlerait dessus pour une telle désinvolture, mais ce dernier n'étant pas là le pilote en profita pour se laisser aller. Puis vint la désagréable sonnerie annonçant le décollage imminent, et Leonhardt se redressa pour saisir le volant en ronchonnant. Il fit un instant glisser ses doigts sur l'objet métallique puis resserra sa poigne.

- Bon, et bien c'est parti mon gros. Montre un peu c'que t'as dans l'ventre ! pensa-t-il à voix haute avec un sourire légèrement effrayant.

Le dirigeable émit un grondement énorme remontant depuis les profondeurs de ses entrailles métalliques, et le gigantesque bâtiment s'éleva lentement dans les cieux.

- Et un décollage parfait de plus à ajouter à la longue liste de mes succès, se félicita Leonhardt avec une expression de triomphe.


~~~~~~~


La suite du vol se déroula sans encombre, du moins jusque là. Leonhardt communiqua fréquemment (mais au minimum) avec les machinistes et ingénieurs pour savoir si tout se passait bien au niveau de la mécanique du dirigeable, et l'après-midi défila à un bon rythme. Le pilote regarda le coucher du soleil en allumant une cigarette et en admirant le ciel se teinter des mille et unes nuances des flammes. C'était le moment de la journée qu'il préférait. Cela n'avait l'air de rien comme ça, mais après avoir été enfermé un an entre les murs froids de l'asile Roumain où le ciel était constamment gris et orageux, filer ainsi dans le firmament en contemplant l'horizon embrasée était une merveilleuse expérience de liberté.
Quand le soleil acheva sa course, un copilote vint remplacer Leonhardt aux commandes et ce dernier fila en direction de sa cabine les mains dans les poches, cigarette entre les dents. Il ouvrit la porte lentement et jeta un œil méfiant à l'intérieur.
Personne.
Erwin ne devait pas encore avoir terminé son service. Parfait.
Leonhardt referma la porte, éteignit sa cigarette et ouvrit son sac d'un geste vif, avant de retirer en quatrième vitesse ses bottes, sa combinaison de pilote et la chemise qu'il portait en-dessous. Il s'autorisa quelques secondes pour s'étirer et porta une main à ses ailes rétractées. Ces foutus bouts de métal l'avaient fait souffrir le martyr toute la journée, et il n'avait pas encore eu la possibilité de prendre sa dose quotidienne de morphine. Priant pour que son collègue ne choisisse pas les quelques minutes où ses ailes étaient visibles pour entrer dans la cabine, l'androïde attrapa une seringue et l'approcha de son avant-bras en serrant les dents.
Sauf que... la concentration l'empêcha d'entendre les bruits de pas qui approchaient de la cabine, et tournant le dos à la porte, il ne vit pas la poignée s'actionner.
Entendant le bruit au dernier moment, Leonhardt tourna vivement la tête et voulut attraper sa chemise à la volée, mais...
Trop tard.
"Merde" fut la seule chose que le pilote parvint à dire avant qu'un moment dérangeant de lourd silence ne s'installe...


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Erwin Meyer
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Mar 8 Nov - 20:33
Erwin resta toute la journée avec son collègue, observant les différents mécanismes en action, vérifiant leurs bon fonctionnement, et écoutant les informations données par le pilote en même temps. Il travaillait avec les mécaniciens quand ceux-ci avaient un petit problème, et le réglait immédiatement. Rien de grave bien sûr, c’était surtout de la prévention, on ne plaisantait pas avec ça une fois dans les airs. Quand il n’avait rien à faire, il en profitait pour regarder le paysage, ou parler avec le vieux grincheux. Il était tellement content de pouvoir rabaisser le petit nouveau qu’il lui répondait, et lui donnait des détails sur tout.

En somme, la journée passa assez vite, et le réparateur ne s’en rendit compte que lorsqu’il vit le soleil se coucher en redescendant dans la zone pour les passagers. Il retrouva alors l’autre ingénieur, qui lui expliqua qu’il y avait un remplaçant pour la nuit, et qu’il pouvait donc retourner dans sa cabine. Ah! En voilà une bonne nouvelle, il allait pouvoir aller se reposer. Il se rendit donc vers sa cabine, après avoir souhaité une bonne soirée à son collègue.

Il avait bien envie de prendre une douche. Après la journée qu’il venait de passer, il en aurait bien besoin. Le pilote avait terminé son service plus tôt, il serait sûrement dans la chambre lui aussi. Le réparateur espéra qu’il avait déjà pris sa douche, il n’avait pas envie de devoir attendre. Il arriva enfin devant la porte, et l’ouvrit.

Il s’arrêta sur le seuil de la chambre. Devant lui, il y avait Leonhardt, une seringue à la main, et torse nu. Mais ce n’était pas ça qui l’avait arrêté (si il voulait se droguer, après tout...). Dans le dos de l’homme en face de lui, il y avait des ailes. Et pas des ailes biologiques, des ailes métalliques. Un androïde? Il entendit un « Merde » étouffé, et ne sut pas comment réagir. Il voulait d'abord s'assurer de ce qu'il voyait.

« Tu es un androïde? »

Il avait besoin d’en être sur. Il attendait depuis si longtemps d’en voir un, depuis qu’il savait qu’ils existaient en fait… Ce mélange d'être humains et de machine le fascinait. L'inventeur qui devait être derrière cela était un génie, et il rêvait de pouvoir admirer son travail. En plus, alors qu’il pensait jusqu’à présent que les parties mécaniques ne faisaient que remplacer des parties manquantes, Leonhard semblait presque être "amélioré" avec ces ailes! D'ailleurs, pouvait-il voler? Planer? Alors que l'homme en rêvait tellement qu'il avait créé des avions, et des dirigeables, en devenant un androïde, il serait possible de se déplacer seul dans les airs? Il avait l’impression d’être un enfant devant le jouet de ses rêves, mais sans pouvoir le toucher, pour l'instant. Il avait tellement envie de pouvoir poser ses yeux sur ces mécanismes…
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Leonhardt Genmann
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Mar 8 Nov - 21:22
La première réaction de Leonhardt après le moment de silence gênant fut de se retourner vivement face à Erwin et de cacher d'un geste rapide la seringue derrière son dos. Comme si Erwin ne l'avait pas vue...

- Oh, euh, haha, en fait c'est...! commença à bafouiller le pilote avec un sourire crispé, avant que sa voix ne retombe.

Il porta une main à sa nuque et évita le regard d'Erwin. Merde, merde, merde !!

- Tu es... un androïde? demanda alors l'ingénieur.

Leonhardt redirigea son regard vers celui de son collègue et y décerna un mélange de stupéfaction et d'admiration. La vue des ailes mécaniques semblait avoir allumé une étincelle dans les yeux de l'inventeur. L'androïde en fut surpris, lui qui s'attendait à du mépris et de la colère...
il lâcha un soupir et croisa les bras (après avoir posé discrètement la seringue de morphine derrière lui).

- Je déteste devoir dire ça, mais... ouais, j'suis c'que les gens appellent un "androïde". Tu trouves ça cool, pas vrai ? Mais en vrai c'est rien d'autre qu'une putain de malédiction...

Le pilote se laissa tomber sur une chaise et passa une main sur son visage et dans ses cheveux en soupirant. Et voilà, il avait fini par être grillé... Bah, ça devait bien arriver un jour...! Quelque part, il avait peut-être de la chance dans sa malchance, car même s'il venait de rencontrer Erwin, il était certain que ce dernier pouvait garder un secret. Du moins, il l'espérait fortement...
Leonhardt déplia ses ailes, n'ayant plus de raisons de les garder repliées maintenant qu'il était découvert, et s'étira machinalement, avant de rediriger son regard perçant dans celui d'Erwin. Ok, il était un androïde, et alors ? Pas besoin de le fixer comme ça ! Il n'était pas un monstre de foire...! Non, il n'était qu'un humain comme les autres qui n'avait juste pas eu de chance ! Raah, c'était aussi pour ça qu'il cachait en permanence ses foutues ailes ! Pour éviter qu'on ne le regarde comme une curiosité de la nature...
La tension fit se crisper les doigts du pilote et ses ailes furent secouées d'un léger soubresaut.

- Quoi, qu'est-ce 'tu veux ? grogna Leonhardt en affichant une expression hostile, gêné par le regard appuyé de son collègue et en colère.

Le pilote défia Erwin du regard, toujours assis sur sa chaise, penché en avant et les bras croisés.


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Erwin Meyer
Le loup de la fable "Le chien et le loup"
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Ven 11 Nov - 13:44
Leonhard soupira, avant de croiser les bras. La situation semblait le gêner, mais Erwin ne comprenait pas vraiment en quoi…

- Je déteste devoir dire ça, mais... ouais, j'suis c'que les gens appellent un "androïde". Tu trouves ça cool, pas vrai ? Mais en vrai c'est rien d'autre qu'une putain de malédiction...

Une malédiction? De son point de vue, la seringue qu’il venait de tenter de cacher semblait plus une malédiction que le fait d’avoir des ajouts mécaniques dans le dos. Le pilote s’assit et soupira. L’inventeur se fit la remarque qu’il n’avait jamais parlé avec un androïde auparavant, il y avait peut être des effets secondaires dont les gens n’auraient pas oser parler… Et c’est vrai que ces personnes n’étaient pas acceptées partout une fois modifiées, mais ça semblait un moindre mal au jeune homme.

« Une malédiction? T’as des ailes dans le dos mec! En quoi c’est une malédiction? »

Quand les ailes s’étendirent soudain, il retint difficilemement sa joie. Elles marchaient! Il avait des ailes, et il pouvait les faire bouger, comme un véritable oiseau! La dernière question était: pouvaient-elles supporter son poids, et lui permettre de voler? En tout cas, comme l’androïde semblait contrôler ses ailes, ça ne faisait qu’augmenter l’admiration de l’inventeur pour M. Duca.

- Quoi, qu'est-ce 'tu veux ?

Revenant brutalement sur terre, Erwin croisa le regard de défi de Leonhardt. Ah, il l’avait mal pris? Définitivement, il ne comprenait pas son collègue.

« Ca te dérange si je jette un coup d’oeil…? »

Il ne tenait plus, il fallait qu’il voit comment ça pouvait fonctionner… Il n’avait aucune connaissance en anatomie, donc il ne pourrait pas savoir en les voyant comment l’homme pouvait contrôler par sa volonté tout ça, mais il voulait juste savoir comment pouvait fonctionner des ailes mécaniques. Et si l’autre le prenait mal, il s’en fichait complètement. Autant aller droit au but, leur voyage risquait d’être tendu si ils se contentaient de sous-entendus, alors autant y aller franchement.
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Leonhardt Genmann
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Sam 12 Nov - 23:13
Le poing de Leonhardt se resserra soudainement à la réplique de l'inventeur. Comment ce type pouvait savoir ce qu'il ressentait ?! Il n'avait aucune idée de ce que l'on pouvait ressentir en étant changé en homme-machine contre sa volonté ! Le regard du pilote se fit ardent et il braqua ses yeux emplis d'une vive colère dans ceux d'Erwin. Un mot de plus de la part de ce dernier et l'androïde ne répondrait plus de rien. Il ne savait pas à quel point il avait souffert, physiquement comme psychologiquement, et ne savait pas ce que ça faisait que de ne plus être considéré comme un être humain ! Et voilà qu'en plus il le traitait comme une bête curieuse, un monstre de foire ?!
Leonhardt crispa ses doigts plus encore, ses ongles s'enfonçant douloureusement dans la chair de sa paume. Il voulut transpercer l'ingénieur du regard et commença à reculer le poing imperceptiblement pour prendre de l'élan, mais une douleur vive remonta le long de sa colonne vertébrale comme une lame effilée, et il lâcha un grognement de douleur. Tss, l'arrivée de l'inventeur l'avait empêché de prendre sa morphine, et la douleur était maintenant trop lancinante pour que le pilote ne se lance dans une pugilat. Il se plia et porta une main à son dos en grimaçant, avant de lancer un regard torve à son collègue.

- Gnnh... comment tu pourrais savoir c'que ça fait d'être le cobaye d'une expérience sordide sans son accord, hein ? T'as aucune idée de c'que j'ai pu vivre jusqu'ici ! Et ces ailes c'est rien de plus qu'un fardeau, qui me bousillent ma putain de colonne vertébrale, merde !! acheva-t-il en haussant le ton et en serrant les dents à cause de la douleur.


Le manque total d'empathie d'Erwin l'énervait au plus haut point, de même que la curiosité totalement déplacée qu'il exprimait à son égard. Cela dit, Leonhardt était très mal placé pour lui faire ce reproche... Il allait d'ailleurs essayer de se calmer et l'ignorer pour se faire une injection (Erwin pouvait attendre, la douleur moins), mais c'est alors que l'inventeur demanda à jeter un œil au mécanisme.
D'accord, finalement Leonhardt était peut-être toujours très énervé, et son camarade de chambre méritait sans doute un bon coup de poing en pleine figure. Mais Leonhardt avait trop mal au dos pour déboîter la mâchoire de son collègue, et puis c'était sans doute le meilleur moyen de se faire virer. Et il avait besoin de ce travail.

- Tss, vas-y, amuse-toi...! lâcha Leonhardt d'un ton las et agacé avant de tourner le dos à Erwin pour s'injecter l'anti-douleur.

De toutes façons, même s'il lui donnait une bonne correction façon ravalement de façade, ça ne changerait rien. L'inventeur l'avait percé à jour, et même s'il lui crevait les yeux ça ne lui retirerait pas ce souvenir. Par ailleurs il en doutait fortement, mais si l'ingénieur pouvait arranger le bazar qu'il se trimbalait dans le dos pour que ça ne lui cause plus ces douleurs chroniques, ça pourrait être pas mal de le laisser jeter un œil. Et de toutes façons, Erwin avait l'air d'être ce genre de personnes qui, quand elles ont une idée dans le crâne, ne lâchent rien jusqu'à trouver satisfaction. Alors autant le laisser voir ses ailes maintenant plutôt que de l'avoir sur le dos toute la journée.
Une fois l'injection faîte, Leonhardt, qui s'était assis sur la chaise face au dossier, croisa les bras sur ce dernier et appuya son menton dessus en attendant que son collègue finisse son inspection. L'embarras que ressentait Leonhardt à ce moment-là le faisait rougir un tantinet et froncer tellement les sourcils qu'il se rejoignaient presque au-dessus de son nez. La situation rappela au pilote ses souvenirs d'enfance, lorsqu'en courant partout dans la maison ou le jardin il s'écorchait le bras ou le genou et que sa grande-sœur, Maddy, s'occupait de réparer les dégâts.
Cela faisait des années que Leonhardt n'avait pas vu sa sœur, et il se demandait ce qu'elle devenait. Maintenant qu'il pouvait piloter, ça pourrait être pas mal et plus facile de partir à sa recherche et d'essayer de renouer le contact.
Une vive douleur tira l'androïde de ses pensées. Erwin avait fait un mauvais geste, et Leonhardt s'empressa de le lui reprocher :

- Hé, fais gaffe bordel ! Tu m'as fait mal !! Tss, j'aurais jamais dû accepter...

Décidément, cette cohabitation, c'était pas gagné... Du moins, c'est ce que le pilote misanthrope pensa à ce moment-là.



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Erwin Meyer
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Jeu 17 Nov - 22:18
- Gnnh... comment tu pourrais savoir c'que ça fait d'être le cobaye d'une expérience sordide sans son accord, hein ? T'as aucune idée de c'que j'ai pu vivre jusqu'ici ! Et ces ailes c'est rien de plus qu'un fardeau, qui me bousillent ma putain de colonne vertébrale, merde !! acheva-t-il en haussant le ton et en serrant les dents à cause de la douleur.

Sans son accord? Oh… L’inventeur ne savait pas comment les cobayes avaient été choisis, et ignorait complétement qu’ils n’étaient pas volontaires. Il comprenait mieux d’un coup le regard haineux que Léonhardt. Il avait sûrement été trop brutal… Il remercia silencieusement le hasard de les avoir coincés tous les deux sur un dirigeable. C’était plus difficile d’y cacher un cadavre, il aurait donc peut être le temps de s’enfuir quand ils atterriraient si ça tournait mal. Et sinon, il avait peut être le temps de calmer les choses d’ici là.

« Je ne savais pas,… Je comprends mieux.»

Bah, ça ne coutait rien de tenter, mais seulement après avoir vu ces ailes! Quand il approcha, il vit le pilote se piquer avec son aiguille. C’est étrange, c’était la première fois qu’il entendait parler de douleurs à cause de l’opération de transformation d’un androïde. Bon, il n’en avait jamais rencontré avant non plus, mais si tous se piquaient comme ça, on l’aurait sut, non? Enfin, c’est ce qu’il pensait… Espérait… Sinon, l’interêt de la transformation devenait presque nul. Ca serait tellement bête qu’une si belle invention, un tel progrès ne soit au final que de la poudre aux yeux, devenant invivable pour les androïdes. Oui, en sachant ça, il était maintenant déçu. Lui qui était si content d’en avoir enfin trouver un...

Mettant de coté sa déception, il s’approcha des deux ailes de métal. Il remarqua à peine la position de Léonhardt, tellement il était concentré. Son don s’activa, lui révélant en plusieurs minutes le fonctionnement de cette merveille de technologie. Comme il aimait voir tout ces mécanismes s’activer sous ses yeux, et comme il adorait pouvoir comprendre aussi vite comment ils fonctionnaient, et intéragissaient. Rien à dire, tout avait, ici, été optimisé. La seule chose qu’il ne comprenait pas, c’était le mode d’activation du mécanisme, qui semblait être dans le dos du pilote, et qu’il ne voyait donc pas. Une autre chose le gênait, c’était un petit rouage, un peu désaxé. D’un léger mouvement de main, il le poussa pour le remettre en place. La réaction du « patient » ne se fit pas attendre.

- Hé, fais gaffe bordel ! Tu m'as fait mal !! Tss, j'aurais jamais dû accepter...

-Désolé,j'ai juste remis en place un petit rouage, je ne pensait pas que tu le sentirais... »

Il s’éloigna en disant ça. Même à cette distance, il était admiratif de ce mécanisme presque parfait. La ressemblance avec de vraies ailes était saisissante, mais en même temps, chaque rouage était à la bonne place, chaque espace avait son utilité.
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Leonhardt Genmann
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Jeu 17 Nov - 23:16
Quand Erwin eut l'air d'en avoir terminé avec son inspection, Leonhardt se releva de sa chaise et étira ses épaules et ses omoplates. Il eut la surprise de découvrir qu'une petite douleur qui le gênait depuis quelques jours s'était envolée. C'était sûrement grâce à son collègue... Même si le pilote était toujours énervé contre lui, il remarqua après coup qu'Erwin semblait plus... conciliant? Il avait peut-être été trop dur face à ce gars, et en réalité il était sûrement énervé contre lui-même et non contre l'inventeur. Mais ça, il ne le reconnaîtrait sans doute jamais.
Cela étant, Erwin méritait sans doute un petit "merci"... Mais c'était quelque chose que l'androïde n'avait jamais réussi à dire depuis son passage à l'asile. Il méprisait tellement le monde entier que ressentir de la reconnaissance avait toujours été très compliqué pour lui, et même pour ses camarades proches de l'école de pilotes il avait mis un temps fou avant de pouvoir leur porter un minimum d'attention et de sympathie.
Leonhardt serra les poings et essaya de former le mot en rassemblant son courage, les sourcils froncés par la concentration et l'effort.

- M... m-mer... mer... bafouilla-t-il d'une voix légèrement rauque.

Raah, rien à faire, il n'y arrivait pas ! Il refit un essai, mais sans succès. Se trouvant ridicule et n'osant pas croiser le regard d'Erwin car craignant d'y voir de la moquerie, il se retourna et remis son haut sans-manches d'un geste rageur, les dents serrées par la frustration et l'énervement. Et puis il lui avait fait mal de toutes façons, alors c'était pas la peine de dire merci, hein! Surtout qu'il ne lui avait rien demandé à la base!
Sentant que la morphine faisait petit à petit son effet, Leonhardt lâcha un discret soupir de soulagement et sentit l'énervement se dissiper peu à peu en même temps que la douleur.
Bon.
Inspirer, expirer... Tout allait bien, Erwin n'avait pas l'air du genre à répéter un secret, et il ne serait pas découvert par d'autres membres de l'équipage, aucun risque. Mais il allait quand même devoir garder l'ingénieur à l'oeil, sait-on jamais...
C'est alors que son ventre vint lui rappeler qu'il n'avait pas mangé depuis plusieurs heures. Se rappelant que l'heure du service à la cantine du dirigeable était pour bientôt, le pilote enfila une combinaison plus légère et se dirigea vers la porte de la cabine en allumant une cigarette.

- J'ai faim, j'vais manger, annonça-t-il de son habituel ton renfrogné.

Bon, même s'il ne l'avait pas dit, le sous-entendu "tu bouges tes fesses ou tu restes moisir ici?" était bien là, mais cette partie de la phrase ne faisait pas partie du minimum syndical pour le pilote. Et Erwin devait déjà s'estimer heureux d'avoir eu ne serait-ce qu'un pan de phrase, et une invitation déguisée de surcroît! Enfin, très déguisée, l'invitation. Elle sonnait d'ailleurs presque comme une menace. Mais bon, c'était la façon de faire de Leonhardt, on finissait par s'y habituer. Du moins, pourvu qu'on fasse le gros effort de le supporter assez longtemps pour se rendre compte qu'il n'était pas méchant, au fond.
Sur ce, l'androïde quitta la cabine et se dirigea vers le réfectoire d'une démarche nonchalante.


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Erwin Meyer
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Ven 18 Nov - 14:14
Le pilote se releva enfin, et s’étira. Il semblait se détendre un peu, malgré la récente douleur que l’inventeur lui avait infligée. Il avait peut être bien fait de remettre ce truc en place finalement. Il n’en avait aucune idée, il n’était ni médecin, ni spécialiste en androïde. A son grand regret pour la deuxième partie. En tout cas, l’autre serra les poings et commença à bafouiller.

- M... m-mer... mer...

Erwin hésitait entre « Merci » et « Merde », mais comme l’autre ne parvint pas à finir son nom, il ne saurait pas. Il pensait (et espérait) que c’était plutôt un merci, vu que Léonhardt n’avait eu aucun souci à l’insulter plus tôt, et qu’il semblait assez franc. Mais même là, il trouvait ça bizarre. Ne pas réussir a dire juste « merci »? Bah, il était pas psychologue, il allait pas se prendre la tête pour ça quand même. Surtout que le silence gênant qui venait de s’installer fut vite brisé par l’estomac de l’androïde. Tiens, c’est vrai que l’heure du diner approchait. Son collègue mis alors une nouvelle combinaison, et se dirigea vers la sortie.

- J'ai faim, j'vais manger.

Oh non… Avec cette histoire d’ailes, il n’avait pas eu le temps de prendre une douche. Mais il avait faim. Tant pis, ça attendrait, pas question de rater le diner juste pour ça. Ca serait bien trop con. Et puis il n'avait pas courut un marathon non plus aujourd’hui, donc ça ne devrait pas être trop gênant non plus. Il allait sûrement se prendre une remarque, ou un regard noir de l’autre ingénieur si il le remarquait, mais Erwin commençait à s’y faire. C’était pas la première fois qu’il se retrouvait dans ce genre de situation, et en plus, il restait libre plus ou moins de libre de ses actions pendant la journée. Il n’en demandait pas beaucoup plus.

Il suivit donc tranquillement l’autre jusqu’au réfectoire. Ils étaient apparement dans les temps, tout l’équipage ne semblait pas être arrivé. Le vieux grincheux leva les yeux quand il entra. Il était assis à une table avec les mécaniciens, qui semblaient bien moins bruyants que ce matin. Après avoir pris son plateau, il se dirigea vers cette table, laissant la possibilité à son camarade de chambre de rejoindre ses collègues. En fait, ça lui semblait normal de manger avec les personnes avec qui il travaillait, histoire de mieux les comprendre, et se faire accepter. Non pas qu’il en est spécialement envie, mais si il vexait son supérieur, le voyage risquait de devenir bien moins agréable d’un coup… Il s'assit donc à coté de lui, et surveilla qu’un regard noir ne se pose pas sur lui. Ce ne fut pas le cas, et le plus jeune soupira intérieurement. Il commença donc à manger tranquillement, et chercha rapidement du regard Léonhardt.
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Leonhardt Genmann
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Ven 18 Nov - 19:09
Leonhardt ne fit aucune remarque quand il entendit Erwin le talonner, et fit d'ailleurs comme si ce dernier n'existait pas. De toutes façons, il n'avait rien à lui dire. Et quand on avait rien à dire, mieux valait se taire.
Le pilote arriva au réfectoire les mains dans les poches et la clope au bec, sans se soucier de déranger les autres membre de l'équipage présents avec la fumée. Il vit du coin de l'oeil son camarade de chambrée partir s'asseoir avec les autres mécanos, et choisit une table vide. Ils n'étaient que deux pilotes, l'autre étant en ce moment aux commandes, et ses supérieurs étaient assis à la table des officiers. Et c'était très bien ainsi. Déjà qu'il se coltinait Erwin dans la chambre, il n'avait aucune envie de devoir partager son repas avec ses collègues, préférant laaargement la quiétude de la solitude. Et puis "l'incident" dans la chambre l'avait assez secoué et il était toujours de mauvaise humeur. Nonchalamment, il dirigea son regard vers l'inventeur pour voir s'il tenait sa langue et croisa celui d'Erwin, qui le regardait également. Leonhardt, une fois l'effet de surprise passé, fronça les sourcils l'air de dire "qu'est-ce tu veux? Pourquoi tu m'regardes?!", et tourna la tête pour se re-concentrer sur son plateau. La contrariété lui avait un peu coupé l'appétit, mais bon, de toutes façons il n'avait pas faim. La seule envie qui lui trottait dans le crâne était de prendre une bonne douche et se vautrer sur sa couchette jusqu'au lendemain matin. Il se balança sur sa chaise et posa ses pieds sur la table en tirant sur sa cigarette, les bras croisés derrière la tête, regardant pensivement en l'air.
C'est alors qu'il entendit des bruits de pas solides et apparemment énervés et vit du coin de l'oeil une silhouette se camper juste à côté de lui. Il tourna nonchalamment la tête pour voir un des membres de l'équipage, un mécano peut-être, le fusiller du regard en croisant les bras.

- Qu'est-ce tu veux ? grogna Leonhardt en lui rendant son regard hostile.

- Ta gueule me revient pas.

- Qu'est-ce ça peut m'faire ? C'est ton problème, pas le mien, rétorqua le pilote nullement impressionné par le ton agressif de son interlocuteur.

- Tes petits airs supérieurs et ton sale regard ça énerve tout le monde ici. Et c'est pareil pour ton pote l'ingénieur ! poursuivit le type en haussant la voix et en braquant un doigt rageur en direction d'Erwin.

Leonhardt arqua un sourcil. Décidément, ses collègues étaient tous des singes dégénérés. Ils devaient avoir passé une sale journée alors ils venaient lui chercher des noises. Tss, les imbéciles...
Le problème était que l'intervention de l'homme avait causé un lourd silence, et que plusieurs autres membres de l'équipage acquiesçaient aux attaques verbales du boulet. Si ça continuait ainsi, ça finirait en pugilat, et Leonhardt risquerait fortement d'en perdre son job. Si on ne pouvait pas faire confiance au pilote d'un dirigeable, c'était quand même assez grave, et cela pouvait même entacher sa réputation et donc sa carrière...
Désirant éviter que la situation ne dégénère, le pilote se garda de répondre et haussa les épaules avec désinvolture.
Cependant, il avait été un peu surpris qu'Erwin soit également la cible des attaques. Hin, l'inventeur ne devait pas avoir que des amis dans la machinerie... Et puis, ce type croyait que l'ingénieur et Leonhardt étaient "potes"?! Mais d'où il sortait ça celui-là?! Ils venaient à peine de se rencontrer! De plus, le ton de leur conversation n'avait pas franchement été sympathique...
Néanmoins, s'il y avait bien une chose qui intéressait Leonhardt, c'était la réaction d'Erwin face à l'agression. Lui qui était d'ordinaire si pragmatique, qu'allait-il faire dans une telle situation?
L'androïde tourna la tête avec un "tss" nonchalant, se désintéressant totalement de l'élément perturbateur, mais observant son camarade de chambrée du coin de l'oeil.



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Erwin Meyer
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Jeu 24 Nov - 21:03
Erwin ignora le regard du pilote, il commençait à se dire que c’était une habitude pour lui. Il avait connus des caractères bien pires que celui-là. Ce qui le dérangeait plus, c’était les mécaniciens qui parlaient à voix basses devant lui. Il se retint de sourire, à cause de l'expresion trop joyeuse du vieux grincheux, mais voire des grands hommes de leur carrure faire des messes basses comme des femmes l’amusait. Et il n’allait pas leur faire remarquer. Si ils n’avaient pas le courage d’assumer leurs convictions, ils n’auraient qu’à faire sans. L’un d’eux finit par se lever, et se dirigea vers Léonhardt.

- Qu'est-ce tu veux ? grogna Leonhardt en lui rendant son regard hostile.

- Ta gueule me revient pas.

- Qu'est-ce ça peut m'faire ? C'est ton problème, pas le mien.

- Tes petits airs supérieurs et ton sale regard ça énerve tout le monde ici. Et c'est pareil pour ton pote l'ingénieur !

Heureusement que l’inventeur n’était pas en train de boire, il se serait sûrement étranglé. Il avait des airs supérieurs? Qu’est ce qu’il fallait pas entendre… Et lui et le pilote étaient maintenant « potes »? Si il n’avait pas eu ses ailes, l’inventeur se serait bien moqué de son camarade de chambre. Il avait juste envie de faire son travail tranquillement, et de pouvoir profiter du voyage. Si ça gênait les autres, ils auraient dût lui faire remarquer plus tôt. Il soupira. Bon, il se tiendrait plus à l’écart le lendemain… De toute manière, son vrai patron l’attendrait sûrement à l’atterrissage pour le payer, donc les autres ne pouvaient pas vraiment se débarrasser de lui. Pas en vol. Et si ils ne lui avaient rien dit en face, ils n’auraient sûrement pas le cran d’assumer un acte de ce genre. Du moins, il l’espérait.

Sentant les regards des autres ingénieurs peser sur lui, il soupira.

-Tu dis rien toi?

-Qu’est ce que tu veux que je dise? Je vais pas changer de tête pour vous. Et je me fiche bien de ce que vous pensez de l’autre pilote. Si vous vouliez moins me voir, suffisait de demander, pas la peine de faire toute une scène devant tout le monde.

Ignorant le regard outré de son supérieur, il reprit son repas. Il n’était pas du genre à s’offenser pour si peu. Si ils voulaient qu’il soit moins présent, il se tiendrait plus loin, point. Pas la peine d'en faire tout un plat. L’autre ne semblait pas partager son avis, mais l'inventeur n'avait pas l'intention d'en tenir compte.
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Leonhardt Genmann
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Jeu 24 Nov - 23:32
Leonhardt laissa échapper un sourire carnassier en entendant la réponse de son collègue. Hin... le p'tit ingénieur avait plus de répondant qu'il ne l'aurait crû, en fin de compte... Mais... Comment ça, "l'autre pilote"?! Leonhardt lâcha un "tss!" agacé et s'alluma une autre cigarette en fronçant les sourcils, se balançant sur sa chaise. Pour qui y s'prenait celui-ci? Ces ingénieurs, tous des crétins prétentieux...
Voyant qu'il était ignoré par sa cible, le grand type se fit craquer les os des doigts, son regard rageur et menaçant braqué sur l'androïde.

- Quoi? Tu veux t'battre? grinça Leonhardt avec un sourire en coin. Tu prendrais l'risque de perdre ton job?

Voyant que le type hésitait, le pilote tira sur sa cigarette et souffla de la fumée avec nonchalance. Finalement, le mécanicien abandonna avec un grognement excédé et partit rejoindre ses collègues d'un pas rageur.
Ces crétins oublient que j'ai leurs vies entre les mains, ils pourraient au moins éviter de me les casser, songea Leonhardt avant de se lever et de s'étirer. Il lança un bref regard à Erwin pour voir comment ce dernier s'en tirait avec les autres gars de l'équipage (pas que ça l'intéressait, mais bon), puis il quitta le réfectoire sans un regard à l'assistance.

- Tss, tous des abrutis! grommela Leonhardt en parcourant les coursives de sa démarche nonchalante, les mains dans les poches de sa combinaison de pilote, la cigarette entre les dents. Je préférais encore mon premier boulot, au moins j'étais à mon compte et pas obligé de bosser avec ces attardés!

Au bout de quelques minutes, l'androïde parvint à sa cabine et en ouvrit la porte d'un coup de pied. L'intervention de ce gars qui était venu lui casser les c*****es pendant son repas tranquille en solitaire l'avait énervé, et heureusement que son mal de dos était passé sinon il aurait peut-être pu sortir de ses gonds et lui montrer ce qu'il en coûtait d'énerver un Genmann. ç'aurait été certes stupide, mais sans doute aussi très jouissif.
Leonhardt entra dans la cabine et en referma la porte comme il l'avait ouverte : d'un coup de pied. Normalement il aurait dû aller voir comment s'en sortait l'autre pilote qui le remplaçait pendant la nuit, mais il avait eu assez de "relations humaines" pour la journée et de toutes façons l'autre gars devait très bien s'en sortir.
Même si l'androïde restait sans aucun doute le meilleur pilote dans c'foutu dirigeable.
Lâchant un soupir, Leonhardt se défit de sa combinaison et de ses bottes afin de se retrouver en sous-vêtements. Il allait monter sur sa couchette quand, au moment de tendre les bras sur la petite échelle, il en profita pour passer son nez au niveau de ses aisselles.
Bon, il devrait peut-être prendre une douche avant d'aller se coucher... A cette heure-ci, Erwin ne devait pas encore y être, et les autres membres de l'équipage étaient sûrement encore en train de bavasser dans le réfectoire comme les crétins qu'ils étaient.
Lâchant un soupir las, il descendit de l'échelle et se dirigea vers la porte en attrapant sa combinaison au passage quand soudain une douleur lui remonta le long de la colonne comme un courant électrique, et avant qu'il ne puisse lâcher le moindre juron ses ailes se déployèrent brusquement, l'empêchant de dépasser l'encadrement de la porte.

- Que... Mais c'est quoi c'bordel?! s'exclama-t-il après avoir laissé échapper une ribambelle de vulgarités. Mais... Et pourquoi j'arrive pas à les rétracter, p'tain?!

Le pilote eût en effet beau essayer de replier ses ailes mécaniques, ces dernières ne se décidèrent pas à lui obéir ce qui ne fit que l'énerver davantage.
Puis une petite ampoule s'alluma dans sa tête. A tous les coups, c'était la faute de ce fichu inventeur... en déplaçant le rouage il avait dû coincer un truc! Leonhardt ne pouvait décidément faire confiance à personne en ce bas-monde, tous plus incompétents les uns que les autres!
Les muscles crispés par la colère, il attrapa une chaise et s'assit sans ménagement, campé face à la porte, attendant que son collègue ne revienne pour lui passer un savon dont il se souviendrait pendant trèèèès longtemps.
Et aussi pour lui faire réparer les dégâts afin qu'il puisse enfin aller prendre une douche pour ensuite enfin aller se coucher et laisser derrière lui cette sale journée!





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Erwin Meyer
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Dim 27 Nov - 22:26
- Quoi? Tu veux t'battre? grinça Leonhardt avec un sourire en coin. Tu prendrais l'risque de perdre ton job?

L’homme qui s’était levé pour attaquer le pilote semblait vexé par ces réponses, et mis un moment avant de venir se rassoir à la table. Il se vengea en lançant des regards lourds de reproches à Erwin, comme le faisaient déjà certains de ses collègues, mais ce dernier s’en fichait complètement. Tant que c’était en silence, et qu’ils ne l’empêchaient de finir son repas... Et ça, personne n’osa le faire. C’est fou comme une fois en groupe, tout le monde attends qu’un autre fasse le premier pas. Ceci dit, ça l’arrangeait bien, il n’allait sûrement pas s’en plaindre. Son compagnon de chambre sortit vite du réfectoire, mais l’inventeur mis un peu plus de temps. Il n’allait pas se presser à cause de l’incident. Il finit son repas au même moment que l’autre inventeur, et sortirent ensemble.

« Tu devrais être plus discret demain. Je ne veux pas de mutinerie sur mon vaisseau. »

De un, depuis quand c’était son vaisseau? Il avait la grosse tête, mais pas un porte-monnaie correspondant après tout. Il ne l'avait pas financé. Bon, c’était peut être « son bébé », mais cet attachement extrême lui semblait bizarre. Et de deux, cette remarque était déjà inutile. Il l’avait dit, et il tiendrait parole. Il ne voulait pas non plus que l’ambiance de travail ne devienne insupportable. Malgré tout, il se retint de faire un commentaire, se contentant d’un hochement de tête. Pas la peine de jeter de l’huile sur le feu ce soir. Surtout qu’il sentait toujours les regards qui pesaient sur son dos, et ça commençait à l’agacer. Il se dirigea tranquillement vers sa chambre, en espérant que Leonhardt lui laisserait la salle de bains, et qu'il pourrait ensuite se reposer avant la journée du lendemain, qui risquait de s'annoncer difficile.

Quand il arriva devant la porte, il eut une surprise inattendue. Le pilote était assis sur une chaise, devant la porte, ses ailes mécaniques déployées dans le dos. L’inventeur s’immobilisa un instant, sans comprendre. Pourquoi un type qui avait tout fait pour cacher ses ailes… Oh! Malgré un léger mouvement du pilote, les ailes étaient restées complètement immobiles. Ca ne devait pas être normal… L’instinct de réparateur prit le pas sur l’envie de rire d’Erwin, et l’air très énervé de Leonhardt l’aida à garder son calme.

« Qu’est ce qui s’est passé? »
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Leonhardt Genmann
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Mer 30 Nov - 21:08
Quand Leonhardt vit Erwin se poster dans l'encadrement de la porte, il se crispa et serra les dents. Et quand l'inventeur demanda ce qu'il s'était passé, la question fusa sur un ton cinglant :

- T'as vraiment besoin d'poser la question, andouille?! Tu m'as coincé un truc en faisant tes manips et maintenant mes foutues ailes de mer*e son bloquées!!

Sur ces mots le pilote se leva d'un bond et montra son dos du pouce tout en fusillant Erwin du regard.

- Alors maintenant tu vas m'réparer c'bordel pour qu'je puisse enfin prendre une douche et aller m'pieuter!

Le ton dur et tranchant ne souffrait aucune contradiction, et de toutes façons Leonhardt n'avait aucunement l'intention de faire preuve de diplomatie alors que l'autre ingénieur lui avait détraqué ce foutu mécanisme à la c*n!

- Et ferme cette foutue porte avant que quelqu'un me voie comme ça!

S'énerver ainsi n'était sans doute pas la meilleure chose à faire quand on demandait un service, mais l'androïde en avait plus qu'assez de cette sale journée. Entre les longues heures de vol avec un horrible mal de dos, le fait d'avoir été grillé par Erwin, ce repas en compagnie de ces attardés de membres d'équipage, et le problème avec ces saloperies d'ailes mécaniques, il avait de quoi être en colère. Avec un peu de chance l'inventeur réglerait vite fait bien fait le souci, et il pourrait enfin aller se détendre! Il l'avait bien mérité...
Sans attendre la réponse, de toutes façons son ton avait bien souligné qu'il ne tolérerait aucune réponse négative, Leonhardt se planta dos à son camarade de cabine en tapant furieusement du pied sur le sol, les bras croisés. Il n'aurait jamais crû qu'il laisserait une seconde fois Erwin bricoler ses ailes, et cette défaite face à lui-même le frustrait d'autant plus.
En attendant que l'ingénieur ne règle le problème, l'androïde laissa son regard se perdre au travers du hublot. Le ciel s'embrasait de mille et une nuances de flammes, faisant de la voûte céleste une sublime toile orangée.
Leonhardt adorait les couchers de soleil, et les admirer depuis son cockpit en traçant sa route dans le firmament était une des choses qui le faisaient se sentir libre, et qui lui rappelaient pourquoi il adorait son métier. Bon, il y avait aussi et surtout l'adrénaline et l'aventure, la première plus que la seconde d'ailleurs, mais décidément il ne s'était pas trompé en choisissant sa voie...
Une manipulation d'Erwin lui tirailla l'omoplate et il sortit de ses rêveries avec un grognement étranglé.

- Wow, j't'ai déjà dis de faire gaffe avec ce bordel! s'énerva le pilote avec un regard foudroyant en direction de son collègue.

Cependant le blocage semblait se défaire, et après quelques minutes il put enfin rétracter ses ailes mécaniques, laissant échapper au passage un soupir las et soulagé.

- C'pas trop tôt, bougonna-t-il sans même un remerciement à l'égard de l'inventeur. Bon, puisque ce bordel est réglé et que c'était ta faute, je m'accorde le droit de profiter avant toi d'la douche, ajouta Leonhardt en jetant sa serviette sur son épaule et s'avançant vers la salle de bain d'une démarche carrée et énervée.


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Erwin Meyer
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Mer 7 Déc - 21:40
- T'as vraiment besoin d'poser la question, andouille?! Tu m'as coincé un truc en faisant tes manips et maintenant mes foutues ailes de mer*e son bloquées!! Alors maintenant tu vas m'réparer c'bordel pour qu'je puisse enfin prendre une douche et aller m'pieuter!

En disant ça, le pilote pointait son dos du doigt, et on sentait sans peine l'énervement dans sa voix. Il était plus remonté qu’une pendule, et le réparateur fut un instant tenté de le laisser coincé derrière sa porte. Mais non, sa curiosité et son amour des mécanismes furent plus forts que son envie de tranquillité et son orgueil. Il retint un soupir. Sa curiosité lui jouerait des tours un jour, il en était sûr.

- Et ferme cette foutue porte avant que quelqu'un me voie comme ça!

Erwin entra dans la chambre, et ferma la porte derrière lui en soupirant de discrets « Oui, oui… ». L’androïde présenta son dos au réparateur, qui laissa ses yeux parcourir les rouages qu’il avait déjà put admirer plus tôt. Il passa rapidement récupérer quelques uns de ses outils dans son sac, puis se mis devant le problème. Il retira ses gants, son travail allait nécessiter de la précision, et il ne pouvait pas prendre le risque d’en manquer. Surtout quand il vit l’état des ailes. De toute évidence, Léonhardt n’en avait jamais pris soin… Certains rouages étaient grippés, d’où la position coincée des ailes, et d’autre s’étaient complètement désaxés… Il commença son travail, et alors qu’il resserait un écrou, son « patient » se mit à grogner

- Wow, j't'ai déjà dis de faire gaffe avec ce bordel!

Ah, bah apparement il était relié à un nerf celui-là. Concentré, il répondit par un grognement. Il était pas spécialiste en androïde à la base! C’était la première fois qu’il en voyait un, et en plus il devait le réparer au pied levé? Si il n'était pas content, il avait qu'à les entretenir déjà ses ailes, et à aller voir un spécialiste pour les réparer. C'était un mécanisme de précision, ça avait besoin de soin. Il remercia son don qui lui facilita bien le travail, comme toujours. La bonne fée qui s’était penchée sur son berceau avait eu une excellente idée! Une fois le pilote de nouveau immobile, il se reconcentra sur son travail, faisant abstraction de tout le reste. Et dire qu’il avait l’occasion de travailler sur une telle merveille… Il retenait avec peine son excitation. Il en rêvait depuis si longtemps!

La masse de travail qu’il avait se réduit petit à petit et après de longues minutes pour Léonhardt, qui ne semblèrent être que quelques secondes pour son collègue, les ailes se rétractèrent enfin. Un dernier coup de clé et soudain, ce fut la liberté pour le pilote. L’inventeur recula, rangea ses affaires, et regarda ses mains. Entre la graisse, des début de rouille, et un peu d’huile, elles avaient connues des jours meilleurs. Il n’osa pas remettre ses gants, et fut soudain coupé dans ses pensées par le pilote.

-C’pas trop tôt! Bon, puisque ce bordel est réglé et que c'était ta faute, je m'accorde le droit de profiter avant toi d'la douche.

En le voyant se diriger vers la douche, avec la serviette, l’inventeur soupira. Il ne tenait pas spécialement à être remercié, mais il aurait bien voulut se laver les mains quand même… Bah, il profita de ce petit temps de répit et de tranquillité pour finir de tout ranger. Il se dit que les jours suivant risquaient d’être animés, il avait donc interêt à profiter du calme pour l’instant.
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Leonhardt Genmann
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Dim 11 Déc - 19:33
Une fois entré dans la douche après avoir claqué la porte derrière lui d'un coup de pied et enlevé ce qu'il lui restait de vêtements, l'androïde actionna le robinet aux reflets cuivrés et attendit que l'eau se déverse sur lui. Elle était agréablement chaude, grâce à la vapeur circulant partout dans le dirigeable, et après cette journée mouvementée il accueillit ce petit plaisir avec un immense bonheur. Ses ailes métalliques repliées dans son dos, il attendit quelques minutes la tête appuyée contre la paroi de la cabine à laisser l'eau couler dans ses courts cheveux noirs et entre ses omoplates. Il avait pu constater avec les années que les liquides ne faisaient pas rouiller ses ailes, et fort heureusement d'ailleurs. Mais à côté de tout ce qu'il devait endurer à cause d'elles, ce détail n'était qu'un moindre réconfort.
Une fois qu'il eût terminer, le pilote sortit de la cabine de douche et s'essuya rapidement, avant de balancer sa serviette sur son épaule et d'ouvrir brutalement la porte de la salle de bain.
Avant de la refermer aussi sec en constatant la présence d'Erwin qu'il avait presque oublié.
Décidément, il aurait du mal à se faire à l'idée de devoir partager sa chambre avec un de ses collègues... Il enfila alors rapidement quelques vêtements et ouvrit de nouveau la porte en déclarant d'un ton renfrogné :

- C'est libre.

Puis, sans plus de cérémonie, il monta sur sa couchette et s'y vautra comme une pierre sur le ventre, avant de s'endormir quelques minutes plus tard, la tête enfouie dans son oreiller.
Bien sûr, la position adoptée n'étant pas la meilleure pour le système respiratoire, l'androïde passa la nuit à ronfler comme une chaudière, et l'idée d'empêcher son camarade de chambre de dormir ne l'inquiéta pas le moins du monde. En fait elle ne l'effleura même pas un seul instant.

Quelques heures plus tard, alors que l'aube était sur le point de remplacer la nuit, Leonhardt ouvrit un œil en grognant et quitta sa couchette pour faire un rapide passage aux toilettes. Mais en passant devant la porte d'entrée de la cabine, un étrange grincement le tira soudain de sa somnolence. Intrigué, il ouvrit la porte et jeta un regard inquisiteur dans le couloir.
Personne.

- C'est quoi c'foutoir...? lâcha-t-il à voix basse en fronçant les sourcils.

Un second bruit étrange retentit dans la coursive, et l'androïde faillit sursauter.

- Y'a un truc pas net...

Sur ces mots, il enfila rapidement sa combinaison de pilote, son écharpe et ses bottes et quitta la cabine en refermant la porte derrière lui.
Le couloir était complètement vide, tout le monde dormait à cette heure-ci à part les mécaniciens et le pilote de nuit, ce qui faisait que ces bruits étranges étaient d'autant plus bizarres.
Le pilote parcourut la coursive de long en large, et finit par s'arrêter devant une échelle menant aux niveaux inférieurs. Les sons suspects semblaient venir de là. Après un soupir las, il descendit un à un les barreaux et se retrouva dans un étroit passage bardé de machines et de tuyaux brûlants de vapeur. Se faufilant entre les engins métalliques, il suivit les bruits qui résonnaient de plus en plus forts, et parvint à une des salles de la machinerie où quelques mécaniciens étaient censés se trouver, mais tout ce qu'il découvrit fut...
des corps. Etendus à terre, inanimés.

- Bordel de...! s'exclama-t-il avant de se précipiter vers un des hommes. Hé! Qu'est-ce qui s'passe ici?!

En le secouant, il constata que le type respirait encore. Puis une curieuse odeur caractéristique parvint à ses narines, et le pilote écarquilla les yeux.
C'était l'odeur du gaz.
Il tourna vivement son regard vers la chaudière et la tuyauterie et découvrit avec horreur que des fuites s'échappaient en sifflant des machines.

- Merde, merde, merde!! répéta-t-il frénétiquement en tirant les corps inconscients des mécanos pour les sortir de la pièce.

Un sifflement perçant retentit soudain dans la pièce et lui vrilla les tympans. Il eût tout juste le temps de jeter un œil à la chaudière qui émit un ultime grondement et de se jeter au travers de l'écoutille avant de la fermer d'un coup de pied derrière lui quand une violente explosion retentit soudain, faisant trembler le dirigeable tout entier. En se redressant, il jeta un oeil au travers d'un petit hublot et aperçut une inquiétante fumée noire s'échapper d'un des moteurs.
Il ne fallut pas longtemps à Leonhardt pour comprendre que les ennuis ne faisaient que commencer...

- Merde...!! j'espère que c't'andouille d'ingénieur est réveillé, car on va avoir du pain sur la planche... grogna-t-il avant de se précipiter vers l'échelle pour foncer vers le poste de pilotage.



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Erwin Meyer
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Lun 19 Déc - 17:01
Erwin attendit patiemment que le pilote prenne sa douche. Un androïde… Il venait de travailler sur des ailes d’androïde, et cette merveille de technologie partageait sa chambre. Ce voyage s’annonçait encore plus intéressant que prévu! Alors qu’il jetait un coup d’oeil par la fenêtre, essayant de distinguer des nuages ou la terre dans l’obscurité, il entendit la porte s’ouvrir, puis se refermer aussitôt. Il avait vu que Leonhardt avait tenté de sortir, mais il n’avait pas vu pourquoi il avait refermé aussi vite la porte. Le châtain était un peu agacé, il voulait pouvoir prendre sa douche au plus vite, donc voir l’autre trainer n’aidait pas sa patience. Il regarda ses mains. Il n’aimait pas les voir dans cet état, il ne pourrait pas travailler tant qu’elles seraient aussi grasses. C’est pour qu’il préfferait de loin les rouages, plus passionnant et moins salissant.

Un « C’est libre » ronchon lui remonta le moral. Il fila aussitôt dans la salle de bains, sans se soucier de ce que pouvait bien faire l’autre. Il fila vers le lavabo, et se nettoya les mains avec vigueur. Dès qu’elles retrouvèrent une couleur normale, il fila prendre un douche, récompense bien méritée après sa journée de travail. Il se détendit quand l'eau chaude descendit sur lui, et il en profita. Quand il finit par sortir, son camarade de chambre dormait déjà comme un loir. Au moins, il ne ronflait pas. Erwin partit se coucher, et ne mis pas longtemps à s’endormir à son tour.

Le lendemain matin, un bruit étrange commença à l’alarmer. Il n’avait jamais le sommeil très lourd, et restait attentif à tout bruits suspects (veilles habitudes, apparut lorsqu’il avait dût dormir dans des auberges mal famées, voire dehors), et là, il y avait quelque chose qui le dérangeait. Alors qu’il émergeait, il entendit la voix de Leohnardt.

- Y'a un truc pas net...

C’est fou comme certaines phrases avaient le don de vous réveiller rapidement! Alors qu’il se levait, il entendit la porte de la cabine se fermer dans son dos. Son camarade de chambre était partit en trombe, ce qui ne rassurait pas l’inventeur. Il sortit de son lit, et se prépara à toute vitesse, en écoutant les bruits étranges qui résonnaient dans le dirigeable. Il hésita un court instant, puis pris son sac avant de sortir à son tour de la chambre. Il fonça aussi vite qu’il put vers la salle des machines, pour essayer de trouver l’origine de ce bruit. Il n’aimait pas ça du tout… En arrivant au niveau de l’échelle menant à la salle, il sentit une légère odeur, celle qu’il craignait de sentir… Du gaz, et de la fumée. Il commençait même à la voir sortirent de la salle. Bordel! Il vit le pilote monter à l’échelle.

- Une idée de ce qui se passe? T'as vu les pilotes? 

Il bondit sur l’échelle dès qu’elle se libéra, et se précipita dans la salle pour voir ce dont il retournait, sans même attendre la réponse.

Spoiler:
 
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Leonhardt Genmann
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✦ Double-compte : Hitomi Hoshizora & Mickaëlla Mellior

Mer 21 Déc - 2:09
Leonhardt remonta les barreaux quatre à quatre, et se retrouva soudain face à Erwin.

- Une idée de ce qui se passe? T'as vu les pilotes?

- Les pilotes, non. Les machinistes, oui. Du moins, ceux qui travaillaient dans l'coin. Et c'est pas beau à voi... Hé mais qu'est-ce que tu fous bordel?! s'exclama le pilote en voyant son collègue descendre l'échelle à toute vitesse sans même attendre la fin de la réponse. Put**n de...! Hé! Reviens crétin, c'est dangereux là-dessous!!

Voyant que l'ingénieur ne l'écoutait pas et continuait de foncer, Leonhardt lâcha un soupir agacé et haussa les épaules. Qu'il fasse ce qu'il veule, lui tâcherait de maintenir cet appareil monstrueux en l'air. Et cela commençait par voir ce que fichait cet abruti de pilote de nuit!
Sans perdre une seule seconde de plus, l'androïde s'élança dans les coursives en direction du cockpit. Sur son chemin, les membres de l'équipage commençaient à se rendre compte les uns après les autres qu'il y avait un problème, et les couloirs se firent de plus en plus animés. Au bout de quelques minutes, une alarme retentit dans tout le dirigeable en vrillant les tympans des hommes qui s'y trouvaient. Faisant la grimace, Leonhardt arriva au bout de la coursive et se jeta sur l'échelle qu'il escalada jusqu'au niveau principal où se trouvait le poste de pilotage. Peu à peu, les tuyaux, qui n'étaient pas fait pour supporter une charge de pression supplémentaire, commencèrent à lâcher et à libérer intempestivement des jets brûlants de vapeur et de gaz. Leonhardt en esquiva habilement un ou deux avant d'ouvrir la porte du cockpit d'un grand coup de pied. Le jeune pilote qui s'y trouvait semblait paniqué en plus d'être exténué par la longue nuit de vol.

- Je, je comprends pas, j'ai... bafouilla ce dernier en reconnaissant l'androïde.

- Dégage de là et va aider les mécanos, j'm'occupe de c'bordel! lui lança Leonhardt en le poussant sans ménagement du siège de pilote.

Puis, faisant glisser ses lunettes de pilote sur ses yeux, il ajouta en râlant :

- Tss, voilà c'que c'est que de laisser le travail des pros à des bleus!

Sur cette dernière réplique, il tira sur ses gants, s'alluma une cigarette qu'il gardait dans une poche de sa combinaison et prit le volant en main avec un sourire carnassier.
Hin, il allait leur montrer à tous ces empaffés de mécanos c'que c'était que du travail de pro!

- Accrochez-vous, ça va s'couer sévère!!

Et après avoir inspiré une bouffée de fumée, il tira de toutes ses forces sur le levier de stabilisation.

Hrp:
 


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Erwin Meyer
Le loup de la fable "Le chien et le loup"
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Ven 23 Déc - 22:12
- Les pilotes, non. Les machinistes, oui. Du moins, ceux qui travaillaient dans l'coin. Et c'est pas beau à voi... Hé mais qu'est-ce que tu fous bordel?! s'exclama le pilote. Put**n de...! Hé! Reviens crétin, c'est dangereux là-dessous!!

*Tout ce putain de dirigeable est dangereux de toute façon!*

Erwin ne prit pas la peine de répondre au pilote, l’adrénaline le poussait à agir au plus vite. Si il sentait la fumée, et qu’un des moteurs était touché, ils couraient droit au crash! Et ça, même le meilleur pilote n’y pourrait rien. Il ouvrit l’écoutille et l’odeur lui prit tout le nez. Par réflexe, il mis sa manche droite devant ses narines, dans l’espoir de les préserver, avant de commencer à avancer dans cet espèce de brouillard. Il entendit des gémissement et des toux un peu plus loin, et s’y précipita.

Les mécaniciens devaient avoir été pris par l’explosion qui avait secoué le dirigeable. Les plus "chanceux" avaient juste été projetés au loin et étaient sonnés, les autres s’étaient écrasés sur des poteaux, des machines, ou le sol. Comme si il avait le temps pour faire dans le médical! Maintenant que la fumée se dissipait, il voyait qu’un des moteur était perdu, mais il repéra aussi des cadrans qui commençaient à basculer dangereusement vers le rouge. Il donna un coup de pied dans le mécano le plus proche, un de ceux qui avaient été plus ou moins épargnés.

- Rendez-vous utile ou tirez vous! Grouille!

Le mécanicien, encore sous le choc de l’explosion, mis quelques secondes à comprendre. Le temps était une denrée trop précieuse pour que l’inventeur prenne des pincettes, ou attende de voir si l’autre avait compris. Il se jeta sur une valve, et la bloqua, avant de courir en ouvrir une autre de l’autre coté pour faire descendre la pression. Alors qu’il courait vers le moteur qui avait explosé pour arrêter une fuite de gaz, et éviter une nouvelle explosion, il sentit un poids dans son sac. Il se retourna et tomba, étonné, sur la visage d’un mécano, couvert de suie. Il sortit une clé, et fila à son tour vers une autre machine. L’inventeur le retint par la manche, alors qu’il fixait son regard sur les différentes machines, pour que son don s’active. Il vit apparaitre les principaux problèmes,et se précipita vers une machine de refroidissement, en hurlant sur le mécano.

-File plutôt de l’autre coté, et ressers les écrous du tuyau! Ensuite, fait descendre la pression dans l’autre moteur!

Dans son dos, certains évacuaient les blessés, et un autre approcha le réparateur. En le voyant dans sa vision périphérique, ce dernier se retourna rapidement.

-Je vais chercher M.L’inventeur!

-Va plutôt prévenir les pilotes qu’on va devoir diminuer la puissance d’au moins… Aboya-t-il, alors qu’il jetait un coup d’oeil à la salle. Un moteur en plus de celui qui a explosé. Et on risque de devoir le faire sur un deuxième. Et grouille, si tu veux pas qu’on se crash! T’attends quoi?! L’autre attendra, on peut se débrouiller!

L’autre se précipita vers la sortie, doublant même les blessés. Les deux hommes restant couraient d’une machine à l’autre, changeant d’outils. Erwin criait, plus qu’il donnait, des ordres à l’autre, qui le suivait sans oser dire quoi que ce soit. La chaleur des machines, le stress, et l’activité physique les faisaient suer, et l’inventeur se félicita de porter si souvent des gants, en voyant l’autre faire glisser sa clé pour la troisième fois. Comme si ils avaient le temps pour ça… A chaque fois qu’ils paliaient à un problème, un autre apparaissait aussi vite, la tache semblait sans fin.
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Leonhardt Genmann
L'oiseau Roc
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✦ Double-compte : Hitomi Hoshizora & Mickaëlla Mellior

Sam 24 Déc - 16:00
Malgré toute la force qu'il mettait sur ce fichu levier et malgré tout son talent admirable de pilote, Leonhardt sentait bien que le dirigeable perdait de l'altitude et ne pourrait remonter.

- Tch, ce rafiot est foutu... grinça-t-il en mâchonnant sa cigarette.

Mais il avait beau dire ça, il savait que c'était son travail de garder le contrôle de cette carcasse le plus longtemps possible afin de faire gagner du temps à Erwin. Tss, l'inventeur avait intérêt à gérer là-dessous ou il ne donnait pas cher de leurs peaux!
L'androïde se redressa pour actionner quelques leviers et interrupteurs, avant de se rasseoir sur son siège, les sourcils froncés, le regard acéré. La vapeur commençait à affluer lentement dans le cockpit, et la pression des tuyaux dans les parois faisait vibrer les murs et les vitres. Si ça continuait ainsi, ces dernières finiraient par se briser et la cabine serait dépressurisée.
Leonhardt serra les dents et lâcha un juron, et du coin de l’œil il vit du mouvement au niveau des passerelles circulant sous le dirigeable. Probablement une fissure dans la coque... et si elle n'était pas vite colmatée, la percée risquait fort de s'agrandir brutalement et de faire perdre au pilote ce qu'il lui restait de contrôle sur le bâtiment.

- Merde, merde, merde!! répéta frénétiquement l'androïde.

D'autant plus qu'Erwin devait sûrement être occupé avec les machines et n'avait pas dû voir ce problème, visible seulement de l'extérieur ou du cockpit.
Pas le choix...
Le pilote de nuit revint, essoufflé, et Leonhardt ne lui laissa même pas le temps de placer un mot.

- Prends les commandes, grouille! J'vais essayer de faire gagner du temps à c't'andouille d'ingénieur! Et t'as intérêt à gérer sinon j'te bute avant que ce foutu dirigeable ne se crashe!

Et sans attendre une seule seconde de plus il fila dans les coursives. Empruntant un chemin différent de la dernière fois, il glissa le long d'échelle dont le métal était rendu presque brûlant par la vapeur et plongea dans les profondeurs du dirigeable. Après quelques petites minutes de course folle dans les entrailles de l'Impérator, Leonhardt parvint devant une bouche de sortie encastrée dans le sol, solidement fermée à la manière d'un sas. Se retroussant les manches, il tourna le volant de toutes ses forces et ouvrit la voie d'accès, dévoilant le paysage parsemé de nuages loin en contrebas. Un vent violent entra dans la petite pièce du sas, et le pilote abaissa ses lunettes sur ses yeux.

- Quand 'faut y aller... lâcha-t-il en éteignant sa cigarette et en repoussant son écharpe en arrière.

Et sur ces mots il plongea au travers de la sortie, pour atterrir sur une étroite passerelle suspendue sous la coque du dirigeable. De là les mécanos pouvaient entretenir la surface extérieure de la coque, mais ne le faisaient que très rarement pendant les voyages car à cause du vent et de la finesse des barrières, les passerelles étaient un endroit très dangereux pendant les vols.
S'agrippant fermement aux barrières et progressant lentement et avec force prudence, Leonhardt se dirigea vers la partie de la coque qui avait attiré son attention, et y découvrit comme il le suspectait une brèche de laquelle s'échappait un flux brutal et continu de gaz.

- Tchh, saloperie! grogna-t-il en constatant les dégâts. 'Faut que j'prévienne l'autre!

Fouillant les environs du regard et évitant de s'attarder sur la hauteur vertigineuse à laquelle il se trouvait, le pilote finit par mettre la main sur un tube accoustique. Il ouvrit le clapet bouchant le tuyau et hurla de toutes ses forces en espérant que ce dernier soit relié à la salle des machines :

- HEE, L'INGENIEUR!! BOUGE TON CUL ET RAPPLIQUE SUR LA PASSERELLE BABORD FISSA!!!

Voilà qui devrait faire l'affaire.
Leonhardt se tapa dans les mains et songea à retourner dans le cockpit, mais il n'y serait pas plus utile qu'ici. Et puis, de là il pourrait assister l'inventeur quand celui-ci se pointerait, et comme il connaissait son secret, si jamais il passait par-dessus la rambarde il pourrait le secourir sans griller sa couverture. D'autant plus que de là, personne ne pourrait les voir.
Attendant qu'Erwin arrive, l'androïde s'accrocha à la rambarde et avisa leur position. Ils se trouvaient non loin de la côte atlantique, et si le dirigeable poursuivait sur sa lancée ils pourraient amerrir en catastrophe et rejoindre la plage sans trop de problèmes.
Enfin, dans le plus optimiste des scénarios...


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Erwin Meyer
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Jeu 29 Déc - 22:15
Ca n’arrêtait pas! Quand un moteur allait mieux, un autre commençait à lâcher. Plus le temps passait, plus l’inventeur commençait à se dire qu’ils allaient devoir se séparer de plus d’un moteur si ça s’arrangeait pas. Heureusement, le mécano commençait à comprendre les ordres, et à gagné en autonomie. C’était pas trop tôt! Bon sang, c’était aussi son job de base, non?! Entre la chaleur, le stress, les odeurs de gaz et de fumée qui avaient finis par lui donner mal à la tête, il commençait à avoir les nerfs à fleur de peau. Il commençait aussi à sentir ses muscles devenir douloureux, sous les efforts répétés. Il ignora la douleur, il n’avait pas de temps à perdre pour ça!

- HEE, L'INGENIEUR!! BOUGE TON CUL ET RAPPLIQUE SUR LA PASSERELLE BABORD FISSA!!!

Ce cri traversa la salle, surprenant les deux travailleurs. En levant la tête, l’inventeur vit qu’il provenait d’un tuyau, et avait reconnu la voix du pilote. Le mécanicien avait-il eu le temps de le trouver? Etait-il à l’origine du message? En tout cas, il espérait que l’androïde avait une très bonne raison de le faire sortir de cette maudite salle! Il se tourna vers son collègue de fortune.

-Occupe toi d’abord de ce moteur là! Et ensuite, file au circuit de refroidissement! Et reste pas planter là!!!

En terminant de donner ses ordres, il se jeta vers la sortie, et grimpa l’échelle plus vite qu’il ne l’avait jamais fait. Bâbord… Il se précipita vers la passerelle en question. Il essayait de ne pas penser à la raison pour laquelle il devait s’y rendre… Ces passerelles servaient à la maintenance de la coque, si elle était touchée, c’était bien plus grave qu’un simple problème de moteur. Il fallait qu’il voit l’étendue des dégâts avant de se prononcer, et pour une fois, la présence du vieux grincheux ne l’aurait pas déranger. Il arrivait encore à dormir avec tout ce boucan?! Ou il s’était perdu dans son foutu rafiot?  Il profita du trajet et de la solitude pour avaler un chocos crousti-poussins. Il fut surpris du bruit, même si il avait été prévenu, mais il n’avait pas le temps de s’arrêter sur un détail comme celui là!
Erwin arriva finalement à la passerelle et se rappela brutalement pourquoi on y allait rarement pendant le vol. Il n’avait pas vraiment le vertige, mais là, vu le vent et la taille des passerelles, s’était presque du suicide. Mais bon, ne rien faire s’était aussi courir à une mort certaine. Perdu pour perdu… Il vit Léonhardt plus loin, et se rapprocha vite. Avec un peu de chance, ses ailes pourraient être utiles. D’ailleurs, il ne pourrait pas s’enfuir seul, l’androïde? Il décida de repousser ses questions sur les ailes mécaniques à plus tard, espérant ne pas avoir de raison de se les poser avant. 
Oh non… En arrivant aux cotés de l’androïde, il remarqua immédiatement la brèche dans la coque. Et merde! L’un des pires scénari… Bordel, mais il était en carton pâte ce foutu dirigeable ou quoi?! En quelques secondes, voilà qu’il explosait de tous les cotés! Y a pas de sous-papes de sécurité? De détecteurs? D’alarmes? Il aurait deux mots à dire aux concepteur si ils s’en sortaient…
Il plongea la main dans son sac, et en sortit un tube de résine. Ce n’était pas un outil qui lui était familier, mais il savait que ça durcissait à l’air libre, et pour l’instant, il n’avait rien d’autre. 

-Tu peux aller chercher un truc pour boucher! La résine devrait coller, mais là, faut arrêter la fuite de gaz, et je suis pas sur que l’autre abruti s’en sorte…

Bordel, mais avant de sécher, ça colle ce truc! Et autant dire que ça ne tiendrait pas longtemps, mais bon, en urgence… Un bruit sinistre allongea encore la fissure. Et merde, la résine venait de l’abandonner à son tour, et il jura avant de chercher du regard le tube dont s’était servit le pilote pour lui hurler dessus. Quand il le trouva, il commença à crier ses instructions au mécano pour qu’il stoppe la fuite de gaz (il ne savait pas si l’autre savait comment se débrouiller tout seul, alors il tenta de détailler au maximum, en espérant qu’il n’empire pas les choses… Après tout, c’était son boulot aussi, merde!)
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Leonhardt Genmann
L'oiseau Roc
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Ven 30 Déc - 18:46
Leonhardt tourna la tête en voyant son compère arriver. En temps normal il aurait trouvé le moyen de lui lancer une remarque désobligeante sur le temps qu'il avait mit pour arriver, mais la situation était trop sérieuse pour ça.

- Ah, t'es là, se contenta-t-il de dire sur un ton neutre, les bras croisés. Tu penses pouvoir faire quelque chose?

Il regarda Erwin s'activer sur la brèche, utilisant une sorte de colle... sans véritable succès.

- Tu peux aller chercher un truc pour boucher! La résine devrait coller, mais là, faut arrêter la fuite de gaz, et je suis pas sur que l’autre abruti s’en sorte…

L'androïde arqua un sourcil.

- Un truc pour boucher? J'suis pilote moi, pas ingénieur! Comment tu veux qu'je sache ce qui fera l'affaire? rétorqua-t-il d'un air renfrogné. Et puis de toutes façons c'truc est condamné, le mieux qu'on puisse faire c'est d'essayer d'gagner du temps pour amerrir sur la côte.

Une explosion à un autre endroit du dirigeable fit violemment trembler la passerelle et Leonhardt se retrouva projeté contre la rambarde.
Bordel, ils feraient mieux de pas rester là, la passerelle risquerait de céder à tout moment! Et tant pis pour la brèche, de toutes façons ce gros tas allait se crasher alors pas besoin de risquer leurs peaux plus que de nécessaire!

- Hé, on ferait mieux d'bouger, si ça continue on va tous les deux passer par-dessus bord! Et si possible j'aimerais éviter d'être aperçu avec mes saloperies d'ailes déployées!

Une seconde violente secousse survint et la passerelle émit un grincement inquiétant.

- Bon, écoute, j'vais essayer d'trouver quelque chose pour boucher ce putain d'trou et essayer de voir où on en est par rapport à la côte. Parce que c'est pas c'pilote de nuit de mes deux qui arrivera à le faire amerrir sans pertes humaines!

Et sur ces mots Leonhardt tourna les talons pour se diriger vers l'échelle, sentant le métal de la passerelle tanguer dangereusement sous ses pieds. Il allait arriver en-dessous de l'ouverture quand une violente détonation en jaillit et le projeta en arrière, manquant de le faire passer par-dessus la rambarde.

- Bordel de...!! s'exclama-t-il en se redressant maladroitement, avant de constater qu'un trou béant crachant des flammes avait remplacé l'échelle. Merde, c'est foutu, j'pourrai pas revenir par où j'suis arrivé! grogna-t-il.

C'est alors que le bruit caractéristique d'un câble d'acier se rompant fusa dans la forte brise, et que la passerelle commença à se détacher boulon par boulon de la coque, plongeant lentement vers le vide sous leurs pieds.
Le pilote se retourna vivement vers Erwin et lui lança :

- L'inventeur!! Bouge de là!!

Les choses se compliquaient décidément bien trop au goût de l'androïde...


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